Archives mensuelles : janvier 2012

Les fils de la terre

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Série en 3 tomes de Jinpachi Môri (scénario) et Hideaki Hataji (dessin), parue au Japon en 2002 aux éditions Shûeisha. La version française de ce seinen a été publié par Delcourt, dans sa collection Ginko (2007).

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Résumé :

Le Premier Ministre charge un jeune fonctionnaire du Ministère de l’éducation, de la culture, des sports, de la recherche et de la technologie d’une étrange mission : en trois ans il doit trouver un moyen de faire en sorte que la moitié des étudiants ayant intégré un lycée agricoles choisissent comme voie professionnelle l’agriculture après leur diplôme. L’autosuffisance alimentaire du Japon est en danger et les campagnes se vident de leurs agriculteurs. Il faut urgemment trouver des solutions.

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Alors que les supérieurs du jeune fonctionnaires voient déjà en lui le futur bouc émissaire de l’échec de la politique du gouvernement en matière d’agriculture.  Ce dernier, trop naïf, ou trop idéaliste, prends à cœurs sa nouvelle mission. Envoyé comme professeur dans un petit lycée agricole au fin fond des montagnes, il va vite se rendre compte qu’il ne connaît rien au monde de l’agriculture et que sa mission s’avère bien plus difficile qu’il ne l’avait tout d’abord cru.

Dans ces premiers chapitres, la vision que l’auteur donne des fonctionnaires est assez négative. Bien que son personnage principal, le jeune fonctionnaire du Ministère de l’éducation, soit à l’opposé du stéréotype négatif du fonctionnaire, les autres semblent être plus intéressés par les pirouettes politiques et leur ascension sociale que par la volonté d’améliorer la société, indépendamment des mouvement politiques, auquel il n’est fait aucune allusion. Bien que cette vision soit délibérément caricaturale, elle reflète bien l’image que la population nippone se fait de son administration et de ses hommes politiques. J’en veux pour preuve les faibles taux de participations qu’enregistrent les élections au Japon. En retrouve souvent dans la littérature cette image du fonctionnaire corrompu et carriériste, en tout cas, le thème est récurrent dans les manga, même s’il n’occupe pas une place principale dans les intrigues.

 Mais je m’égare. Revenons au manga qui nous intéresse aujourd’hui. Prenant sa mission à cœur, le jeune fonctionnaire décide d’aller à la rencontre du monde agricole, tout d’abord en se rapprochant des vieux paysans qui habitent un hameau perdu, non loin du lycée ou il enseigne. Puis, plus tard il sera amené à voyager à travers le Japon pour aller à la rencontre de nombreux producteurs qui explorent des voies alternatives. Il sera accompagné dans cette découverte par un jeune paysan du hameau.

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Critique :

Les fils de la terre est le manga qui m’a donné envie de m’intéresser au genre. J’en avais déjà lu avant, mais je n’arrivais pas à accrocher. Sans doute par manque d’expérience, coutumière de la BD franco-belge, j’ai eu un peu de mal à m’habituer aux dessins noir et blanc et aux découpage des cases. Mais aussi parce que les intrigues des manga que j’avais eu l’occasion de lire n’avaient pas attiré mon attention. Avec les fils les fils de la terre, j’ai été séduite par le thème traité. Ce manga met en image un problème socio-économique qui touche bon nombre de pays développés et tout particulièrement le Japon : la remise en question de l’autosuffisance alimentaire, l’exode rural qui a vidé les campagnes de leur habitants, ainsi que les difficultés que connaissent les petits producteurs qui ont de plus en plus de mal à vivre de leur production.

Bien que le sujet soit sérieux, il est traité avec légèreté et beaucoup d’humour. On y retrouve des personnages sympathiques, habité par une forte volonté caractéristique du personnage de manga, qui ne se laissent pas abattre par les difficultés rencontrées en chemin. Le  graphisme, tout comme la nature des personnages, est assez classique et rappelle plus le style shônen que seinen. Cependant il est fluide et agréable.

Un bon manga, qui nous parle d’un sujet inhabituel. Je vous le conseille vivement.

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Delcourt met à votre disposition les 40 premières pages de la série : link

 

Autre manga de Mori Jinpachi (scénario) paru en France :  Tojikarao

Une longue route

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Connaissant ma passion pour les manga, ma mère m’a ramené, d’une de ses escapades bruxelloise, ce superbe one-shot (un seul volume) de Fumiyo Kouno. Je ne connaissais pas du tout cette mangaka et je dois remercier ma mère ainsi que le libraire qui l’a conseillé pour ce joli cadeau.

Côté technique : Une longue route est un seinen, dans le genre tranche de vie. La vesrion française est publié par Kana dans la collection « Made In ». Titre original :  長い道 (nagai michi).

Résumé :

Sôsuke et Michi forment un drôle de couple. Lui, il n’arrive pas à garder un job, court après les jolies filles et se retrouve toujours sans un rond. Elle, elle lui a été envoyé par son père. Ce dernier a gagné la main de Michi pour son fils un soir de beuverie. Michi n’a rien des jolie filles sexy qui plaisent à Sôsuke, mais les voilà mariés. Elle est gentille, il ne peut pas la mettre à la porte… C’est ainsi qu’il commencent leur vie commune. Petit à petit ils vont s’habituer l’un à l’autre.

Critique :

Un dessin sobre, tout en douceur qui nous séduit par sa simplicité. Des personnages atypiques, drôle et attachant. Une longue route est un de ces manga où il ne se passe rien mais qui nous font passer un très agréable moment.

 

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Quelques mots sur l’auteur :

Fumiyo Kouno est née en 1964 à Hiroshima. Après avoir arrêté ses études à l’université de Hiroshima elle part vivre à Tokyo ou elle commence à travailler comme assistante d’un de ses ami, devenu mangaka. C’est en 1995, avec Machikado Hana Dayori (non disponible en français) que sa carrière de mangaka décolle. elle continuera a travailler comme assistante tout en produisant ses propres manga.

Une longue route s’inspire d’un manga du même nom du mangaka Yu Takita, pionnier du genre manga autobiographique. Son manga Nagai michi (indisponible en VF) raconte le quotidien calme d’un couple. Ayant beaucoup apprécié ce manga, Fumiyo Kouno a voulu faire la même chose, mais au fil des page son manga a pris une tournure bien différente de celui de Yu Takita, notamment sur la personnalité de ses personnages principaux.

Deux autres des ses œuvres sont disponibles chez Kana : Pays des cerisiers (one-shot), récit bouleversant sur la tragédie d’Hiroshima, et Pour Sanpai (2 volumes) ou un sexagénaire veuf découvre le carnet où sa femme a noté tout ce qui pourrait lui être utile, des goût de sa petite fille, aux recettes de cuisine. Tous deux sont des seinen.

Un quatrième manga de Fumiyo Kouno est disponible en français, c’est un manga pour enfant (kodomo) publié chez Glénat : Koko, one-shot mettant en scène la vie d’une jeune collégienne qui adopte un coq.

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Fumiyo Kouno était à Paris le 4 mars 2012, dans le cadre de Planète Manga au Centre Pompidou. A cet occasion l’equipe de Manga News a pu la renconter, vous pourais lire l’interview sur leur site : link

Kaze no yojimbo

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Kaze no Yojimbo, ou, pour les puristes, Kaze no Youjinbou (旋風の用心棒), est une série de 25 épisodes de 25 minutes réalisé par Hayato Date, Studio Pierrot, en 2001.

Synopsis :

La série s’inspire du Film Yojimbo de Akira Kurosawa (1961). George Kodama débarque dans une petite ville de province, Kimujuku, à la recherche d’un certain Genzo Araki. Sur place, il ne réussi pas à trouver Genzo. Pourtant la ville semble cacher quelque chose. Découvrant que celle-ci vit sous l’emprise de 2 clans rivaux, il se fait embaucher par les 2 clans en tant que Garde du corps. Utilisant les rivalités des deux clans, il va chercher à découvrir le secret de la ville, ce qui l’aidera peut-être à en savoir plus sur son passé.

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Critique :

La première chose qui m’a marqué c’est le graphisme de cet anime, assez particulier. Dans des décors impeccablement réalisés, dans un style très classique, évoluent des personnages aux traits très stylisé et aux couleurs fades. Au contraste entre décor et personnages s’ajoutent des effets tel que brouillage de l’arrière plan et autres flous artistiques. Cela surprend au début, mais finalement ce n’est pas désagréable. Puis ça change un peu des styles graphiques habituels. Pour ce qui est de l’histoire, je dois avouer que pendant les 25 épisodes j’ai cherché la ressemblance avec le film de Kurosawa, qui par ailleurs est un très bon film. Certes, la situation de départ est la même, un homme arrive dans une ville de campagne où 2 factions de yakuza s’affrontent, il se fait engager comme garde du corps tour à tour par les 2 factions. Mais très vite dans l’anime on se laisse prendre par l’intrigue qui lui est propre, pourquoi George recherche-t-il Genzo? Quel secret cachent les habitants de Kimujuku? Et quel est le rapport avec le passé de George? Tout cela n’a rien à voir avec le Film Yojimbo de Kurosawa. Oui, mais en y repensant au moment d’écrire ma critique je me suis rendue compte que les références y sont nombreuses, non seulement dans le départ de l’histoire mais aussi dans les différents personnages.

C’est un livre

J’ai complètement craqué pour ce superbe album jeunesse : C’est un livre de Lane Smith, aux éditions Gallimard Jeunesse.

Un âne et un singe assis face à face. Qu’est-ce donc cet étrange objet que tient le singe entre les mains? C’est un livre! Intrigué l’âne se demande si ça marche avec le wi-fi, s’il faut un code d’accès, si on peut chatter… Mais non!

« C’est un livre espèce d’âne ».

Les dessins sont à craquer, l’expression du singe me fait trop rire. Et l’histoire est tout à fait adapté pour les enfants modernes qui apprennent à faire fonctionner le lecteur DVD avant même de savoir parler correctement.

C’est drôle, court et efficace. J’ADORE

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Je ne suis pas mort

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Je ne suis pas mort est le premier manga de Hiroshi Motomiya publié en France à ma connaissance. Ce manga est paru au Japon en 2007 sous le titre original まだ、生きてる。。。(mada, ikiteru...). C’est une seinen, autrement dit un manga qui s’adresse plus particulièrement à un public adulte. C’est aux éditions Delcourt que parait la version française. La série compte actuellement 2 volumes, elle est toujours en cours. 

Trame du départ :

L’histoire commence avec une de ces affreuses journées qui font le quotidien de Kenzô Okada. Kenzo Okada a soixante ans. Pendant plus de 38 ans il a été comptable. Mais voilà, il n’a jamais su s’adapter aux technologies modernes, et un comptable qui se sert encore de son boulier, ça fait désordre. Son entreprise l’a gentiment remercié. Retrouver du travail est pour lui une mission impossible, les hôtesses des agences de travaille ne prennent même pas la peine d’étudier sa candidature… Mais voilà, cette journée est pire que les autres : en rentrant chez lui, tout a disparu. D’abord affolé, il découvre que sa femme et ses enfants sont partis ne laissant que ses vêtements éparpillés sur le sol et la demande de divorce à signer sur la table. Impossible de les joindre par téléphone, tous ont résilié leurs contrats. Même ses comptes bancaires ont été vidés.  Okada a été abandonné, par sa famille, mais aussi par toute la société qui ne voit en lui qu’une relique du passé.

Alors qu’il ne lui reste plus rien, il dépense ses derniers yens  pour se payer un billet de train qui le ramènera dans sa région natale. Il est décidé a en finir avec sa triste vie, achète une corde et part dans la montagne pour se pendre. Mais voilà, non content d’avoir raté sa vie, il rate aussi son suicide. Il n’est pas mort ! Que faire quand il ne vous reste plus rien, que même la mort ne veut pas de vous ? En reprenant conscience, après son suicide raté, Okata escalade une falaise. En haut le soleil se lève. Voici ses mots :

« Je… Je ne suis pas mort… et quand bien même… le soleil… se lèverait encore. Dans ce monde la mort n’épargne personne mais moi, je suis toujours vivant. D’accord… J’irai jusqu’au bout de mon chemin »

C’est ainsi qu’il commencera une nouvelle vie. Refusant de revenir vers ce monde qui ne veut plus de lui, il va s’enfoncer de plus en plus profondément dans la forêt afin d’y vivre libre. Même si protéger sa liberté, signifie survivre loin de tout et de tous. Face à la nature, Kenzô Okada deviendra un nouvel homme.

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Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Ce dessin est très classique, cependant il est bien réalisé. Ce qui fait la force de ce manga, c’est surtout son scénario. L’histoire est originale et mené avec brio du début à la fin. Il n’y a pas de pages inutiles, on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’auteur réussi à nous faire entrer dans les états d’âme du héros, sa déchéance des premiers chapitres, puis sa renaissance et la détermination qui feront de lui un homme nouveau. Le contraste entre l’homme misérable écrasé par une société intolérante et oppressante et l’homme fort et libre qu’il deviendra dans la montagne, nous font réfléchir à notre propre relation à la société qui nous entoure et qui peut-être nous opprime. Cela fait aussi réfléchir à notre relation avec la nature, alors qu’elle a tant à nous offrir, serions nous capable d’y survivre. C’est un manga plein d’espoir, espoir en l’homme qui, même arrivé au plus bas, possède en lui les ressources pour s’en sortir, aller de l’avant. 

à lire aussi :

l’avis de Mackie 

Le Manga

Dans mon entourage il y a très peu de lecteur de manga, et il n’est pas rare qu’on me dise « ah bon? tu lis des manga, toi? » Et oui. Je lis des manga, et j’adore ça ! Alors j’ai eu envie d’écrire cet article pour tous ceux qui m’entourent et qui ne connaissent pas. Certes, les ouvrages, articles et site dédiés aux manga ne manquent pas, je n’ai pas ici prétention de faire mieux, loin de là. Je vais tenter de partager mes recherches et reflexions sur ce genre bien particulier de bande dessinée. J’espère avoir réussi à rendre la diversité qu’offre la production de manga et que certains se laisseront aller au plaisir d’en lire, si ce n’est pas déjà fait. Pour tout ceux qui veulent aller plus loin dans l’étude du manga, retrouvez la bibliographie à la fin de l’article.

Bonne lecture à tous (^_^)

Brève histoire du Manga:

Le mot « manga » fut inventé par Hokusai en 1814 pour désigner ses recueils de caricatures satiriques et autres croquis. Il se compose du cataractère 漫 (man) qui peut se traduire par involontaire et le caractère 画 (ga) qui signifie image.

Katsushika Hokusai Optician Goblins and Blind Musician in H

Feuilletez le manga de Hokusai exposé à la BnF en 2008 : link

La tradition des récits illustrés remonte à loin au Japon. On peut voir une certaine continuité entre les rouleaux peints du XII siècle (e-maki), les estampes du XVII- XIX siècle, le toba-e (recueil d’images satiriques ainsi que les kibyoshi (livres à couverture jaune) et ukiyo-zoshi (roman du monde flottant) dans lesquels étaient fréquemment insérées des gravures contenant des dialogues, et le manga tel qu’on le connait aujourd’hui. Mais, sans l’influence du comic et de la BD occidentale, le manga ne serait pas ce qu’il est.

Les premiers mangas au sens moderne font leur apparition au Japon dans les années 20, notamment sous l’influence des strip humoristiques à l’occidentales publiés dans les journaux. Mais, c’est à partir de 1945, avec l’occupation américaine, que le manga va se développer et devenir une véritable culture de masse. A cette époque, avec l’arrivée des comics américains, les magazines de manga se multiplient. Au départ ceux-ci copient le format des magazines de comics, mais en noir et blanc et sur du papier de moins bonne qualité. Les magazines de manga (mangashi) se développent et s’affranchissent de leur modèle américain. Alors que les comics américains réduisent leur nombre de pages, la moyenne pour un mangashi est 200 ou 400 pages, certains pouvant aller jousqu’à 1000 pages, tout en gardant des prix bas. Les mangashi, tout d’abord mensuel deviennent dans les années 70 hebdomadaires, voir quotidiens pour concurrencer les manga en format livre.

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Norakuro, manga de Tagawa Suiho, crée en 1931 et publié jusqu’en 1941 dans la revue Shônen Kurabu. Dans l’esprit militariste de l’époque.

Le manga offre une très grande variété. Il s’adresse à toutes les tranches d’âges et aux 2 sexes. Le shônen, manga pour jeune adolescent, apparaît dès 1915. Suivi en 1920 par les shôjo, manga pour jeunes filles. Cependant, ces premiers shôjo sont dessinés par des mangaka (auteur de manga) hommes et restent assez marginaux. C’est surtout dans les années 70 que le shôjo se développe avec l’arrivée, dans le monde des auteurs de mangaka femmes de talent qui s’imposent. Pendant cette même décennie, se développent aussi les seinen, genre pour un public adulte, au graphisme souvent plus réaliste.

Dans l’après guerre apparaît le « gekiga » (qui se traduit par image dramatique). Ils sont publiés dans des support plus marginaux comme les théâtres de papier, les comic books locaux, notamment les livres rouges édités à Osaka et les librairies de prêt. Le terme « gekiga » est lancé par un maître du genre, Yoshihiro Tatsuki en 1957. Dans les années 60 les gekiga trouveront une place au sein des revues grand public et prospèrent.

Si je ne devais citer qu’un auteur, dans cette brève histoire du manga moderne, je vous parlerais de Osamu Tezuka. Parmis ses oeuvres les plus connues se trouvent Astro boy (Tetsuwan Atom, dans sa version originale), Les 3 Adolf, (Adorufu ni Tsugu) ou encore Bouddha, sa plus longue série. Non seulement il produit énormément de manga, mais très vite il se passionne pour l’adaptation des manga en animation et fonde son prope studio. De 1946 à 1989 il travailla inlassablement au développement et à la promotion du manga et de l’animation japonaise.  Il est encore aujourd’hui considéré par ses paires comme le fondateur du manga contemporain.


Les mangashi et l’univers de l’édition du manga au Japon  :

Les mangashi proposent plusieurs histoires d’une vingtaines de pages chacune  mais aussi des histoires courtes et des strips humoristiques. Il y a très peu de pages couleurs, seulement les couvertures, les premières pages de l’histoire phare, les publicités… Comme nous l’avons vu plus haut, elle sont très épaisses et bon marché. Après les avoir lu, les japonais les jettent.

Les revues de manga représentent 1/6 du chiffre d’affaire de la presse et les 2/3 du marché sont détenus par seulement 3 éditeurs : Kodansha, Shueisha et Shogakukan.

Les séries à succès sont ensuite édités en format livre poche (bunkobon) ou semi-poche (tankobon).

Contrairement à ce qui se passe en France ou aux Etats-Unis, au Japon les personnages restent la propriété de l’auteur et non de l’éditeur. Celui-ci est donc libre d’arrêter une série quand il le souhaite. Bien que, le plus souvent  les séries se terminent quand elles n’attirent plus assez de lecteurs dans les revues où elles sont pré-publiées. Mais, même pour les séries à grand succès la mort survient avec celle de son créateur. Ce système permet un renouvellement cyclique des séries éditées.

La survie du manga dépends de sa popularité. Qu’elle soit le fruit d’un auteur reconnu ou d’un débutant, la série continuera, ou s’arrêtera en fonction des scores obtenus aux questionnaires que les lecteurs renvois. Les questionnaires servent aux éditeurs comme étude de marché instantanée.

Ce système a pourtant ses inconvénients. Quand la série est un succès, l’auteur est poussé par ses éditeurs à poursuivre. Les aventures sont alors diluées afin de la faire durer le plus longtemps possible. Les chapitres se suivent et se ressemblent tous. Une fois trouvé une recette qui marche, on l’applique à outrance. C’est tout particulièrement le cas des shônen et certains seinen, notament les manga de sport. Je pense, par exemple, à GTO. Un shônen qui met en scène un jeune ex-délinquant devenu professeur dans un collège, il est un peu obsédé, mais toujours
prêt à aider ses élèves. ça ne vole pas haut, certes. Je dirais que ça vole au niveau des petites culottes, mais les premiers volumes sont, faut l’avouer, assez hilarant. Cependant voilà, Fujisawa Tôru, a trouvé une formule à succés et n’en change pas ! D’un volume à l’autre on retrouve toujours les même gags, les mêmes histoires et les mêmes petites culottes… arrivée au dixième volume je m’ennuyais franchement. Et la série compte 25 volumes. Celle-ci étant finie, Fujisawa a enchainé avec Young GTO -shonan Junai Gumi où il raconte l’adolescence de son héro, puis GTO  Shonan 14 days. Inversement, Ueda Hiroshi s’est vu obligé d’arrêter sa série Opéra de Pékin au bout de seulement trois volumes, alors qu’il avait prévu une histoire bien plus longue, dans laquelle il souhaitait parler de la révolution culturelle en Chine, un sujet qui aurait pu être très intéressant si on lui avait donné l’occasion de l’exploiter.

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Mais, revenons au travail des éditeurs. Il est bien plus important  dans la création de manga que dans celle de la bande dessinée franco-belge. Le mangaka travaille en étroite collaboration avec son éditeur, d’abord sur une planche esquissée montrant le projet (les nemu) puis sur les planches définitives. Avant la publication, il n’est pas rare que le mangaka rencontre plusieurs fois son éditeur et modifie son travail. Ayant connaissances des enquêtes, les éditeurs aident leur mangaka à ajuster leur travail au fur et à mésure des chapitres afin de rester en haut du classement. Chaque éditeur prends en charge environ 8 mangaka. De plus, les mangaka qui réalisent des séries hebdomadaires ne travaillent pas seuls, ils sont entourés d’assistants qui s’occupent des décors, des trames de fond, l’encrage, l’ajout d’onomatopées .. Un atelier de mangaka peut compter de 2 à 20 assistants. Le mangaka partage avec eux la rémunération à la page, pas très élevée  dans l’espoir de voir sa série sortir en livre, ce qui rapporte bien plus. Généralement, être assistant est une première étape avant de devenir à son tour mangaka. Mais il existe des assistants professionnels, spécialisés dans l’une des tâches citées.

Pour en savoir plus sur le monde de l’édition du manga je vous conseille la lecture… d’un manga ! Et oui!! La série Bakuman. Les auteurs y mettent en scène 2 adolescents qui tentent de percer en tant que mangaka. En dehors des habituelles amourettes d’ado, on apprend beaucoup de choses sur les techniques de dessin, les différentes étapes de publication, le rôle des éditeurs… Et c’est très agréable à lire.

Pour en savoir plus sur ce manga, je vous renvois à l’article de yomu-chan → Bakuman

Le plus populaire des magazines de manga hebdomadaire est Shonen Jump, il s’adresse à un public de jeunes adolescents masculins principalement. Géré par la plus grosse maison d’édition : Shueisha, le magazine a lancé plusieurs séries cultes commes Dragon ball, One Piece ou encore Naruto. Et c’est d’ailleur dans Shonen Juimp que le manga Bakuman est publié et pourShonen Jump que ses héros cherchent à travailler.  

Vous trouverez un chapitre  dédié au Shonen Jump, avec photos des bureaux, ainsi qu’un chapitre, toujours richement illustré, sur l’atelier du mangaka dans le livre de Schmidt et Delpierre, Les mondes Manga.


 Le manga en France :

Au début des années 80 la France importe les premières animation japonaise sous forme de séries TV diffusées dans les émissions pour enfants comme le club Dorothée. Non seulement les programmateurs se cantonnent aux séries à grand succès commercial, mais en plus, ils manquent de discernement en diffusant dans les programmes pour enfants des séries à l’origines prévues pour les grands adolescents, ce qui provoque de grande polémiques et stigmatise l’animation japonaise.

Ce n’est qu’en 1989 que l’éditeur de BD Jacques Glénat publie le premier manga en France : Akira. Celui-ci remporte un bon succès, notamment auprès de la critique.

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Poussé par ce premier succès, l’éditeur proposera en 1993 la version manga de Dragonball, déjà très populaire dans sa version télévisé Dragonball Z, suivi de Applessed de Masamune Shirow, le créateur de Ghost in the Shell. Naissent alors des petits éditeurs passionnés, une presse spécialisée venant du fanzinat qui permettrons de développer l’offre. Le magasin Tonkam, qui depuis les années 70 importait des manga japonais, décide de se lancer dans l’édition papier et vidéo en 1992 (Editions Tonkam) .

Vers la fin des années 90 l’animation japonaise connait un déclin dans sa diffusion à la télévision française. Ce qui oblige les éditeurs à revoir leur offre. Ils vont cibler un public averti.
Les fanzines se professionnalisent, se transforment en magazines classiques, diffusés en Kioske tel que Animeland (Animeland) . Parallèlement les réseaux alternatifs de fans se développent et organisent des événements partout en France.

Jérôme Schmidt remarque, dans son petit guide Génération manga, publié en 2004,  que le public est devenu un public de connaisseurs, de plus en plus étalé dans les âges supérieurs et la population active. Personnellement j’ai pu observer un grand développement de l’offre ces dernières années, les étalages dédiés aux manga ne cessent de se multiplier dans les librairies spécialisées mais aussi dans les supermarchés ou encore dans les bibliothèques.


 Les différents genres de manga :

Shônen :

Comme nous l’avons vu, c’est un genre qui s’adresse à un public de jeunes garçons. Le plus souvant le shônen met en scène la quête initiatique d’un jeune héros qui devra affronter des ennemis de plus en plus forts. Des exemples classiques en sont les séries cultes tel que Dragon Ball, One Piece(n’en déplaise aux nombreux fan, j’ai horreur de ces 2 séries), Bleach, Naruto

Il existe de nombreux sous genre et on peut y trouver des histoires très diverses, comme  Bakuman, précédemment cité, ou encore des manga de sport tel que le très connu Ashita no Joe de Testuya Chiiba publié de 1968 à 1973 dans Weekly shonen magazine.

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 Shôjo :

Nous en avons déjà parlé aussi, ce sont les manga pour jeunes filles qui le plus souvent racontent les histoires d’amour de jeunes collégiennes/lycéennes. Là aussi il y a des nombreux sous-genres comme par exemple les magical girl dont les héroïnes ont des pouvoir magiques. Le premier exemple de ce sous-genre qui me vient à l’esprit serait Sakura chasseuse de cartes.

Personnellement je ne suis pas une fan de shôjo, les histoires à l’eau de rose c’est pas mon truc, certes, mais c’est surtout leur graphisme qui me déplaît. C’est le cas, par exemple de Nana. Je n’accroche pas du tout, bien que la série connaisse un grand succés. Elle a d’ailleurs été plusieurs fois adapté en animation, drama et film live. 

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Mais, j’avoue avoir un faible pour Fruits basket, qui,pourtant, est très classique avec ses personnages aux grands yeux, les garçons efféminés, l’héroïne d’une naïveté frisant le ridicule et qui, de plus, aime faire le ménage !! Oui, oui… dans Fruits basket il y a tout ça, mais j’adore (^-^) Personne n’est parfait…

Seinen :

Pour un public adulte, plutôt masculin, avec des graphismes plus réalistes et des scénarios adaptés à un public mature. Dans cette catégorie on trouve des choses très variées, des manga de combat basiques, axés sur la violence et aux scénarios rudimentaires tel que Kamen Teacher, mais aussi des histoires plus profondes et élaborées abordant soit des thèmes historiques et/ou sociétaux comme c’est le cas du manga de Hitaji Hideaki, Les fils de la terre  qui traite des problèmes que connaissent les campagnes et l’agriculture japonaise, l’exode rural, l’autosuffisance alimentaire du Japon en danger…

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Quelques autres exemples :

Sorcières de Daisuké Igarashi, recueil en 2 volumes d’histoires courtes mettant en scène des femmes aux pouvoirs étranges.

Vagabond de Takehiko Inoue, très longue série mettant en scène un héros  inspiré du fameux samouraï Musashi Miyamoto. Les dessins de Inoue sont magnifiques. Il a également écrit de nombreux autres seinen, le dernier paru s’intitule Real et nous fait découvrir le handibasket.

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Josei :

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Manga pour femmes adultes. Je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le genre, je n’en ai lu que deux, très différents l’un de l’autre : Vague à l’âme de Okazaki Mari et Romance d’outre-tombe de Natsuki Sumeragi.

Le josei est le pendant plus mature du shôjo, et comme lui met souvent en scène des histoires d’amour, plus ou moins heureuse, ainsi que les préoccupation de la vie quotidienne.

Kodomo :

Manga pour enfants garçons et filles. Un exemple très populaire c’est Pokémon, bien qu’en France on ait plus entendu parler de l’adaptation en série télévisée que du manga.

astro-kana-01 mDans cette catégorie on trouve également des grands classiques comme Astro boy de Tezuka Osamu. La version française de cette série en 5 tomes est disponible aux éditions Kana. Astro boy a également connu de nombreuses adaptations.

Parmi les kodomo on peut également trouver le manga Heidi de Igarashi Yumiko, les plus vieux d’entre vous se souviendront de son adaptation en anime.

Autre exemple : Doraemon est un manga pour enfant très connu au Japon, décliné en manga, série TV et produits dérivés, Doraemon enchante les petits nippons depuis plus de 30 ans. Il est d’ailleurs une exception dans l’univers du manga, puisque depuis sa création, Doraemon a connu plusieurs mangaka.

Gekiga :

Déjà cité, le terme désigne les manga dramatiques des années 60-70. Les gekiga pourraient, peut-être, être considérés comme un sous-genre du seinen. Cependant, certains gekigaka (auteur de gekiga) refusent d’être considérés comme mangaka (auteur de manga) et tiennent à différencier les deux genres en continuant à produire des gekiga tel que L‘âme du Kyodo de Hiroshi Hirata, grand maître du genre.

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Hentai :

Manga érotique/ pornographique.

Shônen-ai :

Ce genre de manga s’adresse surtout aux jeunes filles et met en scène des histoires d’amour, plus ou moins platoniques entre 2 garçons.

Shôjo-ai :

Même chose mais avec des filles.

Yaoi :

Histoires d’amour entre hommes avec scènes explicites, pour public averti. Beaucoup de jeunes mangaka commencent par le yaoi ou shonen-ai pour se faire connaitre.

Il existe au Japon des revues spécialisée dans le genre. Tout comme le shonen-ai, le yaoi s’adresse principalement à un public féminin.

Yuri :

Même chose que le yaoi mais mettant en scène des couples de femmes.

Dôjinshi :

Manga fait par des fan ou par d’autres mangaka et reprenant des héros de séries existantes, souvent pour être détournés en shônen-ai ou yaoi.

Il existe bien d’autre genre et sous-genres tel que les Jidaimono, manga historiques, ou les Shitei, manga humoristique, mais je pense avoir cité les principaux.


 Bibliographie :

Schmidt, Jérôme. Génération manga. Petit guide du manga et de l’animation japonaise. Librio, Repères. 2004

Schmidt, Jérôme et Delpierre Hervé Martin. Les Mondes Manga. Hachette livre. 2005

Paul Gravett. Manga. Soixante ans de bande dessinée japonaise. Edition du Rocher. 2005 (pour la version française. Titre original Manga: sixty years of Japanese comics. Publié
en 2004)


Edit :

à lire aussi Manga : petit guide de lecture pour néophytes

Tokyo Godfathers

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Film d’animation japonaise (1h28) réalisé par Satoshi Kon (今 敏) en 2003, studios Madhouse.

 Nom original : 東京ゴッドファーザーズ

Satoshi Kon n’est pas que le réalisateur de se film puisqu’il a aussi travaillé sur le scénario avec Keiko Nobumoto (scénariste des séries Coboy Bebop et Wolf’s rain) et sur le chara design avec Kenichi Konishi qui avait déjà travaillé sur son précédent film : Millemium actress.

La bande originale à été composé par Keiichi Suzuki (鈴木 慶一). Compositeur qui a également travaillé avec Takeshi Kitano sur le film Zatoichi.

Synopsis:

3 clochards trouvent, à la veille de Noël, un bébé en fouillant les poubelles. Commence alors une épique traversée de Tokyo, à la recherche de la mère de l’enfant.  Le trio, formé par Gin, un homme ruiné qui vit dans la rue depuis des années, Hana, un travesti mélodramatique et Miyuki, jeune filles fugueuses qu’ils ont pris sous leurs ailes, va, à partir d’indices trouvés avec le bébé, essayer de reconstruire le puzzle qui les mènera d’un bout à l’autre de la ville et les embarquera dans d’incroyables aventures.

 Tokyo Godfathers Bande Annonce

 Désolé! Je n’ai pas trouvé la bande-annonce en français -_-‘

Cependant, le film est disponible en DVD avec VF et VOSTFR, édité chez Columbia TriStar Home Vidéo.

 Dispo sur Amazon.

Voix françaises:

        Gin : Martin Spinhayer

        Hana : Jean-Marc Delhausse

        Miyuki : Gyulaine Gibert

Critique :

Un graphisme original,  réaliste, parfois caricatural, qui met en lumière le côté sombre de la société tokyoïte, sans fard et sans pudeur. Malgré le sujets grave traité dans ce film : les sans-abris de Tokyo, l’ensemble ne manque pas d’humour. Les scènes graves alternent avec des scènes hilarantes et on passe un excellent moment tout en réfléchissant sur la conditions d’une population laissé à l’écart dans les média traditionnels.

Un excellent film, à voir absolument.

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Satoshi Kon :

Filmographie :

1997 – Perfect blue (film)

2001 – Millenium actress (film)

2003 – Tokyo godfathers (film)

2004 – Paranoia agent (série TV – 13 éps.)

2006 – Paproika (film)

2007 – Ohayou, court métrage réalisé pour le programme TV Ani-kuri 15 de la NHK

 

Né en 1963 et décédé à seulement 46 ans en 2010, Satoshi Kon était un mangaka et un réalisateur d’animation de talent.

Il publie son premier manga, Toriko, en 1985 dans Young Magazine et remporte le prix Tetsuya Chiba. Il est alors repéré par Katsuhiro Ôtomo et devient son assistant pour la série Akira. C’est toujours accompagné de son mantor qu’il fait ses premiers pas dans l’animation, en travaillant sur la réalisation des décors pour le film Roujin Z (老人Z,).

Sa carrière prend un tournant avec la réalisation de son premier long métrage, Perfect Blue, en 1997.

Kaikisen, retour vers la mer (海帰線) est son seul manga (oneshot) publié en France, aux éditions Casterman, dans la collection Sakka en 2004. Il s’agit de son premier manga sorti en tome au Japon, publié en 1990 par la maison d’édition Kodansha.

Kazemakase Tsukikage Ran

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Kazemakase Tsukikage Ran est un anime des studios Madhouse Production, réalisé par Daichi Akitarou en 2000. La série compte 13 épisodes de 24 minutes.

Synopsis:

Deux femmes voyagent seules à travers le Japon de la fin de l’ère Edo. Leur chemins se croisent et se recroisent au tours de quelques bouteilles de saké.

Chaque épisode est une nouvelle petites aventure

Personnages principaux:

tsukikage-2.jpgTsukikage Ran est une femme ronin, très
belle et extraimemnet douée avec son sabre. Par desous tout elle aime sa liberté et le saké. D’une nature froide et distante, elle ne se laisse pas facilement surprendre et ne perd son calme
que si elle n’as plus de saké. Toujours fauchée, trop feignante pour travailler, elle compte sur son amie pour payer l’addition. Malgré son apparent mauvais caractère, elle finit toujours par
défendre la justice.

myao 1Myao  est une jeune femme adepte du Nekotekken (poing
du chat), école d’art martiaux chinois. Elle est très naïve, voire un carrement idiote, mais a un grand coeurs, et prends toujours la défence des faibles. Dès sa première rencotre avec
Tsukikage Ran, elle s’enquiche de cette dernière avec qui elle aime voyager même si cela veut dire… toujours paye les note de restaurant.

Critique :

Le graphisme de cette série, bien réalisé, n’offre rien d’original. Ce que j’aime dans cette série c’est surtout l’ambiance un peu décalé, ses antihéroïnes toujours en quête de saké. Le ton y est
facilement moralisateur, toujours à défendre les faibles, la justice… mais ça ne manque pas d’humour. De plus, les femme qui n’ont pas besoin d’être sauvées par des hommes sont assez rares dans
les animes pour qu’on s’y attarde un peu. En résumé : c’est un bon anime, agrèable et très court (seulement 13 épisodes) se qui me convient tout à fait (j’ai horreur
des animes fleuves avec leur 300 épisodes).

Opening : « Kazemakase » chanson enka interprété par Akemi Misawa

 

J’avoue que j’ai un faible pour cet opening , ça sonne un peu vieillot, mais ça met tout de suite dans l’ambiance de
l’anime, décalé et nonchalant.

La série n’est pas licencié en France, vous pouvez voir une fansub des 13 épisodes en streaming sur manga passion