Archives mensuelles : octobre 2012

Le chien du Tibet

C’est en famille que nous somme allé voir ce long métrage au cinéma. La bande annonce me plaisait bien, et les film d’animation asiatiques sont assez rares dans notre petit cinéma (nous n’avons toujours pas eu droit à Les enfants loup, Ame & Yuki T_T), je ne pouvais que sauter sur cette occasion.

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Mimi-chan ayant moins de 5 ans, j’étais un peu inquiète, n’est-elle pas encore un peu jeune pour ce genre de film ? Et si elle a peur ? Enfin, au lieu d’y réfléchir pour elle, je lui propose. Je met l’a bande-annonce et lui demande « tu veux voir ce film ? Tu n’a pas peur? ». Résultat : elle regarde la bande-annonce en boucle, jusqu’à ce que je craque : « c’est bon, c’est bon ! On va y aller au cinéma ! ». On verra bien comment ça se passe…

L’histoire est très jolie. Un garçon qui a perdu sa mère part rejoindre son père dans les prairies tibétaines. Celui-ci, sévère et dur, ne lui offre aucun réconfort. C’est alors qu’il rencontre un immense chien du Tibet au pelage doré qui lui sauve la vie. Il s’attache très vite à ce chien, venu d’ailleurs, tout comme lui. Grâce à ce chien, qu’il nommera Yogi, le garçon trouvera sa place dans ce qui sera désormais sa nouvelle maison. Une belle histoire d’amitié entre un enfant et un chien, qui, si elle n’est pas d’une grande originalité, elle a le mérite d’être bien contée.

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Graphiquement, si les chiens sont très beau, le reste ne m’a pas impressionné. Les décors n’ont rien d’exceptionnel. Quant au chara-design, on reconnais la patte de Naoki Urasawa qui a fait du beau travail sur les personnages adultes. Mais cela ne me semble pas être très adapté à l’ensemble du film, qui, somme toute et malgré quelques scènes assez dures, raconte une histoire plutôt enfantine.

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En revanche, le personnage principal : Tenzin, s’il est assez bien traité au niveau psychologique, il n’est pas très réussi graphiquement. Il a un front si haut qu’il semble avoir un début de calvitie. Bon là, j’exagère un peu, mais ça m’a fait vraiment bizarre.

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Quoi qu’il en soit nous avons passé un très bon moment. Et si c’est pas le film du siècle, il est tout de même assez agréable. Ceci dit, je ne vous conseille pas d’aller le voir avec un enfant de 5 ans, à moins qu’il ne soit de la même trempe que Mimi-chan. Les autres enfants de mon entourage, à cet âge là, ils n’auraient pas supporté. Il y a une bête féroce démoniaque assez flippante avec ses gros yeux rouges flamboyants et pas mal de cadavres, que l’on aperçoit à peine mais suffisamment pour comprendre qu’il s’agit de gens morts.

Bande-annonce :

Fiche technique :

Coproduction Japonaise et chinoise

Titre original : チベット犬物語

Réalisateur : Masayuki Kojima (小島正幸)

Masayuki Kojima a déjà collaboré avec Naoki Urasawa en adaptant en anime deux des série de Urasawa : Master Keaton en 1998 et Monster en 2004. Mais de lui, je connais surtout son long métrage Piano Forest dont je vous parlerai ultérieurement.

Studio : Madhouse et China Film Groupe Corporation

Scénario : Naoto Inoue

D’après l’oeuvre de : Yang Zhijun

Chara-design original : Naoki Urasawa (浦沢直樹)

Chara-design animation : Shigeru Fujita


Le coin des curieux :

Les chiens du Tibet, en vrai, ça ressemble à quoi ?

Dans le film les chiens sont vraiment impressionnants. N’ayant pas la moindre idée de ce à quoi ils peuvent bien ressembler dans la vraie vie, j’ai fait un saut sur le net pour en voir quelques images. Voici deux photo que j’ai sélectionne pour vous.

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Le roi et sa meute

Le Tableau, petit bijou de l’animation française

Ceux qui suivent ce blog l’auront compris, je suis une indiscutable fan d’anime japonais. Cette rubrique compte actuellement  23 articles, dont un seul traite d’une série non japonaise : Avatar, le dernier maître de l’air. Mais il ne faut pas croire pour autant que je n’aime QUE l’animation japonaise. J’aime toute l’animation et ce depuis mon plus tendre âge. Bercée par le vieux Walt Disney, je n’ai jamais cessé de regarder les dessins animés, tant au cinéma qu’à la télévision (quand j’en avais une). Toujours prompte à sauter du lit les week-end pour regarder un bon dessin animé, sous prétexte, bien-sur, de tenir compagnie à mes chers bambins.

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Merci à Yomu-chan pour cette petite caricature 😉

Pourquoi alors ne parler que de japanimation ? Heu… ben, c’est que en ce moment j’en regarde beaucoup et… Mauvaise excuse !! Il y a des super films qui valent vraiment le coup et dont il faut que je parle aussi. Et là, je suis tombée sur un DVD génial à la médiathèque, genre le DVD que j’ai pas envie de rendre (d’ailleurs je suis en retard, pardon. Promis je le ramène demain). Et c’est un film français ! Les français sont très fort aussi en film d’animation. Production certes moins prolifère mais d’une qualité souvent étonnante offrant des oeuvres très originales. C’est donc avec Le Tableau que je vais faire ma première incursion dans l’univers de l’animation française.

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Avec le film Le Tableau, Jean-François Laguionie nous offre un merveilleux voyage, une histoire touchante. Quatre personnages, très différents et mû par leurs propres motivations partent à l’aventure pour retrouver le peintre et obtenir des réponses à leur questionnement. Une histoire de lutte contre l’intolérance. Une histoire d’amitié qui nous entraîne de tableau en tableau .

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Tout commence dans un tableau, que le peintre a laissé inachevé. Le tableau est peuplé de trois sortes de personnages : les Toupins, entièrement peints, les Pafini, auquel il manque encore quelques touches de couleurs et les Reufs, simples esquisses au crayon. Les Toupins, arrogants et convaincu de leur supériorité méprisent les autres qu’ils tiennent à l’écart du château. Ramo, un jeune Toupin, amoureux de Claire, une Pafinie, se révolte contre cette idée et est contraint de fuir. C’est Lola, une jeune pafinie, amie de Claire, qui l’aidera à s’enfuir sur une pirogue où    embarque également Plume, un reuf ayant de justesse réussi à éviter le lynchage. Tout trois vont partir à la recherche du peintre. En chemin il rencontrent le jeune Magenta qui choisit de les accompagner pour découvrir des nouveaux horizons.

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Une jolie histoire, servie par un graphisme des plus original, très réussi. J’avoue que je me méfiais un peu. Trop d’originalité nuit parfois à l’ensemble de l’oeuvre. J’avais peur de me retrouver dans un univers trop conceptuel, intélo. Mais il n’en est rien. S’il est vrai que le graphisme et les couleurs surprennent au premier abord, très vite, on rentre dans l’univers du tableau et les visages bleu ou vert ne nous choquent plus.

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Entraîné à la suite des personnages, tous mûs par leur propre quête, mais réunis dans le but de trouver les réponses, on traverse plusieurs tableau, plusieurs ambiances. Une quête initiatique hors du commun, sans grand exploits, juste le courage de ne pas se fier des apparence, de vouloir voir plus loin.

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Le doublage est très bien réussi. Surtout Garance, elle a une voix magnifique qui lui va comme un gant. Très bonne musique et une animation mêlant 3D, rendu 2D et prise de vue réel très bien menée.

Fiche technique :

Réalisateur : Jean-François Laguionie

Scénario : Anik Le Ray

Musique : Pascal Le Pennec

Studios : Blue Spirit Animation & Be-Films. Sinematik

année de sortie en salle : 2011

DVD : France Télévision Distribution. (dispo sur amazon)

Un très beau film que je vous conseille vivement. Pour un meilleur aperçu de ce qui vous attend voici la bande-annonce :

Rencontre avec Gunnar Staalesen

C’est en total dilettante que je me suis rendue à cette rencontre littéraire qui se tenait dans notre petite médiathèque communautaire de Parthenay.

Dans le cadre du Festival Passeurs de monde(s) qui se tenait en Poitou-Charentes du 17 au 26 octobre, la médiathèque  recevait le 24 octobre dernier l’écrivain norvégien Gunnar Staalesen et l’éditrice Susanne Juul des éditions Gaïa, en présence du traducteur Alex Fouillet et animé par Gérard Delteil du monde Diplomatique.

Je n’avais pas de motivations particulières pour assister à cette rencontre, si ce n’est la pure curiosité, puisque je ne connaisses absolument pas l’écrivain, et que je crois n’avoir jamais lu de roman norvégien de toute ma vie. Mais la curiosité étant déjà un très bon prétexte, je me suis rendue à la médiathèque et je ne l’ai pas regretté. La rencontre était très intéressante.

La salle, trop petite et trop chaude, donnait au même temps un sentiment d’intimité très agréable. Gunnar Staalesen, bien qu’accompagné de son traducteur, s’exprimait fort bien en français avec un accent très charmant. Il est d’ailleurs plutôt bel homme se qui rend cette rencontre d’autant plus agréable.

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Gérard Delteil commence la rencontre avec quelques questions, assez bateau, je trouve, sur la criminalité en Norvège, existence de détectives privés tel que Varg Veum, personnage principal d’une série de 17 romans policiers de Staalesen. S’il est toujours intéressant d’apprendre sur d’autres pays, sur d’autres cultures, j’ai trouvé les questions assez maladroites et pas très intéressantes.

Passé cette première phase d’entrée en matière, arrivent les questions relatives aux méthodes d’écriture employé par l’auteur. Si les questions me paraissaient tout aussi maladroites que les précédentes, les réponses devenaient de plus en plus intéressante. Même sans connaître l’oeuvre de l’auteur je trouve intéressant de savoir comment un écrivain s’y prend pour écrire, comment le traducteur travaille (la question de la traduction me touche beaucoup) et comment né une maison d’édition tel que Gaïa.

Parmi les différentes réponses données par Staalesen j’ai relevé quelques propos qui m’ont paru tout particulièrement intéressants. Selon Staalesen, le roman policier, qu’il soit écrit au Japon, au Brésil, en France ou en Norvège reste fondamentalement le même, c’est le décor qui change. Dans ses romans policiers on retrouve cette structure de base dans un décors exotique : celui du grand Nord avec ses longues nuits hivernales, et la clarté des « nuits » d’été. La plupart des romans de Varg Veum se déroulent dans la ville de Bergen, situé sur la côte ouest norvégienne. Cette ville, Staalesen la connais parfaitement, c’est là qu’il habite. Ses romans sont très populaires en Norvège et Varg Veum est à Bergen ce que Sherlock Holmes est à Londre.

Par ailleurs, Staalesen considère le roman policier comme l’héritier contemporains des grand roman du XIX dont Hugo, Dumas, mais aussi Dickens sont des représentants. Des romanciers qui savaient raconter des histoires. Souvent, dans le roman moderne, selon Staalesen, on ne raconte plus d’histoire, c’est très introspectif. Alors que le roman policier perdure l’art de savoir raconter des histoires. Le but du roman policier n’est pas tant l’intrigue, mais raconter la société. Comme le précise, par ailleurs, Susanne Juul, le personnage du détective, par son enquête, est un personnage qui permet de visiter toutes les couches sociales.

Mais Staalesen n’écrit pas que des romans policiers, il est également l’auteur d’une saga de 2000 pages sur l’histoire de la ville de Bergen dont le contenu s’articule autour d’une famille que l’on suit sur 4 générations. L’intérêt de cette saga est , parait-il (je ne l’ai pas lu) que l’histoire locale qu’elle raconte devient histoire universelle. Ce qui m’a le plus frappé sur cette saga c’est les recherches que Staalesen a mené pour l’écrire. Chaque détail décrit dans le livre, noms des rues, événements et même la météo il les a puisé dans les vieux journaux et les microfilms à la bibliothèque où il se rendait 3 fois par semaine durant l’écriture de ce roman. Une telle recherche de vraisemblance dans le détail m’a impressionné. On retrouve cet état d’esprit également dans les Varg Veum, les différents lieux cités existent et leur description est conforme à leur réalité.

La question de la traduction était aussi intéressante. Ne connaissant pas du tout la langue norvégienne je ne peut donner ici aucun avis personnel, mais à en croire Alex Fouillet, traducteur des tous les livres de Staalesen publié aux éditions Gaïa, le passage du Norvégien au Français ne présente pas de grandes difficultés car les deux langues sont proches dans leur forme et que la traduction ne requiert pas de transformation du texte. Il existe néanmoins une difficulté particulière. Dans le Norvégien la répétition du même mot est récurrente. On peut trouver un même mot jusqu’à 10 fois sur une seule page, chose qui serait impensable en Français. (Je devrais peut-être me mettre au Norvégien, ça me vas bien comme langue) De même la où le français utilise cent verbes différent, en Novégien le dialogue est ponctué de ‘il dit », « il dit », « il dit »…

Par ailleurs (15ème « par ailleurs » de l’article, je vous le dit, le Norvégien est fait pour moi 😀 ) il était amusant de voir l’auteur mettre en avant le rôle des bibliothèques (plus que d’internet) dans son processus de recherche, alors que le traducteur louait le gain de temps que internet permet. Utile surtout pour la traduction de points de détail tel que le nom de plantes ou animaux rares.

Séduite par Staalesen, autant par se façon de s’exprimer que par ce qu’il dit de ses romans, j’ai décidé d’acheter à la fin de la rencontre le deuxième roman de la série de Varg Veum : Pour le meilleur et pour le pire (il n’y avait plus le premier). Il ne me reste plus qu’à le lire et à vous dire ce que j’en pense.

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Gunnar Staalesen chez Gaïa Éditions : link

Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité

Que deviendrait l’humanité sans la civilisation ? Et si un vent soufflait, amenant avec lui tous les souvenir de l’humanité ? L’homme, sans sa science, sa connaissance, le langage que deviendrait-il ? Ce sont les questions que se pose Hideyuki kikuchi (菊地 秀行) dans son roman 風の名はアムネジア (Un vents nommé Amnésie), publié en 1983.

Le roman n’ayant jamais été traduit en français, c’est à son adaptation en film d’animation que je vais m’intéresser ici. Ce long métrage (80 minutes) a été réalisé par par Kazuo Yamazaki en 1990 aux studios Madhouse.

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Synopsis :

Un jour, toute l’humanité a perdu la mémoire. Ils ne savent plus rien, pas même parler. Wataru, jeune homme ayant réappris à parler grâce à un ami dont la mémoire est restée intacte, traverse l’Amérique dévastée pour comprendre ce qui s’est passé et voir ce que les hommes sont devenus, quelle nouvelle évolution vont-il suivre. C’est lors d’un affrontement contre un robot autoguidé qu’il fait la connaissance de Sophia. Celle-ci l’accompagnera dans sa traversé du pays jusqu’à New York.

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Mon avis :

Le graphisme est un peu vieillot, ça fleure bon les années 90 mais n’est pas désagréable, loin de là. En revanche l’animation est assez sommaire, pas très fluide, rendant certaines scènes assez grotesques.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce film, ce n’est pas tant la qualité de l’animation, que son histoire. En effet, le scénario pose plusieurs questions intéressantes. Tout en regardant notre héros se démener, on se laisse aller à des réflexions sur la nature de l’homme. Ce qui nous différencie des animaux c’est notre capacité à manipuler notre environnement. Notre intelligence et notre capacité de communication nous ont permis de créer de complexes civilisations. Que deviendrions-nous si ces connaissances disparaissaient du jours au lendemain ?

C’est un scénario mille fois éprouvé par la littérature de science-fiction où les nombreux films de fin du monde. Que ferait l’homme après avoir perdu sa civilisation, combien de temps lui faudrait-il pour en reconstruire une, comment s’organiserait-il ? … L’originalité ici, ce que la civilisation n’est pas détruite. Il n’y a pas de cataclysme englutissant villes et citées. Tout reste là devant les yeux d’hommes dont la mémoire a été complètement effacée. Bien que le fruit de leur civilisation soit toujours à porté de main, ils sont incapable de savoir ce que tout cela représente. Ils ne se souvient pas même de comment parler ou se procurer de la nourriture. Il est de retour à la case départ. Redevenu à l’état primitif dans un décor moderne.

S’il pose des questions intéressantes, le scénario ne donne pas pour autant de réponses. Et, ce n’est pas parce que l’histoire nous donne envie de philosopher, qu’il faut s’attendre à un film avec de soporifiques questionnements sur la nature de l’homme. Rien de tout cela. Quelques scènes un peu plus « introspectives » sont présentes, mais la réflexion n’y est jamais poussé très loin et les moments d’action prévalent.

Le film reste léger, agréable et dynamique. Libre à chacun de sauter sur l’opportunité pour réfléchir aux questions qu’il pose ou de simplement profiter de l’action.

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  Continuer la lecture de Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité 

Capitaine Alatriste

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Film de cape et d’épée espagnol réalisé par Agustin Diaz Yanes en 2006.

Synopsis :

Diego Alatriste est un soldat mercenaire, vétéran de la bataille de Flandres qui vit à Madrid en travaillant comme épéiste pour le plus offrant, dans l’Espagne décadente de Philippe IV, au XVII sciècle. Entre batailles, conspiration et corruption de la cours, on suit le destin de Alatriste et son fils adoptif Inigo.

Mon avis :

 Film somptueux. On se croirais dans une production hollywoodienne tant le décor et la photographie est chiadé. Bien-sûr, faut aimer les film de cap et d’épé. Et pour ce qui est de la véracité des fait conté… ben mes connaissances sur l’histoire d’Espagne ne me permettent pas de me prononcer sur le sujet.

Tout ce que je peux dire c’est que j’en ai eu plein la vue, que l’histoire est sympa et qu’on ne s’ennuie pas. Le tout accompagné de quelques critiques sur la société qui pourrais très bien s’appliquer aujourd’hui encore : injustice, écart de richesse, privilèges, intolérance, etc. Parce que, en plus d’être beau et plein d’action, le film est loin d’être con. Il y a de nombreuses références et de clins d’oeil, ça donne envie d’en savoir plus sur cette période de l’histoire.

J’ai même fondu en larme. Bon ok, je pleure même devant Lilo et Stitch (si, si, je vous assure) mais là, c’était pas la petite larme genre « j’ai une poussière dans l’oeil ». Non, non ! Une phrase, une toute petite phrase à la fin du film et « bouahh!! », la fountaine.

Quelques minutes avant de fondre en larme je me posais tout de même quelques questions sur la vraisemblance de la dernière scène de bataille. Ok, j’y connais rien en art militaire, mais tout de même, qu’un bataillon reste immobile en se laissant canonner (ça existe ce verbe?) ça me parait étrange. Sans parler de la mêlée générale où les soldats n’ont même pas d’uniforme, je me demande comment faisaient-ils pour ne pas s’entre-tuer entre membre du même camp. Mais là, je chipote. Le film vaut tout de même la peine d’être vu.

Donnez -moi votre avis.

Pour les plus courieux :

Très long métrage, le film dure plus de deux heures : 145 minutes pour être précis.

Viggo-mortensen-Alatriste.jpgDans le rôle principal on retrouve Viggo Mortensen, acteur americano-danois que l’on a déjà vu dans de nombreux film parmi lesquels je citerais La Route, A history of violence (j’adore ce film!) et Le Seigneur des Anneaux où il interprète Aragorn (rien que ça!). Très bon acteur, le rôle lui sied à merveille. Il parle très bien espagnol !

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Alatriste (titre du film en VO) est une adaptation des Aventures du capitaine Alatriste, série de roman de Arturo Pérez-Reverte, composé de 7 livres, parus entre 1996 et 2011.

Ces romans ont été traduit en français par Jean-Pierre Quijano et publié aux éditions Points.

Mouryou no hako

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Titre original : 魍魎の匣

Réalisateur: Nakamura Ryosuke

Studio : Madhouse

Année de production : 2008

Durée : 13 épisodes + 1 épisode spécial

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Résumé :

Drôle d’histoire que celle qui nous est conté ici. Une jeune fille fini sous un train. Un officier de police qui passe par là se retrouve impliqué dans l’enquête. La jeune fille, entre la vie et la mort, est amenée dans une étrange clinique. Deux journalistes et un écrivain qui enquêtent sur une histoire de démembrement se retrouvent par hasard devant la dite clinique.

Meurtre, mutilation, disparitions, démons, religions et sectes étranges, superstitions et folklore, policiers, journalistes… Tous se mêle et s’entremêle à nous en faire perdre le fils. Puis, petit à petit les événements commences à s’éclaircir et le fil de l’histoire se démêle.

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Mon avis :

Je lisais il y a quelques jours dans une revue que les Japonais aiment lire des histoires où l’on se retrouve d’emblée dans un contexte que l’on ne connais pas. Alors que nous autres, lecteurs occidentaux, somme plutôt habitués aux introductions qui nous permettent de comprendre l’histoire. Je ne connais pas assez la culture japonaise pour me prononcer sur le sujet, et ce n’est pas le propos ici. Mais, si je cite cet article, qui parle d’un manga qui n’a rien à voir avec Mouryou no hako tant au niveau du style que du contenu (mis à part le côté fantastique), c’est que j’ai ressenti exactement la même chose en visionnant cet anime. Les scènes se succèdent, on rencontre différents personnages, dont certains semblent se connaître, mais on nous dit rien de plus. Les faits les plus étranges arrivent parfois comme des chevaux sur la soupe. On ne sait pas pourquoi on parle de ça. D’ailleurs on met un certains temps à comprendre qui est qui et quelles sont les relations entre les différents personnages. Et pour en rajouter un couche sur ce chaos ambiant, à chaque épisode on nous annonces des dates, mais les épisodes ne suivent pas l’ordre chronologique des événements ! Au début j’essayais de classer, de comprendre… Puis j’y ai renoncé et je me suis laissé porter. J’avais le sentiment d’avoir commencé une série par la deuxième saison, où quelque chose comme ça.

C’est finalement avec l’apparition de Kyôdokodô que les faits commencent petit à petit à être expliqué et reconnecté entre eux. Enfin… entre deux explications sur des choses lié à la religion shinto, du moins je crois. Parce que franchement, j’ai eu beaucoup de mal à suivre. Il y est question de démons ou esprits, les mouryou, justement. Et de la différence entre tel et tel type de mouryou. Pour le reste … c’est un peu trop pointu pour moi. Il y est même question étymologie. Autant vous dire que c’était du chinois pour moi. Bon ok, c’est un mauvais jeu de mots, mais c’était plus fort que moi ^^

Malgré cet aspect confus, il y quelque chose d’agréable dans cet anime. Une atmosphère à la fois pesante et envoûtante, des personnages intrigants et intéressants, ce qui fait qu’on regarde jusqu’au bout. Et, puisque ça ne fait que 13 épisodes (+1 un spécial dont je n’ai pas vraiment vu l’intérêt) c’est pas dur de tout regarder 😉

Pas désagréable, mais assez déroutant. Est-ce là une forme d’expression typique de la littérature japonaise? Il m’est arrivé de me sentir un peu perdue, de la même façon, en lisant certains romans ou manga, mais mes connaissances en littérature japonaise sont insuffisantes pour me faire une idée sur le sujet.

 -_-_-_-

Le coin des curieux :

plus d’infos ; )

Mouryou no hako est à l’origine une nouvelle fantastique écrite en 1995 par Kyogoku Natsuhiko (京極 夏彦). Il s’agit du deuxième récit de la série Kyogokudo (京極堂). Cette série est composé de 13 roman et porte le nom d’un des personnages : Kyôgokudô, un bouquiniste aux connaissance époustouflantes, notamment pour tout ce qui est de la mythologie et de l’occulte. C’est ce personnage qui amène les explications qui permettent aux autres personnages de voir sous un nouveaux jours les événements sur lesquels ils enquêtent.  J’en déduit qu’il en est donc le personnage clé, mais je n’ai trouvé aucune information sur cette série de roman. Apparemment, aucun de ses roman n’est traduit en français.

le-coffre-aux-esprits-1-soleil.jpgAvant d’être adapté en anime, la nouvelle a été adapté en manga. Les dessins sont de Aki Shimizu (志水 アキ) et le scènario Kyogoku Natsuhiko lui même. Le manga est publié entre 2007-2010.

La traduction française nous est proposé par les éditions Soleil sous le nom  Le coffre aux esprits. Le manga fait 5 tomes.

C’est également en 2007 que Masato Harada (原田 眞人) adapte la nouvelle en film live (titre anglais : The Shadow Spirit). Dans les rôles principaux on retrouve Shinichi Tsutsumi, Keppei Shiina, Hitomi Kuroki, Rena Tanaka et Hiroshi Abe (♥)

Bande-annonce du film :

Et les mouryou (魍魎) alors, c’est quoi au juste ?

Et ben justement, j’aimerais bien le savoir. Dans l’anime, Kyôgokudô nous l’explique en long, en large et même en travers : les origines chinoise, les différentes calligraphies, autres noms… Sauf que c’est si compliqué que je n’arrivais pas à suivre. Et mettre en pause tous les deux mots… ben c’est une peu pénible. Du coup j’ai voulu en savoir plus et j’ai fait quelques recherches sur mon amis google. Mais je n’ai rien trouvé, ni en français, ni en anglais. Seulement en japonais. Or je suis incapable de lire le japonais. Mais si, parmi vous il y a des amateurs de mythologie lisant le japonais, voici le lien vers une petit article sur wikipedia : link (N’hésitez pas à partager avec nous en laissant un petit com ; )
En attendant, pour les autres, voici une image :
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El Aura, un thriller argentin

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Un thriller Argentin, réalisé par Fabian Bielinsky en 2005. 2h12 de film avec, dans le rôle principal Ricardo Darin.

Synonpsis :

Esteban Espinosa est un honnête taxidermiste épileptique qui aime imaginer des vol et braquages, étudiant chaque détails autour de lui. Un jour, il va se retrouver mêlé à une affaire digne des ses rêves les plus fous. L’occasion est trop grande pour la laisser s’échapper. Mais dans la vraie vie tout n’est pas aussi simple et il se retrouvera dans une affaire qui le dépasse.

Bande annonce :

Mon avis :

J’ai aimé la mise en scène, la photographie et le jeu d’acteur. Tout fait très vrai. C’est très bien tourné, très bien interprété. Je retient surtout le nom de l’acteur principal : Ricardo Darin, excellent. Les seconds rôles sont également très bon.

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En revanche, côté scénario je suis moins emballée. Je n’ai pas très bien compris ou l’auteur voulait en venir, si tant est qu’il veut aller quelque part avec cette histoire assez invraisemblable. L’ensemble est plutôt étrange et, arrivé le générique de fin, je suis resté là, perplexe : « Heu… ouai… et donc ? » Il me manquait quelque chose.

Jésus et Bouddha à Tokyo

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Que font Bouddha et Jésus à Tokyo ? Et bien, ils sont en vacances ! Fatigués de leur dur labeur d’hommes saints, ils ont prix un repos bien mérité. Et comme destination, ils ont choisit Tokyo. C’est là qu’ils vont s’adonner aux petites joies terrestres.

Voici l’histoire du manga de Hikaru Nakamura (中村 光) dont le quatrième tome en français vient de sortir en septembre dernier, aux éditions  Kurokawa.

Au Japon la série est prépublié dans la revue Gekkan Morning Two. Toujours en cours, elle compte déjà 7 tomes.

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Alors, ces vacances, drôles ou pas ?

Bon, évidemment, il faut aimer tourner en ridicule les images sacrées, ne pas s’offusquer d’une couronne d’épines qui fleurit ou d’une dinde venant s’offrir en repas en sonnant à la porte de Bouddha. Si pour vous, la religion c’est une affaire sérieuse, passez votre chemin !

Pour tous les autres venez leur rendre visite, il y aura quelques moment de franche rigolades. Bon, le plus souvent se sera un semple sourire. Mais l’ensemble est assez amusant.

Je dirais même  que c’est de plus en plus drôle. J’ai acheté le premier tome car le sujet m’intriguait. C’était amusant, mais sans plus. En tout cas suffisamment pour me donner envie d’acheter la suite. Et depuis, j’ai acheté tous les tomes sortis en France.

La plupart des scènes sont assez absurdes, et pas très recherchées, mais il y a quelques jolies trouvailles. Comme, par exemple, un yakuza qui prend Jésus pour le fils d’un puissant parrain, et celui-ci, naïf, ne se doute de rien et en rajoute une couche.

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Je regrette parfois un certain manque de profondeur. Ces blagues, justement, sont assez légères et n’exploitent que très superficiellement les deux religions que représentent respectivement Bouddha et Jésus. Même si le but est d’amuser le lecteur, il y avait matière à faire rire tout en abordant des sujets un peu plus sérieux.

Finalement Les vacances de Jésus et Bouddha reste un bon moment de détente, on rit, on sourit et on ne se prend pas la tête.

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Ce qui est intéressant, en revanche c’est le travail fait par le(s) traducteur(s). Pratiquement tout le manga est basé sur les jeux de mots, et quoi de plus dur à traduire que les jeux de mots ?
Pourtant l’éditeur ne mentionne pas son nom. À la fin de l’ouvrage on peut lire « French translation by editions Kurokawa« , c’est tout. S’agit-il d’une traduction collective ? En tout cas moi j’étais curieuse de connaître celui ou ceux qui y ont travaillé parce que, franchement chapeau. Le résultat n’est pas mal du tout. Même les petits clin d’œil imprimés sur les T-shirt des deux saints sont assez amusants.

Quartier lointain, quand le cinéma français adapte un manga

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Le film, réalisé par Sam Garbarsky en 2010, reprend la trame du manga éponyme de Jirô Taniguchi (1998) et la transpose en France.

Étant une grande fan de Taniguchi, j’étais très curieuse de voir ce que donnerais une adaptation live à la sauce Roquefort. Je dis ça parce que c’est typiquement français les fromages qui puent et tout ça, rien à voir avec les origines du Réalisateur, que je connais pas, ni le lieu où se déroule l’histoire. D’ailleurs je ne sais même pas d’où est le Roquefort exactement. Mais revenons au film !

Le casting :

Pascal Gregory : Thomas adulte

Jonathan Zaccaï : le père

Alexendra Maria Lara : la mère

Léo Legrand : Thomas adolescent

L’histoire : c’est donc celle du manga, parfum français

Thomas, un homme d’une cinquantaine d’années, las, déprimé, il se rend à un salon de la BD. Mais en rentrant le soir, il se trompe de train et se retrouve au village de son enfance. Il décide alors de visiter la tombe de sa mère et perd conscience au cimetière. Quand il se réveille, il se retrouve dans son corps de 14 ans. Il veut alors saisir cette deuxième chance qui lui est donné pour empêcher son père de les quitter comme il l’a fait.

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La Bande-annonce :

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Alors, réussie comme adaptation ?

Et bien, j’ai beaucoup aimé ce film. Le début est un peu lent. Cette lenteur met en relief l’état dépressif du protagoniste, mais déstabilise un peu. On se demande pourquoi les acteurs parlent de cette drôle de façon, ça ne fait pas très vrai. Peut-être la déprime est un peu sur-jouée.

Mais une fois que Thomas se retrouve aux jours de ces 14 ans, le ton change. Il a toujours son esprit de 50 ans, qui continue de nous parler en voix off. Mais, être ainsi projeté dans son passé, va lui redonner goût à la vie. Bien que hanté par le souvenir d’un passé douloureux il se laisse porter par l’insouciance de l’adolescence tout en cherchant à comprendre pourquoi son père est parti et, s’il partira encore, cette fois-ci.

Le film est également très drôle. Du moins, moi j’ai bien ris. Voir le jeune Thomas s’émerveiller d’un simple déjeuner en famille et la tête de ses parents qui se demande quelle mouche a bien pu piquer leur gamin… C’est très bien joué et ça m’a beaucoup amusé.

Leo-Legrand.jpgLe casting n’est pas mal du tout. A part Pascal Gregory, je ne connais pas les autres acteurs mais je les trouve tous bien dans leur rôles. La maman est belle comme tout. Le père mystérieux à souhait. Et j’ai craqué pour le petit Léo Legrand, qui est mignon comme tout et nous offre une belle interprétation. Et il est mignon, ah! non, je l’ai déjà dis ça  ^-^’

Pour la peine je vous met un petit portrait  ^w^

Et à la fin du film, ouvrez bien les yeux ! Il se pourrait que vous aperceviez un certain Taniguchi dans le TGV ; )

Le film n’est cependant pas une simple adaptation du manga dans un village français, le réalisateur s’est approprié l’histoire et l’a fait sienne. Outre le pays, de nombreux détails changent comme par exemple le métier du protagoniste. Dans le film il est un auteur de BD ce qui permet une fin plus ouverte. Dans le manga, il y a un côté fantastique : ce bond dans le temps est arrivé. Alors que le film laisse le choix au spectateur : est-ce vraiment arrivé ? Le protagoniste n’aurait-il pas rêvé ? C’est ce que laisse suggérer son regard croisant celui de Taniguchi dans le TGV du retour.

Si le fond de l’histoire est le même : que dirions-nous si nous avions la possibilité de revenir dans le passé et parler au père qui nous a abandonné ? Pour autant, l’histoire est est différente : les détails, la chronologies, le contexte… Cette réinterprétation du manga est une réussite. Très bon film. À voir avant ou après le manga. D’ailleurs, moi, ça m’a donné envie de relire la manga que j’ai lu il y a plus d’un an déjà. 

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Pour en savoir plus sur le film :

La bande originale du film est du groupe français Air, très connu à l’étranger. Taniguchi lui même les écoute en travaillant chez lui. Ils sont également les auteur de la BO du film Lost in Translation de Sofia Copola (super film, soit dit en passant).

Le scénario du film a été écris à 3 mains par Sam Garbarky lui même, Jerôme Tonnerre et Philippe Blasband.

Retrouvez le film sur Allociné pour encore plus d’infos : link. Vous y trouverez, entre autres, des interviews de Sam Garbarsky et Jirô Taniguchi

Oriundi, une histoire de rêve américain (du sud)

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Oriundi est film brésilien de 2000 réalisé par Ricardo Bravo.

Romance fantastique, il met en scène une famille d’italo-brésiliens au bord de la rupture. Le grand-père, Giuseppe Padani, a immigré au Brésil avec sa femme Caterina pour y fonder une petite entreprise de pâtes. Caterina est morte des années. Giuseppe a 93 ans, l’entreprise a prospéré et elle est maintenant au mains du petit-fils Renato. Celui-ci veut vendre alors que son fils, qui finit à peine ses études, aimerais un jour en hériter. La fille quant à elle, elle suit des études de droit mais rêve de devenir actrice.  C’est dans ce contexte que arrive Sofia, une nièce d’une branche éloigné qui prétends faire des recherches sur les immigrants italiens et cherche a se rapprocher de la famille. Giuseppe est convaincu qu’il s’agit de Catarina, mort dans un accident d’avion encore jeune, des années plus tôt.

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Mon avis :

Si je me suis intéressé à ce film, ce n’est pas tant pour son intérêt artistiques. Je ne peux pas dire qu’il soit mauvais, mais il est assez quelconque. Les acteurs sont plutôt pas mal, mais l’ensemble avec ses élans mélodramatique rappelle un peu trop les telenovelas brésiliennes. J’ai néanmoins aimé le rôle du grand-père Giuseppe, surtout au début du film.

Ce qui m’intéressait, c’est l’histoire des Oriundi. Le mot oriundo désigne un émigrant italien vivant hors d’Italie ainsi que ces descendent. Tout le monde connait, à travers de nombreux films sur la mafia notamment, l’histoire des Italiens émigré aux États-Unis. À cette même époque, nombreux furent les Italiens qui quittèrent leur patrie pour l’Amérique du Sud. C’est plus particulièrement aux Italiens partis au Brésil que je m’intéressait.

C’est lors de mes recherches sur le sujet que je suis tombé sur ce film. Je dois avouer que j’ai été plutôt déçue. En dehors du côté romantico-fantastique de l’histoire, j’espérais une fresque réaliste de ce qu’avait été la vie des immigrants italiens. Il est vrai que certains immigrants italiens construisirent les premières fabriques de São Paulo et autres villes du Sud du Brésil. Mais je pense que dans la masse d’immigrés italiens, ceux qui sont parvenu à devenir de riches industriels sont plutôt rares. Et c’est justement cette catégorie là que le réalisateur utilise comme cadre de son histoire.

Pourquoi pas. Une riches famille avec terres, avions et somptueuses demeures c’est bien plus glamour comme cadre pour des histoire d’amour. Mais alors pourquoi intituler le film Oriundi ? Cela laisse a entendre que le film, à travers une famille va nous raconter l’histoire de tous les oriundi ou du moins la grande majorité. Heu… C’est plutôt l’inverse qui se passe. Il prend comme cadre pour son histoire le stéréotype du rêve américain, version brésilienne.

Le film en lui-même n’est pas désagréable, mais on n’apprends rien sur l’histoire des vrais immigrés Italiens. Ceux qui, séduit par les récit de rêves américains ont fuit la pauvreté et se sont retrouvé à travailler dans les plantations de café comme des quasi-esclaves, ceux à qui on avait promit des terres et qui se sont retrouvé à défricher un bout de forêt ou rien ne pousse…