Archives mensuelles : novembre 2012

De Niro tombé bien bas

Le soir, une fois les enfants couché, nous aimons regarder ses films d’actions américain qui vous vident la tête tout en vous en mettant plein les yeux. En octobre dernier sortait en DVD Unités d’élite avec De Niro. Du De Niro, je dis jamais non !

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Nous voilà donc près à se vider la tête et profiter d’un bon film d’action. Nous étions près à tout mais pas à une merde pareille. Veuillez excuser mon vocabulaire outrancier, mais il s’accorde bien avec les dialogue de ce merveilleux film qui se compose à 80% de « couille », « cul » et autres parties anatomiques du genre.

Mais avant de parler des dialogues, presentons un peu le film.

Synopsis :

Malo et ses 2 potes d’enfances réussissent, grâce à un piston à devenir policier après avoir échappé de justesse à la prison. Comme quoi, on accepte de tout dans la police américaine…

Le père de Malo était policier, mais il est mort assassiné. Le jour ou Malo et ses amis fêtent leur entrée dans la police, Malo est approché par le capitaine Vic Sarcone, ancien partenaire de son père qui lui propose d’entrer dans son unité et de le prendre sous son aile. Malo, ravi accepte et le voici embarqué dans la section des flics les plus pourris de toute la ville. Ce qui ne semble lui poser aucun problème de conscience. Toute fois, marqué par l’assassinat de son père, auquel il a assisté enfant, il veut découvrir la vérité.

Le film est réalisé par Jessy Terrero (un réalisateur à ne surtout pas suivre) avec Curtis ’50 cents’ Jackson dans le rôle de Malo et Robert De Niro dans celui du capitaine Sarcone.

Curtis à une belle gueule et aurais pu ne pas être mauvais si on lui avait donné un dialogue digne de ce nom à réciter. Malheureusement pour lui, le dialoguiste aurais mieux fait de choisir un autre métier. Non seulement le scénario est très mauvais, mais le dialogues aussi plat d’une conversation entre deux ivrognes du bistro du coin après minuit en rajoute une couche. C’est affreusement vulgaire, mais cela peut passer encore, après tout on est avec des voyous, des camés, des ripoux… rien d’étonnant à ce que « couille » vienne tous les 3 mots. Mais le problème c’est qu’ils ont voulu faire des scènes romantiques aussi. Là, ben, c’est à mourir de rire !

Le scénario est également d’une nullité accamblente. Tout le long du film on cherche à complexer un peu l’intrigue, à donner de la profondeur au personnage. Mais en vain ! Chaque scène suivante vient nous accabler et nous montrant à quel point les personnages sont naïfs et stupides. Si seulement la chose était assumé… Mais non, on veut nous faire croire que nous avons à faire à des personnages plus malins les uns que les autres. My good !!

Le pire film qu’il m’a été donné de voir depuis… depuis super longtemps ! Je dirais même que The story of Han Dinasty  avec ses aberrations est beaucoup plus intéressant que Unités d’élite. Faut le faire !

D’ailleurs, celui qui en a traduit le titre en français, je suis pas sûre qu’il est tout compris du film. Non parce que, je sais pas où il a vu des unités d’élite, moi je n’ai vu que des ripoux. Et un freelancer chez moi est un travailleur indépendant. C’est d’ailleurs ce que l’inspecteur de la police des police propose à Malo à la fin du film : travailler pour lui en freelance (comprendre en indépendant).

De Niro, mamma mia, ma che fai !!

Senkou no night Raid : Histoire, espionnage et super pouvoirs

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Titre original : 閃光のナイトレイド

Série en 13 épisodes (+ 3 OVA) réalisé en 2010 par Matsumoto Jun, studio A-1 Pictures. Au chara  design Sasaki Keigo (Blue Exorsist). Musique de Hakase Taro.

Synospis :

1931, alors que le pays  vit une grande tension géopolitique, que le Japon cherche à étendre sa domination sur l’Asie, l’organisation japonaise Sakurai, spécialisé dans le contre-espionnage envois à Shanghai 4 jeunes agents :

Aoi Miyoshi : jeune homme plein d’énergie, toujours souriant. Il a un pouvoir télékinétique qui lui permet de manipuler les choses et les gens qui se trouvent près de lui, à condition de pouvoir les voir. Comme couverture il tient une boutique de photographe avec Kazura.

Kazura Iha : jeune descendant d’une ancienne famille de samouraï, il sort d’une école militaire et intègre la Sakurai après avoir été mis à l’écart de l’armée. Si la Sakurai s’intéresse à lui c’est pour son pouvoir qui lui permet de se téléporter. Lors des combat, Kazura préfère ne pas utiliser son pouvoir car il pense que cela désavantage son adversaire.

Natsume Kagiya :né dans une famille modeste, Natsume travaillait comme serviteur pour la famille de Yukina. Il la suit a Shangaï, lui servant de garde du corps. Mais en privé c’est d’égal à égal qu’il entretient une relation amical avec cette dernière. Il a le pouvoir de clairvoyance.

Yukina Sonogi :Jeune femme d’une famille noble, elle décide d’intégrer la Sakurai pour retrouver son frère aîné disparu. Elle est télépathe.

Leur mission sera de retrouver les traces d’une faction de l’armée japonaise disparue et de découvrir ce qu’ils préparent. Mais, quand le pays pour lequel on se bat semble emprunter des chemins dangereux, il est difficile de faire la part des choses, de choisir le bon camps. Nos héros, influencé par leur propres aspirations et leur passé seront confronté à des questions difficiles mettant à mal leur détermination et leur motivation. Qui croire? Qui suivre?

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Mon avis :

Voici un très bon anime prenant pour cadre une période historique pas très connue en Europe. L’animation est de très bonne qualité, un bon chara design, des personnages bien travaillé et attachant. Un scénario complexe mais intéressant.

Entre espionnage, contre-espionnage, tension politiques et trahison, il n’est pas toujours très facile de suivre. Une bonne connaissance de l’entre-deux guerres en Asie est une aide précieuse. Cela permet de faire le tri entre les réels fait historiques cités et la part de fiction.

Cependant, malgré l’aspect assez pointu des événement historiques mis en cause, l’anime reste très agréable puisque les personnages sont bien construit. On prends plaisir à les voir évoluer, tisser des liens entre eux, tout en étant envahis par des doutes légitimes face à la complexité de la situation politique au Japon et en Asie à l’époque.

Si des connaissances historiques peuvent aider à mieux suivre, regarder cet anime peut aussi être l’occasion de découvrir une période méconnue de l’histoire contemporaine. Je dis méconnue, elle ne l’est pas tellement. En cous d’histoire on en a sûrement évoqué les grandes lignes. Mais il est vrai que dans nos contrées on s’attarde plus sur les événement qui se déroulent au même moment en Europe, aussi victime de grandes tension géopolitiques.

Derrière l’intrigue se cache également une réflexion sur la bombe atomique et sur ce qui aurais pu éviter son utilisation. La bombe atomique en 1931 ? Me direz-vous. Oui, mais pour comprendre, je vous laisse regarder l’anime 😉

Opening :

Yakusoku (約束) du groupe rock visual kei MUCC

 

 

Ending :

Mirai e… (未来へ…) de Himeka, chanteuse d’origine Canadienne francophone.

 

Site officiel : link


Petit abrégée d’histoire :

Voici quelques informations qui pourront vous aider à mieux comprendre le background de l’anime.

Contexte historique :

Après la guerre russo-japonaise (1904-1905) le Japon remplace la Russie en tant que puissance dominante en Mandchourie.

On évoque cette guerre dans l’épisode 7. On y parle de la cession au Japon de la péninsule de Liodong pour une période de 99.

En 1911 la Chine fait face à une révolution qui met fin au règne des empereurs Quing, au pouvoir depuis 1644. La République de Chine est proclamé en 1912, et Nankin devient la nouvelle capitale. Les différentes sociétés secrètes nationalistes à l’origine des soulèvements armées se dissolvent pour fonder le Koumintang, parti nationaliste qui va prendre la tête de la nouvelle République.

Mais cette nouvelle République est très fragile. Elle doit faire face à plusieurs conflits internes, notamment contre le parti communiste, qui prends les armes, ainsi que différents seigneurs de guerres qui affrontent l’armée républicaine.

Dans l’anime, on fait référence au Koumintang (KMT) dès le premier épisode. On voit dans cet épisode que le KMT s’oppose par les armes à un petite faction militaire chinoise.

Au Japon, les idéaux nationalistes se développent également. L’expansionnisme japonais prend son origine dans une idéologie basé sur la supériorité génétique du peuple japonais. Cette supériorité lui donne le droit de dominer l’Asie.

En 1926 l’empereur Hirohito accède au pouvoir et commence alors l’ère Shôwa (1926-1989). La première partie de son règne (jusqu’en 1945) sera marqué par le nationalisme et les politiques expansionnistes en Asie.

Invasion de la Mandchourie par le Japon :

Le Japon craint que l’unification de la Chine par le Koumingtang, parti nationaliste, ne nuise à sa position dominante en Mandchourie. Et va se servir de l’incident de Mukden comme prétexte pour envahir la Mandchourie.

L’incident de Mukden a lieu le 18 septembre 1931 : une section du chemin de fer appartenant à une société japonaise est victime d’un attentat. Les Japonais accusent les chinois d’en être à l’origine et réagissent en envahissant la Mandchourie dès le 19 septembre.

Cet attentat, qui, en réalité, n’a provoqué que de petits dégâts sur le chemin de fer, a été orchestré par l’armée japonaise du Guandong. L’initiative a été prise par le colonel Seishiro Itagaki et le lieutenant-colonel Kanji Ishiwara du régiment Shimamoto qui gardait le chemin de fer.

Longtemps controversé, la responsabilité de l’armée japonaise dans cet incident à pourtant été prouvé. Itagaki a reconnu sa responsabilité lors du procès de Tokyo. Quant à la responsabilité de Ishiwara, elle est prouvé par son journal où il y raconte les préparatifs de l’attentat. (Merci à Bruno Birolli pour ces précisions)

C’est au au début du deuxième épisode  que l’on nous explique l’existence de l’armée du Guandong, faction de l’armée impériale japonaise basé en Chine et fonctionnant de façon quasi-autonome. Dans cette introduction on parle également de l’incident mandchou, autre nom donné à l’incident de Mukden. L’épisode 7, intermède explicatif de la série, on revient plus en détail sur cet indicent. On y explique les raisons qui poussent le Japon à s’intéresser à la Mandchourie et on donne une explication de l’incident du chemin de fer. 

Dès le lendemain l’armée du Guandong attaque les troupes chinoises stationnées non loin du lieu de l’incident. Celle-ci ayant reçu l’ordre de ne participer à aucun combat et de mettre les armes à l’abri, n’opposent pratiquement aucune résistance à l’armée japonaise qui, très rapidement, occupe les 3 villes principales de la région : Mukden, Changchun, Antung ainsi que leurs environs directes. En quelques jours le Japon contrôle trois provinces : Heilongjiang, Jilin et Liaoning.

Le 19 septembre le Gouvernement chinois proteste contre l’invasion japonaise et fait appel à la Société des Nations. Le 24 octobre celle-ci passe une résolution demandant au Japon de retirer ses troupes. Le Japon rejette cette résolution et demande à négocier directement avec la Chine.

Le 18 février 1932 le Japon déclare l’indépendance de la Mandchourie qui devient le Manshûkoku. Il choisissent comme capitale Chanchun qui va prendre le nom de Xinjing (nouvelle capitale).

La création du Manshûkoku est évoqué dans l’épisode 8.

L’armée japonaise installera à la tête du Manshûkoku un gouvernement fantoche dirigé par l’ancien empereur de la Chine : Puyi. En 1934 celui-ci sera couronné empereur du Manshûkoku.

Le couronnement de Puyi est évoqué dans le 13 et dernier épisode de la série, où l’on voit Yukina venue en Mandchourie pour assister à la cérémonie.

L’état n’est pas reconnu par la Société des Nations, mais, entre 1932 et 1944, plusieurs pays reconnaîtront son indépendance.

Le pays servira de base à l’armée japonaise notamment lors de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945). Durant cette guerre, un grand nombre de civils chinois sera déporté vers le Manshûkoku pour y être employé comme travailleurs forcé.

Guerre de Shanghai :

La guerre de Shanghai, aussi connue sous le nom d’incident du 28 janvier, oppose l’armée japonaise à l’armée de la République de Chine, peu de temps après l’invasion de la Mandchourie.

Le 18 janvier 1932, 5 moines bouddhistes japonais sont battu par des civil chinois dans la fabrique de Sanyou. En réponse à cette agression, des agents japonais mettront le feu à la fabrique et tueront un des agents de police envoyé sur les lieux par le gouvernement républicains. Cette réaction déclenche dans la ville des manifestation anti-japonaises.

Le 27 janvier le Japon réuni plusieurs navires de guerres, avions et soldat autour de Shanghai et demande à la mairie de Shanghai de condamner officiellement les violence anti-japonaise ainsi qu’une compensation financière. Le 28 janvier dans l’après-midi la municipalité accepte la requête émise par le Japon, mais la nuit même les avions japonais bombardent la ville.

Les affrontements se poursuivent jusqu’au 5 mai. La signature d’un cesser le feu fera de Shanghai une zone démilitarisé.

La guerre de Shanghai aurai fait près de 13.000 victimes militaires et entre 10.000 et 20.000 victimes civiles.

Ces affrontement entre armée chinoise et japonaise dans Shanghai sont brièvement évoqué par un personnage secondaire dans l’épisode 9

Je suis loin d’être une experte de cette période historique, je me suis contenté de vérifier les fait citer dans l’anime et chercher quelques explications complémentaires afin de mieux comprendre. Si vous notez des erreurs, où voulez donner quelques précision sur ces événements, laissez un commentaire. Votre avis sur la série est aussi le bienvenu.

senkou no night raid Yukina

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

au sud de la frontière à l'ouest du soleil

Titre original : (国境の南、太陽の西, Kokkyō no minami, taiyō no nishi)

Haruki Murakami (村上 春樹)

1992

2002 pour la traduction française de Corinne Atlan

10/18 domaine étranger

Résumé :

voici ce que dit la quatrième de couverture :

Hajime a connu pour la première fois l’amour en compagnie de la douce Shimamoto-san. Séparé par la vie, il n’a pourtant jamais oublié. aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s’est construit une vie agréable entre famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-san?

Heureusement que je ne ai pas lu ce résumé avant de commencer le roman, car il m’aurais ôté toute envie de le lire.

Pourtant c’est vrai. Le livre nous parle de Hajime et de toutes les femmes qui ont marqué sa vie amoureuse. Pas seulement son premier amour, mais les autres aussi. Comment les a-t-il rencontré. Qu’elle était sa relation avec chacune d’elle. Comment leur chemin se sont ensuite écarté. Une histoire de la vie d’un homme somme toute assez ordinaire.

Pourtant, une fois commencé ce roman, je l’ai terminé en très peu de temps. Non pas qu’il y est du suspens, qu’il s’y passe des choses extraordinaire… Mais c’est un de ces livres qui vous font rentrer dans une sorte d’excitation, de fébrilité qui fait qu’on ne veut plus le refermer. Un livre qui vous manque quand la vie vous oblige à le fermer pour vous adonner à d’autre activité.

Pourquoi ai-je aimé ce livre ? L’ai-je vraiment aimé ? Je ne saurais répondre clairement à cette question. Je l’ai dévoré. Il m’a laissé cette drôle de sensation au creux de l’estomac. Pourtant, je n’aime pas particulièrement les histoires d’amour, cela m’ennuie. Et puis, j’ai détesté les personnages. Oui, je n’aime pas ce genre de personnages, à la recherche d’un amour absolu. Je ne sais pas pourquoi je les déteste mais je n’éprouve aucune affection pour eux, aucune compassion.

Mais alors, si l’histoire ne m’intéresse pas particulièrement et que je n’ai aucune affection pour les personnages, pourquoi ai-je lu avec autant d’avidité ce roman ? Sans doute la façon dont Murakami écrit. La façon dont il nous fait pénétrer dans l’intimité de son personnage principal. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, on devient le témoin privilégié de son histoire et on ne peut que l’écouter nous raconter ses amour, ses joies, ses souffrances.

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Ce n’est pas le premier roman de Murakami que je lit. On réalité, on m’a prêté celui-ci alors que je terminais à peine le premier tome de 1Q84 qui m’avait laissé assez perplexe. En effet, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais j’ai eu beaucoup de mal à en venir à bout. Alors que l’histoire m’intéressait. J’ai trouvé qu’il était bien écrit. Mais, une fois refermé, je pouvais rester des jours, voire des semaines sans le rouvrir. Alors qu’il m’a fallu 3 mois pour le terminer. J’ai envie de lire la suite parce que l’intrigue m’intéresse. En somme tout le contraire de Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil.


Le coin des curieux : 

Comme à mon habitude, j’aime bien aller chercher des petit détails qui illustrent les romans (manga, animes…) J’aime savoir de quoi on me parle.

Alors voilà, Murakami insère dans ses histoires beaucoup de musique, si dans 1Q84 ce sont surtout les références à la musiques classique qui m’ont marqué, ici c’est le jazz qui est à l’honneur :

Duke Ellington avec Start-Crossed Lovers

Nat King Cole avec Pretend

Et bien sûr South of the Border, a qui le roman doit une partie de son titre. Si dans le roman cette chanson est chanté par Nat King Cole dans le même album que la précédente, moi j’en ai trouvé aucune version chanté par Nat King Cole. Je vous propose donc la version de Sinatra

Ozuma, ozum(er)a pas?

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ?!! Ouais, bon ce soir c’est du grand nimportnawak.

Mais Ozuma c’est une chouette série écrite par Leiji Matsumoto (松本 零士) qui vaut bien qu’on s’y attarde quelques minutes.

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Synopsis :

La terre est devenue une vaste étendue désertique. C’est dans cet environnement hostile que Sam, un membre de l’équipage du vaisseau pirate Bardanos, pourchasse Ozuma, une mystérieuse machine qu’il pense responsable de la disparition de son grand frère. Un jour, Sam tombe sur Maya, une jeune femme bien étrange poursuivie par l’armée. Il décide de la secourir et de l’amener à bord du Bardanos. Mais la jeune femme semble cacher un secret. Pourquoi l’armée la poursuit ? Qui est-elle vraiment ? Et pourquoi cherche-t-elle aussi Ozuma ?

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Côté technique :

Réalisateur : Ikezoe Takahiro

Auteur : Leiji Matsumoto

Année : 2012

Studio : LandQ Studios, Gonzo

Durée : 6 épisodes

site officiel

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Mon avis :

Tout de suite on reconnais la patte du maître. Même mon chéri, qui ne regarde plus d’anime depuis… ben, depuis qu’Albator ne passe plus au club Dorothée (c’est bien au club DDorothéequ’il passait?), autrement dit depuis une époque où il existait encore les Walkman et les K7, au temps des dinosaures ou presque, a de toute suite reconnu le dessin en
jetant un œil rapide par dessus mon épaule. Ce dessin rendra peut-être nostalgique les plus vieux. Mais je trouve que, tout en gardant sa particularité, le dessin est moderne et s’insère bien dans le panorama de l’anime actuel.

Moi Albator, je connais bien sûr, mais j’ai jamais regardé. Alors, si j’ai tout de suite reconnu le travail de leiji Matsumoto, cela ne m’a pas spécialement perturbé. En tout cas c’est graphiquement agréable et plutôt bien réalisé. Avec une animation basique mais qui passe assez bien. L’ensemble n’a rien d’une oeuvre d’art mais se laisse regarder avec plaisir.

Côté histoire, nous somme dans un scénario post-apocalyptique assez classique avec une terre devenue désertique. Mais il y a une petite originalité : l’humanité se divise en deux « races ». D’une part les Natura, ceux qui se reproduisent par voie naturelle, peu nombreux. Les membres de l’équipage du vaisseau pirate Bardanos sont des Natura. Et de l’autre côté, des hommes « parfait » cloné à partir du meilleur ADN. Et c’est justement la recherche de cette perfection qui fait que l’humanité à causé sa propre perte. Bon, je ne vous en dirai pas plus car sinon je risque de tout dévoiler. Mais j’ai trouvé cet aspect intéressant, de même que la réflexion que cela implique et la conclusion que tout cela enduira.

Les personnages restent assez superficiel, en seulement 6 épisodes difficile de leur donner beaucoup de profondeurs. Néanmoins il y a de belles personnalité, défendant différents points de vu et il est assez aisé de comprendre les motivations de chacun.

Pour conclure je dirais que cette série vaut le détour, et de toute façon, elle ne prendra pas beaucoup de votre temps avec 6 épisodes de 25 minutes. Alors, si vous aimez la SF, laissez-vous tenter.

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=> à voir en streaming sur Manga Passion : link

J’ai testé le hentai

Et oui, la curiosité est un vilain défaut. Mais il est incurable. Alors, autant l’assouvir ^_^

Et puis, si je veux parfaire ma connaissance de l’univers du manga (et j’ai encore un long chemin à parcourir) je dois en explorer les diverses facettes. Le hentai en est une, au même titre que le seinen, le shônen ou le shôjo. (heu… pourquoi est-ce que je me justifie, moi?)

Après de nombreuses hésitations j’ai fini par sauter le pas et ai choisi un titre au hasard. Ben oui, je me voyais mal aller dans ma librairie préféré et demander au charmant vendeur qu’y travaille : « quel hentai me conseillez-vous ? » (pourtant, il y a quelques années j’ai acheté, dans cette même librairie, une belle collection de BD de Manara…). Alors, faute de culot suffisant et d’infos sur le genre, je me suis contenté de choisi un peu au pif sur Amazon. J’ai jeté mon dévolu sur Entre deux.

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Alors bon, niveau scénario ça vole pas bien haut. Keita Sakura rencontre la belle Honoko, ils couchent ensemble. Mais, avant qu’il n’ai eu le temps de la retrouver, Aya lui met le grappin dessus et, il est tellement faible qu’il se laisser faire. Alors que ses pensées sont encore toutes tournées vers Honoko, dont Aya est une bonne amie (histoire de pimenter un peu l’intrigue).

Ce que j’en ai pensé ?

Le scénario est plat et les personnages… pas vraiment « cool ». Sakura est si faible une belle paire de nichon suffit à avoir raison de lui, Honoko est trop gentille et Aya trop obsédé, elle ne laisse même pas le temps de dîner à son petit-amis avant de lui sauter dessus. Oui, mais bon, si on lit du hentai, c’est pas pour l’histoire. Ok, ok… Mais quand même, on pourrait faire un minimum d’effort.

Côté émoustillage, alors ? Là, pas de soucis, dans ce titre, le sexe ne manque pas. Des scènes très explicites et pas désagréables à regarder. Un bémol cependant : des seins vraiment, vraiment trop gros ! Je peux comprendre que ça plaise au mecs, et j’en suis pas un, mais là, ça fait vache laitière !

Au final, une lecture nocturne pas désagréable, mais pas particulièrement palpitante. Un tantinet redondant et ennuyeux. Peut mieux faire.

Défi du jour : trouver un hentai avec un minimum d’histoire et des poitrines normales.

Même pas peur !

Voici le titre de la 5ème édition du Festival cinéma jeunes publics organisé par le Clap Poitou-Charente. Plusieurs villes ont participé à cet événement, dont la mienne. Et en plus pendant les vacances scolaires ! Si c’est pas bien ça! Mon programme de vacances était tout trouvé. Et avec moi, Mimi-chan qui, en digne héritière de sa mère, ne voulais plus quitter les salles de cinéma. Elle en a même presque appris à lire l’heure, du moins, celle de la séance ciné. Ben oui, pour être sur que je n’oublie pas.

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Notre petit programme était :

  • Le jour des Corneilles
  • 10,11,12… Pougne le hérisson
  • Loulou et autres loups
  • Ernest et Célestine

J’avais initialement prévu 3 autres films, mais finalement, une petite fièvre aidant, nous nous sommes arrêté là.

Avant de vous parler plus en détail de chaque film, je vous libres quelques observation générales sur ce festival. Tout d’abord j’ai été surprise par les salles vides. Des films d’animation pendant les vacances scolaires et à 3€ la séance !! Je m’attendais à foule. Finalement on se sentais un peu seuls dans les salles. Peut-être est-ce du au manque de communication. Je suis tombé sur l’info par hasard en allant voir Le chien du Tibet une semaine plus tôt. Autrement, rien, nulle part. Faire un festival, avec des films en avant première et tout, mais pas de pub ! C’est un peu étrange, non?

Sinon, mis à part l’absence du public, le festival offrait un beau programme : beaucoup de films, récents et moins récents. Notre petit cinéma proposait 2 à 3 séances par jour, sur 12 jours, parmi lesquelles 5 avant-premières. C’est pas rien ! Ben oui, j’habite une toute petite ville, avec un tout petit cinéma… alors je trouve ça super !

Entre petite fièvre et escapades (vacances oblige) je n’ai profité qu’assez peu du beau programme offert. Mais assez pour partager quelques impressions avec  vous. Cessons donc ces bavardages inutiles et passons aux choses sérieuses : les films !


Le jour des Corneilles :

Avec Ernest et Célestine, ce film faisait partie des 2 titres que je ne voulais absolument pas manquer. Et j’ai eu de la chance, il passait justement la veille de mon départ pour Paris (mais c’est une autre histoire).

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Synopsis :

Le petit courge vit dans la forêt avec son père. Celui-ci, très dur et sévère, lui interdit de quitter la forêt. Mais un jour le père se blesse, et le fils décide de braver cet interdit pour chercher de l’aide. C’est là qu’il rencontrera Manon.

Ce que nous en avons pensé Mimi-chan et moi-même :

J’ai adoré ! Les décors sont magnifiques. De véritables peintures. Surtout dans la forêt, le dessin fait ressentir cet atmosphère magique qui se dégage de la nature profonde. Les personnages sont quant à eux très stylisé (surtout le petit Courge) mais s’insèrent bien dans ce décor. C’est de toute beauté !

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L’histoire est mignonne. On se prend vite d’affection pour le petit Courge. Le scénario, n’est pas particulièrement bouleversant, mais c’est une jolie histoire. Bien que le film s’adresse au jeune public, l’histoire est tiré d’un roman pour adulte de Jean-François Beauchemin, écrivain québécois. N’ayant jamais lu ce roman je ne peut pas me prononcer sur la fidélité du scénario par rapport à l’oeuvre originale.

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Le film est conseillé aux enfants à partir de 7/8 ans. En effet, moi qui suis adulte, ai vraiment aimé ce film. En revanche Mimi-chan, du haut de ses 4ans et demi (le demi c’est très important à cet âge là) n’a pas beaucoup apprécié. Son commentaire en fin de séance : « j’ai aimé, un peu, mais pas beaucoup ». Personnellement je trouvais qu’il y avais rien de spécialement impressionnant dans ce film. Et vu qu’elle n’a pas eu peur en regardant le chien du Tibet, j’ai pensé qu’il y aurais aucun problème. Or elle a été très impressionné par le père, qui n’est pas vraiment gentil. Quand il se met en colère, ça fout les chocottes ! On aimerais pas être à la place du petit Courge.

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Fiche technique :  

Réalisateur : Jean-Christophe Dessaint (il s’agit de son premier long métrage)

France / 2012 / 1h36

D’après l’oeuvre de Jean-François Beauchemins

Scénario : Amandine Taffin

Musique : Simon Leclerc

Doublage :

le père Courge : Jean Reno

le petit Courge : Lorant Deutsch

Manon : Isabelle Carré

Le docteur : Claude Chabrol

Bande-annonce :

Plus d’info :

Le jour des Corneilles : les secrets d’un dessin animé à l’ancienne à
voir sur le site du Monde


Ernest et Célestine:

Ernest et Célestine en avant première, si c’est pas beau ça !!

La sortie nationale est prévue pour le 12 décembre prochain.

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synopsis :

Célestine est une petite sourie orpheline que l’on destine à une carrière de dentiste. Mais ce qu’elle aime, elle c’est dessiner des ours. Ernest est un ours, un saltimbanque vivant en marge de la société. Le hasard veut que leur chemin se croise et une grande amitié va naître entre les deux aux grand dam des ours et des souries qui condamnent cette amitié.

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Alors, verdict ?

Superbe ! Une vrai réussite. Le dessin, très esquissé, aux couleurs pastel est très doux, très mignon. Le film raconte une belle histoire d’amitié et de tolérance. On y critique les préjugés et l’ignorance. Le tout sur fond de dialogues très amusants. On ris, on souris. On s’amuse et on s’émeut en compagnie de ce couple bien étrange. Résolument un très beau film que je reverrais avec plaisir. Ne le manquez pas !

Ernest et Célestine détail

Et Mimi-chan, qu’en a-t-elle pensé ? Étrangement, elle n’est pas vraiment entrée dans l’histoire. Sans doute à cause de la fatigue. De nous tous (car cette fois j’y suis allée en force, armée de sœur et neveux) c’est sans doute celle qui c’est le moins amusé. Pourtant dans ce film il y a tout : les moments tranquilles, les moments drôles, de l’action et même de la tragédie. En tout cas, la salle était pleine à craquer (et c’est bien la seule fois).

Bande-annonce :

Fiche technique :

Réalisateur : Benjamin Rennes (dont c’est le premier long métrage), Vincent Patar et Stéphane Aubier

France, Belgique, luxembourg / 2012 / 1h20

Scénario : Daniel Pennac

Musique : Goran Bregovic

Doublage :

Ernest : lambert Wilson

Célestine : Pauline Brunner


Loulou et autres loups :

Série de courts métrages (2003).  DVD

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Loulou

de Serge Elissalde (29 minutes), d’après l’album de Grégoire Solotareff

synopsis :

Un été, au pays des lapins, Tom rencontre un jeune loup resté seul après la mort de son oncle. Loulou est un petit loup craintif et Tom fini par en faire son ami. Mais un loup peut-il vivre avec des lapins ?

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C’était bien ?

OUIII !!!! C’était même, très bien. Déjà, c’est Sanseverino qui en a fait la musique. Tout de suite ça donne le ton. Puis l’histoire est vraiment pas mal. Un message de tolérance enrobé dans beaucoup d’humour (décidément !). Graphiquement c’est original, et ça passe très bien, même chez les plus jeunes. Mimi-chan beaucoup aimé également.

On retrouve encore Lorant Deutsch au doublage, avec Matthias Van Khache, François Cahttot…

En revanche, le film était projeté à la suite d’autres courts métrages, tous très différents les uns des autres, tant au niveau de leur graphisme, de leur histoire que de leur qualité.

Micro loup :

de Richard McGuire (7 minutes)

C’est une étrange histoire où un mini loup mange tout le monde. Or là ça s’adressait à des enfants en bas âge. Pour une fois que je respecte les recommandations ! Et ben, ça leur fout un peu la trouille une histoire qui ce termine par « tout le monde est mangé ». De plus graphiquement c’est… comment dire… Pour vous donner une idée : les gens, c’est des anneaux colorés. Ouais, vous l’aurais compris, ça ne nous a pas plus, ni à l’une, ni à l’autre.

Marika et le loup :

de Marie Caillou (7 minutes)

Ce court métrage était intéressant graphiquement. Une histoire d’idole, dont la notoriété est effacé par un loup robot. M’ouais… Il n’y a pas de paroles, mais une espèce de charabia incompréhensible. M’ouai… En revanche le graphisme ne m’a pas déplu : très mignon, rappelant l’esthétique des années 50.

Pour faire le portrait d’un loup :

de Philippe Petit-Roulet (5 minutes)

Un hommage à l’univers poétique de Prevert.

Pour dessiner un loup, il faut des poiles…

Bon franchement, c’était moche. C’était nul. J’en dirais pas plus.

T’es où grand-mère :

de François Chalet (7 minutes)

Un chaperon rouge qui cherche sa grand-mère. C’est l’heure du quatre-heure, mais où est-elle ? Après l’avoir cherché partout avec le loup. Petit chaperon rouge finit par… dévorer le loup !
(?_?) Si, si, vous avez bien compris. C’était pas trop mal. Mais les enfants n’ont pas beaucoup aimé. Graphiquement assez particulier, très stylisé, un peu à la South Park.


10,11, 12… Pougne le hérisson

Programme de trois courts métrages dont le titre à attiré mon attention. Et pour cause ! À à 15 minutes de chez moi il y a un village qui se nomme Pougne-Hérisson. Cela ne peut pas être une coïncidence, tout de même. Et ce n’en est pas une ! À Pougne-Hérisson, ce trouve Le Nombril du Monde. Et le film est parrainé par Yannick Jaulin, autrement dit le créateur du Nombril du Monde. Voilà pour la petite anecdote qui m’a poussé à le choisir.

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Maintenant passons aux 3 courts métrages qui le composent :

Nikita le tanneur :

de Iouri Tcherenkov

2010 / 15 minutes

« dessin à la main, animation par ordinateur style papier découpé »

synopsis:

La princesse est enlevé par un dragon et on envois le tanneur la délivrer

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Tout conte fait :

de Sandy Bienvenut, Alexandra Condoure, Vincent Dromart, Nicolas Quinssac et Mathieu Ringot

2011 / 5 minutes

Entièrement réalisé à l’ordinateur en image 2D et 3D

synopsis :

Une princesse ne trouvant pas de prétendant mais au point une stratégie basé sur les contes de fée. Mais cela ne se termine pas comme on aurais pu le penser.

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L’automne de Pougne

de Pierre-Luc Granjon et Antoine Lanciaux

2012 / 28 minutes

Animation de marionnettes

synopsis :

les livres du royaumes se vident de leurs mots et le rois risque de mourir d’ennui. Pougne, le hérisson, accompagné de ses amis part à la recherche du conteur, afin qu’il distrait le rois de ses histoires.

Il s’agit du 4 et dernier volet des aventures de Léon, Mélie, Boniface et Pougne Dont les précédentes aventures étaient visibles dans 1, 2, 3 Léon !, 4, 5, 6, Mélie pain dépice, et 7, 8, 9 Boniface (http://www.crdp-lyon.fr/les4saisonsdeleon/).

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Bande-annonce :

Plus dinfo sur Folimange

Qu’en avons nous pensé :

Des trois courts métrages, Mimi-chan a, de loin, préféré le très très court Tout conte fait. Et c’est vrai qu’il est très drôle et bien réalisé. Le graphisme y est assez original.

Quant au premier, Nikita le tanneur, je n’ai pas du tout aimé. Je n’apprécie guère le dessin faussement enfantin. L’animation donne mal aux yeux. Et l’histoire, avec le narrateur qui nous raconte tout… non, vraiment, je n’ai rien aimé. Rien du tout !

Enfin, l’histoire de Pougne n’est pas trop mail. Je ne suis pas fan de l’animation de marionnettes, mais bon, pour un très jeune public c’était pas mal.

En tout cas, l’ensemble de ces trois courts métrage ne m’a pas particulièrement marqué.

Et voilà, c’est fini. à bientôt (^_^)

Petit panier de manga # 1

Il y a un endroit où je me rends régulièrement pour y glaner quelques manga. S’agissant d’une solderie, je n’y trouve pas les séries que j’ai choisi de suivre. Mais, à 1€ le tome, il y a de quoi se faire plaisir. Je prends, un peu à l’aveuglette, ce que je trouve. Il m’arrive de tomber sur des petites perle et des auteurs intéressant auquel je ne me sevrais sans doute jamais intéressé autrement. Voici un premier compte rendu de ces trouvailles, bonnes et moins bonnes.

Si la plupart du temps je tombe sur des tomes isolés, il m’arrive de trouver de courtes séries complètes. C’est le cas de Kabuto, le Dieu Corbeau, série en 3 tomes de Buchi Terasawa, paru dans la collection Seinen de Taifu.

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L’auteur dédie cette série à Osamu Tezuka, j’avoue que je vois pas trop le rapport entre Kabuto et ce dernier….

La série tourne au tour de Kabuto, le Dieu Corbeau, qui, génération après génération, se bat contre Kuroyasha Dôki, un puissant démon qui entend reigner sur la terre.

Graphiquement cette série flore bon les années 90, au point de nous faire sourire avec ses héroïnes en bas résille et leur tenues excessivement échancrée. Le scénario, quant à lui, n’est pas particulièrement original, mais la série a un bon rythme et se laisse lire avec plaisir. Petit point négatif : la transition entre deux générations de Kabuto dans le tome 2 est assez mal ficelé et pendant un petit moment on se demande ce qui se passe.

Parmi mes découvertes, 2 manga de Kei Tôme :

Déviances, deuxième volume d’un recueil d’histoires courtes, publié par Taifu dans sa collection Seinen.

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J’ai beaucoup apprécié le coup de crayon de l’auteur, la finesse de son trait, ainsi que la sensibilité et l’humour subtil de ses histoires.

Kuro Gane, premier tome d’une série dont la publication française a été stoppé dès le tome 2 (elle compte 5 tomes en tout). Ce premier volume, proposé par Glénat en 1997, est imprimé dans le format BD franco-belge : grand format, couverture cartonnée, sens de lecture français.

Kero Gane est une histoire étrange et assez intéressante : un samouraï récupère le corps mourant d’un redoutable tueur. Grâce à un savoir-faire étonnant, il en fait une sorte d’homme machine qui ne peut plus mourir. Celui-ci parcourra désormais le Japon avec une épée doté de parole. J’ai beaucoup aimé cet album et son ambiance.

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Je reviendrais plus en détail sur ces album et le travail de Kei Tôme que j’apprécie beaucoup.

Dernier manga de ce petit marché : un one-shot de Kita Konno, Montrez-moi le chemin, publié par Taifu dans sa collection Josei. Et c’est la première fois que je vais vous parler d’un josei !!

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Ce tome regroupe 6 histoires courtes, très différentes les unes des autres. Le dessin de Kita Konno est très simple, doux et expressif.

Dans la première histoire, qui fait 2 chapitres, on retrouve une de ces sempiternelles histoires d’amour incestueux. Ici, une jeune lycéenne est amoureuse de son beau-père. À la mort de sa mère, elle décide de continuer à vivre avec celui-ci et sa petite soeur. Bouleversement hormonal aidant, elle tombe amoureuse de son jeune et beau beau-père. Une histoire banale, mille fois traitée et qui franchement me tape sur les nerfs. Cependant Kita Konno traite le sujet avec sensibilité et évite de trop tomber dans le cliché, faisant de l’héroïne un personnage somme toute assez lucide. Les autres histoires sont toutes plus courtes. Certaines ont un côté fantastique : on y trouve sirènes, extra-terrestre (cella est ma préféré) ou encore souvenir de vies antérieures…

Je ne suis pas prête à me convertir au josei, mais j’ai pris plaisir à lire ce manga.

Il ne me reste plus qu’à vous parler des 2 derniers volumes de mon panier : un manhwa (coréen) et un manhua (chinois).

Començons par le manhwa ! Il s’agit d’un sunjung, soit l’équivalent du shôjo japonais, c’est à dire destiné aux jeunes filles : Palais de Park So Hee (éditions Soleil, collection Gochawon).

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C’est une histoire banale à souhait : elle, elle vient d’une famille plus que modeste. Lui, il est beau, riche et prince héritier (tant qu’à faire). En d’autre terme, l’histoire typique du genre, et qui ne m’emballe pas du tout. Mais Park So Hee s’en sort assez bien grâce à son humour et une bonne dose d’autodérision. On voit souvent le personnage principal dire « si j’étais l’héroïne d’un manhwa, ça se passerais comme ça » et là on à une belle parodies de scène à l’eau de rose avec fleurs et yeux brillants à vous donner la nausée. Ce côté autodérision sauve la mise et rend ce premier tome amusant. Quoi que l’auteur ait un peu tendance à abuser des caricatures des personnages en style grotesque. Maintenant, j’apprends que la série compte 23 tomes en Corée, franchement ça fait beaucoup trop !!

Et le pire pour la fin !! J’ai acheté le troisième tome de Claws of Darkness, un manhua en 3 tomes de Josev et Jerry Cho (éditions Soleil, collection Hero). Il n’y avait pas les autres et le dessin de la couverture était sympa…

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Le dessins, tout en couleur, avait l’air pas mal, original… Oui, mais, à y regarder de plus près, il est très inégal d’une page à l’autre. Certaines cases sont impeccables, et d’autres vraiment pas terrible. La coloration, dans l’ensemble, est plutôt réussie.

Niveau scénario, évidemment, n’ayant pas lu les deux premiers tomes, il me manque des éléments de compréhension. Ceci dit, parfois ça ne tient vraiment pas la route. Ce n’est pas vraiment réfléchit. Une vrai déception !!

Et voilà ! Le premier panier manga s’achève. Bientôt d’autres emplettes (^_^)

またね