Archives mensuelles : janvier 2013

Brendan et le secret de Kells

Le cadeau que je nous ai offert à Mimiko et moi-même pour nos anniversaires (^_^)

brendan et le secret de kells

Titre original : The secret of Kells

Réalisateur : Tomm Moore

Co-réalisateur Nora Towmey

Scénario de Fabrice Zidkowski, d’après l’oeuvre originale de Tomm Moore

Musique de Bruno Coulais

Co-produit par Cartoon-Saloon (Irlande), les Armateurs et France 2 Cinéma (France), Vivi Film (Belgique)

2009

durée : 75 minutes

site officiel

Synopsis :

Brendan, jeune moine, vit a Kells sous la tutelle de son oncle, l’abbé Cellach. Ce dernier ne pense qu’à une chose : construire des remparts assez solides pour protéger Kells des terrible vikings qui ravagent l’Irlande à cette époque (9ème siècle). C’est ici que frère Aidan, grand enlumineur et gardien d’un livre inachevé, vient se réfugier. Le vieux moine prendra Brendan sous son aile et l’initiera à son art. Poussé par Aidan, Brendan va quitter pour la première fois la forteresse et pénétrer dans la forêt où il rencontrera Aisling, un (ou plutôt une) esprit de la forêt qui l’aidera dans sa quête.

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Ce que nous en avons pensé, Mimi-chan et moi :

C’est un très beau film dont le graphisme original m’a rapidement séduite. Le dessin est très stylisé, avec des personnages très géométriques et anguleux qui contrastent avec le décor, surtout
celui de la forêt où les rondeurs, nœuds et arabesques rappellent les dessins celtiques. C’est surtout dans la forêt que la richesse du décors s’exprime, c’est très beau et l’abondance de la nature y est très bien rendue. Elle peut paraître à la fois hostile et accueillante, dangereuse et paisible.

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 Outre son dessin beau et original, Brendan et le secret de Kells possède de jolis personnages : Brendan, jeune moinillon curieux que la soif de connaissance va pousser au plus grand des courages. Aisling, l’esprit de la forêt, est aussi très attachante, vive, insaisissable comme un courant d’air, elle se prend d’affection pour le jeune Brendan en qui elle trouve un ami.

Aidan, artiste un peu fou, sage et espiègle, apporte à Kells et à Brendan l’air d’aventure et de fantaisie qui lui manque. Tout le contraire de l’abbé Cellach, qui est toujours sérieux et dur. Mais derrière cette façade se cache une grande générosité et amour de son prochain qu’il veut protéger de la barbarie des Viking. Les viking parlons-en ! J’ai rarement vu des méchant aussi effrayant et inquiétant que cela. Ils nous donnent vraiment la chair de poule.

A Kells on rencontre d’autres moines, tous bien amusants, bien que l’anachronisme de leur présence nous surprenne. Qu’un moine italien, anglais ou allemand se trouve à Kells au 9ème siècle, soit. Mais le noir et le chinois, c’est tout de suite moins crédible.

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On retrouve dans cette histoire tous les éléments du conte de fée et de la quête initiatique et ça marche. Il y a un bon équilibre entre humour et suspens, action et réflexion, joie et tragédie.
Et tout est bien qui fini bien pour la plus grande joie des petits. Certaines scènes sont vraiment dures et angoissante, j’ai même eu peur que cela soit trop pour Mimi-chan. Mais non ! ça fait peur comme un bon conte de fée se doit de faire peur. D’ailleurs, je parle, je parle, mais qu’en a pensé la petite Mimi ? Et bien, elle adore. Elle l’a déjà vu et revu. ça l’intrigue beaucoup, ça l’impressionne sans pour autant lui faire vraiment peur, bref elle est captivé.

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Et pour son plus grand bonheur, le DVD offre des petit bonus sympa pour les enfants : des jeux et même des coloriages. On y trouve également la version en breton, mais, ça on n’a pas essayé.

brendan et le secret de kells - brendan et aisling

La bande annonce :

 

– Tout ne s’apprend pas dans les livres, vous savez, frère Aidan

– Hehe… J’ai déjà lu ça quelque part

J’adore 🙂

Voilà un cadeau réussi ! Mère et fille sont ravie. Si vous ne connaissez pas ce film je vous le conseille vivement. Et si vous l’avez déjà vu, je vous invite à partager vos impressions en laissant un petit com’  😉



Le coin des curieux :

Hein, quoi ?! C’était pas fini ? Ben non, pour les plus curieux il y a du rab 😉

Le livre de Kells :

Le fameux livre enluminé dont il est question dans ce film existe vraiment. Il s’agit du Livre de Kells (Book of Kells), également connu sous le nom de  Grand Evangéliaire de Saint Colomban. C’est un manuscrit enluminé réalisé par des moines de culture celte au IX siècle. Il Tient son nom de l’Abbaye de Kells ou il a était gardé jusqu’au XVII siècle.

Le livre, resté inachevé, contient les 4 évangiles du nouveau testament ainsi que des notes explicatives écrit en latin. Il est très richement illustré. La qualité de ses enluminures en font un véritable chef-oeuvre. La traditions veut que le livre ai été commencé par Saint Colomban lui-même, mais cette théorie à été démentie par des analyses paléographiques. La véritable origine de ce livre reste mystérieuses et plusieurs hypothèses existent toujours. Une chose est certaine, c’est que le livre est intimement lié à la Communauté religieuse fondé par Saint Colomban, l’Abbaye de l’île de Iona et l’Abbaye de Kells.

Pour la petite anecdote, la couleur verte des enluminure ne vient pas de baie comme on le raconte dans le film mais de malachite broyé, il s’agit d’un minerais.

Aujourd’hui le livre est exposé à la bibliothèque du Trinity College de Doublin.

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L’Abbaye de Kells :

L’Abbaye de Kells a été fondé au IX siècle par des moines originaires de l’île de Iona, une des îles Héberides sur la côte ouest de l’Ecosse où se trouvait une communauté religieuse fondé par Saint Colomban. Les ravages causé par les raids vikings ont rendu l’île trop dangereuses et les moines se sont retiré a Kells, dans le comté de Meath en Irlande. C’est en 814 que Cala, l’abbé de Iona, quitte l’île pour Kells. Les vestiges de la tours monastique ronde sont encore visibles.

Comme dans le film, l’Abbaye de Kells fut attaqué à plusieurs reprises par les vikings. le Livre de Kells y fut volé en 1006 et restitué deux mois plus tard sans sa couverture.

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Les enluminures :

Je vous parle de livres enluminé, d’enlumineurs… Mais savez-vous ce que sont les enluminures ? Il s’agit des peintures ou dessins que les moines enlumineurs exécutaient sur les livres manuscrit rédigés par les moines copieurs du Moyen Âge. Il peut s’agir de simples lettrines comme d’illustration plein page. Les moines enlumineurs devaient maîtrises l’art du dessin , de l’élaboration des pigments et de la coloration.

Tomm Moore :

Co-fondateur et directeur de Cartoon Saloon, il a travaillé sur plusieurs projet d’animation avant de signer ici son premier film en tant que réalisateur.

Vous pouvez suivre son actualité sur ses blogs The Blog of Kells ou Song of the Sea, son prochain film.

Brendan et le secret de kells c’est aussi une BD :

Après le film, Tomm Moore en a fait une BD de deux tomes. Et elle est dispo chez Glénat : link

Cette fois, c’est la vrai fin.

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De mauvais poil !

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Voici un album cartonné vraiment sympa. Le blaireau s’est réveillé de mauvaise humeur. Alors que ses amis cherchent à lui parler, il les renvoie tous sur les roses. Après avoir bien grommelé, bien râlé, le blaireau rentre chez lui et se met à jardiner. Son potager est si beau que cela lui redonne la bonne humeur. Mais voilà que, quand il rends visite a ses amis, ils sont tous de mauvaise humeur. Mais que faire contre cette mauvaise humeur contagieuse ? C’est le merle qui a une idée : organiser la fête des grognons. Le blaireau et le merle réussiront-ils à redonner la bonne humeur à tous les habitants de la forêt ?

Une histoire amusante, un dessin très mignon avec une très jolie coloration. Je suis tout de suite tombée sous le charme de cet album que j’ai offerts à Mimi-chan, une reine des grognon et des mauvaises humeurs. est-ce parce que cela lui ressemble bien? Je ne serais pas vous le dire, mais étrangement Mimi-chan n’a jamais accroché à cet album que je lui propose régulièrement sans succès

de mauvais poil ! p1-2

Côté technique :

Auteur : Moritz petz

Illustratrice : Amélie Jackowski

Édition NordSud

collection Tout carton

2010

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cliquer sur le logo pour en savoir plus 😉

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Princess Jellyfish, ou comment me faire aimer un anime pour filles

Drôle de façon de présenter un anime, me direz-vous. Mais c’est un fait, ces derniers temps j’ai commencé plusieurs animes shôjo et j’en ai fini aucun. Pas que je n’aimais pas, mais j’accroche pas et puis je décroche facilement et fini par carrément oublier de regarder la suite. C’était le cas avec Lovely complex que je n’ai pas trouvé désagréable mais ça traîne en longueur et… au bout d’un moment j’en ai eu marre des « je me prends la tête parce que j’aime ça » et j’ai complètement décroché. 10, 12 épisodes auraient amplement suffit.

11 épisodes c’est justement la longueur de la série dont il est question ici : Princess Jellyfish. Là, j’ai vraiment pas eu le temps de m’ennuyer !

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L’histoire :

Tsukimi Kurashita, jeune femme venue à Tokyo pour y travailler comme illustratrice, a une particularité : elle est une otaku des méduse. Les méduses c’est sa passion : elle les dessine, elle les étudies, elle sait tout sur elle… Et un soir, c’est en rendant visite à une petite méduse dans une animalerie, qu’elle fait la connaissance de Kuranosuke Koibuchi. Une femme à la beauté renversante. Une femme, vous avez dit ? En tout cas c’est ce qu’elle crois avant de découvrir au petit matin Kurosuke sans son accoutrement et se rendre compte qu’il est en réalité un charmant jeune homme, fil un’ homme politique qui aime s’habiller en fille, fasciné par les beaux vêtements et aussi ayant trouvé là un « hobby » qui lui permet de se tenir loin de la politique.

Tsukimi vit dans une résidence avec 4 autres otaku et une dessinatrice de yaoi qui vit recluse dans sa chambre sans jamais en sortir. Ses colocataires ont chacune une passion étrange : Jiji craque pour les hommes d’âge mur, Banba est passionnée par les trains, Mayaya est fan de guerriers chinois dont j’ai oublié le nom (honte à moi, c’est un grand classique) et Chieko adore les poupée traditionnelles et les kimonos. Kuranosuke, malgré la résistance des jeunes femmes, s’introduit dans leur petit monde et va le bousculer.

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Mon avis :

Ce qui est amusant ici c’est l’ambiance complétement décalée. On a bien de la romance, mais l’héroïne avec ses méduses et ses improbables colocataires sont tellement drôle que le côté love story passe presque inaperçu, nous faisant de temps à autre une petite piqûre de rappel non désagréable. On se marre à chaque épisode. Les personnages sont drôles, mais aussi attachants. Peut-être les ai-je tant aimé car je me suis identifiée à eux. Enfin, surtout à elles, les otaku. Ma grande fille, qui a regardé avec moi, me demande « si tu était une vraie otaku, tu serais otaku de quoi? » J’ai réfléchi trois seconde, j’ai regardé cette joyeuse bande et je me suis dit « heu… je vois pas trop la différence entre elle et moi… » Même angoisse devant les « belle personne », la foule, même aversion pour les jolies chaussures… même la dégaine « on/off » y est. Seule différence  : la présence d’un homme ne me dérange pas le moins du monde.

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Une bonne série, avec laquelle je me suis bien marrée et qui, pour le coup, est trop courte. On reste sur sa faim, on en veut encore. Du coup ben, j’ai bien envie de me laisser tenter par le manga.

Petite précision vocabulaire : Si en France on utilise souvent le terme otaku pour désigner les fan d’anime et manga. A l’origine le terme est beaucoup plus large, les otaku sont tous ceux qui ont une passion particulière, à laquelle ils accordent beaucoup de temps et/ou d’argent et qui se pratique chez soi. Bien sur il y a les manga et les animes, mais aussi les jeux vidéos, le culte des idoles et tant d’autres choses encore. Ici d’ailleurs, toutes les otaku ont des passions bien différentes les unes des autres et aucune n’a à voir avec les manga et les animes.

Côté technique :

 Titre VO海月姫

Réalisateur : Omori Takahiro (réalisateur de l’excellent Durarara dont il faudra que je vous parle un de ces jours)

Chara design : Hayama kenji

Studio : Brain Base

Année : 2010

durée : 11 épisodes de 25 min.

Site officiel

   Licencié en France chez Kazé 

(à noter un problème de synchronisation des sous-titres sur un épisode, ça dura pas très longtemps mais c’est absolument insupportable, je crois que je problème à été réglé et n’exste plus dans les nouveaux coffrets)

L’opening est excellent :

Koko dake no hanashi (ここだけの話) de Chatmonchy.

Vous avez reconnu toutes les références cinématographiques ? Moi, il m’en manques quelques unes.

le manga :

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Titre VO : 海月姫

Titre Français : Princess Jellyfish

Auteur : Higashimura Akiko (東村アキコ)

Type : Josei

Editeur VO : Kôdansha

Editeur VF Delcourt/Akata, collection Sakura

Nbre volumes : 7 (10 au japon), toujours en cours

Site officiel de l’auteur : link

son blog : link

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Dans la caverne d’Ali Baba j’ai trouvé…

Je suis partie quelques jours faire des travaux  chez ma mère (vive la peinture et le papier peint). Imaginez la caverne d’Ali Baba non pas remplie d’or, pierres précieuses et autres trésors, mais de livres poussiéreux, vielles fioles et autres objets des plus incongrus. Et ben, vous avez là une idée du lieu où je me tenais (enfin, avant de transformer ça en une chambre ordinaire). Première étape, avant de commencer avec peintures, plâtres et autres bricolages divers : démanteler les piles de vieux bouquins où de beaux trésor du XIX siècle côtoyait de petit roman de poche.

Dans tout ce fatras je suis tombée sur un petit bouquin de cuisine qui a attiré mon attention. Pourquoi celui-là ? Et ben, parce qu’il est en BD !

La cuisine -Les Tours de Main

Par Anne Marie Pajot

Dessin de Roland Gorel

Chancerel éditions

Collection Vidi

1976

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Le dessin de Roland Garel nous amène tout de suite dans les années 70. On y retrouve un graphisme bien typique de l’époque. Enfin je dis ça mais j’en sais rien, j’étais pas encore née ^^ mais ça ressemble bien aux vieilles BD de mon chéri que j’ai pas encore lu… Et puis il y a les coupes des cheveux, les tenues, etc. C’est très amusant de se retrouver propulser dans la famille idéale de l’époque.

De cette famille idéale, on met à l’honneur surtout la grand-mère qui dispense de bon conseil en matière de cuisine et sa petite-fille, jeune femme qui vit encore chez ses parents. Celle-ci note tout sur son carnet (sans doute dans l’idée de devenir une bonne épouse…). Chaque conseil est expliqué dans un strip de 3/4 cases seulement. Ce que mamie nous apprend, ce ne sont pas ses recettes mais plutôt comment faire la cuisine. Et là ce trouve le deuxième intérêt de ce livre. On trouve des recettes partout mais on tombe rarement sur des ouvrages qui nous apprennent les bases, faute d’une grand-mère à se mettre sous la main, on peut trouver dans ce petit ouvrage une aide précieuse.

On commence avec les modes de cuisson : à la poêle, à la cocotte, sur la braise, mais aussi à l’étuvée, à l’étouffée (et oui, c’est pas la même chose ! Ben, moi je savais pas), les braisés, les rôtis… Puis on révise ses temps de cuisson en commençant par les œufs.

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En suite, on apprend le bon moment pour ajouter les condiments. On passe enfin au bon coup de main. Et là encore on commence par les œufs. Qui eu cru que c’était si compliqué de « se faire cuire un œuf ». Et on fini par quelques verbes à savoir conjuguer en cuisine.

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J’avoue qu’en ouvrant cet album, j’étais un peu septique. Finalement je me suis bien amusé et j’ai appris plein de petites astuces. Un livre que je vais précieusement garder dans un coin de ma cuisine.

Pour finir je vous met le coup de main pour réussir un caramel (parce que s’il y a un truc que je rate toujours c’est bien celui-là  -_-‘ )

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Alors, que pensez-vous de ma petite découverte ?

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Je mangerais bien un enfant

Voici la première chronique du Challenge Je lis aussi des albums 2013. Pour cette occasion j’ai choisi un des albums préférés de Mimi-chan. Il y a quelques temps déjà elle a eu sa période crocodiles. Elle regardais les reportages animalier, livres d’illustration et tout ce qui avait, de loin ou de près, un lien avec des crocodiles. Alors pour son anniversaire j’ai voulu lui offrir un livre (encore un !). Je me rends dans une librairie spécialisé dans la littérature jeunesse, sous les arcades, à La Rochelle, avec en tête l’idée de lui prendre un livre sur les vrai crocodiles (sa sœur raffolait des livres sur les félins). Je demande conseil à la libraire mais, déception, elle n’a rien à me proposer. Face à mon mécontentement, la libraire rebondit et me propose ce petit album dont le héros est un petit crocodile. Nous somme à dix mille lieues de mon idée initiale. Mais, faut
avouer que le petit croco de la couverture avec son air pas très content est vraiment craquant. Que faire ? Ben, j’ai craqué évidemment. Et voici comment Mimi-chan recevait pour son anniversaire Je mangerais bien un enfant.

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Sur le coup, ben… comme d’habitude : on ouvre le paquet et… « oh ! super… un livre… ». Jette dans un coin et passe aux paquets offert par des gens plus sympa.

Avec mon album j’avais l’air d’un c**

C’est pas grave. Le livre va rejoindre la jolie collection d’albums léguée par la sœur aînée sur l’étagère et… il y passera un moment dans la solitude. Puis un soir :

« tu veux que je te lise une histoire ? »

« Oui »

« Yeees!! » (cris intérieur de la mère qui, enfin, va partager avec son bout de chou sa passion des livres d’enfant).

On cherche, on choisit. Et ça sera Je mangerais bien un enfant. Ainsi commence une longue histoire d’amour qui me vaudra de lire et relire, soir après soir, les mésaventures d’Achille, le petit crocodile qui voulait manger un enfant.

Le texte est court (pour le soir c’est bien) et drôle. L’histoire est amusante et interpelle la curiosité de Mimi-chan. Achille, petit crocodile que sa mère nourrit à la banane (?_?), se réveille un jour avec une drôle d’idée : « aujourd’hui, il aimerais mieux manger un enfant ! » Sa maman et son papa vont redoubler d’ingéniosité pour le faire changer d’avis. Mais rien n’y fait. Achille veux manger un enfant. Et… ben, non ! Je vais quand même pas vous raconter la fin ! z’avez qu’à lire le livre , nah!

Si l’histoire est drôle, ce que j’aime c’est surtout son dessin. Très stylisé, mais très expressif. Achille est trop craquant. Chaque soir, lire cette histoire était un plaisir (était, parce que depuis on a changé de livre) et Mimi-chan c’est bien amusé en compagnie d’Achille.

Ce petit album nous est proposé par l’école des loisirs, dans la collection Lutin poche. La première édition date de 2004. L’histoire est de Sylviane Donnio, qui signe ici son premier livre pour enfant et les illustrations de Dorothée de Monfreid que vous pouvez retrouver sur son blog Super Sauvages.

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1/10  Challenge Je lis aussi des Album 2013

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Les enfants d’Icare

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Chidhood’s end

Arthur C. Clarke

1954

Traduction de Michel Deutsch

Éditions J’ai lu, 1978

C’est après avoir lu cet article que j’ai eu envie de lire ce roman de Science-Fiction. Bien que l’article disait que le style n’est pas excellent l’histoire me semblait intéressante et j’ai voulu en savoir plus.

Ah! au fait, pour ceux qui auraient cliqué sur le lien, il s’agit d’un article en italien (beaucoup trop long pour que je vous le traduise, désolé).

Alors, ce bouquin, ça parle de quoi ? 

Les hommes sont sur le point d’envoyer leur première fusée sur la lune. Mais, avant que celle-ci n’ai pu prendre son envole, une ombre obscurci le ciel des plus grandes villes du monde.
D’immenses astronefs planent sur touts les principaux centres urbains. Vous pensez tout de suite à Independence Day ? Oui, c’est un peu près ça à la différence aucune attaque ne va émaner de ses puissant vaisseaux. Ils restent là, immobiles, imposant, intouchables et silencieux. Ce n’est qu’après plusieurs mois que les habitants de ces nefs vont se manifester. Ils donnerons des instructions sur la direction que doivent prendre les politiques humaines. Conscients de leur immense infériorité technologique, les hommes n’aurons d’autre choix que d’obéir. C’est d’en haut de leurs nefs, passant par l’intermédiaire du secrétaire général des nations unies que les Suzerains vont donner leur ordres, sans se montrer, et conduire l’humanité vers une ère de paix bien malgré elle. Quel est donc le but de ses extraterrestres ? Pourquoi interviennent-il dans la politique humaine? qu’ont-il a cacher ? C’est sur plus d’un siècle que l’on va suivre l’évolution de l’humanité au contacte des Suzerains.

Au début j’ai trouvé que Tapiroulant (auteur de l’article suscité) était dur avec Arthur C. Clarke. Il n’écris pas si mal, me disais-je. J’avais même noté quelques phrases amusantes…
Oui, c’était au début du roman. L’histoire est intéressante, on a vraiment envie de savoir se qui va se passer. Mais le style est lourd, surtout lors des longs intermèdes explicatifs où Clarke nous donne d’amples détails sur la nouvelle société qui se développe sur terre. Non seulement j’ai trouvé ces passages assommants mais aussi absolument intéressants. Cela n’apporte pas grand chose à l’ensemble du récit.

Autre reproche que je ferais à ce roman, c’est la façon décousue dont avance le récit. Bien sûr, l’histoire se déroulant sur plus de cents ans, les personnages sur lequel on se focalise changent, mais on va parler d’un homme et de son projet à un moment puis, plus rien. On parle de toute à fait autre chose pendants plusieurs chapitres, pour revenir sur lui plus tard, c’est un peu déstabilisant. Car on a envie de le suivre encore un peu et on n’arrive pas à s’intéresser aux nouveaux personnages, on n’accroche pas aux nouveau événements parce qu’on reste sur notre faim concernant les événements précédents.

Malgré ses défauts littéraires, ce livre renferme quelques idées intéressantes. Toutefois j’ai été déçue par l’aspect physique des Suzerains. On en fait tout un mystère et quand enfin on les découvre, ben… j’ai pas trouvé ça très marrant comme hypothèse. Enfin… ce n’est qu’un détail. Des bonnes idées oui, cependant, j’avoue, je me suis forcée à le terminer, tentée que j’ai été plusieurs fois d’abandonner.

Là où je m’interroge, c’est sur la traduction du titre. Oui, encore la traduction ! Que voulez-vous, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement. Je disais donc, la traduction du titre en français me laisse perplexe. Le titre n’ai plus rien à voir avec la version originale (Childhood’s end) et surtout j’ai du mal à voir ce que titre  a à voir avec l’ensemble de l’histoire.
Les enfants d’Icare… Qu’est-ce qu’Icare vient faire là-dedans, je me le demande.

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Petit panier de manga # 2

Même principe que pour le premier panier : des tomes  de manga piochés au hasard sur les étalages pas cher. Je prends tous ce que je trouve pour découvrir des auteurs et des éditeurs, me faire une idée avant de chercher à en savoir plus.

Aujourd’hui c’est un tout petit panier, avec 2 tomes seulement. Deux seinen au style très différent :

Red Garden – T2 :

 Manga que j’ai eu le plaisir de découvrir sous le sapin. Bien que je n’ai pas lu le tome 1, je n’étais pas perdue. Ce tome deux commence par un bref résumé du tome précédent et la présentation des personnages principaux, ce qui m’a parmi de m’y retrouver sans problèmes.

L’histoire : 4 jeunes femmes ont été assassinées en cherchant leur amie commune Lise. Bien que mortes, elle se réveillent sans souvenir de cet épisode. C’est une mystérieuse femme qui leur apprend cette triste vérité et leur annonce qu’elle vont devoir se battre contre des monstres. (tout ça se passe dans le tome 1, je ne fait donc que résumer le résumé).

Le tome deux se concentre surtout sur l’une de ces 4 jeunes filles : Kate, la meilleure amie de Lise.  On y voit aussi Claire, tandis qu’une amitié commence à se construire entre ces deux jeunes filles dont le seul point commun est d’être des amie de Lise (et aussi de devoir se battre ensemble). Les deux autres n’apparaissent que lors de combat, auxquels, d’ailleurs, elle prennent peu part, puisque c’est surtout Kate, mue par une étrange force, sa volonté de survivre et peut-être aussi manipulé par autre chose, qui défonce tous les méchants monstres. Méchants oui, parce qu’il s’agit de tuer ou être tué. Mais que se cache vraiment derrière ses humains qui deviennent soudain des créatures monstrueuses et agressives s’attaquant à d’étranges jeunes combattantes, toutes mortes et pourtant pourvue d’un corps extrêmement puissant ? Difficile de trancher entre les deux camps, les jeunes filles sont manipulé par des personnes fort peu recommandables qui se battent contre des gens pas plus recommandable mais qui semblent ne rien vouloir d’autres que survivre eux aussi.

Si le tome 2 fait la part belle à la jeune et jolie Kate, on y apprends aussi à connaitre Hervé, mystérieux jeune homme qui à assassiné les 4 jeunes femmes et qui se bat pour protéger son adorable petite sœur (et oui, il y a toujours une adorable petite sœur) menacée par une terrible maladie.

Une histoire classique, certe, mais efficace. Du mystère, de l’action à la pelle. Le tout servi par le très beau dessin de Ayamura Kirihito. Une touche en trop de gotique Lolita à mon goût, mais très beau quand même.

Red Garden

Scénario : Gonzo

Dessin : Ayamura Kirihito

Type : Seinen

Editeur VF : 12 Bis

4 tomes (términé)


Aya Conseillère culinaire – T4 :

Ce tome 4 se focalise principalement sur le personnage de Kowai Ippei, l’associé de Aya, l’héroïne de la série. Celui-ci a une semaine pour apprendre à une starlette qui doit passer dans une émission culinaire à cuisiner. Le problème c’est qu’elle déteste cuisiner. Quelques pages permettent d’en apprendre plus sur l’histoire de Aya, mais, étant donné que je n’ai pas lu les tomes précédents, difficile d’en suivre le fil.

Graphiquement ce manga est des plus banal. Pas désagréable, mais il ne dégage rien de particulier. Mais, si vous aimez cuisiner, le thème vous séduira : la gastronomie japonaise. Alors, en lisant j’étais un peu déçue : je trouve qu’on ne nous donne pas assez de détails sur la cuisine. Il y est bien question d’apprendre à cuisiner mais on ne nous fournis pas les info nécessaires pour essayer chez soi. Tant qu’à parler de cuisine, autant y aller à fond, qu’on puisse goûter ! Les cours de cuisine de Ippei ne sont pas inantéressant, mais de là à pouvoir s’y essayer… Mais votre patience sera récompensé ! À la fin du volume on retrouve deux recettes. J’ai pas encore testé.

Pas la série du siècle mais agréable à lire et qui donne l’eau à la bouche. Je me laisserais bien tenter par quelques tomes de plus. Malheureusement pour moi, la commercialisation en a été stoppé. Je ne sais pas si je trouverais les autres si facilement.

Aya Conseillère culinaire

Dessin et scénario : Ishikawa Saburô

Supervisé par Kobayakawa Yôsei

 Type : seinen

Editeur VF : Doki Doki

5 tomes (terminé)

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Piano forest

Il y a quelques mois, j’avais publié un article où je présentais quelques animes dont le thème principal tournait au tour de la musique classique. Aujourd’hui nous allons encore une fois nous mettre au diapason de la musique classique avec Piano Forest, un long métrage de Masayuki Kojima.

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Titre VO : ピアノの森

Synopsis : 

Amamya est le fils d’un célèbre pianiste, destiné depuis sa petite enfance à devenir pianiste à son tour. Il étudie le piano avec acharnement et sérieux depuis ses 4 ans, participe aux concours et veut devenir le meilleur. Contraint d’intégrer une nouvelle école suite à la maladie de sa grand-mère, il y rencontrer Kai. Kai est pauvre, grossier et bagarreur, mais il a bon cœur. Il se rapproche du nouveau venu et lui fait découvrir un mystérieux piano abandonné dans la forêt qu’il est le seul à pouvoir jouer. Amamya se rend alors compte que Kai possède un don pour la musique et veut le pousser à étudier, mais pour ce dernier la musique est un jeu. Un jeu qu’il va finir par prendre bien plus au sérieux qu’il ne l’aurait imaginé.

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Mon avis :

Un film très agréable sur l’apprentissage de la musique classique. Les deux héros ont une façon complètement opposé de voir, et surtout de vivre la musique. Amamya étudie consciencieusement depuis son enfance. Il doit suivre la voie que son père à tracé pour lui. Et bien qu’il aie de grandes ambitions, la musique et le piano ne sont pas pour lui un plaisir, mais plutôt un ennemi contre lequel il se bat pour devenir toujours meilleur. Alors que les autres enfants allaient jouer, lui il était obligé d’étudier son piano et en est arrivé à le détester. Pourtant son ambition est intacte : il vaut devenir concertiste, même si pour cela il doit sacrifier son temps libre.

Kai, enfant pauvre et libre, découvre la musique seul. Un vieux piano abandonné dans la forêt devient son terrain de jeu favori. C’est parce qu’il y prends plaisir qu’il est chaque soir sur son piano. La musique il la comprend sans l’avoir étudié, il a un don, une sensibilité qu’Amamya ne peut que lui envier. Séduit par ce talent dont Kai n’a même pas conscience, Amamya veut convaincre son ami d’étudier afin de devenir un pianiste extraordinaire. Kai ne peu pas le comprendre. Ce n’est qu’on constatant ses propres limites, en essayant en vain de reproduire la valse du petit chien que Kai va accepter l’idée d’étudier le piano. Ce n’est pas son ambition qui l’anime, mais l’amour de la musique, l’amour du piano.

Se lie alors entre les deux garçon une relation singulière d’amitié sincère mais aussi de rivalité, car Amamya sait au fond de lui que son ami possède quelque chose qu’il n’a pas et qu’il ne pourra pas obtenir malgré une étude acharné du piano. Il en éprouvera de la frustration mais cela lui ouvrira aussi une nouvelle dimension de la musique. Il comprendra que sa façon de voir n’est pas la seule et qu’il faut qu’il change ses sentiments s’il vaut changer sa musique.

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Fiche technique:

Réalisateur : Masayuki Kojima (Le chien du Tibet)

Scénario : Ryuta Haurai d’après le manga de Makoto Isshiki

Studio : Madhouse

durée : 101 min.

année : 2007

Sortie en France : 2009, distribué par Kazé

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Le Manga :

Le manga Piano no mori (ピアノの森) de Makoto Isshiki est publié depuis 1998 par Kodansha, il compte déjà 22 tomes et est toujours en cours. C’est un shônen, initialement pré-publié dans Young Magazin Uppers, puis transféré dans Weekly Morning.

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Zetman

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Réalisateur : Osamu Nabeshima

Auteur manga : Masakuzu Katsura

Studio : TMS Entretainment

Année : 2012

Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Site officiel

Licencié en France par Black Box

 

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Synopsis :

Parmi les hommes se cachent d’hideuses créatures en proie aux instincts meurtriers, Jin possède le pouvoir de les vaincre en se transformant et ZET. De son côté le jeune Koga, mu par un rêve : devenir un héros, devient Alpha, un justicier masqué. Tout deux deviendront à la fois rivaux et collaborateurs dans la lutte contre les Playeurs, monstres tueurs.

 

Mon avis :

Sur le plan technique cette série est réussie : graphisme agréable, bonne animation, un chara-design pas spécialement original mais bien fait, proche du dessin original du manga…

Le Scénario est lui-aussi proche du manga. L’histoire, bien que pas très originale en soi, est bien mené. On y voix les différents personnages se construire, se révéler au fur et à mesure. Mais avec seulement 13 épisodes, la série est peut-être un peu trop courte. On n’a certes pas le temps de s’ennuyer, mais cela ne laisse pas assez de temps pour travailler l’évolution des personnages, ni de construire véritablement les relations qui les unissent. Je pense notamment à Jin et sa petite amie. Alors que Jin est un solitaire endurci, il devient en trois coups et deux mouvements un amoureux transit, cela n’est pas très cohérent avec la personnalité du personnage. On pourrait émettre l’hypothèse d’un coup de foudre, mais non ! Cela on nous le montre bien, Hanako fini par l’avoir à l’usure, elle s’incruste littéralement dans sa vie, sans trop demander l’avis du pauvre Jin. L’anime ne laisse pas assez de temps pour montrer comment celui-ci fini par l’accepter puis l’aimer, la transition est trop brutale. Hanako Tanako pose encore problème dans le dénuement de l’histoire pour des raisons que je ne vais pas vous exposer, afin de ne pas dévoiler l’intrigue. Mais encore une fois, je trouve que cela manque de cohérence avec l’ensemble.

En dehors de ces quelques incohérences, un autre point me chiffonne. Seul les deux personnages masculin centraux : Jin/ZET et Koga/Alpha sont bien construits. Les autres manquent de profondeurs, notamment les personnages féminin qui sont assez insignifiants autant par leur personnalité que par leur rôle dans l’histoire avec un prix spécial du « personnages féminin le plus inutile » pour la petite sœur de Koga, Konoha. Hanako s’en sort mieux, avec un rôle plus important dans le dénuement de l’histoire et quelques images tentant de nous expliquer sa personnalité mais qui restent à mon goût assez plates. Parmi les playeurs on découvre également des personnages dont on ne fait que soupçonner l’importance, une sorte d’appel « si vous voulez en savoir plus, lisez le manga » ou quelque chose du genre. Enfin je dirais que les intentions des ennemis de Zet sont assez floues.

En conclusion, je dirais qu’on a là un anime agréable, une histoire avec du potentiel mais qui aurais mérité un plus ample développement.

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Le manga :

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Zetman est, avant tout, un seinen de Masakazu Katsura (桂正和) publié depuis 2002 par Shueisha, pré-publié dans la magazine Yong Jump. Au Japon la série compte 18 tomes et est toujours en cours.

La version française, disponible chez Tonkam, dans collection Young, compte déjà 17 tomes, le 18ème étant prévu pour mars prochain.

N’ayant lu que les trois premiers tomes, je ne peux que donner quelques impression sur cette série. Néanmoins, ce début me semble prometteur. Le graphisme est très agréable, dynamique. Le dessin très réaliste est particulièrement réussi sur les personnages âgés, notamment le « papi » de Jin qui dégage une sacrée aura. Il y a un bon équilibres entre scènes d’action avec jolies bastons et pauses narratives qui permettent à l’intrigue de se mettre en place. Un soupçon de fan service  avec quelques petites culottes & Co, cela reste assez discret, agréables à l’œil sans nuire au ton grave et dramatique de l’histoire.

Au terme du troisième tome  Jin et Koga sont encore jeunes et viennent tout juste de se rencontrer. C’est d’ailleurs là une des principales différences que j’ai constaté entre le manga et l’anime. Alors que dans ce dernier ils sont amis d’enfance, dans le manga, le Jin enfant ne rencontre que Konoha, la petite sœur de Koga. Ce dernier, il ne le rencontre que des années plus tard quand, alors collégien, Koga décide de faire une première intervention en tant qu’Alpha. Une différence qui me semble très importante et qui est d’autant plus surprenante qu’on retrouve certaines scènes du manga reproduite au détail près dans l’anime.

Ce n’est pourtant pas la seule différence. Le sort de Mlle Sakura (Kawakami Akemi, dans la VO), jeune femme chez qui Jin trouvera refuge un certains temps, semble différent. À moins qu’il n’y ai un rebondissement la concernant dans les tomes suivants, mais je ne crois pas. La façon dont celle-ci se fait agresser dans l’anime est également très différente de la version originale. Ces changement, loin d’apporter profondeur au récit, le rendent à mon avis plus banal.

Est-ce que la suite de l’anime continue en s’écartant du manga ? Je ne peux pas en juger, mais vus les quelques incohérences dans le scénario dont je parlais plus haut, j’ose espérer que le manga y prête une plus grande attention et construit mieux son intrigue.

Quoiqu’il en soit, ces premiers tomes m’ont bien plu et donnent envie de lire la suite.

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Petite remarques sur la traduction : pourquoi avoir changé le nom de Kawakami Akemi en Mlle Sakura ? à en croire les traduction de manga, toutes les femmes japonaises s’appellent Sakura… Autre remarque, Jin l’appelle oba-san qui signifie tante et qu’on utilise pour parler de femmes mûres, non obaa-san qui signifie mamie et qu’on utilise pour les vielles dames. Voir Jin appeler une femme d’une trentaine d’année « mamie » dans le manga m’a quelque peu choqué. Enfin, elle travaille comme strip-teaseuse !! De là à l’appeler mamie… même pour un enfant elle n’a rien d’une mamie !! Non mais, je vous en donnerais du « mamie » moi 

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Amer Béton

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Titre VO鉄コン筋クリート

Réalisateur : Arias Michael

Auteur du manga : Matsumoto Tayô (松本大洋)

Studio : 4°C

Année : 2006

Durée : 1h46

 

Synopsis :

Kuro et Shiro, deux « chats » errants vivant par leur propres moyens dans les rues de Takara, quartier au centre d’une mégalopole. Agiles et bagarreurs, ils vivent de petits larcins et font la loi à Takara. Shiro (Blanc) naïf et joyeux, est la joie de vivre de Kuro (Noir). Ce dernier, tente tant bien que mal d’épargner la cruelle réalité à son cadet rêveur. Mais leur terrain de jeu est convoité par de puissant yakuza qui ont d’autres projet pour le quartier. Kuro décide de protéger « sa » ville. Les deux enfants se retrouvent alors poursuivis par de terribles tueurs.

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Bande-annonce :

 

Mon avis :

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Un film époustouflant ! C’est tout d’abord le graphisme qui m’a marqué, très original, très coloré, surchargé même. Ce qui frappe se sont surtout les décors si riches en détails qu’il faut revoir le film plusieurs fois pour en saisir tous les éléments. La ville est une vraie Babylone, dont les aspects architecturaux rappellent à la fois l’Inde, la Chine, le Japon et même l’occident.

Les personnages sont également bien traité. L’histoire se concentre sur Shiro et Kuro (Blanc et Noir) le couple d’enfant errant au caractère complémentaire. Il sont le Yin et le Yang, ensemble ils s’équilibrent. Comme dit Shiro : « J’ai toutes les visses pour réparer le cœur de Kuro ».

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Si ces deux enfants sot intéressants dans leur psychologie et leur dynamique, le film nous offre également de nombreux personnages secondaires très intéressant. J’ai tout particulièrement apprécié Suzuki, le vieux yakuza. La dernière scène où il apparaît est particulièrement émouvante.

Le scénario est aussi riche que les décor et chaque élément semble être une métaphore. Et après l’avoir vu deux fois, j’ai encore le sentiments d’être passé à côté de la moitié des choses. Kuro et Shiro représentent sans doute l’équilibre entre le jour et la nuit. Mais ils sont également le symbole d’une génération livré à elle même qui tente tant bien que mal de survivre dans une mégalopole devenue inhumaine.

La ville joue, d’ailleurs, un rôle très important, ses mutations, sa modernisation forcé par les « étrangers » qui veulent détruire le vieux quartier pittoresque et le remplacer par des lunapark, symbole du monde de consommation, les commentaires nostalgiques du vieux policier et du vieux yakuza… tout me fait penser à la marche forcé vers le progrès du Japon en général et de sa capitale Tokyo en particulier. La nostalgie qu’expriment à la fois le policier et le yakuza, mais aussi le vieux mendiant, est un thème récurant, regret d’un passé où il existait plus d’échanges, plus de solidarité entre les habitants d’un quartier, opposé à l’individualisme galopant des villes modernes où chacun ne pense qu’à soi-même. Mais cette nostalgie ne peut rien contre la marche en avant de la ville. Tous sont impuissant face au progrès, c’est s’adapter ou mourir.

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On retrouve dans ce film, beaucoup de références, je suis sans doute passé à côté de la plupart d’entre-elle. Si j’ai relevé quelques unes des références bibliques, je n’ai pas le bagage culturel qui me permettrais de comprendre la symbolique propre à la culture japonaise. Parmi cette profusion de références j’ai remarqué un détail amusant : la cicatrice sur le visage du docteur qui soigne Shiro de ses graves blessures, hommage au célèbre Black Jack de Tezuka.

Techniquement le film est merveilleusement réussi. Je n’y connais pas grand chose en animation (rien du tout en fait) ce qui ne m’empêche pas d’en apprécier la très bonne qualité de ce long métrage. Décors somptueux, animation fluide, dynamique, une bonne bande sonore… rien à redire ! La première fois, j’en suis resté littéralement scotché sur ma chaise. J’en ai prix plein la tête et, la séance finie, je n’ai rien pu dire d’autre que « waouh ! ».

Après avoir terminé l’écriture de cette chronique, j’avais le sentiment d’être passé à côté de trop de chose. Je suis donc allée faire un tour sur le net. Mais surprise ! Je n’ai rein trouvé, ou presque. Personne ne semble avoir remarqué ce film. Heureusement l’équipe de MangaVorace sur Akata est là et nous offre un dossier très intéressant sur Amer béton, film et manga réunis.

Avez-vous vu cet anime ? Qu’en pensez-vous ?

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