Archives mensuelles : février 2013

It’s (my) your world

Il y a quelques jours j’ai reçu un mail de Kana pour m’informer de mises à jour de leur site et (c’est là que ça devient intéressant) que, pour les abonnés à leur newsletter, kana donnait accès à la totalité du tome 1 de It’s your wold en ligne. Vous pensez bien, j’ai tout de suite cliqué sur le lien. D’autant plus que je m’étais récemment renseignée sur ce titre.

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Résumé :

Hiroya, jeune collégien japonais, déménage avec sa famille à Paris. Il va devoir faire face aux difficultés de l’intégration, la barrière de la langue ne l’aidant pas beaucoup. Il arrivera tout de même à se faire une petite place et à s’habituer aux nouvelles mœurs locales (ah! ces français et leurs bises…)

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Ttitre original : Its your world

Auteur : Kawakami Junko

éditeur français : Kana (collection Made in)

première publication : 2008

2 tomes (toujours en cours)

Type seinen, genre tranche de vie.

Mon avis :

C’est léger, parfois un peu stéréotypé, mais assez vrai. Sans pousser trop loin dans la réflexion, It’s your world met en évidences les difficultés que l’on éprouve en débarquant dans un nouveau pays. Il faut tout (ou presque) désapprendre. C’est parfois fatigant, démoralisant, mais on y réfléchissant bien, les gens sont finalement partout les même. Et pour peu qu’on fasse des effort, on arrive à  se faire une petite place dans ce nouveau monde.

Le ton est léger mais juste. Je me suis identifié facilement au héros, ayant moi-même vécu une histoire similaire. It’s your wold finalement, is my world. Et Hiroya ne s’en tire pas si mal. Bien que certaines scènes sonnent parfois un peu cliché, c’est vraiment comme ça que ça se passe. Je pense notamment à la scène où, au début de l’histoire, Hiroya et sa sœur annoncent à leurs camarades de classe leur départ pour la France. Cela m’a bien fait sourire et je me souvient encore de la réaction de mes anciens camarades quand je leur ai annoncé la même nouvelle, leur réaction était encore plus cliché que dans le manga !

Ni fous rires ni larmes, mais une succession de moment de vie de ce jeune expatrié qui me font sourire, me ramènent au « bon vieux temps ». Une lecture très agréable. Le dessin est simple, assez classique, pas particulièrement chiadé, mais efficace. Un bon manga, quoi.

Pour conclure : Merci Kana ! Maintenant j’ai bien envie de lire la suite (mais il y a d’autres titres en haut de ma wish-list, alors ça sera pas pour tout de suite).

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Le chat aux millions de vies

Aujourd’hui c’est d’un album jeunesse japonais que je vais vous parler : Le chat aux millions de vies de Sano Yôko.

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Il était une fois un chat qui vécut

des millions de vies.

Il était mort des millions de fois

et avait revécu des millions de fois.

C’était un magnifique chat tigré.

Des millions de personnes avaient aimé ce chat

et des millions de personnes avaient pleuré

chaque fois qu’il était mort.

Le chat, lui, n’avait jamais pleuré.

C’est ainsi que commence le livre. Tout de suite on est dans une drôle d’ambiance. Il est question ici de mort et même de plusieurs mort. Car ce chat renaît, encore et encore, mais dans aucune de ses vies il ne connais le bonheur. Il a été le chat d’un roi, mais il n’aimait pas le roi ; le chat d’un marin, mais il n’aimait pas la mer ; le chat d’un cirque mais il n’aimait pas le cirque…

Une autre fois, le chat ne fut le chat de personne.

C’était un chat de gouttière.

Pour la première fois, le chat était son propre maître.

Le chat s’aimait beaucoup.

C’est là qu’il rencontre une belle chatte blanche et, pour la première fois, il va aimer. Ensemble il fondent une famille. Dans cette vie le magnifique chat tigré va connaître l’amour, le bonheur et le deuil. Pour la première fois il va pleurer. Et pour la dernière fois il va mourir.

Certains trouveront cette histoire morbide, triste, étrange… moi j’aime beaucoup. Je la trouve un peu triste mais aussi très belle. Et puis la mort cela fait partie de la vie et c’est une façon comme une autre d’aborder le thème. On retrouve dans cette histoire pour enfant une philosophie toute bouddhiste qui ne conviendra pas à tout le monde. Ceux qu’y sont sensibles aimeront ce livre.

Le texte est accompagné de très jolies aquarelles de l’auteur.

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Titre VO : 100万回生きたねこHyakumankai ikita neko

Auteur : Sano Yôko (佐野 洋子)

Traduction : Mina Ozawa et Corinne Quentin

Édition Philippe Picquier, dans la collection Picquier Jeunesse (link)

1ère parution : 1977 aux édition Kodansha

Version française édité en 2009



Je me suis procurée le texte de la version originale.

Si vous êtes intéressé, laissez-moi un commentaire, je la posterais dans un article distinct pour ne pas surcharger celui-ci.

Le Crom Cruach

Crom quoi ?! Le Crom Cruach ! Si ça ne vous dit rien, c’est que vous n’avez pas encore vu
l’excellent Brendan et le sectret de Kells. Va falloir vite y remédier ; )

Ce film est génial ! Tellement génial que depuis 3 semaine Mimi-chan le regarde une fois par jour, si ce n’est pas deux ou trois. Et moi je ne m’en suis toujours pas lassé. Au contraire, cela m’a permit de me rendre compte que la bande originale du film est excellente. Mais j’y reviendrais plus tard. Parlons d’abord du Crom Cruach.

Dans le film, Brendan doit affronter un étrange serpent appelé le Crum Cruach pour lui dérober son œil.

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Sachant que le film s’inspire de fait réels (le livre de Kells existe vraiment, voir pécedent article) j’ai voulu en savoir plus sur cette étrange créature appelé Crum Cruach. A-t-il été inventé par les réalisateurs du film, ou s’agit-il d’un personnage de la mythologie celtique ?

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Crom Cruaich ou Cenn Cruaich. Irlande

Le Sinueux du Tertre ou Chef du Tertre à qui l’on offre le premier-né de chaque portée ou l’aîné de chaque progéniture.

Jean- Paul Persigout. Dictionnaire de mythologie celte. Brocéliande/Éditions du Rocher,1996.

En poussant un peu avant mes recherches, j’ai appris qu’il s’agit d’une idole adorée par tout les habitant de l’Irlande avant l’arrivée du Christianisme. Divinité de la fertilité, il demande des sacrifices en échange de lait et grain. Il était représenté par une pierre dorée entourée de 12 pierres, représentant 12 divinité subsidiaires. La légende veut que le Crom Cruach ai été défait pas Saint Patrick, celui qui christianisa l’Irlande.

Dans le film on voit bien les pierres disposé ainsi en cercle, mais le Crom Cruach y prend la forme d’un serpent. Je n’ai trouvé aucune information venant confirmer cette forme. Qu’il est ou non une représentation serpentesque dans la mythologie celtique, je trouve que sa représentation est particulièrement réussi dans le film.

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Je profite de cet article pour revenir sur la bande original du film qui est, comme je l’ai dit, excellente. La musique est composée par Bruno Coulais et interprétée par un groupe de musique trad irlandais : Kila. Bruno Calais s’inspire des sonorité traditionnelles pour nous offrir une BO originale et très efficace.

Si j’aime beaucoup la BO, Mimi-chan craque complètement pour cette chanson chantée par Aisling (elle connaît les paroles par cœur )

 

Five, le shojo ultra-cliché

Nous avons reçu ce manga en cadeau lors d’une opération promotionnelle de l’éditeur : pour deux manga acheté on recevait un troisième gratuit choisi parmi une section de titre faite par l’éditeur. J’en ai profité pour acheter la suite de Bakuman et Five était la surprise qui l’accompagnait.

Cette opération ne date pas d’hier, elle a eu lieu l’été dernier mais, depuis, ces manga ont rejoint la bibliothèque de A-chan. Je n’y ai pas mis les pieds depuis plusieurs mois. C’est le challenge lancé par le Club Shojo sur le forum qui m’a donné l’idée d’aller piquer quelques manga sur ces étagères là, dans l’antre de la bête. Bête fort sympathique, puisque quand je lui ai fait part de mon projet, elle m’a dit « bouge pas », a disparu dans son antre et en est ressorti les bras chargé de shojo et de shonen. Que des titres que je ne connaissez pas, à l’exception d’un que je lui avais déjà piqué (Library wars – Love & Wars).

De cette pile j’ai donc tiré Five, occasion de relever à la fois le défi lancé par le Club Shojo et mon défi perso : lire du shojo en 2013. Et avec Five je ne pouvais pas plus mal tomber : plus shojo tu meurs !

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Résumé :

Hina, jeune lycéenne qui a passé sa jeune vie à déménager au grès des mutations de son père, va intégrer un nouveau lycée et elle se réjouit : ce sera le dernier, fini les déménagements, elle va enfin pouvoir se faire des amis. Mais voilà qu’à sa plus grande surprise, elle se retrouve dans une classe rassemblant la crème de l’école et qui ne compte qu’une seule fille, Hina elle-même. Le tops 5 de cette classe, les 5 plus beaux, plus intelligents et plus indisciplinés élèves de la classe vont prendre Hina sous leur aile. Hina qui ne se laisse pas impressionner remet Toshi, le plus beau mec du lycée en place dès son arrivé. Ce qui lui vaudra avoir, la première, touché son cœur. Ce coureurs de jupons est-il sincère envers Hina ? Ou la fait-il marcher ? Que de suspens ! (non je rigole, il y a pas de suspens du tout!)

Fiche technique :

Titre VO : ファイブ

Auteur : Shiori Furukawa

Année première parution : 2004

Éditeur VO : Shûeisha

Éditeur VF: Kana, collection Kana-shojo

Nombre de tomes : 15 (terminé)

Mon avis :

On prend tous les cliché du genre shojo life-school, on secoue bien et voilà : Five est servi. Tout y est : l’héroïne naïve et spontanée, le harem dans lequel l’héroïne qui rêvait d’amour va pouvoir faire ses emplettes… Côté bishonen il y en a pour tous les goût :

  • le populaire : premier au classement, beau, rebelle, adulé par toutes les filles du lycée qui se disputent ses faveurs. Bref, l’incontournable prince du lycée.
  • le sportif.
  • l’enfantin.
  • le beau ténébreux laconique.
  • et bien sur l’intello.

Quelle originalité ! On avais jamais vu ça avant.

Mais le manque d’originalité ne s’arrête pas là. Le scénario est aussi creux que le point de départ. On n’a aucune surprise. L’héroïne, par sa pureté et sa naïveté complètement anachronique (on est au XXI siècle, m***), doublé d’une bonne dose des spontanéité et de sincérité, va conquérir le cœur de ses jeunes fougueux et réussir là où aucune fille n’avais réussi avant, toucher le cœur de Toshi, à moins qu’il ne joue la comédie. Là encore on a un goût de déjà vu.

Du déjà vu donc, mais puisque c’est une recette qui marche, la mangaka aurait tort de se priver. Le problème ce n’est pas tellement que la trame de fond soit banale, c’est qu’ici il n’y a pas ce petit plus qui nous ferait aimer une série dont on connais déjà toutes les ficelles. Non, ici il y a rien. Que du cliché. Et du gros cliché, qui a eu au moins le mérite de me faire sourire toutes les deux pages tellement c’est gros.

Commençons par le commencement. Page 6, alors que Hina vient arriver au lycée et que le professeur l’escorte jusqu’à sa nouvelle classe, elle croise dans les couloir un couple qui s’enlace. Sa réaction est immédiate :

Beurk ! Je cherche l’amour, bien sûr, mais rien d’aussi dégoûtant…

My God ! Mais que faisait donc ce couple dans les couloir de l’école ? Rien, rassurez-vous. Il ne s’embrassent même pas. Le garçon tient une fille son ces bras, celle-ci qui fait une bonne tête de moins que lui (comme il se doit) enfuis la tête dans son épaule enlaçant de ses deux bras le coup du jeune homme.

Beurk ! mais qu’on conduise ces deux dévergondé au bûcher, faire de pareille choses en public ! A-t-on déjà vu ça ?

Bon, je me moque, mais faut replacer ça dans son contexte. Je ne suis jamais allée dans un lycée japonais mais j’imagine aisément que les mœurs n’y sont pas si légère que dans les lycée français. Et pour tout vous avouer, j’ai eu un peu près la même réaction la première fois que j’ai mis les pieds dans une école française. J’étais vraiment choqué par ces comportement libertins. Enfin, s’embrasser dans la cours d’école, voyons, vous n’y pensez pas !

Va pour cette remarque vieux jeu. On continue la lecture. Et là, j’ai pas le temps de lire deux pages que je souri déjà. Elle arrive dans sa nouvelle classe et surprise ! Il n’y a que des garçons. Passons sur le fait que cette « surprise » manque totalement d’originalité scénaristique, mais intéressons nous plutôt aux explication que nous propose la mangaka : la classe A+ que Hina vient d’intégrer regroupe les meilleurs élève de l’école et Hina est la première fille a attendre le niveau pour y accéder. Pourtant il suffit de s’intéresser ne serait-ce qu’un peu à l’univers des études, consulter quelques statistique pour savoir que, dans la vraie vie, les femme ont globalement de meilleurs résultats scolaires, et font des études plus longues. Ce lycée doit faire sans doute office d’exception…

Après cela, il y a des clichés, encore des cliché… Je ne vais pas m’amuser à tous les énumérer, ça serait beaucoup trop long. J’ajouterais juste que si globalement le titre manque d’originalité, quand la mangaka veut nous proposer des petites idée sympa, ben… ça fait flop ! Comme avec cette fête du sport complètement absurde, mais pas assez loufoque pour être drôle. C’est juste absurde. Et tout ce que j’ai pu me dire en la lisant c’est « mais bien sûr. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu » (vous avez vu ces références culturelles de ouf!).

Reste les personnages. Mais là encore, la mangaka n’arrive pas à me convaincre : Hina est sympa, a un fort caractère qui vient compenser son excessive naïveté, mais les autres personnages manquent de profondeur. On nous esquisse vite fait Toshi, le populaire. Quant aux autres garçons, ils sont là juste pour faire joli. Rien ne les rends particulièrement sympas ou attachants, ils sont des stéréotypes purs et durs, sans rien de personnel.

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Côté graphisme, alors ? Je trouvais les couvertures super jolies, et elle me laissait croire que il y  aurais du peps, du nouveau, quelque chose dans ce titre. Publicité mensongère ! Les couvertures sont très bien réussies, mais à l’intérieur, le dessin est aussi plat que le contenu de l’histoire. Un dessin très typé shojo, et qui n’est même pas joli. De trop gros yeux, qui restent assez inexpressifs. Inexpressif c’est justement le mot qui qualifierait le mieux ce dessin qui n’apporte rien de bien nouveau. Un point positif tout de même : la mangaka a un bon sens du découpage et du rythme ce qui rend la lecture dynamique et plutôt plaisante. Sans doute le titre aurais été mieux réussi avec l’aide d’un scénariste.

Pour conclure, voilà un titre stéréotypé qui n’a pas le petit plus qui peut le rendre intéressant et qui ne me donne pas du tout envie de lire la suite. Je dirais même que c’est l’exemple même de ce qui me fait dire : « j’aime pas le shojo ».

N’hésitez pas à laisser vos impression sur ce titre, ici (un petit com fait toujours plaisir) ou sur le forum du club shojo ou vous trouverez des avis partagé, si certaines shojophiles ont été déçue par ce titre, d’autres semblent beaucoup l’aimer. Comme qui dirait, « à chacun ses shojo » 😉

Vrrr…

Mais qu’est-ce que c’est que ce titre ?!

Et ben, c’est le titre de l’album jeunesse que je vais vous présenter aujourd’hui : Vrrr… De Christian Bruel et Nicole Claveloux, au Éditions Être, collection Alter ego (2001).

vrrr...

Comment vous raconter un livre dont le texte se résume à « vrrr… », « GHHh » et autres onomatopée ? Et oui, c’est un album sans texte mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a rien à raconter, chacun pouvant l’interpréter à sa façon.

Un bébé pingouin (enfin, une sorte de bête noir qui me fait penser aux pingouins) est attaché par une corde qui relie son nombril à celui de sa mère. Quand elle est trop loin, il crie et elle appuie sur un bouton qui enroule la corde et ça fait « vrrr… », quand il veut jouer, il tire sur la corde, celle-ci se rallonge et il peut s’éloigner. Mais pas trop, parce que sinon maman, inquiète, appuie sur le bouton et « vrrr… ». De « vrrr… » en « vrrr… » on roule et déroule ce substitut de cordon ombilical jusqu’à ce qu’il n’y en aie plus besoin.

Apu… vrrr.

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Je ne me souviens plus des circonstances qui m’ont amené à acheter ce livre il y a des années quant A-chan était encore un ‘tit bout de chou. Tout ce que je peux vous dire c’est que j’adore. Ce livre me parle et beaucoup. L’histoire se passe de mots. les dessins sont amusant. Je le lis régulièrement à Mimi-chan qui en a hérité de sa soeur, et elle aime beaucoup. Le preoblème c’est trouver les mots justes pour racconter ce que les images raccontent et s’en souvenir pour la prochaine fois. Ces bout de chou n’aime pas qu’on racconte n’importe quoi, enfin si, mais à condition que ce soit toujours le même n’importe quoi ^^

En tout cas l’histoire fait toujours rire Mimi-chan, je sais pas trop pourquoi.

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