Le Salon du Livre Paris – J2

Après une soirée d’ouverture à la drôle d’ambiance où j’ai pu constater que, si on vaut manger et boire à un vernissage faut se servir comme un sauvage, parce que si vous attendez qu’on vous propose quelque chose, vous avez le temps de mourir de faim, j’ai attendu le samedi pour retourner au Salon.

Cette fois c’est seule que je m’y suis rendue. Et je ne me suis même pas perdue dans le métro ! Aucun portillon ne s’est bloqué, aurais-je réussi a exorciser la malédiction ? Ou tout simplement compris comment faire tourner cette machine infernale sans la bloquer… Quoi qu’il en soit, je suis arrivée Porte de Versaille, en un seul morceau et même pas stressée. C’était sans compter sur la foule qui s’amassait déjà devant les portes d’entrée qui venaient à peine de s’ouvrir. Désespérément je cherche une entrée « presse » (ah ! c’est trop la la classe d’avoir un badge presse!). finalement je découvre que « l’entrée presse » consister à gruger la queue au même portillon que tout les autres…

DSC09463J’ai encore un heure devant moi pour flâner seule, j’en profite pour retourner sur le stand de Nobi Nobi ! où je n’ai fait qu’un brève halte jeudi soir. Cette maison d’édition je ne la connais que de nom, mais elle me semble faite sur mesure pour Ma petite Médiathèque. De beaux albums jeunesse, venu du Japon, faut absolument que je m’y intéresse de plus prêt.

Choisir UN album était un sacré dilemme. Finalement, après de longues hésitations et discussions, j’ai fini par acheter 1000 vents, 1000 violoncelles. Le dessin est superbe et le violoncelle est mon instrument préféré… J’espère qu’il plaira à Mimi-chan et A-chan aussi. Il y avais bien d’autres livres qui me tentaient, mais j’ai pris sur moi. J’ai été raisonnable.

Un autres stand un peu plus loin me tend ses bras. Ce sont les Editions Fei. Discrètement je me glisse au côté d’une maman qui regarde, avec son fil, les album de Yaya. Attentive, j’écoute la promo que en fait la charmante femme derrière le stand. J’ai découvert Yaya pour la première fois l’année dernière au Festival d’Angoulême où dans une petite yourte on pouvait découvrir de nombreux dessins de la série et rencontrer les auteurs. Je ne les ai pas vu, ils était caché derrière une foule de fan… Mais l’histoire de cette série avait attiré mon attention. D’autant plus qu’il s’agit d’une période historique à laquelle je me suis intéressé de près, celle de la Chine occupée par le Japon dans les années 30. Le dessin tout en rondeur, très doux, aux allures myazakienne, semble contraster avec la dureté de l’époque et je suis très curieuse du resultat que cela peu donner. J’hésite, j’hésite… Mais c’est finalement le graphisme du Juge Bao qui aura raison de moi. La retenue étant de mise, je n’achète qu’un seul album. Je repart, mais non sans noter les références du magnifique recueil Au bord de l’Eau, une très belle idée cadeau pour ma cousine préférée.

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Il est déjà 11 heures passée, le moment de rejoindre Mackie. Le rendez-vous est devant le stand Ototo. Je le reconnais de loin, facile, il dépasse d’une tête la foule. Après les présentations en due et bonne uniforme, on rentre dans le vif du sujet. « ah! cette série est très bien… » « Moi j’ai acheté jeudi le premier tome de… » « blablabla… » On passe en revue presque tout le stand Ototo, chacun y allant de son petit commentaire perso. Au passage Mackie me fait la promotion de Samidare, qui, faut que je l’avoue, me donne la même impression que Spice & Wolf. Tout le monde en dit le plus grand bien, mais le dessin me laisse de marbre. Eh ! J’ai donné sa chance à Spice & Wolf (acheté sur ce même stand jeudi dernier), Samidare attendra !

DSC09464.JPGFini avec Ototo, direction les édition L’iroli (joli nom pour une maison d’édition). L’accueil est chaleureux. A tour de rôle chacun me présente une partie de leur travail. Je n’achète rien, mais je prends beaucoup de note. Tout ça m’a l’air très intéressant et quand les gens son sympa en plus, ça donne envie. Deux collection attirent plus particulièrement mon attention : des recueil de haïku trilingue (français, espagnol, anglais) et les recueil de micronouvelles ou haïbun (on m’explique qu’il s’ajit d’un texte en prose comprenant au moins un haïku). Ces dernier recueil m’intéressent car il s’agit des nouvelles ayant gagné le concours organisé chaque année sur un thème différent. Le Thème pour 2014 : Au fil de l’eau (link). Tandis que je discute avec Isabel Asunsolo, Hanniet Marc fait mon portrait (et celui de Mackie, que vous pouvez voir dans son compte-rendu de la journée de samedi) en quelques coup de crayon. Très ressemblant. J’adore. Mais je ne vous le montrerais pas aujourd’hui, j’ai pas de photo.

Après une pause déjeuner minipizza insipide, on attaque l’après-midi conférence. Et heureusement Mackie est là, beaucoup mieux informé que moi. Car j’ai eu beau feuilleter le programme j’y ai rien vu ou presque. 13h30 nous somme sur la scène numérique pour une conférence, dont le thème aurais du être la revue Garo mais qui, selon la rumeur, traitera de seinen… C’est ne sachant pas trop sur quoi cela va vraiment porter qu’on s’assoir au premier rang et, jetant un oeil derrière nous on se sent désolée à l’idée d’une salle bien vide. Si une conférence sur garo aurait sans doute était très intéressante. Les échanges autour du thème « le seinen, l’avenir du manga ? » n’est pas inintéressant. Comme d’autres l’ont fait remarquer, un amalgame est fait entre seinen au sens large et un certain type de seinen, plus mature, et manga d’auteur est fait. Mais enfin, on comprends très bien de quoi ils veulent parler. Le plus intéressant, à mes yeux, était de confronter l’approche très différente des deux éditeurs présents. On reviendra plus en détail sur le contenu des débats dans un futur billet.

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Stéphane Duval (Lézard Noir), Claude Leblanc (Zoom Japon), Rémi (BoDoï) et Sam Souibgui (Komikku)

La conférence est suivie d’une remise de prix organisé par Zoom Japon. Les gagants 2013 sont :

Côté manga :

 Les enfants de la mer publié chez Sarbacane.

Personne est là pour retirer le prix. Dommage, j’ai adoré ce manga, en tout cas le tome 1. Je n’ai toujours pas eu l’occasion de lire la suite.

Côté roman :

Pickpocket de Nakamura Fuminori publié aux Édition Philippe Piquier.

Éditeur et traductrice sont là pour recevoir le prix. Moi, je m’étale pas sur le sujet. Je n’ai pas lu le livre et je ne connais pas l’auteur.

Quartier libre jusqu’à 15h30. Mackie en profite pour me présenter du monde (ah! que c’est bien d’être accompagné d’un senpai!). C’est ainsi que je fait la connaissance de Rémi de BoDoï, dont j’ai l’habitude de lire les critiques manga (comme je pense que nous avons un peu près les même goût, ses critiques sont souvent déterminante pour ma liste « futur achat »). Plus loin sur le stand Ki-oon nous croisons Pazu. Mackie en bon senpai, insiste : faut vraiment que je m’inscrive sur Sama !

(Depuis, chose faite, grâce, d’ailleurs à Pazu en personne puisque au mot barbare « flux RSS » j’ai paniqué. Et oui, il me faut pas grand chose ^^)

De rencontre en rencontre, de stand en stand, séparé par la foule puis réunis à nouveau. Nous nous retrouvons, Tenger est là aussi, devant la Grande Scène à 15h30 pour la rencontre avec Fumyumi Soryo et Motohaki Hara, respectivement l’auteur et le consultant historique de  Cesare, publié chez Ki-oon.

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Vous vous souvenez du Monsieur japonais éhontement snobé le jeudi soir ? Et ben, c’était M. Motohaki Hara… no comment !

La rencontre avait quelque chose d’étrange. Les réponses étaient souvent à côté de la plaque, la communication via interprète semblait quelque peu brouillée. Mais somme toutes c’est sympa et comme je ne connais pas l’auteur, c’est toujours intéressant d’en savoir un peu plus.

Finie la conférence Mackie est accaparé par ses nombreuses connaissances, avec Tenger on en profite pour se défiler discretos, sinon il va encore me présenter plein de monde, j’arriverais pas à suivre ! Non plus sérieusement, je veux simplement faire un tour du côté des autres éditeurs, je sature un peu du manga square. Nous avions le secret espoir d’y trouver une foule moins dense. Qu’elle ne fut notre erreur ! Il ne fallu pas plus de 5 minutes pour que entraîné par la foule (et oui j’ai la chanson dans la tête depuis tout à l’heure) nous soyons séparé et perdue. Après une tentative veine de retrouver ma complice, j’abandonne. C’est sans espoir. J’erre seule. Je me fait refourguer un abonnement au Courrier international et c’est déjà l’heure du rendez-vous Inoue ! Ah ! Je vais pouvoir retrouver mes complices et… tout le monde arrive tard, on n’a des places qu’au fond et encore tous dispatché à droite et à gauche… Je ne sais pas si c’est la fatigue, la trop haute concentration d’être humain vivants, les hordes des fan… Mais franchement cette rencontre, j’ai eu du mal. Les réponses étaient téléphonées, nous n’avons rien après. Tout avais déjà été dit dans des interview bien plus intéressantes. Et surtout, SURTOUT les fan… My God !! Sont-il seulement au courant que depuis Slam dunk Inoue a une vie ? Non parce que, je sais pas, depuis il a fait des truc vachement bien, comme Real par exemple… Non, on en parle à peine. Seul Slam dunk existe. Enfin, heureusement qu’Inoue a beaucoup de prestance et qu’en plus il est beau gosse, au moins en en profite. Quant aux questions, je sais pas, un problème d’incompatibilité d’onde sonore. J’ai rien capté. Je n’entendais que les réponses. On ce fait passer le mot : « il faut regarder un reportage passé sur CNN » ça sera bien plus instructif. (Désolé Mackie, je retrouve pas le lien)

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Moi j’en peux plus ! J’ai ma dose. Je quite le salon, heureuse mais épuisée.

Merci Mackie d’avoir si bien prix soin d’une kôhai (^_^)

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