Archives mensuelles : février 2015

Petit panier de manga #14

Le retour du petit panier !! J’ai lu pas mal de manga ces derniers temps mais… j’ai oublié de vous en parler 🙂

Je vais essayer de me rattraper avec un petit panier bien garni.

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?


Moyasimon – tome 1 :

Résumé :

Sawaki et son meilleurs amis font leur rentrée dans une université agricole, sous les conseils du grand-père il rentrent en contact avec un professeur très excentrique spécialiste de la fermentation. Le professeur Itsuki veux Sawaki dans son équipe pour pouvoir profiter de son étrange pouvoir : voire les microbes à l’œil nu.

Mon avis :

Il y a quelques années j’avais vu les premiers épisodes de l’adaptation animé de ce manga. Même si je n’avais pas donné suite, l’idée de départ m’avait beaucoup amusé. J’ai eu envie de découvrir sa version originale.

Ce premier tome plante le décor : la fac, ses champs, ses labos et surtout ces profs et ses étudiants ! On a une belle brochette de personnages plus caricaturaux les uns que les autres, une ambiance drôle et détendu et… tout plein de bactéries au design kawaii . C’est marrant et instructif. Sans être extraordinaire, ce premier tome m’a donné envie de poursuivre l’aventure.

Moyasimon

Ishikawa Masayuki

2004

type : seinen

genre : tranche de vie, comédie, science et agriculture

éditeur VF : Glénat

nombre de tomes : 3 sur 13 (terminée au Japon)


Rudolf Turkey – tome 1 :

Résumé :

Rudolf Turkey est le jeune adjoint au mère d’une ville fictive des Etats Unis des années 50. Dans une ambiance très Las Vegas, mafia, casino et pognon a profusion. Un titre disjoncté plein d’action et d’humour.

Mon avis :

Rien n’est sérieux dans ce premier tome. Tout est dérision et fan service ! Des personnages plus caricaturaux les un que les autres, des pin up au formes voluptueuses, le l’action complètement loufoque… Tout est là pour un agréable moment de détente. Parfait pour ne plus réfléchir à rien et se marrer. C’est pas sérieux pour deux sous mais très efficace. Le dessin est très beau, classique mais avec ce petit plus qui le fait ressortir du lot. Et il y en a pour tout les goût : des beaux gosses, des filles dévêtues, des poitrines plus que volumineuses…. Je me suis vraiment amusée avec ce premier tome. La suite prendra-t-elle un ton plus dramatique ou gardera-t-elle se même ton de dérision ?

Rudolf Turkey

Nagakura Hiroko

2012

type : seinen

genre : humour, action

édition VF : Komikku

nombre de tomes : 2/3 toujours en cours


Blessures nocturnes – tome 1 :

Résumé :

Le professeur Mizutani donne des cours dans un lycée du soir et s’occupe d’enfants en difficulté. Après la mort d’un des enfants dont il s’occupe, il décide de démissionner et de ses dédier complétement à l’aide des enfants en détresse.

Les enfants qui errent dans les villes de la nuit… rejetés par le monde du jour, blessés… Sans jamais recevoir d’amour… Ces enfants qui n’arrivent pas à s’endormir, la nuit… […] J’ai passé des nuits sans nombre auprès de ces enfants, je les ai regardés, pris dans mes bras, j’ai pleuré avec eux, sans pouvoir rien faire d’autre… les gens m’appellent “le veilleur”

Mon avis :

C’est Yomu-chan qui m’a offert ce premier tome pour mon anniversaire. J’en avais entendu parler mais je ne connaissez pas encore la série. Si vous avez envie de vous détendre, de ne plus penser à rien et rire un bon coup… passez votre chemin ! Cette série ne vous aidera pas à faire de beaux rêves. Âmes sensibles s’abstenir. Enfin… je dis ça mais j’ai une âme plus que sensible et j’ai bien aimé. C’est intéressant et ça fait réfléchir à la jeunesse, à comment les adultes gèrent les enfants à la dérive, à comment les autres enfants peuvent être une source de douleur pour ces jeunes gens… Bref ça fait beaucoup réfléchir ! Et ça me fait aussi pleurer ! A chaque fois, je lutte pour ne pas laisser mes larmes couler. C’est dur, on a beau être dans un manga, c’est pas le happy end qui nous attends à chaque fois. C’est dur mais c’est la réalité qui est dure. Ce manga, est adapté du roman Yomawari Sensei de Osamu Mizutani. Si les histoires qui y sont racontées sont fictives elle s’inspirent de la dure réalité et les expériences de Mizutani qui depuis de nombreuses années s’occupe de problèmes de drogues et de délinquance juvénile.

Il y a beaucoup de violence dans ces récits illustrés de façon très réaliste par Seiki Tsuchida, mais aussi beaucoup d’espoir. Si Mizutani ne peut rien faire d’autre que pleurer avec ces enfants, parfois ça suffit. Parfois seulement.

A ne pas lire si on est déprimé !

Blessures nocturnes

Tsuchida Seiki

d’après le roman de Mizutani Osamu

2005

type : seinen

genre : drame, social

éditeur VF : Casterman – Sakka

nombre de tomes : 10, série terminé


Banana fish – tome 1 :

Résumé :

Un photographe japonais et son assistant se rendent aux Etats Unis pour faire un reportage sur les gang de jeunes. C’est par l’intermédiaire de l’inspecteur Chalie et du jeune Skip qu’il rentrent en contact avec Ash un jeune chef de bande. Ash se retrouve mêlé à une dangereuse et mystérieuse histoire de drogue, les choses dérapent et voila que Eiji, le jeune assistant photographe se retrouve pris en otage par la mafia.

Mon avis :

Je veux la suite !!! ça fait deux fois que je relis le premier tome et à chaque fois je suis prise dans l’intrigue. Je veux savoir, je veux la suite ! Voilà bien la preuve que shojo ne veut pas forcement dire histoires à l’eau de rose. Ce manga m’avait été plusieurs fois conseillé quand je cherchais du shojo qui sorte de l’ordinaire. Quand j’ai trouvé le tome un d’occasion j’ai voulu voir s’il était à la hauteur de sa réputation. Et bien, je suis pas déçue ! Ce premier tome plante le décour et nous voilà déjà en pleine action, avec des instrigues qui se croisent. Et pas une seule midinette ! Pas de lycée, pas de romance… Mais de l’action, du suspens, du mystère, des meurtres… Un très bon premier tome.

Quant au dessin il est très simple, mais efficace. Le truc que j’ai trouvé étrange c’est qu’il soit imprimé sur du papier jaune ! Mais finalement on s’habitue vite.

 Banana fish

Yoshida Akimi

1987

type : shojo

genre : action, suspens

éditeur VF : Panini Manga

nombre de tomes : 18 commercialisation stoppée


Sans honte – le troisième volet du Protectorat de l’Ombrelle

Résumé :

Comment résumer un tome 3 sans spoiler pour ceux qui non pas encore lu les deux précédents ? Difficile, difficile ! Je me contenterais donc de vous dire que la sulfureuse Alexia va vivre de nouvelles aventures qui la mèneront jusqu’en Italie à la rencontre des Templier. Robes à froufrou, loup-garous, vampires et ombrelles dans un cocktail toujours aussi drôle et efficace.

Mon avis :

Ce troisième tome conclue l’adaptation en bd de la série de romans de Gail Carriger mais aucunement l’histoire ! L’aventure Alexia ne fait que commencer. C’est absolument frustrant de penser qu’il n’y aura pas de suite !

Ce troisième tome m’a plu pour les même raison que les précédents la recette de base fonctionne très bien. Il y a beaucoup d’humour, j’adore les dialogues.

“ Attendez, ne pourrions-nous pas discuter tranquillement comme des gens civilisés ?

Ils pourraient au moins répondre “non, il n’y a que le meurtre qui nous intéresse dans le cas présent, mais merci tout de même pour votre généreuse proposition”.

Toujours aussi drôle et agréable à l’œil mais tout de même une petite déception concernant l’intrigue qui, je trouve, n’avance pas assez vite, où de façon trop floue. Je n’ai maintenant qu’une hâte, lire la suite ! Mais il y a pas de suite T_T il ne me reste plus qu’à lire les romans, la série fait déjà 5 tomes.


Sans Honte – Le protectorat de l’Ombrelle

REM

d’après le roman de Carriger Gail

2012

type : global manga (USA)

genre : fantastique, aventure

éditeur VF : Pika

nombre de tomes : 3


Barakamon – tome 3 :

Résumé :

Dans ce troisième volet, Seishû reçois de la visite : son meilleur ami accompagné d’un jeune homme à la personnalité assez particulière viennent perturber sa quête de paix à la campagne. Enfin si on peut qualifier ce séjour à la campagne de “quête de paix” ! Avec Naru dans les parages, difficile d’avoir la paix.

Mon avis :

Toujours plaisant et détendu. Seishû évolue, mûri au contacte de la petite Naru et de toute la joyeuse bande de l’île. Les amis citadins offrent quelques situations cocasses et toujours drôles. Un bon troisième tome.

Barakamon

Yoshino Satsuki

2009

type : shonen

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Ki-oon

nombre de tomes : 9/10 toujours en cours au Japon

Le Festival International de la BD d’Angoulême 2015

ça y est !! Je vous propose enfin mon compte rendu du Festival International de la BD d’Angoulême, FIBD pour les intimes. Comme on dit, mieux vaut tard que jamais 🙂

Si l’année dernière je redécouvrais le festival en totale dilettante, pour la cession 2015 (pile poile 20 ans après mon tout premier FIBD! ) j’avais droit à un passe presse. La classe ! On peut passer devant tout le monde, on reçoit plein de mails officiels… Trop de mail ! J’en ai reçu tellement que j’ai même pas eu le temps de tous les lire. Mis à part une conférence de presse pour le fun (et pour les petits fours), j’ai visité le festival en toute simplicité accompagnée cette année de mon acolyte Yomu-chan.

 

Les expo :

Cette année j’ai eu moins de temps pour profiter du festival et je n’ai pas eu (pris) le temps de visiter toutes les expos. Je me contenterais de vous parler ici de celle qui m’ont marquées :

Jirô Taniguchi :

La star du FIBD 2015. Il était là et une expo lui était consacrée. Une expo très peu mise en scène mais où on pouvait admirer de nombreuses planches originales et découvrir ou redécouvrir les différentes facettes du travail de Taniguchi : les manga contemplatifs qu’on lui connais mais aussi du sport, du fantastique, de la SF, des illustration de roman… Il y avais de très belles choses à voir. Ce qui m’a le plus charmé, c’était la petite expo consacré à ses aquarelles de Venise. Une luminosité et une transparence étonnante invitant à la découverte de la ville. Il s’en dégagé une ambiance particulièrement paisible, avec une petite touche de mélancolie. Bref, de quoi faire un très beau carnet de voyage. Ou presque ! Je n’ai vraiment pas aimé la version imprimé de ce carnet estampillé Louis Vuitton où on ne retrouve ni la luminosité, ni la transparence des aquarelles originale (et c’est tant mieux pour mon porte-monnaie ! Le prix du carnet est simplement scandaleux!).

 

Calvin et Hobbes :

Ah ! Calvin et Hobbes ! J’adore. Alors cette expo ne pouvait que me plaire… Oui, c’était sympa, parce que Calvin et Hobbes c’est toujours Calvin et Hobbes ! Parce que voir des planches originales ça fait toujours quelque chose, parce que connaitre la genèse de ses personnages préférées c’est toujours intéressant mais… Là encore aucune scénographie !  Que c’est-il donc passé cette année ?! Pourquoi des expos si dépouillées ? Je rêvais de voir un Calvin et Hobbes géant à l’instar de Mafalda l’année dernière ! ça manquait un peu de peps. Dommage.

 

Les Démons Bleus :

Hein ? Quoi C’est le démon du blues ? oups ! C’est vrais qu’il n’étaient pas bleu le démon, mais plutôt noir…

Une très belle expo dans la cave du théâtre était consacré au blues. Des dessins de Mezzo, Frantz Duchazeau, Robert Crumb et Steve Cuzor, et du bon son qui nous a donne envie de découvrir des auteurs et des BD qui nous étaient totalement inconnue à moi comme à Yomu-chan. Nous avons toutes les deux été très touchée par cette expo et plus particulièrement par les planches de Mezzo et Steve Cuzar. La mise en musique de l’expo était également très agréable.

 

Le donjon de la Cerise :

C’est dans une des tours de ma mairie (très beau bâtiment soit dit en passant) que se tenait cette année encore une expo proposé par la maison d’édition la Cerise. Cette année c’était Au pays du cerf blanc de Li Zhiwu et Chen Zhongshi qui était à l’honneur. De très belles planches, un très beau dessin qui donnait vraiment envie de découvrir l’ouvre. Je n’ai pas craqué pour cause de budget serré mais je retiens le nom pour y revenir plus tard.

 

Les rencontres :

Jirô Taniguchi :

Présent au festival Taniguchi a donné une longue conférence qu’avec Lunch et Badelel nous n’aurions loupé pour rien au monde. C’est sympa de voir et entendre les auteurs que nous aimons mais il y a dans cet exercice de la conférence quelque chose d’assez frustrant. Pour tous ceux qui ne connaissaient pas l’auteur, c’était sans doute intéressant. Il est revenu sur plusieurs des ses œuvres publiés en France et sur la façon dont celles-ci ont vu le jour. Mais pour quelqu’un qui connais bien Taniguchi et le monde du manga, le tout ressemblait plus à un catalogue de ses manga publié en France qu’à une mine d’informations.

Les albums mise à l’honneur étaient :

 

Il y a néanmoins une question, posé par le public, que j’ai envie de citer. L’intervenant se demandais si le fait que tous les personnages de Taniguchi se ressemblent autant était du à une volonté de rendre ses récit universel… ou quelque chose dans ce goût là. La réponse m’a beaucoup fait rire, d’autant plus que si je fait un reproche au dessin de Taniguchi, c’est justement de ne pas assez différencier ces personnages, surtout dans ses manga tranche de vie. Et bien figurez-vous que M. Taniguchi était bien embarrassé par la question, il a le sentiment lui de faire des personnages très différents les uns des autres.

Sinon il y a aussi eu une question très drôle sur le 5ème dimension…. j’ai pas bien compris. Je pense que la femme qui a posé cette question n’était pas dans la même dimension que nous…

Atsushi Kaneko :

J’avais eu le plaisir de le rencontrer l’année dernière (on dirait qu’il aime beaucoup le FIBD), non seulement je l’avais personnellement rencontré pour une dédicace, mais j’avais également assisté à une (ou deux, je ne sais plus) rencontres internationales. Comme à l’époque je ne connaissez pas du tout l’artiste, j’avais trouvé ça intéressant.

Cette année il était de retour, je ne suis pas aller le rencontrer lors des dédicaces mais j’ai assisté à la brève rencontre qui a eu lieu à l’espace Polar SNCF. Son Wet Moon était nominé pour le prix polar. Mais comme cette année il avait déjà remporté le fabuleux prix K.BD, le prix polar a été pour quelqu’un d’autre.

Une nouvelle série de Kaneko sortira en France en septembre, chez Casterman : Deathco. Hâte de voir ça !

 

Florent Chavouet :

La encore, c’est à l’espace Polar SNCF que nous avons été le voir. Il y présentait sa BD fraîchement sortie chez Pascquier : Petites coupures à Shioguni, nominé pour le prix polar. Nous avons d’ailleurs pu y lire ça BD qui nous a fait très envie à moi comme à Yomu-chan.

Habitué des carnets de voyage illustrés au crayon de couleurs, avec Petites coupures à Shioguni Chavouet se lance dans la BD. Le résultat est atypique. Il a souhaité garder la mise en page “bordélique et libre” (c’est ses propres mots) de ses carnets de voyage et on a une bande dessinées sans cases, sans bulles, drôle et efficace. C’est d’ailleurs son titre qui remporte le prix polar SNCF ! Pour l’occasion il a même posté un petit billet à découvrir sur son blog.

La BD asiatique au FIBD :

L’année dernière j’’avais été frappée par le très Little Asia. Cette année 2 espaces étaient dédiés à la bd asiatique : le Pavillon Chine et Little Asia où Taïwan était à l’honneur. Autant dire que l’Asie était très… chinoise cette année ! Très peu (encore moins que l’années dernière) de mahnwa coréen et aucun manga japonais ! (quant au reste de l’Asie… elle n’existe même pas !)

On a tout de même bien profité de ces espaces pour découvrir de nouveaux auteurs et aussi un nouveaux label manhua : Uban China (sur le site il y a rien à voir pour le moment mais on peut s’y inscrire à une newsletter).

#Manhua #UrbanChina le nouveau label

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Les auteurs qui ont attiré mon attention :

Parmi les nombreux auteurs chinois et taïwanais présentés certains ont particulièrement attiré mon attention.

Wei Yao :

Wang Hangli :

Lin Wuzhi (panda power !)  

  Nie Jun :

Nos trouvailles à nous :

  Le budget était serré mais on s’est fait plaisir. En flânant par-ci par-là on a craqué pour du manhua, de la BD et du livre jeunesse.

#FIBD Notre butin 🙂 Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Nous avons même rapporté de jolies dédicaces, mais je vous les présenterais en temps voulu, là il commence à y avoir beaucoup trop d’images dans cet article !

Il est temps de conclure !

Les prix :

Je finirais par le palmarès de cette cession 2015 :

  • FAUVE D’OR – PRIX DU MEILLEUR ALBUM : L’Arabe du futur, Tome 1 de Riad Sattouf / Allary
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX SPECIAL DU JURY : Building Stories de Chris Ware / Delcourt
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA SÉRIE : Lastman, Tome 6 de Balak, Mickaël Sanlaville et Bastien Vivès / Casterman
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX RÉVÉLATION Yekini, le roi des arènes de Lisa Lugrin et Clément Xavier / Editions Flblb
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DU PATRIMOINE : San Mao, le petit vagabond de Zhang Leping / Fei
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DU PUBLIC CULTURA : Les Vieux fourneaux, Tome 1 – Ceux qui restent de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet / Dargaud
  • FAUVE POLAR SNCF : Petites coupures à Shioguni de Florent Chavouet / Philippe Picquier
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX JEUNESSE : Les Royaumes du Nord, Tome 1 de Clément Oubrerie et Stéphane Melchior / Gallimard
  • FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE : Dérive urbaine Édité par l’association Une autre image (France)

Que pensez-vous de ces prix ? Moi personnellement j’en pense pas grand chose… Je n’ai rien lu mis à part Petites coupures de Shioguni que j’ai découvert sur le festival.

Quant au Grand prix, cette année il à été attribué à Otomo Katsuhiro, le père de Akira.

Il est temps pour moi de vous quitter (enfin !).

Retrouvez toutes nos photos du festival sur Pinterst

Abonnez-vous au tableau FIBD 2015 Angoulême de Bidib sur Pinterest.

Petit Poilu ~ L’expérience extraordinaire

C’est Mimiko qui a déniché cette album lors de l’une des nos sortie en librairie. Ce soir là elle m’avait dit « allez maman, on pourrais aller faire un tour en librairie toutes les deux. Juste pour regarder… On est pas obligé d’acheter… Sauf si tu est d’accord… » Elle connais sa mère, elle sait bien que je ne refuse jamais de leur acheter des livres… Bref je l’ai amené faire en tour en librairie, mais attention un seul livre alors choisi bien. Elle a choisi un album de Petit Poilu. Je ne connaissez pas.

L’album est complètement muet mais les dessins sont si expressifs qu’il n’y a point besoin de mots pour comprendre. Et comme il n’y a pas à lire, c’est Mimiko qui raconte. Elle aime bien de me raconter celui-là !

Petit Poilu se lève, prends son petit déjeuner et part sur le chemin de l’école. Du moins le supposons-nous à son cartable… En chemin il fait si chaud qu’il n’hésite pas à plonger dans une piscine qu’il croise sur le chemin. Mais c’est un piège ! La méchante Miss Divine veut l’utiliser pour des odieuses expériences visant à faire des garçons et des filles des sortes de monstres monomaniaque ne jouant qu’avec les jouet estampillé « garçon » ou  » fille ». C’est que Miss Divine a les idées étroites ! Mais Petit Poilu et sa nouvelle amie Ève ne vont pas se laisser faire. Hors de question de se laisser enfermer dans les stéréotypes ! Ils se rebellent et se libèrent.

Une petite histoire très drôle dont j’apprécie beaucoup le ton et qui vient pile poile (c’est le cas de le dire !) souligner mon propos, moi qui presque tous les jours je dois me justifier du fait que ce n’est pas parce que je n’ai pas les cheveux long que je suis pas une « vraie » femme, que « courir comme un garçon » ça n’a rien de mal. Ben oui, ma petite Mimiko a eu droit à ce genre de moqueries à l’école… Déjà la question de l’identité sexuelle n’est pas forcement simple mais quand en plus l’école s’en mêle ! Attention je ne veux pas parler là du système scolaire, j’ai rien à redire de ce côté là. En revanche, les petits camarades d’école ont l’air d’avoir les idées assez étroites, pas très porté sur la diversité sexuelle ou tous simplement la diversité des goût les bambins du quartier ! Moi je m’essouffle à force d’expliquer encore et encore. Alors Petit Poilu avec sa dose d’humour a bien mieux fait passer le message que mes longues explications idéologiques sur l’égalité, le respect etc. En tout cas elle a parfaitement illustré !

Avant j’avais droit à des « mais pourquoi tu a coupé tes cheveux, maintenant je vais t’appeler papa ! » à « je préfère quand tu as les cheveux long mais t’a le droit, si tu veux… Mais pas moi ! » C’est déjà un progrès 🙂

En dehors du sujet qui ici, drôle de hasard, nous touche beaucoup, cet albums nous a plu. Les dessins sont très simple mais expressifs, il y a beaucoup d’humour et le fait qu’il n’y ai pas de texte permet à l’enfant de se raconter sa propre histoire. Découpée en case comme un bande dessinée classique c’est aussi une bonne introduction à la BD. L’enfant apprends à lire la succession de cases en attendant de pouvoir y ajouter du texte. Et avec une famille comme la sienne, Mimiko ne pouvait pas échapper au phénomène BD. Après avoir zieuté dans la collection de maman et de « grande sœur » elle veut maintenant se faire sa propre collection avec des albums qu’elle choisit elle-même. Je pense que de nouveaux Petit Poilu viendrons bientôt l’enrichir.

Petit Poilu – tome 15

Pierre Bailly au dessin

Céline Fraipont au scénario

Dupuis, collection Puceron

Lire un extrait

Trois langues dans ma bouche

Trois langues dans sa bouche, six dans la mienne. Il n’en fallait pas plus pour que j’ai envie de lire ce roman, le premier de Frédéric Aribit que j’ai lu grâce à la dernière Masse Critique (j’en profite pour remercier Babelio et Belfond, l’éditeur).

Trois langues dans ma bouche il n’en a pas fallu plus pour les sourires entendu du contrôleur lisant le titre du livre posé sur la tablette pendant que je fouille mon sac à la recherche de mon titre de transport. Trois langues dans ma bouche suis-je donc si naïve que pas un seul instant le titre n’a évoqué en moi ces images qui ont fait sourire le contrôleur ?

Les langues de Frédérique Aribit sont le basque, langue maternelle « morte dans sa bouche et recrachée ». Puis il y a le français. Langue adroitement utilisée, avec laquelle l’auteur joue à m’en faire perdre mon latin !

Trois langues dans ma bouche fiction, autofiction, vécu ? Je ne sais pas mais chaque mot sonne vrai. Je me suis identifié à ce « je » qui nous parle. Qui vagabonde plus qu’il ne raconte. Je m’identifie car certains points communs nous rapprochent : l’enfance à la campagne, les langues qui se croisent et décroisent, se marient et finalement se séparent… Le deuil aussi, peut-être. Pas seulement le deuil des gens aimés qui nous quittent, mais celui de la perte de cette langue primitive qui a vu naître nos premiers mots et qui nous quitte. Les point communs que je partage avec « je » sont pourtant aussi nombreux que nos différences.

Dans le flot de paroles déversées chapitre après chapitre dans un foutoirs qui passe du coq à l’âne, du basque au français, de l’enfance au présent j’ai parfois cru perdre le fil. Pourtant il y en a un de fil ! Et il nous tiens, me tient. Je l’ai suivi, exploré souvenir après souvenir, idée après idées, la conscience et peut-être même l’inconscience de « je ». Que la suite d’idée ne soit pas logique importe peu, est-ce que notre pensée suit toujours le chemin de la logique ? Ne se perd-t-elle pas dans les recoin de notre cerveau, dans la forêt de nos souvenirs ?

C’est peut-être en cela que je me suis reconnue : un bouillonnement d’idées et de souvenir qui émergent sans crier gare dans l’océan de notre conscience.

Le style très particulier, pas toujours facile à suivre, renforce ce sentiment de plongée abyssale dans la pensée du protagoniste. Les phrases sont très longues et les points sont presque inexistants. On plonge, on retiens son souffle, on s’enfonce, on peut plus respirer, arriverons nous au bout, ça y est on est perdu et… ouf ! J’ai compris. J’ai compris ? Pas sûr, mais j’ai ressenti.

Un style étrange auquel je ne suis pas habituée qui m’a parfois troublé, parfois perdu, mais qui finalement m’a séduite. Je ressors de cette lecture ravie. Je fini à peine le roman. Il va va maintenant falloir le digérer. Et j’ai le sentiment qu’il m’en restera quelque chose, pas seulement le souvenir une bonne lecture.

 Mais si je dois être tout à fait honnête, à la lecture de ce roman j’ai éprouvé du plaisir, de l’intérêt mais aussi de la jalousie ! Aribit semble trop érudit pour moi. Les nombreuses références je ne les ai pas toutes comprises. Et les mots savant qui parsèment le texte, je ne les ai pas mieux compris que les citations en basque ! Pourtant je n’ai pas eu le sentiment (comme ça m’arrive souvent quand je lis des auteurs français) qu’il étale son savoir. Cela à plutôt éveillé ma curiosité.

Là il est temps que j’arrête mes bavardages pour laisser parler le texte de lui même. J’ai choisit un extrait que je trouve très représentatif du style :

Les matraques se mirent à pleuvoir sur les cheveux long, brun, blond ou blanc, averse de cailloux réglementaires sur crânes nus, belle bastonnade bleue, et ça cognait de tous côté alors qu’on ouvrait les portes pour faire dégager tout le monde, Erik m’avait attrapé le bras tandis que j’essayais de me protéger la tête devant les premiers flics qui approchaient, leur bâtons luisants à la main, il m’entraîna vers la sortie en esquivant les coup qui pleuvaient, haie d’honneur barbare, de part et d’autre de la double porte, mais j’eus le temps de voir cette femme, elle était coincée entre l’un des battants de la porte ouverte et le mur, sans doute elle avait cherché la sortie et deux flics l’avaient stoppée net dans cet étroit corridor, quel âge avait-elle je ne sais pas, plus vieille qu’Amitxi en tout cas, oui, était-ce la grand-mère de Pantoxoa, son visage ruisselait de sang sous les coups des deux représentants des forces de l’ordre casqué, bottés, gantés de cuir, qui n’avaient pas de grand-mère, n’en avaient jamais eu, n’en auraient plus jamais, et elle qui hurlait pleurait se débattait devant leur équipements, leurs heures d’entraînement, leur fière soldatesque indifférente et tous camps confondus qui avait déjà emmuré Antigone et allait bientôt violer Nawal Marwan, le sang coulait entre ses yeux et sa bouche, les coups n’en finissaient pas de tomber dans la cohue ahurie, ils visaient maintenant le bas-ventre, frappant consciencieusement, de haut en bas, de bas en haut, comme sur les schémas du manuel, comme sur les mannequins en plastique du stage de perfectionnement, de bas en haut, de haut en bas, et de toute la force légale de leurs bras d’hommes légaux au beau milieu des cris et du tumulte, mais Erik me poussa une dernière fois et enfin je.


Le coin des curieux :

Ah ! ça fessait un moment que je n’avais pas pris le temps de m’offrir un petit coin pour les curieux de mon espèce. Dans le livre il y a tant de choses qui mériterais de figurer ici. Tant de mots, tant de références… Je me contenterais de partager quelques basqueries découvertes grâce à cette lecture.

Txalaparta

Ce qui suivent ce blog connaissent mon goût pour la musique du monde, alors quand il a été question d’un instrument de musique basque j’ai tout de suite eu envie de savoir à quoi ressemble cet instrument.

La txalaparta est une sorte de xylophone en bois qui se joue à deux en tapant sur les planches de bois avec des sortes de pilons.

J’ai cherché quelques vidéo et je suis tombé sur un duo assez bleffant. J’ai visionné bien d’autres vidéo où le résultat final relevait bien plus de la cacophonie que de la musique mais ici j’aime beaucoup !

Bertsulari

Pour savoir ce que c’est, je vous laisse regarder cette vidéo qui explique plutôt bien 🙂

La Balade de Yaya

Pour conclure cette balade historique en BD (cf. Zéro pour l’éternité et Garduno en temps de paix) nous partons en Asie avec un global manhua dessiné Golo Zhao et scénarisé par Jean-Marie Omont : La balade de Yaya, aux éditions Fei.

Nous somme en 1937, les japonais envahissent la Chine et bombardent Shanghai. Yaya, petite fille de riche, écervelée mais néanmoins courageuse et déterminée va croiser le chemin de Tuduo, jeune acrobate de rue qui cherche à échapper à l’emprise de son cruel maître. Les bombardement ont séparé Yaya de ses parents. Tuduo, chevaleresque, décide d’aider Yaya à rejoindre Hong Kong. Mais le voyage ne sera pas si simple.

Le dessin de Golo Zhao me fait beaucoup penser au chara design des studio Ghibli. Tout comme les personnages de cette aventure : petits mais pleins de courage et de détermination… Yaya et Tuduo me font penser au tandem du Château dans le ciel. Même si nous ne somme pas dans un voyage fantastique et que nous traversons la Chine en guerre de la fin des années 30.

L’aspect historique, sans être édulcoré, est simplifié au maximum centrant le récit sur les deux personnages principaux. Si Yaya par son côté petite fille gâtée à qui on pardonne tout m’a quelque peu agacé, l’ensemble est plutôt agréable. Joli dessin, jolies couleurs, lecture fluide et rapide avec ce qu’il faut de rebondissement pour donner envie de lire la suite.

La balade de Yaya s’adresse surtout aux enfants, mais j’ai pris plaisir à le lire. Et je ne suis pas la seule à avoir apprécié ! Aussitôt rentrée de la bibliothèque, je me suis fait dépouiller de mon butin (les 4 premiers tomes de la série). Pendant plusieurs jours, ils ont été retenus en otage par Mimiko qui a refusé mon aide pour le lire avec elle, préférant le feuilleter et le refeuilleter seule. Je ne sais pas ce qu’elle a compris de l’histoire, en tout cas elle a aimé la bd.

Festival de la BD d’Angoulême ~ By Yomu-chan

Holaaaa !

Ô grand patron pardonnez mon manque d’activité, mais vous savez le lycée, les cours, les grasse mat’ tout ça, ça prend du temps !! Mais bon, je ne pouvais laisser sous silence ce week-end enchanté que nous avons passé au milieu des bandes-dessinées. Alors me revoilà parmi vous pour vous raconter un peu notre aventure BDédèsque et vous mettre l’eau à la bouche avec tout ces beaux livres que nous avons rapportés :3

Il me faut par contre vous prévenir que mon récit sera quelque peu écourté car, étant obligée de suivre les cours que m’impose l’éducation nationale je n’ai pu rejoindre Bidib seulement le vendredi soir… Dois-je préciser que j’ai ainsi loupé la conférence de l’illustre Taniguchi T.T Bref le reste de notre exploration vous sera conté par la patronne quand celle-ci aura bouclé tout les travaux littéraire qu’elle a entamés 😉  Et comme je suis moi même atteinte de flemmitude aiguë je ne vous retracerai pas l’intégralité de notre parcours mais je prendrai soin de vous raconter les choses qui m’ont le plus marquées :3

Après cette longue introduction entrons dans les faits:

Le premier territoire que nous avons visité est celui du « pavillon de Chine ». Sympathique exposition de la crème de la bande dessinée chinoise. J’ai pu me régaler les yeux avec de très belles illustrations (malheureusement la détentrice des photographies c’est Bidib, vous pourrez en profiter quand elle publiera son article :p ). Grand nombre des ouvrages proposés étaient en chinois et me laissaient donc dans l’incompréhension la plus totale, néanmoins nous avons pu ramener deux ouvrages traduits (dont un dédicacé !)

La chronique de La princesse vagabonde est pour bientôt !

Nous somme aussi allées jeter un coup d’œil dans de nombreuses expositions. Je n’ai pas les photos mais rien ne m’empêche de vous dire celles qui m’ont le plus plu et de vous faire profiter des images plus tard. Alors L’expo de Calvin et Hobbes été super sympa, j’ai plusieurs fois ris toute seule devant les planches.

       

Autre expo très sympa c’est « le démon du bues », qui réunissait plein d’illustrations de nombreux auteurs sur le thème de cette musique des noirs américains ( d’ailleurs avec un fond sonore très chouette) qui m’a donné envie de me plonger dans cet univers, chose que je ferai certainement mais plus tard, j’ai trop déjà trop de projets en tête ( le premier étant de vous chroniquer les albums achetés sur le festival et le second étant de vous concocter un article sur la Mort au Japon, mais chuuut ça c’est encore un secret ! ).

Bon et puis je dois absolument vous parler des aquarelles de Taniguchi !! J’étais habituée à ses beaux dessins en noir et blanc alors ce fut une véritable découvertes. Regarder ces images c’était comme plonger dans un autre monde, un monde plein de douces couleurs et de tendresse. C’était… comment dire… WOAW !

Bon malheureusement je n’ai pas pu avoir de dédicace du grand et illustre  Taniguchi :'( !! Mais, j’ai pu le voir (en vrai, kyaaaa) en train de dédicacer les livres des autres XD !! Il avait une tête de gentil, trop mignon !!

Nous sommes aussi allées faire un tour dans le lieu appelé « Nouveau Monde », un affreux tourbillon de foule et de chaleur mais dans lequel on trouvait, derrière un mur de gens, les stands de petits éditeurs très sympas.  Nous avons bravé la foule (non sans peines) et nous avons réussis à ramener un trésors : des livres !! ( non, sans blagues O.o ?! )  Mais des livres dédicacés, enfin pas tous mais bon …

Et j’ai même eu la chance de me faire caricaturer ! 😀 J’en avais toujours rêvé *-*  Donc j’étais toute contente.

Bon et il a aussi fallu faire un tour près des stands des gros éditeurs. Nouveau bain de foule … Mais bon je suis contente j’ai dégoté un petit truc fort sympathique : Le château des étoiles.

Qu’est-ce qu’on a fait d’autre… mmmh, plein de choses certes mais qu’est ce qui vaut la peine de vous être raconté ? Ah oui ! Je voulais me rendre à une conférence qui avait l’air fort intéressante qui avait pour sujet l’influence du manga sur nos BD franco-belge, mais quand je suis arrivée sur les lieux indiqués sur le programme il n’y avait qu’une interview d’une auteur espagnole. Du coup, frustrée je suis allé rejoindre Bidib sur le pôle sncf polar (et oui même sncf participe au festival d’Angoulême !! )  où j’ai pu voir l’auteur de Wet Moon, Atsushi Kaneko.  Quand j’avais tenté de lire ce manga, bha je n’avais pas réussi… J’avais pas du tout accroché et j’avais abandonné ma lecture. Mais là, cette mini conférence m’a donné envie de réessayer. Je vous dirais si cette fois j’arrive à le lire jusqu’au bout 😉

Bon et sinon on a ramené une belle pile de BD, une jolie collection de cartes postales et un petit assortiment de pin’s chouettes comme tout :3

Et même Mimiko a eu le droit à sa BD dédicacée, par la scénariste et par le dessinateur ! Elle était toute fière d’en faire la « présentation » à ses camarades à l’école !

 

La fabrique des mots

Dès que j’ai vu ce livre j’ai pensé à Pika, notre préposée aux mots, amoureuse des dictionnaires. Il y a d’ailleurs un personnage qui m’a fait penser à elle.

Une histoire de mots :

J’aime apprendre de nouveaux mots, j’aime découvrir leur étymologie, alors ce petit conte écrit par Erik Orsenna devrait me plaire. C’est ce que j’ai pensé en achetant ce livre. Je l’avoue sans honte : je n’avais jamais lu du Orsenna et si le sujet m’intéressait, j’avais un peu peur de me frotter à l’aura « Académie française » qui plane sur ce livre. J’avais peur de me retrouver face à un texte pompeux. Il n’en est rien ! Je me suis beaucoup amusé !

Dans une île tropicale qu’on imagine de suite aux Antilles, il fait bon vivre et le peuple aime parler, chanter, jacasser… C’est sans compter sur la folie de Nécrole, un dictateur « aussi dangereux que ridicule ». Un beau jour il décide d’interdire tous les mots qu’il juge inutiles. Seuls 12 mots, 12 verbes seront désormais autorisé dans l’île. Mais les mots ne vont pas se laisser faire ! Ils se révoltent. La guerre est déclarée.

Pour défendre les mots, Jeanne et toute sa classe d’école primaire, menée par une maîtresse comme on les aime, vont faire de la résistance. Mais pour pouvoir les défendre, ils faut les connaître. Commence alors un voyage au pays des mots.

Un voyage pimenté d’humour et d’aventure surréaliste où les mots deviennent des personnages à part entière.

Il ne faut pas croire que les mots interdit se sont laissé faire. Dès le lendemain, ils se rassemblaient sur la place de l’Indépendance pour crier leur colère.

Ils étaient arrivés par groupes, réunis derrière des pancartes :

La Fabrique des mots, Orsenna

A photo posted by Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) on

Que l’on soit grand ou petit, amoureux des mots expert ou complètement ignare (tel est mon cas) on s’amusera en lisant ce conte. Une histoire qui tient en halène, des beaux mots à découvrir… mais surtout un amour de la langue française communicatif qui donne envie d’ouvrir des dictionnaires.

Richement illustré par Camille Chevrillon.

rentrée littéraire livre de poche
étape française

Kamen rider – tome 1

Si j’ai choisi Kamen rider lors de la dernière masse critique spécial bande-dessinée proposé par Babelio c’est par pure curiosité. Pour moi les masses critique c’est surtout une façon de découvrir des choses que je n’aurais sans doute pas lu sans cela.

Avec Kamen rider je voulais découvrir un manga, un auteur mais surtout une maison d’édition. En effet, je n’avais pas encore eu l’occasion de lire l’un de leur manga. Isan manga est spécialisé dans les édition luxueuses de manga vintage, pas vraiment mes manga de prédilection. C’est donc la curiosité qui m’a conduit à Kamen rider, mais aussi la volonté de vouloir mieux me documenter sur la manga en général. Je ne m’attendais pas vraiment à avoir un coup de coeur. Ceci dit je suis un peu déçue.

Déçue par l’édition tout d’abord, qui est très luxueuse avec une belle couverture cartoné et même un ruban rouge pour marque les pages… et une erreur dans la typo de la quatrième de couverture ! Bon ok, une toute petite. Un confusion dans l’utilisation du “gras” mais moi ça m’a sauté aux yeux ! Si c’est facilement pardonnable sur une édition cheep, sur une édition luxueuse comme celle-ci, ça jure ! Mais ce n’est pas pour ça que je suis déçue. Non. En réalité, avec une telle édition je m’attendais à avoir un petit complément informatif, une petite documentation : présentation de l’auteur, contexte historique, etc. Bref de quoi pouvoir resituer le manga dans sans contexte sans avoir à faire des recherches. Or il n’y a rien du tout ! Pas une seule page. Pas même la date de création du manga ! La seule date qui est donné c’est celle de l’édition française : 2013. Moi qui voulais me documenter un peu sur le manga vintage, me voilà bien ! J’ai rien apris. Seulement que Ishinomori était un des assistants de Tezuka, ce que l’on peut déduire dès les premières plaches tellement le dessin de celui-ci rapelle celui du maître.

Oublions la contextualisation et mes attentes quant à l’édition et concentrons nous maintenant sur le manga. Là encore je ne peut cacher une certaine déception. L’histoire de départ est assez convenue, elle a été à maintes fois utilisées mais… pourquoi pas ? C’est un bon départ.

Un jeune homme riche et beau, sportif et intelligent est grièvement blessé dans un accident de moto. Il est enlevé par une organisation secrète qui le transforme en cyborg. Takeshi Hongô, arrive à s’échapper du laboratoire et décide de partir en croisade contre l’organisation qui l’a kidnappé.

Un départ classique, mais ouvrant sur de belles perspectives de combat, action et autres aventures pour super héro. Takeshi Hongô va donc se métamorphoser en super héro. Et quel super héro ! En super mouche, la classe, non? Non. Mais bon ça c’est l’humour japonais. Le côté toujours un peu décalé, on est dans le ridicule volontaire et l’autodérision… enfin, j’ose l’espérer !

Si les personnages et la narrative de Shotaro Ishinomori ne m’ont pas vraiment ému. J’ai trouvé la mise en page des planches intéressante, surtout dans l’effort fait pour reproduire le mouvent, la dynamique des combat ou des courses poursuites. Un découpage qui fait un peu vieillot mais qui a du punch.

Je ne regrette pas de l’avoir lu mais je ne pense pas poursuivre la série.