Archives mensuelles : octobre 2015

Bella ciao, la vraie

Tout le monde à déjà entendu au mois une fois la chanson italienne Bella Ciao (ici une reprise par la chanteuse corse Battista Acquaviva à la voix très particulière, j’aime beaucoup son interprétation)

Mais saviez-vous que ce n’est pas la version originale ? Ce chant partisan de la deuxième guerre mondiale reprends la musique du chant des mondine, ces femmes qui travaillaient dans les rizières dans la plaine du Pô au XIX/début XX.

C’est du chant des mondine que je voulais vous parler aujourd’hui. Voici Bella ciao dans sa version originale chanté par Milva :

paroles : 

Alla mattina appena alzata
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao, ciao
Alla mattina appena alzata
In risaia mi tocca andar

 

E fra gli insetti e le zanzare
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
E fra gli insetti e le zanzare
Duro lavoro mi tocca far
Il capo in piedi col suo bastone
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Il capo in piedi col suo bastone
E noi curve a lavorar (bis)
O mamma mia o che tormento
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O mamma mia o che tormento
Io t’invoco ogni doman
Ed ogni ora che qui passiamo
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ed ogni ora che qui passiamo
Noi perdiam la gioventù
Ma verrà un giorno che tutte quante
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ma verrà un giorno che tutte quante
Lavoreremo in libertà. (bis)

 

Romarine ~ des contes d’Italo Calvino

Pour finir le mois italien en beauté, j’ai voulu participer à la dernière lecture commune axe littérature jeunesse. Pour l’occasion j’ai choisit un petit receuil de contes d’Italo Calvino : Romarine (Nathan poche).

Dans ce petit recueil de 95 pages (illustré par Morgan) on retrouve 8 contes italien repris par Italo Calvino. Des contes dans la pure tradition avec ogres, géants, princes, belles jeunes filles, dragons, etc.

Ces 8 contes sont tiré de Fiabe italiane raccolte dalla tradizione popolare durante gli ultimi cento anni e trascritte in lingua dai vari dialetti da Italo Calvino, un recueil publié par Italo Calvino en  1956, celui-ci regroupe 200 contes traditionnels collecté à travers l’Italie et traduits des differents dialectes. (pour les italophone ferus de contes, il existe une édition de 1995 toujours disponible)

les 8 contes de la version française

Romarine, l’histoire d’une princesse née dans un romarin

Les petites oies, l’histoire d’une oie qui se joue du renard vraiment pas malin

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la petite fille vendue avec les poires, l’histoire d’une jolie servante qui doit dérober le trésor des sorcière pour le roi (et qui sera aidé par le traditionnel lot de dons)

Malchance, la drôle histoire de la princesse qui dut apprivoiser sa chance

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Le petit savetier bossu, l’histoire d’un petit bonhomme très malin qui l’emporte sur le méchant ogre

Jeannot Bienfort qui en a mis cinq cent à mort, encore une histoire où le petit bonhomme malin l’emporte sur la force (ici celle du géant)

Pomme et peau, où un cheval de Troie sert à enlever la belle fille de l’enchanteur.

Les cinq mauvais sujets, l’histoire de cinq drôle de bonhommes : le Pouilleux bien malin, Foudre Éclair qui cours plus vite qu’un lièvre, Petit-Soufflet qui fait souffler du vent, Oreille-lièvre qui entends tout et Fortéchine qui peut soulever des charges énormes.

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Le contes et moi :

De toutes ces histoires j’ai particulièrement aimé Malchance, voire la chance ainsi représenté c’est très drôle. On ne se l’imaginerais pas en vieille dame aigrie. J’ai aussi aimé l’idée que l’héroïne doive amadouer, apprivoiser sa chance pour que celle-ci lui sourie enfin. En plus ce conte je ne l’avais jamais entendu !

J’ai également aimé la petite fille vendue avec les poires. De cette histoire je connaissez la version florentine : Prezzemolina. C’était l’un de mes contes préférés. Les deux version différent dans le nom et l’origine de la petite fille mais pour le reste tout y est, le trésor à dérober, les femmes qui nettoient le four avec leur cheveux, les chiens et la porte qui grince.

Je connaissez également une autre version de Jeannot Bienfort, Ammazzasette dont j’ai même vu une adaptation par Disney.

Et puisque c’est le mois italien, je vous propose d’écouter un conte en italien, Ammazzasette :

et voici la version de Disney

Des cinq mauvais sujets je connais également une adaptation animées : les six serviteurs. Il s’agit de la version des frères Grimm

Les petites oies est également un très beau conte. Simple et très amusant. Le renard que l’on a l’habitude de voir si rusé se fait ici berner par une oie qui ne cesse de lui jouer des tours pour ne pas se faire manger. Celui-ci non plus je ne le connaissez pas.

Italo Calvino

Né en 1923 et mort en 1985, Italo Calvino est un écrivain italien très connu et reconnu.

Il est surtout connu pour ses fables pleines d’humour.

Je ne le connais pas assez pour en parler. Alors j’ai cherché une interview où il parlerais de lui-même pour avoir un meilleur apreçu de ce qu’il était. J’en ai trouvé une mais… elle est en italien soustitré espagnol ^-^’

et voilà c’est fini !

 

Le cœur de Thomas

Le cœur de Thomas est une des œuvres fondatrices du boys-love, que nous appelons en France yaoi. Si on veut être pointilleux il s’agit d’un shonen-ai, autrement dit un récit mettant en scène des histoire d’amour entre jeunes éphèbes en tout pudeur. Dans le shonen- ai, les relations amoureuses y sont très chastes voir platonique.

Ce manga de Moto Hagio date de 1974/75 (France chez Kazé Manga en 2012). Avec Poe no ichizoku (même auteur, même époque) et Kaze To Ki No Uta de Keiko Takemiya il est considéré comme l’une des œuvres fondatrice de ce nouveau genre qui voit le jour dans les années 70. Le shonen-ai permet alors aux auteurs d’exprimer ce qui ne peut-être dit dans le shôjo classique où subsiste encore un certain tabou. En utilisant des personnages masculin pour leurs histoires, les auteurs bénéficient d’une plus grand liberté expression notamment du point de vue de la sexualité (pour en savoir plus sur le yaoi lire Manga 10 000 images – Homosexualité et manga : le yaoi). Les magazines spécialisé n’existent pas encore (le premier, June, verra le jour en 1981) Le cœur de Thomas parait dans le magazine Shôjo Comic. Voici pour ce qui est du contexte, passons dans le vif du sujet.

couverture japonaise

Je t’aime, moi non plus. Tout un mélodrame :

L’histoire commence avec le suicide de Thomas, un jeune garçon étudiant dans un pensionnat pour garçon quelque part en Allemagne vers la fin du XIX siècle.

En six moi, j’ai beaucoup réfléchi. A ma vie, à ma mort. A un amis aussi.

Je ne suis qu’un enfant un peu plus mûr que les autres, je le sais. Et je sais bien que cet amour d’enfance va se heurter à quelque chose d’inconnu, quelque chose qui n’a pas de sexe, invisible.

Non, ce n’est pas un simple pari. Et ce n’est pas mon sentiment pour lui qui est en jeu. Mais je ferais en sorte que lui ne puisse faire autrement que m’aimer. Forcément.

Pour le moment il ne vit pas, ou à peine. Et si, pour lui donner la vie, je dois détruire mon corps, cela m’est totalement égal.

L’homme meurt deux fois, dit-on. La première quand son corps meurt, la seconde quand ses amis l’ont oublié.

Moi, je n’aurais pas cette deuxième mort. Il ne m’oubliera jamais, même après sa propre mort. Je vivrais éternellement. Dans ses yeux.

Thomas est mort durant les vacances. De retour au pensionnat tout le monde ne parle que de ça. Un terrible accident dit-on. Pourtant Juli trouve sur le bureau de sa chambre une lettre, la dernière que Thomas lui ai envoyé, son « testament ». Cette lettre va profondément bouleverser Juli, un garçon sérieux et tourmenté. Son camarade de chambre tente en vain de le réconforter.

Les choses s’aggravent lors que Eric arrive au pensionnat. Ce nouvel élève turbulent (et entretenant une relation fusionnelle assez malsaine avec sa mère) ressemble étonnamment au jeune Thomas. Tous sont troublés par cette ressemblance, tout particulièrement Juli qui se met à haïr Eric tout en sombrant de plus en plus dans la dépression.

L’haïr ? Vraiment ? Eric est malgré son penchant pour sa mère, un garçon gai et chalereux. Plein d’énergie et d’entrain qu’il est difficile de l’haïr. Quant à Juli, malgré tous ses efforts pour paraître froid, il est un gentil garçon, tourmenté mais profondément bon. Comment pourrait-il haïr Eric. Et Oscar, le camarade de chambre de Juli, dans tout ça ?

Amour et haine, suicide, tourments amoureux en tout genre, orphelins de père, orphelin de mère et j’en passe. Les personnages rivalisent de mélodrame. C’est à celui qui aura le passé le plus tourmenté, le cœur le plus fragile.

Exaltation de la jeunesse :

Au mélodrame omniprésent s’ajoute l’exaltation de la jeunesse. Les personnages ont entre 12 et 15 ans. Un âge où on ressent tout plus fort. La moindre inclination prend des proportion démesurée comme le suicide de Thomas qui reste pour moi un mystère. Oh ! bien sûr on nous explique tout de suite son geste, mais moi et mon cœur de glace on ne voit là aucune raison d’en arriver à se ôter la vie.

On plonge très vite dans l’ambiance de ce pensionnat qui flore bon le romantisme. On s’attache à ces jeunes gens plein de drames et de vie mais je garde une certaine distance, un détachement vis à vis de leurs malheurs.

Shonen-aï, l’art du too-much :

Pourquoi cette distance ? Trop de mélodrame, tue le drame. Voilà tout. Le mélodrame est trop présent, comme très souvent dans ce genre de « littérature » (oui, je met des guillemets parce que bon appeler ça de la littérature c’est un peu prétentieux), et cela fini par créer une distance entre le lecteur et les personnages. Difficile d’éprouver une réelle empathie pour les personnages. Ou alors cela vient peut être de moi, je ne sais pas. Le fait est que je les ai observé de loin sans trop m’émouvoir de leur douleur.

Finalement le personnage que j’ai le plus aimé c’est celui qui étale le moins sa détresse : Oscar, le camarade de chambre de Juli. Oscar se montre discret dans ses tourments, il est plus mûr que ses camarades, plus fort aussi. J’ai pu me retrouver dans ce personnages qui reste en deuxième plan. Alors que Juli, Eric (et le fantôme de Thomas) qui occupent le devant de la scène sont trop exubérant dans leur malheur pour moi. Pourtant Juli se montre très discret vis à vis de ses camarades. Je parle du lien entre les personnages et le lecteurs, non pas des personnages entre eux.

Un classique :

Néanmoins Le cœur de Thomas est un classique du genre, une des œuvres fondatrice de ce qui deviendra plus tard le boys-love. En tant que tel c’est intéressant de le découvrir. D’autant plus si on peut le resituer dans le contexte éditorial de son époque. Malheureusement mes connaissance en manga et surtout en manga des années 70 sont vraiment insuffisante pour me permettre de percevoir tout ce qu’il représente. Je n’ai pu qu’en apprécier la lecture au premier degré.

De ce côté là j’ai pris bien du plaisir à découvrir ce manga, qui malgré son côté imposant (3 tomes en 1 pour l’édition française) se lis facilement et rapidement. L’esthétique a un côté rétro qui ne m’a pas du tout gêné et qui colle parfaitement au ton dramatique de l’ensemble. Le dessin de Moto Hagio est beau, surtout dans l’expression des visages. Le trait est fin, élégant et subtil. La mise en page est assez dynamique et agréable. Par ailleurs Moto Hagio nous offre une vraie histoire avec une progression et un scénario bien ficelé (mélodramatique oui, mais bien fait). Comme le fait remarquer à juste titre Mei-Amadis dans sa chronique, ce n’est pas du fan-service gratuits pour fan-girl en manque (j’adore cette tournure, je te la pique). Je ne suis pas ressortie de cette lecture bouleversée mais j’ai passé un bon moment. Un classique qu’il faut connaitre.


Petite anecdote en passant, c’est le film Les Amitiés particulières de Jean Delannoy (1964) qui a influencé Moto Hagio et l’a poussé à écrire du shonen-aï et plus particulièrement Le cœur de Thomas. J’ai essayé de le regarder je me suis endormie avant la fin…

Un film, japonais celui-ci, s’inspire de Le cœur de Thomas. Il est réalisé par Shusuke Kaneko et date de 1988 : 1999年の夏休み


à lire aussi :


shonen-aï

C’est lundi que lisez-vous ? #12

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?parOne Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j’ai lu la semaine passée :

Et ben, je crois que cette semaine encore je n’ai rien fini ! Ah si, j’ai failli oublier quelle tête en l’air. Je viens tout juste de terminer hier soir les contes d’Italo Calvino, je vous ai préparé un petit article pour jeudi prochain 🙂

Ce que je lis en ce moment

Ben… toujours les mêmes, des romans en cours la semaine passé je n’ai rien fini et rien commencé de nouveau

Je dois être à une cent-cinquantenaire de pages. J’aime beaucoup. ça part dans tous les sens mais très vite un fil conducteur apparaît entre chaque chose, c’est étonnant et très agréable à lire.

 

j’ai du lire 2 pages de chaque depuis la semaine dernière…

ce que je vais lire après

  


 

C’est lundi on fait le point :

une semaine sur le blog :

petite semaine 🙂

  • Musique :

L’Arpeggiata & Lucilla Galeazzi

Alla fiera dell’est

  • fourre-tout

C’est lundi que lisez-vous ? #11

Des livres en cuisine

top 5 des articles les plus lu :

  1. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  2. Happy Halloween !! ~ by Yomu-chan
  3. C’est lundi que lisez-vous ? #11
  4. La Reine des Neiges
  5. Geo Histoire : Florence et les Médicis

en 2014, 2013 et 2012 on parlait de quoi ?

J’ajoute cette petite rubrique au c’est lundi parce que je trouve marrant de voir ce que j’ai écris le même jour les années passées et parce que les vieux articles sur un blog manquent toujours de visibilité alors qu’il n’ont pas vraiment perdu en pertinence, surtout si comme moi, on ne colle pas toujours à l’actualité (pour ainsi dire… presque jamais).

Alors entre le 19 et le 25 octobre des années passées on à parlait de quoi sur Ma petite Médiathèque ? Voyage dans le temps en quelques images, cliquez sur chacune d’entre-elle pour voir les articles correspondants

2014 :

octobre était le mois des contes, cherchez l’intrus

  

 

2013 :

  

2012 :

 

Des livres en cuisine

J’adore les livres, j’en dévorerais ! Pour moi livres et nourriture sont tellement liés que je collectionne les livres de recettes non pour cuisiner mais pour les lire et je cuisine en m’inspirant des histoires lu ici et là que ce soit dans les manga culinaire ou dans les romans.

Parmi les blogueurs que je fréquente je ne suis pas là seule à aimer lire et manger  L’idée m’est venue de partager cet amour du bon livre et de la bonne bouffe en proposant un événement interblog. Parler de ce qu’on aime c’est bien, le faire à plusieurs c’est mieux 😊

C’est ainsi qu’est né le mois Des livres en cuisine dont la première session se tiendra en novembre. Et qui sais, peut-être que d’autres sessions auront lieu plus tard, espérons que le succès soit au rendez-vous.

L’événement interblog :

Les dates : du 1er au 30 novembre
Le titre : Des livres en cuisine
La thématique : ben… les livres en cuisine ! Sont accepté tous les sortes de livres, du livre de recettes au roman en passant par les albums jeunesse, la poésie, les BD… et pourquoi pas le livre numérique, qu’il s’agisse d’un livre dédié entièrement à la cuisine (Bento, déjeuné à la japonaise) ou un livre où la cuisine joue un rôle essentiel (Les épices de la passion).
Que faut-il faire ? C’est très simple, il suffit de publier sur votre blog un ou plusieurs articles entrant dans la thématique. Pour cette première édition je vous laisse le chant libre, vous pouvez écrire ce que vous voulez : une simple critique d’un livre en particulier, dresser un petit panorama, partager vos livres de cuisine préférés, nous parler des livres les plus gourmands que vous ayez lu… Laisser parler votre imagination et votre gourmandise !!
Votre article doit être publié sur votre blog entre le 1er et le 30 novembre. Le slogan Des livres en cuisine doit y figurer avec un petit lien vers cet article et éventuellement le logo. Après quoi il faut m’envoyer les liens des vos articles par mail/mp (ou les laisser en commentaire sur Ma petite Médiathèque) Vous pouvez faire un petit article de présentation, c’est sympa, mais pas obligatoire. Vous pouvez également partager les liens des autres participants sur votre blog. Et voilà !
Logos :
Des livres en cuisine bis
Des livres en cuisine
Les challenges ! Pour pimenter le tout on va se lancer quelques challenge. Vous pouvez participer à l’événement interblog sans pour autant relever les challenges. C’est un petit plus pour ceux qui sont vraiment très gourmands. A réaliser au même dates avec toujours le petit logo/lien qui va avec 😉
  • le gastronome bédéphiles : exit les livres de recette, aujourd’hui on cuisine une bd à la main. Choisissez votre titre, piochez-y une recette et essayez de la réaliser. Malheureusement nous ne pourrons pas goûter, nous nous contenterons de juger votre résultat sur photo
  • un roman en cuisine : même challenge culinaire que le précédent, mais cette fois votre recette devra venir d’un roman
Le prix : Le plus productif d’entre vous recevra le titre honorifique de Grand Gourmet et tous nos applaudissements (et oui, il y a rien à gagner, mes chers. On travaille pour la gloire !)
Les participants (à ce jour) :

 Vous voulez nous rejoindre ? Rien de plus simple : laissez ici un commentaire avec le lien de votre Blog ou envoyez moi un mail/mp sur facebook

Préparez vous livres et vos plats ! Ça va chauffer (du four)

C’est lundi que lisez-vous ? #11

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?parOne Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Qu’ai-je lu ?

Et bien, rien de ce que j’avais prévu ! ^^

A vrais dire je n’ai rien fini mis à part la revue Geo Histoire sur Florence et les Médicis

Que suis-je en train de lire ?

Je n’ai guère avancé dans . Du coup j’ai eu envie de commencer d’autres livres.

Soundtrack de Furukawa Hideo  dont les premières pages m’ont tout de suite ravi.

Puis j’ai commencé Storia di Irene d’Erri De Luca et… je capte que dalle ! C’est un livre pour gens intelligents, moi je suis larguée T_T mais bon, faut que je le lise, c’est un cadeau de ma maman

Puis mois italien oblige je me suis mise en quette d’un livre jeunesse et j’ai retrouvé un livre de contes d’Italo Calvino : Romarine

Pas de manga cette semaine 😉

Que vais-je lire ensuite ?

Bon, inutile que je me prononce, je fini par ne jamais lire ce que j’ai prévu -_-‘


C’est lundi on fait le point

La semaine passée sur le blog

Les articles les plus vu :

  1. In These Words – le tueur, le psychiatre et le sexe
  2. C’est lundi que lisez-vous ? #10
  3. La Reine des Neiges
  4. Happy Halloween !! ~ by Yomu-chan
  5. Rentrée littéraire 2015 ~ envie de roman

Geo Histoire : Florence et les Médicis

C’est peut-être étrange d’écrire un article sur une revue, mais j’ai pris tant de plaisir à lire le Geo Histoire n°23 dédié à la famille Médicis que j’avais envie de partager.

J’ai trouvé la lecture de ce numéro passionnante. Non seulement c’est écrit de façon a ne jamais être ennuyeux mais en plus j’y ai appris pleins de chose sur les Médicis mais aussi sur les nombreux artistes de la Renaissance Florentine que la famille pris sous son aile.

Les article ne suivent pas toujours un ordre chronologique et il est parfois un peu difficile de s’y retrouver (ils portent tous les mêmes prénoms !) mais un petits cahier pédagogique à la fin fournis un arbre généalogique détaillé qui permet de s’y retrouver.

La thématique est exploré 14 article plus un cahier pédagogique, de quoi satisfaire les plus curieux.

Le premier article, Ce que Florence doit aux Médicis, nous met dans l’ambiance avec de magnifiques œuvres d’artistes de la Renaissance florentine tel que  Botticelli, Michel-Ange, Michelozzo di Bartolomeo, Brunelleschi… A travers ces exemples on plonge dans l’ambiance d’une Florence capitale des Arts, ce qui ne peut que donner envie de prendre le premier avion direction le centre ville et ses musés .

#botticelli par lui-même. C’est qu’il était plutôt bel homme 🙂

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Botticelli, c’est la première fois que je vois à quoi il ressemble ^^ Plutôt bel-homme vous ne trouvez pas ?

On poursuit la découvert avec un entretien avec Jean-Yves Bouriaud : Machiavel inspire encore les politiques. Un entretient très intéressant qui donne envie de lire le bouquin de Bourriaud, Machiavel aux éditions Perrin. Je savais qui était Machiavel, en revanche j’ignorais qu’il était florentin.

On me dit souvent que je suis machiavélique. Je crois que c’est vrai. 🙂 #machiavelli

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Je dois avoir quelques part son Prince qu’il faut que je relise.

L’article suivant est très instructif : Au commencement était la banque. Si je connais la famille Médicis pour son influence sur la cité de Florence, j’ignorait comment ils étaient arrivés au pouvoir. J’étais persuadée qu’il s’agissait d’une vieille famille noble. Il n’en est rien. C’est l’argent (et beaucoup de talent diplomatique et politique) qui a amené les Médicis à gouverner la cité de Florence. Leur fortune commence avec la création d’une banque par Jean de Médicis, dit Bicci, en 1397.

Bicci par Agnolo Bronzino

Nouveau cahier d’artistes avec L’âge d’or de l’art florentin, car si la famille Médicis a beaucoup d’argent elle n’hésite pas à en dépenses pour entretenir les meilleurs artistes de l’époque. On retrouve ici quelques œuvres décryptées. Botticelli, Antonio del Pollaio, Ghirlandaio, Verocchio, Filippo Lippi, et Michel-Ange sont de la partie.

Je savais que Da Vinci était un grand artiste, je ne savais pas qu’il était beau gosse !

Suite logique, après avoir parlé de quelques artistes et de leur œuvres, on a un portrait de Laurent le Magnifique, l’un des plus grand mécène de son époque.

Laurent le Magnifique par Verrocchio (1480)

Le surnom de Magnifique n’a rien à voir avec la beauté, cela signifie « celui qui fait de grandes choses ». Et si Laurent n’était pas vraiment beau, il aimait beaucoup le beau. Non seulement il entretiens des artiste mais il leur passe beaucoup de commande pour sa collection privé comme pour la ville.

On continue avec un petit focus de seulement 2 pages sur Léonard de Vinci, pas assez pour en apprendre beaucoup sur lui mais suffisamment pour vous donner l’eau à la bouche. J’aimerais lire un livre sur sa vie. Vous avez des conseils ?

Continuons à explorer la famille Médicis avec A la conquête du Vatican et les 2 papes Médicis. Pas vraiment de super papes ! Plus intéressés par le pouvoir et l’argent que par la conduite spirituelle de l’église… C’est d’ailleurs au talent diplomatique de Léon X qu’on doit la division des chrétien entre catholiques et protestant. Tout commence avec l’excommunication de Martin Luther qui avait protesté contre le commerce des indulgences (rémission des péchés en échange d’argent). Clément VII en rajoute une couche en excommuniant Henri VIII, roi d’Angleterre, nouveau schisme en vue.

Léon X par Raphaël

Quittons Rome pour retourner à Florence. Sous le joug du fou de Dieu, où comment Florence tombe sous l’influence de Savonarole, un dangereux fanatique.

Nous revenons ensuite aux Médicis avec A mort les Conjurés ! où l’on nous raconte comment Laurent (pas encore Magnifique) échappe à un complot dans lequel son frère trouve la mort et la répression sanglante qui suivra la conjuration des Pazzi.

Pour rester sur une thématique sanglante suivra un bref portrait de Jean des bandes noires, le seul Médicis qui se distinguera en tant que guerrier.

L’Italie au XV siècle

Avec Ils ont changé le monde ! Ce sont les scientifiques qui trouvent protection chez Médicis : André Vésale, Filippo Brunelleschi, Paolo Toscanelli, Galileo Galiei… Puis nous découvrirons un livre qui amorce une ère nouvelle : De la nature de Lucrèce (50 avant J.C.) redécouvert au XV siècle par un certain Poggio Bracciolini.

Pour la petite anecdote j’ai passé mon enfance dans un village toscan nommé Terranuova Bracciolini qui se trouve être la ville natale de Poggio. J’ai parfois le sentiment que le monde est vraiment petit ! Le Terranuova de mes souvenir ne garde rien de cette époque, ce n’était pas un village très joli…

vue de Terranuova Bracciolini

Et Florence perdit son âme… Déclin de la famille Médicis et du rayonnement de Florence. La branche cadette de la famille Médicis prends les rennes de Florence et c’est le début de la fin.

Petit portrait de Lorenzaccio qui inspira une pièce de Musset.

affiche de 1896 de Mucha, Sarah Bernhardt dans le rôle de Lorenzaccio

On fini avec un petit cabinet de curiosité : collection d’objets d’art que la dernière des Médicis légua à la ville.

La revue conclue son très beau dossier avec un cahier pédagogique : Les clé pour comprendre. Frise chronologique, arbre généalogiques et portrait.

vue de Florence, il Duomo à droite et le Palazzo Vecchio à gauche

Si vous aussi vous voulais en savoir d’avantage sur l’age d’or de la cité florentine, courrez vite chez le marchand de journaux, le numéro est encore en kiosque.


Florence et sa Renaissance vous intéressent ? A lire aussi Arte, un manga à la Renaissance et La conspiration des miroirs