Morphosis, l’appli qui nous explique

Aujourd’hui avec Mimiko on va vous parler d’un appli pour tablette : Les Saisons – Morphosis.

 Les Saisons - Morphosis – Capture d'écran

J’ai découvert cette appli sur le site Super Julie. J’ai tout de suite aimé le graphisme et je l’ai chargé pour Mimiko qui a son tour l’a beaucoup aimé.

L’appli s’inspire du film Les saison de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.

C’est simple, à la porté de tous, éducatif et amusant à la fois. L’enfant y apprends beaucoup de chose sur l’évolution de l’environnement de l’âge de Glace à nos jours tout en interagissant avec la narration. Le Design est très sympa.

Mimiko vous a fait une petite vidéo pour vous donner envie (sa toute première vidéo sur youtube ! un rêve qui se réalise 😉 ):

Mimoko :

Je l’ai fini et je l’ai vraiment adoré 🙂

Il vous apprendra beaucoup de choses. Moi j’ai beaucoup appris mais il faudra que des fois que je révise.

 Les Saisons - Morphosis – Capture d'écran

Vous avez vous aussi envie de découvrir cette appli éducative ? Elle est disponible du google store et itunes.

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La volière Dorée

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Voici le dernier venu de la collection Animax 2016/2017 de l’école de loisir que Mimiko reçoit à l’école. A peine est-il arrivé à la maison que nous l’avons lu. Autant Mimiko que moi-même étions subjuguées par la couverture. Ne la trouvez-vous pas magnifique ?

Si la couverture laisse à penser à une histoire naturaliste, c’est en fait un conte très cruel qui nous est raconté. La petite princesse, que vous pouvez apercevoir sur la couverture, est extrêmement gâté et capricieuse. elle possède cent et une volières dans lesquelles elle collectionne les plus beaux oiseaux du monde. Mais c’est demande sont de plus en plus difficiles à contenter, réclamant des oiseaux sortis tout droit de son imagination, la princesse tranche la tête de tous les serviteurs qui n’arrivent pas à la contenter. Quelqu’un arrivera-t-il à calmer cette furie ? On commence vraiment à en douter. Mais un conte trouve toujours un moyen et ici, comme dans tout les conte, une solution viendra. Sauf que, surprise ! La fin est ouverte et multiple. Il n’y a pas de véritable chute. On nous donne plusieurs possibilités en nous laissant entendre que peut-être la véritable fin est toute autres.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Tout d’abord pour ses illustrations qui sont simplement superbes. Puis pour le jeu de mise en page très dynamique et ludique. Les typographies changeantes rendent le texte d’autant plus vivant. Quand à l’histoire elle est terrible mais c’est une belle histoire. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre avec Mimiko, qui était vraiment choqué par le comportement de cette princesse gâtée.

En savoir un peu plus sur cet album :

Carll Cneut est un auteur illustrateur belge dont de nombreux livres ont déjà été publié en France. Pour ma part je le découvre avec La volière Dorée et je suis vraiment sous charme de ses illustrations.

Pour suivre son actualité abonnez-vous à sa page facebook et instagram

Carll Cneu sur le site de l’école des loisirs

La volière dorée est accompagné d’un livre de coloriage. Je trouve cette idée très sympa.

Anna Castagnoli, née en France de parents italiens, est aussi auteur illustrateur. Ici elle signe le texte.

Dans son enfance elle a beaucoup voyagé et ses livres en font autant puisqu’elle publie aussi bien en France qu’en Belgique, Italie et Espagne où elle vit maintenant.

Retrouvez Anna Castagnoli sur le site de l’école des loisir ou suivez-là directement sur son site et sa page facebook

Le texte original, La voliera d’oro, date de 2014. La version française est proposé une première fois par l’école des loisir en 2015 (nous nous possédons la réédition en couverture souple de la collection Animax de 2017). Le livre est également publié en flamand par De Eenhoorn (toute première édition de l’album en 2014), mais aussi en espagnol et en polonais.


 chut les enfants lisentL’image contient peut-être : ciel, plein air, eau et texte

couleur
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L’édition généraliste au XX° siècle : Les éditions du Seuil ~ by Yomu-chan

Bien le bonjour,

Voici la suite de notre révision sur la bibliologie du XX° siècle 😉 Cette fois nous allons parler des éditions du Seuil.


A- Naissance

1. Une maison catholique

C’est une maison d’édition créée au cœur de l’entre-deux guerres, en 1935. Les gens à son origines sont assez inattendu dans le monde du livres, il s’agit de gent malades qui prône une re-christianisation de le France, il y a là une volonté religieuse et politique. Se sont des gens qui ont une vision gauchiste de la religion, ils défendent une forme d’humanisme chrétien. Il voient leur maison d’édition comme un lieu d’hébergement et de réflexion culturelle.

Les deux fondateur sont Jean Bardet et Paul Flamand, sous la coupe de l’abbé Plaquevent.  La maison connaît d’abord une période de tâtonnement. Ces catholique fervents  tout juste tombés dans le monde du livre sont en train d’apprendre leur métier sans avoir beaucoup de moyens. Se sont la plupart du temps des publication à compte d’auteur qui ne rencontre pas un très gros écho.  Jusqu’en 1939 se sont des publications encore très confidentielles qui ne touchent pas un large public.

Pendant la guerre la maison est une coquille vide et ne publie rien. Mais à la libération elle décide de se relancer avec une nouvelle ligne éditoriale. Un peu catholique, elle garde l’idée d’un développement spirituel par la réflexion et le débat. Ils prônent toujours des valeurs d’un catholicisme humain mais ouvrent de nouvelles collections qui s’écartent un peu des terres strictes de la religion. Par exemple la collection Terre Vive, dans la quelle sont publier des essais. C’est une maison d’édition de la pensée qui propose des textes de réflexion sur la réflexion de reconstruction du monde d’après-guerre.

Mais le Seuil doit se confronter à la rude concurrence, pour l’instant elle reste une maison de récupération, une maison secondaire.

Paul Flamand et Jean Bardet

2. Premiers succès

Son succès fonctionne surtout grâce à sa manière particulière de travail, qui s’apparente plus à un journal, avec des équipes de rédaction très collectives où le débat et la discussion ont toujours leur place.

Le premier vrai succès de la maison c’est Don Camillo, qui se décline en plusieurs livres et qui connaîtra de nombreuse adaptation. Il s’agit d’un livre qui allie christianisme et progrès, un terrain de possible entente entre des pensées différentes, qui en 1951 fait écho à la guerre froide. Les recettes reçues suite au succès de ce livre permettent aux éditions du Seuil de prendre de l’ampleur.

B- Maison reine des sciences humaines

1. Centre production des livres de sciences humaines

Les éditions du Seuil font de plus en plus parler d’elles. C’est surtout dans le domaine des sciences humaines qu’elles réussissent. La philosophie, l’histoire, les sciences humaines en générale, etc.  La maison a été le refuge des grands de l’avant-garde de l’après-guerre, notamment avec le structuralisme de Philippe Sollers qui créera la revue Tel Quel et la collection du même nom.

2. Collection « Cadre Vert »

En revanche la maison peine à se développer dans le domaine de la littérature, et c’est pourtant là qu’une maison d’édition gagne en noblesse. Il y a bien la collection le Cadre Rouge, mais cela reste des publication d’auteurs de second ordre.

Il y a par contre la collection Cadre Vert, une collection de littérature étrangère. C’est une belle collection, avec de beaux livres, mais c’est un domaine on la concurrence est déjà très forte.

3. La route du « Tiers-mondisme »

La maison parvient à compenser en faisant le choix bénéfique de miser sur des publication appartenant à tout les mouvements tiers-mondiste. Notamment la décolonisation, le Seuil s’engagera contre la présence de la France en Algérie.  Dans ce même mouvement la maison se fait le lieu d’accueil d’une vague d’auteurs francophone venus des anciennes colonies, ils deviendront les auteurs phares de la maison. Il y a une vraie cohérence dans la ligne éditoriale des éditions du Seuil, et elles décrocheront même un prix Goncourt.

C- Les années 1980

1. Claude Cherki et rachat de marques

A partir des années 70 la maison se fait figurante à côté des grandes entreprises. Elle va alors chercher Claude Cherki, très conscient des faiblesses du Seuil et qui va tout faire pour développer son indépendance. Il développe son système de distribution. Et la maison devient de plus en plus forte dans les livres grand public.

2. Vente de la maison et mécontentement du monde du livre

En 2004 la maison est vendu à Hervé De La Martinière qui est un éditeur remarqué qui fait de beaux livres et qui cherche à développer son côté généraliste. Il n’aura plus vocation de défendre la pensée humaniste et il va orienter les publications du Seuil vers des livres de plus en plus commercial. Mais de nombreux salariés sont mécontent et quitte la maison. Aujourd’hui les éditions du Seuil suivent une évolution commerciale mais reste encore un peu la maison des sciences humaines.

 

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