Archives mensuelles : octobre 2017

Le concile des arbres

J’ai trouvé cette bd au rayon jeunesse de la bibliothèque. Je cherchais quelques lectures à me mettre sous la dent pour le challenge Halloween. Et la couverture m’a tout de suite attiré.

Couverture Le concile des arbres

Dans un univers ressemblant à l’Angleterre victorienne mais avec des nom aux sonorités bien française, nos deux héros, deux agents du ministère inquiétant sur les phénomènes paranormaux, sont appelé à enquêter sur une étrange histoire impliquant des enfants disparu et retrouvé dans une carrière près d’un hôpital où, depuis, toutes les nuits ils entrent en transe et scandent d’étranges parole. Mais ce qui intrigue nos enquêteur c’est l’attitude du docteur et du directeur de l’hôpital.

Une chouette bd, que j’ai lu avec beaucoup de plaisir. J’ai bien aimé l’ambiance, les personnages et le dessin. Cela a même un goût de trop peu. J’aurais aimé que ce soit une série pour suivre le duo dans d’autres aventures.

Le duo est classique mais efficace, leur jutes verbales ne manquent pas d’humour et c’est amusant de les voir se lancer des piques.

feuilleter l’album

la fiche sur le site de l’éditeur

à lire aussi l’avis de Mo


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Le pacte des yôkai

Alors que je connaissez bien la série animée Natsume yuujinchou, j’hésitais à me lancer dans la lecture du manga à l’origine de l’anime et disponible en français sous le titre Le pacte des yôkai.

J’hésitais surtout parce que j’avais envie de me la procurer mais je ne voulais pas commencer une série si longue alors que j’en ai plein en cours. Finalement j’ai craqué en profitant de la bibliothèque (ce qui met fin à mon dilemme matérialiste !).

Je connaissais déjà l’histoire donc pas d’effet surprise mais j’ai vu l’anime il y a bien longtemps, ce qui me laisser tout le plaisir de la lecture et de la redécouverte de cet univers.

Commençons par le commencement ! Parmi vous il y en a surement qui n’ont pas encore entendu parler de ce manga, je vais donc en faire une brève présentation :

Natsume est un jeune orphelin introverti qui, toute son enfance, a été trimbalé d’une famille à une autre sans jamais trouver un foyer qui veuille de lui. S’il n’a jamais réussi à s’intégrer dans une famille ou une école c’est que Natsume a un drôle de don qui lui permet de voir les yôkai, créatures étranges parfois dangereuses et effrayantes. Ces visions font qu’il a un comportement étrange pour ceux qui l’entourent et ne voient rien. A force d’être traité de monteur, Natsume s’est de plus en plus refermé sur lui-même. Solitaire et taciturne, ils ne facilite pas la tâche de ses nouveaux camarades de classe qui cherchent à sympathiser avec lui. Natsume vient d’être pris en charge par des parents éloignés particulièrement attentionnés. Il est bien déterminé à garder secret son don pour ne pas indisposer sa nouvelle famille et pouvoir ainsi rester auprès d’eux jusqu’à ce qu’il puisse prendre son indépendance.

Mais alors qu’il fait tout son possible pour rester loin des yôkai, il hérite du « carnet des amis », un carnet dans lequel sa grand-mère, qui partageait son don, a jadis noté les noms des yôkai qu’elle a soumis. Il se fait dès lors harceler par des yôkai de tout genre. Il y a ceux qui veulent le carnet pour le pouvoir qu’il renferme et ceux qui veulent récupérer leur noms et ainsi rompre le pacte qui les lie au détenteur du carnet. Parmi les yôkai qui l’adorent pour lui dérober son carnet d’ami, il fait la rencontre d’un puissant yôkai scellé dans une statuette de manekineko qui le rend visible pour tous les humains et lui donne l’air d’un drôle de gros chat. Natsume passe un pacte avec lui : il lui cédera le carnet à sa mort, d’ici là le yôkai, qu’il surnomme maître Griffou, devra le protéger. Contrairement à toutes attente une relation amicale s’installe entre le gros chat et le jeune homme qui, peu à peu, ouvre son cœur aussi bien aux humains qu’au yôkai.

Au fur et à mesure de l’intrigue, de nouveaux personnage apparaissent. Cependant l’histoire est construite de façon à ce qu’on puisse lire tous les chapitre indépendamment, chacun d’entre eux racontant une rencontre entre Natsume et un yôkai. Cette structure crée une certaine redondance entre les débuts de chaque chapitre puisque à chaque fois l’auteur prends quelques pages pour resituer le contexte, présenter Natsume, sa grand-mère et maître Griffou. A début j’ai trouve cela agaçant, ça me coupait dans mon élan. Finalement j’ai compris que je ne suis pas obligée de lire toutes les bulles et que je peux très bien survoler ces introductions pour entrer dans le vif du sujet. Ma lecture en est devenue tout de suite plus fluide et plaisante.

Outre le fait que l’histoire nous plonge dans le folklore japonais en nous faisant voir des yôkai de toute sorte, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ce manga où le focus est mis sur les relations qu’entretiens Natsume avec les autres plus que sur l’action. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’action. Il y a des échanges, des émotions, une perpétuelle remise en question de lui-même et de son rapport aux autres. Son passé lui pèse, mais il a acquis la maturité nécessaire pour comprendre qu’il doit maintenant laisser le passé derrière lui et s’ouvrir à un monde plein de possibilité et de belles rencontres.

Il y a énormément de nostalgie qui se dégage de ce manga. Chaque rencontre est aussi une nouvelle séparation et on se rends compte que la beauté d’une rencontre ne réside pas que dans l’échange mais aussi dans le souvenir qu’elle laisse.

C’est un très beau manga qui nous fait ressentir beaucoup d’émotion, tout en retenue, tel que son personnage principal, d’un charme discret.

Pour contrebalancer le caractère effacé de Natsume, le personnage de maître Griffou apporte un brin d’humour et de folie. Le gros chat ne pense qu’à boire et manger, envoie des piques dès que l’occasion se présente, il semble bien peu fiable et pourtant il sait protéger son ami (tout en niant tout lien affectif, comment un yôkai aussi puissant que lui pourrait éprouver de l’affection pour un insignifiant humain, voyons !).

⇒ lire un  extrait

série toujours en cours au Japon, 18/22 sortis en France chez Delcourt

à lire aussi : 

Le pacte des yokai : une quête initiatique dans un monde peuplé de yokai sur le Club Shôjo

le dossier de Manga News 


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Horror Humanum Est

Aujourd’hui je vais vous parler d’une chaîne youtube que j’ai découvert très récemment : Horror Humanum Est. Et j’avais envie de le faire pendant le challenge Halloween, parce que si vous avez envie d’horreur, là vous serez servi. Mais pas de sorcières, le zombi ou autres créatures maléfique. Ici l’horreur est authentique. 100% made in être humain.

Voici un aperçu :

La chaîne youtube est complétée par un site où l’on trouve des info complémentaires pour enrichir chaque vidéo.

Si vous aimé le sang et les histoires glauques vous trouverez votre bonheur 😉

Merci à mon petit frère pour m’avoir fait découvrir.


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Halloween la sorcière

Petit coffret réunissant réunissant 2 mini albums (l’un avec l’histoire, l’autre avec les textes des chansons) et un cd.

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C’est l’histoire d’une hideuse sorcière qui, au fin fond de la forêt, fait pousser des potirons et élève des grenouilles. Mais comment fait-elle ? Se sont des enfants méchant qu’elle a transformé (les filles en grenouille et les garçon en citrouille) pour les manger !

E non ! Pas de fin heureuse. Le conteur va se faire empoissonner et la sorcière va continuer son affaire en traquant les enfants méchants.

Alors bon, si vous voulez faire peur aux enfants pas sages, cet album-cd peut faire l’affaire. Pour ma part je n’ai pas vraiment aimé. Les contes doivent toujours proposer une échappatoire, une façon de se sauver. Vehiculer ainsi un message positif. Je n’aime pas les contes qui se terminent sur une fatalité. Bon, ici le conteur met l’enfant au défi de le venger (et donc de tuer la sorcière) mais c’est un peu mince comme message d’espoir, et drôlement glauque.

Cette ambiance glauque à outrance est contrebalancé par des chansons aux ton guilleret et enfantin. Si ce décalage amène un peu de légereté, cela amène aussi un peu de ridicule et ne sauve pas l’ensemble.

Finalement les seules choses que j’ai trouvé agréables sont les illustration de Léa Weber (très jolie, elle auraient mérité un plus grand format) et la voix du conteur (Fabien Robert) qui n’est pas trop mal.

Le texte, de Alain Raemackers n’a pas trouvé grâce à nos yeux. Mimiko n’a pas du tout aimé. Ce qu’elle n’a pas aimé c’est justement l’ambiance très glauque du récit que les chansonnettes n’occultent pas. L’image de cette sorcière en train de croquer toutes crue des grenouilles-enfant l’a dégoûté. Mais cela ne lui fait pas peur au point de vouloir se montrer sage.

Envie de traumatiser vos tout petits bout de choux ? Passez leur ce disque le soir d’halloween 😀

Hamonia mundi, 2001


 Challenge Halloween 2017

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le rat d’Halloween

KMCoriginals

Non, c’est pas rat comme celui de cette jolie illustration de KMCoriginals qui est le sujet de cet article mais un R.A.T.

– Hein ?! un quoi ?!

Vous vous posez peut-être cette question. C’est en tout cas la question que j’ai posé moi quand Lou et Hilde ont proposé un rat pour leur challenge Halloween ^^’

R.A.T pour Read-A-Thon, soit un marathon de lecture.

rat halloween,halloween,challenge halloween 2017

Commencé hier à 21h et se finissant dimanche à minuit. Le rat d’Halloween nous incite à lire et lire encore plus. Le but étant de lire le plus possible. Et de compter les pages lues. Bien sûr des petites poses gourmandes (ou autres) sont les bienvenues.

Un Défi 666 l’accompagne : lire 6 livres, 6 heures et 6000/600/60 pages. On peut aussi se faire son propre défi.

C’est un première pour moi alors je ne me suis pas fixé de but précis, je vais me contenter de lire, dès que j’ai un peu de temps libre et de compter les pages. Je suis curieuse d voir combien de pages je peux lire en un week-end. Vu ma vitesse de lecture, surement pas beaucoup. En 2 heures ce matin j’ai lu… 35 pages ^^’ (je suis pas prête d’arriver à 6000 XD ).

⇒ Envie de participer ? Pour en savoir plus c’est et

et pour le défi 666 faite un tour ici

mes lectures :

Couverture GMO Project Next Gen, tome 1 : Outbreak Couverture The Earl and the Fairy, tome 1 Couverture The Earl and the Fairy, tome 2

Couverture The Earl and the Fairy, tome 3 Couverture The Earl and the Fairy, tome 4 

Bouddha raconté aux enfants par Cardin

vendredi soir :

18 pages lue avant de m’écrouler de sommeil. N’ayant dans mes lectures en cours aucun livre avec un rapport plus ou moins lointain avec Hallowwen j’ai pioché dans ma PAL et j’ai choisi, pour commencer le tome 1 de GMO Project Next Gen, pas de sorcières mais de mutant au super pouvoir. C’est déjà ça ^^’

samedi 10h14 :

Mon petit plaisir du week-end, boir mon café au lit avec un livre. D’habitude je bouquine des manuel de jardinage mais là, pour l’occasion je me suis replongée dans GMO commencé hier soir. J’en suis à la page 53.

Samedi 19h28 :

Malheureusement j’ai guère eu le temps de consacrer ma journée à la lecture. Ce matin j’ai trié des livres (supprimé des pile pour les remplacer par d’autres piles, je n’arriverais jamais à trier correctement ma bibliothèque T_T). Puis j’ai enchaîné avec du bricolage (pour une fois que Chéri est motivé, je pouvais pas rater ça !) et enfin courses. Il me restait une tout petite demi heure avant l’arrivé des invités (apéro dînatoire et vielles photos au menu) alors j’ai opté pour un manga : The Earl and the Fairy tome 1, 74 pages lues.

Dimanche 3h30 :

(don j’écris pas vraiment à cette heure là mais j’ai regardé l’heure avant d’éteindre pour tenter de dormir)

J’ai voulu lire encore quelques pages avant de dormir et j’ai repris The Earl and the Fairy. Je suis si bien rentrée dans l’histoire qu’après avoir terminé le tome 1 j’ai enchainé avec le 2 et le 3. Le quatrième me démangé mais, après une page… il était déjà très tard et la lumière, de toute évidence, dérangé Chéri, qui poussais des grognements désappointé. Oups ! 535 pages lues.

Bilan intermédiaire du dimanche matin au réveil (histoire de faire un point)  : 5 livres / 662 pages lues

Dimanche 10h30 :

J’ai fini la saga The Earl and the Fairy avec le quatrième et dernier tome. 192 pages lues. Une série très classique mais plaisante.

PS: Merci Yomu-chan, j’ai piqué cette série dans ta bibli 🙂

Dimanche 12h15 :

Après avoir fait un tour chez mes camarades rathonéens j’ai choisi un nouveau manga. Cette fois j’ai fouillé dans ma propre bibliothèque et j’y ai trouvé le tome 1 de la série coréenne La secte. 192 pages lues. Alors là ! Si je ne devais choisir qu’un mot pour qualifier le manhwa, ce serait bizarre. J’ai rien compris. Tout y est confu et étrange. Le dessin, l’univers, les personnages…

Avant de reprendra la lecture de GMO j’ai eu envie de revoir mon article de suivi et de le structurer différemment. Du coup il y a beaucoup plus de blabla ^^’

Dimanche 16h50 :

Finalement la lecture des récap de mes camarades avait fini par avoir raison de ma faim. A la pause déjeuner à suivi une séance de rempotage et bricolage. Là j’abandonne Chéri à son enduit, je ferais la peinture mercredi. Et, après ce bref détour par le blog, je me remplonge dans mes lectures. Prochain point ce soir avant le dîner. 😉

Opération rempotage finie #mamaisonestunejungle #urbangarden

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

dimanche 17h : c’est la crise !! Le blog est porté disparu

Le blog à planté. Inaccessible. Inexistant. Rien qu’un page blanche. Pour mon premier R.A.T T_T

Mais je ne me suis pas découragée. J’ai noté mes lectures suivantes sur un petit but de papier en attendant que le problème soit résolu. Ce qui n’est arrivé que mardi matin…

bilan au moment où le blog lâche : 7 livres / 1046 pages lues

Dimanche 18 h :

J’abandonne GMO. J’ai besoin d’une pause. J’ai lu 31 pages de plus.

Dimanche 18h45 :

J’ai fini le tome 2 de Le mari de mon frère. Rien à voir avec le thème Halloween, mais j’avais envie d’une petite pause sans magie ni étrange. Et cette saga familiale me tendis les bras. 176 pages

Dimanche 2H50 :

GMO, seulement 3 pages. Mimiko réclame sa lecture du soir.

Dimanche 21h11 :

Qu’à cela ne tienne, je vais conter les pages XD

Notre lecture était Bouddha raconté aux enfants. 41 pages qui ne manquent pas de magie !

Dimanche 23h48 :

Extinction des feu. J’ai fini ma soirée et mon R.A.T avec GMO. 28 pages de plus.

BILAN DE FIN : 9 livres / 1325 pages lues. Je suis plutôt contente.

Je pensais en lire beaucoup moins 🙂 J’espère faire mieux pour mon prochain R.A.T (et croise les doigts pour la prochaine fois il n’y ai das de soucis logistiques )


Les camarades rathonéen :

Hilde
Kiona Seelie

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Lettre à Momo

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Des yôkai, une île perdue du Japon, une mère et une jeune fille qui doivent apprendre à reconstruire leur vie après la disparition du père dans une accident, voile ce qui fait le charme du film dont j’ai envie de vous parler ce soir. Halloween donc, avec des créatures fantastiques, mais pas vraiment un film pour ce faire peur 😉

Tout commence avec l’arrivée dans l’île, où les deux femmes viennent s’installer à côté de leur oncle et tante. La mère veut être forte, cache son chagrin et se jette à corps perdu dans le travail. La fille, délaissée, se ronge de chagrin. Cela aurait pu durer et se cristalliser, mais c’était sans compter sur l’intervention de trois yôkai maladroits qui viennent veiller sur elles. Par un étrange concours de circonstance, Momo, la jeune fille, peut les voir et ça ne va pas être facile à gérer. Passée la peur des premières rencontres, une relation d’amitié s’installe entre le jeune fille et ces drôles de créatures.

J’aime beaucoup ce film. Si les yôkai sont drôles et attendrissants, c’est surtout l’évolution de la jeune fille qui, grâce à leur présence, va petit à petit s’ouvrir et faire son deuil, qui me touche le plus. Le film est long, mais je trouve qu’il est bien équilibré. On ne s’ennuie pas malgré ses deux heures. Il y a de l’humour, du drame. On rie, on pleure et on grandi un peu avec Momo.

Graphiquement il n’a rien de remarquable, mais c’est très agréable à regarder. Mon personnage préféré c’est Mame, l’un des trois yôkai, il est complètement à l’ouest. Je le trouve tellement drôle, toujours décalé.

Image associée

Lettre à Momo (ももへの手紙) a été réalisé par Hiroyuki Okiura en 2012. Il est disponible en dvd et en VOD chez Arte édition.

Je vous recommande vivement ce film qui aborde avec tendresse un sujet pas si facile.

L’avez-vous vu ? Qu’en pensez-vous ? Laissez nous vos impressions 😉

⇒à lire aussi l’avis de Lili 

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Sorcellerie, sorcières et youtubeurs

J’ai déjà partagé ici plusieurs vidéo de Nota Bene. J’aime beaucoup ce youtubeur et sa vidéo sur les sorcière colle si bien au thème du mois que je ne reste pas à la partager avec vous dans le cadre du challenge Halloween.

Et comme l’union fait la force, je complète cette petite vidéo par une petite séries de vidéo sur la sorcellerie proposé par La Prof, autre youtubeuse de vulgarisation historique que j’aime bien.

Voilà, j’espère que ça vous a plu et que vous en savez plus maintenant sur les sorcière et leur chasse 🙂


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Lost Soul

J’ai trouvé ce “manga” au hasard de mes flâneries dans les rayons livres d’occasion et l’ai acheté plus par curiosité qu’autre chose en voyant que les auteurs étaient françaises. Le challenge Manga & France d’Akatsuki était l’occasion rêvé d’enfin le lire. (oui, mon billet parait avec un peu énormément de retard mais j’ai pas eu le temps de le poster en novembre… de l’année dernière T_T). Heureusement le challenge Halloween me fournit l’occasion d’exhumer ce brouillon resté en suspend dans les archives du blog (désolé Akatsuki, j’avais pourtant lu et fait ma chronique …)

Lost Soul propose un univers proche du notre mais où la magie est chose courante et le métier de nécromancien, sorcier ou médium est un travail comme un autre que l’on apprends à l’institut. Le héros est un nécromancien réputé et aide les gens à communiquer avec les mort peu après leur mort pour les aider dans leur deuil. Une riche famille de la ville fait appel à lui pour élucider le mystère qui entoure la mort de la mère de famille. Pour cette enquête le héro devra faire équipe avec un médium, un ami de jeunesse avec qui il entretien maintenant une relation de haine (réciproque ?).

Que dire de ce manga ? Franchement j’ai pas été convaincue. C’est mignonnet mais maladroit. Je lisais il y a quelques temps dans un commentaires ironique à propos des mangaka français qu’ils sont “doué au dessin au lycée et encouragé par leur potes. Et Hué de tous quand ils passent pro”. C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce manga. Je ne trouve pas du tout que cela relève de la schizophrénie du lecteur, ni de son incohérence. Je trouve cela normal de ne pas avoir la même exigence face à un travail d’amateur ou un travail de pro. Si des lycéenne m’avaient fait lire ce manga, je les aurais félicité. Mais là ce n’est pas un dôjinshi, c’est un manga relié publié par Taifu. Je suis beaucoup plus exigeante avec les pro et je trouve que ce premier tome de Lost Soul n’est pas abouti.

J’ai le sentiment que la seule chose que Lost Soul ai à proposer sur le marché du manga c’est qu’il est français, or cet argument de vente est, à mes yeux, insuffisant. Si on veut faire du manga faut le faire bien, quelques soit notre nationalité. L’univers, l’intrigue et les personnages de ce premier tome sont convenus, le médium semble tout droit sorti d’un yaoi, on nous met des tartines de fan service, il y a même les triangle ennuyeux amoureux autour du quel plane un prétendu mystère mais qui est amené de telle façon ma curiosité n’a aucunement été titillé. Les nouveaux personnages apparaissent comme des cheveux sur la soupe, ça manque de liant et parfois de cohérence. Par exemple on introduit le personnages du médium avec une histoire d’âme d’enfant qu’il réclame au nécromancien, le lecteur est intrigué, que veut-il faire avec ces âmes ? Et ben on s’en fout ! à la place on nous fait revivre d’insignifiant et ennuyeux souvenir de jeunesse ou l’on voit le medium et le nécromancien avec une jolie cruche, dans un classicisme désarmant. Non seulement on a déjà vu cette scène dans je ne sais combien de manga et anime mais en plus elle est ennuyeuse à chaque fois. Là où on nous fait miroiter du piquant on nous sert de la guimauve, forcement la déception est au rendez-vous. J’ai pris cette scène comme exemple parce qu’elle me semble emblématique de la façon dont le récit est conduit d’un bout à l’autre. 

Niveau dessin c’est pareil : il y a un joli travail mais ce n’est pas abouti et sa manque encore de personnalité. 

Si je tombe sur le deuxième tome je le lirais par curiosité et aussi pour voir les progrès que les auteurs auront fait entre les deux tomes, mais pour le moment je ne suis vraiment pas convaincue. ça mérite d’être retravaillé. 


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Une jeunesse au temps de la Shoah

Après la mort de Simone Veil, son visage était partout, sur toutes les unes. Si son nom ne m’était inconnu j’avoue que je ne savais rien de cette grande dame. J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai commencé par un hors série que Marianne lui a dédié. Très complet, bien fait et plaisant à lire.

Après l’avoir lu j’étais encore plus intriguée. J’ai eu envie d’en savoir plus mais je me sentais pas la patience de lire Une Vie. 340 pages tout de même ! Avec tous les livres que j’ai abandonné cet été, j’étais sûre de ne pas y arriver. C’est là que je suis tombé sur un extrait publié par Le Livre de Poche : Une jeunesse au temps de la Shoah. Cette éditions réuni les chapitres qui racontent la jeunesse de Simone Veil, depuis l’enfance joyeuse sous le soleil de Nice au camps de concentration et le retour à la vie. On quitte Simone alors qu’elle se lance dans la vie active.

J’avais vingt-sept ans, des diplômes, un mari, trois enfants, un travail. J’étais enfin entrée dans la vie.

Cette éditions est complété par diverses annexes : photos, discours…

Que dire de ce livre. C’est difficile d’en parler. Simone Veil écrit très bien, on lit facilement et avec plaisir cette autobiographie. Il n’y a pas de logeurs. L’émotion est là, tout en retenue.

Mais l’intérêt de se livre n’est pas tant là façon dont il raconte mais ce qu’il raconte. L’horreur vécu par des million de juif en France et partout en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. On y découvre comment Simone, ses parents et ses frères et sœurs, juifs laïcs ont été déporté. Tout au long du texte, Simone Veil raconte son histoire, telle qu’elle l’a vécu à l’époque mais elle y ajoute ses réflexions, fruits d’une longue vie bien remplie, riche en rencontres. Et ce double regard : l’adolescente qui vit l’horreur et l’adulte qui cherche un sens à tout ça est très intéressant. D’autant plus que Simone Veil semble faire preuve d’une extrême sagesse, elle ne tombe pas dans la haine qu’on aurais pourtant pu lui pardonner après une telle aventure. Elle parle toujours avec bienveillance mais aussi fermeté. N’hésitant pas à contredire ses collègues intellectuels quand leur point de vue lui semble erroné.

C’est un texte dur, parce qu’il montre l’humanité dans ce qu’elle a de plus laid, mais il n’est pas difficile à lire car c’est toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue que Simone Veil livre ses souvenirs. Il peut donc être lu par un public jeune. Enfin, pas des enfants non plus, mais je pense au collégiens ou lycéens qui étudient cette période historique en cours. Ce court extrait donnera une dimension plus réelle à ce que disent les manuels d’histoire. En revanche je ne suis pas sûre que le jeune public apprécie les digressions politiques et sociologiques.

Ce que je retiens de ce livre c’est que malgré cette très douloureuse expérience Simone Veil à su rester profondément humaniste, ouverte et attentive aux autres. On ressort de cette lecture, troublé mais grandi. Si Larmes interdites m’avais mis dans un état terrible, je n’ai pas eu ici le même sentiment car il y a beaucoup d’espoir dans les paroles de Simone Veil.

Couverture Une jeunesse au temps de la Shoah , extrait d'Une vie


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C’est lundi que lisez-vous ? #79

Rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading?par One Person’s Journey Through a World of Book et repris par Galleane.

En quoi consiste ce rendez-vous ? C’est très simple il suffit de répondre à 3 questions :

  1. Qu’avez-vous lu la semaine passée ?
  2. Qu’êtes-vous en train de lire ?
  3. Que allez-vous  lire ensuite ?

Les lectures de Bidib

J’ai lu

Couverture Un toit pour 13, tome 3 : le jour où j'ai pris la mer

Petit roman jeunesse pour les plus jeunes lecteurs. Une famille atypique et de très jolies illustration. Pour en savoir plus c’est ICI

Je lis

Couverture Treize raisons / 13 reasons why

Je suis tombé par hasard sur ce roman jeunesse et j’ai eu une irrésistible envie de le lire. J’en suis déjà à la moitié. J’attends de l’avoir fini pour vous en dire plus.

 Ma mère m’a offert ce livre dans lequel je me plonge avec grand intérêt.

Le problème c’est que je n’arrête pas de partir en digressions toutes personnelles à chaque page… du coup je n’avance pas très vite ^^’

 

Je lirais

Destinations par Medvedkova

Les lectures de Mimiko

J’ai lu

Lili a été suivie par Saint-Mars Max n'aime pas perdre par Saint-Mars

Je lis

Minecraft : Construction, le guide officiel par Minecraft

Je lirais

Totally Spies !, Tome 23 : Sam en danger ! par Chalvon-Demersay

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