Mon arbre – Gerda Muller

Couverture Mon arbreMon arbre de Gerda Muller, éditions l’école des loisir, en librairie aujourd’hui.

Benjamin et Caroline partent en vacance chez leur oncle garde forestier où les attend Robin, leur cousin. Robin connais bien la forêt, il les amène voir son arbre préféré : un très vieux chêne. Les saisons passent et les enfants reviennent rendre visite au chêne. Sous son ombre bienveillante, les enfants observent la nature : champignons, insectes, oiseaux, fan et sanglier… avec eux on découvre la vie dans la forêt. Tout au long de cette histoire on apprends plein de choses sur la forêt et son entretien. Et une fois l’histoire finie, on en apprends encore plus par de petites annexes explicatives donnant plein d’info supplémentaires sur les plantes et les animaux qu’on peut rencontrer en forêt.

La première chose que j’ai pensé en recevant le livre c’est que le dessin me rappelait les albums de mon enfance. J’avais l’impression de faire un bond dans le temps ! Et, je n’avais pas tort ! Ce livre, écrit et illustré par Gerda Muller, date de 1991 dans sa version originale. Autant dire que c’est un livre de mon époque. Je ne sais pas si je l’avais lu, si j’avais lu d’autres livres de Gerda Muller (ce qui est fort possible) mais les style graphique m’est très familier. J’avais des livres de ce genre, c’est sûr.

Du coup, j’avais un peu d’inquiétude en abordant ce livre avec Mimiko, je me demandais si  ce n’était pas vieillot pour un enfant d’aujourd’hui. Et ben, non ! Elle a beaucoup aimé. C’est vrais que le dessin est d’une autre époque, mais il est très joli, réaliste et très riche en détails. C’est très plaisant de découvrir dans les grandes planches les petits détails tel qu’un mulot caché sous un buisson, un oiseau dans les branches…

Le texte est également est très plaisant. On apprends beaucoup de choses tout en suivant les trois enfants dans leurs petites aventures ordinaires. Nous avons passé un très bon moment en compagnie de ce livre. En le lisant j’ai eu très envie d’aller me promener dans les bois, sentir l’odeur d’humus et les branches qui craques. Un livre qui donne envie de sortir et de découvrir. Pour tous les amoureux de la nature.

Un livre que je choisirais aussi pour l’école à la maison tant il est riche en informations et qu’il est facile de compléter le récit par une visite en forêt. A lire aussi à l’école.

sur le site de l’école des loisirs

les livres de Gerda Muller chez l’école des loisir

⇒ Mon arbre : sur Amazon


 chut les enfants lisent

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La patience du Baobab

Couverture La patience du Baobab« L’amour, c’est pas plus facile que le reste de la vie. C’est vérifiable à vingt ans ou plus, sous les tropiques comme  autour du cercle arctique. Pas parce que c’est chaud ici et froid là-bas. C’est à cause des bâtons dans les roues, sous toutes les latitudes. Trop gros ou trop maigre, ça peut être une cause de bâton dans les roues, comme trop intelligent, trop blanc, trop noir, trop zyeux bridés ou cheveux roux, blonds, crépus ; si en plus on compte les bâtons courbés ou à genoux dans l’ombre d’une religion, l’amour, c’est vraiment le parcours du combattant. »

La jeune et jolie Aïssatou nous raconte son histoire. Celle d’une Centrafricaine amoureuse d’un Français. Il s’agit donc maintenant de quitter Bangui pour la Bourgogne…

La Patience du Baobab est une roman de Adrienne Yabouza, sorti en janvier aux éditions de l’aube.

C’est grâce à la masse critique de Babelio que j’ai découvert ce roman. Je profite toujours de la masse critique pour sortir de mes lecture habituelle et de ce point de vue là je ne suis pas déçue. Je n’ai pratiquement jamais lu de littérature africaine, en dehors de quelques poèmes. C’est donc tout un univers qui m’est inconnu, tant du point de vue littéraire que culturel. Je ne suis jamais allée en Afrique et je ne sais de ce continent que ce que l’ont peut en voir à travers les média.

Du coup, je ne sais pas trop quoi penser de ce roman. Il y a certains aspects que j’ai beaucoup aimé, d’autres qui m’ont perturbé et l’histoire elle même ne me parle pas vraiment.

J’ai beaucoup aimé  certains passages qui offrent un regard à la fois critique et plein d’humour sur la société. Aïssatou, nous parle à la première personne, elle nous parle de sa vie, de ses amour, mais aussi de la société qui ne tourne pas rond. Du décalage entre les Blanc et les Africains, notamment dans le démarches administratives et j’ai trouvé cet aspect du livre agréable, intéressant et très plaisant à lire. Pour avoir un aprçu de son style je vous invite à lire les premières lignes du roman.

Ce qui m’a perturbé c’est la syntaxe. Écrit dans français aux influences Centre-Afrique, le texte est parfaitement compréhensible mais la structure des phrases est parfois différente de celle du français de France. Et la structure des phrases me donnait une impression d’un ton enfantin que je ne pense voulu, mais simplement du à une différence dans la langue. Du coup ça me mettais mal à l’aise car j’avais le sentiment de mal interpréter ou de louper quelques chose dans le texte.

Mais finalement ce qui m’a vraiment dérangé dans ce livre c’est l’histoire d’amour autour duquel se construit tout le roman. Je n’y ai pas crus un instant. L’héroïne a beau répéter qu’elle aime Rémi d’amour, moi je vois pas comment on peut tomber amoureux et décider de se marier pour la vie en seulement 3 jours. Enfin si, je vois, mais j’appelle pas ça de l’amour… L’amour, tel qu’on en parle ici c’est quelque chose qui me dépasse complètement. Leur histoire d’amour  ne m’a absolument pas ému, ni touché. Je suis resté de marbre, voire même j’étais agacé par leur amour qui pour moi n’était pas réaliste.

Une lecture en demi-teinte. Intéressant et agréable à lire mais qui ne m’a pas pris aux tripes.

sur le site de l’éditeur

⇒ sur Babelio

⇒ achetez sur Amazon

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Gâteau à l’orange sanguine

Le dernier dimanche du mois, avec la brigade des Gourmandises, on se pique des recettes. C’est chez Asphodèle que je suis allé piocher cette recette qu’elle proposais pour le challenge Polar de Sharon. J’y aurais bien participé, ne serait-ce qu’avec cette recette mais… en déhors du côté sanglant des oranges, je ne serait la relier à aucun polar.

Comme à mon habitude, j’ai un peu modifié la recette de départ pour l’adapter à mes goûts. Si j’ai repris exactement les doses prescrites par Asphodèle, j’ai modifié le procédé de réalisation et remplacé le Grand Marnier par du rhum à la vanille. Et j’ai utilisé des vrais oranges sanguines puisque, coup de bol, j’ai réussi a en trouver 🙂

gâteau à l’orange (presque) sanguine d’Asphodèle

Ma recette :

four préchauffé à 180°C

pour la pâte:

  • 150 gr de beurre (sortir à l’avance du frigo pour qu’il soit bien mou)
  • 140 gr de sucre de canne + 1 cuillerée de sucre vanille maison
  • 3 gros oeufs
  • 180 gr de farine + 1 sachet de levure chimique
  • zeste et jus de 2 oranges sanguines

pour le sirop :

  • 50 gr de sucre de canne
  • 1 bâton de cannelle
  • jus de 3 oranges sanguines

Comme préconisé par Asphodèle, j’ai commencé par le sirop pour que la cannelle ai le temps de bien infuser. Dans une casserole j’ai mis le sucre, le jus et la cannelle et j’ai mis sur feu moyen, en tournant légèrement la casserole sur elle même de temps à autres pour que le sucre soit bien dissout. Pendant que le sirop bouillonne tranquillement j’ai préparé la pâte. Je ne serais pas trop dire combien de temps j’ai laissé le sirop réduire, jusqu’à ce que ça consistance me semble bonne. En fin de cuisson j’y ai ajouté un bouchon de rhum vaille maison. Une fois prêt je l’ai réservé dans un récipient à bec pour pouvoir le verser plus facilement le moment venu.

Pour la pâte j’ai procédé un peu différamment de ce qui était conseillé parce que j’aime les gâteau très aérés, du coup j’ai monté les blancs en neige et je les ai incorporé à la pâte à la fin pour une pâte plus aérée.

Dans un saladier j’ai travaillé au batteur électrique le beurre et le sucre+sucre vanillé. Une fois le mélange bien lisse j’ai ajouté les jaunes d’œufs un à un, le zeste, puis la farine et le jus peu à peu jusqu’à obtention d’une pâte bien lisse et homogène. J’y ai ensuite ajouté les blancs en neige que j’ai délicatement incorporé à la cuillère.

J’ai versé la pâte dans un moule à kouglof et enfourné dans un four préchauffé à 180°C pour 45 minutes. Je vérifie la cuisson avec la lame d’un couteau, elle doit ressortir propre.

Après avoir laissé refroidir le gâteau quelques minutes, je l’ai démoulé et ai imbibé le haut avec le sirop à l’orange préalablement préparé. Là encore j’ai dévié de la recette originale, puisque Asphodèle imbibe la base quand le gâteau est encore dans le moule à kouglof.

Comme je n’ai qu’un gros moule à kouglof la pâte était insuffisante pour le remplir entièrement, j’aurais du utiliser une moule à couronne, j’aurais moins galéré pour le démoulage. En revanche tout le monde était ravi. On s’est régalé et on m’a demandé d’en refaire. Il me reste quelques orages, j’en referais sans doute un deuxième 🙂


 

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Nouveautés manga & bd #21 – Février 2018

Parmi les nouveaux manga prévus en février j’ai repéré les séries suivantes :

Le bonheur c’est simple comme un beto de Yuzu de Umettaro Aoi, chez Nobi Nobi !

résumé : Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordée par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’énergie à revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrédients et beaucoup d’amour… c’est prêt ! Bon appétit ! (source : Manga News)

Pourquoi ? quelle question ! Parce que ça parle de bouffe pardi ! 😀 et puis j’aime bien les manga feel good, ça me détend.


Manga - Manhwa - Fruits Basket - Another Vol.1 Fruit Basket another de Natsuki Takaya, chez Delcourt Tonkam

résumé : Sawa Mitoma manque de confiance en elle. Alors qu’un professeur la réprime pour son retard, un charmant jeune homme vient à son secours. C’est Mutsuki Soma, le vice-président du conseil des élèves ! Il va immédiatement repérer la fragilité de Sawa et lui tendre un piège en la faisant entrer au conseil des élèves. Fini l’anonymat, le repli sur soi, elle est obligée de se révéler! (source : Manga News)

pourquoi ? A vrais dire le pitch ne m’attire pas du tout et le couverture pas vraiment non plus mais j’avais aimé Fruit Basket, du coup je suis curieuse. De là à acheter la série… je ne pense pas. Mais si l’occasion se présente j’aimerais bien le lire.


Éclats d’âme de Yhki Amatani, chez Akata.

résumé : Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde. (source : Manga News)

pourquoi ? J’aime bien cette couverture, et le titre m’intrigue. Et après avoir lu le pitch j’ai eu encore plus envie de savoir ! Le sujet de l’identité sexuelle m’intéresse toujours beaucoup.


Le Goût d’Emma de Kan Takahama, Emmanuelle Maisonneuve et Julia Pavlowitch, chez Les Arênes BD

résume : À 30 ans, sur une simple candidature spontanée, Emma réalise son rêve d’enfant en rejoignant l’équipe des inspecteurs du prestigieux et mystérieux guide Michelin. Ses tournées d’inspection vont la mener sur les routes de France pour découvrir non pas les grandes tables étoilées qui la faisaient rêver – privilège des inspecteurs les plus anciens – mais des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de mine. (source : Manga News)

pourquoi ? No, sérieux, vous vous posez la question ? ;P j’avoue, dès que ça parle de bouffe ça m’intéresse, que voulez-vous j’aime les lectures qui donnent faim 🙂


Nos embellies de Marie Duvoisin et Gwénola Morizur, publié chez Bamboo.

résumé : Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents. Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’ai été attirée par la neige et le pitch m plait bien.


La Valise de Morgane Schmitt Giordano, Gabril Amalric et Diane Ranville, sorti chez Akileos.

résumé :  Les frontières de la Cité sont fermées. Les Ombres au service du Dux écrasent à loisir ceux qui s’opposent au régime, et les habitants doivent plier ou mourir.
Cléophée, passeuse et sorcière, profite de la situation et utilise sa Valise extraordinaire pour aider ceux qui le souhaitent à quitter la ville… contre rétribution. Pour chaque âme passant le Mur, Cléophée prélèvera sept années de vie. Dans son manoir surplombant la vallée, Cléophée joue double-jeu auprès du régime du dictateur tout en nourrissant sa magie de la vie prélevée aux fugitifs. Mais un soir, un membre de la résistance vient à sa rencontre avec une requête inusuelle : les aider à franchir la frontière dans l’autre sens, pour pénétrer dans la Cité. (source BD Sanctuary)

pourquoi ? la couverture est magnifique et le pitch prometteur. Et ça fait un moment que je n’ai pas lu de BD fantastique.


Renato Jones UN% de Kaare Andrews, sorti chez Akileos.

résumé : Les Un % possèdent plus de la moitié de la richesse mondiale. Ils ont écrasé les économies, ont acheté des gouvernements et ont accumulé plus de pouvoir que tout autre groupe de l’histoire. Et ils n’en ont toujours pas assez. Avec ce genre de pouvoir, comment peut-on imaginer les faire payer ? Et QUI les fera payer ? Permettez-nous de vous présenter Renato Jones, un mystérieux justicier venu remettre les compteurs à zéro. Et avec son entrée en jeu, LES SUPER RICHES L’ONT SUPER DANS LE C*L. (source : Comics Sanctuary)

pourquoi ? l’idée me fait vraiment marrer, mais je sais pas du tout si je vais aimer

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Aaron Douglas

C’est en feuilletant ce livre que j’ai découvert l’artiste afro-américain Aaron Douglas. Pourquoi je précise AFRO-américain ? Parce que c’est le African American Month Challenge et qu’avant que le mois ne s’achève je voulais en dire plus sur cet artiste dans j’ai déjà partagé une peinture ici.

Aaron Douglas est né en 1899 et mort en 1979. Il est une des figures majeures de la Renaissance de Harlem, mouvement de renouveau de la culture afro-américaine de l’antre deux guerre.

L’un de ses travaux le plus important ce sont une série de peintures murales réalisé en 1934-35 pour une bilbliothèque publique de New York. Cette séries s’intitule Aspects of Negro Life. Son travail est centré sur les Afro-américain et la question raciale.

Aaron Douglas, From Slavery through Reconstruction, 1934 Aaron Douglas, The Negro in an African Setting, 1934

Aaron Douglas, An Idyll of the Deep South, 1934 Aaron Douglas, Song of the Towers, 1934

C’est par cette série que je l’ai découvert. Elle était citée dans le livre Jazz and Art dont j’ai parlé précédaient. J’aime beaucoup cette série, il émane d’elle une belle énergie, une puissance même qui touche l’inculte en matière de peinture que je suis.

N’y connaissant rien je n’ai que peu d’info a vous donner mais j’ai glané quelques autres des ses œuvres sur le net :

Aaron Douglas, "The Negro Speks of Rivers" (for Langston Hughes), 1941
Aaron Douglas, « The Negro Speks of Rivers » (for Langston Hughes), 1941

Cover art by Aaron Douglas

Aaron Douglas, The Founding of Chicago, circa 1933
Aaron Douglas, The Founding of Chicago, 1933
"The Prodigal Son", Aaron Douglas, 1927
« The Prodigal Son », Aaron Douglas, 1927
pour aller plus loin

⇒ Aaron Douglas, Member of Harlem Renaissance by Michael Faris

Aaron Douglas sur wikipedia (anglais)


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Alvin

Des immigrés qui travaillent sur les chantiers de New York, un bistrot pas recommandable, des prostitués, des orphelins, le souvenir d’un ami disparu, un ecclésiastique fanatique, le bayou et sa misère,  un môme et un ours mal léché. Les ingrédients d’une BD jeunesse ? Exactement ! En tout cas ce sont les ingrédient choisis par Dillies (au dessin) et Hautière (au scénario) pour ce diptyque publié chez Dargaud.

Je ne sais plus qui m’avais dis du bien de cette BD, mais je me souvenais en tout cas qu’on me l’avait conseillé. Je donc emprunté le premier tome, et passé la surprise des premières pages (faut dire qu’on croise pas tout les jours des prostitués au rayon jeunesse), j’ai vraiment accroché au premier tome. Tant et si bien que je l’ai aussi tôt rapporté à la bibli pour emprunter le second et dernier tome.

Tout commence dans la ville de New York pendant une des guerres, j’ai pas trop saisi laquelle, mais une qui fait rage en Europe. Gaston, un gros ours mal léché, travaille avec d’autres immigrés venu de la vielle Europe sur les chantiers de New York. Il fréquente Purity, une belle prostitué originaire du sud des Etats-Unis. De lui il ne dit jamais rien, mais d’elle il sait presque tout. Quand la belle meurt suite aux violence d’un client (oui, oui c’est une bd jeunesse), Gaston lui promet de s’occuper de son fil Alvin. Mais trouver une famille pour Alvin ça ne sera pas si facile. Gaston décide de rechercher la famille du gamin dans le sud et ils partent ensemble pour traverser le pays. En chemin il font de bonnes et de moins bonnes rencontres. Le gamin, insatiable, pose trop de questions. Sous son air bougon Gaston s’attache au petit. Une aventure à travers la vielle Amérique, qui nous parle du racisme, de la xénophobie, de la peur de l’autre, qui nous apprends la tolérance et la solidarité.

-On peut condamner quelqu’un pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est .

-Sauf si c’est un con !

-Non, Alvin… Même pas si c’est le dernier des cons.

 

Vous l’aurais compris, le ton est ici assez cru, et les circonstance de cette histoire sont très dures, mais pour adoucir le propos et lui donner un aspect métaphorique, ce sont des animaux qui nous parlent à travers un dessin plutôt stylisé et sympathique.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette BD en 2 tomes. Elle raconte une histoire classique, qui rappelle les vieux romans ou les vieux road movies américains, qui malgré sa dureté fait passer de très beau messages. Mais ce qui ai plaisant ce n’est pas tant le message mais le talent avec lequel il est mis en scène. L’histoire est prenante et bien rythmé. Fermé le premier volet, on a envie de découvrir la suite de l’aventure. Et les dialogues sont très bien tournés. C’est drôle et touchant.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo, Yvan, Noukette


challenge petit BAC 2018Challenge un max de BD en 2018 chut les enfants lisent

Quel est le rapport entre cette BD et l’histoire Afro-Américaine, me direz-vous. Et bien, je trouve que cette BD a toute sa place dans se challenge car sans jamais vraiment nommer les choses il nous parle de la ségrégation et de la misère dans laquelle vivent les noirs (ceux qui ont un bec) dans le sud des Etats Unis. Et les clins d’œil à la culture afro-américaine et l’importance de la musique dans celle-ci sont vraiment amusant.

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Two Steps ahead of the century : Jazz and Art

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Je venais tout juste de m’inscrire au African American History Month Challenge quand on nous a offert ce livre. Or l’histoire du jazz et celle des Afro-américains est très lié, j’ai eu envie de vous le présenter à cette occasion.

L’ouvrage est en anglais et allemand et j’avoue ne pas avoir tout lu, mais simplement pris plaisir à le feuilleter prenant quelques info ça et là, tout en écoutant les trois cd qui accompagnent le livre.

Le livre fait un parallèle entre la musique Jazz et l’art pictural (vous vous en doutiez, vu le titre). Il se divise en 4 périodes historique :

  • The origins of Modernity 1860-1900
  • Ragtime and Popular Enertainment 1900-1917
  • The Jazz age in Europe and America 1920 – 1930
  • Post-war anrt and Jazz 1940-1990
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Henry Ossawa Tanner, Banjo Player -1893

Dans se livre on rencontre de très nombreux artistes aux styles très divers, et tous ne sont pas afro-américain, loin s’en faut. J’ai choisi ici 2 peintures que j’ai particulièrement aimé et qui sont de peintres afro-américains en hommage au African American History Month.

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Aaron Douglas, Aspects of Negro Life 1934-35

Un ouvrage intéressant qu’il faudra que j’étudie plus en profondeur.


 challenge petit BAC 2018

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