Brésil la cuisine de ma mère de Viviane Tronel (et sa feijoada)

Je suis tombée sur ce livre par hasard. Je flânais dans les rayonnages quand le sourire de cette belle couverture m’a frappé. La couverture dégage une complicité et une douceur qui fait envie. Et j’aime les livres de recette, la découverte du monde à travers la cuisine et le Brésil. Je n’avais pas beaucoup d’excuse pour ne pas me l’offrir.

Ce que j’ai aimé dans ce livre c’est qu’au delà du livre de recette c’est aussi l’histoire de le cuisine d’une famille, celle de Viviane Tronel, journaliste d’origine brésilienne, qui vit en France. Au recette sont liés des souvenirs, il y a les conseils de sa mère mais aussi l’adaptation des recettes que Viviane à fait pour s’adapter aux produits que l’on trouve en France.

Dans ce livre Viviane partage les recettes de sa mère, marqué par la culture du Minas Gerais dont elle est originaire et enrichi par ses diverses expériences et rencontres culinaires. En partant de chez ses parents, Viviane a copié les cahiers de recette de sa mère et nous en offre ici un aperçu. C’est une cuisine simple et familiale.

Le livre est richement illustré par des photographies des plats mais aussi de la famille de Viviane, qui pour l’occasion et parti au Brésil rendre visite à sa famille en compagnie du photographe  Benjamin Soligny. J’aime beaucoup cet aspect familial dans le livre. J’ai cette même approche de la cuisine. Si j’aime les livres de cuisine ce n’est jamais pour en suivre une recette à la lettre. Je m’en inspire, j’aime me plonger dans une ambiance et puis adapter à ce que je trouve dans mon garde-manger ou au goût des membres de ma famille. J’aime aussi, noter sur un petit carnet les recettes que j’ai aimé pour ensuite les partager avec mes filles. Et quand il est question de cuisine je pense aussi souvent à ma mère. Il m’arrive souvent de l’appeler pour lui demander des conseils quand je ne sais pas comment cuisiner tel ou tel ingrédient.

Je découvre à l’heure d’écrire ce billet qu’il s’agit là d’une collection et que d’autres voyages culinaires et familiaux sont proposé par les éditions Minerva : Maroc, Tunisie, Sénégal, Thaïlande…

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Après l’avoir plusieurs fois feuilleté, j’ai décidé de tester une de ses recettes ce week-end. Ou plutôt en faisant le tour de mes réserves, j’ai trouvé des haricots noirs secs et j’ai tout de suite pensé à la feijoada brésilienne. Si je connais le plat, je n’en avait encore jamais préparé, du coup j’ai ressorti ce livre et j’y ai retrouvé ce plat incontournable de la cuisine brésilienne.

Les ingrédients de la recette :

  • 500 g de haricots noirs
  • 500 g de travers de porc demi-sel
  • 300 g de palette demi-sel
  • 2 saucisses de Monbéliard
  • 1 saucisse de Morteau
  • 3 tranches de lard fumé
  • 1/2 bouquet de persil
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 3 cuillères à soupe d’huile de tournesol
  • sel (facultatif)
  • poivre

Moi je n’avais pas 500 g de haricots, du coup j’ai mis tout ce que j’avais (aucune idée de la dose exacte) et divisé un peu prêt la viande par deux : 1 tranche de lard, 1 saucisse de chaque, une tranche de palette (280 g) et une tranche de travers (150 g), j’ai gardé en revanche la même quantité d’oignons et d’ail. J’ai complètement oublié le poivre et n’ai pas rajouté de sel, la viande est déjà assez salée.

La veille j’ai mis les haricot sec à tremper dans l’eau et la palette et le travers demi-sel dans de l’eau froide.

Le jour même, dans la cocotte, j’ai fait revenir l’ail écrasé et l’oignons émincé quelques minutes avant d’ajouter les haricots égouttés, la viande rincée coupée en morceaux, les saucisse en rondelles et le lard en lamelles. J’ai recouvert d’eau et fait cuire à couvert à feu doux, entre deux heures et trois heures : environ une heure et demi la première fois, puis je suis sortie j’ai éteint le feu pour le rallumer le soir et laisse cuire encore un peu plus d’une heure.

J’avais mis beaucoup trop d’eau. Si la recette disait de recouvrir d’eau, moi je me suis retrouvé avec des haricots cuit et toujours beaucoup d’eau dans la casserole. J’ai donc supprimé le surplus d’eau avec une louche et laisser mijoter encore quelques minutes pour laisser la dernière eau se résorber. Une fois cuit, j’ai haché le persil frais et je l’ai parsemé dessus, ça rajoute une petite note de fraîcheur très agréable.

J’ai servi le plat avec le traditionnel riz blanc, cuit comme dans le livre : faire revenir dans une cuillère d’huile le riz et une gousse d’ail écrasé (oui ! j’aime l’ail 😀 ), puis couvrir d’eau bouillante et laisser cuire à l’étouffé jusqu’à résorption complète de l’eau (là pour le coup j’en ai pas mis assez d’eau et j’ai du rectifier en route ^^’ )

La recette était accompagné d’une sauce piquante à base de tomates et piments rouges que je n’ai pas préparé. A la place je me suis contentée de saupoudrer un peu de piment de Cayenne en poudre sur mon assiette.

Verdict : c’était un régal !

J’ai trouvé ça très bon même si un peu trop riche en viande pour moi. Bizarrement, Chéri a trouvé que la viande était bien dosé XD. Quand à Mimiko, elle n’a pas aimé la saucisse mais, les assiettes des enfants étaient vides à la fin du repas, la rondelle de saucisse de l’une ayant fini dans celle de l’autre.


les gourmandises 2018  

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