Premières lignes #5 – Le dernier loup-garou

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Aujourd’hui je vous propose les premières lignes du roman que je viens juste de commencer : le dernier loup-garou de Glen Duncan. Je n’ai lu qu’une quarantaines de pages et je ne sais pas encore quoi penser du roman. Mais les premières lignes m’avaient donné envie :

« C’est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier. » Un silence, puis : « je suis désolé ».

Hier soir. Dans la bibliothèque de l’étage, chez lui, à Earl’s Court. Il se tenait légèrement penché en avant, crispé, entre la cheminée de pierre et le canapé sang-de-bœuf. J’occupais le fauteuil près de la fenêtre, un verre de Macallan de quarante-cinq ans d’âge et une Camel filtre à la main, les yeux fixés sur la nuit londonienne où la neige tombait dru. Parfum de mandarine, de cuir et de pin en combustion. Les quarante-huit heures écoulées n’avaient pas complètement dissipé l’engourdissement de la Malédiction : le loup s’attarde toujours dans les poignets et les épaules. Malgré ce que je venais d’entendre, je me disais : Je vais demander à Madeline de me masser ; huile de jasmin tiède et main magnolia aux ongles démesurés que je n’aime pas – que je n’aimerai jamais.

Couverture Le Dernier loup-garou

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Je me remets au portugais

Il y a peu, j’ai découvert sur Facebook le Marathon des langues (ici le site). Comme j’aime les langues vivantes, je me suis mise à suivre la page sans buts précis. Merci, Lydia, de m’avoir fait découvrir 😉

Puis, hier, je suis tombé sur ce défi :

Une phrase par jour, ça ne va pas me prendre trop de temps. C’est l’occasion d’enfin sauter le pas et de me remettre en douceur au portugais. L’année dernière, j’avais fait une tentative en commençant direct par un roman. Et ça s’est soldé par un échec cuisant. Faut dire que si, en théorie, j’ai le niveau pour lire ledit roman, ça fait tellement longtemps que je n’ai pas pratiqué cette langue que je sais même plus comment me présenter correctement. Il faut que je réactive mes connaissances, que je demande à mon cerveau de réactiver la zone portugais.

J’ai donc décidé de me lancer, en douceur avec ce défi. Une phrase par jour, pendant 7 jours. Pour cette première semaine, je ne vais pas me mettre la pression, je vais tenter de faire des phrases simples avec le vocabulaire que j’arrive retrouver toute seule. Histoire d’envoyer à mon cerveau le message : je veux que tu rallumes la lumière dans l’aile portugais.

J’accompagne ces phrases d’un peu de fado, afin de rafraîchir aussi les oreilles et de retrouver les sonorités de la langue.

Mon objectif : lire un roman en portugais d’ici la fin de l’année (et y prendre plaisir !!)

Hier j’ai pris la résolution et je me suis rendue compte que… je ne sais pas dire « défi » en portugais !!! Ça commence bien. Qu’à cela ne tienne, je vais chercher dans le dico. Et là panique, impossible de retrouver mes dicos. Mes dicos !!! Mais qu’ai-je fait ! Je n’ai pas osé me débarrasser de mes précieux dicos achetés avec ma prime erasmus dans cette belle librairie de Braga ? J’étais sur le point de verser une petite larme de dépits quand je les ai retrouvés. Ouf ! Défi = desafio. Bien. Mais j’ai consumé toute mon énergie linguistique dans cette quête du dico perdu. On verra demain ( ah ! procrastination, quand tu nous tiens !).

Aujourd’hui je me suis lancé et ai couché sur le papier les 2 premières phrases. Douloureusement et maladroitement. C’est fou comme on oublie vite dès qu’une langue ne nous est plus utile !

Mais j’ai confiance ! Je vais prendre le temps de rallumer les lumières, dépoussiérer les étagères.

Et si, pour me motiver, je me programmais un petit voyage au Portugal pour 2020 ?

Et maintenant, musique !

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