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Light novel (en France)

En regardant mes statistiques hier matin, j’ai vu qu’un (ou une) internaute avait été conduit jusqu’au blog par la recherche suivante « liste de tous les light novel licencié en france ». J’étais surprise. Il est vrai que j’ai cité le terme à plusieurs reprises et que j’en donne la définition dans le lexique. Mais ça s’arrête là.

Pourtant cette recherche a piqué ma curiosité. Moi aussi j’aimerais en savoir plus sur les light novels et, pourquoi pas en lire un ou deux afin de me faire une idée (^-^)

Mais, au fait, un light novel c’est quoi?

Le light novel est un style de roman japonais qui vise un public jeune (ado et/ou jeunes adultes). Il s’agit plus d’un divertissement que de littérature à proprement parler. Les textes plus simples que ceux des romans habituels : prédominance des dialogues, paragraphes et phrases courtes, furigana* donnant la lecture des kanji difficiles… Généralement un light novel ne dépasse pas les 50.000 idéogrammes. Les textes sont accompagnés d’illustrations. L’histoire peut se dérouler sur plusieurs tomes. Avant de paraître en format poche, ils sont généralement pré-publiés dans des revues spécialisées, comme le manga.

n°6Après avoir vu et beaucoup aimé la version animé de No.6, j’ai trouvé le light novel écrit par Atsuko Asano et Momomi Machida traduit en français, aux Éditions du Rocher. Si je ne l’ai toujours pas acheté, c’est que sur les 9 tomes de la série originale, les Éditions du Rocher n’en ont publié que 5. Et j’ai bien peur que les traductions aient été stoppées, puisque le dernier tome est paru en 2009 et depuis… rien. J’ai pas très envie de commencer une série si je ne peux pas en lire la fin ! D’autant plus que c’est justement la fin de l’histoire qui est un peu trop vite bâcle dans l’anime.

Finalement, j’ai décidé de faire quelques recherches sur le net pour savoir quel autres light novels sont licenciés en France. C’est là que je suis tombé sur un petit article qui disait que très peu de light novel sont traduit pour le marché francophone. De plus, l’article déplore la façon dont ceux-ci sont commercialisés citant en mauvais exemple La Mélancolie de Haruhi Suzumiya de Naguru Tanigawa publié chez Hachette jeunesse. L’éditeur a, en effet, supprimé les illustrations originales de Noizi Ito et modifié la couverture.

La caractéristique du light novel, outre un style d’écriture très abordable, c’est justement d’être accompagné d’image. Pourquoi l’éditeur a-t-il fait ce choix ? Pas étonnant que la publication de la série Suzumiya Haruhi a été stoppé dès ce premier tome.

Tout comme l’auteur de l’article, je pense que la cible du light novel c’est avant tout les fan de manga et anime. Quel fan, après avoir flashé sur un anime, n’a pas eu envie de lire la version manga pour y découvrir quelques détails supplémentaires, mieux connaître les personnages ou tout simplement partager un peu plus leur univers. De même, après avoir lu un manga, c’est avec plaisir qu’on se laisse aller à en visionner la version animé. Pourquoi ne pas joindre le light novel à ce media mix, comme ça se fait au Japon, d’ailleurs.  Bien sûr, si le manga et le light novel sont publiés par deux éditeurs différents c’est pas évident à mettre en place.

Je pense néanmoins qu’il serait plus intéressant de mettre l’accent sur la corrélation anime/manga/light novel et pourquoi pas jeu vidéo, figurines, et autres goodies

L’article, qui date de 2010, annonçait l’intention de Glénat de publier des light novel. Ci tôt dit, ci tôt fait. j’ai filé sur le site de l’éditeur. En voilà un éditeur intelligent ! Glénat a ajouté les light novels au catalogue de Glénat manga, regroupé dans la collection Roman.  En 3 clics j’ai pu visionner leur offre, qui, pour l’instant, se compose de 5 séries :

  • D. Gray-man Reverse de Katsura Hoshino et Kaya Kizuki (1 tome, en cours)
  • L’épée de l’empreur de Baku Yumemakura (2 tomes, en cours)
  • Library wars de Hiro Arikawa (3 tomes, en cours)
  • Roman One Piece de Eichiro Oda (1 tome, terminé)
  • The sky crawlers de Mori Hiroshi (2 tomes, en cours)

library-wars.jpg        the-sky-crawlers.jpg       D.-Gray-man.jpg

Si Glénat l’a fait, les autres aussi, non ? Naïve que je suis, bien-sur que non ! Les gens intelligents, finalement ça court pas les rue. Mais non, je suis pas méchante, c’est juste que trouver des light novel en français est un véritable parcours du combattant. Faut être motivé ! Mais je baisse pas les bras, je  poursuis mes recherches sur le net et découvre la série Les 12 Royaumes de Fuyumi Ono et Akihiro Yamada publiée par Milan jeunesse. Je file sur le site de l’éditeur et j’y passe 3 plombes pour… rien !!

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Si les éditions Milan ont le mérite d’avoir publié le light novel au même format que l’original, c’est hors collection. Impossible de savoir s’il y en a d’autres ou pas, à moins de se taper tout le catalogue… et encore. Pour dire les choses poliment : je n’ai pas du tout aimé leur site. C’est finalement en allant sur Amazon que j’ai découvert que Milan avait publié un deuxième light novel : La Chasseuse de bête de Nahoko Uehashi. Après ça, j’ai encore fouillé, mais je n’ai rien trouvé. J’ai fini par jeter l’éponge.

Résultat de l’expérience ? Si vous cherchez des light novels, armez-vous de courage !!

Moi, j’en ai eu assez de chercher, mais si vous connaissez d’autres titres et/ou d’autres éditeurs proposant des light novels traduits en français, laissez un petit com 😉


Edit :

Voici quelques autre light novel publié en français :

  • Blood, la nuit des prédateurs. Momoru Oshii. Panini manga
  • Le chevalier d’Eon. Ubukata Tô. Calmann-Levy
  • Les chroniques d’Arslan . Tanaka Yoshiki. Calmann-Levy
  • Chroniques de la guerre de Lodoss. Mizuno Ryû. calmann-Levy
  • Deth note. Nisio Isin. Kana
  • Dragon ball. Toriyama Akira. Hachette
  • Dragon Brothers. Tanaka Yoshiki. Hachette
  • Fullmetal alchimiste. Inoue Makoto. Fleuve noir
  • Gardien de l’esprit sacré. Uehashi Nahoko. Milan
  • Guin saga. Kaoru Kurimoto. Fleuve noir
  • Love & Destroy. Hamasaki. Tonkam
  • Shaman king. Mitsuhi Hideki. Hachette
  • Trinity Blood. Yoshida Sunao. Hachette
  • Vampire knight. Fujisaki Ayuna. Panini manga
  • Video Girl. Tomita Sukehiro. Tonkam
  • Zetman. Katsura Masakuzu. Tonkam

 

Je ne suis pas sûre que tous les livres cité puissent être considéré comme des light novel, mais comme les éditeurs français ne spécifient jamais s’il s’agit d’un light novel ou d’un autre genre de littérature, il est assez difficile d’être catégorique.

Certains d’entre vous auront reconnu les titres de manga ou animes. Il s’agit parfois de roman adapté en anime/manga, parfois de l’inverse. Certain manga/anime à succès sont novélisé. Soit le light novel reprend l’histoire du manga en détaillant certains passages obscures, soit le roman traite de personnages secondaires ou de nouvelles intrigues originales reprenant les héros du manga.

Si vous connaissez d’autres titres, merci de me les communiquer 🙂


Edit 2 :

Les light-novel critiqué sur Ma petite Médiathèque :


Edit 3 :

Light-novel ~ les éditions françaises


 

Edit 4 :

Envie d’en savoir plus sur le light novel ? articles à lire ailleurs :

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Perdue dans la campagne gâtinaise, j’ai découvert Saint Généroux

En ce moment j’ai envie de nouveauté !

Alors, après avoir inauguré hier la rubrique Manhua, aujourd’hui je me lance dans Balades & Voyages : une petites rubrique qui se propose de vous présenter quelques uns des lieux où j’ai eu le plaisir de me promener, et qui sait, peut-être vous donner des idées de voyage   ^_^

Rien que ça, ben ouai  😉

Et c’est aussi une occasion, pour moi, de partager avec vous, quelques unes de mes photos, non pas que je suis bon photographe, mais j’adore prendre des photos. J’espère qu’elle vous plairons ^-^

Allez, place au premier article : Découverte de Saint Généroux.


C’est à l’occasion d’une visite guidée gratuite organisé dans le cadre des mercredis d’été par T2A que j’ai découvert ce charmant petit bled de la Gâtine profonde.

Hein?! la quoi?!

La Gâtine. Territoire champêtre des Deux-Sèvres. Si vous ne savez pas où sont les Deux-Sèvres, personne ne vous en voudra. Sachez, néanmoins, que le département se situe à l’ouest, entre la Vienne et la Vendée. ça y est, vous y êtes? Bon, au milieu il y a la Gâtine et sa verdoyante nature, ses bocages et … tout en haut, un petit village de 300 habitants perché à flan de colline : Saint Généroux.

Qu’est-ce que je foutais là, pour une visite guidée en cette fin de vacances estivales ? Et bien, c’est justement pour le savoir que j’y suis allée, armée de mon amie Toinette et de Mimi-chan (ma petite dernière, 4 ans). Je n’est pas été déçue.

Le village est vraiment charmant. Le temps semble s’y être arrêté et seul les quelques rares voitures nous rappellent le présent. La visite a commencé par la traversée d’un ravissant pont  roman datant du XII, XIII siècle.

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Avant de se poursuivre sur les berges du Thouet, rivière qui prend sa source à Le Beugnon (en pleine Gâtine ^_^) et qui se jette dans la Loire à Saumur.

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Petit tours rapide du village : vielles pierres et tranquillité…

Et cette porte de hangar qui a attiré mon attention ^-^

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Puis, on est tous monté au cimetière où une anecdote amusant nous attendait. Le guide, qui n’est pas vraiment un guide au sens stricte du terme, mais plutôt un habitant enthousiaste, nous présente le village de façon décontracté. Pas de ton solennel ou de pompeux cours d’histoire, c’est dans la bonne humeur que l’on gravit une des nombreuses petites rues hyper pentues du bourg.

Retour sur la place de l’église. Mimi n’en peu plus d’attendre , depuis le début de la visite elle me tanne : elle veut voir l’église ! Trop tard !! Quand on rentre enfin dans l’église, la faim l’a gagné et plus rien ne pourra détourner son attention de son estomac vide. Faut avouer qu’un enfant de 4 ans est naturellement plus intéressé par son estomac que par les églises pré-romanes, si rares soit-elle dans la région. Et moi, qui aie oublié les « bananes pour les singes », le « fourrage à drôles » !! Je tente, tant bien que mal, de suivre la visite, tout en calmant une bêtes féroce affamé qui tente de me mordre. Elle a vraiment les crocs !! Espèce de vampire !

L’église, donc. Magnifique bâtisse de style pré-roman. Une des plus anciennes églises du Poitou, elle date du X siècle. Bien que remanié au XII et restauré au XIX, l’église est un intéressant témoignage de l’architecture carolingienne.

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L’architecture extérieur de l’église, avec son abside et ses deux absidioles parallèles et juxtaposées, les ornements géométriques et motifs en faux joins de mortier rouge, est vraiment très belle.

L’intérieur, plus modeste, frappe surtout par sa luminosité. Une des originalités de cette église réside dans son mur à claire-voie formé de 3 arcs, surmontés de 3 arcatures formées par  3 petits arcs sur colonnettes chacune. La nef, qui à l’origine se composait d’une salle unique, a été modifié au XII siècle : une double rangée de 3 hautes arcades la séparent aujourd’hui en 3 parties.

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La visite est terminée ! Pour le grand bonheur de Mimi (et de ma cuisse qui commençait à saigner), à la fin de la visite nous avons eu le droit à une petite collation. Le fauve est calmé, nous allons pouvoir reprendre la voiture et retourner vers la civilisation. Finalement, ce fut une après-midi très agréable. Un petit coin de campagne perdue où il fait bon s’arrêter pour une petite pause bucolique.


Liens :

Tourisme Animation en Airvaudais

Tourisme en Gâtine

Églises ouvertes, églises accueillantes 

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Une vie chinoise – tome 1

Cela faisait un moment déjà que je souhaitais créer une nouvelle rubrique dédiée aux manhua, bande-dessinée chinoise. Je vais avoir le plaisir de l’inaugurer aujourd’hui en vous parlant du premier tome d’Une vie chinoise, manhua franco-chinois publié par Kana dans la collection Made in (2009).

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Dessin : Li Kunwu

Scénario : P Ôtié

Résumé :

Une vie chinoise est un récit autobiographique romancé revenant sur la vie de Li Kunwu.

Tome 1 : Le temps du père

L’histoire commence avec la rencontre du Secrétaire Li (25 ans) et de la jeune Xiao Tao (17 ans) dans un petit bourg de la province du Yunnan en octobre 1950. De leur union naîtra, cinq ans plus tard Xiao Li.

Ce premier tome nous raconte l’histoire de la Chine vécue par Xiao Li, de sa naissance, en 1955, jusqu’à la mort du Grand Timonier, Mao, en 1976 alors que le jeune Xiao Li est dans l’armée.

C’est au travers du regard subjectif du héros que nous découvrons les grands  bouleversement que va connaître la société chinoise durant ces deux décennies.

Chapitre 1 : Rouge. Pur.

La petite enfance de Xiao Li se déroule pendant le Grand bond en avant. La Chine veut booster sa production, notamment celle de l’acier. Afin d’atteindre les buts fixés, toute la population est mise à contribution, y compris les petits écoliers. Mais la mauvaise gestion des ressources va provoquer une terrible famine de 1959 à 1961.

Chapitre 2 : Le petit livre rouge.

Xiao Li a 11 ans quand commence La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne (1966). Muni de leur petit livre rouge, dont il ont appris le contenu par cœur, les petits collégiens, trop jeunes pour rejoindre les gardes rouges, vont « jouer » à les imiter et créant leur propres brigades de combat, sillonnant leur quartier à la recherche de tous les vestiges de la Chine « féodale ». Leurs professeurs aussi finirons sur la place lors de la première « assemblée d’autocritique ». C’est dans cette ambiance de chaos général que  Xiao Li passera son adolescence. Grâce au relation de son père il entre en apprentissage chez un peintre : le professeur Zhu.

Chapitre 3 : Armée rouge.

Ce dernier chapitre commence avec l’entrée dans l’armée du jeune Xiao Li en 1972, et se termine par la mort de Mao, le Grand Timonier, dont l’annonce laisse les jeunes soldats dans un état d’hébétude. Que vont-il s devenir, maintenant que Mao est mort ?

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Mon avis :

Voici une oeuvre autobiographique très intéressante qui nous fait vivre l’Histoire au lieu de nous la raconter. A travers le regard du jeune Xiao Li on découvre comment les chinois de l’époque on vécu les grands bouleversement de la Chine Maoïste.

En lisant ce manhua, j’ai repensé aux nouvelles de Bùi Minh Quôc (En un instant, une vie – Bùi Minh Quôc). Bien qu’il ne s’agisse pas du tout du même type de récit, les deux sont ambiantés dans un pays communiste et écrit à la première personne. Les réflexions, les informations que P Ôtié et Li Kunwu nous livrent au fil de ce roman graphique, se rapprochent des réflexions que Bùi Minh Quôc laisse transparaître dans ses nouvelles, tel, par exemple, les effets pervers d’une mauvaise gestion des ressources.

Avec Une vie chinoise j’ai pu en apprendre plus sur cette période de l’histoire chinoise, tout comme les nouvelles de Bùi Minh Quôc m’en ont appris d’avantage sur le Viet Nam communiste. Ce qui renforce l’intérêt de ses deux témoignage, c’est qu’il nous sont livrés par des personne ayant vécu dans le pays. C’est d’autant plus intéressant que le communisme se situe aux antipodes de la société dans laquelle j’ai moi-même grandi. C’est difficile d’appréhender ce que ça implique pour la population quand on se contente de lire un livre d’histoire.

Bien que le scénario d’Une vie chinoise aie été écris par un français, celui-ci à travaillé en étroite collaboration avec le dessinateur Li Kunwu, dont la série romance la vie. Il ne s’agit donc pas d’un regard extérieur venant apporter un jugement sur l’histoire de Chine. Une vie chinoise est le fuit d’échange entre deux auteurs, l’un français, l’autre chinois, qui permet d’offrir à la fois le regard subjectif de celui qui a vécu tous ces bouleversement socio-culturels et une approche permettant au public étranger de comprendre, de mieux appréhender les événement contés.

Le dessin de Li Kunwu est très particulier, plutôt sombre, des trait noirs, langes. Les personnages sont stylisés, cependant l’ensemble est très expressif. Le texte est à la fois agréable et percutant. L’ensemble fait de se manhua, une oeuvre que l’on dévore rapidement et que l’on veut relire à peine terminée, pour s’assurer d’en avoir saisi les moindre détails. Bien que je l’ai découvert en empruntant ce premier tome à la bibliothèque, il rentre dans la catégorie des livre que j’aime posséder pour les relire à l’envie.

Une idée cadeau, peut-être 😉

(oui parce que à ce prix là, il faut prévoir ! Près de 20€ le tome, tout de même. Heureusement la série ne comte que 3 tomes)

Lire un extrait : link

Les auteurs :

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Li Kunwu est l’un des rares artistes de sa génération à avoir pu vivre de la bande-dessinée tout au long de sa carrière. Membre du parti Communiste, il a d’abord travaillé dans la Bande-dessinée de propagande, puis il s’est intéressé aux minorité culturelles de la région du Yunnan. Il est l’administrateur de l’Association des artistes du Yunnan et de l’Institut chinois du dessin de presse. Bien que ce soit un auteur connu et reconnu en Chine, aucun de ces travaux n’est encore traduit en
Français.

P Ôtié scénariste de bande dessiné à ses heures perdues, il s’agit ici de son premier ouvrage BD publié. De son vrai nom Philippe Autier, il a vécu en extrême-orient de nombreuses années. Il est directeur du Bureau de Wuhan de la Mission économique Ubifrance en Chine depuis 2008.


à lire aussi moi avis sur le tome 2 et 3

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Suicide Island

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 Titre original : 自殺島 (jisatsutou)

Auteur : Mori Kôji (森恒二)

Nbr de volumes : 3 en VF / 7 au Japon (toujours en cours)

Éditeur VF : Kaze

Type : seinen

Synopsis :

Le nombre de suicides au Japon est si important que le gouvernement n’arrive plus à faire face au coût. C’est pourquoi, les multi-récidivistes, se voient proposer à l’hôpital une solution radicale. C’est ainsi que Sei accepte cette solution, croyant qu’il s’agit d’une euthanasie.

Alors qu’il se croit enfin mort, Sei se réveille sur une plage inconnue, à ses côté de nombreuses personnes, qui comme lui, croyaient avoir réussi à mettre fin à leur jours se réveillent.

Ils ont été abandonnés sur une île déserte, sans nourriture, sans rien. Pour survivre, il devront apprendre à se débrouiller seul. Face à cette situation certains tentent et réussissent un énième suicide. Les autres, abasourdis par l’incongru de la situation, vont tenter de survivre et finalement ils vont apprendre à vivre.

Ceci est le point de départ du nouveau manga de Mori Kôji. Sei, jeune homme incapable de s’intégrer, d’accepter sa médiocrité, devenue suicidaire après le suicide de la seule amie qu’il ai réussi à se faire, en est le personnages principal. A ses côté certains personnages secondaire ont leur importance : Kai, un jeune homme intelligent et mature que Sei a déjà rencontré dans un centre de thérapie; Ryô, un jeune homme charismatique , un leader naturel qui va calmer les esprit et conduire le groupe à la recherche d’eau ; Tomo, un jeune homme en apparence faible ; une jeune fille au nom inconnu et pour qui Sei a un faible…

Lire un extrait tome 1 : link

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Mon Avis :

L’idée me semblait très intéressante, c’est pourquoi j’ai décidé d’acheter le premier tome malgré un dessin qui ne me plaît pas vraiment.

Si le graphisme n’est pas très plaisant à mon goût, il a au moins le mérite d’être original et à nul autre pareil. Ce qui, faut l’avouer, est plutôt rare dans le manga. Finalement, on s’habitue sans peine au style de l’auteur et, à la fin de ce premier volume, j’en arrivais à aimer son dessin.

En revanche le premier tome m’a un peu déçu par ses dialogues et ses textes. Si l’idée est excellente, elle est assez mal exploitée. Les personnages tournent en rond, il y a des répétitions et les réflexions sont assez superficielles et redondantes. Vous me direz, vu la situation, qui ne tournerait pas en rond. Mais c’est plutôt dans les dialogues que j’ai trouvé trop de répétitions. Ceci-dit, j’ai eu envie d’aller plus loin car, avec une idée pareille on peut faire quelque chose de vraiment intéressant. Peut-être l’auteur avait besoin de s’approprier son sujet, mettre en place les personnages, avant de pousser plus loin la réflexion. Dans le bénéfice du doute, j’ai voulu donc donner une seconde chance à l’auteur. Cette fois je n’ai pas été déçue.

Le deuxième volume est plus intéressant. Il y a moins de répétitions, le dialogue (ou plutôt le monologue de Sei, puisque c’est principalement sur lui que se concentre l’histoire) est un peu plus poussé.  Sei décide de quitter le groupe pour accomplir sa propre quête initiatique qui lui permettra de s’affirmer, trouver sa place. Je ne dirais pas que ce tome est excellent. Mais il est plus sérieux, plus approfondi.

On est dans un seinen et il est question de suicide. Cependant, cela reste assez superficiel, les dialogues ne sont pas vraiment poussé et de seinen il n’y a que la gravité su sujet. Pas tellement le traitement. Pour un seinen, je trouve qu’il manque encore de maturité. Il nous parle du suicide comme le ferait un ado : ça a l’air tourmenté, mais ça ne pousse pas bien loin la réflexion. D’ailleurs, sur la fiche de Manga News il est écrit « âge conseillé : 16 + ». Certes il y a quelques cadavres… Mais je ne crois pas qu’il faille avoir 16 ans pour comprendre les dialogues, somme toute assez plat.

Malgré un texte pas toujours très travaillé, à la lecture de ses 2 tomes, on s’identifie aux héros, on se demande comment nous réagirions dans une situation similaire. On se pose pas mal de questions : Quelle importance accordons nous à nos petits problèmes? Ne nous laissons-nous pas emporter par des soucis qui finalement ne sont pas si graves ? Sans être suicidaire, à l’instar des héros de la série, nous avons tous des problèmes, parfois des complexes qui pourrissent nos existences. Ne leur accordons-nous pas trop d’importance ? Est-ce que toute cette pollution psychologique : la recherche du bonheur, la compétition, le besoin de reconnaissance… ne nous empêchent-t-elles pas de vraiment vivre ?

La fin du deuxième volume, en revanche, m’a laissé assez perplexe. Je ne vais pas, ici, vous dévoiler le contenu, au risque de vous gâcher le plaisir. Mais, j’ai bien l’impression que cela va prendre la tournure d’un Lost-le retour et franchement, la tournure qu’à prix la série Lost était décevante, banale et sans intérêt. J’ai bien peur que Suicide Island, faute de pouvoir nous offrir des dialogues et une vraie réflexion sur la société moderne et ses dérives, va tomber dans le cliché et l’histoire mille fois traité.

Comme il n’est pas dans mes habitudes de juger sans avoir lu, j’attendrai de lire le troisième volet pour voir si oui ou non la tournure que prendra l’histoire va me plaire. Quant au quatrième tome, il sort en septembre.

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En me relisant je me dis que je suis peut-être un peu cruelle avec ce manga, qui somme toute est intéressant, très original. Et je regrette pas mon achat

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Perfect blue

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Long métrage (80 min.) réalisé par Satoshi Kon ((今 敏) en 1997 au studio Madhouse, d’après le roman de Yoshikazu Takenchi, adapté par Sadayuki Murai. Musique de Masahiro Ikumi.

Titre original : パーフェクトブルー

Thriller psychologique, interdit aux moins de 12 ans.

Synopsis :

perfect blue2Mima Kirigoe est une idole, chanteuse dans un groupe de J-pop, les CHAM. Alors que le groupe est en pleine ascension, Mima, suivant les conseils de son ménager, quitte le groupe pour entamer une nouvelle carrière comme actrice. Elle a obtenu un petit rôle dans une série télévisé.

Est-ce vraiment ce qu’elle souhaite ? N’a-t-elle pas toujours désiré chanter ? A-t-elle vraiment le choix ? La carrière d’une idole est sans avenir, on le lui a suffisamment répété. C’est pourquoi elle décide de suivre les conseilles du ménager et accepte un rôle qui risque de ternir son image d’idole à tout jamais. A fin de percer comme actrice elle accepte de tourner des scènes difficiles. Un choix difficile, car il lui sera ensuite impossible de revenir en arrière.

Ses fans la délaisseront, déçu par le tournant que prend sa carrière. Harcelée par l’un d’entre eux qui lui en veut d’avoir quitté la chanson, elle découvrira un site internet où sont retranscrit tout ses faits et gestes, dans les moindres détails. Troublée elle va suivre les publication du site où les propos deviendrons de plus en plus critiques, insultants.

Au même moments, certaines personnes de son entourage sont victimes d’agressions très violentes. Mima, incapable de faire face au stress de cette nouvelle carrière et déchirées par ses propres désirs, va peu à peu sombrer dans la schizophrénie.

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Bande annonce :

Mon avis :

Un film intéressant, très bien réalisé. Après les premières scènes on s’attend à une banale histoire de starlette harcelée par un fan dérangé, mais finalement on se retrouve dans un scénario bien plus complexe. J’ai été surprise par le dénuement de l’histoire, et ça, c’est toujours agréable (surtout que ça m’arrive rarement 🙂 ). Le scénario s’accompagne d’une violence assez dérangeante.

Je suis habitué aux animes violents où le sang gicle et coule à flots. Mais, voir du sang dans une scène où un improbable samouraï sort sept épées, les unes plus grosses que les autres, des replis de son léger kimono d’été n’a rien de bien impressionnant (si on a l’âge adéquat). Les scènes sont tellement irréalistes qu’elle peuvent tout au plus dégoûter. C’est une violence superficielle, gratuite qui est là pour défouler le spectateur, cela fait même parfois rire, tellement c’est grotesque. Dans Perfect blue on ne retrouve pas cette violence là, mais celle d’un véritable thriller psychologique, en version animé.

Il y a des scènes crues, cruelles tel qu’une tentative de viol, des meurtres féroces, des agressions d’une rare violence, le tout accompagné d’une perte de repères. Tout comme Mima qui n’arrive plus à savoir si elle est encore en vie, le spectateur voit ses certitudes du départ partir en miette. Il ne sait plus quoi croire, où se situe la limite entre réalité et délire schizophrène de l’héroïne. Satoshi Kon arrive à parfaitement nous faire resentir le stress et l’angoisse vécue par Mima. La violence des scènes est d’autant plus percutante, dérangeante, qu’elle est plausible.

On retrouve dans les autres films de Satoshi kon cette façon directe de montrer le côté sombre de la société. Cependant Perfect blue m’a paru plus dur que les autres. Si je me suis vraiment amusée en regardant Tokyo Godfathers, ici je n’ai pas du tout ris.

Autre aspect commun avec les autres oeuvres du réalisateur : la frontière floue entre rêve/hallucination et réalité, les deux univers s’entremêlent au point qu’on ne peut plus les dissocier. On le retrouve dans Paprika, Millenium actress et dans une moindre mesure dans Tokyo Godfathers aussi.

Pour conclure je dirais que c’est un très bon film mais âmes sensibles s’abstenir.

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Ouanji

Magnifique album jeunesse de Adrien Chapuis publié par les éditions du Rocher dans la collection Lo Païs d’Enfance (2005).

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L’histoire :

Ouanji, un petit panda, vit seul dans une clairière abandonnée. Souffrant de solitude, il rêve de pouvoir voler comme les oiseaux qu’il voit passer. Un jour il décide de s’envoler. Mais, il a beau essayer, il tombe toujours avec fracas. La situation risque de devenir dangereuse. Brizcoli, le colibri, part d’avertir le Grand Conseil des Sages. Celui-ci décide d’envoyer Lonkou le héron voir ce qui se passe. Ouanji va alors jouer de la flute au héron qui, transporté par la musique, va comprendre les sentiments du panda et décider le lui faire connaître l’expérience du vol.

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J’ai complètement craqué pour ce petit panda !! Les dessins sont magnifiques. Différentes textures, trames et couleurs se mélanges harmonieusement pour nous offrir de superbes illustrations. Ce que je préfère ce sont les croquis du panda tellement kawaii ! ! (oups! pardon, tellement mignon ^-^)

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Plus d’image sur le site de l’auteur, ici : link

L’histoire, bien qu’elle ne soit pas particulièrement originale, est jolie et très agréable. Elle complète parfaitement les illustrations qui, à elles seules, valent le détour. Un superbe album à mettre entre les main de tout les petits, et leur aîné fan de panda, comme moi (^_^)

En tout cas, moi, je me régale à chaque fois. Je regrette même que Mimi ne le choisisse pas plus souvent.

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Le Chaman et la mère de l’océan, une légende inuit

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Voici ma dernière acquisition. Alors que j’étais à « la grande ville » j’en profitais pour faire du shopping (comprendre « faire le tour des librairies » ). je cherchais un cadeau pour ma plus jeune sœur…

Dans une librairie ?!

Ben… c’est que… c’est chouette les livres, non ? Je finirais bien par en trouver un qu’elle lira (à force)

Donc, je flânais quand je suis tombé sur ce magnifique album. A ma sœur j’ai pris un très joli livre sur les chevaux (sa passion) mais je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter Le chaman et la mère de l’océan pour ma petite dernière.

Mais…  Mimi-chan n’a que 4 ans !!

Hein… quoi… oui, bon, c’est écrit à partir de 8 ans… mais je peux quand-même pas dire que j’ai acheté ce livre pour moi !

Revenons-en au livre : Les dessins sont magnifiques, surtout le portait du chaman en couverture. J’avoue que c’est ce qui m’a séduite de suite.

L’histoire raconte une aventure vécue par « grand-père du père de la mère » du narrateur, un homme « mi-prêtre, mi-sorcier, un grand chaman ». Cette année là, le gibier et les poissons se sont fait très rares. Chasseurs et pêcheurs, le ventre vide, viennent rendre visite au chaman pour qu’il les aide. Pour ce faire, le chaman part « en rêve au pays des esprits ». Accompagné de ses esprits tutélaires, il part à la rencontre de « la déesse Sedna, Mère des animaux. Celle qui vit en bas au plus profond des flots. » Celle-ci est en colère car les mauvaises actions des humains salissent ça maison. Le chaman réussi à calmer la déesse qui fait revenir gibier et poissons. Mais elle demande en retour que, malgré l’abondance d’animaux, les chasseurs ne se contentes que d’un phoque
par jour pendant 3 jours.

Une très jolie légende qui nous apprend le respect de la nature, le mérite de se modérer, tel les chasseurs qui ne doivent prélever que ce dont ils ont besoin, sans chercher à s’enrichir au dépend de la nature. Faudrait faire lire ce livre à pas mal d’adultes…. Mais là, c’est un autre débat.

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Il est vrai que le vocabulaire est un peu trop élaboré pour Mimi, néanmoins elle m’a écouté jusqu’au bout, demandent parfois que je lui reexplique les images avec des mots plus simple. Ayant vu (et revu)  L’enfant qui voulait être un ours dernièrement, elle a aimé retrouver dans ce livre l’ambiance de la banquise.

Publié aux Editions du Sorbier (2007) : link

Texte de Chantal Nguyen

Illustration de Pierre Droal

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Kids on the slope

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Titre original : 坂道のアポロン (Sakamichi no Apollon)

Auteur du manga (josei) : Yuri Kodama

Réalisateur : Shinichi Watanabe (渡辺 信一郎)  (Cowboy bebop, Samourai Champloo…)

Bande originale : Yoko Kanno (Coboy bebop…)

Chara design : Nobuteru Yuki

Studio : MAPPA/ Tezuka productions

Année : 2012

Durée : 12 épisodes de 25 minutes

Site officiel en anglais : link

Site officiel en japonais : link

C’est Dybex qui possède la licence en France, visionnage gratuit et légal sur Dailymotion : 

 

 

 

 

 

 

 

Merci Dybex !!!  (^_^)

 

Résumé :

Kaoru Nishimi est un garçon studieux et très timide. A cause du travail de son père, il doit déménager à Yokosuka chez son oncle. Il n’a jamais réussi à se lier d’amitié avec ses camarades de classe, et quand on lui adresse la parole il est prix d’angoisse. Jusqu’à ce qu’il rencontre Sentarô Kawabuchi, un jeune élève bagarreur.

Peu à peu Kaoru s’ouvre, en compagnie de Sentaro et Ritsuko, il découvrira l’amitié et l’amour. Sen va lui faire découvrir le jazz, ils construiront leur amitié autour de la musique, se retrouvant chaque soir dans la cave du magasin de disques du père de Ritsuko pour un bœuf.

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Personnages :

Kids-on-the-slope---kaoru.jpgKaoru Nishida (西見薫) : très bon élève, il déménage souvent à cause du travail de son père et sa grande timidité l’empêche de se lier d’amitié avec les gens de son âge. Bon pianiste, il a étudié la musique classique et va découvrir le jazz grâce à Sentarô. Au côté de  Sen et Ritsuko, il va changer, s’ouvrir aux autres.

kids on the slope - sentarôSentarô Kawabuchi (川渕 千太郎) : jeune homme turbulent , bagarreur et mauvais élève, il n’a qu’une passion : la batterie et le jazz. Contre toutes attente, il va s’attacher à Kaoru et l’entraîner avec lui dans l’univers de la musique jazz.

kids-on-the-slope---Ritsuko.jpgRitsuko Mukae : Amie d’enfance de Sentarô, dont elle est depuis toujours secrètement amoureuse. Heureuse de voir Sentarô se lier avec quelqu’un, elle va se rapprocher de Kaoru qui tombera amoureux d’elle. Élève sérieuse et déléguée de classe, elle ne sera pas insensible au charme de Kaoru, se qui sèmera le trouble dans son esprit.

kids-on-the-slope---junichi.jpgJunichi Katsuragi (桂木淳一) : Bon trompettiste, et ami de Sentarô. Se dernier le considère comme un grand frère, un modèle. Il part étudier à Tokyo où il s’embarquera dans un mouvement politique d’extrême gauche qui va bouleverser sa vie.

Kids-on-the-slope---Yurika.jpgYurika Fukahori (深堀百合香) : jeune lycéenne d’une grande beauté, elle séduira Sentarô, avant de tomber éperdument amoureuse de Junichi.

Tsutomu Mikae (迎 勉) : père de Ritsuko et propriétaire du magasin de musique où Sen et Kaoru se rendent chaque jour pour jouer. Contrebassiste amateur, il jouera souvent avec les deux lycéens.

Mon avis :

Superbe !! Une des meilleurs animes de l’année. Franchement, j’ai adoré cette série. Une très bonne ambiance, un graphisme agréable et original, des personnages attachant et réalistes et de la bonne musique.

Amateur d’action, de cris, pouvoirs et grosse poitrines s’abstenir. L’ambiance de Kids on the slope est très réaliste. On suit les trois héros dans leur quotidien au lycée, et le soir dans la cave du magasin de musique. On écoute leur bœufs, on vit leur interrogations, leur problèmes de famille, leurs premiers amours…

le chara design est très bon, la personnalité des personnages très bien construite. Il sont tous très attachant, mêmes les personnages secondaires. En arrière fond, des fait de société de la fin des années 60 tel que l’activisme d’extrême gauche dans le milieu étudiant, rajoutent une touche de sérieux et de profondeur à l’anime.

Une histoire d’amitié et d’amour sur fond de jazz, un anime sur adolescence intelligent. Un vrai régal. Je conseille cette série à tous ceux qui, de temps à autres, veulent un anime réaliste, mature. Si vous avez aimé La colline aux coquelicots , vous devriez aimer cette série. Le style graphique et le scénario sont très différents mais on y retrouve la même époque et le même réalisme dans les relations d’amour et amitié entre les personnages.

Maintenant, j’aimerais découvrir le manga, qui a remporté le prix Shôgakukan en 2011. Malheureusement, il n’est pas encore licencié en France. En attendant une version française, je me contenterais d’un scan trad en anglais (^_^)

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Le coin des curieux :

Le manga :

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Shôjo ou josei? La catégorie de ce manga change selon les sources. A en juger par la maturité des personnages et du traitement de leurs relation dans l’anime, je dirais qu’il s’agit plutôt d’un josei, bien que l’histoire soit ambianté dans un lycée, sujet typique du shôjo.

Quoi qu’il en soit, le manga de Yuri Kodama Sacamichi no Apollon n’est, malheureusement, pas encore licencié en France.

Edit : le manga est maintenant licencié chez Kazé

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Opening et ending :

L’opening, « Sakamichi no melody » est interprété par Yuki :

 

L’ending, « Altair » est de Motohiro Hata :

 

Personnellement je n’aime pas trop ces deux morceau et je trouve dommage qu’il n’aient pas fait un opening un peu plus jazz pour coller à l’ambiance de l’anime. Mais bon, on peut pas tout avoir. l’anime est bon, l’opening pas terrible.

 

Du jazz :

Mais du jazz il y en a, à chaque épisode. D’ailleurs, chaque épisode porte le nom d’un morceau de jazz. Pour les amateurs (et la culture G), voici un peu de musique  (^_^)

(le choix des versions n’a rien à voir avec l’anime et est due un peu au hasard)

 

1 – Moanin

 

2 – Summertime

 

3 – Someday my prince will come

 

4 – But not for me

 

5 – Lullaby of Birdland

 

6 – You Don’t Know What Love Is

 

7 – Now’s The Time

 

8 – These Foolish Things

 

9 – Love Me or Leave Me

 

10 – In A Sentimental Mood

 

11 – Left Alone

 

12 –  All Blues

 

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Le manga, enfant de la bombe ? de J-M Bouissou

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Aujourd’hui je vais vous parler d’un article, paru dans le numéro spécial de l’Histoire (n°333) : Le Japon des samouraïs aux manga.

Si je vous conseille la lecture de toute la revue, très intéressante, c’est plus particulièrement de l’article de Jean-Marie Bouissou que je vais vous parler ici.

Dans cette article de 4 pages, intitulé « Le manga, enfant de la bombe? » Bouissou revient rapidement sur les ancêtres du manga : rouleau peints, estampes, théâtre kabiki, kibyoshi (roman populaires de l’époque Edo, rencontre avec les techniques occidentales…)

Pour Bouissou, comme pour beaucoup de ses confrères, le manga moderne naît avec Tezuka et la parution de sa Nouvelle Ile au trésor en 1947. Avec Tezuka, les manga adopterons des scénario beaucoup plus long et des techniques de dessins inspirées du cinéma.

A l’instar des autres mangaka de sa génération, Tezuka était trop jeune pour participer à la guerre mais assez vieux pour être profondément marqué par la bombe atomique et la défaite du pays. C’est au traumatisme laissé par la bombe atomique que, selon Bouissou, le manga moderne doit son intensité dramatique et une complexité supérieur à celle des comix américains ou BD franco-belges.

Le manga moderne se fonde sur 4 piliers :

 – le scénario fondateur : dans un monde détruit par les adultes, un groupe d’enfant/ado survis grâce à leur complicité et leur optimisme.

– le mecha : les robot piloté par des adolescents doivent protéger le Japon ou le monde contre des extraterrestres ou un autre ennemi.

– le kagaku boken (aventure scientifique) ou la science joue un rôle quasi sacré.

– et enfin des leçon de vie complexe et une atmosphère dramatique, résultat d’un mélange de regret du passé et de passion du progrès.

Le manga va alors évoluer avec son lectorat : les baby-boomers, fidélisant ainsi son lectorat, les baby-boomers continueront à lire des manga toute leur vie. Naît alors le seinen manga qui a pour cible les jeunes adultes.

C’est à cette époque que l’univers du manga se segmente, d’abord par tranche d’âge du lecteur, puis par genre : manga de sport, science-fiction, manga historique….

Ensuite Bouissou fait un bref panorama du marché du manga actuel.

Je vous ai fait ici un résumé très sommaire de son article. je vous invite à en lire la version original qui, non seulement est intéressant mais également agréable à lire. Malheureusement, le n°333 de l’Histoire est épuisé, mais vous pouvez retrouver l’article dans Le Japon, Des Samouraïs à Fukushima l’Histoire,  livre de la collection Pluriel de Fayard (2011).

Jean-Marie Bouissou :

Directeur de recherche au CERI (Science-Po), il est spécialiste du Japon où il a vécu de 1975 à 1990. Il a écrit de nombreux ouvrages sur le Japon. Il est également l’auteur de Manga. Histoire et univers de la bande dessinée japonaise (Philippe Picquier, 2010).

Fondateur de Manga Network

Pour en savoir plus sur l’histoire du manga,  je vous renvois à l’article Le Manga et sa bibliographie (le livre de Bouissou n’y figure malheureusement pas, je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire)

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Cinderella boy

cinderella boy

Auteur du manga  : Monkey Punch

Réalisateur : Tsuneo Tominaga

Chara design : Toshihashi Kobayashi

Studio : Magic Bus

Année de production : 2003

Durée : 13 épisodes de 25 minutes

Résumé :

Ramna et Rella Cindy ont crée un agence de détectives privé à Kirin Town, mégapole du crime quelque part en Asie. Ramna, toujours fauché, préférerait se contentes de petites affaires sans danger, mais son exubérante collègue, fille d’une riche famille, cherche toujours l’action et les sensations fortes.

Alors qu’il sont sur une enquête périlleuse, ils seront victime d’un accident. En se réveillant quelques jours plus tard, il découvriront que cet accident a bouleversé leur vie au delà de l’imaginable : désormais ils partagent le même corps. Toutes les 24 heures, à minuit, leur apparence et leur personnalité s’échangent, ils ne gardent aucun souvenir de ce que l’autre à vécu durant les dernières 24 heures. Pour découvrir ce qui leur est arrivé, il devront travailler, en alternance, sur des enquêtes de plus en plus dangereuses.

Mon avis :

Le chara design m’a  tout de suite fait penser à Lupin, et pour cause, je découvert par la suite que les deux sont du même auteur : Monkey Punch. Mais si cette ressemblance est particulièrement frappante sur la jaquette du DVD, on la ressent de moins en moins en visionnant les épisodes.

Graphiquement mon avis est assez mitigé. Le chara design n’est pas excellent, notamment pour le personnage de Rella Cindy  qu’on a affublé d’une énorme poitrine et de jupes beaucoup trop courtes. Vous me direz, c’est pas la seule. Oui, c’est vrai. Mais même si les poitrines disproportionnée et les jupes trop courtes ne sont pas ma tasse de thé, ce qui m’a dérangé avec le personnage de Cindy ce n’est pas qu’elle soit trop sexy, mais plutôt qu’elle soit mal dessiné. Je ne pouvait m’empêcher dans certaines scènes de penser « est-ce que le dessinateur a déjà vu le corps d’une femme ? ». Ramna est beaucoup plus agréable à regarder (le dessinateur sait à quoi ressemble le corps d’une homme).

Les décors sont un peu particulier aussi, un mélange de graphisme vieillot (anime est pourtant de 2003, mais ça me rappelle les dessins animés de mon enfance) et une ambiance futuriste (voitures sur coussins d’air…).

L’histoire en revanche est assez originale. Le fait que les deux héros partagent le même corps et que, à l’instar de Cendrillon, ils changent d’apparence aux 12 coups de minuit, crée des situations très amusante. Les deux personnages sont plutôt sympa. On suit avec plaisir leurs aventures. Il y a de l’humour, de l’action, on passe un bon moment sans besoin de réfléchir.

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La série a été distribué en VOSTFR par Mabell (la société à déposé le bilan en 2010)

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Opening : « Cinderella boy » interprété par domino88

 

Ending : « End of Eden » interprété par Takako

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