Archives pour la catégorie album jeunesse

La légende de Chico Rei ~ album-cd

Aujourd’hui je vous présente un album franco-brésilien que j’ai découvert à la médiathèque et que j’aime beaucoup.

L’album nous raconte la légende de Chico Rei, un roi africain fait esclave avec tout son peuple et vendu pour travailler dans les mines du Minas Gerais, à Vila Rica, devenue depuis Ouro Preto (or noir).

Ce roi entreprends de regagner la liberté de son peuple non par les armes mais par le travaille, l’entraide et la solidarité. Tous vont travailler et mettre de côté l’argent permettant de racheter tous les membres du clan.

C’est une belle légende pour un héros mythique de l’histoire du Brésil. Mais cet album ne fait pas que nous raconter sa légende. Il nous emmène dans un véritable voyage.

L’album et le cd proposent à la fois le texte en français et en brésilien.

Dans un premier temps on découvre la légende de Chico Rei puis l’auteur nous parle du samba, des écoles de Samba et de leur importance dans la vie de ses membres (Ecole de samba. Une école de la vie), enfin nous découvrons un Petit cahier de souvenir de l’auteur illustré par des croquis réalisé en 1950.

Un ouvrage complet qui nous fait découvrir un pan de la culture populaire brésilienne. Et quel plaisir d’écouter le disque nous raconter cette histoire d’abord en français puis en portugais.

Retrouvez l’album sur le site de l’éditeur


Béatrice Tanaka

D’origine roumaine, Béatrice Tanaka, quitte son pays en 1944 pour fuir la guerre et gagne le Brésil en 1947. Elle se partagera entre Brésil et France (pays où elle fait ses études). Dans ses livres elle partage son amour pour le Brésil et sa culture populaire. La première version de son adaptation de la légende de Chico Rei est publié en 1973 dans recueil de contes brésiliens. La version de cet album-cd reprends les illustration qu’elle créa pour l’édition de 1989 (livre-k7).

Ouro Preto


 

 

laboxdepandore_partenaire_2.1

Le secret de l’Achachila

J’adore cette collection qu’une amie m’a fait découvrir il y a 18 ans (déjà !). J’ai toujours chez moi les deux albums qu’à l’époque elle avait offert à Yomu-chan, pas encore Yomu et très chan. L’album que je vais vous présenter aujourd’hui je l’ai trouvé à la médiathèque, où j’en emprunte régulièrement. Tout comme sa grande sœur avant elle, Mimiko aime les écouter et les feuilleter, suivant du doigt le texte scandé par un nouveau conteur à chaque tome.

Cette histoire nous amène en Bolivie, où les aymara se sont réfugié sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes pour échapper aux conquistadors. Là haut ils vivent de la culture de la pomme de terre. Mais il faut toujours trouver de nouvelles terres fertiles pour le précieux tubercule. Pour cela il font confiance à l’Anchichila, le vieux sage du village qui sais toujours où sont les bonnes terres. Mais comme le sait-il ? C’est Quirquincho qui le lui a dit. Ce petit animal à la carapace poilue, qui raffole de patates et aime danser sous la lune.

De l’amitié entre l’animal et et l’homme naîtra un instrument : le charango.

Un très joli conte et un instrument que je ne connaissais pas. Cette histoire me fait penser à celle d’un autre album de la collection qui raconte la création d’un instrument mongole issu aussi de l’amitié entre un homme et un animal.

Cécile Boisel et José Mendoza au texte, illustrations de Luise Heugel. Conte lu par Xavier Clion. Acte sud junior (2012).


Le charango


 

chut les enfants lisentlaboxdepandore_partenaire_2.1

Fleur de Géant – Nicolas Poupon

C’est sur le Stand des éditions Scutella, lors du dernier Festival d’Angoulême que j’ai découvert cet album, en présence de l’auteur : Nicolas Poupon. J’aimais bien la couverture et j’en ai profité pour remmener une belle dédicace. Et je n’ai pas été déçue. Un très joli album.

Couverture Fleur de géant

Toute petite déjà, Fleur était…

toute petite.

Plus tard, en grandissant, Fleur resta…

toute petite.

Grandir si peu ce n’est pas grandir, disaient les gens.

A cause de sa toute petite taille Fleur est rejeté par les habitants de la ville et un jour où elle en a assez d’être regardée de travers, elle décide de partir. C’est ainsi, qu’après avoir longtemps marché, Fleure rentre dans un géant. Le géant, fort gentil, l’invite à devenir sa souffleuse, car tout géant qui se respecte cache dans son oreille un souffleur. Le souffleur à la lourde tâche de lire pour le géant, parce que les livres sont bien trop petits pour que les géants puissent les lire seuls. C’est ainsi qu’une nouvelle vie commence pour Fleur qui trouve ça place dans l’oreille du géant, rempli de livre.

Un joli conte poétique et amusant, où chacun trouve ça place et son bonheur. Trop grand ou trop petit, quand on s’ouvre à l’autre la vie est bien plus jolie. Grâce à sa souffleuse le géant retrouve confiance en lui et grâce au géant Fleur trouve sa place.

Avec une jolie dédicasse de #nicolaspoupon rapportée d’Angoulême #festivaldelabd #fibd #albumjeunesse

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le


 chut les enfants lisent

laboxdepandore_partenaire_2.1

La Leçon

Aujourd’hui, je vous reviens avec un nouvel album des éditions Frimoüsse : La leçon.

Son austère et inquiétante couverture a titillé ma curiosité. Quelle leçon un si terrifiant loup va-t-il nous donner ?

C’est l’histoire d’un homme qui vit dans la forêt. La bête a encore dévoré ses poules. Il est furieux. Il sort son fusil, des pièges… Il est bien décidé à se débarrasser de la bête une bonne fois pour toutes. Mais, tout à sa colère, il ne voit pas le piège se refermer sur sa jambe. Le voici pris à son propre piège, au sens littéral du terme. Gisant dans une mare de sang. Il voit la bête l’observer. Ça y est son heure est venue. Mais la bête ne le dévore pas.

-pourquoi ne m’as-tu pas dévoré ? Pourquoi me venir en aide ?

-si je te tue, je mourrai aussi, dit la bête. Sans tes poules, je ne survivrai pas à l’hiver.

L’homme sera alors confronté à un choix : sauver sa peau ou tuer la bête. Quelle décision va-t-il prendre ? À vous d’interpréter.

J’ai trouvé cet album très sombre, et assez inquiétant. Mais j’ai été touché par sa morale. Au lieu de se battre contre la nature pour la domestiquer, l’homme doit apprendre à composer avec. L’homme n’a pas tort de vouloir protéger ses poules, mais tuer la bête est-ce la bonne solution ? La bête n’a-t-elle pas le droit de vivre dans cette forêt, elle aussi ?

J’étais, je l’avoue, un peu inquiète par la noirceur du récit. Les images, à l’instar du texte sont tout sauf gaie. Mais ce fut finalement une très belle surprise. Pour moi comme pour Mimiko, qui se croyait trop grande pour ce livre. Je l’ai lu à haute voix et la première surprise fut d’y trouver un texte très facile à déclamer, fluide, simple et poétique à la fois. C’est important pour moi qui ai souvent des difficultés à lire à haute voix. La seconde surprise fut de voir Mimiko qui, dans un premier temps, faisait mine de ne pas s’intéresser au livre, s’approcher puis se pencher au-dessus des pages. Elle a été comme happée par ce récit dont la tension est vraiment palpable. Le texte est très court, mais en peu de mots l’auteur arrive à faire monter le suspens. Mimiko écoutait, inquiète.

La fin est ouverte. J’avoue ne pas totalement comprendre ce choix. Pourquoi laisser cette fin ouverte, surtout après un récit ayant ainsi fait monter la pression. Les jeunes lecteurs aiment se rassurer à la fin d’un récit. Surtout un récit qui fait un peu peur. Ici l’auteur ne dit pas clairement le choix que l’homme va faire et j’ai senti que je devais moi-même finir l’histoire pour rassurer Mimiko. En voyant la dernière image cela me semblait, à moi, évident, mais pour elle ce n’était pas assez clair et ne pas savoir l’inquiétait.

Avec Dino lune, que je vous avais présenté la semaine dernière, nous avions un album simple et gai, coloré et absurde. Ici, c’est tout le contraire, des couleurs sombres, une histoire inquiétante et une morale à méditer. Bien que diamétralement opposé, j’ai trouvé les deux albums très réussis.

La leçon s’adressant à des enfants plus grands, plus grand même que la brièveté du texte ne le laisse supposé, puisque, j’ai pu le constater moi-même, Mimiko du haut de ses 9 ans a été captivé par cette histoire. Et nous avons pu discuter un peu de la morale.


La leçon 

Michaël Escoffier

Kris Di Giacomo

Frimoüsse

collection la Question (l’Album philo)

2017


 

Dino lune

J’ai adoré ce petit album. Il n’y a pas vraiment d’histoire, c’est complètement absurde, mais les illustrations sont adorablement drôles.

Si les dinosaures étaient nés sur la lune

Voilà le point de départ de tout un tas d’hypothèses qui amène les dinosaures à faire des courses d’étoiles filantes, avaler des étoiles, faire des barbecues sur le soleil. Rien qui ne tienne la route bien sûr.

Les dinosaures aux couleurs vives sur fond noir sont délicieux. Très simples mais adorables. Je trouve cet album agréablement absurde et mignon.

Un bon livre pour une lecture du soir rapide pour de très jeunes lecteurs.

Mimiko, devenue trop grande pour ce genre d’album, cherche encore un sens à cette histoire XD

Merci aux éditions frimoüsse pour cette lecture


Ma petite lanterne

Aujourd’hui je vous présente Ma petite lanterne de Gan Dayong qui vient de sortir aux éditions Fei

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

Dans ce petit conte, on suit une petite fille qui traverse un paysage encore sombre avec sa petite lanterne. Cette petite lanterne lui donne du courage, avec elle la petite fille n’a peur de rien. Chemin faisant, elle rencontre de nombreux animaux, tous ont peur dans le noir, mais elle les rassure grâce à sa petite lanterne. Finalement, elle tombe sur un drôle de monstre qui tente de lui arracher sa lanterne. Heureusement tout est bien qui finit bien.

Bien sûr que les monstres n’existent pas, je le savais bien…

Vite, vite, l’école va commencer !

C’est une histoire à répétition qui marche bien avec les jeunes enfants. De plus, cette histoire permettra d’aborder la peur du noir qui concerne de nombreux enfants.

J’ai apprécié également les illustrations dont les couleurs et les coups de pinceau rappellent un peu la peinture chinoise tout en gardant un aspect espiègle et enfantin de l’illustration jeunesse.

C’est un joli album qui s’adresse à des enfants de 5/6 ans. Mimiko l’a feuilleté avec curiosité mais elle a préféré la soupe aux cailloux qui, dans la même collection, offre une histoire plus complexe qui plaira aussi aux plus grand. Ici, on est vraiment dans la comptine à répétition pour les petits.

Lire un extrait sur le site de l’éditeur

Merci aux éditions Fei pour cette lecture


avec cette lecture je participe à

 

Allons à Is

Connaissez vous la ville de Is ? (Aussi écrit Ys) Aujourd’hui nous allons partir ensemble à sa rencontre. Découvrons la légende et quelques livres qui en parlent.

La légende

Comme pour de nombreuses légendes il existe plusieurs variantes de la légende de la ville de Is et du destin de la princesse qui la gouverne. Je distinguerais deux courants dans toutes les versions que j’ai pu lire, la pro-celte et la pro-chrétienne.

Dans la version pro-celte, Dahud, la fille du roi Gradlon est victime d’une machination qui la mènera à sa perte. Jeune femme, libre et indépendante, fait de sa ville Is (ou Ys) un bastion de résistance face à la christianisation qui gagne toute la Bretagne. Gwennolé, qui a converti Gradlon veut faire tomber la ville de Ys et envoie un homme la séduire pour quelle vole les clés de la ville. L’homme ouvrira les portes de la ville à marrée haute et la ville sera engloutie sous les flots. Gradlon parvient à s’enfuir avec Dahud, mais pour sauver sa peau, en suivant les conseils de Gwennolé, il abandonnera sa fille qui de chagrin se transformera en marie-morgane, mi-femme mi-poisson qui prendra le nom de Ahes. Depuis ce jour elle hante la mer et se venge en noyant les marins qui succombent à sa beauté.

Dans la version pro-chrétienne on retrouve exactement la même structure du récit à un détail pré : Dahud n’est plus une victime mais une horrible créature ayant mérité son triste sort. On raconte que chaque nuit la princesse prend un nouvel amant et qu’au petit matin elle le jette par la fenêtre de sa tour. Un jour elle est séduite par le diable qui lui demande les clés des la ville. La suite de l’histoire vous la connaissez. Saint Gwennolé sauve le bon roi en le persuadant d’abandonner sa mauvaise fille et celle-ci se transforme en créature de malheur qui séduit les pauvres marins innocents…

Pas la peine de vous dire pour laquelle des deux versions j’ai un penchant, si ?

Les albums jeunesse :

Ker-Is ~ Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux

Afficher l'image d'origine

Reprenant une version pro-celte de la légende, cet album présente la belle Dahud comme une victime. Et Gwennolé y fait vraiment peur avec sa tête de constipé ! Le prêtre déteste la jeune femme car elle est libre et indépendante, et parce qu’elle ne reconnais pas le Dieu unique de Gwennolé, contrairement à son père.

Gradlon est pourtant ici présenté comme un brave homme aimant sa fille plus que tout. Alors que dans certaines vessions de la légende Gradelon pousse sa fille pour sauver sa propre vie, ici Dahud tombe du cheval et malgré ses efforts le père n’arrive pas à la sauver. Si j’ai trouvé que cette vision édulcore un peu l’histoire, pour un album jeunesse c’est bien mieux. L’enfant aura une vision positive du père qui n’est jamais remis en question dans la chute de la ville de Is et la mort de sa fille. Celle-ci, recueillie par la mer se transforme en morgane (créature marine semblable aux sirènes).

Afficher l'image d'origine

Les illustrations de Jérémy Moncheaux sont très belles et le texte de Jean-Pierre Kerloc’h est agréable. Cet album est paru chez Albin Michel jeunesse.

La fiche de l’éditeur c’est par ICI.


Bande Annonce KER-IS par grmone

Vous pouvez également lire l’avis d’Herisson

Découvrez le blog de l’illustrateur ici et une interview sur La mare aux mots.

-_-_-

Les Mari Morgans et autres légendes de la mer

Je me suis offert cet album lors d’une excursion à Nantes. Ado cette ville était un des endroits que j’aimais le plus visiter. J’adorais flâner dans les rues aux alentours du château. C’est dans une petite boutique aux allures fantastiques que j’ai déniché ce bouquin qui depuis m’a suivi dans tous mes déménagements. Après avoir passé quelques années dans des cartons il a enfin retrouvé sa place sur mes étagères. J’ai retrouvé tout le plaisir de mes années de jeunesse en feuilletant ce livre. J’aime beaucoup les illustrations de Pascal Moguérou. Ce livre recueille plusieurs histoires des créatures marines peuplant les légendes Bretonnes. Parmi les diverses créatures et histoires on retrouve la ville de Is et la belle Ahès.

Ahès, heman Mari Morgan
E skeud al loar, dan noz, a gan

Ahès, maintenant Mary Morgane,
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante

-_-_-

La Bande Dessinée :

Ys la légende ~ Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov

Sorti chez Soleil en 2011. Scénario de Jean-Luc Istin, dessin de Dejan Nanadov (couleurs de Alex Gonzalbo et couverture de Esad Ribic)

résumé : Les Highlands… Ve siècle. Gradlon est un jeune Picte destiné à devenir le chef guerrier de son clan. Il subit dès son enfance une initiation hors du commun, bravant les grands froids, bravant la douleur, bravant les dieux eux-mêmes. Gradlon rencontre alors Scathach l’immortelle, sorcière des îles de Skye, celle qui fut le maître des plus grands guerriers de Bretagne. À l’issue de son enseignement, il devient un Berzerker. L’ultime guerrier dénué de toute peur ! Mais c’est la trahison de son frère et de tout son clan qui va faire de lui un héros légendaire, celui qui régnera sur YS, l’île-cité. (source : BD Sanctuary)

Mon humble avis : à l’heure où je vous parle je n’ai lu que le premier tome et j’ai bien aimé. La couverture est superbe et même si j’ai été surprise d’apprendre en l’ouvrant qu’elle n’était pas du même dessinateur que le reste, j’ai aussi aimé le dessin et la couleur de cette bande dessinée (pourtant je suis plus très bd en couleur depuis que je me suis mise au manga). Ici je suis très vite entrée dans l’ambiance et même si je trouve qu’il y a quelques défauts  du genre comme la nana à moitié nue avec une robe hyper échancrée pour… marcher dans la neige…. Je trouve que les auteurs ont fait un bon travail. Il y a de la tension, du rebondissement et du super-héro sauce fantasy, j’ai nommé Gradlon. Dans ce premier tome il n’est pas encore question de la ville de Ys, on y découvre les origines de Gradlon, le picte. On suit son apprentissage et le tome se termine avec la naissance de sa fille Ahès.

Heu… minutes, c’est pas Dahud le nom de sa fille ? Ben si mais bon après sa devient Ahès et c’est trop compliqué à expliquer. Ahès dès la naissance c’est plus facile à retenir et puis c’est plus joli comme nom :p

Allez ne soyons point tatillon on est pas à un détails près. Dans cette version Ahès est la fille d’une reine picte que Gradlon arrache aux griffes de son maléfique frère et du mari de la belle, un salop. Sauf que tout fini mal pour qui veut devenir héros et du coup… ben faut lire la BD pour le savoir.

En tout cas j’ai apprécié la lecture et je vais sans doute me procurer la suite

-_-_-

La ville d’Ys ~ Rodolfe et Alzate

Sorti chez Dagaud en 2013, la série est toujours en cour avec 2 tomes pour le moment. Scénario de Rodolphe, dessin de Raquel Alzate

Résumé : Dahud, belle comme un astre et noire comme l’Enfer, est la fille de Gradlon, roi légendaire de Cornouailles. Afin de satisfaire la folie de sa fille, le roi fait construire Ys, la plus belle cité du monde. Cette ville entourée par la mer est protégée des flots par des enceintes immenses. Un système complexe mais ingénieux permet, selon les marées, d’en ouvrir les portes.

Mon humble avis : Comme dans la précédente bd, c’est Gradlon qui est ici au centre de l’histoire, mais celle-ci commence quand Gradlon est déjà roi. Il attaque une cité sans succès et se retrouve seul. Il rencontre alors Magdalen, la reine de la cité qui le séduit. Une femme étrange et inquiétante à qui il donnera une fille

Voilà ta fille, Gradlon. Prends grand soin d’elle.

Tu l’appellera Dahud

Ici la fille de Gradlon à gardé son nom 😉 En revanche la légende comporte un élément étrange : en partant avec Magdalen, Gradlon quitte notre espace temps et quand il revient en Bretagne 40 ans ont passé depuis son départ alors que lui n’a pas pris une ride. Je vous laisse imaginer le choc.

On rencontre également dans ce tome Gwenolé, un des personnages clé de la légende de Ys.

J’ai un peu moins accroché qu’avec l’autre titre. Le dessin est intéressant mais le côté un peu flou m’a perturbé. Quand au récit ça manquait, pour le coup, de tension. J’ai quand même envie de lire la suite 🙂

-_-_-

Merlin – tome 1 : La colère d’Ahès ~  Istin et Lambert

Cette série est également sortie chez Soleil dès 2003 pour le premier tome, toujours avec un scénario de Jean-Luc Istin mais avec Eric Lambert au dessin (et Stambecco aux couleurs).

résumé :  Lentement, l’ancienne tradition liée aux Dieux celtes s’éteint… Le peuple l’oublie au profit du Dieu Unique. Mais c’est sans compter la déesse Ahès !
Aidée de son plus fidèle elfe, elle échafaude un plan afin de regagner l’estime de ses anciens fidèles, en créant un sauveur entièrement dévoué à l’ancienne tradition.
Elle ordonne alors à Elaüm, un esprit des airs, de se lier à une vierge… Mais ses plans se dérouleront-ils comme prévus ? (souce : BD Sanctuary)

Mon humble avis : Pour le coup j’ai été super déçue ! Je n’avais pas lu le résumé au même temps… J’ai vu Ahès j’ai foncé. Mais ici les auteurs récupèrent ce nom pour en faire tout autre chose. Ahès est une sirène, ici elle devient déesse. Son job c’est de noyer les marins, ici elle veut rétablir la gloire des dieux anciens… Bon ok. Dahud, avant de devenir Ahès a résisté pour préserver les rites celtes et a combattu la foi en un dieux unique, mais c’était une princesse, pas une déesse et puis cela l’a mené à sa perte.

Je suis déçu parce que je n’ai retrouvé absolument aucun élément de la légende que je cherchais. Sinon la bd est agréable. Ironie du sort dans ce premier tome (je n’ai encore une fois lu que le premier) on assiste également à la naissance d’un personnage mythologique, mais ici ce n’est pas Ahès/Dahud qui naît, mais Merlin le futur enchanteur. Une autre légende qu’il me faudra explorer 🙂

-_-_-

La cathédrale engloutie

C’est avec cette bd de 1987 que j’ai découvert la légende d’Ahes. Comme quoi une bd acheté au puce peut avoir de lourdes conséquences (private joke 😉 )

résumé : Cuscute Le Pouete, fils et petit-fils de marins bretons, peut voir les créatures des contes, invisible à l’oeil des simples mortels. Avec ses deux amis, il voyagent à bord de la maison volée à Baba Yaga. En Bretagne pour une visite familiale, il partent à la rencontre de Ahes, la marie-morgane qui a enlevé Houarn, un marin du village.

Mon humble avis : Je l’ai lu il y a une éternité et j’ai un attachement affectif particulier avec cette bd. Je ne suis pas sûre de pouvoir donner un avis impartial. Je garde un très bon souvenir. Une joli histoire, des personnages très pittoresque, beaucoup d’humour et surtout très peu de prétention.

-_-_-

La musique :

Ahès ~ Nolwen Leroy

Comme je ne parle pas breton, j’ai cherché la traduction et je l’ai trouvé ICI. Voici ce que disent les paroles :

Dans les plis de sa robe
Où luit la couleur de la nuit
Je noie mon chagrin
Je te pleure…

Du haut de la falaise,
Dans le secret de la pénombre
Je lave ma faute
M’entends-tu ?

Refrain :
De Basse-Bretagne à la mer d‘Irlande
Je me nomme Ahès
Et, je t’attends…
Je pleure le jour, je chante dans la nuit
Et je t’attends, je t’attends…

Le froid m’inonde
Héritage de la perdition
De ma vie délurée
Je m’approche de toi…

Le regret me tenaille
Complainte de mes sujets
Damnés dans la Cité d’Ys
Je suis si près de toi…

Des ailes blanches
Une rumeur gronde sur le rivage
Âme déchainée
Je viens vers toi

Sur le pas de la porte
Des bras froids et humides
Dans la chaleur du foyer
Son cœur s’ouvre…

Cette chanson est extraite de l’album Ô fille de l’eau sorti en novembre 2012.

Devine où j’suis !

Devine où j’suis ! voilà un album original et drôle. Merci aux éditions Frimoüsse pour cette lecture.

Cette petite fille tout de rouge vêtue, le téléphone à la main, enfermée dans un endroit des plus inquiétants a de quoi éveiller la curiosité. L’anachronisme entre le téléphone portable et la tenue de la petite fille ne fait que renforcer cette impression. Quelle histoire vont donc nous raconter Richard Marnier et Aude Maurel ? Que cache cette couverture à la fois familière et étrange ?

C’est une réécriture du traditionnel Chaperon rouge qui nous attend mais elle n’a plus grand chose à voir avec la version classique que nous connaissons tous. Seuls les clins d’œil aux personnages de nos contes d’enfance relient l’album au vrai Chaperon rouge. Les clins d’œil et son chaperon ! Ici le Chaperon à une allure de matriochkas, ces poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Logiquement la mère et la grand mère ont le même aspect, tout en rondeur.

Mais que fait donc notre chaperon rouge dans cette drôle de grotte ?

Maman ! c’est moi le petit Chaperon Rouge, devine où j’suis !

Tu est chez Mère-grand, pourquoi ?

Pas du tout ! je suis dans le ventre du Grand Méchant Loup !

ENCORE ! Passe-le-moi, j’ai deux mots à lui dire …

S’en suit une série de situation burlesque dans les quelle la mère du chaperon, qui tente de prendre le thè avec ses amies, se doit de remonter les bretelle à tous les vilains petits méchants qui se sont avalé les autres

recrache ma fille, sinon ça va barder !

J’ai trouvé ça vraiment très drôle. On perd ici tout le sens de mise en garde de la version originale du Chaperon mais on y gagne en rigolade avec une histoire à répétition très efficace et un détournement dans lequel on retrouve les personnages traditionnels des contes de fée classiques les uns après les autres. On commence avec le Chaperon rouge et le fameux grand méchant loup, puis c’est au tour de l’ogre, du dragon et du chevalier.

Point besoin de chasseur pour libérer le petit Chaperon, l’autorité des mères suffit à remettre de l’ordre dans ce grand capharnaüm. Encore faut-il prévoir suffisamment de goûter pour cette bande d’affamé !

J’ai apprécié que la référence au chaperon rouge ne se fasse pas dès le titre mais seulement une fois la deuxième page tourné. Cela laisse un peu de temps à l’enfant avec de reconnait des éléments qui lui sont familier.

Une lecture amusante pour un détournement réussi.


à lire aussi l’avis de Johanne


rp_logoalbums2016.jpg

Les fantômes zen – Jon J Muth

Me revoici avec un nouvel album que les éditions Fei me font découvrir : Les fantôme zen de Jon J Muth.

Plusieurs point ont attiré mon attention sur la couverture de cet album : le nom de l’auteur (j’avais beaucoup aimé son interprétation du conte de la soupe au caillou), la présence d’un panda (love panda for ever <3 ) et le mot zen. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai abordé cet album à la couverture sombre, invitant au songe et à la contemplation.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

L’histoire qui nous y attend commence un soir d’Halloween. Nous ne sommes pas vraiment dans ce que j’appellerais un ambiance zen ! Les déguisements, les enfants qui grouillent de partout, l’excès de sucre et d’excitation… Mais rien ne perturbe la tranquillité de Source-Tranquille, ce gros panda que nous avons pu apercevoir en couverture. Il garde toute sa nonchalance et son air de douce peluche géante. Après la course aux bonbons, Source -Tranquille invite ses trois amis, Michael, Karl et Addy, à écouter une histoire de fantômes. Pour cela ils vont s’isoler dans une maison ou un panda en tout point semblable à Source-Tranquille se met à conter l’histoire de Ochu et Senju, deux jeunes gens qui s’aiment depuis l’enfance et que l’on va séparer par un mariage arrangé. Je ne vous raconterais pas la suite pour laisser la magie de la découverte. C’est une jolie histoire qui m’a surprise tout en étant très classique.

Et pou cause, tout comme dans La soupe au caillou l’auteur reprenait un conte classique, ici c’est dans le recueil La Barrière sans porte écrit par le moine bouddhiste Wumen Huikai (1183-1260) que Jon J Muth pioche cette histoire de fantôme. Des explications à la fin de l’album nous en apprennent plus sur l’origine de l’histoire. A la lecture de celles-ci, le récit prends une autre mesure, bien plus philosophique et c’est encore plus beau.

Jon J Muth nous offre une histoire de fantôme qui ne fait pas peur pour une ambiance Halloween adapté à tous les âges et tous les tempéraments. Mais aussi un moment de méditation et d’interrogation. Les dessins sont très doux et apaisants, ce qui font de cet album une lecture du soir idéale.

Un joli livre aussi pour les fan de panda.


Merci aux éditions Fei pour cette lecture.

Le secret de la cascade, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoiseLes fantômes Zen
Auteur/illustrateur : Jon J Muth
sorti le : 09/09/2016
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 24 cm x 25 cm cartonné
ISBN : 978-2-35966-257-3

sur le site de l’éditeur 


rp_logoalbums2016.jpg rp_challenge12016br.gif

Plume

C’est un joli album des éditions Fei, écrit par Cao Wenxuan et illustré par Roger Mello que je vais vous présenter aujourd’hui : Plume.

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

J’avoue que dans un premier temps, sa couverture bleu profond et son drôle d’oiseaux n’avaient pas vraiment attiré mon attention. C’est parce que les éditions Fei me l’ont proposé que je me suis plongé dans cet album. Et je les remercie. C’est finalement un très bel album que j’ai découvert avec un texte poétique nous invitant au voyage et à l’introspection et de belles illustrations aux couleurs sombres et profondes, dans un style original qui m’a vraiment charmé.

Mimiko avait le même à priori que moi, j’ai du un peu insister pour qu’elle accepte de lire cet album avec moi et elle ne s’y est plié qu’après avoir lu tous les autres albums que contenait le paquet. Pourtant, une fois la lecture commencée j’ai l’ai vue peu à peu se concentrer sur les récit, se pencher en avant pour voir les images et en quelques pages elle était captivé par l’histoire de cette plume qui, tombée au sol se demande à qui elle peut appartenir. Elle parcourt ciel et terre demandant à chaque oiseau qu’elle croise « suis-je une de vos plumes ? « 

La plume rencontre toute sorte d’oiseau, des hautains, des sympathiques, de concentrés, des distraits, mais elle peine à trouver l’oiseau à qui elle  appartient. Étrangement il se dégage beaucoup d’émotion et on éprouve de l’empathie pour cette plume un peu perdue.

Quant aux illustrations, d’un premier abord très épuré, elles sont finalement très poétiques et se marient parfaitement au texte.

Un bel album qui cache sa douceur et sa poésie sous un aspect faussement austère. Une très belle découverte.

« Pour moi, un album jeunesse doit être philosophique. Le voyage emprunté par le vent est le cheminement d’une réflexion » nous dit en préambule l’auteur, Cao Wenxuan. Et bien, il a réussi son pari, car sous ces air de comptine à répétition c’est en effet une réflexion sur l’identité que raconte cette histoire.

Cao Wenxuan, professeur de littérature à l’Université de Pékin, a écrit plusieurs livres pour enfant. En France on peut lire Bronze et Tournesol sorti chez Picquier. Cet album m’a donné envie d’en savoir plus sur lui et je crois bien que je vais chercher ce roman. Roger Mello que je découvre également avec cet album est un auteur/illustrateur qui nous vient du Brésil. Cet album nous fait voyager aussi par les origines de leur auteur qui apportent chacun une touche de leur culture pour un résultat très universel.

Petit renard, Minorités, jeunesse, les éditions fei, bande dessinée chinoise

Plume
Les éditions Fei
Auteur : Cao Wenxuan
Illustrateur : Roger Mello
Prix public : 14,9€
Pagination : 40 pages, couleurs
Format : 29,2 cm x 16,5cm cartonné

sur le site de l’éditeur

 Envie de découvrir cet album ? Revenez sur Ma petite Médiathèque la semaine prochaine pour tenter d’en gagner un exemplaire 😉


rp_logoalbums2016.jpg rp_challenge12016br.gif

challenge lecture aux couleurs du brésil