Archives de catégorie : album jeunesse

Le conte du Genévrier – Gilles Rapaport

J’avais déjà entendu parler de ce conte des frères Grimm et je savais qu’il était assez morbide, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire. C’est l’album illustré par Gilles Rapaport trouvé au rayon contes de la bibliothèque qui me donnait enfin l’occasion de le découvrir. Et… je ne résiste pas à l’envie de le partager dans le cadre du Challenge Halloween tant il est morbide et effrayant. Les illustrations de Rapaport, avec leurs couleurs rouges, noires et orangées, rendent ce conte encore plus angoissant.

Un homme reste veuf le jour même où né son fils. Il pleure beaucoup, mais le chagrin finit par se tarir et quelques années plus tard il reprend une femme. Avac celle-ci il a une fille. Mais son épouse déteste son fils. Elle le déteste tellement que, non contente de le maltraiter, elle finit un jour par le tuer. Honteuse, elle cache son méfait et fait croire à sa fille que c’est elle la responsable de la mort de son frère.

Pour cacher le corps, elle décide de le cuisiner et de le servir le soir même au diner. Le père qui ignore tout mange son fils jusqu’à la dernière bouchée. La soeur désespérée ramasse les os et va le déposer sous le genévrier. Là, les os se transforment en oiseau. L’oiseau part chanter et il revient avec une chaine en or, des souliers rouges et une meule.

Vous vous doutez bien de la suite. La meule est pour la méchante marâtre qui meut écrabouillée sous son poids. Le père et la soeur, qui ont reçu la chaine et les souliers, sont heureux. L’oiseau reprend forme humaine, et tout est bien qui fini bien.

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Je ne peux pas dire que j’ai aimé cet album. Le dessin n’est pas vraiment à mon goût surtout pour les personnages. Mais je dois bien avouer que les dessins de Gilles Rapaport se marient très bien avec l’ambiance particulièrement glauque de ce conte. Mais du coup, l’album qui en ressort est particulièrement sombre et la fin heureuse n’y changera pas grand-chose.

J’y ai trouvé quelque chose de beau et inquiétant, faisant de ce conte une bonne lecture d’Halloween, mais je ne sais pas si je lirais cet album aux plus petits avant de se coucher.

Avez-vous lu cet album ? Connaissez-vous d’autres versions de ce conte ?

sur le site des éditions Le Genévrier

⇒ sur Amazon et Decitre

Gilles Rapaport. Les éditions du Genévrier. Le Conte du Genévrier des frères Grimm. from gilles Rapaport on Vimeo.


 

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Le géant, la fillette et le dictionnaire

Une fillette bien coriace se fait enlever par un géant curieux qui veut la cuisiner avec des légumes. Ce n’est pas un mangeur d’enfant, mais un vendeur de dictionnaires l’a traité d’ogre et comme le dictionnaire dit que les ogres mangent des enfants… Mais ce n’est pas un ogre ! ce n’est qu’un simple géant. Il renonce bien vite à manger la petite fille, et s’il préparait plutôt un goûter ensemble.

Un joli album pour jouer à se faire peur avec cet imposant géant qui part en chasse. Mais il en faut bien plus pour impressionner la fillette. Un grand format qui rend le géant encore plus impressionnant. C’est vrai qu’il est grand, très grand ce géant. Mais il ne fait peur que quand on ne voit que ses pieds. Il n’a vraiment pas une tête de méchant.

Dans les images se cachent plein de détails amusant, comme des moutons disséminés un peu partout, des animaux cachés dans la forêt, mais mon détail préféré c’est le clin d’œil pour des mangeurs d’enfants de conte célèbres.

Le géant, la fillette et le dictionnaire est écrit par Jean Leroy et illustré par Stéphane Poulin, publié dans la collection Pastel de l’école des loisirs.

sur le site de l’école de loisir

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Botticelli, La renaissance de la beauté [L’Art & la matière]

C’est un peu par hasard, au grès des flâneries, que je suis tombé sur cet album de la collection L’Art & la matière des éditions Palette. Une collection de monographies destinées aux jeunes lecteurs. Comme moi-même j’adore Botticelli, et ce depuis mon enfance, je n’ai pas résisté à la tentation de l’offrir à Mimiko, ma cadette.

Ce que j’aime dans cette collection c’est qu’une grande place est donnée aux tableaux eux-mêmes. Les explications sont courtes et claires. Écrites en gros caractères et n’occupent pas trop de place. Ce trouve cette approche intéressante parce que trop d’explications rebouteraient les plus jeune ou feignant lecteurs. Cet album permet de se familiariser avec l’art de Botticelli et son contexte, mais surtout d’admirer ses peintures.

Mimiko n’a d’ailleurs prêté aucune attention au texte et c’est contenté des images. Je n’ai pour ma part pas insisté pour le lire avec elle. Cela fait partie des albums et livres que j’aime laisser traîner à la maison en attendant que la curiosité fasse son chemin. Et je l’ai vue feuilleter cet album plusieurs fois.

⇒ sur Amazon ou Decitre

D’autres artistes et mouvements artistiques sont disponibles dans la collection. J’aimerais m’en procurer d’autres. Malheureusement, cette collection ne semble plus commercialisée (le site de l’éditeur n’en parle même pas), il ne reste plus qu’à les dénicher d’occasion.

éditions Palette


 challenge petit BAC 2018 Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

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Orphée et la morsure du serpent – Yvan Pommaux

Le mois dernier, je vous présentais le petit album Thésée comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, nous continuons notre exploration de la mythologie grecque en compagnie de l’auteur avec un second album : Orphée et la morsure du serpent. Je trouve que cet album colle très bien à la thématique des contes et légendes d’octobre avec son voyage aux enfers (même si nous sommes loin du folklore d’Halloween).

Orphée et la morsure du serpent

Orphée et la morsure du serpent est paru à l’école de loisir pour la première fois en 2009 dans la collection albums. En ce mois d’octobre 2018, c’est une version de poche qui remet le titre sur le devant de la scène. C’est cette dernière édition que j’ai lue.

Tout comme dans l’album dédié à la légende de Thésée, ici l’histoire commence à notre époque. Nous sommes à un mariage et un jeune homme amoureux entraine l’épouse à l’écart. Elle se fait mordre par une vipère et le jeune homme affolé s’en veut énormément. Une jeune femme le console : « tu ne t’appelles pas Aristée, et la mariée ne s’appelle pas Eurydice ! ». Nous sommes aux XXI siècle et les morsures de serpent se soignent facilement. Mais le jeune homme est perplexe, Aristée et Eurydice ? La jeune femme lui raconte alors la légende d’Orphée, fils d’un roi et de la muse Calliope.

Orphée a hérité du don de sa mère et il devient un poète hors norme que tous admirent. Même les animaux, les arbres et les pierres cèdent devant la beauté de son chant. Toutes les femmes l’aiment, mais lui n’en aime qu’une : Eurydice. Ils se marient. Mais le jour même du mariage, Aristée, qui était secrètement amoureux d’Eurydice, entraîne celle-ci à l’écart. Cherchant à s’enfuir, Eurydice se fait mordre par une vipère, et meurt.

Orphée, inconsolable, ira la chercher jusqu’en enfer. Séduit par la beauté de son chant, Hadès, le dieu des enfers, lui accorde une chance de ramener Eurydice à la vie, mais à une condition : il ne doit pas se retourner ni parler à son épouse jusqu’à ce que celle-ci ne soit baignée par la lumière du soleil.

Sur le chemin du retour, Orphée se tourmente, est-elle bien derrière lui ? Quand enfin il sent le soleil sur sa peau, impatient, il se retourne. Mais, hélas, Eurydice, 10 pas derrière lui, est encore dans le noir. Elle disparait à jamais, laissant Orphée seul, inconsolable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, les femmes, ne supportant plus le deuil d’Orphée. Folles de rage et de jalousie, elles le mettent en pièces.

Je connaissais la légende d’Orphée dans ses grandes lignes, mais je n’avais rien lu à son propos depuis fort longtemps. J’ai abordé, donc, cet album sans aucune autre lecture en tête et je dois dire qu’il m’a plus plus que Thésée, comment naissent les légendes.

Ici l’épisode à conter est plus court, Yvan Pommaux peut donc prendre plus de temps pour nous le raconter en détail. Dans l’album consacré à Thésée il fallait dire plus de choses en autant de pages, il fallait donc résumer au maximum. Ici on prend le temps de découvrir Orphée et sa personnalité. J’ai trouvé cela plus agréable à lire.

Si l’album sur Thésée me donnait l’impression d’être une introduction qui demandait à être approfondie, Orphée et la morsure du serpent se suffit à lui-même et n’a pas besoin de lectures complémentaires. Ceci dit, au détour du Tartare, Yvan Pommaux prend soin de titiller notre curiosité en lâchant quelques noms qui donnent envie de lire davantage de légendes.

Tout comme dans le précédent album, celui-ci se termine par un petit lexique permettant d’aller plus loin.

Un album richement illustré qui ravira les jeunes amateurs de mythologie grecque (et les moins jeunes aussi). J’y ai pris, moi, beaucoup de plaisir.

sur le site de l’école des loisirs

et sa fiche pédagogique

 Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux »

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mon avis sur Thésée comment naissent les légendes


  

challenge petit BAC 2018

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Cache-cache surprise ! un album pour jouer

Cache-cache surprise ! est un album cartonné, sorti en septembre aux éditions l’école des loisirs  (collection Loulou & Cie) que l’on doit à Ramadier et Burgeau.

Cache-cache surprise !

Je ne suis pas fan du graphisme, mais j’ai trouvé cet album très amusant parce qu’il demande une réelle interaction avec les petits lecteurs. Il ne s’agit pas seulement de lire l’album, mais aussi d’y chercher les images.

Des petits animaux jouent à cache-cache et à chaque page il saut trouver de nouveaux joueurs : 6 petits cochons, 6 moutons, 4 chèvres, 10 lapins… Mais ce n’est pas tout. Non seulement il faut trouver les animaux qui se cachent dans le paysage en double page, qui derrière une porte, qui derrière un arbre, il faut également retourner le livre et voir dans les formes et les couleurs de l’image si l’on distingue le loup. J’ai trouvé l’idée de la double cache-cache et du retournement du livre très original et ludique. De quoi passer un très bon moment avec les tout petits lecteurs. Son format cartonné permettant de multiples manipulations mêmes par des petites mains inexpérimentées.

sur le site de l’école des loisirs

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 chut les enfants lisent 

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Gare au loup

Pour le mois des contes et légendes, Mimiko nous a imposé une piste de jeu : le loup. Et des loups dans les contes il y en a beaucoup. Mais plutôt que d’en choisir un en particulier j’ai demandé à Mimiko (puisque c’est elle qui nous impose cette piste de jeu) de sélectionner dans sa bibliothèque tous les albums qui entrent à la fois dans la thématique loup et conte. Voici le résultat :

Toute une déclinaison du célèbre conte du Chaperon Rouge avec, pour finir, un grand méchant loup qui cherche un remplaçant.

Commençons par le Chaperon rouge de Perrault adapté par Anne-Sophie de Monsabert et illustré par May Angeli, tiré du coffret Contes de Perrault (éditions l’élan vert). C’est la version triste, celle sans chasseur. Dans ce coffret ce qui surprend c’est surtout la forme. Nous avons, en effet, 6 contes à déplier. J’avoue que c’est surtout sa forme originale qui m’a fait craquer.

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Contes de Perrault #lemoisdescontesetlegendes

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Après cette adaptation fidèle, nous avons trois autres adaptations très libres et farfelues du Chaperon Rouge :

Le Loup de la 135e. Rébecca DAUTREMER. (Dès 5 ans)Dans Le loup de la 135e la forêt devient le quartier d’Harlem, le chaperon un petit garçon à la coupe afro et le loup ? Le loup n’est autre qu’un filou du quartier qui cherche à arnaquer le petit garçon. Mère-grand devient un grand-père qui ne va pas se laisser faire. Le loup va prendre une bonne fessée. ET que ça lui serve de leçon.

Un joli album qui ne fait allusion au conte d’origine que de très loin par de petits clins d’œil. J’ai d’ailleurs hésité à l’inclure à notre sélection puisqu’il n’y a pas de véritable loup, mais… le titre a suffi à me donner envie de le glisser dans la pile. 🙂

J’aime beaucoup les illustrations.

Écrit par Rébecca Dautremer et illustré par Arthur Leboeuf, aux éditions Seuil jeunesse.

→ à lire aussi l’avis de Blandine

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Catherine Leblanc et Charlotte Des Ligneris - Le grand méchant livre.Dans Le grand méchant livre, c’est la fillette qui fait peur au loup avec un livre. C’est que le loup ne sait pas lire ! Et la fillette lui en raconte des belles, un chasseur pourrait  sortir du livre et lui tirer dessus. Le loup s’enfouit, mais il revient à la charge. Mais elle ne se laisse pas faire. Elle sort un livre et lui raconte une version du chaperon rouge qui lui fait si peur au loup qu’il s’enfuie en criant « grand méchant liiiivre ».

Un album amusant qui m’a plus séduit par l’histoire que par les illustrations.

Par Catherine Leblanc, Charlotte Des Ligneris, aux éditions Seuil jeunesse.

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On délire toujours autour du petit chaperon rouge avec Devine où j’suis ! Avec ses allures de matriochka, le petit chaperon se retrouve dans un sacré pétrin, elle a été avalée toute crue par le loup, mais celui-ci a été lui aussi avalé par un ogre, lui-même avalé par un dragon, qui lui est emprisonné. Heureusement le chaperon à son portable. Elle appelle sa mère qui par un heureux hasard est en train de prendre le thé avec la mère louve, Mme Ogresse et toutes les autres mères. Va falloir qu’ils se recrachent les uns les autres vites fait sinon ça va barder !

Un album très drôle.

Par Richard Marnier et Aude Maurel aux éditons Frimoüsse.

ma chronique

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Ingrid Chabbert et Sylvain Diez - Grand méchant loup cherche remplaçant.Après avoir été malmené par tant de versions du chaperon, il est fatigué ! Le grand méchant loup cherche remplaçant.

Un album bien amusant avec toute une ribambelle de personnages plus improbables les un que les autres qui viennent postuler pour le poste du grand méchant loup.

Un album qui m’avait frappé par la qualité du papier, un détail me dirait vous, mais un détail d’importance quand le livre va être manipulé par des petites mains.

Écrit par Igrid Chabbert et illustré par Sylvain Diez, aux éditions Frimoüsse.

ma chronique

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Connaissiez-vous ces albums ? En avez-vous d’autres à nous conseiller ?


même le logo colle parfaitement au thème XD

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Le Prince Hibou

Je suis tombé sur ce petit album par hasard à la bibliothèque et j’ai été subjugué par la couverture et je l’ai emprunté.

Le prince Hibou est écrit par Pierre Coran et illustré par Charlotte Gastaut, sorti pour la première fois en 2008 aux éditions Gautier Languereau.

Couverture Le Prince Hibou

Le château du roi a une belle forme de fromage et attire de grosses souris alors qu’il apprêtent à fêter Noël et l’anniversaire de la princesse. Il faut s’absolument s’en débarrasser mais les chats ont peur, les soldat ne veulent rien savoir. La princesse finit par aller voir un hibou. Un hibou enchanté qui tient là l’opportunité de se défaire de son maléfice.

Un conte burlesque avec des château fromage, des princesses qui se déplacent à dos de baleine des souris qui crottent partout, à fois drôle et beau. Les illustration sont simplement magnifiques.

 

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Le prince hibou de Pierre Coran et @charlotte.gastaut @gautierlanguereau #contesetlegendes #lemoisdescontesetlegendes

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Charlette Gastaut (et son instagram)

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Le secret de la fée

C’est à la bibliothèque que Mimiko et moi-même sommes tombées sur ce tout petit album au rayon contes du Japon : Le secret de la fée de Claude Helft (texte) et Elisem (illustrations) aux éditions  Desclée de Brouwer.

Très vite j’ai compris qu’il s’agissait d’une version du conte de la princesse Kaguya et j’ai eu envie de le lire.

Nous avons toutes les deux beaucoup aimé les illustrations qui dégagent beaucoup de tendresse et de poésie.

Un très joli album pour tous les amateurs de contes et du Japon.

♥♥♥

Cet album s’inspire d’un conte japonais qui date du X siècle connu sous le nom Taketori monogatari (竹取物語 « le conte du coupeur des bambous ») ou Kaguya-hime no monogatari (かぐや姫の物語, « Le conte de la princesse Kaguya »). Un vieux coupeur de bambou découvre un jour une pousse de bambou brillante avec à l’intérieur un bébé tout petit. Il apporte la petite fille à sa vieille femme. L’enfant grandit étonnamment vite et devient une très belle jeune femme. Si belle que l’empereur veut l’épouser. Mais elle doit retourner sur la lune. L’empereur veut l’empêcher de repartir, mais il ne peut rien y faire et elle retourne auprès des siens. Y est telle retournée contre son gré ou parce que la lune lui manquait ? Cela dépend de la version, j’ai lu les deux. Mais, quel que soit la version cette séparation est toujours d’un grande tristesse parce que la princesse aime se parents et l’empereur.

Un très beau long métrage de Isao Takahata adapte ce conte. J’en reparlerais sans doute un de ces quatre.

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Conte de la nuit noire

Chaque année nous revenons du festival d’Angoulême avec l’un des albums de la petite maison d’édition angoumoisine Comme une Orange. J’aime beaucoup leur travail et cette année nous n’avons pas dérogé à la règle. C’est sur le magnifique Conte de la nuit noire écrit par Eric Wantiez et illustré par Geoffrey Grimal que nous avons jeté notre dévolu.

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Les illustrations de Geoffre Griman sont magnifiques. Des grandes étendues impressionnantes pour un si petit format (format à l’italienne 15×21 cm). Les couleurs sont très vives et très belles.

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Le texte d’Eric Wantiez est également très beau, simple, mais percutant, comme toujours. J’aime beaucoup son travail parce qu’il utilise des mots très simples et à la portée des enfants pour nous raconter des choses très vraies et parfois très dures. Ici, il est question d’un chasseur des steppes terrorisé par la nuit, et qui, n’écoutant que son désire égoïste, veut empêcher le soleil de se recoucher. Mais empêcher la nuit de venir aura de très lourdes conséquences sur la vie des animaux. Cela pourrait tout détruire. Et pourtant le chasseur s’entête. Il n’est pas encore trop tard pour réparer. Sera-t-il écouter ce que tentent de lui faire comprendre les animaux ? Sera-t-il surmonter ses peurs et prendre les bonnes décisions ?

Et nous, le saurons-nous ? Allons-nous continuer à tout détruire? Allons-nous enfin ouvrir les yeux et surmonter nos peurs ? Cela sera bien que l’humanité tout entière ait le courage de ce chasseur. Mais j’ai bien peur que cela n’arrive pas.

Eric Wantiez et Geoffrey Grimal nous offrent un conte écologique et poétique très touchant. Et un très beau livre à regarder, encore et encore.

Comme une orange

Eric Wntiez

Geoffrey Grimal (et son facebook)

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Deux livres pour découvrir la légende du roi Thésée

Le mois des contes et légendes et l’occasion pour moi de vous parler de deux livres dont je voulais parler depuis un moment et qui ont un point commun : Thésée en est le héros.

Pour les plus pressés commençons par un petit livre d’une soixantaine de pages richement illustré : Thésée, comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, aux éditions l’école des loisirs (2 formats disponibles : album ou poche, j’ai pour ma part lu la version poche à la couverture souple).

Thésée, comment naissent les légendes

L’histoire commence avec des plongeurs qui en 1966 découvrent dans une épave une céramique où l’on voit Thésée aux prises avec le Minautore. Sur le bateau, le vieux professeur va raconter aux deux jeunes plongeurs l’histoire, la légende qui se cache derrière cette image. Nous voici projetés dans la Grèce antique, du temps où les dieux règnent sur l’Olympe. Aïthra, la fille du gouverneur de Trézène, est aimé par Poséidon et par Égée le roi d’Athènes en si peut de temps qu’elle ne peut savoir lequel des deux est le père de l’enfant qu’elle met au monde. Elle décide qu’il sera le fils des deux. Thésée est né. Il grandit et devient très fort. Sa mère lui révèle alors qu’il est le fils d’Égée le roi d’Athènes et que ce dernier laissé une épée pour lui.

Armé de cette épée le jeune Thésée décide de se rendre à Athènes en empruntant le chemin le plus long et le plus difficile. Son périple lui prend plusieurs années. En chemin, il se bat contre de nombreux bandits et monstres, ce qui lui vaut une solide réputation de héros. Quand il arrive à Athènes, sa réputation le précède. Médée, épouse d’Égée, voit en lui une menace et influence le roi pour qu’il empoisonne le jeune homme.

Mais avant que Thésée n’ait eu le temps de boire la coupe empoisonnée, Égée reconnaît son épée et son fils. Médée disparait et Thésée est acclamé. Mais la joie est de courte durée. À cause d’une mauvaise ruse du roi d’Athènes, le fils du roi Minos s’est fait tuer. Fou de rave, le roi Minos réclame chaque année 7 jeunes hommes et 7 jeunes femmes de 20 ans qu’il envoie dans le labyrinthe où ils se font dévorer par le Minotaure. Malgré l’opposition du roi, Thésée insiste pour participer au voyage et promet de revenir vainqueur.

Une fois à Crète, Thésée fait la connaissance du roi Minos et de ses filles. L’ainée, Ariane, tombe immédiatement amoureuse de lui et décide de l’aider à sortir du labyrinthe, à condition qu’une fois sorti il accepte de l’épouser. C’est ainsi qu’Ariane donne au jeune prince le fameux fil d’Ariane.

Dans le labyrinthe Thésée vainc le Minotaure et, grâce au fil, il retrouve la sortie avec tous ses compagnons. Ils embarquent en amenant Ariane, mais Thésée n’est pas amoureux et revenant sur sa parole il abandonne Ariane sur une île (ou elle sera consolée par Dionysos).

Il revient à Athènes comme promis, mais oublie de changer les voiles du navire comme convenu, noir pour le deuil, blanches s’il revint en vie, le roi Égée se suicide de désespoir. Thésée devient roi.

Plus tard il épousera la soeur d’Ariane qui tombera amoureuse du fils que Thésée a eu avec la reine des amazones et c’est une tragique histoire qui ne nous sera pas contée ici.

Ce petit album résume les grandes lignes de la légende de Thésée ainsi que des éléments qui l’entourent : le Minotaure, la mort Androgée, fils de Minos. Mais l’album est court et on passe assez vite sur les différents événements marquants de la jeunesse de Thésée. Quant à Thésée le roi, cela est à peine suggéré. Difficile d’en faire plus en si peu pages. Mais l’essentiel est là et c’est une bonne entrée en matière. Très richement illustré, l’album permet de se familiariser avec le personnage, et connaitre les grandes lignes de son histoire. Une petite annexe revient avec quelques explications sur les noms cités dans l’album, histoire d’aller un peu plus loin.

J’ai beau connaitre les légendes de la Grèce antique, en lisant cet album j’ai tout de même été frappé par la violence de celles-ci. Une violence que l’on retrouve même dans cet album, bien qu’on ne s’attarde pas sur cet aspect.

sur le site de l’école des loisirs

le dossier pédagogique

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Dans la même série, on trouve également les légendes d’Orphée, de la guerre de Troie et Ulysse.

(merci aux éditions l’école des loisir de nous avoir proposé cette lecture)

Θησεύς  Θησεύς

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, lire plus longtemps et suivre Thésée dans toutes ses aventures, je vous propose un deuxième livre : Le Feuilleton de de Thésée de Murielle Szac illustré par Rémi Saillard publié par Bayard jeunesse.

Couverture Le feuilleton de Thésée

En cent épisodes on découvre la palpitante vie de Thésée et d’autres éminents personnages de la mythologie grecque qui croisent son chemin : Héraclès, Œdipe, la reine des Amazones et bien sûr le Minotaure, Ariane, Dédale Minos…

Avant d’en arriver à la fameuse histoire du Minotaure, Thésée va suivre son cousin Héraclès dans quelques aventures. Puis, après son retour victorieux de Crète (et sans Ariane qu’il abandonne lâchement sur une plage), on découvre Thésée devenu le roi d’Athènes. Il accueille dans sa cité Œdipe et sa fille  Antigone. On prend le temps de découvrir leur histoire. Il est également question des mariages de Thésée, de son fil Hippolyte (une histoire bien triste). Dans ce livre, on suit Thésée jusqu’à la fin de sa vie.

 

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La fin du feuilleton de Thésée est pour ce soir ! #lecturedusoir #leslecturesdemimiko

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Nous avons tous beaucoup aimé ce livre à la maison. C’est très bien écrit. C’est intéressant et palpitant. On a envie de découvrir la suite des aventures du héros. Chaque épisode fait deux trois pages et est accompagné d’une illustration, ce qui en fait une très bonne lecture du soir (les chapitres ont la bonne longueur pour cet exercice à haute voix). Ce livre nous aura tenu compagnie un moment, avec un épisode avant le coucher. J’ai sauté quelques chapitres puisque nous nous sommes alternée à la lecture avec Chéri qui (pour une fois) à aimé faire la lecture du soir. Mimiko avait découvert ce livre en classe. Le maître leur lisait un chapitre chaque jour et elle a tant aimé qu’elle a voulu partager cette lecture avec nous et j’ai fini par lui acheter (moi refuser des livres, jamais !). Nouvelle lecture à la maison, Mimiko toujours aussi attentive. Depuis elle s’intéresse à la mythologie grecque et a ajouté quelques livres à sa bibliothèque. Mais le feuilleton de Thésée occupe une place privilégie dans notre collection mythologie grecque puis que c’est celui qui nous a donné envie, à elle de découvrir, à moi de me replonger dans se sujet qui me passionnait quand j’étais au collège. Et puis c’est après avoir lu ce livre que nous avons baptisé notre chat Héraclès. 😺

les premières lignes

sur le site de bayard jeunesse

la mythologie grecque en cent épisodes (et sa page facebook)

Rémi Saillard

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Dans la même collection sont disponibles deux autres feuilletons : Le feuilleton d’Ulysse et Le feuilleton d’Hermès. Nous sommes en pleine lecture de ce dernier. Un épisode chaque soir. Ces livres portent bien leur nom. 😉

 

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#lecturedusoir #mythologie #litteraturejeunesse #bookgram

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Μινώταυρος  Μινώταυρος

Et puisqu’il est question de Thésée et du Minotaure, j’en profite pour vous reparler d’un jeu de société que nous avons testé et aimé : le labyrinthe du Minotaure également sortit aux éditions l’école des loisirs

 

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Découverte à venir @ecoledesloisirs

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La première partie du labyrinthe du Minotaure est lancée ! @ecoledesloisirs

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