Archives pour la catégorie anime

Les sorties cinéma spécial Noël

Chaque année Noël est l’occasion de sorties de films pour enfants. Pour la scéance ciné du Challenge Christmas Time j’ai voulu voir ce que les sorties de Noël 2017 nous reservaient. Voici les bandes annonces :

⇒ Sortie le 6 décembre


⇒ Sortie le 13 décembre


⇒ sortie le 29 novembre


⇒ sortie le 6 décembre

Est-ce que l’un de ces films vous tente ? en avez-vous prévu d’autres ?


 

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Niko le petit renne

Avec le Christmas Time Challenge aujourd’hui c’est cinéma. Je suis bien heureuse que Mimiko est grandie et qu’elle se soit enfin lassé du film dont je vais vous parler. Non pas qu’il soit désagréable à regarder mais on la vu tellement de fois qu’on connais presque toutes les répliques par cœur !!

Kiko vit seule avec sa mère, elle lui parle de son père qu’elle n’a connu qu’un soir mais qui était le plus séduisants des rennes du père Noël. Niko est a un âge où l’on se pose des questions. Est-il vraiment le fils d’un renne du père Noël ? Il veut absolument découvrir la vérité et rencontrer ce père mystérieux. Il part donc à sa recherche avec un écureuil pour qui il est un fils adoptif et en chemin ils rencontrent une hermine malicieuse. Ensemble ils vont affronter divers danger avant de pouvoir enfin découvrir le village du père Noël.

Le film arbore le schéma traditionnel de la quête initiatique : la bande d’amis, les danger à surmonter, ses propres peur à dépasser et enfin la récompense. Si en cela il n’offre rien de particulièrement nouveau, il faut avouer qu’il est assez drôle. Il y a beaucoup d’humour, c’est joyeux, dynamique, il y a de l’action et du suspens et le happy end indispensable à un bon film de Noël. Bref, classique mais efficace. Parfait pour les petits bout de choux en cette période de fin d’année.

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Il y a même une suite dans laquelle la mère de Niko rencontre un renne et décide de fonder avec lui une nouvelle famille. Niko qui rêvait encore de rabibocher ses parents, doit à la fois faire le deuil de cet espoir vain et devenir le grand frère du fils de son nouveau beau-père. Beaucoup d’émotion pour le petit renne !

Avec ce deuxième volet, que Mimiko a aussi regardé plusieurs fois, le côté moderne du premiers film m’est apparu encore plus clairement. Dans le premier volet la mère raconte à Niko très librement qu’il est le fruit de la rencontre d’un soir. Pas un discours très courent dans le film pour enfant où l’on a très souvent encore une image très classique de la famille et de l’amour. Ici on continue dans la même veine en abordant un sujet actuel : les familles recomposées. Si les familles recomposées font partie du quotidien des enfants depuis quelques années (voir décennies) ce n’est pas si souvent que l’on voit le sujet abordé dans les films d’animation comme celui-ci et j’ai trouvé ça très sympa. Finalement la famille recomposée devient quelques chose de normal et les enfants dans situation ne se sentent plus mal à l’aise face aux autres. Déjà que c’est une situation émotionnellement délicate, sentir en plus que la société demande de vous justifier c’est très lourd. Je me souvient de l’embarras que j’éprouvais chaque début d’année scolaire quand les professeurs me demandais pourquoi je ne portais pas le nom de ma mère. Heureusement on en est plus là (enfin, j’espère !!) mais le fait de voit le sujet abordé ainsi dans un film pour tout petits m’a beaucoup plus. Surtout que le film montre que tout ne se passe pas tout de suite bien et que c’est normal.


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Le Chant de la mer

Chose promise, chose due. Je vais enfin prendre le temps de vous parler du deuxième long-métrage de Tomm Moore, le réalisateur de l’excellent Brendan et le secret de Kells.

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Ben a hâte de devenir grand-frère. Avec sa mère il décore la chambre pour accueillir le nouvel enfant. Mais, alors qu’il sombre dans le sommeil, il se rend compte que quelques chose ne va pas.

Six ans plus tard Ben, s’appète à fêter les 6 ans de sa petite sœur Maïna dans le phare où ils habitent avec leur père. Six ans que sa mère a disparu. Le père ne s’est toujours pas remis du chagrin. Le lendemain matin, Maïna est retrouvée par la grand-mère, venue de la ville pour l’occasion, sur la plage avec son manteau de selkie. C’en est trop pour cette vieille dame qui n’en peut plus de voir son fils au cœur brisé délaisser ses enfants. Elle décide de les amener avec elle à la ville.

Ben n’a aucune envie de vivre avec cette vielle dame aigrie. Il veut retourner au près de son père. Les voici parti à l’aventure pour retourner à la maison. Mais en chemin, ils sont pourchassés par la sorcière Macha qui, à l’aide de ses hiboux, transforme tous les être magiques en pierre en les privant de leurs émotions.

Pour sauver les être magiques, la selkie doit chanter. Mais pour cela il lui faut son manteau. Manteau que le père, en proie au chagrin, a fait disparaître. Heureusement Ben est là pour veiller sur sa petite sœur.

J’aime beaucoup ce film. Il raconte plusieurs histoires à la fois : celle de Ben et Maïna séparés par le deuil et qui vont trouver le chemin de la fraternité en se confrontant à de grandes difficultés. Ben en veut à sa sœur pour la disparition de sa mère et est toujours froid et distant avec elle. Mais quand Maïna se retrouve en danger, il se découvre un grand courage et vole à son secours. Puis il y a les histoires des être magiques qui se croisent et s’entremêlent et qui s’immiscent dans la vie des deux enfants. Car Bruna, leur mère, était une selkie et Maïna a hérité de ses traits.

Celle de Mac Lir et de la sorcière Macha  fait écho aux histoires des adultes qui entourent les deux enfants. Cet écho entre monde magique et réalité est particulièrement intéressant. Il donne une dimensions symbolique claire aux sentiments des adultes, les rendant paradoxalement plus compréhensibles.

On découvre dans ce film de nombreuses créatures issues des légendes celtiques. Il y en a tant qu’il est difficile de savoir quels personnages sont tiré de véritables légendes et lesquels ont été inventé pour l’occasion.

Résultat de recherche d'images pour "Chanaki"Mon personnage favori c’est le grand Chanaki, mais j’ignore s’il existe vraiment une légende sur lui. Je n’ai rien trouvé.

Parmi les autres créatures magiques que j’ai découvert avec ce film il y a les selkie, créatures légendaires des Shetland, femme-phoques capables de changer de forme. On retrouve dans cette légende un élément très classique : le manteau permettant à la femme magique de changer de forme. Ici aussi le manteau de la selkie va être au centre du récit.

Quand au géant Mac Lir, il existe bel et bien comme personnage légendaire, mais je n’ai pas retrouvé l’histoire que raconte ce film. Quoi qu’il en soit, ce film donne envie de se (re)plonger dans les livres de légendes celtes. (peut-être de idées de futurs d’articles ^^)

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A ce double intérêt (histoire familiale et découverte des légendes celtiques) s’ajoute un troisième, artistique. J’aime beaucoup le dessin et les couleurs de ce film. Si les trait sont moins tranchants que dans Brendan le secret de Kells, on retrouve la même particularité. Très géométrique, très stylisé et pourtant très expressif. Les décours sont magnifiques. La bande sonore est également excellente.

Et j’ai apprécié le petit clin d’œil que Tomm Moore fait à son précédent film. Quand les enfants arrivent en ville c’est le jour d’Halloween. Les rues sont remplie d’enfants déguisé. Ouvrez bien l’œil et vous verrez Aisling.

Un film pour toute la famille. Nous l’avions vu au cinéma et tout le monde en été ressorti ravi. J’ai acheté le dvd et depuis nous l’avons revu plusieurs fois. Je l’ai même montré à ma mère qui en a eu des larmes aux yeux. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous le conseille vivement. Et si vous connaissez déjà dites nous ce que vous en avez pensé.

Le film a été réalisé en 2014.

(quand je pense que je suis allé le voir au cinéma et que en sortant je me suis dit, il faut absolument que j’en parle… je n’ai que… 3 ans de retard…)

Le scénario est de Will Collins.

A la musique on retrouve Bruno Coulais et Kila. A noter le générique interprété par Nolwenn Leroy

site de Cartoon Saloon

Le film est disponible en DVD et il existe aussi un très beau livre-cd (l’avis de Lylou sur ce dernier)


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Lettre à Momo

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Des yôkai, une île perdue du Japon, une mère et une jeune fille qui doivent apprendre à reconstruire leur vie après la disparition du père dans une accident, voile ce qui fait le charme du film dont j’ai envie de vous parler ce soir. Halloween donc, avec des créatures fantastiques, mais pas vraiment un film pour ce faire peur 😉

Tout commence avec l’arrivée dans l’île, où les deux femmes viennent s’installer à côté de leur oncle et tante. La mère veut être forte, cache son chagrin et se jette à corps perdu dans le travail. La fille, délaissée, se ronge de chagrin. Cela aurait pu durer et se cristalliser, mais c’était sans compter sur l’intervention de trois yôkai maladroits qui viennent veiller sur elles. Par un étrange concours de circonstance, Momo, la jeune fille, peut les voir et ça ne va pas être facile à gérer. Passée la peur des premières rencontres, une relation d’amitié s’installe entre le jeune fille et ces drôles de créatures.

J’aime beaucoup ce film. Si les yôkai sont drôles et attendrissants, c’est surtout l’évolution de la jeune fille qui, grâce à leur présence, va petit à petit s’ouvrir et faire son deuil, qui me touche le plus. Le film est long, mais je trouve qu’il est bien équilibré. On ne s’ennuie pas malgré ses deux heures. Il y a de l’humour, du drame. On rie, on pleure et on grandi un peu avec Momo.

Graphiquement il n’a rien de remarquable, mais c’est très agréable à regarder. Mon personnage préféré c’est Mame, l’un des trois yôkai, il est complètement à l’ouest. Je le trouve tellement drôle, toujours décalé.

Image associée

Lettre à Momo (ももへの手紙) a été réalisé par Hiroyuki Okiura en 2012. Il est disponible en dvd et en VOD chez Arte édition.

Je vous recommande vivement ce film qui aborde avec tendresse un sujet pas si facile.

L’avez-vous vu ? Qu’en pensez-vous ? Laissez nous vos impressions 😉

⇒à lire aussi l’avis de Lili 

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From Darkness

Aujourd’hui je vais partager avec vous un court métrage qui date de 2002 réalisé par un studio d’animation que j’aime beaucoup : Cartoon Saloon. C’est de chez eux qu’est sorti Brendan et le secret de Kells.

From Darkness s’inspire d’un conte inuit où un pécheur solitaire remonte de l’eau le squelette d’une femme qui y fut jetté des années plus tôt par son père.

Cette vidéo m’a fait penser à un autre conte, illustré cette fois par Chen Jianghong,  Le petit pêcheur et le squelette, l’album jeunesse que je présenterais demain.

Rendez-vous vendredi prochain pour un autre film des studios Cartoon saloon 😉


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Le grand méchant renard et autres contes

C’est les vacances. Enfin… pas les miennes, mais celles des enfants. Et comme aujourd’hui je ne travaillais pas, je les ai amenées au cinéma. Avec Mimiko et Kitsune nous somme allées voir le Grand méchant renard. Mimiko et moi-même avions beaucoup aimé la bd éponyme.

Film d’animation franco-belge, réalisé par Benjamin Renner (auteur de la bd) et Patrick Imbert, Le grand méchant renard et autres contes est sorti au cinéma le 21 juin. Heureusement pour nous il est toujours à l’affiche depuis 🙂

Le film raconte 3 petites histoire, qui nous sont présentées comme 3 pièces de théâtre joué par les animaux de la ferme. Curieusement ce n’est pas l’histoire du grand méchant renard qui ouvre la marche. Tout commence avec un bébé à livrer. Une cigogne qui en a marre de travailler tombe sur le lapin, le canard et le pauvre petit cochon. Faignant une blessure, il leur demande de livrer le bébé à sa place. Alors que le cochon refuse, le lapin et le canard acceptent de bon cœur. Le problème c’est ces deux gaillards n’ont pas une once de responsabilité ! Le cochon ne peut pas les laisser seul avec un bébé ! Les voilà donc parti tout les trois, enchaîner catastrophe sur catastrophe, pour mener à bien leur mission.

Sans doute mon sketch préféré. D’un comique classique mais très efficace. Le lapin et le canard ont une inépuisable ressource quand il s’agit d’enchaîner les mauvaises idées et le cochon cherche sans cesse à les raisonner, je l’ai trouvé touchant et drôle, surtout que c’est lui qui paye plus cher les bêtises de ces compères.

Vient ensuite l’histoire du grand méchant renard, la même que dans la bd. Un renard, incapable de faire peur à une poule, décide sous les conseils du loup, d’enlever 3 œufs et de les couver pour pouvoir manger les poussins. Sauf que les poussins le prennent pour leur mère et… finalement lui aussi se prend au jeu. Avec cette deuxième histoire on retrouve ce qu’on est venu chercher : le grand méchant renard. C’est drôle mais, finalement, j’ai préféré la version papier. La maladresse du renard parait plus grotesque dans le film. Et il en devient moins attachant.

Enfin, pour la troisième et dernière histoire, on retrouve le trio lapin, canard, cochon. Leur nouvelle mission : sauver Noël. Le trio marche tout aussi bien et le chien est ici excellent. Il tente de convaincre le cochon qu’il ne boit pas couver les deux autres s’il veut qu’il grandissent un jour. Sauf que… ces deux là sont bien incapables de grandir. Et les voici qui embarquent le cochon dans unes nouvelles de aventure loufoque.

Ce n’est peut-être pas le meilleur film animé de l’année mais on a bien ri, grand et petit. C’est drôle et bien rythmé.  Avec les premières images j’ai eu un peu peur parce que je trouvais l’animation assez saccadée, mais finalement, une fois dans le feu de l’action je n’ai plus eu cette sensation. Nous avons toutes les trois passé un bon moment. Un bon film familial plein d’humour et de tendresse, non sans oublier une petite pointe de cynisme qui me plait beaucoup.

L’avez-vous vu ?

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Summer Wars

Aujourd’hui c’est cinéma avec le challenge un mois au Japon et comme la semaine dernière, je vous propose un film d’animation.

Summer Wars (サマーウォーズ,) est un film de Mamoru Hosoda, studio Madhouse, sorti au Japon en 2009.

Dans un monde légèrement futuriste où un système en ligne permet à la fois de jouer, communiquer, faire ses courses, ses démarches administratives… Tout est connecté à Oz. Kenji Koiso, un lycéen passionné de math, est engagé par une de ses camarades de lycée d’un an son aîné pour un petit job d’été. Comment refuser un service à la belle Natsuki. Le voici embarqué pour la campagne, dans la demeure familiale de Natsuki, une vielle famille samouraï ayant peut-être perdu de sa superbe, mais qui en garde tout l’esprit. La jeune fille a amené Kenji pour qu’il joue le fiancé devant son arrière grand-mère qui fête ses 90 ans. Mais alors que la famille prépare la fête d’anniversaire, un virus pirate Oz en commençant par l’avatar de Kenji. Le virus sème une sacrée pagaille, mais il en faut plus pour effrayer le clan Jinnouchi. Les voici parti en guerre contre Love Machine, un virus joueur et dangereux.

J’aime beaucoup ce film, il y a de l’émotion, du suspens, de l’humour et une très bonne ambiance. La famille Jinnouchi est excellente et on a vraiment envie d’aller s’incruster dans cette fête d’anniversaire.  La famille est nombreuse et chacun à son caractère. Pour parler comme les vrais, le chara design est très bien réussi. Ce que j’aime dans ce film, c’est vraiment l’ambiance générale. L’animation et la détermination du clan est un régal.

L’histoire est aussi intéressante. En dehors de la guerre à proprement parler contre le virus, on s’interroge sur le risque d’un monde ultra connecté. Si Oz n’existe pas encore, notre réalité n’est finalement pas très loin que ça de ce système. Avec internet, les réseaux sociaux, les déclarations en ligne, les gps jusque dans nos téléphone… Le risque qu’une Love Machine vienne nous attaquer n’est finalement pas de la science fiction.


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Souvenirs de Marnie

Sortez vos mouchoir ! Le films dont je vais vous parler aujourd’hui va vous arracher une petite larme ou deux. En tout cas moi j’en avais plein les yeux.

Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー) est un film des studio Ghibli sorti en 2014 et réalisé par Hiromasa Yonebayashi. Le film s’inspire du roman jeunesse When Marnie Was There de Joan G. Robinson, l’un des 50 livres jeunesse recommandés par Miyazaki (lien).

Anna, une jeune fille adoptée à beaucoup de mal à s’intégrer aux autres et se referme de plus en plus sur elle-même. Sa mère adoptive, inquiète pour elle à cause de ses crises d’asthmes, décide de l’envoyer au bord de la mer chez un couple d’ami. Des gens simple et généreux qui accueillent Anna a bras ouvert. Sur le bord de la mer elle peut profiter du grand air et profiter de la solitude. Dans le paysage, un vieux manoir à l’abandon attire son attention. Là elle rencontre Marnie, une jeune fille de son âge, aux yeux bleu et aux cheveux blond. Leurs rencontres doivent rester secrètes. C’est ainsi que chaque jour elle se rencontrent pour passer de bon moments ensemble. A moins que… Marnie n’existe pas ! Amie imaginaire, fantôme ? Nous ne saurons pas le fin mot de l’histoire avant la fin du film.

J’ai beaucoup aimé ce film, surtout après l’avoir vu plusieurs fois. La première fois ne sachant pas de quoi il en retourne, j’étais moins émue, je cherchais à comprendre. Quand nous l’avons re-regardé, j’ai pu en apprécier tous les non- dit. Ce film me touche beaucoup, l’histoire est émouvante, mais au delà de l’histoire en elle même (« qui est donc Marnie ? ») c’est le portrait d’une préadolescente en plein conflit intérieur que nous livre Hiromasa Yonebayashi. Tiraillé entre ses sentiments envers sa mère adoptive et le doute, le manque de confiance en soi et la peur de l’abandon. Des sentiments qu’éprouvent tous les enfants à un certain âge. Anna se réfugie dans l’imaginaire et dans la solitude, pourtant c’est son imaginaire et sa relation avec cette jeune fille qui semble ne pas exister qui va lui permettre d’enfin s’ouvrir aux autres. Une histoire à la croisée des chemins entre introspection et récit de fantôme avec une chute pour le moins inattendue.

Une chouette histoire et un beau film, mais pas pour les tout petits, s’ils peuvent en apprécier l’esthétique, l’histoire est assez complexe à comprendre.

pour aller plus loin : un dossier très complet sur Buta connexion

En tout cas moi j’ai eu envie de lire le roman (je viens de le commander j’espère arriver à le glisser dans ma prochaines lectures assez rapidement).

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Et vous, avez-vous vu ce film ? Qu’en pensez-vous ?

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Avatar, la maîtrise des éléments

Avatar, le dernier maître de l’air est une série animé qu’on adore. A la maison tout le monde est fan, à commencer par Mimiko qui y revient régulièrement. Et dès qu’elle met avatar, tout le monde se retourne pour regarder, même son papa c’est dire ! (avec Porco Rosso, c’est l’un des rares dessins animé qui l’intéressent vraiment).

J’ai déjà présenté la série dans un vieux article, aujourd’hui je veux approfondir un détail de la série qui m’a beaucoup séduit : la maîtrise des éléments.

Comme je l’expliquais dans mon précédent article, la maîtrise des éléments dans la série a un aspect très martial, autant dans la façon dont elle est appréhendé (les armées sont formées de soldats-maîtres), dans l’entrainement que les personnes ayant reçu le don de la maîtrise à la naissance doivent suivre pour pouvoir se servir de ce don, mais aussi dans sa forme. En effet, quand on regarde Katara et Aang s’entraîner à la maîtrise de l’eau, les soldats de l’armée du peuple de la terre, ou encore le prince Zuko suivre entrainement de son oncle, on y voit tout de suite, et très clairement, la pratique d’un art martial. Les personnages ne gesticules pas dans tous les sens en sortant des nom de techniques à coucher dehors (non… je ne pense à rien en particulier…). Dans Avatar, le dernier maître de l’air la gestuelle y est très étudié, très précise et chaque maîtrise s’apparente à un art martial particulier.

Tout cela je l’avais déjà dit. Aujourd’hui je veux aller un peu plus loin et voir quels sont ces arts martiaux et à quoi il ressemblent dans la vraie vie. J’espère que ça vous plaira. Moi j’adore Avatar et j’aime les arts martiaux alors… je me fait plaisir 🙂

Comme j’aime ça mais que j’y connais rien, il est possible que je dise des bêtises, alors, corrigez moi 😉

La maîtrise de l’air :

Aang, le jeune avatar, est le dernier survivant des nomades de l’air. Chez les nomades de l’Air, les enfants nés avec le don de la maîtrise grandissaient dans des temples où ils s’entraînaient durement. Si leur philosophie et leur temples font penser au Tibet et au Népal, leur entrainement à la maîtrise fait également penser au temples Shaolin et aux vieux films de kung-fu où les jeunes moines enchaînent entrainement et gags, tout comme Aang et son maître Gyatso, plus espiègle encore qu’un enfant.

Anag avec Gyatso au temple de l'air du sud
Aang avec Gyatso au temple de l’air du sud

Pourtant la maîtrise de l’air ne s’inspire pas du kung-fu shaolin mais du Ba Gua Zhang, art martial chinois interne originaire du nord de la Chine. Le Ba Gua Zhang se distingue par des mouvements circulaires, des rotations et l’utilisation de la paume ouverte. comme tout art martial interne, le Bagua se compose à la fois d’une stratégie de combat (basé sur la stratégie d’évitement et d’enroulement), d’une gestuelle de santé et d’une discipline spirituelle. Il existes différentes écoles de Bagua qui différent des unes des autres par leur formes.

La stratégie de combat du Bagua consiste à éviter le face-à-face, esquiver et contre-attaquer l’adversaires utilisant la force centrifuge donné par les rotations. On contra-attaque dans toutes les directions afin de déstabiliser et désorienter l’adversaire.

La maîtrise de l’air, tout comme le Bagua se caractérise par l’esquive et les mouvements circulaires.

Dans cette scène tirée du deuxième épisode de la première saison où Aang se bat contre Zuko, on reconnais le pas de base et le déplacement circulaire :

On retrouve le mouvent circulaire et l’esquive aussi dans les boules d’air que Aang crée.

La maîtrise de l’eau :

manuscrit de l'eau
manuscrit de la maîtrise de l’eau

Déjà maître de l’air, la deuxième étape pour que Aang devienne un avatar accomplis c’est la maîtrise de l’eau qu’il apprendra avec Katara jeune maître de l’eau rencontrée au Pôle sud dès le 1er épisode.

Si la culture du peuple de l’eau du pôle sud peut s’apparenter aux peuples inuits, la maîtrise de leur art s’inspire du Taichi, autre art martial interne chinois ou tout est basé sur la souplesse et la fluidité des mouvements.

On retrouve cette fluidité dans la pratique de la maîtrise de l’eau comme on peut voir dans cette scène extraite du dix-huitième épisode de la saison 1 où Katara se bat contre maître Pakku car ce dernier refuse de lui enseigner la maîtrise inaccessible aux femmes.

La maîtrise de la terre :

maîtres de la terre

L’étape suivante dans l’apprentissage des maîtrises de Aang c’est la terre, c’est auprès de Toph, une jeune aveugle ayant développé un très grand talent dans la maîtrise de la terre auprès des  taupes-blaireaux, qu’Aang fera son apprentissage.

La maîtrise de la terre s’inspire du hung-gar, art martial originaire de la Chine du sud et appartenant à la famille du wushu. Il se caractérise par des positions basses et stables avec des attaques puissantes des membres supérieurs.

voici un aperçu de la maîtrise de la terre tiré du premier épisode de la saison 2 :

Le style de Toph est particulier et s’inspire du style de la mante religieuse, le tang lang quan

Enfin, du moins c’est ce que j’ai lu parce que j’ai un peu de mal à voir réellement la ressemblance. Au même temps comme je découvre toutes ces formes d’art martiaux au moment même où j’écris cet article, je ne capte pas toutes les subtilité. Voyez plutôt Toph en action dans cet extrait de l’épisode 6 de la saison 2 : La fripouille aveugle

La maîtrise du feu :

Après avoir maîtrisé la terre Aang devra apprendre à maîtrise le feu, l’élément qu’il craint le plus. Non seulement parce que c’est l’élément de ses ennemis mais surtout parce que son premier essai a été catastrophique. Le feu est un élément puissant et instable qu’il a du mal a maîtriser. Il lui faudra bien s’y résoudre s’il veut devenir un avatar accompli.

La maîtrise du feu s’inspire du kung-fu de Shaolin.

Vous pouvez voir la maîtrise du feu dans le tout premier extrait que je vous ai proposé où l’on voit Aang se battre contre Zuko, prince de la nation du feu.

Dans cet extrait de l’épisode 13 de la saison 3 (attention spoiler !!) on reconnais bien les mouvement de la vidéo ci-dessus dans l’exécution de la danse du dragon.

Et voilà ! Suite au prochain rendez-vous 😉

Je ne peux que vous conseiller cette série. C’est drôle, c’est bien fait et ça marche à tous les âges 🙂


disponible en DVD 

 

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Des yôkai et des anime

Hier je présentais plus en détails les manga ayant servi à illustrer mon article sur les yôkai, aujourd’hui je vais reprendre la liste des anime et films d’animation cité dans cet article. Bien d’autres film et séries auraient pu me servir à illustrer mon propos, n’hésitez pas à enrichir cette liste par d’autre références en me laissant un commentaire 😉

Séries :

Natsume yuujinchou

2008

3 saisons de 13 épisodes + OAV

studio Brain’s base

site officiel

réalisateur : Takahiro OMORI

adaptation du manga Le pacte des yôkai de Yuki Midorikawa

non disponible en France

résumé : Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est capable de voir les yôkai (créatures surnaturelles du folklore traditionnel japonais) depuis son enfance, un don qu’il n’apprécie guère. Un jour qu’il est poursuivi par un yôkai, il libère un drôle de chat scellé dans un temple. Ce dernier lui apprend que sa grand-mère, grâce à un carnet, a obtenu le noms de nombreux yôkai, lui octroyant le pouvoir de les faire obéir à ses ordres (et même de les tuer). Natsume a hérité de ce précieux carnet qui attise bien des convoitises… Il en apprendra plus sur sa grand mère et sur les yôkai et, contre toute attente, il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le même raison que le manga (présenté hier) : le titre et les nombreux yôkai qu’on y croise. J’ai découvert cette série d’abord par l’adaptation animé puis le manga que j’ai lu cette semaine 🙂

sur Ma petite Médiathèque : Un bol de douceur avec Natsume yuujinchou


Mononoke

2007

12 épisodes

studio : Toei animation

réalisateur : Kenji NAKAMURA

site officiel

spin-off de Aykashi : Japanese Classic Horror

non disponible en France

résumé : Mononoke est la suite de l’histoire du héros de l’arc « Bakeneko » de la série « Ayakashi – Samurai Horror Tales ». Cette série retrace les aventures d’un apothicaire-vagabond qui utilise sa connaissance du surnaturel pour combattre les Mononoké, créatures pouvant être nuisibles, en les poussant à révéler leur véritable forme ainsi que les raisons qui les poussent à agir… (source : Nautiljon)

Pourquoi ? Le titre qui est un synonyme de yôkai. Et le contenu : un exemple de ayakashi correspondant à la définition trouvée sur wikipedia : apparaissant sur un plan d’eau. Plus exactement j’ai utilisé l’exemple du umibozo. La série contiens bien d’autre yôkai. C’est un indispensable pour les amateur de folklore (et d’anime originales)

sur Ma petite Médiathèque : Mononoke, un ovni au royaume de l’anime japonais


Aykashi : Japanese Classic Horror

2006

11 épisodes

Toei Animation

réalisateur : IMAZAWA Tetsuo (arc 1), Hidehiko Kadota (arc 2), Kenji Nakamura (arc 3)

site officiel

licencié par Kazé

résumé : 3 histoires d’horreur issues du folklore japonais

pourquoi ? Je me suis servie de cette série (dont je ne connais que le spin-off Mononoke précédemment cité) pour en extraire un exemple de bakeneko (démon chat)


Naruto

2002

série en 220 épisodes + films + OVA

studio Pierrot

réalisateur : Hayato Date

licencié chez Kana

site officiel

adaptation du manga de Masashi Kishimoto

résumé : Naruto Uzumaki est un jeune garçon rejeté par tout le monde dans son village Konoha, parce que l’actuel Hokage (= grand maître du village) lui a donné naissance en scellant dans son corps un monstre renard très puissant à 9 queues. Son rêve est de devenir le futur Hokage du village, à condition qu’il obtienne d’abord le titre de ninja, ce qui ne sera pas aisé pour Naruto qui accumule les bêtises et qui désespère tout le monde. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le kyûbi bien sûr !


Gintama

2006

316 épisodes + OVA

studio : Sunrise

site officiel

licencié par Crunchyroll

adaptation du manga de  Hideaki Sorachi.

résumé : Cette anime nous plonge dans la ville d’Edo assaillie soudainement d’extraterrestres, les Amanto. C’est aussi l’époque où l’on décide d’abolir l’utilisation des épées, ce qui a pour résultat de faire disparaître les samouraïs. Gintama Sakata n’a pourtant pas renoncé à l’esprit du Bushido. Il se promène avec un sabre et même si celui-ci n’est qu’en bois, il lui attire des problèmes. Il est accompagné de son apprenti Shinpachi et d’une jeune fille nommé Kagura avec lesquels il mène de petites enquêtes. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? C’est la faute à Yomu-chan 😉 Elle m’en a parlé pour son personnage rappelant le kappa


La filles des enfenrs

2005

26 épisodes

stutio Deen

réalisateur : Takehiro Oumori

site officiel

licencié par Kaze

résumé :  Trahis et maltraités par les personnes envers qui ils avaient confiance, des hommes et des femmes de tous ages contactent la mystérieuse Fille des Enfers pour qu’elle les libère de leurs tortionnaires. Mais le prix à payer est lourd : à la fin de sa vie, le commanditaire doit rejoindre sa victime en Enfer et subir en sa compagnie les affres des tourments éternels. Et tous se retrouvent devant un choix difficile : vendre leur âme au diable en échange d’un nouveau départ ou subir l’Enfer sur Terre jusqu’à la fin de leurs jours… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? encore une fois c’est Yomu-chan qui m’y a fait penser pour illustrer un exemple de wanyûdô.


Films :

Lettre à Momo

2012

réalisateur : Hiroyuki Okiura

studio : Production I.G.

licencié chez Arte éditions

résumé :  Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 3 yôkai sont au centre de cette histoire, des yôkai bienveillants pour changer. Un très beau film.


Princesse Mononoke

1997

réalisateur Hayao Miyazaki

Studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Blessé par un sanglier rendu par les démons, le jeune guerrier ASHITEKA doit quitter les siens et partir à la recherche du Dieu-cerf qui, seul, pourra défaire le sortilège. Au cours de son voyage, ASHITAKA rencontre Lady EBOSHI, une sacrée femme à la tête d’une communauté de forgerons, qui doit se défendre contre ceux qui lui reprochent de détruire la forêt pour alimenter ses forges. (source : Manga News)

pourquoi ? pour son titre où l’on retrouve le mot mononoke, synonyme de yôkai. Je vous avoue que je n’ai vu ce film qu’une seule fois et que c’était il y a très longtemps. Je ne m’en souviens plus du tout.


Pompoko

1994

réalisateur : Isao Takahata

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : A la fin des années 60, la ville de Tokyo commence à s’étendre dans la zone de Tama, qui est habitée par de nombreux Tanuki (chien viverrin). Ceux-ci s’affrontent tout d’abord pour le territoire, puis décident de s’associer pour chasser les humains. Mais la tâche s’avère très difficile, et les talents de transformistes de nos joyeux fêtards devront se développer pour faire face aux envahisseurs des chantiers de construction… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Un titre indispensable pour illustrer le cas du tanuki et, un de mes Ghibli préféré. J’adore ce film.


Yobi le renard à 5 queues

2007

réalisateur : Sung-gang Lee

studio : Sunwoo Entertainmant

licencié par Editions Montparnasse

résumé : Yobi est un renard à cinq queues qui vit dans la colline depuis des millénaires. Au fur et à mesure, la ville s’est développée au pied de la colline. Cependant les humains sont effrayés par les renards à cinq queues qui peuvent dérober leur âme pour devenir humains. Pour les approcher, Yobi met à profit son aptitude à se transformer en jeune fille. Elle se lit d’amitié avec le jeune Geum-Ye lorsqu’un chasseur de renards fait son apparition… (source : Manga News)

pourquoi ? autre exemple de yôkai renard venu cette fois-ci de Corée et non du Japon


Le royaume des chats

2002

réalisateur : Hiroyuki Morita

Studio Ghibli

distribué par buena Vista

résumé : Haru est une jeune fille de 17 ans qui n’a aucune volonté dans la vie. Un jour, elle mets sa vie en péril pour sauver un chat d’un accident de la route. Elle ne sait pas encore qu’elle vient de sauver la vie du fils du roi des chats et que cette rencontre va lui faire découvrir un monde parallèle dont elle ne pourra plus sortir… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? dans ce film il n’y est pas vraiment question de yôkai mais de chat qui parlent, ces chats ont bien des choses en commun avec les bakeneko même s’il ne sont pas aussi malveillants.


Mon voisin Totoro

1988

réalisateur : Hayao Miyazaki

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. (source : Manga News)

pourquoi ? J’ai utilisé le chat-bus du film pour illustrer les bakeneko mais en réalité c’était une excuse pour pouvoir caser le film quelque part. En dehors du chat-bus, dans ce très joli film on voit comment les croyances shintô persistent dans le Japon contemporains.


Un été avec Coo

2009

réalisateur : Keiichi Hara

 studio : Shochiku films

licencié par Kaze

résumé : Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d’une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu’il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c’est un kappa, un esprit de l’eau. La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d’en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d’ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L’aventure de Coo à la recherche d’autres kappa commence. (source : Manga News)

pourquoi ? comme vous pouvez le deviner à la jaquette, pour parler du kappa.


⇒ retrouvez les bandes d’annonce dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga


Et voilà c’est fini pour aujourd’hui. J’espère que vous aurez aimé cette petite série d’article dédié aux yôkai. Dans les semaine qui vont suivre je présenterais sans doute quelques uns des manga et des film dans des articles dédiés.

Sore jaa, mata !

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