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Le mois des contes 2018 #1 – Les contes détournées

Pour cette première session du Mois des Contes & Légendes, j’avais proposé un jeu en 10 pistes. Vous retrouverez tous les liens et les différentes participations sur le billet de récap déjà publié.

Afin de mieux découvrir les contes et les livres partagées je vous propose 10 billets reprenant les titres partager dans chaque piste.

Piste 1 : Les contes détournées.

Les codes du contes détourné

Couverture L'ogresse poilueL’ogresse poilue de Fabienne Morel et Debora di Gilio, illustré par Nathalie Choux, éditions Syros

Cet album nous a été présenté par Isabelle.

Présentation de l’éditeur : Une version italienne, pittoresque et truculente, du conte le plus connu et le plus aimé des enfants : Le Petit Chaperon rouge !

Isabelle : «  à chaque fois qu’on a lu et écouté ce livre, on a rit, le seul problème c’est que la chanson est entêtante et on la garde toute la journée avec nous »

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Couverture Charles, amoureux d'une princesseCharles amoureux d’une princesse de Alex Cousseau et illustré par Philippe-Henri Turin, éditions Seuil Jeunesse.

c’est moi-même qui est proposé cet album

Présentation de l’éditeur : À quoi ressemble une princesse ? Charles ne sait pas trop bien, l’épouvantable dragonne Cornélia non plus. Mais Charles s’est mis en tête de tomber amoureux d’une princesse, alors ils cherchent tous les deux à travers le royaume dévasté de Cornélia. Ils écument les ruines d’un château, farfouillent dans les carrosses…finalement, peut-être que l’amour n’est pas si loin, mais juste là, sous leur nez et leurs ailes… La plume poétique d’Alex Cousseau et les illustrations magistrales de Philippe-Henri Turin nous entraînent dans cette nouvelle aventure qui s’enrichit petit à petit d’émotions et de couleurs.

Bidib : « un très bon moment de  partagé« 

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Prince en pince de Benoît Perroud, édition La Martinière jeunesse.

C’est moi-même qui ai proposé cet album

présentation de l’éditeur :  Bon chasseur et coureur de jupons, le prince Guillaume de Malotruy en pince pour les jeunes filles jolies et minces. Mais un jour, la sorcière Scaramouche lui jette un horrible sort. Dès lors, chaque fois qu’il épouse une belle, elle se transforme en créature atroce…

Bidib : « J’ai trouvé cet album très amusant« 

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Philippe Corentin - Mademoiselle Sauve-qui-peut.Mademoiselle Sauve-qui-peut de Philippe Corentin, éditions l’école des loisirs.

Cet album a été présenté par Kiona

présentation de l’éditeur : C’est l’histoire d’une petite fille qui ne songeait qu’à jouer de mauvais tours à tout le monde. Des tours qui ne faisaient plus rire qu’elle. D’ailleurs, on l’appelait Mademoiselle Sauve-qui-peut. Un jour, sa mère, excédée, lui dit : « Tiens va plutôt chez ta grand-mère. Porte-lui cette galette et ce petit pot de beurre. »

Kiona : « Un album hilarant !« 

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Clin d’œils aux classiques

John Chatterton – ses célèbres enquêtes de Yvan Pommaux, éditions l’école des loisirs.

C’est moi-même qui ai proposé cet album

présentation de l’éditeur : Avant Avant la télé, avant Nous, notre histoire, avant sa magistrale série sur les héros de la mythologie, Yvan Pommaux était déjà un original, narquois, idéaliste et précis et il mettait son indiscipline méticuleuse au service du polar pour enfants tout en bousculant les codes de la BD. Résultat ? John Chatterton, un chat noir détective en imper mastic, un Humphrey Bogart tonique défenseur de la veuve, de l’orphelin, de l’opprimé, du kidnappé, et de la vérité !

Bidib : « Mimiko a vraiment accroché, c’est elle qui l’a lu la première, seule. Et à peine fini le livre elle me l’a vivement conseillé […] elle ne s’était pas trompé, j’ai beaucoup aimé (aussi)« 

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Ceux qui restent Ceux qui restent de Josep Busquet et Alex Xaöul, éditions Delcourt.

Cette bande dessinée nous a été présenté par Kiba-chan.

présentation de l’éditeur :  Un soir, le jeune Ben part sauver un royaume magique d’un terrible danger, de la même manière que Wendy et ses frères suivirent Peter Pan. Mais ce qui ressemble à un rêve d’enfant se transforme en cauchemar pour ses parents.

Ben a disparu. Ses parents préviennent la police mais personne ne peut imaginer la réalité : leur enfant affronte mille dangers dans son royaume imaginaire. Mais un jour, il revient. Parents, police et psys pensent que Ben nie la réalité de ce qu’il a vécu. Avant de disparaître à nouveau. Seule une association regroupant des parents qui vivent les mêmes turpitudes pourra sans doute leur venir en aide…

Kiba-chan  : « Gros coup de cœur !« 

⇒ sur BDfugue

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Le Petit Chaperon rouge

Tous les autres billets présenté dans piste de jeu nous ont été proposé par Kiona qui nous a fait un mois spécial Petit Chaperon Rouge. Voici toutes les variantes qu’elle nous a présenté :

Résultat de recherche d'images pour "le petit chaperon bouge"Le petit chaperon bouge de Jean-Loup Craipeau, illustré par Clément Oubrerie, éditions Hachette jeunesse.

C’est album nous a été présenté par Kiona.

Présentation de l’éditeur : Un conte peut en masquer un autre… En jouant avec ce livre de 24 pages, découvrez 121 variations sur le Petit Chaperon Rouge qui bouge. Faites-vous peur, faites-vous rire ! Combinez comme il vous plaira tous les hauts avec tous les bas. Laissez-vous surprendre, choisissez la version qui vous va, car à chaque fois, vous ferez le bon choix !

Kiona : « Un bel exercice de style !« 

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Résultat de recherche d'images pour "la véritable histoire du petit chaperon rouge et de son chat marcel"La Véritable histoire du petit chaperon rouge et de son chat Marcel de Benjamin Perrier, éditions Gautier Languereau.

présentation de Kiona

Présentation de l’éditeur : Qui ne connaît pas l’histoire du Petit Chaperon rouge ? 
Mais qui sait en revanche que cette petite fille rigolote et espiègle a un chat qui s’appelle Marcel et qui passe son temps à ne rien faire ! Alors lorsqu’il s’agit d’aller rendre visite à Grand-mère qui est souffrante, Marcel se sent déjà très fatigué… Sera-t-il d’une aide efficace lorsque le loup leur fera face dans la forêt ? Humour et originalité au rendez vous !

Kiona : « J’avoue avoir un petit coup de cœur pour cet album ! Amusant, surprenant, ce chat Marcel a réussi à prendre toute sa place dans cette version du conte.« 

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Résultat de recherche d'images pour "L’étrange Monsieur Garou"L’étrange monsieur Garou de Ann Rocard, illustré par Bruno Gibert, publié par Flammarion/ père Castor.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Le monsieur qui vient d’emménager à côté de chez moi a une allure vraiment bizarre. J’ai vu son nom sur sa boîte aux lettres : il s’appelle Jean-Loup Garou. Un nom à vous donner des frissons !

Kiona : « On entre dans le récit avec beaucoup de facilité« 

⇒ sur Amzon

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Michèle Cornec-Utudji - Lili et le loup.Lili et le loup de  Michèle Cornec-Utudji , illustré par Peggy Nille, éditions Nathan Poche.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Lili est une petite fille qui pose beaucoup de questions. Ses parents n’y répondent pas toujours. Elle part seule découvrir la forêt… et y rencontre le loup. Mangera-t-il Lili ? Il hésite, partagé entre la faim et l’amitié… Lili vit dans sa maison avec ses parents et son chat Pompon, qui la maintiennent à l’abri des tumultes du monde. En faisant de la balançoire, elle aperçoit une forêt derrière le mur du jardin et commence à poser des questions sur le monde extérieur. Ses parents y répondent en lui apprenant à lire. Mais Lili veut en savoir plus que ce que disent les livres. Un jour, bravant l’interdit, elle s’échappe pour gagner les sous-bois. Elle y rencontre un loup, qui aimerait bien la croquer ! Contre la promesse d’une boîte de pâté, le loup accepte cependant de jouer avec Lili . Tant et si bien qu’il devient son ami et qu’elle lui apprend à lire. Mais sera-t-il assez fort pour résister à son envie de la dévorer ?

Kiona : « Une belle histoire touchante !« 

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Jean-Pierre Kerloc'h et Isabelle Chatellard - Le Grand Lougoudou et le Petit Chapeau rond rouge.Le Grand Lougoudou et le petit Chapeau rond rouge de Jean-Pierre Kerloc’h et Isabelle Chatellard, éditions Vilo Jeunesse.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Une adaptation truculente du célèbre conte de Perrault : le Petit Chaperon rouge. Une réécriture foisonnante de jeux de mots, contrepèteries, clins d’œil, rythmée par des dialogues hauts en couleur qui charmeront petits et grands.

Kiona : « Un vrai plaisir de lire le texte à haute voix« 

⇒ sur Decitre et Amazon

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Rébecca Dautremer et Arthur Leboeuf - Le loup de la 135e.Le loup de la 135e de Rébecca Dautremer et illustré par Arthur Leboeuf, éditions Seuil.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurUn gamin tout de rouge vêtu traverse la forêt pour retrouver son grand-père. En chemin, il rencontre le loup… de la 135e ! Car c’est une forêt de briques et de ferraille, dans les rues de New York, que ce petit va parcourir : de son quartier de Harlem droit vers le sud de Manhattan, et jusqu’au pont de Brooklyn. Mais laissons-le raconter lui-même ce souvenir d’enfance.

Kiona : « Un bel exercice de style réussi avec brio! »

⇒ sur Decitre et sur Amazon

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Claude-K Dubois et Rascal - Petit Lapin Rouge.Petit Lapin Rouge de Rascal et illustré par Claude-K Dubois, éditions l’école des loisirs.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurComment le petit Lapin Rouge et le petit Chaperon Rouge se rencontrèrent et firent un pacte pour se protéger des loups et des chasseurs.

Kiona : « Un conte détourné charmant« 

⇒ sur Decitre et Amazon

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Geoffroy de Pennart - Le loup sentimental.Le loup sentimental de Geoffroy de Pennart, édition l’école des loisirs.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurLucas le loup a décidé qu’il était temps de quitter la maison familiale et d’aller vivre sa vie. Grand-mère, grand-père, mère, père et frères sont tristes – mais résignés – de le voir partir. Sur le pas de la porte, le père de Lucas (voir Le loup est revenu) lui donne une liste de bonnes choses à manger. Hélas pour son ventre, Lucas est bien trop sentimental, et laisse passer une succulente chèvre et ses sept chevreaux, un Petit Chaperon rouge dodu, trois petits cochons grassouillets, et même l’affreux Pierre… Comment faire pour calmer cette faim ???

Kiona : « Les illustrations sont très colorées.  Les personnages très expressifs et en mouvements. Un plaisir pour les yeux !« 

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Grégoire Solotareff et Nadja - Le Petit Chaperon Vert.Le Petit Chaperon Vert de Gregoire Solotareff et illustré par Nadja, éditions l’école des loisirs.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurConnaissez-vous le petit chaperon vert?
Non? C’est normal, elle n’invente pas suffisamment de balivernes pour devenir une héroïne de livres pour enfants.
Excédée par les histoires à dormir debout du petit chaperon rouge, le « petit chaperon vert » décide donc de lever le voile sur ce qui s’est vraiment passé ce jour fameux où son ennemie et elles sont allées rendre visite à leurs grand-mères respectives…
Un livre signé Grégoire Solotareff .

Kiona : « Un album aussi bien pour les plus petits que les plus grands, empli d’humour !« 

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Christian Bruel et Nicole Claveloux - Petits chaperons loups.Petits Chaperons loups de Christian Bruel et Nicole Claveloux, éditionsÊtre.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurDeux livres en forment un seul ! Leurs doubles pages associées au gré de chacun génèrent de multiples lectures. Petits chaperons loups. Rouges et futées d’un côté, noirs de poil de l’autre… A vous d’organiser toutes les rencontres possibles !

Sur les pages du cahier de gauche, apparaissent successivement des Petits Chaperons rouges, plus futées les unes que les autres ; toutes regardent vers la droite. Sur chaque page du cahier de droite, figure un loup nouveau regardant vers la gauche. Reste à les associer deux à deux, à son gré. Et à jubiler. Et, les plus jeunes découvrent que le contexte influe sur la lecture d’une image : ainsi le même petit loup qui se roule sur le dos en braillant pourra être perçu comme étant terrorisé par le Chaperon-infirmière et sa seringue…

Kiona : « Le principe du livre est très intéressant puisqu’il permet d’inventer avec l’enfant des histoires en fonction des illustrations choisies. Le livre devient support pédagogique.« 

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Jean-Louis Le Craver et Martine Bourre - Din'Roa la Vaillante.Din’Roa la Vaillante de Jean-Louis Le Craver et illustré par Martine Bourre.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurLe temps d’une nuit, une mère doit laisser seuls ses deux enfants. Mais voilà qu’un ours se fait passer pour leur grand-mère et vient leur rendre visite avec une seule envie : les dévorer ! Din’Roa se méfie de cette grand-mère à la grosse voix et aux dents pointues. Et elle ne s’en laissera pas conter !

Kiona : « Une très belle version chinoise du Petit Chaperon Rouge.« 

⇒  sur Decitre et Amazon

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Brigitte Saussard - Le Petit Chaperon rouge mimé.Le Petit Chaperon rouge mime de Brigitte Saussard, édition Retz .

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Trois versions, mimées, du conte du Petit Chaperon rouge.

– La première est conforme au conte original.

– La deuxième est une variante : le petit pot de beurre est remplacé par une bouteille de vin, avec les conséquences que l’on peut prévoir.

– La troisième a lieu de nos jours, entraînant aussi des modifications dans le scénario.

Ce titre est aussi publié dans Sketches et contes à mimer, Retz, 2002.

Kiona : « Un très bon support pour une représentation théâtrale du conte.« 

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Joël Pommerat - Le petit Chaperon rouge.Le petit Chaperon Rouge de Joël Pommerat et illustré par Marjolaine Leray, éditions Acte Sud-Papiers.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Dans le célèbre conte populaire, il n y a pas de père. Ce n est pas un oubli. Il y a une petite fille, une mère, une grand-mère et le loup, bien sûr. Joël Pommerat laisse aux lecteurs la liberté d extrapoler, de dessiner dans les marges de cette histoire : celle d une petite fille qui devient grande.

Kiona : « Un excellent livre pour une interprétation théâtrale en petit groupe, à l’école, en centre culturel ou même en famille !« 

⇒ sur Decitre

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une version orale du Petite Chaperon rouge, racontée par Kiona d’après les conte recensé par Achille Millien en 1870.

Ce billet aurait eu plus sa place dans les contes européen tout comme la version de Perrault et celles des Frères Grimm qui vont suivre mais bon, Kiona les a proposé pour la première piste du jeu, je vous les propose donc ici avec les autres petit chaperon rouge de sa série.

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Charles Perrault et Christian Roux - Le petit chaperon rouge.Le Petit Chapern Rouge de Charles Perrault et François Roux, éditions Seuil jeunesse.

présentation de l’éditeur : Notre Petit Chaperon rouge croise le loup et ne s’en sort pas. Aucun bûcheron ne vient la sauver ni ouvrir le ventre du loup pour ramener la grand-mère à la vie. En guise de fin, une moralité : jeune-fille, prenez garde au loup, et s’il a l’air doucereux, surtout méfiez-vous plus encore ! Des illustrations épurées et très fortes, pour un univers d’artiste singulier. Le lointain village et l’immense forêt sont à couper le souffle.
Le Petit Chaperon rouge, naïf, est très stylisé et franchement craquant… et le loup vraiment effrayant ! Pas de naïveté, ni d’édulcoration pour cette version du célèbre conte, dont le but était bien de faire frissonner.

⇒ sur Decitre

Kiona nous raconte le Petit Chaperon Rouge de Perrault suivi d’une conférence.

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Kiona nous raconte le Petit Chaperon Rouge, dans la version proposé par les frères Grimm, suivi d’une conférence.

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Kiona nous propose une liste d’autres version du conte en tapuscrit

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Et pour finir la série, Kiona nous propose une synthèse

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Et voilà c’est fini ! On se retrouve la semaine prochaine pour la deuxième piste du jeu : contes dont le héros est une femme.

 

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Le diable aux trois cheveux d’or (en trois services)

D’un conte trois coup ! Je vous propose 3 versions du conte des frères Grimm : le Diables aux trois cheveux d’or.

Dans un village, dans une famille très pauvre, né un petit garçon coiffé, un garçon de la chance. Une sorcière qui passe par la prédit qu’à 14 ans il épousera la fille du roi. Mais le roi ne l’entends pas de cette oreille là et décide de se débarrasser du bébé en le jetant dans la rivière. Mais le bébé est trouvé et élevé par le meunier et son épouse.

L’année de ses 14 ans, le roi passe par hasard chez le meunier et découvre que le garçon est toujours en vie, il imagine alors un stratagème pour tuer le garçon. Son plan échoue encore et quand il rentre au château il découvre que le jeune homme a épousé sa fille. Furieux il envoie le garçon chercher les 3 cheveux d’or du diable, sûr que celui-ci ne réussira jamais à revenir de l’enfer. Mais le garçon de la chance à plus d’un tour dans son sac et il reviendra avec mes 3 cheveux d’or et bien plus encore.

une bande dessinée

Commençons avec une version en bande dessinée de Cécile Chiacault publié par Delcourt.

Image associée

Cécile Chicault propose le conte dans sa forme classique. Le dessin, de 1999, date un peu mais ça reste agréable à lire. Cela m’a justement fait penser à certaines bd jeunesse que je lisais gamine par l’ambiance et le graphisme.

La série compte 6 contes des frères Grimm. Je n’ai lu que celui-ci, étant tombée par hasard sur le tome d’occasion.

Une lecture que j’ai trouvé sympathique parce que je ne connaissais pas ce conte mais qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site des éditions Delcourt

Cécile Chicault

une version audio :

Si vous ne connaissez pas encore se compte vous pouvez rapidement le découvrir grâce à cette version audio lue par Nathalie Mussard, une voix agréable et une lecture sans chichi.

J’en avait trouvé une autre version avec plusieurs voix et pour le coup plein de chichi (bruitages divers et variés), je trouvais cette version marrante mais Mimiko ne l’a pas aimé. Elle a préféré la versions ci-dessus. Elle n’a pas du tout aimé les effets sonores de cette deuxième version audio

J’ai trouvé ces version en cherchant la version originale du conte puisque je l’ai découvert avec la bande dessinée. En là je suis aussi tombé sur un dessins animé.

un dessin animée :

Simsala Grimm est une série animée allemande qui reprend les contes des frères Grimm en 52 épisodes de 25 minutes. Je connaissais cette série par l’un de ses épisodes que ma fille avait en dvd. Je ne suis pas franchement fan, le graphisme est assez banal et l’animation grossière. Sans parler du fait que les contes sont assez librement adapté. Dans les 3 cheveux d’or du diable on passe sur tous le préliminaire, la naissance de l’enfant et la raison pour lequel le rois veux s’en débarrasser. Du coup on comprends pas bien pourvoir il voudrait le faire exécuter.

La série a néanmoins le mérite de faire découvrir des contes traditionnels.

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  chut les enfants lisent

 

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Ces jours qui disparaissent

Lubin est un jeune homme plein de vie, acrobate et caissier dans une supérette pour arrondir les fins de mois, beau et jovial, il est entouré d’une belle bande d’amis avec qui il partage sa passion du cirque. Mais un jour, en se rendant au travail, il se rends compte qu’il a zappé une journée toute entière. Il met cela sur le compte d’une mauvaise chute, sans doute a-t-il dormi plus de 24 heures. Mais le surlendemain l’incident se reproduit. Très vite Lubin se rend compte qu’une autre personnalité prend possession de son corps un jour sur deux.

Au début les deux personnalités cherchent à coexister, se laissent des messages vidéos, mais leurs personnalités sont si différentes que le clash fini par arriver et la communication est interrompue. L’une des personnalités prend le pas sur l’autre. Mais qui parasite qui ?

Comment ne pas aimer le Lubin que l’on rencontre au début de l’album, n’est-il pas magnifique sur scène, et ce sourire chaleureux, cette vitalité… On ne peut que se prendre d’affection pour lui et pour ses amis. On peut qu’éprouver de la tristesse et de la colère de le voir peu à peu disparaître. La première moitié de l’album m’a beaucoup touchée. Puis au fur et à mesure que la première personnalité s’éface, que ses apparitions se font de plus en plus rares, mon empathie à son égard se faisait aussi moins forte. Étais-je en colère de le voir se laisser dominer par l’autre ? Lui en voulais-je de ne pas se battre d’avantage ? Connaissant mon caractère cela serait tout à fait possible.

Mais en vérité j’ai trouvé dommage de n’avoir qu’un son de cloche. Le Lubin qu’on nous présente, on ne peut que l’aimer, mais qu’en est-il de l’autre. Ses amis le décrivent comme un con, mais l’est-il vraiment ? Pourquoi son existence serait-elle moins légitime ? Le fait de nous présenter qu’une seule personnalité rend les choses trop faciles, c’est lui qu’on aime, c’est lui que l’on veut voir rempoter le combat, c’est pour lui qu’on pleure. Mais j’aurais trouvé cela beaucoup plus intéressant de nous faire aimer les deux Lubin et de rendre le choix impossible au lecteur.

Ceci dit, comme me l’a justement fait remarquer Yomu-chan, ce qui rend le récit particulièrement poignant c’est qu’on vit l’histoire à travers le regard du personnage, on n’a pas de regard omniscient sur l’histoire. On ne voit ce qu’il voit lui-même. Si dans un premiers temps j’ai parlé d’empathie, comme elle me l’a fait remarquer ce mécanisme narratif permet aussi de créer une plus grande tension dans le récit et de mieux nous faire vivre l’angoisse ressentie par le personnage qui voit sa vie défiler sans avoir aucune prise sur elle.

Finalement j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, surtout des deux premiers tiers. Les personnages sont riches et touchant, c’est vivant, rythmé. On a envie de savoir. Si j’ai moins accroché à la dernière partie, que j’ai moins été touchée ou convaincue par celle-ci c’est peut-être aussi du au fait que j’ai fait une pause avant de lire la fin. J’ai ainsi eu le temps de fantasmer une suite et d’être déçue par celle qui nous est proposée.

Côté dessin  j’ai également été séduite, le trait est fin, les visages sont expressifs, les couleurs sont douces

Je remercie PriceMinister-Rakuten pour m’avoir fait découvrir cette bande-dessinée dans le cadre de leur opération la bd fait son festival. 

Et puisqu’on me demandait d’attribuer une note, je donnerais un 16/20 (ce qui de ma part est une très bonne note)

Ces jours qui disparaissent sur PriceMinister

sur le site de l’éditeur

Timothé Le Boucher sur le site de Glénat, sur facebook

Lecture commune partagée avec Enna

⇒ à lire aussi les avis de Mo’, Moka, Jérôme, Yvan, le petit carré jaune, noukette


 challenge petit bac

 

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Les cent nuits de Héro

Les cent nuit de Héro était dans la sélection officielle du Festival international de la BD d’Angoulême (festival dont j’ai déjà parlé ici). C’est à cette occasion que je l’ai découvert et lu. Si je vous en ai déjà très brièvement parlé, je me gardais cette chronique au chaud pour vous en parler dans le cadre du Mois des Contes et Légendes, car le conte est au centre de cette bande dessinée.

Les cent nuits de Héro

Isabel Greenberg, auteure britannique, revisite ici le conte des contes : Les Milles et une Nuit. Ce ne sera pas Shéhérazade qui conte chaque nuit une nouvelle histoire mais la jeune Héro, servante et amante d’une jeune demoiselle marié qu’un vilain homme veut séduire ou violer si elle ne se laisse pas faire. Tout comme Shéhérazade se met à raconter des histoires à son époux pour échapper à la mort, Héro se met à conter pour épargner à son amie l’humiliation.

Dans les contes de Héros, ce sont toujours les femmes qui sont au centre de l’histoire. Des histoires de femmes courageuses contées par des femmes non moins courageuse dans une société patriarcale où la femme ne jouit d’aucune libertés, pas même celle de pouvoir lire.

De très nombreuses histoires s’entremêlent dans cet album. Il y a d’abord la naissance du monde, créer par la fille du dieu Homme-Aigle. Puis l’histoire de Héro et de son amante, l’histoire de la ligue secrète des conteuses à laquelle appartient Héro. Et enfin, toutes les histoires que conte Héros pour faire passer le temps et empêcher le vilain homme d’accomplir son méfait.

Toutes ces histoires semblent s’inspirer de contes existant, mais je n’en ai reconnus que quelques uns, qui sont ici assez librement adapté, pour servir le propos : la résistance des femmes face à un monde misogyne.

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J’ai beaucoup aimé cet album, tout d’abord pour son graphisme riche et original qui ne laisse pas indifférent. Puis pour l’imbrication des histoires les unes dans les autres. J’ai trouvé ça très amusant d’y reconnaître des références que je connaissais, mais au même temps je n’arrivais pas à me souvenir de leur titres et j’ai trouvé ça agaçant. Une petite « bibliographie » à la fin ça aurait été génial.

La morale de l’histoire, je ne peux qu’y adhérer. Des femmes qui souhaitent devenir libres, qui refusent la domination de l’homme, c’est, malheureusement, toujours d’actualité. En mélangeant des vieux contes a un style et un ton très moderne, Isabel Greenberg réactualise le sujet et c’est très réussi. La morale des histoires qu’elle utilise change par rapport à la version originale et ce pour mieux servir son propos. Pas besoin d’être sauvé par un prince charmant ! que diable ! Voilà un livre qui devrait beaucoup plaire à Yomu-chan 😉

Résultat de recherche d'images pour "les cent nuits de héro"

Les cent Nuit de Héro de Isabel Greenberg est sorti il y a un an chez Casterman

⇒ à lire aussi l’avis de Mo’

sur le site de l’éditeur

le site de Isabel Greenberg , sur instagram, sur twitter

Résultat de recherche d'images pour "les cent nuits de héro"

Quelques unes des histoires qui, je pense, ont inspiré cet album :

  • les milles et une nuit (conte)
  • le bal des 12 princesses (conte des frères Grimm)
  • Cosi fan tutte (opéra de Mozart)
  • the two sisters (balade anglaise du XVII)

  challenge petit BAC 2018British mysteries 2016_2.jpg

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Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

sur le site de l’éditeur


Challenge un max de BD en 2018 British mysteries 2016_2.jpg petit bac

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Basil et Victoria

Si les premières pages d’Alvin m’avaient choqué par leur ton cru que dire Basil et Victoria de Edith et Yann, sorti chez Les Humanoïdes Associées. De tout évidence cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu de BD jeunesse !

Basil et Victoria sont deux petits vagabonds qui arpentent les rues du Londres du XIX. Et pour les petits vagabonds la vie et loin d’être un long fleuve tranquille. Les bas fond sont malfamé et Basil et Victoria sont amené à fréquenter des gens peu fréquentables.

Couverture de Basil & Victoria -5- Ravenstein

J’ai découvert la série avec le tome 5 que j’ai emprunté à la bibliothèque. Cela faisait un moment que je la voyais dans le rayons jeunesse et après m’être lancé dans le challenge British Mysteries je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir.

Edith et Yann sont deux auteurs français mais cette série est tout à fait dans l’ambiance des British Mystéries, nous sommes à Londres, la reine Victoria est sur le trône et ce n’est pas les mystères qui manquent dans la vie des deux jeunes vagabonds. Dans le tome 5, c’est un étrange monstre qui prends la forme d’un grand corbeau qui inquiète les enfants. Victoria va tomber amoureuse d’un beau ramoneur/voleur et va rejoindra ça bande tandis que Basil va être engagé pour retrouver les corbeaux de la tour de Londres. L’avenir de l’empire britannique en dépend !

Bien qu’il s’agisse du cinquième tome, cela ne m’a pas empêché de suivre l’histoire qui est complète. Cela m’a même donné envie de lire les autres tomes de la série. Série de 7 tomes sorti de 1990 à 2007.

Comme j’avais bien aimé ce cinquième tome je suis retourné à la bibli et j’ai emprunté les premiers tommes. Cette fois je les ai lu dans l’ordre ^^

La première chose qui m’a frappé dans le tome 1 c’est le dessin, il n’est pas exactement pareil. Il a une patine très différente même si on reconnais tout de suite les personnages.

Couverture Basil et Victoria, tome 2 : JackDans le premier tome, on découvre Basil et Victoria et leur vie dans les bas fond londoniens. Il vivent de petits larcin et de chasse au rats. Et les rats ça ne manque pas ! Un gars très louche leur propose de se faire un bon paquet d’argent en lui ramenant une jeune fille hindou qui s’est échappée de chez elle. C’est para hasard que Basil tombe sur elle. Si leur projet est dans un premier temps de la ramener chez elle pour gagner du fric, ils changent d’avis quand il découvrent les raison de sa fuite. Sur les marmots plane l’ombre de Sherlock Holmes. On ne le verra pas, en revanche les enfants vont avoir à faire au Dr Watson (pas vraiment montré sous un très bon jour).

Si l’ombre de Holmes plane sur le scénario du tome 1, c’est Jack l’éventreur qui hante le deuxième tome. Faut dire que ce sont deux figures incontournables du Londres de la fin du XIX. Une autre figure fait fait une apparition : Dickens en personne !

Entre une référence et l’autre, on suis les aventures des enfants, toujours aussi débrouillard et mal éduqués.

⇒ 


British mysteries 2016_2.jpg

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Des contes et légendes en BD

A l’occasion du mois des Contes et Légendes, j’ai fait un petit tour dans mes archives pour voir quels Contes et Légendes en bande dessinée j’avais déjà lu (et chroniqué).

  

Côté contes traditionnel, j’ai lu deux adaptation libres (voir très libres) des contes de Blanche Neige et La Belle et la Bête. Si le premier, Banche Neige, qui fait partie de la série A l’origine des contes, m’a plus, je ne peux pas en dire autant de la version que Sobral nous livre de La Belle et le Bête.

Dans la série A l’origine des contes, on part du principe que à chaque conte correspond un événement l’ayant inspiré. Evénement pour le moins sanglant, il n’y a qu’à voir la couverture avec cette Blanche Neige à la hache sanglante. Une couverture que j’aime beaucoup d’ailleurs. Après ce volume, j’avais envie de découvrir les autres tomes de la série. Honte à moi, je n’ai ai toujours pas lu d’autres !!

La Belle et la Bête en revanche m’avait déçu. Le titre manque de subtilité, utilise des recettes trop facile et j’avais pas vraiment accroché. Ça ne m’a pas tellement donné envie de lire Les Légendaires dont pourtant son fan mes filles.

Dans la catégorie conte traditionnel j’ai aussi casé le comics Château l’Attente que j’avais lu avec feu l’équipe K.BD. Une lecture dont je garde un bon souvenir. Ce n’est pas vraiment un conte en particulier qui est repris ici mais plutôt l’ambiance des contes qui y est caricaturé. A partir d’une adaptation de la belle au bois dormant, on s’éloigne peu à peu du conte tout en en gardant l’ambiance et les références.

  

Côté manga on joue sur le détournement et les références. Grimm manga reprends, vous l’aurez deviné, les contes des frères Grimm et en offre une version très typé manga si j’ose dire, tant du point de vu graphique que du point de vu du traitement des personnages. Il ya du fan service, les beaux gosses, les gros yeux et tout ce qui fait cliché dans le shôjo manga, mais j’y ai tout de même découvert des contes que je ne connaissais pas et ça c’est chouette. Avec Ludwig révolution on retrouve également les contes des frères Grimm auquel Kaori Yuki donne vraiment une allure glauque et gothique à souhait. Elle en fait des tonnes, mais c’est ça qui est drôle. Quand à Mär, il n’y a que l’inspiration qui se rattache à l’imaginaire des contes classiques. Pour le reste on est dans un shônen aventure classique, qui me m’a pas marqué.

Je vous propose également petite bibliographie des manga qui inspirant des contes et légendes. La liste est non exhaustive et vous pouvez la compléter en me laissant des références en commentaire.

  

Côté légende, il n’y en a qu’une : La légende de la ville de Ys. Une légende qui m’est chère et à laquelle j’avais dédié un article où j’y partageais plusieurs références et adaptations.

En bande dessinée je citais 4 titres. La cathédrale engloutie étant le premier que j’ai lu et celui qui m’a fait découvrir la légende. Une lecture qui remonte à 20 ans déjà !

Les autres séries, je les ai découvertes en faisant des recherches pour mon article. J’avais bien aimé le premier tome de Ys la légende malgré ses clichés. J’ai un peu moins accroché au premier tome de La Ville d’Ys et j’ai franchement été déçue par le premier tome de Merlin surtout parce que les auteur récupèrent le nom du personnage de la légende pour en faire quelques chose qui n’a absolument rien à voir. Du coup, ce n’est pas que la bd soit désagréable c’est juste que j’étais venu chercher une légende, et finalement elle n’était pas là. En revanche, comme le nom de la série l’indique, c’est Merlin l’enchanteur qui est ici à l’honneur. Aucune des séries ne m’avais franchement donné envie de les poursuivre même si je n’exclue pas de les lire un de ses jour, je n’ai pour le moment acheté aucune suite.

Voici pour ce qui est des archives du blog, une autres bande dessinée mettant à l’honneur les contes et légendes est prévue ce mois-ci : Les Cents Nuits de Héro. Rendez-vous le 17 mars 😉

Si vous avez d’autres suggestion lecture, laissez-les nous en commentaire 🙂


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Vies volées – Buenos aires Place de Mai

Vies Volées de Mats et Mayalen Goust, publié chez Rue de Sèvres (janvier 2018).

C’est tout d’abord la couverture qui m’a interpellé dans Vies Volées. Je la trouve très belle et intrigante. On a envie d’en savoir plus sur ces personnages qui nous regardent avec un regard à la fois tendre et triste.

Ce que nous en dit l’éditeur :

De 1976 à 1983, la dictature militaire qui régit l’Argentine fait disparaître près de 30 000 opposants politiques. Parmi eux, des jeunes femmes enceintes auxquelles leurs enfants seront arrachés à la naissance. Depuis 1977, leurs grands-mères recherchent ces 500 bébés volés …

En Argentine, de 1976 à 1983, sous la dictature militaire, 500 bébés ont été arrachés à leurs mères pour être placés dans des familles plus ou moins proches du régime. Plusieurs années après cette tragédie, les grands-mères de ces enfants ne cessent de se battre pour les retrouver. Interpellé par ce drame largement médiatisé, Mario, un jeune homme de 20 ans qui s’interroge sur sa filiation décide d’aller à la rencontre de ses grands-mères accompagné de son ami Santiago et décide de faire un test ADN, Les résultats bouleverseront les vies des deux jeunes gens et de leur entourage. À travers leur quête, on s’interroge sur l’identité, la filiation, la capacité de chacun à se confronter à ses propres bourreaux, à surmonter une trahison et parvenir à envisager un nouvel avenir.

En lisant cette bande dessiné on suit les histoires de deux jeunes homme et d’une jeune femme mais on découvre aussi un pan  de l’Histoire (celle avec un grand H) de l’Argentine. Je savais que l’Argentine avait vécu sous une dictature militaire et que de nombreux opposant avaient été éliminés mais je ne connaissais pas du tout le mouvement des grand-mères de la Place de Mai. C’est un épisode tragique et douloureux de l’histoire du pays qui n’a pas encore cicatrisé. Parmi les enfants volés, nombreux sont encore ceux qui n’ont pas été retrouvé et même pour ceux qui ont été retrouvé cela doit être extrêmement douloureux.

Ces sentiments complexes Matz et Mayalen Goust arrivent à très bien les mettre en scène. Le point par lequel on entre dans le mouvement de la Place de Mai montre déjà tout l’ambiguïté et la complexité du problème. Les deux amis qui se présenterons pour l’analyse ADN ont une approche complètement différente, l’un doute de ses parents, l’autre ne se pose même pas la question et pourtant, les résultats ne serons pas du tout ceux attendus et la vie des deux amis va en être bouleversé. Avec la vérité, arrivent tout un tas de sentiments : la colère, l’incompréhension, le sentiment de perte… un ras de marée qui peut emporter cette amitié. Pourtant de belles choses peuvent aussi ressortir de cette vérité révélée et non désirée.

Les personnages sont tous très attachant. Leurs histoires sont différentes, mais il se retrouvent tous confronté au problème d’identité et de filiation.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette bande dessinée. Et finalement je ne trouve pas les mots pour l’explique, j’ai plongé dans l’histoire et me suis laissé protée. J’ai adoré le dessin. Je le trouve très beau, expressif, on ressent la tension et l’émotion des personnages. Les dialogues sont aussi très agréables et naturels. S’il n’y a pas vraiment de surprise dans le scénario, cela emporte peu car on ne cherche pas tant à être surpris par les revirements de situation attendus que par voir la façon dont les personnages vont réagir.

J’ai trouvé cette lecture touchante, j’étais émue par les histoires personnelles tout comme par l’histoire du pays. Et c’est ce qui est particulièrement intéressant dans ce titre, non seulement c’est agréable à lire et à regarder mais on y apprends des chose. Du moins moi j’ai appris des choses que je ne savais pas et que j’ai envie d’approfondir.

Si je ne devait retenir d’un livre de mes lectures de février, ce serais sans doute celui-ci.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo’ et de Mes échappées livresques


 challenge petit BAC 2018


Le coin de curieux

Après avoir lu Vies volées j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce mouvement des mères (et des grand-mères ) de la Place de Mai.

Disparition et témoignageJe commence ma découverte pas cet épisode de La Marche de l’Histoire de l’année dernière avec comme invité Alice Verstraeten, auteur de Disparition et témoignage. Réinventer la résistance dans l’Argentine des « Mères de la Place de Mai » (2013)

Avant de se lancer dans la lecture de son livre, on peut lire son article Les disparus argentins de deuxième génération : vies paradoxales dans les limbes du social disponible en ligne, publié dans la revue Frontières ( numéro 27 – 2015)

De fil en aiguille je suis arrivée sur le site des Abuelas de Plaza de Mayo sur lequel on peut lire en français l’histoire du mouvement.

Voici un reportage de France 24 sur le témoignage des enfants retrouvé. Le pendant réel de ce que nous raconte Vies volées qui se place également du point de vue de ses enfants devenus adultes et qui découvrent de pas être ce qu’ils croyaient être.

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Nouveautés manga & bd #21 – Février 2018

Parmi les nouveaux manga prévus en février j’ai repéré les séries suivantes :

Le bonheur c’est simple comme un beto de Yuzu de Umettaro Aoi, chez Nobi Nobi !

résumé : Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordée par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’énergie à revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrédients et beaucoup d’amour… c’est prêt ! Bon appétit ! (source : Manga News)

Pourquoi ? quelle question ! Parce que ça parle de bouffe pardi ! 😀 et puis j’aime bien les manga feel good, ça me détend.


Manga - Manhwa - Fruits Basket - Another Vol.1 Fruit Basket another de Natsuki Takaya, chez Delcourt Tonkam

résumé : Sawa Mitoma manque de confiance en elle. Alors qu’un professeur la réprime pour son retard, un charmant jeune homme vient à son secours. C’est Mutsuki Soma, le vice-président du conseil des élèves ! Il va immédiatement repérer la fragilité de Sawa et lui tendre un piège en la faisant entrer au conseil des élèves. Fini l’anonymat, le repli sur soi, elle est obligée de se révéler! (source : Manga News)

pourquoi ? A vrais dire le pitch ne m’attire pas du tout et le couverture pas vraiment non plus mais j’avais aimé Fruit Basket, du coup je suis curieuse. De là à acheter la série… je ne pense pas. Mais si l’occasion se présente j’aimerais bien le lire.


Éclats d’âme de Yhki Amatani, chez Akata.

résumé : Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde. (source : Manga News)

pourquoi ? J’aime bien cette couverture, et le titre m’intrigue. Et après avoir lu le pitch j’ai eu encore plus envie de savoir ! Le sujet de l’identité sexuelle m’intéresse toujours beaucoup.


Le Goût d’Emma de Kan Takahama, Emmanuelle Maisonneuve et Julia Pavlowitch, chez Les Arênes BD

résume : À 30 ans, sur une simple candidature spontanée, Emma réalise son rêve d’enfant en rejoignant l’équipe des inspecteurs du prestigieux et mystérieux guide Michelin. Ses tournées d’inspection vont la mener sur les routes de France pour découvrir non pas les grandes tables étoilées qui la faisaient rêver – privilège des inspecteurs les plus anciens – mais des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de mine. (source : Manga News)

pourquoi ? No, sérieux, vous vous posez la question ? ;P j’avoue, dès que ça parle de bouffe ça m’intéresse, que voulez-vous j’aime les lectures qui donnent faim 🙂


Nos embellies de Marie Duvoisin et Gwénola Morizur, publié chez Bamboo.

résumé : Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents. Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’ai été attirée par la neige et le pitch m plait bien.


La Valise de Morgane Schmitt Giordano, Gabril Amalric et Diane Ranville, sorti chez Akileos.

résumé :  Les frontières de la Cité sont fermées. Les Ombres au service du Dux écrasent à loisir ceux qui s’opposent au régime, et les habitants doivent plier ou mourir.
Cléophée, passeuse et sorcière, profite de la situation et utilise sa Valise extraordinaire pour aider ceux qui le souhaitent à quitter la ville… contre rétribution. Pour chaque âme passant le Mur, Cléophée prélèvera sept années de vie. Dans son manoir surplombant la vallée, Cléophée joue double-jeu auprès du régime du dictateur tout en nourrissant sa magie de la vie prélevée aux fugitifs. Mais un soir, un membre de la résistance vient à sa rencontre avec une requête inusuelle : les aider à franchir la frontière dans l’autre sens, pour pénétrer dans la Cité. (source BD Sanctuary)

pourquoi ? la couverture est magnifique et le pitch prometteur. Et ça fait un moment que je n’ai pas lu de BD fantastique.


Renato Jones UN% de Kaare Andrews, sorti chez Akileos.

résumé : Les Un % possèdent plus de la moitié de la richesse mondiale. Ils ont écrasé les économies, ont acheté des gouvernements et ont accumulé plus de pouvoir que tout autre groupe de l’histoire. Et ils n’en ont toujours pas assez. Avec ce genre de pouvoir, comment peut-on imaginer les faire payer ? Et QUI les fera payer ? Permettez-nous de vous présenter Renato Jones, un mystérieux justicier venu remettre les compteurs à zéro. Et avec son entrée en jeu, LES SUPER RICHES L’ONT SUPER DANS LE C*L. (source : Comics Sanctuary)

pourquoi ? l’idée me fait vraiment marrer, mais je sais pas du tout si je vais aimer

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Alvin

Des immigrés qui travaillent sur les chantiers de New York, un bistrot pas recommandable, des prostitués, des orphelins, le souvenir d’un ami disparu, un ecclésiastique fanatique, le bayou et sa misère,  un môme et un ours mal léché. Les ingrédients d’une BD jeunesse ? Exactement ! En tout cas ce sont les ingrédient choisis par Dillies (au dessin) et Hautière (au scénario) pour ce diptyque publié chez Dargaud.

Je ne sais plus qui m’avais dis du bien de cette BD, mais je me souvenais en tout cas qu’on me l’avait conseillé. Je donc emprunté le premier tome, et passé la surprise des premières pages (faut dire qu’on croise pas tout les jours des prostitués au rayon jeunesse), j’ai vraiment accroché au premier tome. Tant et si bien que je l’ai aussi tôt rapporté à la bibli pour emprunter le second et dernier tome.

Tout commence dans la ville de New York pendant une des guerres, j’ai pas trop saisi laquelle, mais une qui fait rage en Europe. Gaston, un gros ours mal léché, travaille avec d’autres immigrés venu de la vielle Europe sur les chantiers de New York. Il fréquente Purity, une belle prostitué originaire du sud des Etats-Unis. De lui il ne dit jamais rien, mais d’elle il sait presque tout. Quand la belle meurt suite aux violence d’un client (oui, oui c’est une bd jeunesse), Gaston lui promet de s’occuper de son fil Alvin. Mais trouver une famille pour Alvin ça ne sera pas si facile. Gaston décide de rechercher la famille du gamin dans le sud et ils partent ensemble pour traverser le pays. En chemin il font de bonnes et de moins bonnes rencontres. Le gamin, insatiable, pose trop de questions. Sous son air bougon Gaston s’attache au petit. Une aventure à travers la vielle Amérique, qui nous parle du racisme, de la xénophobie, de la peur de l’autre, qui nous apprends la tolérance et la solidarité.

-On peut condamner quelqu’un pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est .

-Sauf si c’est un con !

-Non, Alvin… Même pas si c’est le dernier des cons.

 

Vous l’aurais compris, le ton est ici assez cru, et les circonstance de cette histoire sont très dures, mais pour adoucir le propos et lui donner un aspect métaphorique, ce sont des animaux qui nous parlent à travers un dessin plutôt stylisé et sympathique.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette BD en 2 tomes. Elle raconte une histoire classique, qui rappelle les vieux romans ou les vieux road movies américains, qui malgré sa dureté fait passer de très beau messages. Mais ce qui ai plaisant ce n’est pas tant le message mais le talent avec lequel il est mis en scène. L’histoire est prenante et bien rythmé. Fermé le premier volet, on a envie de découvrir la suite de l’aventure. Et les dialogues sont très bien tournés. C’est drôle et touchant.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo, Yvan, Noukette


challenge petit BAC 2018Challenge un max de BD en 2018 chut les enfants lisent

Quel est le rapport entre cette BD et l’histoire Afro-Américaine, me direz-vous. Et bien, je trouve que cette BD a toute sa place dans se challenge car sans jamais vraiment nommer les choses il nous parle de la ségrégation et de la misère dans laquelle vivent les noirs (ceux qui ont un bec) dans le sud des Etats Unis. Et les clins d’œil à la culture afro-américaine et l’importance de la musique dans celle-ci sont vraiment amusant.

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