Archives de catégorie : BD

Alisik – tome 2 et 3

Quand j’ai lu le programme du Challenge Halloween 2018, j’ai tout de suite pensé à Alisik pour le rendez-vous BD au cimetière. J’avais d’ailleurs présenté le tome 1 lors du challenge Halloween 2017.

Alisik est une BD allemande en 4 tomes (un par saison) que l’on doit à 2 auteurs allemands : Hubertus Rufledt au scénario et Helge Vogt au dessin, sortie chez Le Lombard.

J’ai découvert cette BD au rayon jeunesse de la bibliothèque. Si à première vue je ne suis pas vraiment le public cible, elle colle si bien au thème d’Halloween que je ne pouvais pas passer à côté.

Couverture Alisik, tome 2 : Hiver

Le premier tome ne m’avait pas vraiment marqué, je l’avais trouvé assez fade et ne m’avait pas donné envie de lire la suite. Je n’y avais d’ailleurs plus repensé jusqu’à ce que le thème du cimetière ressorte et que je me dise : « tient, c’est amusant, ma lecture de l’année dernière serait parfaite ». Je n’étais resté là, sans avoir l’intention de chercher la suite. Mais, la suite s’est jetée sur moi lors de ma dernière visite à la bibliothèque. Je ne pouvais quand même pas lui refuser un petite lecture 😀

Et franchement, je ne regrette pas. C’est une petite BD sans prétention qui ne me marquera pas dans le temps, mais ces deuxième et troisième tomes m’ont fait passer un bon moment. Pour preuve, je les ai enchainés et j’aurais aussi lu le quatrième si je l’avais eu sous la main.

L’histoire prend un peu plus forme, et s’il n’y a pas vraiment de surprises dans les rebondissements, ça donne tout de même un peu plus de sens à l’ensemble. Il y a quelques passages un peu too much, je pense notamment au passage avec un monstre dont la présence est tout à fait inutile. Mais, j’apprécié les flash back qui racontent les passés des compagnons d’infortune d’Alisik et qui nous font mieux comprendre ce que sont les post-mortem et pourquoi les portes de l’au-delà leur sont fermées.

Côté dessin on est toujours dans le gothique avec la jolie Lolita à joues rouges. Là encore, je trouve ça too much mais c’est tellement Halloween que le lire à cette saison ça met dans l’ambiance.

Couverture Alisik, tome 3 : Printemps

Bref, une petite lecture qui sera vite oubliée, mais qui est parfaite pour la saison. Fantôme, cimetières, chats noirs sont au rendez-vous.

sur le site Le Lombard

⇒ Helge Vogt (instagram)

 ou Amazon  ( tome 1tome 2tome 3)

ou dans votre librairie habituelle 😉


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Les croques, tome 1 : Tuer le temps

C’est sous l’impulsion de Blandine, qui m’a proposé de la rejoindre pour une lecture commune en sa compagnie et en compagnie de Noukette, que je me suis lancé dans la lecture du premier tome des Croques de Léa Mazé (les éditions de la Gouttière). Et je dois dire une chose : merci Blandine ! 🙂

J’avais repéré cette bande dessinée en suivant l’actualité de Léa Mazé sur facebook (j’aime beaucoup cet auteur), mais je n’y pensais plus. Et pourtant cette BD tombe pile-poil dans le thème du challenge Halloween de cette semaine : le cimetière. Je remets donc à samedi le billet que j’avais initialement prévu pour laisser place aux Croques et à notre lecture commune.

Couverture Les croques, tome 1 : Tuer le temps

Croque-mort et Croque-Mitaine, c’est ainsi que leurs camarades de classe nomment Colin et Céline. Dans le collimateur des profs, harcelés par leurs camarades, les jumeaux ne trouvent pas leur place au collège. Chez eux ce n’est pas mieux. Leurs parents qui travaillent et vivent aux pompes funèbres juste à côté du cimetière n’ont pas vraiment de temps pour eux. Si ce n’était que le temps, qui leur manquait… Ce qu’il leur manque, surtout, c’est le sourire et la joie. La mine de circonstance qu’implique leur travail a fini par déteindre sur eux. Ils font la gueule, affichent un sérieux excessif et ne s’adressent aux jumeaux que pour les réprimander. Les rires d’enfants ça fait mauvais genre dans un cimetière.

Mais il y a au moins un adulte qui leur apporte un peu de réconfort, le gaveur de pierres tombales leur lance un défi pour leur changer les idées : découvrir ce qui se cache derrière la marque V inscrite sur une tombe. L’enquête commence comme un jeu, mais il se pourrait bien que la marque cache un vrai mystère.

J’ai dévoré ce premier tome. On ne peut qu’éprouver de l’empathie pour les  jumeaux qui, s’ils ont en effet un côté agaçant (ils ne s’expriment qu’en criant), se retrouvent vraiment isolés et incompris de leurs parents absorbés par leur travail.

Dans ce premier tome, l’histoire commence doucement. On fait connaissance avec les jumeaux, on découvre leur environnement et leurs proches. Et puis tout s’emballe avec une piste sérieuse sur le mystère de ce V gravé sur les tombes. Les gamins vont  se retrouver mêlés à une histoire dangereuse. On referme ce premier tome avec l’envie de lire la suite, vite !

Côté dessin que dire, j’adore. Les couleurs, le trait, tout, j’aime tout. Et je serais bien en peine d’expliquer pourquoi. C’est joli, ça dégage une ambiance automnale, un peu mélancolique qui me fait penser aux vieux clichés sépia.

Sommes-nous dans un récit policier ou fantastique ? Je pencherais pour la première hypothèse, mais il se pourrait bien que l’imagination débordante des deux adolescents nous entraîne dans une autre atmosphère puisqu’ils ne jurent que par les histoires de zombi et de vampires. Hâte de découvrir ce que le prochain tome nous réserve !

⇒ à lire aussi les avis de Blandine et Noukette

sur le site des éditions de la Gouttière

Léa Mazé (instagram, facebook)

 ou Amazon ou Decitre ou dans votre librairie habituelle 😉


 

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Eden – tome 1 : le visage des sans-nom

Ce qui m’avait le plus attiré dans cette nouvelle série publiée par Rue de Sèvres, c’était la couverture et ses couleurs. J’aime beaucoup le dessin et l’ambiance qui s’en dégage.

Dans ce premier tome, on découvre un univers dystopique. La société est divisée en 2 castes. D’un côté il y a une caste privilégiée qui dirige la société. La sélection se fait par un examen que tous les adolescents doivent passer. Ceux qui réussissent, intègrent une école où on leur enseigne à diriger le monde, ceux qui échouent, rejoignent la caste des sans-noms (et sans pouvoir), les petites gens qui obéissent et triment. Cela peut sembler assez égalitaire puisque tout le monde passe ce fameux examen. Mais est-ce vraiment le cas ? Le jeune héros est sur le point de passer cet examen, il étudie auprès d’un vieil homme dans l’espoir de mettre un maximum de chances de son côté, mais tout le monde ignore en quoi consiste l’examen, difficile de s’y préparer. Mais il y a un espoir, après tout sa sœur ainée a réussi l’examen et vit maintenant avec la haute société.

Sauf que tout cela n’est qu’une immense mascarade pour faire croire aux gens du peuple qu’ils ont une chance de s’élever vers les castes supérieures. Une illusion pour mieux les contrôler. Mais cela ne semble pas si bien fonctionner. De plus en plus de gens se révoltent contre le pouvoir absolu le la caste privilégiée et différentes organisations tentent de se rebeller. Jonas, notre jeune héros se retrouve mêlé à ses rébellions bien malgré lui. Il découvre que les choses ne sont pas tel qu’il les avait imaginés et aussi bien sa sœur que son père sont mêlé à la rébellion, où plutôt à des rébellions.

Un premier tome qui pose le décor et nous fait découvrir cet univers inégalitaire. On fait connaissance avec Jonas et son entourage. Cet univers dystopique est plutôt classique, mais non sans intérêt. La lutte des classes est un grand classique qui ne se démode pas. Sans être particulièrement original, l’univers de cette bd jeunesse n’en est pas moins intrigant. On veut savoir comment le héros va se positionner après que la supercherie de l’ordre établi lui ait été dévoilée. Plusieurs pistes sont amorcées dans ce premier tome, plusieurs groupes semblent vouloir déstabiliser le pouvoir. Est-ce que ces groupes sont unis ? Est-ce que chaque groupe agit indépendamment ? Comment vont-ils pouvoir déstabiliser le pouvoir. Quelles sont les réelles motivations de chaque groupe. Quel rôle le héros et sa sœur vont pouvoir jouer ? Autant de questions qu’on se pose et qui donnent envie de lire la suite.

Un premier tome agréable qui fait beaucoup de promesses, la suite amènera-t-elle le pep qui manque un peu à ce premier tome ?

⇒ sur le site Rue de Sèvres

Carole Maurel (et son twitter)

Fabrice Colin (et son twitter)

→ à lire aussi l’avis de Noukette

 sur Amazon et Decitre


Challenge 1% 2018 challenge petit BAC 2018

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Le fantôme des Canterville [BD jeunesse]

Je n’ai emprunté cette BD que parce qu’elle collait parfaitement au rendez-vous BD de cette première semaine du challenge Halloween dédié aux fantômes (le rendez-vous c’était hier, mais je n’ai pas eu le temps de publier mon article à temps 😅 ).

Fantôme des Canterville

En effet, visuellement je n’étais pas vraiment attirée par sa couverture. Mais puisqu’il s’agit d’une adaptation d’une Oeuvre d’Oscar Wilde, je me suis dit que ça pouvait être intéressant.

En réalité, d’Oscar Wild je n’ai lu qu’un roman, le portrait de Dorian Gray. Mais ce roman m’a fait une très forte impression. Il y a deux ans j’ai d’ailleurs craqué pour la version non censurée, mais… je n’ai pas encore trouvé le temps de m’y plonger.

Mais, revenons au fantôme des Canterville. La nouvelle originale a été publiée en 1887. Cette adaptation en BD jeunesse on la doit à Jean-Luc Cornette (scénario) et Christophe Hanze (dessin) et est sorti chez Delcourt jeunesse en 2003.

Je ne suis pas vraiment fan du dessin, je le trouve trop caricatural. Quant à l’histoire, ne connaissant pas la version originale, je ne peux que parler de l’adaptation qu’en fait Jean-Luc Cornette. Le fantôme est plus ridicule qu’effrayant. Il essaye de faire peur à la famille d’Américains qui a acheté le château qu’il hante depuis 300 ans, mais rien n’y fait. Ces Américains n’ont peur de rien !

Désespéré, il finit par demander à la fille aînée de l’aider à obtenir le repos éternel. Pour cela elle devra faire face à de terribles monstres, du moins c’est ce qu’il lui dit, puisque la scène ou elle l’aide ne dure qu’une case et n’est vraiment pas effrayante.

On joue ici plus avec le burlesque qu’avec la peur, la lecture n’en reste pas moins agréable. Bien que je l’aurais vite oublié.

En revanche cette adaptation m’a donné envie de découvrir la version originale. La connaissez-vous ? Est-elle drôle ou effrayante ?

sur le site de Delcourt

 sur Amazon ou Decitre

→ à lire aussi l’avis de Hilde


 je (re)lis des classiques British mysteries 2016_2.jpg

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Darnand, le bourreau français 2/3

Aujourd’hui je vous propose une bd historique avec le second tome de Darnand, le bourreau français, bd historique de Patrice Perna et Fabien Bedouel, publié chez Rue de Sèvres.

J’avais été déçue par le premier tome de cette trilogie parce que je n’avais pas eu ce que j’attendais. De ce second tome je n’attendais donc rien de particulier et je l’ai mieux apprécié que le précédent.

Dans ce deuxième volet la Première Guerre est désormais loin derrière. La Deuxième Guerre bat son plein. Nous sommes en 1943 et la France est divisé en deux, d’un côté il y a la France occupée de l’autre la France libre. D’un côté il y a la France de De Gaule et la résistance, de l’autre il y a la France de Pétain et la collaboration.

Ange est recruté par la résistance pour s’infiltrer auprès de Darnand, chef de la milice française. Son premier objectif : le « retourner », mais quand il devient clair que Darnand ne changera pas de camps, Ange est chargé de l’éliminer.

Espionnage et contre espionnage sont au menu d’un second tome que j’ai trouvé plus intrigant et intéressant que le premier. Est-ce parce que le scénario est mieux mené ou juste parce que je n’avais pas d’attente particulière ? Je ne serais le dire, mais je dois avouer avoir lu ce deuxième volet d’une traite et je l’avoir trouvé intéressant. Il y a beaucoup de tension, pas forcement de suspens, mais de la tension dans les personnages, parce que tous semblent animés de nobles intentions, tous pensent faire ce qu’il y a de mieux pour leur patrie qu’ils aiment et pourtant ils empruntent des chemins très différents les uns des autres. Comme quoi avoir de bonnes intentions ne suffit pas.

Et puis nous sommes sous l’occupation, la France se déchire entre deux camps, comme je le disais récemment à propos d’une autre lecture (ou bien était-ce à propos de cette lecture-ci dans la chronique que j’étais pourtant sure d’avoir déjà écrite ?) les guerres civiles m’interpellent tout particulièrement parce qu’elles n’opposent pas deux pays étrangers, mais des membres d’une même famille ou d’anciens camarades comme ici Ange et Darnand. Les sentiments que ce genre de conflit fait ressentir sont bien différents que ceux que l’on éprouve face à un ennemi qu’on ne connaît pas vraiment. On retrouve dans ce tome cette tension particulière chez Ange qui d’un côté doit la vie à Darnand, mais qui ne peut accepter le chemin que ce dernier emprunte.

Un deuxième tome réussi qui donne envie de lire le troisième et dernier volet de cette histoire

sur le site de Rue de Sèvres

 ou sur Amazon et Decitre


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Le prince et la couturière – un conte moderne

Tout commence avec un bal donné en honneur du jeune héritier du Royaume de Belgique en visite à Paris. Le prince fête ses 16 ans et le roi et la reine aimeraient qu’il se choisisse une fiancée. Toutes les jeunes femmes éligibles sont invitées.

Et là, vous vous attendez à Cendrion qui serait devenue, pour l’occasion, une couturière et se serait conffectionné la plus belle des robes pour éblouir le prince. C’est presque ça, mais pas tout à fait !

Le prince sera ébloui, oui, mais par une robe. La robe que Francès, une jeune couturière a fabriquée pour l’une des invitées. La robe fait scandale et tandis que Francès se fait remonter les bretelles par son patron, un homme lui propose de travailler comme couturière privée pour une mystérieuse cliente. Cette mystérieuse cliente n’est autre que le prince en personne.

Le prince aime les robes et ne sent vraiment lui-même que quand il porte une des magnifiques créations de sa couturière devenue également son amie et confidente.

Couverture Le prince et la couturière

Un conte moderne qui commence comme ces contes d’autrefois et qui prend une drôle d’allure quand Francès se retrouve face au prince. Mais sa surprise sera de courte durée, cela ne la dérange pas du tout, bien au contraire, elle tient là une occasion d’enfin laisser libre cours à sa créativité et elle compte bien la saisir. Partageant ce secret, la couturière et le prince deviennent vite plus qu’employé et patron, ils deviennent de véritables amis. Mais la situation n’est pas simple. Ni pour le prince qui craint de décevoir ses parents ni pour Francès qui ne veut pas vivre dans l’ombre.

Nous sommes dans un conte moderne, mais dans un conte tout de même, tout est bien qui finit bien. Et ils vécurent heureux.

Une très jolie histoire sur la tolérance, très positive. Le happy end, les belles couleurs et le dessin tout en rondeur en font une lecture joyeuse et agréable, c’est mignon et les personnages sont attachants. Le sujet du travestisme est abordé de façon très légère, ce qui a mon sens renforce davantage le message de tolérance. Un conte moderne à mettre dans toutes les mains.

sur le site d’Akileos

⇒ Jen Wang (twitter et instagram)


 

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Aliénor Mandragore, tome 4 : Le chant des Korrigans

Il était une fois Merlin l’enchanteur… Mais cette histoire-là vous la connaissez déjà ! Connaisse-vous celle d’Aliénor Mandragore, la fille de Merlin ? C’est l’histoire que nous racontent Séverine Gauthier et Thomas Labourot dans cette série BD jeunesse publié chez Rue de Sèvres.

Couverture Aliénor Mandragore, tome 4 : Le chant des Korrigans

J’ai découvert cette série avec le quatrième tome sorti au printemps dernier. J’aurais pu vous en parler plus tôt, mais je voulais profiter du mois des contes et légendes pour attirer votre attention sur cette série (et aussi trouver le temps de lire les autres tomes). (Bon d’accord c’est aussi parce que je suis terriblement en retard sur mes chroniques).

Dans ce tome Aliénor doit se rendre chez les Korrigans, accompagnée de Lacelot du Lac (qui est ici encore un enfant) pour récupérer un objet que la fée Morgane a confié au roi des Korrigans quelques années plus tôt. Les Korrigans ont plus d’un mauvais tour dans leur sac et sortir de leur piège va demander aux deux enfants courage et malice.

Bien qu’il s’agisse du 4e tome et que l’histoire fasse référence à des événements des tomes précédents, on peut suivre l’aventure sans problème. Du moins la petite aventure que vivent les protagonistes dans ce volume et qui s’inscrit dans une plus grande histoire que je n’ai pu que deviner. (D’où mon envie de lire les tomes précédents d’ici la fin du mois).

Ce que j’ai aimé c’est surtout l’ambiance, que ce soit l’ambiance graphique ou le contexte de l’aventure (personnages et créatures des légendes celtiques). C’est une bd qui a du peps, elle est très agréable à lire.

À la fin du tome, on découvre un petit bonus que j’ai beaucoup aimé : la gazette de Brocéliande.

#bdjeunesse @ruedesevresbd

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

sur le site de Rue de Sèvres

⇒ Séverine Gauthier (facebook)

⇒ Thomas Labourot (facebook)


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Team Blast – tome 1

Couverture Team Blast

Deux enfants se promènent dans un musée où sont exposé des objet de notre quotidien et qui ont, apparemment, disparu depuis. Il y a même une pièce où est reconstitué un coin de nature. Les enfants ont à peine le temps de s’émerveiller, un zombi arrive et les emporte. Ils se retrouvent sur un bateau  avec le zombi et son amie la plante carnivore. Ils requièrent l’aide des enfants pour détruire un monstre créé par la pollution. C’est ainsi que né la Team blast. Le zombi, la fleur et les deux enfants vont devoir se battre contre les conséquences d’une pollution excessive pour préserver ce qui reste de nature.

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J’ai trouvé l’idée amusant. Tout en ayant une lecture classique d’enfant partant à l’aventure, des monstres à combattre et même un zombi (on se croirait dans un jeu vidéo) les jeunes lecteurs sont sensibilisés aux problèmes de pollution et ses conséquences.

L’idée est très bonne, le résultat mitigé. Je n’ai pas vraiment accroché. Ça va vite en besogne et on ne prend pas vraiment le temps de présenter les personnages ou le contexte. Nous sommes vraiment dans un jeu vidéo, on rentre dans le vif de la partie en ayant zappé la cinématique d’intro. Ce manque de contextualisation m’a un peu perturbé, ça rend le propos peu lisible. Et… pourquoi un zombi ?!

Bref, c’est rapide, facile à lire il y a de l’action et de l’humour, mais il manque un petit quelque chose pour le rendre plus lisible dans son propos.

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Y, Le dernier Homme

Yorick, un jeune homme assez quelconque, un peu loser et très amoureux se morfond dans son appartement en compagnie de son petit singe Esperluette tandis que sa belle découvre l’Australie. Rien ne laissait prévisager ce qui attend Yorick. Comment un garçon aussi ordinaire peut-il devenir le dernier homme sur terre ?

Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 1

Sans crier gare, tous les hommes, mais aussi tous les mâles mammifères meurent en quelques minutes, partout dans le monde. Yorick et don petit singe semblent être les deux seuls mâles ayant survécu.

Se cachant derrière un masque à gaz, Yorick réussit à cacher sa masculinité et à rejoindre sa mère qui travaille à la maison blanche. La nouvelle présidente décide d’envoyer Yorick accompagné d’une agent secret, l’agent 355, rejoindre une scientifique réputée pour ses travaux sur le clonage. Mais une fois arrivés chez le Dr Mann, l’aventure ne fait que commencer. Le trio va traverser l’Amérique, puis le monde en quête de réponse. Pourquoi Yorick a-t-il survécu ? Pourquoi tous les mâles sont-ils morts ? Comment cloner Yorick pour repeupler la terre de mâles ? Faut-il réintroduire les mâles sur terre ? Toutes les femmes sont loin de le penser.

En traversant un monde plongé subitement dans le chaos et retrouvant peu à peu un équilibre, le trio va rencontrer de nombreux personnages riches en couleur, vivre de palpitantes aventures et frôler la mort plus souvent qu’il ne le faut.

Un comics qui m’a tenu en haleine ! J’ai tout aimé, le scénario et les questions qu’il soulève sont très intéressants, les petites piques et remarques dont il est parsemé font bien réfléchir sur notre société qui est encore très patriarcale. Mais il y a aussi de l’action, beaucoup d’action ! Des bagarres, des fuites, des groupes armés plus fous les uns que les autres. On va de rebondissement en rebondissement. On ne s’ennuie vraiment pas ! Et le dessin est très agréable.

Série complète en 5 tomes chez Urban Comics, avec au scénario Brian K. Vaughan et au dessin Pia Guerra et Jozé Marzán Jr.

Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 2Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 3Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 4Couverture Y, Le Dernier Homme (Urban), tome 5

sur le site de Urban Comics

⇒ à lire aussi les avis de a-yin et sin city


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Spill Zone – tome 1

Que diriez-vous d’une bd sf ? Spill Zone me semblait prometteur avec sa couverture, dont je n’aime pas vraiment le bleu, mais qui m’intriguait par ses personnages et se terrifiant loup.

Spill Zone, paru fin mai chez Rue de Sèvre et une bd à la double nationalité, si j’ose dire. Le scénario est signé par Scott Westerfeld, auteur américain adepte de la sf et de la fantasy, le dessin, quant à lui, est l’oeuvre de Alex Puvilland, un illustrateur français expatrié aux USA qui avant de se lancer dans la bande dessinée à travaillé pour les studios d’animation.

SF ou Fantasy ? Dans ce premier tome, il est encore trop tôt pour le dire. En effet, on ne sait pas encore ce qui s’est réellement passé. Nous rentrons dans cet univers avec Addie, une jeune femme qui élève seule sa petite sœur étrange. Elles vivent à la lisière d’une zone mise en quarantaine après des événements survenus quelques années auparavant et ayant eu des conséquences pour le moins étranges. Est-ce une attaque extraterrestre, un phénomène naturel ou surnaturel ? Personne ne sait, mais la ville a été détruite.

S’il est interdit de s’y aventurer, Addie s’y rend fréquemment pour prendre des clichés des étranges phénomènes que l’on peut observer dans la ville. Des créatures bizarres, des balançoires vides qui bougent, des sortes de zombis flottant sans âme. La ville tout entière a été transformée en cauchemar. Très rares sont ceux qui ont survécu aux événements, et la petite soeur de Addie en fait partie. Depuis elle s’est retranchée dans un mutisme qui inquiète sa soeur. Pourtant la petite fille communique, elle communique avec sa poupée de chiffon par la pensée, et celle-ci lui répond !

Un univers étrange, tenant, à la fois, des films d’apocalypse et des histoires de magie. J’ai été happé par l’histoire. À chaque page, j’avais envie de savoir. Que s’est-il passé ? Que se cache derrière ses événements ? Pourquoi la petite soeur ne parle-t-elle plus ? Addie va-t-elle ressortir indemne de ses excursions dans la zone de quarantaine ? Qui est cette mystérieuse collectionneuse qui lui achète ses clichés ? Il y a tout un tas de questions qu’on se pose, mais les auteurs prennent leur temps, ne nous livrent pas trop de réponses à la fois, juste ce qu’il faut pour titiller encore plus notre curiosité. On prend le temps de découvrir la ville et la personnalité d’Addie, tout en étant en permanence sous tension. Va-t-elle se faire prendre ?

Je me suis beaucoup amusé avec ce tome. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Addie, qui, bien qu’assez classique, nous en avons déjà vu des Addie dans les séries et films américains, m’a été très sympathique. Et la tension est bien maintenue tout au long de l’album. En le refermant après l’avoir dévoré très vite, j’avais envie de lire la suite, même si la fin, avouons-le, n’est pas très originale.

Avec Spill Zone, on reste dans la lignée de ce genre de fiction, on en connaît tous les ficelles et il n’y a pas ici de réelles surprises, mais c’est bien mené, c’est agréable et aussi joliment dessiné. J’ai apprécié le style de Alex Puvilland que je découvre avec ce titre. Les couleurs sont un peu criardes, mais ça se marie plutôt bien avec l’ambiance générale.

Bref j’ai aimé ! Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Spill Zone sur le site de Rue de Sèvre


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