Archives pour la catégorie BD

Spill Zone – tome 1

Que diriez-vous d’une bd sf ? Spill Zone me semblait prometteur avec sa couverture, dont je n’aime pas vraiment le bleu, mais qui m’intriguait par ses personnages et se terrifiant loup.

Spill Zone, paru fin mai chez Rue de Sèvre et une bd à la double nationalité, si j’ose dire. Le scénario est signé par Scott Westerfeld, auteur américain adepte de la sf et de la fantasy, le dessin, quant à lui, est l’oeuvre de Alex Puvilland, un illustrateur français expatrié aux USA qui avant de se lancer dans la bande dessinée à travaillé pour les studios d’animation.

SF ou Fantasy ? Dans ce premier tome, il est encore trop tôt pour le dire. En effet, on ne sait pas encore ce qui s’est réellement passé. Nous rentrons dans cet univers avec Addie, une jeune femme qui élève seule sa petite sœur étrange. Elles vivent à la lisière d’une zone mise en quarantaine après des événements survenus quelques années auparavant et ayant eu des conséquences pour le moins étranges. Est-ce une attaque extraterrestre, un phénomène naturel ou surnaturel ? Personne ne sait, mais la ville a été détruite.

S’il est interdit de s’y aventurer, Addie s’y rend fréquemment pour prendre des clichés des étranges phénomènes que l’on peut observer dans la ville. Des créatures bizarres, des balançoires vides qui bougent, des sortes de zombis flottant sans âme. La ville tout entière a été transformée en cauchemar. Très rares sont ceux qui ont survécu aux événements, et la petite soeur de Addie en fait partie. Depuis elle s’est retranchée dans un mutisme qui inquiète sa soeur. Pourtant la petite fille communique, elle communique avec sa poupée de chiffon par la pensée, et celle-ci lui répond !

Un univers étrange, tenant, à la fois, des films d’apocalypse et des histoires de magie. J’ai été happé par l’histoire. À chaque page, j’avais envie de savoir. Que s’est-il passé ? Que se cache derrière ses événements ? Pourquoi la petite soeur ne parle-t-elle plus ? Addie va-t-elle ressortir indemne de ses excursions dans la zone de quarantaine ? Qui est cette mystérieuse collectionneuse qui lui achète ses clichés ? Il y a tout un tas de questions qu’on se pose, mais les auteurs prennent leur temps, ne nous livrent pas trop de réponses à la fois, juste ce qu’il faut pour titiller encore plus notre curiosité. On prend le temps de découvrir la ville et la personnalité d’Addie, tout en étant en permanence sous tension. Va-t-elle se faire prendre ?

Je me suis beaucoup amusé avec ce tome. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Addie, qui, bien qu’assez classique, nous en avons déjà vu des Addie dans les séries et films américains, m’a été très sympathique. Et la tension est bien maintenue tout au long de l’album. En le refermant après l’avoir dévoré très vite, j’avais envie de lire la suite, même si la fin, avouons-le, n’est pas très originale.

Avec Spill Zone, on reste dans la lignée de ce genre de fiction, on en connaît tous les ficelles et il n’y a pas ici de réelles surprises, mais c’est bien mené, c’est agréable et aussi joliment dessiné. J’ai apprécié le style de Alex Puvilland que je découvre avec ce titre. Les couleurs sont un peu criardes, mais ça se marie plutôt bien avec l’ambiance générale.

Bref j’ai aimé ! Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Spill Zone sur le site de Rue de Sèvre


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Rubis & sa clique – tome 1

Rubis, une petite orpheline qui n’arrive pas à trouver sa place au sein de la énième famille d’accueil à qui elle se voit confiée, va se retrouver, par un malencontreux hasard, emporté par des extraterrestres qui l’amèneront, sans le savoir, sur un étrange marché ou une tortue à 2 têtes vient acheter des objets (vivant ou non, intelligents ou non) pour sa collection. Mais le vaisseau se fait attaquer et l’équipage abandonne la collection et les « marchandises » aux bons soins d’une dame robot. Échoué sur une petite planète à des kilomètres de la terre. Rubis ne se laisse pas démonter, ni vraiment impressionner d’ailleurs. Et grande toute sa gouaille et sa détermination. Décide de partir à la recherche d’un coin plus hospitalier et elle fait la connaissance d’un gros chat mal léché qui déteste la compagnie.

Il y a là de quoi remplir un joli tome de bd ! Certes… mais la mayonnaise n’a pas prix. Du moins pas à mon goût. Le dessin n’est pas désagréable, l’histoire ne manque pas de rebondissements et de personnages plus curieux et étranges les uns que les autres, mais il me manquait un ingrédient essentiel. Je trouve que cet album manque de peps, de ce quelque chose qui vous intrigue et vous donne envie de savoir.

Là rien, je n’ai fini ma lecture que parce que je le devais, et j’avoue, à grande peine. Je n’ai pas vraiment de reproche à faire à ce titre, je me suis tout simplement ennuyé. Le personnage de Rubis commence bien, mais il manque de profondeur, je ne l’ai pas vraiment trouvé attachante. Les extraterrestres sont plus agaçants qu’autre chose et surtout je n’avais aucun intérêt pour la suite des événements.

Mimiko, qui n’a lu que la moitié du tome avant de le reléguer au bas de sa pile de lectures, argumente qu’il y a trop de texte. Je ne trouve pas qu’il y ait forcement trop de texte, mais peut-être du texte inutile. Certaines bulles pourraient en effet être éliminées sans que cela nuise à la cohérence de l’histoire, je dirais même qu’elle en serait peut-être plus lisible.

Bref vous l’aurez compris, je n’ai pas prix plaisir à lire Rubis & sa clique. La mayonnaise ne prend pas à tout les coups et entre moi et Rubis, il n’y avait pas d’atomes crochus.

Rubis & sa clique sur le site de Rue de Sèvre

Eddie Pittman

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?


 chut les enfants lisent

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Mazzeru – Jules Stromboni

La couverture de cet imposant album a tout de suite attiré mon attention lors de mon dernier passage à la bibliothèque. Deux yeux m’observent, est-ce de la stupeur ? De la peur ? Les yeux d’un prédateur ou d’une proie ?

Mazzeru

En feuilletant l’album, j’ai été tout de suite séduite par le dessin, mais j’étais surprise par la façon dont se structure le récit. J’étais curieuse, mais en même temps un peu sceptique. Cet album allait-il me plaire ou était-il trop « intello » pour moi ?

Finalement, je me suis laissée tenter, puisque je l’ai emprunté à la bibliothèque ça ne me coûte rien d’essayer 😉 Et j’ai bien fait ! Cet album est sublime.

L’histoire s’ouvre avec un jeune garçon qui doit aider son père et son frère à la ferme. Il ne semble pas du tout apprécier cette situation et faut dire que les hommes de la famille ne sont vraiment pas tendres avec le petit dernier. Il ne rêve que de partir.

Mais au village il y a la belle Chilina. Il aime la regarder discrètement. Elle est belle, elle est douce. Elle vit seule avec son père.

L’ambiance est lourde. Tout est lourd dans la vie de ces enfants qui quittent douloureusement une enfance qui n’était déjà pas douce. Les regards au village sont lourds de sous-entendus, la famille est lourde à porter, cruelle même. Et puis il y a les légendes, le pouvoir du mazzeru qui dans ses songes prédit la mort.

Au début, j’étais un peu déstabilisée. Cet album n’a rien d’une bande dessinée au sens classique du terme. S’il y a bien des cases, pas l’ombre d’une bulle à l’horizon. Pas de dialogues non plus. Des textes, sont inséré ci et là, et s’apparente plus à de la poésie qu’à de la narration. Et ils expriment plus les pensées intérieures de l’un des personnages qu’ils ne racontent l’histoire. Au début, j’étais un peu perdue, mais très vite j’ai été happé par l’histoire qui est très lisible malgré cette narration inhabituelle.

Mais cet album est si particulier que je peine à trouver les bons mots pour vous donner envie de le lire. C’est beau, très beau. C’est poétique, c’est triste, c’est cruel. C’est corse. Cela fait peut-être cliché, mais c’est vraiment corse. On y sent pleinement cette culture et ce n’est pas exotique, c’est plutôt effrayant. Je ne connais pas bien cette culture, je dirais même que je ne connais que les chants corses que j’affectionne tout particulièrement. Je n’ai jamais vu la Corse en vrai, mais j’ai ressenti dans cet album tout ce que j’ai pu entendre ou lire sur la Corse. La rudesse de ses campagnes, la dureté de ses gens, mais aussi une poésie presque sauvage. Et tant pis si ça fait cliché de le dire, c’est vraiment le sentiment que j’ai éprouvé en lisant cet album.

Cela m’a également fait penser à de vieux films sardes que j’avais vus, la même vie rurale lourde et pas tendre avec les enfants qui doivent, tout comme les adultes, travailler dur.

sur le site de Casterman

Jules Stromboni sur tumblr

→ à lire aussi l’avis de hubris & libris


 challenge petit BAC 2018

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Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? Soledad Bravi et Dorothée Werner

Quand cette bande dessinée de Soledad Bravi et Dorothée Werner m’a été proposé par Rue de Sèvre, j’étais intéressé surtout par une lecture croisée. Je voulais l’aborder sous différents point de vues, le miens et celui de mes filles. Je trouvais intéressant de comparer le regard de 3 femmes à 3 âges différents : l’adulte, l’adolescent (même si c’est déjà une jeune adulte) et l’enfant (presque pré-ado). Trois femmes donc, mais une seule famille, résolument féministe. Il n’y avait donc personne à convaincre. Nous partions déjà en terrain conquis. Mais c’est précisément ce regard là qui m’intéressait de scruter puisque quoi qu’il arrive, c’est le genre de livre qui sera principalement lu par ceux qui sont déjà d’accord avec le propos. Je vois mal un misogyne acheter cette bande dessinée pour ses filles…

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La première à l’avoir lu c’est Yomu-chan. J’aurais aimé lui céder la première place pour qu’elle vous dises quelques mot sur ses impressions. Le problème c’est que ça fait 2 mois que je l’harcèle mais elle n’arrive pas à trouver le temps. Et plus le temps passe et plus le souvenir de ses impressions s’estompes. Je vais donc changer mon fusil d’épaule et publier cet article sans elle (et avec un peu de retard sur le programme initial ^^’).

Place à la petite sœur (heureusement la relève est là 😛 )

Ce que Mimiko en a pensé :

C’est avec beaucoup d’intérêt que Mimiko a lu (vraiment lu) cette bande dessiné. J’étais même étonnée de la voir si concentrée sur le propos, interrompant de temps à autre pour me poser quelques questions : « elle étaient toutes brûlée les femmes à cette époque !? », « tu sais qui c’est Hubertine Auclert, toi ? »…

Bref elle était concernée et a trouvé ce livre très intéressant, soulignant son caractère instructif. Elle y a appris beaucoup de choses et en a éprouvé une sincère satisfaction.

Ce que Bidib en a pensé :

Moi je suis moins enthousiaste que la petite Mimiko. Faut dire que je pinaille. Déjà, le titre commence par un gros POURQUOI écrit en majuscule. Je m’attends donc à un « parce que ». Bref, je veux une réponse à ce pourquoi et le livre n’en offre pas vraiment. On nous fait une fresque historique des droits de la femme et de sa condition sociale. C’est fort intéressant, mais cela ne répond pas à la question posé dès la couverture.

Parlons-en de cette couverture. On y voit un homme préhistorique traînant une femme par les cheveux. Le but, bien sûr, est de provoquer, peut-être aussi de traiter de primitif les hommes qui encore de nos  jours se sentent/se croient supérieur aux femmes. Mais cette image de l’homme des cavernes traînant la femelle par les cheveux est une image véhiculé par la société moderne misogyne et n’a rien à voir avec la supposé réalité des hommes préhistoriques. Et c’est un peu sous ce même regard (celui que l’interprétation misogyne du XIX/XX siècle fait de l’histoire ancienne) que l’on nous dépeint l’histoire de la femmes (en Europe…).

Pour résumer mon ressenti, j’ai eu l’impression qu’on donne un ton féministe à une histoire de discrimination, tout en continuant à véhiculer des à priori misogyne sur l’histoire, plutôt qu’à rétablir des vérités historiques montrant que la femme, même par le passé, a occupé une place importante, du moins plus importante que ce que l’on a longtemps prétendu. Je m’explique. On nous raconte par exemple qu’au Moyen Age les femmes étaient enfermé dans les donjons en attendant le retour du mari or, si cela existait c’était quand même l’exception et non la règle. La plupart des femmes de châtelain devaient s’occuper du château et de ses gens durant les absence des maris. Pour les sorcières  brûlée vives c’est la même chose. C’est effectivement un fait historique impressionnant (et épouvantable), mais qui était loin d’être une pratique courante durant le Moyen Age. D’ailleurs les femmes n’étaient pas les seules à être brûlées pour hérésie (mais si elle étaient plus nombreuses que les hommes). Sans parler du fait que les plus grosses chasses aux sorcières ont été pratiquées au XVI siècle, autrement à la Renaissance.

Bref j’ai eu l’impression qu’on mettait surtout l’accent sur les cas extrêmes de misogynie on en faisant la règle (aussi parce que en effet c’est ce que disaient les règles officielles) mais qui ne correspond pas forcement à la réalité historique de la vie quotidienne des gens. Et on ressort du jeu que quelques épingles, des femmes particulièrement connues pour leur engagement.

Or je suis plutôt adepte d’une relecture éclairé de l’histoire. J’entends éclairé par une regard dépourvu de à priori sexistes sur le passé. Par exemple j’ai lu récemment que des recherches ont été menées sur plusieurs tombes de guerriers démontrant que les femmes guerrières existait dès l’antiquité contrairement à ce que l’on avait longtemps supposé. Finalement si on a longtemps cru le contraire c’est simplement que les tombes de « guerrier » avaient été découvertes par des chercheurs à une époque où il était inenvisageable pour le chercheur de croire que le guerrier était en fait une guerrière. J’ai aussi lu des articles mettant l’accent sur le fait que hommes et femmes avaient la même corpulence (et force physique) durant la préhistoire. Ce qui vient contredire cette satanée image de l’homme des caverne traînant une femme par la chevelure. Ce ne sont là que deux exemple mais ce que je tenais à montrer ici c’est que les recherches actuelle tendent « redorer le blason » de la place de la femmes dans l’histoire, si je peux m’exprimer ainsi. Or ces points de vue là on ne les retrouve pas dans cet ouvrage et j’ai trouvé cela un peu dommage.

Ceci-dit, j’ai trouvé tout de même cette bande dessinée intéressante. Déjà parce qu’elle donne une frise historique assez complète, qu’elle donne un aperçu de ce qu’étaient en effet les droits officiels des femmes à telle ou telle époque, qu’on peut ainsi en observer l’évolution, se rendre compte que des choses aussi banale que porter un pantalon ou voter ne nous sont finalement accessible que depuis très peu de temps et que ce n’est toujours pas accessible partout dans le monde. Que même en Europe l’avortement n’est pas autorisé partout, etc. C’est une petite piqûre de rappel qui nous dit qu’il faut rester vigilant, que l’évolution du droit des femmes ne s’est pas toujours faite dans le sens de l’amélioration et qu’on est pas à l’abris d’un recul. On y apprends aussi des petites choses par ci par là. Si la plupart des périodes et des fait évoqué ne me sont pas inconnu j’avoue ne pas connaitre Hubertine Auclert.

C’est, comme l’indique le Stickers collé sur la couverture, une bonne base sur laquelle on peut s’appuyer pour après aller chercher plus loin.

C’est aussi un support ludique et accessible pour les plus jeunes, pour les sensibiliser à la question du droit de la femme, un livre à proposer dans toutes les bibliothèques (rayon jeunesse) et tous les CDI. Un support qui peut aussi permettre d’aborder la question en classe.

Il se lit bien, il ne manque pas d’humour, et les dessins sont agréables. C’est très stylisé, peut-être un peu trop à mon goût, mais cela reste une bonne base sur laquelle rebondir et travailler.

sur le site Rue de Sèvre

petite vidéo de présentation

⇒Soledad Bravi (son blog, sa page facebook)

ses bd chez Rue de Sèvres


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Calpurnia [bande dessinée]

C’est par une fin d’après-midi, douce et agréable, à l’ombre d’un prunier, que j’ai enfin pris le temps de lire et apprécier le premier tome de Calpurnia, une bande dessinée de Dalphné Collignon (d’après le roman de Jacqueline Kelly) sorti récemment chez Rue de Sèvres.

Le cadre bucolique de mon jardin offrait l’écrin idéal pour une lecture très… naturaliste !

Calpurnia est une jeune fille de 13 qui vit au Texas avec sa famille. Une famille bourgeoise du XIX. Le père possède une petite plantation, le grand-père passe ses journées dans son laboratoire au fond du jardin, la mère mène à la baguette cette maison que Calpurnia partage avec ses 6 frères. 6 frères !! Un cadre qui, au grand dam de la mère, ne favorise pas la féminité de sa fille. Si sa mère rêve de faire de Calpurnia une jeune fille bien élevée, jouant du piano et ayant une conduite impeccable, Calpurnia préfère de loin gambader dans la forêt et observer les animaux. Calpurnia veut devenir naturaliste.

Tout commence comme un jeu, quand le grand frère adoré offre à Calpurnia un beau cahier pour jouer à l’apprenti naturaliste. La jeune fille se prend au jeu et chaque jour y note ses observations, mais un jour, une question l’obsède, pourquoi y a-t-il de plus en plus de sauterelles jaunes et de moins en moins de vertes ? Pour trouver une réponse, Calpurnia se tourne vers cet étrange grand-père qui l’impressionne et la rencontre entre les deux se fait enfin. Calpurnia découvre un grand-père érudit qui aime partager son savoir. Le grand-père découvre que Calpurnia a un sens de l’observation aiguisé et une véritable envie d’apprendre. À partir de ce moment, les deux vont passer de plus en plus de temps ensemble à observer la nature.

Entre un papillon et une fleur, notre apprentie naturaliste nous raconte, un peu à la façon d’un journal, sa vie de famille. Les béguins de ses frères, les villes histoires du grand-père, l’école… C’est par petites touches que l’on découvre la vie de la jeune fille et celle de la bourgeoisie rurale du Texas de l’époque.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, qui est à la fois légère et intelligente. Calpurnia est une jeune fille très attachante, curieuse et forte, loin de se contenter d’un avenir de potiche que pourrait lui réserver sa condition de fille, elle a des rêves. Elle veut devenir naturaliste, et s’intéresse aux sciences bien plus qu’à la mode. Et dans sa soif de savoir, elle trouve des alliés. Dans sa famille, hormis peut-être la mère qui aimerait qu’elle soit plus sage, personne ne semble s’offusquer de l’ambition de la jeune fille. Le grand-père décide même de nourrir sa curiosité en l’amenant avec lui lors de ses sessions d’observation.

Les voir observer la nature donne d’ailleurs envie de les imiter. Ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai aussi ce penchant que j’ai trouvé cet aspect du livre très agréable ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvais ça plaisant d’observer une héroïne qui aime les insectes.

Mais il n’y a pas que le naturalisme dans la vie de Calpurnia, les petites anecdotes de familles sont aussi touchantes et amusantes. J’ai beaucoup aimé l’histoire du grand-père et de la chauve-souri.

Le dessin, noir blanc et sépia, rappelle un peu l’ambiance des vieux albums photo, nous ramenant en un clin d’œil à l’époque du récit. Le récit s’articule comme un journal intime et nous feuilletons cet album comme si nous avions entre les mains le cahier de Calpurnia, nous y trouvons les cases traditionnelles de la bande dessinée, mais aussi les descriptions et les croquis qu’aurait fait la jeune fille. Le tout est bien dosé et rend la lecture agréable et ludique.

Une très jolie bande dessinée, un album épais qui ne nous laisse pas sur notre faim, mais qui donne quand même envie de lire la suite, de retrouver Calpurnia et ses observations naturalistes.

L’album m’a également donné envie de découvrir le roman. J’ai hâte de voir ce que Mimiko va penser de cette bande dessinée.

Calpurnia, tome 1 sur le site Rue de Sèvres

le roman publié chez l’école des loisirs

le site de Daphné Collignon


Challenge un max de BD en 2018 challenge petit BAC 2018

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Microcosme – Manu Larcenet

Nous avions rapporté cette petite BD d’Angoulême il y a quelques années et puis je l’ai un peu oublié sur une étagère. Ce n’est que récemment, quand j’ai chamboulé toutes mes étagères que je suis tombé dessus et j’ai enfin pris le temps de la lire.

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La première impression qui nous avait poussés à acheter l’album s’est confirmée. C’est délicieusement cynique.

Dans cette étrange bd, il n’y a que des taches. Des Jean-Jacques et des Brigitte. À chaque page sa saynète. Leur univers est morbide. Il n’y a que cancer, pollution et post-apocalypse nucléaire, sans oublier une bonne dose d’obsédés sexuels. Un bien triste avenir que nous prédit Manu Larcenet !

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Si vous aimez le politiquement correct, cette bd n’est pas pour vous. Moi, elle me fait beaucoup rire.

sur le site des éditions Les rêveurs

Manu Larcenet sur facebook


 challenge petit BAC 2018

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The End – Zep

Théodore rejoint une équipe scientifique dans une forêt suédoise pour étudier la communication des arbres. Le professeur qui dirige les recherches défend l’idée que les arbres sont capables de communiquer entre eux et de produire des toxines afin de se défendre, voire même de réguler la vie sur terre. Professeur fantasque ou visionnaire ? Cela aurait-il quelque chose à voir avec ces morts inexpliquées survenues quelque temps auparavant en Espagne ?

Alors que l’équipe est sur le point de mettre la main sur un ADN qui révolutionnera la science, la Fin arrive. La Fin, celle avec un grand F. La fin de notre monde tel que nous le connaissons et cette fin, si nous l’avons largement mérité par notre comportement irresponsable envers la nature, elle nous arrive par les arbres. Mais est-ce la fin de tout ?

J’ai trouvé le point de départ de cette bande dessinée très intéressant d’autant plus qu’il s’inscrit dans l’actualité. L’écologie est au coeur des enjeux de notre siècle et les décisions qui seront prises dans les années qui viennent auront de lourdes conséquences sur l’écosystème de la terre tout entière. J’ai bien peur que ce soit une responsabilité bien trop grande pour les frêles épaules de l’humanité, déjà dépassées par sa propre évolution. Le sujet semble également inquiéter Zep, qui, à travers ce thriller écologique, veut nous alarmer sur la gravité de la situation.

Une idée de départ intéressante, donc, avec une importance toute particulière accordée aux arbres. Cela aussi est dans l’air du temps. De récentes recherches ont en effet mis en lumière la capacité des arbres (et des végétaux en général) à communiquer chimiquement entre eux, sans parler des livres récemment sortis faisant la part belle à l’intelligence des arbres.

Si je n’ai pas lu ces livres (pas encore du moins) j’ai eu vent des recherches sur le sujet et ai trouvé ça intéressant de retrouver ici des choses entendues ailleurs dans des contextes très différents.

Cependant j’ai été un peu déçue par cette bd. Je l’ai lue avec beaucoup de plaisir, c’est agréable et assez prenant, mais il me manquait quelque chose. Déjà, je trouve que cette réaction des arbres arrive un comme un cheveu sur la soupe, d’un coup, sans trop crier gare, comme par hasard juste au moment au les scientifiques sont sur le point de décoder le message que porte l’ADN des arbres. Je n’ai d’ailleurs pas très bien compris cette histoire d’ADN. Mais ce qui m’a chiffonné c’est la rapidité avec laquelle cette Fin arrive. Je n’ai pas trouvé ça très réaliste.

Par ailleurs, je trouve dommage que la dernière partie de la bd ne soit pas plus développée. Difficile de vous livrer mes impressions exactes sans trop vous en dire. Mais, disons que ce qui est intéressant dans une apocalypse c’est la post-apocalypse, or ici on ne nous livre pas vraiment de pistes intéressantes sur l’après.

The End a du moins le mérite de nous interpeller sur le pourquoi d’une fin qui n’est peut-être pas imminente (comme dans l’histoire), mais qui ne relève peut-être pas de la science-fiction, en tout cas, si on continue à aller droit dans le mur.

Côté dessins, j’ai trouvé ça agréable, j’aime le trait fin et expressif, mais je n’ai pas compris le jeu de couleurs sur le fond. Une page et dans les tons bleu, l’autre dans des tons marron et cette variation de couleurs ne semble pas toujours porter un sens. Et ça m’a beaucoup perturbé, parce que j’essayais de comprendre ce que cela pouvait bien signifier.

En conclusion, je dirais que j’ai passé un bon moment avec cette bande dessinée, mais qu’elle ne va pas au bout de ses promesses. J’étais un peu frustrée en la refermant.

sur le site de Rue de Sèvres

Zep


Challenge un max de BD en 2018

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Ultraviolette se rebiffe

Hier je vous parlait de Tine & Junior, une bande dessinée jeunesse des éditions Frimoüsse. Aujourd’hui je vous en présente une autre mais, malheureusement, Ultraviolette n’a pas fait mouche chez nous.

Couverture 2018

Violette vit sur une péniche avec son père. Un jour, elle reçoit un cadeau tout pourri avec un petit mot très méchant. Cela semble venir de son meilleur ami, ni une ni deux, elle file chez lui pour une petite discussion, mais ce n’est pas lui. Qui peut donc avoir envoyé ce mot ? Et pourquoi la mairie voudrait-elle que la péniche déguerpisse ? Coïncidence ? Ultraviolette mène l’enquête.

Je n’ai pas vraiment accroché avec cette bd jeunesse. Que ce soit le dessin ou l’histoire, cela m’a laissée assez indifférente. Je n’ai pas trouvé les personnages attachants et l’intrigue du récit ne tient pas vraiment en haleine. Quant au dessin, il est très particulier et si je ne l’ai pas trouvé désagréable, la magie n’a pas opéré.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?


chut les enfants lisent

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Tine & Junior – Les géants de pierre

J’ai eu la chance de lire plusieurs albums jeunesse des éditions frimoüsse et je n’ai jamais été déçue. J’étais très curieuse de découvrir leur collection BD Mousse. Je vais vous parler de Tine & Junior, Les géants de pierre, le premier titre de leur collection bd que je vous présente, avec Ingrid Chabbert au scénario et Brice Follet au dessin.

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Tine et Junion partent à la montagne avec leur cousin chez le grand-père. C’est en traîneaux qu’ils rejoignent le chalet où les attend une bonne fondue. Mais ce qui devait être de belles vacances risque de virer au drame. Après le dîner, le grand-père fait un malaise et ne se réveille plus.  Les enfants n’ont pas le choix, faut trouver un médecin. Ils attellent le traîneau et partent dans la nuit. Une rencontre magique les attend.

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Les personnages sont assez stéréotypés : l’intello a des lunettes, la gentille c’est une fille et le chamailleur fait une tête de plus que l’intello. Pas très original comme trio. Mais ils sont sympathiques. Toujours promptes à se chamailler, mais ils n’hésitent pas à se serrer les coudes et à se protéger les uns les autres.

C’est un peu court pour bien faire monter la tension, mais c’est une jolie histoire, on apprend quelques petits trucs sur le Tibet et, en refermant ce tome, l’envie de découvrir les autres aventures de Tine & Junior est là.

⇒ acheter sur Decitre 

Brice Follet (sur facebook)

Ingrid Chabbert (sur facebook et twitter)

⇒ les éditions frimoüsse

 

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Le mois des contes 2018 #1 – Les contes détournées

Pour cette première session du Mois des Contes & Légendes, j’avais proposé un jeu en 10 pistes. Vous retrouverez tous les liens et les différentes participations sur le billet de récap déjà publié.

Afin de mieux découvrir les contes et les livres partagées je vous propose 10 billets reprenant les titres partager dans chaque piste.

Piste 1 : Les contes détournées.

Les codes du contes détourné

Couverture L'ogresse poilueL’ogresse poilue de Fabienne Morel et Debora di Gilio, illustré par Nathalie Choux, éditions Syros

Cet album nous a été présenté par Isabelle.

Présentation de l’éditeur : Une version italienne, pittoresque et truculente, du conte le plus connu et le plus aimé des enfants : Le Petit Chaperon rouge !

Isabelle : «  à chaque fois qu’on a lu et écouté ce livre, on a rit, le seul problème c’est que la chanson est entêtante et on la garde toute la journée avec nous »

⇒ sur Decitre et Amazon

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Couverture Charles, amoureux d'une princesseCharles amoureux d’une princesse de Alex Cousseau et illustré par Philippe-Henri Turin, éditions Seuil Jeunesse.

c’est moi-même qui est proposé cet album

Présentation de l’éditeur : À quoi ressemble une princesse ? Charles ne sait pas trop bien, l’épouvantable dragonne Cornélia non plus. Mais Charles s’est mis en tête de tomber amoureux d’une princesse, alors ils cherchent tous les deux à travers le royaume dévasté de Cornélia. Ils écument les ruines d’un château, farfouillent dans les carrosses…finalement, peut-être que l’amour n’est pas si loin, mais juste là, sous leur nez et leurs ailes… La plume poétique d’Alex Cousseau et les illustrations magistrales de Philippe-Henri Turin nous entraînent dans cette nouvelle aventure qui s’enrichit petit à petit d’émotions et de couleurs.

Bidib : « un très bon moment de  partagé« 

⇒ sur Decitre et Amazon

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Prince en pince de Benoît Perroud, édition La Martinière jeunesse.

C’est moi-même qui ai proposé cet album

présentation de l’éditeur :  Bon chasseur et coureur de jupons, le prince Guillaume de Malotruy en pince pour les jeunes filles jolies et minces. Mais un jour, la sorcière Scaramouche lui jette un horrible sort. Dès lors, chaque fois qu’il épouse une belle, elle se transforme en créature atroce…

Bidib : « J’ai trouvé cet album très amusant« 

⇒ sur  Amazon

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Philippe Corentin - Mademoiselle Sauve-qui-peut.Mademoiselle Sauve-qui-peut de Philippe Corentin, éditions l’école des loisirs.

Cet album a été présenté par Kiona

présentation de l’éditeur : C’est l’histoire d’une petite fille qui ne songeait qu’à jouer de mauvais tours à tout le monde. Des tours qui ne faisaient plus rire qu’elle. D’ailleurs, on l’appelait Mademoiselle Sauve-qui-peut. Un jour, sa mère, excédée, lui dit : « Tiens va plutôt chez ta grand-mère. Porte-lui cette galette et ce petit pot de beurre. »

Kiona : « Un album hilarant !« 

⇒ sur Decitre et Amazon

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Clin d’œils aux classiques

John Chatterton – ses célèbres enquêtes de Yvan Pommaux, éditions l’école des loisirs.

C’est moi-même qui ai proposé cet album

présentation de l’éditeur : Avant Avant la télé, avant Nous, notre histoire, avant sa magistrale série sur les héros de la mythologie, Yvan Pommaux était déjà un original, narquois, idéaliste et précis et il mettait son indiscipline méticuleuse au service du polar pour enfants tout en bousculant les codes de la BD. Résultat ? John Chatterton, un chat noir détective en imper mastic, un Humphrey Bogart tonique défenseur de la veuve, de l’orphelin, de l’opprimé, du kidnappé, et de la vérité !

Bidib : « Mimiko a vraiment accroché, c’est elle qui l’a lu la première, seule. Et à peine fini le livre elle me l’a vivement conseillé […] elle ne s’était pas trompé, j’ai beaucoup aimé (aussi)« 

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Ceux qui restent Ceux qui restent de Josep Busquet et Alex Xaöul, éditions Delcourt.

Cette bande dessinée nous a été présenté par Kiba-chan.

présentation de l’éditeur :  Un soir, le jeune Ben part sauver un royaume magique d’un terrible danger, de la même manière que Wendy et ses frères suivirent Peter Pan. Mais ce qui ressemble à un rêve d’enfant se transforme en cauchemar pour ses parents.

Ben a disparu. Ses parents préviennent la police mais personne ne peut imaginer la réalité : leur enfant affronte mille dangers dans son royaume imaginaire. Mais un jour, il revient. Parents, police et psys pensent que Ben nie la réalité de ce qu’il a vécu. Avant de disparaître à nouveau. Seule une association regroupant des parents qui vivent les mêmes turpitudes pourra sans doute leur venir en aide…

Kiba-chan  : « Gros coup de cœur !« 

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Le Petit Chaperon rouge

Tous les autres billets présenté dans piste de jeu nous ont été proposé par Kiona qui nous a fait un mois spécial Petit Chaperon Rouge. Voici toutes les variantes qu’elle nous a présenté :

Résultat de recherche d'images pour "le petit chaperon bouge"Le petit chaperon bouge de Jean-Loup Craipeau, illustré par Clément Oubrerie, éditions Hachette jeunesse.

C’est album nous a été présenté par Kiona.

Présentation de l’éditeur : Un conte peut en masquer un autre… En jouant avec ce livre de 24 pages, découvrez 121 variations sur le Petit Chaperon Rouge qui bouge. Faites-vous peur, faites-vous rire ! Combinez comme il vous plaira tous les hauts avec tous les bas. Laissez-vous surprendre, choisissez la version qui vous va, car à chaque fois, vous ferez le bon choix !

Kiona : « Un bel exercice de style !« 

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Résultat de recherche d'images pour "la véritable histoire du petit chaperon rouge et de son chat marcel"La Véritable histoire du petit chaperon rouge et de son chat Marcel de Benjamin Perrier, éditions Gautier Languereau.

présentation de Kiona

Présentation de l’éditeur : Qui ne connaît pas l’histoire du Petit Chaperon rouge ? 
Mais qui sait en revanche que cette petite fille rigolote et espiègle a un chat qui s’appelle Marcel et qui passe son temps à ne rien faire ! Alors lorsqu’il s’agit d’aller rendre visite à Grand-mère qui est souffrante, Marcel se sent déjà très fatigué… Sera-t-il d’une aide efficace lorsque le loup leur fera face dans la forêt ? Humour et originalité au rendez vous !

Kiona : « J’avoue avoir un petit coup de cœur pour cet album ! Amusant, surprenant, ce chat Marcel a réussi à prendre toute sa place dans cette version du conte.« 

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Résultat de recherche d'images pour "L’étrange Monsieur Garou"L’étrange monsieur Garou de Ann Rocard, illustré par Bruno Gibert, publié par Flammarion/ père Castor.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Le monsieur qui vient d’emménager à côté de chez moi a une allure vraiment bizarre. J’ai vu son nom sur sa boîte aux lettres : il s’appelle Jean-Loup Garou. Un nom à vous donner des frissons !

Kiona : « On entre dans le récit avec beaucoup de facilité« 

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Michèle Cornec-Utudji - Lili et le loup.Lili et le loup de  Michèle Cornec-Utudji , illustré par Peggy Nille, éditions Nathan Poche.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Lili est une petite fille qui pose beaucoup de questions. Ses parents n’y répondent pas toujours. Elle part seule découvrir la forêt… et y rencontre le loup. Mangera-t-il Lili ? Il hésite, partagé entre la faim et l’amitié… Lili vit dans sa maison avec ses parents et son chat Pompon, qui la maintiennent à l’abri des tumultes du monde. En faisant de la balançoire, elle aperçoit une forêt derrière le mur du jardin et commence à poser des questions sur le monde extérieur. Ses parents y répondent en lui apprenant à lire. Mais Lili veut en savoir plus que ce que disent les livres. Un jour, bravant l’interdit, elle s’échappe pour gagner les sous-bois. Elle y rencontre un loup, qui aimerait bien la croquer ! Contre la promesse d’une boîte de pâté, le loup accepte cependant de jouer avec Lili . Tant et si bien qu’il devient son ami et qu’elle lui apprend à lire. Mais sera-t-il assez fort pour résister à son envie de la dévorer ?

Kiona : « Une belle histoire touchante !« 

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Jean-Pierre Kerloc'h et Isabelle Chatellard - Le Grand Lougoudou et le Petit Chapeau rond rouge.Le Grand Lougoudou et le petit Chapeau rond rouge de Jean-Pierre Kerloc’h et Isabelle Chatellard, éditions Vilo Jeunesse.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Une adaptation truculente du célèbre conte de Perrault : le Petit Chaperon rouge. Une réécriture foisonnante de jeux de mots, contrepèteries, clins d’œil, rythmée par des dialogues hauts en couleur qui charmeront petits et grands.

Kiona : « Un vrai plaisir de lire le texte à haute voix« 

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Rébecca Dautremer et Arthur Leboeuf - Le loup de la 135e.Le loup de la 135e de Rébecca Dautremer et illustré par Arthur Leboeuf, éditions Seuil.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurUn gamin tout de rouge vêtu traverse la forêt pour retrouver son grand-père. En chemin, il rencontre le loup… de la 135e ! Car c’est une forêt de briques et de ferraille, dans les rues de New York, que ce petit va parcourir : de son quartier de Harlem droit vers le sud de Manhattan, et jusqu’au pont de Brooklyn. Mais laissons-le raconter lui-même ce souvenir d’enfance.

Kiona : « Un bel exercice de style réussi avec brio! »

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Claude-K Dubois et Rascal - Petit Lapin Rouge.Petit Lapin Rouge de Rascal et illustré par Claude-K Dubois, éditions l’école des loisirs.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurComment le petit Lapin Rouge et le petit Chaperon Rouge se rencontrèrent et firent un pacte pour se protéger des loups et des chasseurs.

Kiona : « Un conte détourné charmant« 

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Geoffroy de Pennart - Le loup sentimental.Le loup sentimental de Geoffroy de Pennart, édition l’école des loisirs.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurLucas le loup a décidé qu’il était temps de quitter la maison familiale et d’aller vivre sa vie. Grand-mère, grand-père, mère, père et frères sont tristes – mais résignés – de le voir partir. Sur le pas de la porte, le père de Lucas (voir Le loup est revenu) lui donne une liste de bonnes choses à manger. Hélas pour son ventre, Lucas est bien trop sentimental, et laisse passer une succulente chèvre et ses sept chevreaux, un Petit Chaperon rouge dodu, trois petits cochons grassouillets, et même l’affreux Pierre… Comment faire pour calmer cette faim ???

Kiona : « Les illustrations sont très colorées.  Les personnages très expressifs et en mouvements. Un plaisir pour les yeux !« 

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Grégoire Solotareff et Nadja - Le Petit Chaperon Vert.Le Petit Chaperon Vert de Gregoire Solotareff et illustré par Nadja, éditions l’école des loisirs.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurConnaissez-vous le petit chaperon vert?
Non? C’est normal, elle n’invente pas suffisamment de balivernes pour devenir une héroïne de livres pour enfants.
Excédée par les histoires à dormir debout du petit chaperon rouge, le « petit chaperon vert » décide donc de lever le voile sur ce qui s’est vraiment passé ce jour fameux où son ennemie et elles sont allées rendre visite à leurs grand-mères respectives…
Un livre signé Grégoire Solotareff .

Kiona : « Un album aussi bien pour les plus petits que les plus grands, empli d’humour !« 

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Christian Bruel et Nicole Claveloux - Petits chaperons loups.Petits Chaperons loups de Christian Bruel et Nicole Claveloux, éditionsÊtre.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurDeux livres en forment un seul ! Leurs doubles pages associées au gré de chacun génèrent de multiples lectures. Petits chaperons loups. Rouges et futées d’un côté, noirs de poil de l’autre… A vous d’organiser toutes les rencontres possibles !

Sur les pages du cahier de gauche, apparaissent successivement des Petits Chaperons rouges, plus futées les unes que les autres ; toutes regardent vers la droite. Sur chaque page du cahier de droite, figure un loup nouveau regardant vers la gauche. Reste à les associer deux à deux, à son gré. Et à jubiler. Et, les plus jeunes découvrent que le contexte influe sur la lecture d’une image : ainsi le même petit loup qui se roule sur le dos en braillant pourra être perçu comme étant terrorisé par le Chaperon-infirmière et sa seringue…

Kiona : « Le principe du livre est très intéressant puisqu’il permet d’inventer avec l’enfant des histoires en fonction des illustrations choisies. Le livre devient support pédagogique.« 

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Jean-Louis Le Craver et Martine Bourre - Din'Roa la Vaillante.Din’Roa la Vaillante de Jean-Louis Le Craver et illustré par Martine Bourre.

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeurLe temps d’une nuit, une mère doit laisser seuls ses deux enfants. Mais voilà qu’un ours se fait passer pour leur grand-mère et vient leur rendre visite avec une seule envie : les dévorer ! Din’Roa se méfie de cette grand-mère à la grosse voix et aux dents pointues. Et elle ne s’en laissera pas conter !

Kiona : « Une très belle version chinoise du Petit Chaperon Rouge.« 

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Brigitte Saussard - Le Petit Chaperon rouge mimé.Le Petit Chaperon rouge mime de Brigitte Saussard, édition Retz .

Présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Trois versions, mimées, du conte du Petit Chaperon rouge.

– La première est conforme au conte original.

– La deuxième est une variante : le petit pot de beurre est remplacé par une bouteille de vin, avec les conséquences que l’on peut prévoir.

– La troisième a lieu de nos jours, entraînant aussi des modifications dans le scénario.

Ce titre est aussi publié dans Sketches et contes à mimer, Retz, 2002.

Kiona : « Un très bon support pour une représentation théâtrale du conte.« 

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Joël Pommerat - Le petit Chaperon rouge.Le petit Chaperon Rouge de Joël Pommerat et illustré par Marjolaine Leray, éditions Acte Sud-Papiers.

présentation de Kiona

présentation de l’éditeur : Dans le célèbre conte populaire, il n y a pas de père. Ce n est pas un oubli. Il y a une petite fille, une mère, une grand-mère et le loup, bien sûr. Joël Pommerat laisse aux lecteurs la liberté d extrapoler, de dessiner dans les marges de cette histoire : celle d une petite fille qui devient grande.

Kiona : « Un excellent livre pour une interprétation théâtrale en petit groupe, à l’école, en centre culturel ou même en famille !« 

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une version orale du Petite Chaperon rouge, racontée par Kiona d’après les conte recensé par Achille Millien en 1870.

Ce billet aurait eu plus sa place dans les contes européen tout comme la version de Perrault et celles des Frères Grimm qui vont suivre mais bon, Kiona les a proposé pour la première piste du jeu, je vous les propose donc ici avec les autres petit chaperon rouge de sa série.

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Charles Perrault et Christian Roux - Le petit chaperon rouge.Le Petit Chapern Rouge de Charles Perrault et François Roux, éditions Seuil jeunesse.

présentation de l’éditeur : Notre Petit Chaperon rouge croise le loup et ne s’en sort pas. Aucun bûcheron ne vient la sauver ni ouvrir le ventre du loup pour ramener la grand-mère à la vie. En guise de fin, une moralité : jeune-fille, prenez garde au loup, et s’il a l’air doucereux, surtout méfiez-vous plus encore ! Des illustrations épurées et très fortes, pour un univers d’artiste singulier. Le lointain village et l’immense forêt sont à couper le souffle.
Le Petit Chaperon rouge, naïf, est très stylisé et franchement craquant… et le loup vraiment effrayant ! Pas de naïveté, ni d’édulcoration pour cette version du célèbre conte, dont le but était bien de faire frissonner.

⇒ sur Decitre

Kiona nous raconte le Petit Chaperon Rouge de Perrault suivi d’une conférence.

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Kiona nous raconte le Petit Chaperon Rouge, dans la version proposé par les frères Grimm, suivi d’une conférence.

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Kiona nous propose une liste d’autres version du conte en tapuscrit

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Et pour finir la série, Kiona nous propose une synthèse

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Et voilà c’est fini ! On se retrouve la semaine prochaine pour la deuxième piste du jeu : contes dont le héros est une femme.

 

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