Archives pour la catégorie BD

Le concile des arbres

J’ai trouvé cette bd au rayon jeunesse de la bibliothèque. Je cherchais quelques lectures à me mettre sous la dent pour le challenge Halloween. Et la couverture m’a tout de suite attiré.

Couverture Le concile des arbres

Dans un univers ressemblant à l’Angleterre victorienne mais avec des nom aux sonorités bien française, nos deux héros, deux agents du ministère inquiétant sur les phénomènes paranormaux, sont appelé à enquêter sur une étrange histoire impliquant des enfants disparu et retrouvé dans une carrière près d’un hôpital où, depuis, toutes les nuits ils entrent en transe et scandent d’étranges parole. Mais ce qui intrigue nos enquêteur c’est l’attitude du docteur et du directeur de l’hôpital.

Une chouette bd, que j’ai lu avec beaucoup de plaisir. J’ai bien aimé l’ambiance, les personnages et le dessin. Cela a même un goût de trop peu. J’aurais aimé que ce soit une série pour suivre le duo dans d’autres aventures.

Le duo est classique mais efficace, leur jutes verbales ne manquent pas d’humour et c’est amusant de les voir se lancer des piques.

feuilleter l’album

la fiche sur le site de l’éditeur

à lire aussi l’avis de Mo


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Alisik – tome 1

Aujourd’hui c’est BD. J’ai déniché cette bd, au rayon jeunesse de notre bibliothèque. Je flânait dans le rayon quand je suis tombé par hasard sur le premier tome d’Alisik de Helge Vogt et Rufledt Hubertus, publié chez Le Lombard. Cette bd, avec son ambiance gothique me semblait bien coller au thème du mois d’octobre.

Tout commence dans un cimetière, une belle jeune fille se réveille dans une tombe, une étrange troupe de fantôme est là pour l’accueillir. Alisik est morte, mais va-t-elle accepter cette terrible nouvelle ? Coincée dans ce cimetière avec les autres « post-mortem », des âmes pas encore prêtes pour l’ultime voyage, Alisik n’a aucun souvenir d’avant sa mort. Dans ce cimetière elle rencotre un jeune homme aveugle qui peut l’entendre.

L’ambiance est au poil, fantôme, cimetière, le monde de la nuit… il y a même des chats noirs. Et en plus ça se déroule à la période d’Halloween. Que demander de plus ? Ben, tout le reste. Si le graphisme, entre gothic kawaii et esthétique à la Burton n’est pas sans charme, je n’ai pas totalement accroché à l’histoire. Je n’ai pas trouvé les personnages touchants et on n’apprends pas grand chose dans ce premier tome. Il y a bien un petit mystère qui semble se profiler à la fin mais pas assez de tension pour me donner envie de lire la suite.

Je ne dirais pas que j’ai été déçue mais c’est une lecture que j’aurais vite oublié.

Malgré tout vous avez envie d’en savoir plus ?

sur le site de l’éditeur

→ Vogt Helge : site, twitter, facebook


 chut les enfants lisent

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Kushi tome 2 – La tanière du loup

Nous avions aimé le premier tome de Kushi, la nouvelle série qui réunit Patrick Marty (au scénario) et Golo Zhao (au dessin).

Dans le deuxième tome, on retrouve notre petite aventurière des steppes. Elle se cache avec sa chienne, mais les hommes de Bold ont réussi à retrouver sa trace. Plein de bonnes intentions mais aussi de maladresse, Tilik, le meilleur ami de Kushi vient à sa rescousse. Enfin,ça c’était son intention, parce qu’en réalité il ralenti sa fuite et les met ainsi tous en danger. Bold cache quelques chose, et Kushi est en train de se diriger là où il ne faut pas. Bold ne veut aucun témoin. Réussiront-ils à échapper aux griffes de cet odieux personnage ?

Résultat de recherche d'images pour "Kushi tome 2 - La tanière du loup"

On retrouve le trait de Golo Zhao qui fait le charme du premier tome. C’est doux, c’est rond et plein d’espièglerie dans les visages de ses deux enfants, réunis pour le meilleur et pour le pire dans une aventure qui se révèle bien plus dangereuse qu’on aurais pu espérer. Bold se montre encore plus cruel dans se deuxième tome. Et les villageois encore plus stupides et cupides. Seuls les parents de Tilik, le vétérinaire et et la grand-mère de Kushi semblent avoir un cœur.

Ce contraste est, d’ailleurs, un peu trop marqué à mon goût, si cela permet de faire ressortir certains personnages (comme le vétérinaire, par exemple) je trouve que ça manque un peu de subtilité. Tout le monde à l’air idiots et du coup c’est un peu trop grotesque et caricatural. Ils sont cupides, soit, mais Bold est ostentatoirement hostile, cela devrait mettre la puce à l’oreille des villageois. Ils devraient sentir le coup foiré qu’il est en train de leur jouer. Or, seul le père de Tilik semble avoir un peu de recul.

Enfin, n’oublions pas que nous somme dans une bd jeunesse, et que cette exagération vient amener un côté cartoonesque à l’histoire. Des villageois très idiots, une grand-mère complètement loufoque, une héroïque téméraire, sans oublier Tilik , l’amoureux transit et maladroit. Le tout fonctionne, c’est agréable à lire, joli, rythmé, avec des personnages attachant (et d’autres détestables). Finalement le défaut de cet album, c’est de finir trop vite ! Vivement le tome 3, plus longtemps à attendre, sa sortie est prévue pour le 29 septembre 😉

L’avis de Mimiko : « C’est trop bien »

Kushi tome 2 sur le site des éditions Fei

à lire aussi l’avis de Mes échappées livresques


Merci aux éditions Fei pour cette lecture


chut les enfants lisent

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They’re not like us – tome 1

C’est avec un peu de retard que je vous parle enfin du premier tome du comics They’re not Like us d’Eric Stephenson et Simon Gane paru en janvier 2017 chez Jungle éditions.

J’ai remporté cet album lors de la dernière masse critique de Babelio dédié à la BD. Comme à chaque fois lors des masses critiques, j’ai choisi au feeling, me laissant porter par la première impression laissé par la couverture et le titre sans trop prêter attention au résumé. Ce qui fait que quand je reçois le livre, je suis vierge de tout à priori. Je ne connaissais pas les auteurs, ni même la maison d’éditions. J’avais complètement oublié le sujet quand j’ai enfin ouvert ce comics de luxe (j’entends par là gros volume à la couverture cartonnée).

Une jeune femme, en haut d’un immeuble, est sur le point de se suicider. La scène, pathétique, n’est pas très engageante. Mais voici qu’un homme arrive pour la secourir… en la poussant ? Hospitalisée, après avoir survécu à sa chute, l’homme vient à nouveau à son secours pour l’aider à s’échapper. A moins qu’il ne soit en train de l’enlever? Confuse, elle le suit et atterrit dans la maison des monstres. Monstrueux ne sont pas tellement leur pouvoirs surhumains, mais leur mode de vie plain de haine et de rancœur. Ils n’hésitent pas à attaquer violemment les « normaux », qu’ils méprisent plus que tout, pour obtenir ce qu’il désirent. « Parce que nous le pouvons » est leur justification.

Ici, la jeune femme découvre qu’elle est télépathe et non folle comme on lui fait croire depuis des années. Grâce au pouvoir de l’homme qui se fait appeler la Voix, elle découvre enfin la paix d’esprit, son pouvoir étant mis en dormance. Mais c’est une paix de bien courte durée puisque le mode de vie du groupe la dérange profondément. Elle a beau avoir souffert de la non compréhension de son pouvoir par son entourage, elle ne partage pas la soif de vengeance de ses compagnons.

On est assez vite intrigué par les histoires du groupe. Bien que leur violence soit écœurante, et leur mépris des « normaux » puérile, on veut découvrir comment ils ont atterri ici. Tous ont connu l’exclusion, le rejet et parfois même la maltraitance. Mais cette injustice subie suffit-elle à justifier leur mode de vie ? On est à la fois touché par leur fragilité et repoussé par leur égocentrisme. En somme, ils sont très humains. Bien qu’ils soient tous adultes, ils se comportent comme une bande d’ado en pleine rébellion, une rébellion particulièrement violente. Ne serait-il pas tant de grandir ? La venue de Syd sera-t-elle l’étincelle qui engendrera un profond changement ? Suite au prochain épisode 😉

Un bon premier tome qui prends le temps de poser le décor et présenter les personnages avant de nous offrir un cliffhanger sur les dernières pages. De quoi donner envie de découvrir la suite.


Pour aller plus loin :

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Pas à pas, à l’écoute du silence

Couverture Pas à pas, à l'écoute du silence

C’est étrange, je n’arrive pas à écrire sur cette bande dessinée. Voici un mois que je l’ai lu et un mois que je veux en parler, mais je ne trouve pas les mots. Chaque fois je reste bloquée sur la page blanche. J’ai tout d’abord pensé que je devais me laisser le temps de digérer la lecture, mais là il faut que je me lance où le souvenir de mes premières impressions va s’estomper.

La première chose qui m’a marqué dans cet album c’est sa couverture, sobre, poétique et intrigante. Elle a su me donner envie de découvrir ce récit. Puis vint le feuilletage, et l’impression fut toute autre. Mon premier ressenti face au dessin était négatif. Je n’aimaient pas trop le style, mais surtout ce qui me dérangeait c’était le manque de différenciation dans les visages, tout le monde à la même tête et un simple coup œil ne permet pas savoir si on a à faire à un vieux ou à un jeune, une femme où un homme. Cela me troublait et j’allais et venais entre les page avec l’obsession d’identifier le sexe de l’un de personnages sans me poser pour lire. Très vite j’ai compris que je n’abordais pas du tout la bd de la bonne manière. Pas à pas n’est pas un album qui se feuillette. Il faut y entrer par la grande porte, faire les présentation et petit à petit s’y sentir comme chez soi.

J’ai donc appuyé sur le bouton restart de ma lecture et suis revenu à la première page. J’ai commencé à lire…

Un auteur de BD en mal d’inspiration loue une petite maison de campagne en Bretagne pour fuir sa trop grand popularité qui semble bloquer sa créativité. Là, lors d’une soirée, il rencontre une femme qui l’intrigue. Elle joue les stars avec ses lunettes noir. Du moins c’est la première impression qu’il en a. En réalité elle est aveugle depuis un terrible accident survenu quelques années plutôt. Au fil des rencontres une relation intime se lien entre l’auteur en mal d’inspiration et cette femme en pleine reconstruction de soi. Leur échanges se construisent autour d’une troisième rencontre, celle avec Chu Ta, un peintre chinois du XVII siècle.

pas à pas à l'écoute du silence

Alors que mon impression au feuilletage était assez négative, en me plongeant vraiment dans la lecture, mon sentiment était tout autre. Les premières pages ne me parlaient pas, le personnage est peu attachant. Puis la rencontre s’opère, entre Pierre et Lucie, entre Pierre et Chu Ta, mais aussi et surtout entre le récit et le lecteur.

J’en oubliais mes premières impressions sur le dessin pour me laisser séduire par le cadrage qui ne donne pas une vue d’ensemble mais un ensemble de détails : des lèvres, une mains sur le bol chaud de thé, un livre posé sur la table… Cet ensemble de détails donne, je trouve, un aspect très sensuel au récit.

J’ai été très touché par cet album mais je ne serais pas vraiment dire pourquoi. Il se dégage de cette histoire une intimité et une poésie qui m’a touché en plein cœur sans que je sache exprimer clairement ce qui m’a touché. Peut-être cette façon de regarder le détail, l’instant présent. Il y a quelque chose de très zen dans ce récit, que l’on retrouve parfaitement dans l’esprit de la couverture.

Une très belle surprise qui, comme dit-on, m’a sorti de ma zone de confort.


Pas à pas, à l'écoute du silence - Couverture (cliquer pour agrandir l'image)Pas à pas à l’écoute du Silence

Tanguy Dohollau

Des ronds dans l’O éditions

collection roman graphiques

2017

sur le site de l’éditeur

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Cuba père et fils

Jacques et Pierre Ferrandez sont père et fil, tous deux dessinateurs. Ensemble ils sont parti à Cuba, une première fois en en juillet 2007, puis une seconde fois fin 2007 après l’annonce du retrait du pouvoir de Fidel Castro. De leurs voyages est né cet album qui allie une courte bd, des photos, des dessins et des croquis ainsi que de nombreuses information sur Cuba et la vie des cubains.

Ce qui est intéressant avec cet album c’est le mélange de genres à la fois bd, carnet de voyage et guide touristique c’est un peu l’album à tout faire sur Cuba. La bd d’une trentaine de page raconte une tranche de vie. On y fait la connaissance de Ronald, un jeune cubain qui se sert de sa vieille voiture hérité de son père pour promener les touriste et se faire quelques CUC (monnaie utilisé par les touristes) et de son père, ancien révolutionnaire mis au banc par les siens qui revient pour récupérer la vieille voiture. Dans la rencontre entre le père et le fils ce sont 2 Cuba qui s’affrontent : celui de la révolution et de la résistance face au géant américain incarné par le père qui malgré les problèmes croit toujours aux idéaux de la révolution et le nouveau Cuba, celui des jeunes incarné par Ronald qui rêve d’Amérique et qui reproche aux révolutionnaires l’état de pauvreté du pays où tout le monde doit user du système D pour pouvoir subvenir à ses besoins.

Après cette incursion dans la vie de 2 générations cubaines, Pierre et Jacques nous racontent le Cuba qu’ils ont visité. Sous forme de dictionnaire, on découvre les principales villes, les principales activité, de nombreux aspects de la vie quotidienne. De informations historiques, géographiques et politiques mais aussi leur vécu, leur rencontres, leurs expériences. Le Cuba qu’ils ont découvert en 2007. Cette partie est illustré à la fois de photo et de croquis et dessins des deux auteurs. C’est intéressant mais un peu long. J’avoue avoir sauté quelques paragraphes.

Une bonne introduction pour qui souhaite comme moi s’intéresser à Cuba sans rien y connaitre.


Lu dans le cadre du mois cubain

janvier 2017 – Cuba
sphère familiale
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Allons à Is

Connaissez vous la ville de Is ? (Aussi écrit Ys) Aujourd’hui nous allons partir ensemble à sa rencontre. Découvrons la légende et quelques livres qui en parlent.

La légende

Comme pour de nombreuses légendes il existe plusieurs variantes de la légende de la ville de Is et du destin de la princesse qui la gouverne. Je distinguerais deux courants dans toutes les versions que j’ai pu lire, la pro-celte et la pro-chrétienne.

Dans la version pro-celte, Dahud, la fille du roi Gradlon est victime d’une machination qui la mènera à sa perte. Jeune femme, libre et indépendante, fait de sa ville Is (ou Ys) un bastion de résistance face à la christianisation qui gagne toute la Bretagne. Gwennolé, qui a converti Gradlon veut faire tomber la ville de Ys et envoie un homme la séduire pour quelle vole les clés de la ville. L’homme ouvrira les portes de la ville à marrée haute et la ville sera engloutie sous les flots. Gradlon parvient à s’enfuir avec Dahud, mais pour sauver sa peau, en suivant les conseils de Gwennolé, il abandonnera sa fille qui de chagrin se transformera en marie-morgane, mi-femme mi-poisson qui prendra le nom de Ahes. Depuis ce jour elle hante la mer et se venge en noyant les marins qui succombent à sa beauté.

Dans la version pro-chrétienne on retrouve exactement la même structure du récit à un détail pré : Dahud n’est plus une victime mais une horrible créature ayant mérité son triste sort. On raconte que chaque nuit la princesse prend un nouvel amant et qu’au petit matin elle le jette par la fenêtre de sa tour. Un jour elle est séduite par le diable qui lui demande les clés des la ville. La suite de l’histoire vous la connaissez. Saint Gwennolé sauve le bon roi en le persuadant d’abandonner sa mauvaise fille et celle-ci se transforme en créature de malheur qui séduit les pauvres marins innocents…

Pas la peine de vous dire pour laquelle des deux versions j’ai un penchant, si ?

Les albums jeunesse :

Ker-Is ~ Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux

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Reprenant une version pro-celte de la légende, cet album présente la belle Dahud comme une victime. Et Gwennolé y fait vraiment peur avec sa tête de constipé ! Le prêtre déteste la jeune femme car elle est libre et indépendante, et parce qu’elle ne reconnais pas le Dieu unique de Gwennolé, contrairement à son père.

Gradlon est pourtant ici présenté comme un brave homme aimant sa fille plus que tout. Alors que dans certaines vessions de la légende Gradelon pousse sa fille pour sauver sa propre vie, ici Dahud tombe du cheval et malgré ses efforts le père n’arrive pas à la sauver. Si j’ai trouvé que cette vision édulcore un peu l’histoire, pour un album jeunesse c’est bien mieux. L’enfant aura une vision positive du père qui n’est jamais remis en question dans la chute de la ville de Is et la mort de sa fille. Celle-ci, recueillie par la mer se transforme en morgane (créature marine semblable aux sirènes).

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Les illustrations de Jérémy Moncheaux sont très belles et le texte de Jean-Pierre Kerloc’h est agréable. Cet album est paru chez Albin Michel jeunesse.

La fiche de l’éditeur c’est par ICI.


Bande Annonce KER-IS par grmone

Vous pouvez également lire l’avis d’Herisson

Découvrez le blog de l’illustrateur ici et une interview sur La mare aux mots.

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Les Mari Morgans et autres légendes de la mer

Je me suis offert cet album lors d’une excursion à Nantes. Ado cette ville était un des endroits que j’aimais le plus visiter. J’adorais flâner dans les rues aux alentours du château. C’est dans une petite boutique aux allures fantastiques que j’ai déniché ce bouquin qui depuis m’a suivi dans tous mes déménagements. Après avoir passé quelques années dans des cartons il a enfin retrouvé sa place sur mes étagères. J’ai retrouvé tout le plaisir de mes années de jeunesse en feuilletant ce livre. J’aime beaucoup les illustrations de Pascal Moguérou. Ce livre recueille plusieurs histoires des créatures marines peuplant les légendes Bretonnes. Parmi les diverses créatures et histoires on retrouve la ville de Is et la belle Ahès.

Ahès, heman Mari Morgan
E skeud al loar, dan noz, a gan

Ahès, maintenant Mary Morgane,
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante

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La Bande Dessinée :

Ys la légende ~ Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov

Sorti chez Soleil en 2011. Scénario de Jean-Luc Istin, dessin de Dejan Nanadov (couleurs de Alex Gonzalbo et couverture de Esad Ribic)

résumé : Les Highlands… Ve siècle. Gradlon est un jeune Picte destiné à devenir le chef guerrier de son clan. Il subit dès son enfance une initiation hors du commun, bravant les grands froids, bravant la douleur, bravant les dieux eux-mêmes. Gradlon rencontre alors Scathach l’immortelle, sorcière des îles de Skye, celle qui fut le maître des plus grands guerriers de Bretagne. À l’issue de son enseignement, il devient un Berzerker. L’ultime guerrier dénué de toute peur ! Mais c’est la trahison de son frère et de tout son clan qui va faire de lui un héros légendaire, celui qui régnera sur YS, l’île-cité. (source : BD Sanctuary)

Mon humble avis : à l’heure où je vous parle je n’ai lu que le premier tome et j’ai bien aimé. La couverture est superbe et même si j’ai été surprise d’apprendre en l’ouvrant qu’elle n’était pas du même dessinateur que le reste, j’ai aussi aimé le dessin et la couleur de cette bande dessinée (pourtant je suis plus très bd en couleur depuis que je me suis mise au manga). Ici je suis très vite entrée dans l’ambiance et même si je trouve qu’il y a quelques défauts  du genre comme la nana à moitié nue avec une robe hyper échancrée pour… marcher dans la neige…. Je trouve que les auteurs ont fait un bon travail. Il y a de la tension, du rebondissement et du super-héro sauce fantasy, j’ai nommé Gradlon. Dans ce premier tome il n’est pas encore question de la ville de Ys, on y découvre les origines de Gradlon, le picte. On suit son apprentissage et le tome se termine avec la naissance de sa fille Ahès.

Heu… minutes, c’est pas Dahud le nom de sa fille ? Ben si mais bon après sa devient Ahès et c’est trop compliqué à expliquer. Ahès dès la naissance c’est plus facile à retenir et puis c’est plus joli comme nom :p

Allez ne soyons point tatillon on est pas à un détails près. Dans cette version Ahès est la fille d’une reine picte que Gradlon arrache aux griffes de son maléfique frère et du mari de la belle, un salop. Sauf que tout fini mal pour qui veut devenir héros et du coup… ben faut lire la BD pour le savoir.

En tout cas j’ai apprécié la lecture et je vais sans doute me procurer la suite

-_-_-

La ville d’Ys ~ Rodolfe et Alzate

Sorti chez Dagaud en 2013, la série est toujours en cour avec 2 tomes pour le moment. Scénario de Rodolphe, dessin de Raquel Alzate

Résumé : Dahud, belle comme un astre et noire comme l’Enfer, est la fille de Gradlon, roi légendaire de Cornouailles. Afin de satisfaire la folie de sa fille, le roi fait construire Ys, la plus belle cité du monde. Cette ville entourée par la mer est protégée des flots par des enceintes immenses. Un système complexe mais ingénieux permet, selon les marées, d’en ouvrir les portes.

Mon humble avis : Comme dans la précédente bd, c’est Gradlon qui est ici au centre de l’histoire, mais celle-ci commence quand Gradlon est déjà roi. Il attaque une cité sans succès et se retrouve seul. Il rencontre alors Magdalen, la reine de la cité qui le séduit. Une femme étrange et inquiétante à qui il donnera une fille

Voilà ta fille, Gradlon. Prends grand soin d’elle.

Tu l’appellera Dahud

Ici la fille de Gradlon à gardé son nom 😉 En revanche la légende comporte un élément étrange : en partant avec Magdalen, Gradlon quitte notre espace temps et quand il revient en Bretagne 40 ans ont passé depuis son départ alors que lui n’a pas pris une ride. Je vous laisse imaginer le choc.

On rencontre également dans ce tome Gwenolé, un des personnages clé de la légende de Ys.

J’ai un peu moins accroché qu’avec l’autre titre. Le dessin est intéressant mais le côté un peu flou m’a perturbé. Quand au récit ça manquait, pour le coup, de tension. J’ai quand même envie de lire la suite 🙂

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Merlin – tome 1 : La colère d’Ahès ~  Istin et Lambert

Cette série est également sortie chez Soleil dès 2003 pour le premier tome, toujours avec un scénario de Jean-Luc Istin mais avec Eric Lambert au dessin (et Stambecco aux couleurs).

résumé :  Lentement, l’ancienne tradition liée aux Dieux celtes s’éteint… Le peuple l’oublie au profit du Dieu Unique. Mais c’est sans compter la déesse Ahès !
Aidée de son plus fidèle elfe, elle échafaude un plan afin de regagner l’estime de ses anciens fidèles, en créant un sauveur entièrement dévoué à l’ancienne tradition.
Elle ordonne alors à Elaüm, un esprit des airs, de se lier à une vierge… Mais ses plans se dérouleront-ils comme prévus ? (souce : BD Sanctuary)

Mon humble avis : Pour le coup j’ai été super déçue ! Je n’avais pas lu le résumé au même temps… J’ai vu Ahès j’ai foncé. Mais ici les auteurs récupèrent ce nom pour en faire tout autre chose. Ahès est une sirène, ici elle devient déesse. Son job c’est de noyer les marins, ici elle veut rétablir la gloire des dieux anciens… Bon ok. Dahud, avant de devenir Ahès a résisté pour préserver les rites celtes et a combattu la foi en un dieux unique, mais c’était une princesse, pas une déesse et puis cela l’a mené à sa perte.

Je suis déçu parce que je n’ai retrouvé absolument aucun élément de la légende que je cherchais. Sinon la bd est agréable. Ironie du sort dans ce premier tome (je n’ai encore une fois lu que le premier) on assiste également à la naissance d’un personnage mythologique, mais ici ce n’est pas Ahès/Dahud qui naît, mais Merlin le futur enchanteur. Une autre légende qu’il me faudra explorer 🙂

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La cathédrale engloutie

C’est avec cette bd de 1987 que j’ai découvert la légende d’Ahes. Comme quoi une bd acheté au puce peut avoir de lourdes conséquences (private joke 😉 )

résumé : Cuscute Le Pouete, fils et petit-fils de marins bretons, peut voir les créatures des contes, invisible à l’oeil des simples mortels. Avec ses deux amis, il voyagent à bord de la maison volée à Baba Yaga. En Bretagne pour une visite familiale, il partent à la rencontre de Ahes, la marie-morgane qui a enlevé Houarn, un marin du village.

Mon humble avis : Je l’ai lu il y a une éternité et j’ai un attachement affectif particulier avec cette bd. Je ne suis pas sûre de pouvoir donner un avis impartial. Je garde un très bon souvenir. Une joli histoire, des personnages très pittoresque, beaucoup d’humour et surtout très peu de prétention.

-_-_-

La musique :

Ahès ~ Nolwen Leroy

Comme je ne parle pas breton, j’ai cherché la traduction et je l’ai trouvé ICI. Voici ce que disent les paroles :

Dans les plis de sa robe
Où luit la couleur de la nuit
Je noie mon chagrin
Je te pleure…

Du haut de la falaise,
Dans le secret de la pénombre
Je lave ma faute
M’entends-tu ?

Refrain :
De Basse-Bretagne à la mer d‘Irlande
Je me nomme Ahès
Et, je t’attends…
Je pleure le jour, je chante dans la nuit
Et je t’attends, je t’attends…

Le froid m’inonde
Héritage de la perdition
De ma vie délurée
Je m’approche de toi…

Le regret me tenaille
Complainte de mes sujets
Damnés dans la Cité d’Ys
Je suis si près de toi…

Des ailes blanches
Une rumeur gronde sur le rivage
Âme déchainée
Je viens vers toi

Sur le pas de la porte
Des bras froids et humides
Dans la chaleur du foyer
Son cœur s’ouvre…

Cette chanson est extraite de l’album Ô fille de l’eau sorti en novembre 2012.

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Castro ~by Yomu-chan

Bonjour ! Aujourd’hui, dans le cadre du mois consacré à Cuba dans le challenge Amérique Latine, je vais vous parler de Castro une bande-dessinée signée Reinhard Kleist.  Et oui comme je voulais approfondir mes maigres connaissances sur l’histoire de Cuba et le mythe qui est né de Fidel Castro je me suis dirigée vers un ouvrage explicatif et un peu historique, mais comme tout ça à l’air bien dense et bien compliqué j’ai préféré une BD qui apparaît toujours plus accessible. Voilà donc comment je me suis retrouvée avec Castro dans les mains.

Castro prend la forme d’un témoignage, on suit le récit de Karl Mertens un vieux journaliste  allemand qui a suivit la révolution et qui est resté à Cuba une fois celle-ci accomplie. Ainsi on observe comment l’engagement optimiste de Fidel Castro et des nombreux jeunes révolutionnaire se transforme petit à petit en régime autoritaire et en désillusion pour beaucoup. A travers ce récit on voit se dresser le portrait de cet homme presque mythique qu’est devenue Fidel Castro.

Il s’agit d’une bande-dessinée assez longue d’environ 300 pages, qui prend le temps de faire le tour du problème. Elle est fournie en informations historiques ne lésinant pas sur les dates et les événements marquant.  On le ressent tout de suite, Reinhard Kleist a tenté de nous donner un ouvrage réaliste. On le voit dans le dessin, en noir et blanc mais composé de traits durs et crus, Reinhard nous donnes à voir des visages marqués sur les quels ont voit la vie  et ses épreuves. Mais on perçoit également le réalisme dans sa façon de traiter les personnages et les intrigues, jamais il ne cherche à romancer ou dramatiser les faits, et c’est finalement assez agréable, ça nous permet d’appréhender l’histoire au plus près de la vérité (ou du moins c’est l’impression que ça donne, et puis l’auteur semble être relativement bien documenté !)

Ce qui m’a particulièrement plu dans cette bande dessinée c’est le parti pris de l’auteur consistant à raconter l’histoire dans la bouche de ce journaliste Karl Mertens. Cet homme est tombé amoureux de la révolution (à tel point qu’il adopte Cuba et abandonne son pays natal) et malgré tout ses amis et amours qui finissent par tourner le dos face aux choix de gouvernance de Fidel Castro, il a beaucoup de mal à admettre qu’elle est un échec. C’est très judicieux de nous faire voir les faits à travers ses yeux plein d’espoirs et de passion car ainsi on comprend mieux comment on en est arrivé là, comment on a laissé faire.  C’est toujours en s’immergeant dans la psychologie des individus ordinaire que l’on devrait cherchant à comprendre l’Histoire, car on aurait tous pu être cet homme.

Pour conclure je dirais que c’est une bonne bande dessinée si l’on cherche à s’informer, en revanche je ne dirais pas qu’elle est le livre idéal si on cherche un moment de divertissement. Moi je l’ai lu avec un oeil « d’élève ». Elle aurait tout à fait sa place dans un CDI ou une bibliothèque.

Sur une des premières page, un peu noyée entre les remerciement et les infos d’impression on trouve la citation suivante :

« En s’emparant du pouvoir, le révolutionnaire s’empare aussi de l’injustice du pouvoir. »

Octavio Paz.

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Kushi, une aventure dans la steppe mongole

Kushi, est la petite dernière du catalogue bd des éditions Fei. Dans le même petit format que La balade de Yaya (13x18cm) et avec toujours Golo Zhao au dessin Kushi nous amène aussi en Chine mais cette fois dans les steppe mongole des années 80. Au scénario Patrick Marty.

Kushi est une petite mongole qui vit avec la vieille chamane du village. Elle  est brillante mais très indépendante et s’attire les foudres d’un homme d’affaire véreux qui la voit comme une menasse. En effet Kushi est toujours là pour défendre la steppe et sa nature quand le bandit tente de piller ses ressources. Malgré son attachement à la steppe et le bien fondé de ses mots, Kushi n’est pas soutenue par les villageois qui voit en elle une petite sauvageonne. Ils préfèrent écouter le chef qui pourtant magouille lui aussi avec le bandit. Heureusement Kushi peut compter sur quelques alliés.

Dans ce premier tome on fait connaissance avec la jeune fille et son entourage avant de la voir partir à l’aventure. Le tome se termine par le début d’une grande aventure qui mènera Kushi à traverser la steppe fleurie en compagnie de sa chienne fidèle.

Une jolie bd qui nous parle de l’importance de sauvegarder les traditions et l’environnement, un combat qui se heurte à des gens sans scrupules qui ne cherchent que le profit et qui au nom du progrès nuisent à leur propre environnement.

Mais c’est aussi un conte d’aventure qui fera rêver le petit lecteur lui fessant découvrir les paysages somptueux de la steppe mongole.

Niveau dessin on retrouve la rondeur et la douceur de Golo Zhao mais je le trouve un peu trop lisse, trop propre. Je préféré l’aspect un peu brouillon de Yaya. J’aime bien son petit format à l’italienne (où plutôt à la chinoise)

le petit mot de Mimiko : J’ai aimé la fille et sa chienne. Et j’ai aimé l’histoire. J’ai envie de lire la suite. Moi je préfère le dessin de Kushi à celui de Yaya.

BD jeunesse pour les 9-12 ans (et plus si affinité)

sur le site de l’éditeur

à lire aussi les avis de Mo et Johanne

Merci aux éditions Fei pour cette lecture.


avec devine qui vient bloguer
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Une année dans le Château des étoiles

En attentant la sortie du troisième tome prévue pour le printemps 2017, Rue de Sèvre à sorti en novembre dernier un très joli coffret. Une belle idée de cadeau dont j’aurais aimé vous parler avant les fêtes mais… c’était vraiment pas possible ! Heureusement pour moi et pour le blog, les vacances c’est fini. Je retrouve le temps de me poser, lire et écrire. Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je vais vous dire quelques mots sur ce coffret qui reste quand même une belle idée de cadeau 🙂

La série ne m’était pas inconnue puisque il y a 2 ans Yomu-chan, qui était venue au Festival d’Angoulême avec moi, avait rapporté le premier tome ainsi qu’un joli poster qui depuis nous invite à la rêverie. Mais j’avoue, malgré les éloges qu’elle m’en avait fait, je ne l’ai pas lu. Mea culpa.

Heureusement les édition Rue de Sèvres sont là pour me rappeler à l’ordre 🙂 quand on m’a proposé de découvrir le coffret, j’ai sauté sur l’occasion pour enfin  prendre le temps de m’intéresser à ce titre. Je commence dont par la fin puisque je découvre ce coffret, une avant première du troisième tome, avant de lire les 2  premiers tomes de la série.

Dans une jolie boite cartonnée on découvre 3 objets :

une gazette avec le premier chapitre du troisième tome, dont je repousse la lecture de quelques semaines afin de garder la surprise. J’ai tout de même pris le temps de profiter des illustrations en très grand format. Et ça donne très envie de lire la série !

Un almanach composé d’illustration détachable et des strips inédits. C’est a la fois un superbe calendrier (il ira très bien dans mon bureau), et des mini-poster détachable une fois le mois achevé. De quoi décorer toute une chambre et se croire dans le Château des étoiles. C’est vraiment très joli et bien pensé.

Enfin un éthernef à monter (sans colle ni ciseaux!) Là… je ne dirais rien. Yomu-chan a voulu le monter toute seule et… elle est pas très doué pour les loisir créatif, faut croire… Elle a un peu galéré. A déchiré quelques bout qui ne voulait pas bien se détacher et a essayé de monter les ailes à l’envers. Heureusement elle a craqué et m’a demandé de l’aide avant que ça finisse en catastrophe. L’éthernef est sauvé ! Et il trône sur l’aquarium du salon. Mais je n’ai pas eu le plaisir de le monter moi-même.

Que dire de plus sur ce coffret, un bel objet pour les fan de la série, mais aussi une façon de faire découvrir cet univers à ceux qui ne l’ont pas encore lu. En tout cas moi ça m’a donné envie 😉

pour en savoir plus sur la série allez voir le site : www.lechateaudesetoiles.com

Merci aux éditions Rue de Sèvre pour cette découverte

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