Archives pour la catégorie BD

Les cent nuits de Héro

Les cent nuit de Héro était dans la sélection officielle du Festival international de la BD d’Angoulême (festival dont j’ai déjà parlé ici). C’est à cette occasion que je l’ai découvert et lu. Si je vous en ai déjà très brièvement parlé, je me gardais cette chronique au chaud pour vous en parler dans le cadre du Mois des Contes et Légendes, car le conte est au centre de cette bande dessinée.

Les cent nuits de Héro

Isabel Greenberg, auteure britannique, revisite ici le conte des contes : Les Milles et une Nuit. Ce ne sera pas Shéhérazade qui conte chaque nuit une nouvelle histoire mais la jeune Héro, servante et amante d’une jeune demoiselle marié qu’un vilain homme veut séduire ou violer si elle ne se laisse pas faire. Tout comme Shéhérazade se met à raconter des histoires à son époux pour échapper à la mort, Héro se met à conter pour épargner à son amie l’humiliation.

Dans les contes de Héros, ce sont toujours les femmes qui sont au centre de l’histoire. Des histoires de femmes courageuses contées par des femmes non moins courageuse dans une société patriarcale où la femme ne jouit d’aucune libertés, pas même celle de pouvoir lire.

De très nombreuses histoires s’entremêlent dans cet album. Il y a d’abord la naissance du monde, créer par la fille du dieu Homme-Aigle. Puis l’histoire de Héro et de son amante, l’histoire de la ligue secrète des conteuses à laquelle appartient Héro. Et enfin, toutes les histoires que conte Héros pour faire passer le temps et empêcher le vilain homme d’accomplir son méfait.

Toutes ces histoires semblent s’inspirer de contes existant, mais je n’en ai reconnus que quelques uns, qui sont ici assez librement adapté, pour servir le propos : la résistance des femmes face à un monde misogyne.

Résultat de recherche d'images pour "les cent nuits de héro"

J’ai beaucoup aimé cet album, tout d’abord pour son graphisme riche et original qui ne laisse pas indifférent. Puis pour l’imbrication des histoires les unes dans les autres. J’ai trouvé ça très amusant d’y reconnaître des références que je connaissais, mais au même temps je n’arrivais pas à me souvenir de leur titres et j’ai trouvé ça agaçant. Une petite « bibliographie » à la fin ça aurait été génial.

La morale de l’histoire, je ne peux qu’y adhérer. Des femmes qui souhaitent devenir libres, qui refusent la domination de l’homme, c’est, malheureusement, toujours d’actualité. En mélangeant des vieux contes a un style et un ton très moderne, Isabel Greenberg réactualise le sujet et c’est très réussi. La morale des histoires qu’elle utilise change par rapport à la version originale et ce pour mieux servir son propos. Pas besoin d’être sauvé par un prince charmant ! que diable ! Voilà un livre qui devrait beaucoup plaire à Yomu-chan 😉

Résultat de recherche d'images pour "les cent nuits de héro"

Les cent Nuit de Héro de Isabel Greenberg est sorti il y a un an chez Casterman

⇒ à lire aussi l’avis de Mo’

sur le site de l’éditeur

le site de Isabel Greenberg , sur instagram, sur twitter

Résultat de recherche d'images pour "les cent nuits de héro"

Quelques unes des histoires qui, je pense, ont inspiré cet album :

  • les milles et une nuit (conte)
  • le bal des 12 princesses (conte des frères Grimm)
  • Cosi fan tutte (opéra de Mozart)
  • the two sisters (balade anglaise du XVII)

  challenge petit BAC 2018British mysteries 2016_2.jpg

Share

Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

sur le site de l’éditeur


Challenge un max de BD en 2018 British mysteries 2016_2.jpg petit bac

Share

Basil et Victoria

Si les premières pages d’Alvin m’avaient choqué par leur ton cru que dire Basil et Victoria de Edith et Yann, sorti chez Les Humanoïdes Associées. De tout évidence cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu de BD jeunesse !

Basil et Victoria sont deux petits vagabonds qui arpentent les rues du Londres du XIX. Et pour les petits vagabonds la vie et loin d’être un long fleuve tranquille. Les bas fond sont malfamé et Basil et Victoria sont amené à fréquenter des gens peu fréquentables.

Couverture de Basil & Victoria -5- Ravenstein

J’ai découvert la série avec le tome 5 que j’ai emprunté à la bibliothèque. Cela faisait un moment que je la voyais dans le rayons jeunesse et après m’être lancé dans le challenge British Mysteries je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir.

Edith et Yann sont deux auteurs français mais cette série est tout à fait dans l’ambiance des British Mystéries, nous sommes à Londres, la reine Victoria est sur le trône et ce n’est pas les mystères qui manquent dans la vie des deux jeunes vagabonds. Dans le tome 5, c’est un étrange monstre qui prends la forme d’un grand corbeau qui inquiète les enfants. Victoria va tomber amoureuse d’un beau ramoneur/voleur et va rejoindra ça bande tandis que Basil va être engagé pour retrouver les corbeaux de la tour de Londres. L’avenir de l’empire britannique en dépend !

Bien qu’il s’agisse du cinquième tome, cela ne m’a pas empêché de suivre l’histoire qui est complète. Cela m’a même donné envie de lire les autres tomes de la série. Série de 7 tomes sorti de 1990 à 2007.

Comme j’avais bien aimé ce cinquième tome je suis retourné à la bibli et j’ai emprunté les premiers tommes. Cette fois je les ai lu dans l’ordre ^^

La première chose qui m’a frappé dans le tome 1 c’est le dessin, il n’est pas exactement pareil. Il a une patine très différente même si on reconnais tout de suite les personnages.

Couverture Basil et Victoria, tome 2 : JackDans le premier tome, on découvre Basil et Victoria et leur vie dans les bas fond londoniens. Il vivent de petits larcin et de chasse au rats. Et les rats ça ne manque pas ! Un gars très louche leur propose de se faire un bon paquet d’argent en lui ramenant une jeune fille hindou qui s’est échappée de chez elle. C’est para hasard que Basil tombe sur elle. Si leur projet est dans un premier temps de la ramener chez elle pour gagner du fric, ils changent d’avis quand il découvrent les raison de sa fuite. Sur les marmots plane l’ombre de Sherlock Holmes. On ne le verra pas, en revanche les enfants vont avoir à faire au Dr Watson (pas vraiment montré sous un très bon jour).

Si l’ombre de Holmes plane sur le scénario du tome 1, c’est Jack l’éventreur qui hante le deuxième tome. Faut dire que ce sont deux figures incontournables du Londres de la fin du XIX. Une autre figure fait fait une apparition : Dickens en personne !

Entre une référence et l’autre, on suis les aventures des enfants, toujours aussi débrouillard et mal éduqués.

⇒ 


British mysteries 2016_2.jpg

Share

Des contes et légendes en BD

A l’occasion du mois des Contes et Légendes, j’ai fait un petit tour dans mes archives pour voir quels Contes et Légendes en bande dessinée j’avais déjà lu (et chroniqué).

  

Côté contes traditionnel, j’ai lu deux adaptation libres (voir très libres) des contes de Blanche Neige et La Belle et la Bête. Si le premier, Banche Neige, qui fait partie de la série A l’origine des contes, m’a plus, je ne peux pas en dire autant de la version que Sobral nous livre de La Belle et le Bête.

Dans la série A l’origine des contes, on part du principe que à chaque conte correspond un événement l’ayant inspiré. Evénement pour le moins sanglant, il n’y a qu’à voir la couverture avec cette Blanche Neige à la hache sanglante. Une couverture que j’aime beaucoup d’ailleurs. Après ce volume, j’avais envie de découvrir les autres tomes de la série. Honte à moi, je n’ai ai toujours pas lu d’autres !!

La Belle et la Bête en revanche m’avait déçu. Le titre manque de subtilité, utilise des recettes trop facile et j’avais pas vraiment accroché. Ça ne m’a pas tellement donné envie de lire Les Légendaires dont pourtant son fan mes filles.

Dans la catégorie conte traditionnel j’ai aussi casé le comics Château l’Attente que j’avais lu avec feu l’équipe K.BD. Une lecture dont je garde un bon souvenir. Ce n’est pas vraiment un conte en particulier qui est repris ici mais plutôt l’ambiance des contes qui y est caricaturé. A partir d’une adaptation de la belle au bois dormant, on s’éloigne peu à peu du conte tout en en gardant l’ambiance et les références.

  

Côté manga on joue sur le détournement et les références. Grimm manga reprends, vous l’aurez deviné, les contes des frères Grimm et en offre une version très typé manga si j’ose dire, tant du point de vu graphique que du point de vu du traitement des personnages. Il ya du fan service, les beaux gosses, les gros yeux et tout ce qui fait cliché dans le shôjo manga, mais j’y ai tout de même découvert des contes que je ne connaissais pas et ça c’est chouette. Avec Ludwig révolution on retrouve également les contes des frères Grimm auquel Kaori Yuki donne vraiment une allure glauque et gothique à souhait. Elle en fait des tonnes, mais c’est ça qui est drôle. Quand à Mär, il n’y a que l’inspiration qui se rattache à l’imaginaire des contes classiques. Pour le reste on est dans un shônen aventure classique, qui me m’a pas marqué.

Je vous propose également petite bibliographie des manga qui inspirant des contes et légendes. La liste est non exhaustive et vous pouvez la compléter en me laissant des références en commentaire.

  

Côté légende, il n’y en a qu’une : La légende de la ville de Ys. Une légende qui m’est chère et à laquelle j’avais dédié un article où j’y partageais plusieurs références et adaptations.

En bande dessinée je citais 4 titres. La cathédrale engloutie étant le premier que j’ai lu et celui qui m’a fait découvrir la légende. Une lecture qui remonte à 20 ans déjà !

Les autres séries, je les ai découvertes en faisant des recherches pour mon article. J’avais bien aimé le premier tome de Ys la légende malgré ses clichés. J’ai un peu moins accroché au premier tome de La Ville d’Ys et j’ai franchement été déçue par le premier tome de Merlin surtout parce que les auteur récupèrent le nom du personnage de la légende pour en faire quelques chose qui n’a absolument rien à voir. Du coup, ce n’est pas que la bd soit désagréable c’est juste que j’étais venu chercher une légende, et finalement elle n’était pas là. En revanche, comme le nom de la série l’indique, c’est Merlin l’enchanteur qui est ici à l’honneur. Aucune des séries ne m’avais franchement donné envie de les poursuivre même si je n’exclue pas de les lire un de ses jour, je n’ai pour le moment acheté aucune suite.

Voici pour ce qui est des archives du blog, une autres bande dessinée mettant à l’honneur les contes et légendes est prévue ce mois-ci : Les Cents Nuits de Héro. Rendez-vous le 17 mars 😉

Si vous avez d’autres suggestion lecture, laissez-les nous en commentaire 🙂


Share

Vies volées – Buenos aires Place de Mai

Vies Volées de Mats et Mayalen Goust, publié chez Rue de Sèvres (janvier 2018).

C’est tout d’abord la couverture qui m’a interpellé dans Vies Volées. Je la trouve très belle et intrigante. On a envie d’en savoir plus sur ces personnages qui nous regardent avec un regard à la fois tendre et triste.

Ce que nous en dit l’éditeur :

De 1976 à 1983, la dictature militaire qui régit l’Argentine fait disparaître près de 30 000 opposants politiques. Parmi eux, des jeunes femmes enceintes auxquelles leurs enfants seront arrachés à la naissance. Depuis 1977, leurs grands-mères recherchent ces 500 bébés volés …

En Argentine, de 1976 à 1983, sous la dictature militaire, 500 bébés ont été arrachés à leurs mères pour être placés dans des familles plus ou moins proches du régime. Plusieurs années après cette tragédie, les grands-mères de ces enfants ne cessent de se battre pour les retrouver. Interpellé par ce drame largement médiatisé, Mario, un jeune homme de 20 ans qui s’interroge sur sa filiation décide d’aller à la rencontre de ses grands-mères accompagné de son ami Santiago et décide de faire un test ADN, Les résultats bouleverseront les vies des deux jeunes gens et de leur entourage. À travers leur quête, on s’interroge sur l’identité, la filiation, la capacité de chacun à se confronter à ses propres bourreaux, à surmonter une trahison et parvenir à envisager un nouvel avenir.

En lisant cette bande dessiné on suit les histoires de deux jeunes homme et d’une jeune femme mais on découvre aussi un pan  de l’Histoire (celle avec un grand H) de l’Argentine. Je savais que l’Argentine avait vécu sous une dictature militaire et que de nombreux opposant avaient été éliminés mais je ne connaissais pas du tout le mouvement des grand-mères de la Place de Mai. C’est un épisode tragique et douloureux de l’histoire du pays qui n’a pas encore cicatrisé. Parmi les enfants volés, nombreux sont encore ceux qui n’ont pas été retrouvé et même pour ceux qui ont été retrouvé cela doit être extrêmement douloureux.

Ces sentiments complexes Matz et Mayalen Goust arrivent à très bien les mettre en scène. Le point par lequel on entre dans le mouvement de la Place de Mai montre déjà tout l’ambiguïté et la complexité du problème. Les deux amis qui se présenterons pour l’analyse ADN ont une approche complètement différente, l’un doute de ses parents, l’autre ne se pose même pas la question et pourtant, les résultats ne serons pas du tout ceux attendus et la vie des deux amis va en être bouleversé. Avec la vérité, arrivent tout un tas de sentiments : la colère, l’incompréhension, le sentiment de perte… un ras de marée qui peut emporter cette amitié. Pourtant de belles choses peuvent aussi ressortir de cette vérité révélée et non désirée.

Les personnages sont tous très attachant. Leurs histoires sont différentes, mais il se retrouvent tous confronté au problème d’identité et de filiation.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette bande dessinée. Et finalement je ne trouve pas les mots pour l’explique, j’ai plongé dans l’histoire et me suis laissé protée. J’ai adoré le dessin. Je le trouve très beau, expressif, on ressent la tension et l’émotion des personnages. Les dialogues sont aussi très agréables et naturels. S’il n’y a pas vraiment de surprise dans le scénario, cela emporte peu car on ne cherche pas tant à être surpris par les revirements de situation attendus que par voir la façon dont les personnages vont réagir.

J’ai trouvé cette lecture touchante, j’étais émue par les histoires personnelles tout comme par l’histoire du pays. Et c’est ce qui est particulièrement intéressant dans ce titre, non seulement c’est agréable à lire et à regarder mais on y apprends des chose. Du moins moi j’ai appris des choses que je ne savais pas et que j’ai envie d’approfondir.

Si je ne devait retenir d’un livre de mes lectures de février, ce serais sans doute celui-ci.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo’ et de Mes échappées livresques


 challenge petit BAC 2018


Le coin de curieux

Après avoir lu Vies volées j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce mouvement des mères (et des grand-mères ) de la Place de Mai.

Disparition et témoignageJe commence ma découverte pas cet épisode de La Marche de l’Histoire de l’année dernière avec comme invité Alice Verstraeten, auteur de Disparition et témoignage. Réinventer la résistance dans l’Argentine des « Mères de la Place de Mai » (2013)

Avant de se lancer dans la lecture de son livre, on peut lire son article Les disparus argentins de deuxième génération : vies paradoxales dans les limbes du social disponible en ligne, publié dans la revue Frontières ( numéro 27 – 2015)

De fil en aiguille je suis arrivée sur le site des Abuelas de Plaza de Mayo sur lequel on peut lire en français l’histoire du mouvement.

Voici un reportage de France 24 sur le témoignage des enfants retrouvé. Le pendant réel de ce que nous raconte Vies volées qui se place également du point de vue de ses enfants devenus adultes et qui découvrent de pas être ce qu’ils croyaient être.

Share

Nouveautés manga & bd #21 – Février 2018

Parmi les nouveaux manga prévus en février j’ai repéré les séries suivantes :

Le bonheur c’est simple comme un beto de Yuzu de Umettaro Aoi, chez Nobi Nobi !

résumé : Mugi est une petite ville verdoyante, calme et paisible, bordée par une mer tranquille. Dans cette petite ville, vit une petite fille, qui a ouvert un petit magasin de bento. Elle s’appelle Yuzu, elle a de l’énergie à revendre et surtout, elle sait toujours trouver comment remonter le moral de ses clients. Quelques ingrédients et beaucoup d’amour… c’est prêt ! Bon appétit ! (source : Manga News)

Pourquoi ? quelle question ! Parce que ça parle de bouffe pardi ! 😀 et puis j’aime bien les manga feel good, ça me détend.


Manga - Manhwa - Fruits Basket - Another Vol.1 Fruit Basket another de Natsuki Takaya, chez Delcourt Tonkam

résumé : Sawa Mitoma manque de confiance en elle. Alors qu’un professeur la réprime pour son retard, un charmant jeune homme vient à son secours. C’est Mutsuki Soma, le vice-président du conseil des élèves ! Il va immédiatement repérer la fragilité de Sawa et lui tendre un piège en la faisant entrer au conseil des élèves. Fini l’anonymat, le repli sur soi, elle est obligée de se révéler! (source : Manga News)

pourquoi ? A vrais dire le pitch ne m’attire pas du tout et le couverture pas vraiment non plus mais j’avais aimé Fruit Basket, du coup je suis curieuse. De là à acheter la série… je ne pense pas. Mais si l’occasion se présente j’aimerais bien le lire.


Éclats d’âme de Yhki Amatani, chez Akata.

résumé : Deux jours avant les vacances d’été, je crois que… je suis mort ». C’est ce qu’a pensé Tasuku le jour où un de ses camarades de classe lui a piqué son smartphone, alors qu’il était en train de regarder un vidéo porno gay dessus. La rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre. Tasuku, pense alors à se suicider, ne pouvant supporter cette réalité dont il n’avait pas encore complètement conscience lui-même, mais aussi par peur du regard de la société. Pourtant, alors qu’il s’apprête à sauter dans le vide, il aperçoit, au loin, une mystérieuse silhouette de jeune femme qui le devance et… saute dans le vide ?! Intrigué, terrorisé, il s’élance vers l’endroit d’où elle a sauté. Il y découvre, stupéfait, que la jeune femme est encore en vie, et qu’elle est l’hôte d’une sorte de résidence associative, véritable safe space où se réunissent diverses personnes LGBT. De rencontre en rencontre, le jeune lycéen va apprendre à se connaître, à s’accepter, et trouver sa place dans le monde. (source : Manga News)

pourquoi ? J’aime bien cette couverture, et le titre m’intrigue. Et après avoir lu le pitch j’ai eu encore plus envie de savoir ! Le sujet de l’identité sexuelle m’intéresse toujours beaucoup.


Le Goût d’Emma de Kan Takahama, Emmanuelle Maisonneuve et Julia Pavlowitch, chez Les Arênes BD

résume : À 30 ans, sur une simple candidature spontanée, Emma réalise son rêve d’enfant en rejoignant l’équipe des inspecteurs du prestigieux et mystérieux guide Michelin. Ses tournées d’inspection vont la mener sur les routes de France pour découvrir non pas les grandes tables étoilées qui la faisaient rêver – privilège des inspecteurs les plus anciens – mais des hôtels et des restaurants qui ne paient pas de mine. (source : Manga News)

pourquoi ? No, sérieux, vous vous posez la question ? ;P j’avoue, dès que ça parle de bouffe ça m’intéresse, que voulez-vous j’aime les lectures qui donnent faim 🙂


Nos embellies de Marie Duvoisin et Gwénola Morizur, publié chez Bamboo.

résumé : Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents. Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’ai été attirée par la neige et le pitch m plait bien.


La Valise de Morgane Schmitt Giordano, Gabril Amalric et Diane Ranville, sorti chez Akileos.

résumé :  Les frontières de la Cité sont fermées. Les Ombres au service du Dux écrasent à loisir ceux qui s’opposent au régime, et les habitants doivent plier ou mourir.
Cléophée, passeuse et sorcière, profite de la situation et utilise sa Valise extraordinaire pour aider ceux qui le souhaitent à quitter la ville… contre rétribution. Pour chaque âme passant le Mur, Cléophée prélèvera sept années de vie. Dans son manoir surplombant la vallée, Cléophée joue double-jeu auprès du régime du dictateur tout en nourrissant sa magie de la vie prélevée aux fugitifs. Mais un soir, un membre de la résistance vient à sa rencontre avec une requête inusuelle : les aider à franchir la frontière dans l’autre sens, pour pénétrer dans la Cité. (source BD Sanctuary)

pourquoi ? la couverture est magnifique et le pitch prometteur. Et ça fait un moment que je n’ai pas lu de BD fantastique.


Renato Jones UN% de Kaare Andrews, sorti chez Akileos.

résumé : Les Un % possèdent plus de la moitié de la richesse mondiale. Ils ont écrasé les économies, ont acheté des gouvernements et ont accumulé plus de pouvoir que tout autre groupe de l’histoire. Et ils n’en ont toujours pas assez. Avec ce genre de pouvoir, comment peut-on imaginer les faire payer ? Et QUI les fera payer ? Permettez-nous de vous présenter Renato Jones, un mystérieux justicier venu remettre les compteurs à zéro. Et avec son entrée en jeu, LES SUPER RICHES L’ONT SUPER DANS LE C*L. (source : Comics Sanctuary)

pourquoi ? l’idée me fait vraiment marrer, mais je sais pas du tout si je vais aimer

Share

Alvin

Des immigrés qui travaillent sur les chantiers de New York, un bistrot pas recommandable, des prostitués, des orphelins, le souvenir d’un ami disparu, un ecclésiastique fanatique, le bayou et sa misère,  un môme et un ours mal léché. Les ingrédients d’une BD jeunesse ? Exactement ! En tout cas ce sont les ingrédient choisis par Dillies (au dessin) et Hautière (au scénario) pour ce diptyque publié chez Dargaud.

Je ne sais plus qui m’avais dis du bien de cette BD, mais je me souvenais en tout cas qu’on me l’avait conseillé. Je donc emprunté le premier tome, et passé la surprise des premières pages (faut dire qu’on croise pas tout les jours des prostitués au rayon jeunesse), j’ai vraiment accroché au premier tome. Tant et si bien que je l’ai aussi tôt rapporté à la bibli pour emprunter le second et dernier tome.

Tout commence dans la ville de New York pendant une des guerres, j’ai pas trop saisi laquelle, mais une qui fait rage en Europe. Gaston, un gros ours mal léché, travaille avec d’autres immigrés venu de la vielle Europe sur les chantiers de New York. Il fréquente Purity, une belle prostitué originaire du sud des Etats-Unis. De lui il ne dit jamais rien, mais d’elle il sait presque tout. Quand la belle meurt suite aux violence d’un client (oui, oui c’est une bd jeunesse), Gaston lui promet de s’occuper de son fil Alvin. Mais trouver une famille pour Alvin ça ne sera pas si facile. Gaston décide de rechercher la famille du gamin dans le sud et ils partent ensemble pour traverser le pays. En chemin il font de bonnes et de moins bonnes rencontres. Le gamin, insatiable, pose trop de questions. Sous son air bougon Gaston s’attache au petit. Une aventure à travers la vielle Amérique, qui nous parle du racisme, de la xénophobie, de la peur de l’autre, qui nous apprends la tolérance et la solidarité.

-On peut condamner quelqu’un pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est .

-Sauf si c’est un con !

-Non, Alvin… Même pas si c’est le dernier des cons.

 

Vous l’aurais compris, le ton est ici assez cru, et les circonstance de cette histoire sont très dures, mais pour adoucir le propos et lui donner un aspect métaphorique, ce sont des animaux qui nous parlent à travers un dessin plutôt stylisé et sympathique.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette BD en 2 tomes. Elle raconte une histoire classique, qui rappelle les vieux romans ou les vieux road movies américains, qui malgré sa dureté fait passer de très beau messages. Mais ce qui ai plaisant ce n’est pas tant le message mais le talent avec lequel il est mis en scène. L’histoire est prenante et bien rythmé. Fermé le premier volet, on a envie de découvrir la suite de l’aventure. Et les dialogues sont très bien tournés. C’est drôle et touchant.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo, Yvan, Noukette


challenge petit BAC 2018Challenge un max de BD en 2018 chut les enfants lisent

Quel est le rapport entre cette BD et l’histoire Afro-Américaine, me direz-vous. Et bien, je trouve que cette BD a toute sa place dans se challenge car sans jamais vraiment nommer les choses il nous parle de la ségrégation et de la misère dans laquelle vivent les noirs (ceux qui ont un bec) dans le sud des Etats Unis. Et les clins d’œil à la culture afro-américaine et l’importance de la musique dans celle-ci sont vraiment amusant.

Share

Darnand, le bourreau français 1/3

Couverture Darnand le bourreau français 1/3

ce que nous dit l’éditeur :

« Sous-officier d’élite, d’une bravoure hors pair, le sous-officier Darnand a été, en tout point, un serviteur  modèle et un de nos artisans de notre victoire finale. C’est un beau brave » Voici la phrase qui accompagne la croix de la légion d’honneur qui sera remise à Joseph Darnand en avril 1927, pour ses faits de bravoure pendant la première guerre mondiale. Reims, 1918. On annonce l’attaque la plus brutale de l’armée allemande dans les prochains jours. L’état-major confie une mission suicide à un groupe de volontaires : aller chercher des informations derrière les lignes ennemies, dans l’espoir de sauver les régiments présents dans les tranchées visées. Un jeune sergent prend la tête du commando, mène sa mission haut la main et se met en danger pour sauver l’un de ses soldats. C’est Joseph Darnand. Quelques années plus tard, à partir de 1941, à Vichy, il sera le plus zélé des collaborateurs. Voici la sombre trajectoire d’un homme qui, de héros de guerre, est devenu bourreau.

J’avoue avoir été très intriguée par le sujet de ce triptyque. D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire vrai. Ce qui m’intéressait avant tout était de voir la transformation du personnage, comment un « héros » devient un « bourreau ». Dans mon inconscient j’envisageais évidemment le mot « héros » comme quelque chose d’extrêmement positif. Je m’attendais donc à lire l’histoire d’un « homme bien » qui devient un « homme mauvais ». J’étais naïve et du coup je ne sais pas trop quoi penser ce ce premier tome qui me laisse assez dubitative.

Car finalement le « héros » que Bedouel et Perna nous montrent n’a absolument rien de positif du début à la fin. On ne voit aucune transformation s’opérer. Ce que j’ai vu moi, c’est un salop que l’heureux hasard de la guerre a promu au rang de « héros de guerre » et qui par la suite ne fait que révéler son vrais visage. Ou plutôt que le malheureux hasard du gagnant fait de lui un bourreau car si la guerre, la seconde cette fois, avait eu un autre dénuent je doute qu’on l’aurait qualifié de bourreau.

Je ne suis pas sûre d’arriver à expliquer clairement ma pensée. Ce que je veux dire c’est que Darnand est Darnand et c’est clairement pas un type bien, du moins tel que nous le dépeint cette bande dessinée. Mais le contexte historique fait qu’il reçoit des médailles pour s’être distingué sur le champ de bataille. Ce qui en soit ne fait pas de vous quelqu’un de bien. Il n’y a donc pas de transformation, on ne voit pas un type passer du mauvais côté de la force, on voit un type et la force qui change de côté, si j’ose dire.

Du coup je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçue, non pas parce que la bd est décevante, mais parce que je m’attendais à quelques chose de différent.

En revanche j’ai trouvais ça intéressant à lire, puisque c’est une page de l’histoire que je ne connaissais pas. Je n’avais jamais entendu le nom de Darnand avant ce jour (ou alors j’ai oublié).

Cependant je pense qu’il serait plus intéressant de lire le triptyque d’un coup car ce premier tome ne se suffit pas vraiment à lui seul et on reste un peu frustré, ne comprenant pas vraiment où on veut en venir avec ce début de portrait qui finalement passe très vite sur la première guerre mondiale et les fait de guerre qui ont valu à Darnand le nom de « héros ».

sur le site de Rue de Sèvre


 challenge WWI

Share

Je suis un autre

Je suis un autrePeppo passe ses vacances d’été avec son frère Sylvio. Leurs parents sont ailleurs. Les journées se passent entre une partie de pèche et l’autre jusqu’à ce qu’une belle peintre s’installe dans une villa. Peppo est sous le charme et devient son amant. Mais Sylvio n’approuve pas cette relation et les deux frères se disputent. Quand Peppe retrouve son amante assassinée il soupçonne son frère mais… Sylvio ne peu pas être l’assassin ! Il est mort depuis 2 ans.

C’est d’abord la couverture qui m’a attiré vers cette bande dessiné alors que je faisait ma sélection des sorties de janvier. Je la trouve très belle et intrigante. Le pitch me faisait envie, cela annonçait une histoire intrigante. Et puis quand nous nous somme retrouvé au stand de Soleil édition au FIBD et qu’il n’y avait presque plus personne pour la dédicace, nous n’avons pas résisté, on a foncé et c’était sympa.

Je l’ai lu aussi tôt, sur le chemin du retour. Je l’ai trouvé très agréable à lire. J’avoue avoir été surprise, en commençant l’histoire, de découvrir que Peppo n’a que 15 ans. En lisant le pitch je m’était imaginé un jeune adulte, alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Cela m’a fait tout drôle. Ainsi que la transition entre le première partie, sur l’île, et la seconde ou l’on retrouve Peppo dans un pensionnat. La transition est un peu abrupte et j’ai mis quelques pages à m’y retrouver. Ensuite cela devient plus fluide et plus clair aussi.

J’ai bien aimé le jeu de couleur pour montrer les différentes ambiances entre la chaleur des couleurs orangées pour l’île méditerranéenne et les bleus gris pour le ciel pluvieux du nord. Les trait anguleux des visages m’ont plu également.

Au niveau de la narration le début est un peu hésitant et confus mais au fil des pages cela devient plus agréable et j’ai beaucoup aimé la fin. Mais j’avoue que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus percutant.

lire un extrait

sur le site de l’éditeur


Share

L’homme Montagne

C’est en lisant l’avis de Kiba-chan que j’ai eu envie de découvrir cette BD, il m’aura fallu plus de deux ans pour passer le cap et l’emprunter enfin à la bibliothèque. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Je l’ai feuilleté plusieurs fois mais je le reposait ou je l’empruntais sans le lire. Bref le moment n’étais pas encore venu pour moi de le lire.

Homme Montagne

Puis un beau matin je l’ai lu et je l’ai aimé. Les dessin sont d’une grande douceurs, j’ai beaucoup aimé les couleur. Le propos est aussi très touchant, et bien tourné. C’est je pense ce dernier aspect, plutôt philosophique, que je redoutais. Combien de contes philosophiques m’a-t-on conseillé ! Que de déception ! Mais pas ici, non. Les propos sont bien amené avec une touche onirique qui rend la réflexion très poétique.

On suis un enfant, dont le vieux grand-père ne peut plus voyager. Les hautes montagnes qui ont poussé sur son dos sont devenues trop lourdes. L’enfant part donc seul, pour la première fois, pour aller chercher le plus puissant des vents afin qu’il aide son grand-père dans son ultime voyage. En route il sera de belles rencontres, il s’interrogera sur ses racines et découvrira la beauté de l’amitié.

Un joli conte philosophique écrit par Séverine Gauthier et illustré par Amélie Fléchais, publié par Delcourt, dans sa collection jeunesse.

Ce conte philosophique ne déroge pas au défaut du genre et nous explique ce que nous aurions du comprendre tout seul (et ça, ça m’énerve) mais il amène une jolie réflexion, servi dans un très beau décor, avec de très belle illustration et suffisamment de subtilité pour que je lui pardonne l’ultime explication qui était à mon sens bien inutile (cf la dernière planche).

Une très jolie lecture, mais je n’irais pas jusqu’au coup de cœur.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Kiba-chan, Noukette, Moka et Jérome


challenge petit BAC 2018 Challenge un max de BD en 2018 

Share