Archives de catégorie : Grand et petit écrans

Kevin Hart’s Guide to Black History [tv]

C’est par hasard que je suis tombé sur ce programme netflix. L’humoriste américain Kevin Hart, revient avec humour sur l’histoire de plusieurs afro américains particulièrement remarquables. Si j’en connaissais déjà quelques-uns, j’ai appris pas mal de choses.

Je n’apprécie pas particulièrement cette forme d’humour, trop téléphoné, mais je salue la volonté pédagogique.

Le programme s’adresse particulièrement à la jeunesse et véhicule, en plus de certaines connaissances sur la culture afro américaine, un beau message.

Un programme très positif qui peut servir comme point de départ pour découvrir des personnalités intéressantes de l’histoire américaine et malheureusement trop peu connues et reconnues.

sur netflix

C’est dans le cadre du African American History Month Challenge de Enna.

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Imitation Game [Film]

Le professeur Alan Turing est un éminent mathématicien, très peu à l’aise avec les gens, mais d’une intelligence remarquable. Il est engagé en 1940 par l’armée anglaise avec d’autres intellectuels pour casser le code d’enigma, la machine qu’utilisent les Allemands pour envoyer des messages codés. Réputé inviolable, enigma est un enjeu très important pour les alliés.

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J’avais déjà entendu parler d’enigma et je savais que c’était un Britannique qui avait réussi à en percer le secret, mais j’ignorais tout de l’histoire d’Alan Turing.

J’ai trouvé ce film très intéressant, mais aussi très agréable à voir. Il y est question de cryptographie et de savant un peu fou et pourtant on ne s’y ennuie pas du tout. Il y a une très bonne tension tout au long du film, on est vraiment pris par l’histoire et on a envie de savoir. Va-t-il y arriver ? Va-t-il arriver à surmonter les obstacles ? Va-t-il réussir à se faire comprendre et à comprendre ses collègues ?

La fin nous a beaucoup bouleversés et nous a laissé un goût amer dans la bouche.

Un très beau film historique, très bien interprété.

Réalisateurs : Morten Tyldum

casting : Benedict Cumberbatch (dans le rôle d’Alan Turing), Keira Knightley, Matthew Goode, Mark Strong, Rory Kinnear, Charles Dance, Allen Leech, Matthew Beard…

date de sortie au cinéma : 2015

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Edmond [film]

20 heures. Nous arrivons au cinéma. On nous indique la salle, la plus petite tout au bout. On pousse la porte. Un petit détail me fait sourire : il n’y a que des têtes aux cheveux blancs dans la salle ! Mimiko s’avance, on prend place et j’ai l’impression de jour à « chercher l’intrus ». Mais pourquoi diable n’y a-t-il aucun enfant dans cette salle ? Si la question je me la posais en entrant, je me la poserais avec encore plus de conviction en sortant. Nous sommes allés voir Edmond et nous avons adoré.

Nous venons juste de lire l version abrégée de Cyrano de Bergerac, publiée récemment par  l’école des loisirs et Mimiko avait bien aimé.

Le hasard faisant parfois bien les choses, cela coïncide avec la sortie au cinéma d’Edmond qui met en scène les circonstances dans lesquelles Edmond Rostand  a écrit Cyrano de Bergerac, l’un des plus grands succès du théâtre français.

La bande-annonce promettait un film drôle et accessible, nous y sommes allés en famille.

Et nous sommes ressortis tous les trois ravis. Nous avons beaucoup ri, et nous avons aussi appris des choses. Si j’ai déjà lu deux fois Cyrano, je ne savais rien de son auteur ni des circonstances qui l’avaient amené à écrire cette pièce.

Si le film suit Edmond Rostant dans la création de cette pièce, qu’il doit écrire et mettre en scène en seulement 3 semaines, on y découvre, aux détours de répétitions ou d’exercices d’écritures, des passages choisis de la pièce.

Edmond : Photo Thomas Solivérès
Thomas Solivérès dans le rôle d’Edmond

Mimiko était conquise dès les premières minutes du film. Elle a eu un coup de cœur pour le personnage d’Edmond et pour l’acteur qui l’interprète : Thomas Soliveres, ainsi que pour la mode masculine de l’époque.

Tout comme nous elle a beaucoup ri. Et, une fois le film fini, elle a déclaré, des étoiles plein les yeux, « je veux aller voir Cyrano au théâtre ! ».

Un film qui donne envie à une gamine d’aller au théâtre, moi je dis chapeau. Je m’attendais à ce qu’elle passe un bon moment, mais pas à ce que ce soit un tel coup de coeur.

Alors je le répète : pourquoi diable n’y avait-il pas d’enfants dans cette salle ?!

Edmond Rostand en 1900

fiche technique

Réalisateur : Alix Michalik

Casting : Thomas Solivérès (dans le rôle d’Edmond), Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb, Lucie Boujenah, Alice de Lencquesaing, Clémentine Célarié, Igor Gotesman…

date de sortie : 9 janvier 2019


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Espen le gardien de la prophétie

Parfois le hasard fait bien les choses. Enfin… façon de parler.

Nous cherchions un film à regarder en famille et Mimiko a choisi Espen le gardien de la prophétie, un film fantasy venu de Norvège.

Franchement, je ne suis pas fan des films fantasy, ils sont rarement réussis à mon avis. Et celui-ci ne déroge pas vraiment à la règle. Mais Mimiko était ravie et moi j’avais là l’occasion de parler d’un film qui cadre parfaitement au thème du mois.

Il était une fois une princesse rebelle qui ne croyait pas ou ne voulait pas croire à la légende qui disait que si la princesse n’était pas mariée le jour de ses 18 ans elle serait enlevée par un troll des montagnes. Il y avait le prince charmant, insupportable et imbu de lui-même. Il y avait le fils cadet d’un paysan, rêveur et outrageusement maladroit. Je vous laisse imaginer la suite de l’histoire. Oui, vous avez deviné. La princesse se fait enlever, le prince et le pauvre paysan partent pour la sauver, le paysan la sauve et… non, non, pas de mariage à la fin, on est moderne! On veut des princesses rebelles, avec du caractère et qui ne se marient pas, mais il faut quand même les sauver, hein ! Faut pas exagérer quand même, vous ne voudriez tout de même pas qu’elle se sauve elle-même !

Ce conte n’a absolument rien d’original, la trame est celle des contes traditionnels, les personnages sont sans surprise. La princesse m’a fait au début penser à Rebelle de Disney, mais finalement elle est bien moins bad as que cette dernière. Elle se veut indépendante et rebelle, mais à part se faire sauver elle ne fait pas grand-chose. On dirait plutôt une fille gâtée qu’une femme indépendante.

Classique, mais plutôt efficace. Moi personnellement je n’aime pas ce genre de film, mais Mimiko s’est beaucoup amusé, riant aux maladresses du héros, Espen, qui n’en ratte pas une.

Un film tout public, mais avec tout de même une scène qui fait peur, Mimiko c’est caché parce que les huldres sont franchement hideuses et la scène vous retourne l’estomac. Mais ce passage mis à part le reste est très bon-enfant.

Ce passage un peu effrayant est celui qui m’a le plus intéressé parce que je ne connaissais pas ces personnages du folklore nordiques. Les huldres sont des jeunes femmes magnifiques avec une queue de vache qui séduisent les voyageurs pour les pousser au mariage. Gare à celui qui décevrait son épouse huldre ! En revanche si elles sont heureuses en mariage l’époux n’a rien à craindre, du moins c’est ce qu’en dit la légende.

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Ici elles sont représentées comme de magnifiques jeunes femmes en apparence seulement ! Elles tentent les frères du héros en leur faisant manger des pommes dorées empoisonnées qui leur font voir des illusions, à savoir les magnifiques femmes et une table garnie de plats succulents. En réalité elles sont hideuses et la table et remplie de putréfaction. Ça ne dure pas longtemps, mais c’est franchement dégoûtant.

Avez-vous vu ce film ? En auriez-vous d’autres à conseiller à Mimiko ?


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La Reine-garçon

C’est par hasard que je suis tombé sur ce film sur Arte. Je n’avais jamais entendu parler ni du sujet (la reine Christine de Suède) ni  de son réalisateur Mika Kaurismäki (frère d’Aki, insiste Arte, je suppose qu’on est censé savoir qui est ce Aki…). Un film historique, cela faisait bien longtemps que je n’en avais pas vu, alors pourquoi pas. Et je n’ai pas regretté ce choix !

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Christine, fille unique du roi Gustave II Adolphe, lui succède alors qu’elle est encore enfant. L’Europe est déchirée par la guerre de 30 ans qui oppose les catholiques aux protestants. La jeune princesse est éduquée comme un garçon dans la fois luthérienne. Enfant très intelligente, élevée par le chancelier et délaissée par sa mère (femme décidément déséquilibrée), Christine se passionne pour la philosophie de Descartes. Couronnée à sa majorité, Christine reçoit le titre de roi selon la volonté de son père afin de pouvoir accéder au trône. (d’où le titre anglais beaucoup plus pertinent The Girl King, le titre français ne veut pas dire grand-chose).

La reine Christine veut moderniser son pays et mettre fin à la guerre, prône la liberté de pensée (et de mœurs) et aimerait que son peuple soit plus instruit. Elle n’a de cesse de repousser ses prétendants sachant pertinemment qu’une fois mariée, elle sera écartée du pouvoir.

Ses idéaux politiques et philosophiques ne trouvent que peu d’écho à la cour. Ses passions privées  se heurtent également à l’inacceptation. Fasse à tant de pression, la reine finira par prendre une décision drastique. Elle finira sa vie à Rome.

Le film débute alors que Christine n’a que 10 ans. Le chancelier vient l’arracher aux mains de sa mère qui depuis deux ans vit recluse dans un deuil des plus morbides. La petite fille grandit puis monte sur le trône. Découvre le pouvoir, puis l’amour, puis la frustration, la trahison, la déception… Le film se termine par son départ.

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J’ai beaucoup aimé ce film tout d’abord parce que je ne connais rien à l’histoire de Suède et j’étais ravie d’en apprendre plus sur ce pays.

Mais au-delà de l’intérêt historique, j’ai trouvé ce film très beau. La mise en scène est soignée, théâtrale (comme il se doit dans une cour royale). Le jeu d’acteur m’a plu et je me suis beaucoup attaché à la reine (jouée par Malin Buska). Un seul détail m’a chiffonné : la voix de Descartes qui est vraiment étrange.

le film est disponible sur Arte+ jusqu’au 15/07/2018

Le film m’a donné envie d’en savoir plus sur cette reine. Connaissez-vous des ouvrages qui pourraient m’éclairer.

Wenceslas Hollar - Queen Christina of Sweden (State 1).jpg

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Ripper Street

J’avais commencé une série policière italienne pour le mois italien, mais je n’ai pas eu le temps de la finir avant la fin de mai. J’étais partie pour continuer en juin, mais, Mois Anglais oblige, j’ai eu envie de me faire une petite série britannique, et en VO of course.

Pour l’occasion, j’ai donc ressorti une série que j’avais déjà vu (en français la première fois ^^’) : Ripper Street, créée par Richard Warlow (2012).

Synopsis : Londres, fin XIX. Jack l’Éventreur a disparu depuis quelque temps quand de nouveaux cadavres apparaissent. L’oeuvre d’un copieur ? Fausses pistes ? L’inspecteur Edmund Reid va devoir trouver des réponses, avec l’aide de son fidèle bras droit et d’un ancien chirurgien américain dépravé.

Je vous en reparlerais bientôt. Pour l’heure, je m’en vais profiter des premiers épisodes.


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L’Aliéniste

New York, fin XIX. Un tueur en série s’en prend à de jeunes prostitués travestis. La police, gangrénée par la corruption et des méthodes d’un autre temps, n’arrive pas à faire face à ces atroces homicides. Theodore Roosevelt, alors tout fraîchement promu à la tête de la police new-yorkaise, décide de demander l’aide de Laszlo Kreizler, un aliéniste. Kreizler sera aidé, dans son enquête, par John Moore, illustrateur habitué des scènes d’homicide, Sara Howard, la première femme à travailler pour la police de New York et les frères Isaacson, deux jeunes inspecteurs juifs férus de méthodes d’investigations modernes et scientifiques.

L'Aliéniste : Affiche

J’avais été frappé par le nom de Roosevelt me demandant pourquoi utiliser le nom d’un célèbre président pour un personnage de fiction. Honte à moi, le personnage fait bien référence à cette grande figure de l’histoire, puisque Rooosvelt, avant d’avoir été le vingt-sixième président des États-Unis, avait été le chef de la police de New York de 1895 à 1897. La série nous le montre comme quelqu’un d’intégré et progressiste qui lutte comme il peut contre la corruption et les idées archaïques qui animent une police qu’il a du mal à diriger puisque toujours sous l’emprise de l’ancien commandant.

Roosvelt (le vrai) et Brian, sa « doublure » dans L’Aliéniste

En dehors du personnage de Roosvelt, j’ignore si historiquement la série tient la route, mes connaissances du XIX siècle étant pour ainsi dire nulles, je saurais bien incapable d’en juger. Et tout cas, ça marche très bien, on y croit.

Kreizler est ce qu’on appelait à l’époque un aliéniste, autrement dit un médecin spécialisé dans les aliénés, c’est ainsi qu’on appelait les malades mentaux. Ce qui motive le docteur, plus encore que d’arrêter le meurtrier, c’est de comprendre ce qui pousse un homme à devenir un tueur d’une telle cruauté. Plus enclin à chercher à cerner la personnalité du meurtrier qu’à étudier les pistes et indices de l’enquête, Kreizler est un profiler avant l’heure. Tout comme les frères Issacson seraient des experts avant l’heure. Quant à Sara et John, ce sont finalement les seules à mener une enquête à l’ancienne, interroger témoins et archives en tout genre.

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Les différents membres de l’équipe sont très complémentaires, et tous à leur manière douée d’une forte personnalité. Ma préférence va à Sara qui doit faire preuve de beaucoup de courage et de sang-froid pour arriver à ce faire une place dans un univers uniquement masculin dans une société encore très misogyne. La place d’une femme est au foyer, pas au poste de police. Elle n’a que peu d’alliés, seul Roosvelt, dont elle est la secrétaire, et les frères Isaacson lui font confiance au sein de la police. Pour les autres, elle n’a rien à faire là. John, aussi, est très touchant, sans doute le plus humain de la bande, plein de faiblesses, mais d’une grande générosité, malgré son air de bourgeois égoïste. Kreizler est une tête à claque, toujours trop sûr de lui, hautain et très dur envers ses amis. Tous sont attachants à leur manière.

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J’ai beaucoup aimé cette série qui m’a vraiment tenu en haleine malgré peut-être une fin un peu bâclée. Le dernier épisode est sans doute le moins bon. Mais tout du long des 9 autres épisodes on ressent vraiment la tension monter, l’ambiance glauquissime des bas fonds, l’ambiance non moins pesante qui pèse sur Roosvelt et son équipe qui en plus de ce battre contre le meurtrier doit se battre contre la police et ses réticences.

J’ai trouvé que les acteurs sont plutôt bons et c’est bien filmé. Les gros plans sur les visages des personnages font ressortir toutes les émotions qui les habitent dans une société où il ne pas vraiment d’usage de s’exprimer librement.

La série a été réalisée par Hossein Amini début 2018. La première saison est terminée en 10 épisodes. Cette saison est l’adaptation du roman éponyme de Caleb Carr. Aucune suite ne semble prévue pour le moment.

L'Aliéniste par Carr

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Agatha Ma voisine Detective

Agatha, ma voisine détectiveC’est dans le cadre du Festival Regards Noirs de Niort que nous somme allées au cinéma « entre cops« , comme disent les filles, pour voir l’avant-première de Agatha ma voisine détective.

Ce film d’animation danois a été réalisé par Karla Von Bengston en 2017.

Agatha Christine a 10 ans. Avec sa mère, sa grande sœur et son petit frère, ils viennent de s’installer dans une nouvelles ville, pour un nouveau départ comme aime à le répéter la mère d’Agatha. Elle aimerait que sa fille se fasse de nouveaux amis. Mais Agatha est du genre solitaire. Ce qui l’intéresse ce n’est pas de se faire des amis mais de mener des enquêtes. A peine arrivéé dans leur nouveau logement, Agatha aménage son nouveau bureau de détective dans la cave de l’immeuble. Agatha Christine, A.C. pour les intimes, va mener l’enquête sur un de ses jeunes voisins qui à l’air vraiment louche. Serait-il le cambrioleur de l’épicerie ? Que cache-t-il ?

 

On s’est bien amusé avec ce film, tout à fait adapté aux gamines que nous y amenions et qui ont le même âge que Agatha. Mystère, humour et une pointe de romantisme en font un film réussi qui pèche peut-être par un rythme pas assez soutenu. Il y a de jolies scènes, des personnages attachants, de l’incongru (je pense au petit lézard qu’Agatha adopte), mais ça manque un peu de peps. Cela ne semble pas avoir dérangé les filles qui sont restées concentrées jusqu’au bout, plus intriguées par le lézard que par l’enquête, mais qui ont eu l’air d’avoir passé un bon moment.

Pour ma part, j’ai trouvé que c’était un joli film, qui m’a fait sourire, mais qui ne me laissera pas de grand souvenirs.

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Le garçon et la bête – Mamoru Hosoda

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un très beau dessin animé japonais : le garçon et la bête. Un fable très riche, avec de l’action, de l’humour mais aussi de beaux messages ,réalisé par Mamoru Hosoda en 2016

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Ren, un petit garçon de  9 ans a perdu sa mère dans un accident. De lointains parents qu’ils ne connait pas ont été désigné par le juge comme tuteurs, mais lui il voudrait que son père vienne. Où est-il se père ? Furieux Ren s’échappe et erre, solitaire dans les rue de la ville, échappant aux policiers à l’affût d’enfants fugueurs.

C’est dans une ruelle qu’une rencontra va changer sa vie. Kumatetsu, une bête surnaturelle, lui propose de le suivre dans le monde des bêtes et de devenir son disciple. Ren devient Kyuta, le petit humain disciple d’un ours mal léché qui rêve d’affronter en duel la candidat que tout désigne pour être le prochain seigneur. Kumatetsu et Kyuta vont apprendre l’un de l’autre et devenir bien plus qu’un maître et son élève, ensemble il forment une véritable famille, à laquelle faut ajouter le bonze novice et le singe malicieux, les deux seuls amis de Kumatetsu.

Mais Kyuta est un humain et il faudra qu’un jour il affronte son passé et sa condition humaine. La rencontre avec une jeune femme qui rêve d’indépendance et d’émancipation va beaucoup lui apporter. Il va retrouver goût à la vie chez les humains, mais les ténèbres le guettent, les siennes et celle d’un autre, car la haine et le mensonge ne sont qu’assombrir le cœur. C’est un peu le message de se film. Le mensonge, même bienveillant ne peut rien donner de bon. Et la haine que l’on garde enfermé au fond de notre cœur risque de nous exploser en pleine figure. Il faut aller de l’avant, s’apaiser, accepter le passé, même douloureux, et apprendre à aimer ce que la vie nous donne. Car finalement, si la vie a été très dure avec Ren, elle lui a aussi beaucoup donné. Après avoir perdu sa famille il s’en est reconstruite une autre. Il a su trouver sa place ou plutôt se faire une place.

La famille, la paternité, la quête d’identité, le dépassement de soi ou encore l’entraide et les relation avec autrui sont autant de sujet que l’on aborde tout au long de se film, très riche. Le film est d’ailleurs assez long, près de deux heures, mais je le regarde toujours avec beaucoup de plaisir. C’est bien rythmé.

Le ton entre le début et la fin est très différents, le personnage grandi et le ton change avec lui. On a beaucoup de burlesque quand Kyuta arrive chez les bêtes et est encore un enfant. On est dans l’énergie, l’extériorisation, les colères et les rires. Alors que le ton devient beaucoup plus sérieux et sombre à la fin du film, Kyuta devient plus adulte, se pose des questions, s’interroge sur sa place et son avenir. Cette différence de ton est un peu déstabilisante la première fois, mais elle suit le cheminement du héro  que l’on découvre  enfant butté et devient un jeune homme qui a soif de savoir.

Une belle animation, de belles images, colorées. C’est drôle, c’est triste, c’est intelligent… un très beau film pour toute la famille (sauf peut-être pour les tous petits parce qu’il y a quand même quelques scènes un peu difficiles pour les plus sensibles). Décidément Mamoru Hosoda est un incontournable à la maison.

⇒ à lire aussi l’avis de El Tooms

⇒ sur le site Kazé anime

⇒ le dvd sur Amazon


challenge un mois au japon

 

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Le diable aux trois cheveux d’or (en trois services)

D’un conte trois coup ! Je vous propose 3 versions du conte des frères Grimm : le Diables aux trois cheveux d’or.

Dans un village, dans une famille très pauvre, né un petit garçon coiffé, un garçon de la chance. Une sorcière qui passe par la prédit qu’à 14 ans il épousera la fille du roi. Mais le roi ne l’entends pas de cette oreille là et décide de se débarrasser du bébé en le jetant dans la rivière. Mais le bébé est trouvé et élevé par le meunier et son épouse.

L’année de ses 14 ans, le roi passe par hasard chez le meunier et découvre que le garçon est toujours en vie, il imagine alors un stratagème pour tuer le garçon. Son plan échoue encore et quand il rentre au château il découvre que le jeune homme a épousé sa fille. Furieux il envoie le garçon chercher les 3 cheveux d’or du diable, sûr que celui-ci ne réussira jamais à revenir de l’enfer. Mais le garçon de la chance à plus d’un tour dans son sac et il reviendra avec mes 3 cheveux d’or et bien plus encore.

une bande dessinée

Commençons avec une version en bande dessinée de Cécile Chiacault publié par Delcourt.

Image associée

Cécile Chicault propose le conte dans sa forme classique. Le dessin, de 1999, date un peu mais ça reste agréable à lire. Cela m’a justement fait penser à certaines bd jeunesse que je lisais gamine par l’ambiance et le graphisme.

La série compte 6 contes des frères Grimm. Je n’ai lu que celui-ci, étant tombée par hasard sur le tome d’occasion.

Une lecture que j’ai trouvé sympathique parce que je ne connaissais pas ce conte mais qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site des éditions Delcourt

Cécile Chicault

une version audio :

Si vous ne connaissez pas encore se compte vous pouvez rapidement le découvrir grâce à cette version audio lue par Nathalie Mussard, une voix agréable et une lecture sans chichi.

J’en avait trouvé une autre version avec plusieurs voix et pour le coup plein de chichi (bruitages divers et variés), je trouvais cette version marrante mais Mimiko ne l’a pas aimé. Elle a préféré la versions ci-dessus. Elle n’a pas du tout aimé les effets sonores de cette deuxième version audio

J’ai trouvé ces version en cherchant la version originale du conte puisque je l’ai découvert avec la bande dessinée. En là je suis aussi tombé sur un dessins animé.

un dessin animée :

Simsala Grimm est une série animée allemande qui reprend les contes des frères Grimm en 52 épisodes de 25 minutes. Je connaissais cette série par l’un de ses épisodes que ma fille avait en dvd. Je ne suis pas franchement fan, le graphisme est assez banal et l’animation grossière. Sans parler du fait que les contes sont assez librement adapté. Dans les 3 cheveux d’or du diable on passe sur tous le préliminaire, la naissance de l’enfant et la raison pour lequel le rois veux s’en débarrasser. Du coup on comprends pas bien pourvoir il voudrait le faire exécuter.

La série a néanmoins le mérite de faire découvrir des contes traditionnels.

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  chut les enfants lisent

 

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