Archives pour la catégorie Il était une fois

Barbe Bleue – d’après Perrault

Barbe-Bleu est un conte très classique immortalisé par Perrault en 1697 . Ce conte a été maintes fois réinterprété par de nombreux auteurs/illustrateurs. Ici je vais partager quelques une de nos (re)découvertes de ce conte au travers de quelques albums illustrés.

Le conte traditionnel :

Alessandra Cimatoribus

J’ai beaucoup aimé cet album qui reprends la forme classique du compte avec ses phrases typiques. Ici ce n’est tellement le texte qui nous émerveille, on le connais déjà, mais les illustrations que je trouve vraiment très belle. Je ne connaissais pas cette illustratrice avent de tomber par hasard sur cet album. J’ai tout de suite pensé à Blandine de Vivrelivre, mais avant de lui envoyer, on a pris le temps de le lire avec Mimiko. Fallait bien vérifier que c’était un bon cadeau 😀

Alessandra Cimatoribus est une illustratrice italienne, originaire du Frioul, dans le nord de l’Italie. Elle a déjà publié une quarantaine de livres qui ont été traduit dans de nombreuses langues. Elle a également illustré des jeux.

Alessandra Cimatoribus, le site

minedition

Le conte détourné

Jean-Pierre Kerloc’h et Sébastien Mourrais

Ici c’est une adaptation qui se veut original avec un Barbe-Bleue en voiture qui pétrifie ses femmes, qui a des serviteurs invisibles et autres sorcelleries mais…. Malgré l’originalité et l’ambiance plus moderne, nous n’avons pas du tout aimé cet album. Le texte est trop long et pas vraiment amusant, même quand il cherche à l’être. Le texte n’es pas agréable à lire à haute voix. La qualité du dessin n’a pas suffit à nous ravis. Une petite déception.

sur le site de l’éditeur

Chiara Carrer

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C’est encore une adaptation libre, très libre même, tant le texte reprends les idée clé du compte mais les déstructure complètement en phrases très courtes. Sans lien, sans ensemble. Des images, des flash et des heures qui se suivent. C’est confus et franchement pas transparent si on ne connais pas déjà très bien le conte et ses diverses versions. La couverture séduit pour son clin d’œil à Picasso mais finalement on ne retrouve pas vraiment ce clin d’œil à l’intérieur. Encore une fois déception. On est toutes les deux restées très perplexes face à cet album.

sur le site de l’éditeur

Joël Cimarron et La Luciole Masquée

Barbe bleue et Compè Lapin par La Luciole Masquée

Joël Ciramrrón (illustrations) et La Luciole Masquée (texte) nous proposent un conte mixé, un personnage tiré des contes traditionnels européens, Barbe-Bleue, et un personnage tiré des contes créoles, Compè Lapin.

J’ai aimé les illustration de cet album, alors qu’elle ont plutôt rebuté Mimiko, je ne sais pas trop pourquoi. Elle n’a même pas eu envie de le lire. quant à moi, si j’avais été très séduite par la couverture et intrigué par cette association improbable, je suis restée assez perplexe. L’album est agréable. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser tout du long que fout Barbe-Bleu ici. Mis à part sa barbe, il y a pas grand chose du conte de Perrault dans cette réinterprétation. D’ailleurs quelques petite explication en fin d’album nous disent que c’est le conte Anansi et la Mort qui est ici revisité.

lire un extrait

site de l’illustrateur


à lire aussi

Conte : La Barbe-Bleue sur Vivrelivre


  chut les enfants lisent

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Allons à Is

Connaissez vous la ville de Is ? (Aussi écrit Ys) Aujourd’hui nous allons partir ensemble à sa rencontre. Découvrons la légende et quelques livres qui en parlent.

La légende

Comme pour de nombreuses légendes il existe plusieurs variantes de la légende de la ville de Is et du destin de la princesse qui la gouverne. Je distinguerais deux courants dans toutes les versions que j’ai pu lire, la pro-celte et la pro-chrétienne.

Dans la version pro-celte, Dahud, la fille du roi Gradlon est victime d’une machination qui la mènera à sa perte. Jeune femme, libre et indépendante, fait de sa ville Is (ou Ys) un bastion de résistance face à la christianisation qui gagne toute la Bretagne. Gwennolé, qui a converti Gradlon veut faire tomber la ville de Ys et envoie un homme la séduire pour quelle vole les clés de la ville. L’homme ouvrira les portes de la ville à marrée haute et la ville sera engloutie sous les flots. Gradlon parvient à s’enfuir avec Dahud, mais pour sauver sa peau, en suivant les conseils de Gwennolé, il abandonnera sa fille qui de chagrin se transformera en marie-morgane, mi-femme mi-poisson qui prendra le nom de Ahes. Depuis ce jour elle hante la mer et se venge en noyant les marins qui succombent à sa beauté.

Dans la version pro-chrétienne on retrouve exactement la même structure du récit à un détail pré : Dahud n’est plus une victime mais une horrible créature ayant mérité son triste sort. On raconte que chaque nuit la princesse prend un nouvel amant et qu’au petit matin elle le jette par la fenêtre de sa tour. Un jour elle est séduite par le diable qui lui demande les clés des la ville. La suite de l’histoire vous la connaissez. Saint Gwennolé sauve le bon roi en le persuadant d’abandonner sa mauvaise fille et celle-ci se transforme en créature de malheur qui séduit les pauvres marins innocents…

Pas la peine de vous dire pour laquelle des deux versions j’ai un penchant, si ?

Les albums jeunesse :

Ker-Is ~ Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux

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Reprenant une version pro-celte de la légende, cet album présente la belle Dahud comme une victime. Et Gwennolé y fait vraiment peur avec sa tête de constipé ! Le prêtre déteste la jeune femme car elle est libre et indépendante, et parce qu’elle ne reconnais pas le Dieu unique de Gwennolé, contrairement à son père.

Gradlon est pourtant ici présenté comme un brave homme aimant sa fille plus que tout. Alors que dans certaines vessions de la légende Gradelon pousse sa fille pour sauver sa propre vie, ici Dahud tombe du cheval et malgré ses efforts le père n’arrive pas à la sauver. Si j’ai trouvé que cette vision édulcore un peu l’histoire, pour un album jeunesse c’est bien mieux. L’enfant aura une vision positive du père qui n’est jamais remis en question dans la chute de la ville de Is et la mort de sa fille. Celle-ci, recueillie par la mer se transforme en morgane (créature marine semblable aux sirènes).

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Les illustrations de Jérémy Moncheaux sont très belles et le texte de Jean-Pierre Kerloc’h est agréable. Cet album est paru chez Albin Michel jeunesse.

La fiche de l’éditeur c’est par ICI.


Bande Annonce KER-IS par grmone

Vous pouvez également lire l’avis d’Herisson

Découvrez le blog de l’illustrateur ici et une interview sur La mare aux mots.

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Les Mari Morgans et autres légendes de la mer

Je me suis offert cet album lors d’une excursion à Nantes. Ado cette ville était un des endroits que j’aimais le plus visiter. J’adorais flâner dans les rues aux alentours du château. C’est dans une petite boutique aux allures fantastiques que j’ai déniché ce bouquin qui depuis m’a suivi dans tous mes déménagements. Après avoir passé quelques années dans des cartons il a enfin retrouvé sa place sur mes étagères. J’ai retrouvé tout le plaisir de mes années de jeunesse en feuilletant ce livre. J’aime beaucoup les illustrations de Pascal Moguérou. Ce livre recueille plusieurs histoires des créatures marines peuplant les légendes Bretonnes. Parmi les diverses créatures et histoires on retrouve la ville de Is et la belle Ahès.

Ahès, heman Mari Morgan
E skeud al loar, dan noz, a gan

Ahès, maintenant Mary Morgane,
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante

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La Bande Dessinée :

Ys la légende ~ Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov

Sorti chez Soleil en 2011. Scénario de Jean-Luc Istin, dessin de Dejan Nanadov (couleurs de Alex Gonzalbo et couverture de Esad Ribic)

résumé : Les Highlands… Ve siècle. Gradlon est un jeune Picte destiné à devenir le chef guerrier de son clan. Il subit dès son enfance une initiation hors du commun, bravant les grands froids, bravant la douleur, bravant les dieux eux-mêmes. Gradlon rencontre alors Scathach l’immortelle, sorcière des îles de Skye, celle qui fut le maître des plus grands guerriers de Bretagne. À l’issue de son enseignement, il devient un Berzerker. L’ultime guerrier dénué de toute peur ! Mais c’est la trahison de son frère et de tout son clan qui va faire de lui un héros légendaire, celui qui régnera sur YS, l’île-cité. (source : BD Sanctuary)

Mon humble avis : à l’heure où je vous parle je n’ai lu que le premier tome et j’ai bien aimé. La couverture est superbe et même si j’ai été surprise d’apprendre en l’ouvrant qu’elle n’était pas du même dessinateur que le reste, j’ai aussi aimé le dessin et la couleur de cette bande dessinée (pourtant je suis plus très bd en couleur depuis que je me suis mise au manga). Ici je suis très vite entrée dans l’ambiance et même si je trouve qu’il y a quelques défauts  du genre comme la nana à moitié nue avec une robe hyper échancrée pour… marcher dans la neige…. Je trouve que les auteurs ont fait un bon travail. Il y a de la tension, du rebondissement et du super-héro sauce fantasy, j’ai nommé Gradlon. Dans ce premier tome il n’est pas encore question de la ville de Ys, on y découvre les origines de Gradlon, le picte. On suit son apprentissage et le tome se termine avec la naissance de sa fille Ahès.

Heu… minutes, c’est pas Dahud le nom de sa fille ? Ben si mais bon après sa devient Ahès et c’est trop compliqué à expliquer. Ahès dès la naissance c’est plus facile à retenir et puis c’est plus joli comme nom :p

Allez ne soyons point tatillon on est pas à un détails près. Dans cette version Ahès est la fille d’une reine picte que Gradlon arrache aux griffes de son maléfique frère et du mari de la belle, un salop. Sauf que tout fini mal pour qui veut devenir héros et du coup… ben faut lire la BD pour le savoir.

En tout cas j’ai apprécié la lecture et je vais sans doute me procurer la suite

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La ville d’Ys ~ Rodolfe et Alzate

Sorti chez Dagaud en 2013, la série est toujours en cour avec 2 tomes pour le moment. Scénario de Rodolphe, dessin de Raquel Alzate

Résumé : Dahud, belle comme un astre et noire comme l’Enfer, est la fille de Gradlon, roi légendaire de Cornouailles. Afin de satisfaire la folie de sa fille, le roi fait construire Ys, la plus belle cité du monde. Cette ville entourée par la mer est protégée des flots par des enceintes immenses. Un système complexe mais ingénieux permet, selon les marées, d’en ouvrir les portes.

Mon humble avis : Comme dans la précédente bd, c’est Gradlon qui est ici au centre de l’histoire, mais celle-ci commence quand Gradlon est déjà roi. Il attaque une cité sans succès et se retrouve seul. Il rencontre alors Magdalen, la reine de la cité qui le séduit. Une femme étrange et inquiétante à qui il donnera une fille

Voilà ta fille, Gradlon. Prends grand soin d’elle.

Tu l’appellera Dahud

Ici la fille de Gradlon à gardé son nom 😉 En revanche la légende comporte un élément étrange : en partant avec Magdalen, Gradlon quitte notre espace temps et quand il revient en Bretagne 40 ans ont passé depuis son départ alors que lui n’a pas pris une ride. Je vous laisse imaginer le choc.

On rencontre également dans ce tome Gwenolé, un des personnages clé de la légende de Ys.

J’ai un peu moins accroché qu’avec l’autre titre. Le dessin est intéressant mais le côté un peu flou m’a perturbé. Quand au récit ça manquait, pour le coup, de tension. J’ai quand même envie de lire la suite 🙂

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Merlin – tome 1 : La colère d’Ahès ~  Istin et Lambert

Cette série est également sortie chez Soleil dès 2003 pour le premier tome, toujours avec un scénario de Jean-Luc Istin mais avec Eric Lambert au dessin (et Stambecco aux couleurs).

résumé :  Lentement, l’ancienne tradition liée aux Dieux celtes s’éteint… Le peuple l’oublie au profit du Dieu Unique. Mais c’est sans compter la déesse Ahès !
Aidée de son plus fidèle elfe, elle échafaude un plan afin de regagner l’estime de ses anciens fidèles, en créant un sauveur entièrement dévoué à l’ancienne tradition.
Elle ordonne alors à Elaüm, un esprit des airs, de se lier à une vierge… Mais ses plans se dérouleront-ils comme prévus ? (souce : BD Sanctuary)

Mon humble avis : Pour le coup j’ai été super déçue ! Je n’avais pas lu le résumé au même temps… J’ai vu Ahès j’ai foncé. Mais ici les auteurs récupèrent ce nom pour en faire tout autre chose. Ahès est une sirène, ici elle devient déesse. Son job c’est de noyer les marins, ici elle veut rétablir la gloire des dieux anciens… Bon ok. Dahud, avant de devenir Ahès a résisté pour préserver les rites celtes et a combattu la foi en un dieux unique, mais c’était une princesse, pas une déesse et puis cela l’a mené à sa perte.

Je suis déçu parce que je n’ai retrouvé absolument aucun élément de la légende que je cherchais. Sinon la bd est agréable. Ironie du sort dans ce premier tome (je n’ai encore une fois lu que le premier) on assiste également à la naissance d’un personnage mythologique, mais ici ce n’est pas Ahès/Dahud qui naît, mais Merlin le futur enchanteur. Une autre légende qu’il me faudra explorer 🙂

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La cathédrale engloutie

C’est avec cette bd de 1987 que j’ai découvert la légende d’Ahes. Comme quoi une bd acheté au puce peut avoir de lourdes conséquences (private joke 😉 )

résumé : Cuscute Le Pouete, fils et petit-fils de marins bretons, peut voir les créatures des contes, invisible à l’oeil des simples mortels. Avec ses deux amis, il voyagent à bord de la maison volée à Baba Yaga. En Bretagne pour une visite familiale, il partent à la rencontre de Ahes, la marie-morgane qui a enlevé Houarn, un marin du village.

Mon humble avis : Je l’ai lu il y a une éternité et j’ai un attachement affectif particulier avec cette bd. Je ne suis pas sûre de pouvoir donner un avis impartial. Je garde un très bon souvenir. Une joli histoire, des personnages très pittoresque, beaucoup d’humour et surtout très peu de prétention.

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La musique :

Ahès ~ Nolwen Leroy

Comme je ne parle pas breton, j’ai cherché la traduction et je l’ai trouvé ICI. Voici ce que disent les paroles :

Dans les plis de sa robe
Où luit la couleur de la nuit
Je noie mon chagrin
Je te pleure…

Du haut de la falaise,
Dans le secret de la pénombre
Je lave ma faute
M’entends-tu ?

Refrain :
De Basse-Bretagne à la mer d‘Irlande
Je me nomme Ahès
Et, je t’attends…
Je pleure le jour, je chante dans la nuit
Et je t’attends, je t’attends…

Le froid m’inonde
Héritage de la perdition
De ma vie délurée
Je m’approche de toi…

Le regret me tenaille
Complainte de mes sujets
Damnés dans la Cité d’Ys
Je suis si près de toi…

Des ailes blanches
Une rumeur gronde sur le rivage
Âme déchainée
Je viens vers toi

Sur le pas de la porte
Des bras froids et humides
Dans la chaleur du foyer
Son cœur s’ouvre…

Cette chanson est extraite de l’album Ô fille de l’eau sorti en novembre 2012.

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Il était une fois… une fin

Le mois des contes se fini ce soir et pour conclure : un petit billet sur les fins ! 🙂

Les contes ont souvent une façon de se conclure bien typique. Je me souviens que ma mère finissait toujours ses histoires par une grande fête et cette phrase :

e a me che c’éro, non dettero niente

« Et à moi qui était là, on n’a rien donné ». Je trouvais cette fin magique, c’est comme si la frontière entre le monde des contes et celui de la réalité devenait plus flou. Bien sûr je savais bien que ma mère n’avait pas pu être témoin de ces fêtes, mais j’aimais imaginer qu’elle y avait vraiment assisté et que tout cela avait un fond de vérité. Et puis, le temps d’une histoire elle était comme un troubadour qui parcours le pays et, en échange d’un peu de nourriture et quelques pièces, nous raconte des histoire d’ailleurs. Elle était notre troubadour malheureux qui à chaque fin d’histoire se retrouvait le ventre vide et partait en quête d’une nouvelle histoire dans l’espoir que, peut-être, à la fin on lui donne à manger… J’ai toujours aimé cette fin, elle donne au conteur le pouvoir magique de voyager dans le monde des fables.

Kirikou et les hommes et les femmes – la griotte

D’autres fins tout aussi typiques et amusantes existent. Je vous ai déjà parlé des fins sous forme d’interrogation qui m’avaient amusé dans les 20 contes du Niger. Dans la plupart des contes de 15 contes d’Amérique latine, on trouve également des jolies fins qui invitent à découvrir d’autres histoires… demain ! J’ai aimé ces fins, idéales pour envoyer les enfants au lit :

“Si tu veux entendre un autre conte, embrasse trois fois la lune, car demain, je reviendrai entre deux et une.”

“Si tu veux que je te dise un autre conte, ne me parle pas du renard. Et je reviendrai demain matin, descendant de cette colline.”

“Ce fut ce que me conta mon père quand  nous allions à la chasse et si tu veux que je te dise une autre histoire, reviens demain, car aujourd’hui, il fait grand vent”

“Et si vous voulez que je vous conte une autre histoire, prévenez-moi lorsque le loup dupera le lièvre. Je reviendrai vous en conter une autre de fort loin.”

“Voici ce que me contèrent mes grands-pères,

Après le tremblement de terre.

Si tu viens demain matin,

Je te dirai un autre conte.”

“Fleur de papaye,

Fleur de papaye,

Si tu veux entendre un autre conte,

Reviens demain au coucher du soleil.”

“Ici s’achève l’histoire du Chien vaniteux et, si vous voulez que je vous conte demain une autre histoire, apportez-moi un délicieux lait de coco.”

 

Et vous, quelle est votre fin préférée ?

Le conteur par Ablayee Marie
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La traversée du fleuve

Pays Somba, Benin Rolf Weijburg 1992

Trois hommes marchaient dans la brousse, il allaient vers le fleuve qu’il voulaient traverser avant la nuit. Le premier homme portait un sabre, le deuxième un arc et des flèche. Quant au troisième, il n’avait pas d’arme, juste un très long turban blanc.

Quand ils arrivèrent sur les rives du fleuve, ils furent surpris par sa largeur.

– Comment allons-nous traverser ? Se demanda le premier homme

– Que chacun fasse de son mieux. Dit le deuxième.

Alors le premier homme sorti son épée et donna un grand coup, frappant l’eau de toutes ses forces. L’eau se fendit en deux et il pu passer en courant tandis que l’eau se refermait derrière lui.

Arrivé de l’autre côté du fleuve, il regarda en direction de ses compagnons et leur dit :

– Faites comme moi !

Alors le deuxième homme prix son arc et tira une flèche qui alla se planter sur un arbre sur l’autre rive. Puis il décocha toutes les flèches contenues dans son carquois. Elle se plantèrent les unes dans les autres formant ainsi un pont fragile. Il traversa d’un pas rapide le pont qui se détruisait sous ses pas.

Arrivé de l’autres côté il regarda en direction du troisième homme, reste de l’autre côté, et lui dit :

– Fait comme nous.

Le troisième homme, qui n’avait pas d’épée, ni arc et flèches, déroula son long turban. A l’une des extrémité il fit un grand nœud. Puis lança le tourbant de toutes ses forces de l’autre côté du fleuve. Le nœud se pris dans les branche d’un arbre qui se trouvait sur l’autre rive et c’est ainsi qu’il pu traverser à son tour la rivière.

Enfin réunis de l’autres côté de la rivière les trois homme se sourirent puis se séparèrent, chacun reprenant son chemin.

La vie n’est-elle pas comme un fleuve que chacun traverse à sa façon ?


2014-09-29 22.01.39Ce conte est tiré du recueil 20 contes du Niger de Jean Muzi et illustré par Rolf Weijburg, paru chez Castor poche.  (La couverture est de Daniel Pudles)

Je l’ai ici raconté à ma façon. J’espère qu’il vous a plu. C’est un de mes contes préféré de ce joli recueil que je vous conseille vivement.

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Le prince Eclipse et le prince Eclat

Les joies de l’informatique… ce texte aurais du être publié hier soir, mais…. au moment de faire la synchronisation des mes documents : pouf! tout a disparu. Je me suis pas laissé abattre, je recommence. Pourvu que ça fonctionne !

Aujourd’hui je vais inaugurer une nouvelle rubrique dédié aux contes.

Enfant j’ai été bercée par les contes traditionnel. Ma mère, mon grand-père ou ma grand-mère, il y avais toujours qualqu’un pour nous en raconter. Le soir avant de se coucher, pour qu’on se tienne tranquilles en voiture ou pour rendre le travail des champs plus agréables, les occasions ne manquaient pas pour que notre mère nous raconte des histoires. Et nous, qui n’avions pas de télé, adorions ces moments là ! Tant et si bien que aujourd’hui encore j’adore les conte.

J’aimerais retranscrire les contes qui ont bercé mon enfance mais pour cela, j’attends de pouvoir me réunir avec ma mère autour d’un feu et lui demander de me raconter des histoires comme elle le faisait jadis, histoire de rafraîchir ma mémoire.

En attendant de retrouver les contes de mon enfance, je vais vous raconter les histoirse puisées ici et là qui m’ont plu. Aujourd’hui ce sera un conte du Japon (étonnant, non? ^w^)

Le Prince Eclipse et le prince Éclat :

Le prince Éclat avait une passion pour la pêche, et il était très chanceux, chaque jour il attrapait des paissons. Des grand, des petit, sa pêche était toujours fructueuse. Son jeune frère, le prince Eclipse, excellait à la chasse. Pas un jour il ne revenais sans avoir attrapé quelques gibiers. Un jour le prince Eclipse vint voir son frère et lui proposa d’échanger leur passions pour un jour. Le prince Éclat refusa mais, devant l’insistance de son frère cadet il fini par céder. Le Prince Éclat parti donc à la chasse, alors que le prince Eclipse alla à la pêche. Mais le prince Eclipse n’eu aucune fortune et n’attrapa aucun poisson, il perdit même l’hameçon de son frère. De retour, alors que le prince Éclat lui réclamait sa canne à pêche, le prince Eclipse s’excusa d’avoir perdu l’hameçon au fond de la mer. Devant la colère de son frère, le prince Eclipse sorti le sabre qu’il avait à la ceinture, le cassa et en fit forger 50 hameçon qu’il apporta à son frère le priant de le pardonner. Mais celui-ci refusa. Le prince Eclipse fit alors forger cent autre hameçons, mais le prince Éclat refusa. “Je veux que tu retrouve mon hameçon” dit-il avec colère.

Le prince Eclipse, désespéré, s’assit au bord de la mer et pleura. Quand un vieil homme de la mer le trouva ainsi, il s’en inquiéta. “Qu’est-ce qui vous chagrine ainsi, mon prince”. Le prince Eclipse lui raconta sa mésaventure et le hameçon perdu. Le vieil homme construisit un petit bateau, y fit monter le prince Eclipse et lui dit :

“Vous aller naviguer jusqu’à ce que vous trouviez le château du roi de la mer fait d’écailles. Là vous descendrez du bateau. Il y a, au dessus d’un puits un acacia. Vous vous hisserez en haut de l’arbre et suivrez mes instruction”

Il poussa le bateau à la mer. Et le prince Eclipse vogua jusqu’à apercevoir le château fait d’écailles. Il descendit, trouva l’arbre, s’y percha et attendu. Trois servantes vinrent pour puiser de l’eau avec des cruches en or. Alors qu’elle se penchaient pour puiser l’eau, une lumière descendue de l’arbre les attira, elle regardèrent et virent le beau prince perché dans l’acacia. Celui-ci leur demanda à boire. Elle lui tendirent une tasse en or remplie d’eau, mais, au lieu de boire, le prince pris un bijou, l’embrassa et le déposa au fond de la tasse. Elles eurent beau tirer sur le bijou, celui-ci ne se décolla pas du fond de la tasse. Tout de suite elle apportèrent le bol avec le bijou à la princesse et lui parlèrent du beau jeune homme perché dans l’arbre au dessus du puits. La princesse accouru et quand elle vit le prince elle le trouva très beau. Mais au lieu de lui parler. Elle couru appeler son père. Le roi de la mer, apercevant le prince dans l’arbre l’invita dans la maison et lui offrit un très bon accueil. Tout le monde était si gentil avec le prince que celui-ci décida  de rester au château et fini par épouser la princesse.

Trois ans passèrent, le prince était heureux auprès de son épouse. Mais un jour, le prince Eclipse repensa à son frère et poussa un profond soupir. La princesse, qui ne l’avait jamais vu soupirer ainsi avant, alla trouver son père pour lui faire part de son inquiétude. Le roi fit appeler le prince et lui demanda ce qui le préoccupait. Le prince Eclipse raconta au rois l’histoire du hameçon qu’il avait perdu et la colère de son frère. Alors le roi fit appeler tous les poissons et leur demanda si aucun d’eux n’avait avalé l’hameçon du prince Éclat. Le poisson Tan avait au fond de la gorge quelque chose qui le gênait à chaque fois qu’il avalait. On regarda et on y trouva le hameçon que le prince Eclipse avait perdu.

Le roi fit alors venir un crocodile capable amener le prince Eclipse et revenir au château de la mer en un jour. Mais avant de laisser partir le prince, il lui remis deux bijoux et lui dit :

“Une fois chez toi, tu harcèlera ton frère de la sorte : quand il plantera du riz dans la vallée, tu le plantera sur la colline, quand il plantera du riz sur la colline, tu le plantera dans la vallée. Moi je commanderais à l’eau pour qu’elle te soit toujours favorable et désastreuse pour ton frère. Si ton frère dans sa colère s’en prend à toi et cherche à te tuer, tu sortira le bijou appelé marée montante, les flots monteront et le noieront. S’il éprouve des remords et implore ton pardon, tu sortira le bijou marée descendante. La mer se retirera alors, et ton frère aura la vie sauve.

Le prince Eclipse revint chez lui, restitua l’hameçon au prince Éclat et agit tel que le lui avait recommandé le roi de la mer. Le récoltes du prince Éclat étaient si mauvaise, que sa rancœur envers son frère fortunée grandi jusqu’au jour où il tenta de l’assassiner. Voyant que son frère voulait le tuer, le prince Eclipse sorti le bijou marée montante. La mer monta et manqua de noyer le prince Éclat qui implora le pardon de son jeune frère. Le prince Eclipse sorti alors le bijou marée descendante et la mer se retira laissant ainsi la vie sauve au prince Éclat. Reconnaissant, le prince Éclat promit à son frère de devenir son garde et de toujours le protéger. A la cours on se souvient encore du prince Éclat qui, depuis se jour, fit tout son possible pour ne jamais se noyer.

Sources :

J’ai lu ce conte dans un petit livre publié par les éditions Picquier en 1993 et intitulé tout simplement Contes du Japon 3 – Le Prince Éclat et le Prince Eclipse. Un très joli livre avec de belle illustrations dans le style peinture japonaise ancienne.

A chaque conteur sa version du conte. Ici je n’ai pas fait une retranscription du livre, mais l’ayant lu hier, j’en suis restée très proche. J’espère que ce conte vous aura plu. à bientôt pour d’autres histoires

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