Archives pour la catégorie littérature

Une jeunesse au temps de la Shoah

Après la mort de Simone Veil, son visage était partout, sur toutes les unes. Si son nom ne m’était inconnu j’avoue que je ne savais rien de cette grande dame. J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai commencé par un hors série que Marianne lui a dédié. Très complet, bien fait et plaisant à lire.

Après l’avoir lu j’étais encore plus intriguée. J’ai eu envie d’en savoir plus mais je me sentais pas la patience de lire Une Vie. 340 pages tout de même ! Avec tous les livres que j’ai abandonné cet été, j’étais sûre de ne pas y arriver. C’est là que je suis tombé sur un extrait publié par Le Livre de Poche : Une jeunesse au temps de la Shoah. Cette éditions réuni les chapitres qui racontent la jeunesse de Simone Veil, depuis l’enfance joyeuse sous le soleil de Nice au camps de concentration et le retour à la vie. On quitte Simone alors qu’elle se lance dans la vie active.

J’avais vingt-sept ans, des diplômes, un mari, trois enfants, un travail. J’étais enfin entrée dans la vie.

Cette éditions est complété par diverses annexes : photos, discours…

Que dire de ce livre. C’est difficile d’en parler. Simone Veil écrit très bien, on lit facilement et avec plaisir cette autobiographie. Il n’y a pas de logeurs. L’émotion est là, tout en retenue.

Mais l’intérêt de se livre n’est pas tant là façon dont il raconte mais ce qu’il raconte. L’horreur vécu par des million de juif en France et partout en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. On y découvre comment Simone, ses parents et ses frères et sœurs, juifs laïcs ont été déporté. Tout au long du texte, Simone Veil raconte son histoire, telle qu’elle l’a vécu à l’époque mais elle y ajoute ses réflexions, fruits d’une longue vie bien remplie, riche en rencontres. Et ce double regard : l’adolescente qui vit l’horreur et l’adulte qui cherche un sens à tout ça est très intéressant. D’autant plus que Simone Veil semble faire preuve d’une extrême sagesse, elle ne tombe pas dans la haine qu’on aurais pourtant pu lui pardonner après une telle aventure. Elle parle toujours avec bienveillance mais aussi fermeté. N’hésitant pas à contredire ses collègues intellectuels quand leur point de vue lui semble erroné.

C’est un texte dur, parce qu’il montre l’humanité dans ce qu’elle a de plus laid, mais il n’est pas difficile à lire car c’est toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue que Simone Veil livre ses souvenirs. Il peut donc être lu par un public jeune. Enfin, pas des enfants non plus, mais je pense au collégiens ou lycéens qui étudient cette période historique en cours. Ce court extrait donnera une dimension plus réelle à ce que disent les manuels d’histoire. En revanche je ne suis pas sûre que le jeune public apprécie les digressions politiques et sociologiques.

Ce que je retiens de ce livre c’est que malgré cette très douloureuse expérience Simone Veil à su rester profondément humaniste, ouverte et attentive aux autres. On ressort de cette lecture, troublé mais grandi. Si Larmes interdites m’avais mis dans un état terrible, je n’ai pas eu ici le même sentiment car il y a beaucoup d’espoir dans les paroles de Simone Veil.

Couverture Une jeunesse au temps de la Shoah , extrait d'Une vie


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un toit pour 13 – tome 3 : Le jour où j’ai pris la mer

Une fratrie c’est pas toujours facile, une famille recomposée c’est encore un peu plus compliqué. Et que dire d’une famille recomposé de 13 membres ?! Oui, oui, 13. Je n’arrive même pas a imaginer ce que ça peut donne, 11 enfants dans une seule maison ! Mais quand il y a de l’amour tout s’arrange, même une terrible tempête en mer.

Romu, notre héros nous raconte ici ses vacances d’été. Les parents (sa mère et son amoureux de plombier) vont emmener tous leurs enfants en mer sur un bateau à voile. Tout le monde est surexcité à cette nouvelle. Quelle aventure ! Oui mais… c’est pas facile de se supporter dans un bateau. Toujours les un sur les autres, les petits détails finissent par déclencher les pire disputer et les vacances deviennent un cauchemar. Mais aucune dispute ne serait séparer une famille face à l’adversité ! Quand la tempête éclate, tout le monde se serre les coudes. « C’est le moment de bosse en équipe […] ! » Le danger passé, reste le souvenir de la solidarité et puis aussi l’admiration de Romu pour ce beau-père qui a su garder son sang froid et sortir toute la famille d’un mauvais pas.

Une jolie histoire, pleine de bon sentiments et d’espièglerie.

C’est avec ce tome 3 que je découvre Romu et sa (très) nombreuse famille recomposée. Ce tome peut très bien se lire indépendamment des autres mais il donne envie de découvrir le reste de la série. On en apprends ici trop peu sur cette drôle de famille 🙂

Roman jeunesse première lecture, ce petit roman, très joliment illustré s’adresse aux 6-8 ans. Il manquera peut-être d’action pour les plus grand.

Je l’ai trouvé très bien, le texte est simple et cour. On survole l’histoire mais cela laisse place à l’imagination et puis cela rend le texte accessible aux très lecteurs. J’ai bien aimé l’ambiance de cette famille. J’ai tout particulièrement apprécié les illustration bleu et rouges.

Mimiko quand a elle, n’a pas vraiment accroché. Peut-être parce que cela venait de moi (elle n’aime pas quand j’insiste pour lire une histoire). Je vais laisser traîner le livre et voir si l’envie lui prends de le lire seule.

Un toit pour 13 #romanjeunesse #litteraturejeunesse #editionsfimousse

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Merci aux éditions frimoüsse de m’avoir fait découvrir cette série que l’on doit à Ingrid Chabbert (texte) et Carine Hinder (illustrations)

à lire aussi l’avis de Blandine


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Ces livres que je n’ai jamais terminé

Depuis la lecture du petit livre la Magie du rangement de Marie kondo, je n’arrête pas de trier mes affaires. Le mieux eu été de tout trier sur un plus brève période mais… j’ai pas le temps. Ou alors c’est juste une excuse. Faire du tri c’est douloureux, surtout quand on est du genre à tout garder comme moi, parce qu’on ne sais jamais… du coup j’avance petit à petit. De toute façon il y a pas d’urgence, je déménage pas demain (sig). Je procède par catégorie, comme préconise Marie Kondo. Les vêtement c’était facile mais les livres…. Il y en a tellement que j’ai divisé en plusieurs catégories. J’ai commencé par le plus facile : les revues. Deux tiers sont parti dans la rue (ça fera le bonheur de mes voisins). Suivi des livres pratiques (cuisine, jardinage, médecine naturelle…). J’ai fait des heureux (ou de étagères encombré) chez les amis. Puis ce fut le tour des BD franco belges (j’ai pas osé toucher à la collection de manga, je la garde pour la fin). Après distributions à mon entourage, il ne reste pas grand chose à « jeter » mais tout de même un peu de place de gagné. Enfin je me suis attaqué aux romans, littérature générale. Et là, c’était pas facile. J’ai une pile de 1.50 m de livres dans la catégorie « faut que je réfléchisse », Marie Kondo serait là, elle me ferait tout jeter, mais dans une famille de librophages comme la mienne, j’ai pas envie de jeter pour racheter après. Il y a des livres qui intéresserons les nouvelles générations d’ici peu, ceux qu’ils devront étudier à l’école, ceux qui peuvent être utiles aux étudiants de la famille (petite pensée pour Yomu-chan actuellement en IUT métiers du livre qui a déjà pioché dans la bibliothèque familiale à plusieurs reprises pour sa formation), les classique que je me suis jurée de lire un jour mais que je ne lirais jamais…

Mais ce n’est pas de ces livres là que je vais vous parler aujourd’hui. On mettant de l’ordre dans mes étagères j’ai retrouvé une jolie pile de roman commencé et jamais fini. J’avais envie de les présenter ici et tenter de comprendre pourquoi je n’ai pas réussi à les lire.

La Guerre de nos jours lointains – Akira Yoshimura

Résultat de recherche d'images pour "La Guerre de nos jours lointains - Akira Yoshimura"C’est ma cousine, japonologue, qui me l’a prêté (il y a une éternité !). Je viens de le retrouver caché bien profondément dans les strates de livre qu’il faut que je lise (oui, oui, promis). Je n’ai même pas réussi à arriver à la moitié. C’est bon, je jette l’éponge, je ne le finirais jamais.

résumé : 15 août 1945, la défaite du Japon est consommée.
Au quartier général des forces armées de Kyushu, l’île du Sud-Ouest de l’archipel, ordre est donné par l’état-major d’abattre les derniers américains prisonniers. L’officier Takuya Kiyohara, fidèle à sa hiérarchie, se porte volontaire pour l’exécution. Quelques semaines plus tard, il est recherché pour crime de guerre. Une longue fuite commence, une errance fantomatique, hallucinée, au cours de laquelle il tente de se fondre dans l’anonymat de la population civile d’un pays occupé, anéanti par les bombardements et désormais humilié par les vainqueurs.
Sorti au Japon en 1978, ce roman posait pour la première fois la question des crimes de guerre. Il est aujourd’hui encore d’une remarquable actualité, et Yoshimura y est au sommet de son art : son écriture froide, distante explore le devenir d’un homme simple confronté à l’absurdité implacable d’une situation qui le brise en même temps qu’elle le conduit vers une forme de rédemption. (source : Babelio)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? L’ennuie ! Impossible de rester concentrée. Après seulement 2 pages mes paupières tombaient. Pourtant ça ne manque pas de tension. C’est la guerre, les bombardements et… je m’endormais à chaque fois que j’essayé de lire. J’ai beaucoup de mal avec se genre de littérature, je trouve que si ça ne manque pas de tension dans l’histoire, ça manque de rythme dans l’écriture et c’est très difficile à lire pour moi. Je n’arrive jamais à rester suffisamment concentré pour entrer dans l’histoire. Il n’y pas que ce livre, beaucoup de roman japonais m’ont fait cet effet. Le rythme et style ne me correspondent pas et malgré l’intérêt que je porte à l’histoire je n’arrive pas à avancer. ça me fatigue énormément et c’est très frustrant.

La Route – Cormac McCarthy

Résultat de recherche d'images pour "la route cormac mccarthy"J’avais essayé de regarder le film mais j’ai pas pu. C’était trop pour moi. Mais j’avais trouvé l’idée de l’histoire intéressante. J’ai pensé que cela serait plus facile en livre.

résumé : L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. (source : Babelio)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Je m’en souviens même pas ! C’est dire que ça m’a marqué. La seule chose dont je me souvienne c’est que j’ai trouvé que ça ne tenais pas la route (oui, bon, c’est pas terrible comme jeu de mot). Au même temps j’en ai lu si peu, je me demande si je ne devrait pas lui redonner une chance. C’est le prix Pulitzer 2007, tout de même (au fait je m’en fout, je fais jamais gaffe aux prix).

Ma – Hubert Haddad

Ma par HaddadJ’ai acheté ce livre après une rencontre avec l’auteur organisé par ma librairie préférées (enfin, la seule qui soit au centre-ville…). A la façon dont l’auteur s’exprimait j’aurais du me douter que je ne finirais pas ce roman. Son discours était chaotique et décousu. Incompréhensible.

résumé : « La marche à pied mène au paradis. » Ainsi s’ouvre Mā, roman japonais, à la croisée de deux destins et autour d’une même quête, la voie du détachement.
Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste.
Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. »
Dans la lignée de l’inoubliable Peintre d’éventail, Hubert Haddad nous emmène sur les sentiers du Bout-du-Monde. Son écriture est comme la palpitation miraculeuse de la vie, au milieu des montagnes et des forêts, à travers le chant des saisons, comme un chemin sur le chemin. (source : Babelio)

Pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Le rythme !! Je ne sais pas si c’est à cause de ma dyslexie ou simplement parce que je n’aime pas les auteurs qui s’écoutent écrire mais je veux du rythme, de la action, du peps… Et ici c’est tout le contraire. C’est assez confus, contemplatifs. On ne vois pas du tout où l’auteur veut nous amener où alors tout simplement c’est moi qui arrive pas à me concentrer parce que ce que le protagoniste raconte ne m’intéresse pas. Un gars paumé, une femme mystérieuse… On se croirait dans du Murakami, mais j’ai pas accroché. J’ai trouvé ça ennuyeux. J’ai même pas réussi à atteindre les 50 pages, c’est dire.

The seed and the sower – Laurens Van Des Post

The Seed and the Sower J’ai acheté ce livre après avoir vu le film Furyo de Nagisa Ōshima avec David Bowie. J’avais beaucoup aimé le film, j’ai voulu en savoir plus.

résuméThis is war as experienced in a Japanese prisoner-of-war camp in Java in 1942, but, above all, war as experienced in the souls of men. What follows is the story of two British officers whose spirits the Japanese try to break. Yet out of all the violence and misery strange bonds of love and friendship are forged between the prisoners – and their gaolers. It is a battle of survival that becomes a battle of contrasting wills and philosophies as the intensity of the men’s relationship develops. (source : goodreads)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Alors là ! ça fait une éternité que j’ai abandonné ce livre difficile de me souvenir. Je dirais parce que c’est en anglais et que je suis nulle pour lire de l’anglais. Je ne l’ai pas trouvé très facile à lire. Sans doute devrais-je le lire après une autre lecture en anglais plus facile, pour m’exercer le cerveau avant.

Passeurs d’espoir – Marie-Hélène et Laurent de Cherisey

C’est un cadeau de ma mère. Je sais pas si c’est un acte manqué ou une simple incompatibilité de goût mais je me rends compte que soit je ne lis pas les livres qu’elle m’offre, soit je n’arrive pas à les finir.

résumé : Notre terre ne tourne pas toujours très rond… Et cela peut faire peur : quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?
Laurent et Marie-Hélène de Cherisey sont partis quatorze mois avec leurs cinq enfants, pour rencontrer des hommes et des femmes de toutes conditions qui, dans leurs pays, œuvrent à un monde plus juste. En famille, ils ont partagé quelques jours de la vie de chacun de ces bâtisseurs du XXIe siècle pour recueillir et filmer leurs histoires. Les Cherisey ont voulu découvrir avec leurs enfants le  » secret  » de ces personnes qui, face aux problèmes, ont dépassé leurs sentiments d’impuissance pour initier de profonds changements.
Dans ce volume qui retrace la première partie de leur périple, du Brésil au Vietnam, ils nous racontent le rêve de Rodrigo, qui a permis à 600 000 jeunes des bidonvilles d’accéder à l’informatique ; le combat décisif de Josefina, ancienne  » esclave domestique « , pour sortir les petites péruviennes de cet enfer ; le secret de Pisit en Thaïlande ou de Fabio au Brésil pour offrir un avenir meilleur aux millions de laissés-pour-compte de la modernité…
La famille de Cherisey se fait ici  » passeur d’espoir  » pour nous faire partager ces expériences et initiatives fabuleuses. Elle nous prouve que si la mondialisation effraie, elle peut aussi offrir un visage positif et un potentiel inenvisagé : celui de ces réponses d’envergure qui naissent tout autour de la planète et que six milliards d’êtres humains peuvent contribuer à développer. (source : Amazon)

pourquoi j’ai pas pu le finir ? Je l’ai dit, sans doute un acte manqué. Le sujet devrait m’intéresser et pourtant, je n’ai jamais dépassé la page 44 ! En réalité ce n’est pas le seul livre de se genre que je n’ai pas terminé. Finalement j’ai un peu de mal avec les témoignages et les récit de voyage. Sans doute pas assez romanesque à mon goût. La vraie vie des gens ne m’intéresse pas vraiment, à moins que la dite vie ne coïncide avec de fait historiques importants, ce qui n’est pas le cas ici.

Os olhos inocentes – Leandro Tocantins

Un livre que j’aurais du lire pendant mes années fac…

Résultat de recherche d'images pour "Os olhos inocentes - Leandro Tocantins"quatrième de couverture : Aqui está a Amazónia […] E eis que um menino contemplativo e timedo se confessa, num livro de breves capitulos. Antes de tudo, uma delicada natureza contemplativa. Mas o menino está só. Há o encontro dele com a imesidão da natureza física. Quase o duelo da sensibilidade agudíssima com o desmedido de água e florestas. A solidão e a selva. O menino é rigorosamente inocente. O livre vem a ser a restauração ou reconstituição da inocência, num ritmo de equilíbrio. Tudo aqui é transfigurado pela visão poética. E o rio imenso domina tudo mais. Maior do que o rio só o menino…

pourquoi je n’ai pas pu finir ? J’ai beau parler portugais, cela fait une éternité que je n’ai pas eu l’occasion de pratiquer. Passer du néan à de la littérature sérieuse… c’était ambitieux de ma part. Et ça s’est soldé par un échec. Bon d’un côté j’ai trouvé que l’histoire n’était pas passionante, mais le vrais problème c’est le niveau de langue, trop littéraire pour moi après une si longue période sans pratiquer cette langue.

1Q84 – Haruki Murakami

Résultat de recherche d'images pour "1Q84 - Haruki Murakami"Le premier Murakami que j’ai lu et le seul que je n’ai pas terminé.

résumé : Au Japon, en 1984.
C’est l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans. A l’époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d’une mission: exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité: la faculté innée de retenir quantité de faits, d’événements, de dates en rapport avec l’Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l’autobiographie d’une jeune fille échappée de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l’âge d’un an et demi.

Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où? Quand? En 1984? Dans 1Q84? Dans cette vie? Dans la mort? (source : Babelio)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? dans cet article j’expliquais que ce que je trouve fascinant chez Murakami, c’est qu’il me captive avec des histoires qui ne m’intéressent pas et des personnages pour lesquels je n’ai aucune empathie. Pourquoi je n’ai pas réussi à finir 1Q84 alors que j’ai dévoré ses autres romans ? Grand mystère. Je n’arrive pas à comprendre moi-même. Contrairement aux romans que j’ai lu ensuite, j’aimais bien l’histoire de 1Q84, je la trouvais intrigante. Mais, je ne sais pas, peut-être un problème de rythme trop lent, j’arrivais pas à rester plongée dans le livre suffisamment longtemps.

La concubine – Anchee Min

Résultat de recherche d'images pour "La concubine - Anchee Min"résumé : Quand la famille d’Orchidée arrive à Pékin, ruinée, la beauté de la jeune fille lui permet d’être choisie parmi des milliers de femmes pour devenir une des sept épouses de l’empereur Xianfeng.
Sa force de caractère la pousse à résister à l’implacable complexité du protocole de la Cité Interdite, ainsi qu’aux rivalités entre concubines, et elle devient la favorite de l’empereur. L’Empire du milieu connaît certains troubles mais Orchidée, seule à en comprendre l’ampleur, protégera son fils, unique héritier de la dynastie. Alors que débute le déclin de l’Empire de Chine, une courtisane envoûtante et implacable étend son influence : de jalousies sentimentales en rivalités politiques, de séduction calculée en coup d’État déjoué, Orchidée sera la dernière impératrice de Chine… (source : Babelio)

pourquoi je n’ai pas pus le finir ? Trop de descriptions !!! Je déteste les descriptions. Et ici l’auteur tient tellement à montrer à quel point elle s’est documenté qu’elle passe des pages et des pages à décrire la robe de celle-ci, la toiture de cela. Bref tout est prétexte à étaler du savoir. Sauf que moi, si je suis très intéressé par le rôle que l’impératrice Orchidée à joué en Chine, je n’en ai rien à taper des broderies de la robe de l’impératrice, surtout si ça dure 2 pages ! J’ai tenu bon jusqu’à 300 pages, mais après j’ai craqué. Trop c’est trop.

The Adventures of Tom Sawyer – Mark Twain

J’étais pleine de bonnes intentions…

résumé : Whether forming a pirate gang to search for buried treasure or spending a quiet time at home, sharing his medicine with Aunt Polly’s cat, the irrepressible Tom Sawyer evokes the world of boyhood in nineteenth century rural America. In this classic story, Mark Twain re-created a long-ago world of freshly whitewashed fences and Sunday school picnics into which sordid characters and violent incidents sometimes intruded. The tale powerfully appeals to both adult and young imaginations. Readers explore this memorable setting with a slyly humorous born storyteller as their guide.
Tom and Huck Finn conceal themselves in the town cemetery, where they witness a grave robbery and a murder. Later, the boys, feeling unappreciated, hide out on a forested island while the townspeople conduct a frantic search and finally mourn them as dead. The friends triumphantly return to town to attend their own funeral, in time for a dramatic trial for the graveyard murder. A three-day ordeal ensues when Tom and his sweetheart, Becky Thatcher, lose their way in the very cave that conceals the murderer.
With its hilarious accounts of boyish pranks and its shrewd assessments of human nature, The Adventures of Tom Sawyer has captivated generations of readers of all ages. This inexpensive edition of the classic novel offers a not-to-be-missed opportunity to savor a witty and action-packed account of small-town boyhood in a bygone era. (source : Amazon)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Je voulais améliorer mon niveau d’anglais. Je me suis dit que je pouvais lire en VO et un roman jeunesse ne devrait pas être trop difficile. Pourquoi pas lire un classique ? Mais qu’est-ce que c’est chiant !! Punaise, j’aurais du m’en douter. J’aime pas la littérature classique. Trop de mots, je m’endors à chaque fois. J’ai pas du tout réussi à le lire. Du coup je l’ai trouvé en audio et je l’ai mis sur mon portable. Même résultat : je comprends rien, je me fait chier. J’ai laissé tomber.

Sherlock Holmes – Conan Doyle

Résultat de recherche d'images pour "conan doyle oeuvre complète"J’ai trouvé au puce un recueil avec les trois premières aventures de Sherlock Holmes. J’adore toutes les adaptation modernes et tout ce qui s’en inspire. J’étais super heureuse de tomer sur ce livre pour 50 centimes ! J’ai commencé à lire l’étude en rouge avec ma grande fille (qui à l’époque n’était pas encore grande). Nous lisions le livre ensemble à haute voix. Mais j’étais très déçue par cette première nouvelle que je n’ai d’ailleurs pas terminé. D’abord le crime, puis l’assassin dévoilé comme ça, comme on trouve un cheveux dans la soupe, un personnage que l’on avait même pas remarqué jusqu’à ce qu’il se fasse arrêter. Aucun indice pour nous mettre sur la piste. Et puis, on se sais pas pourquoi on se retrouve avec une caravane de mormons. L’histoire du dit assassin, mais qui vient là, non comme un cheveux dans la soupe, mais comme tout un scalpe. C’est quoi le rapport ? Sans doute faut-il lire jusqu’au bout pour comprendre, mais ce côté très décousu de la nouvelle m’a complètement démotivé. J’avais même plus envie de connaitre le fin mot de l’histoire. Grosse déception. J’attendais à autre chose.

Le prophète – Khalil Gibran

Résultat de recherche d'images pour "Le prophète - Khalil Gibran philanthrop'"résumé : Une langue limpide, des images évocatrices et forte : à travers l’enseignement d’Al-Mustafa se dessinent quelques-uns des trésors de l’expérience humaine. Rien n’échappe à la leçon du Sage : amour, joie, liberté, douleur, connaissance de soi, beauté, couple, passion, mort… La vie la plus intime, comme les problèmes les plus quotidien. Hymne à la vie et à l’épanouissement de soi, Le Prophète s’impose désormais comme l’un des textes cultes du XXème siècle. (source : Babelio)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Alors là ! Je n’ai aucun souvenir de ce livre. Je ne me souviens de rien du tout. Le vide total. C’est dire si cette lecture m’a marqué. Pourquoi je ne l’ai pas terminé alors qu’il ne fait même pas 100 pages et que j’étais déjà à la moitié ?

Manuel du guerrier de la lumière – Paulo Coelho

Couverture Manuel du Guerrier de la LumièreDepuis le lycée je le traîne parce que j’ose pas m’en débarrasser. Il y a encore le marque page.

résumé : Paulo Coelho Manuel du Guerrier de la Lumière Les guerriers de la lumière se reconnaissent au premier regard. Ils sont au monde, ils font partie du monde. Souvent ils trouvent que leur vie n’a pas de sens. Mais ils n’ont pas renoncé à le trouver. Ils s’interrogent. Ils refusent la passivité et le fatalisme. C’est pour cela qu’ils sont des guerriers de la lumière. On trouvera dans ce livre bref, simple et précieux, la synthèse de la philosophie humaniste de Paulo Coelho : un message de confiance et de vie qui, avec L’Alchimiste et La Cinquième Montagne, a déjà touché des millions de lecteurs dans le monde entier. (source : Livraddict)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Je n’aime pas ces livre pseudo philosophiques. J’avais pas aimé L’Alchimiste de Coelho, mais comme mes camarades du lycée adoraient ça j’osais pas l’avouer. Alors quand ma meilleure amie m’a offert ce livre j’ai fait semblant d’être heureuse. La vérité c’est que Coelho enfonce des portes ouvertes et que ça me soûle. C’est bon, ça va faire bientôt 20 ans, je suis sûre que mon amie ne m’en voudra pas si je me débarrasse de ce livre qui, non seulement ne me plait pas, mais me pèse sur la conscience.

Soundtrack – Hideo Furukawa

Couverture Soundtrackrésumé : Fin du XXe siècle. Deux enfants, un garçon et une fille, se retrouvent échoués sur une île déserte dans le Pacifique. En deux années, ils développent des techniques de survie et de communion avec la nature, proches du chamanisme. Devenus grands et rendus à la civilisation, ils découvrent un Tokyo transformé par le réchauffement climatique et l’immigration environnementale. Envahi par une végétation tropicale et des colonies de corbeaux à gros bec. Où ils vont devoir survivre sur les décombres de la société des hommes.
Ce roman d’une puissance imaginaire stupéfiante, à l’écriture fiévreuse comme un long solo de guitare rock, emprunte les codes de la science-fiction pour mieux dynamiter la fiction tout court.
Sa forme est celle d’une spirale qui se resserre et tourne de plus en plus vite. Pour Furukawa la littérature est une arme, une tornade qui emporte tout, et Soundtrack le roman fondateur de toute son œuvre.
« J’étais un humain, j’étais en colère, et j’ai juré de mettre mes tripes à écrire un chant à la gloire des corbeaux. J’ignore à quel âge je mourrai, j’ignore combien de dizaine de romans j’écrirai jusqu’à ma mort. Mais je peux dire une chose. S’il y a quelque chose que l’on puisse appeler l’ère Furukawa, alors son année 0 correspond à l’année de publication de Soundtrack. » (source : Babelio)

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Un gros pavé, très dense. Trop dense peut-être. J’ai adoré le début, vraiment. Mais arrivé à la moitié j’ai commencé à en avoir vraiment marre. Je voulais une conclusion. Elle tarde trop à venir. J’ai abandonné un peu près au deux tiers.

Storia di Irene – Erri de Luca

Encore un cadeau de ma mère …

quatrième de couverture : È la bellezza pura che sta entrando in mare, illesa da lusinghe di futuro, senza un saluto indietro, come un serpente con la vecchia pelle.

pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Ben, au fait, je m’ennuyais sec ! Le livre est pourtant très court mais j’ai pas accroché. Je suis même pas arrivée à la moitié. Au même temps j’ai du mal à lire en italien.

La Sibylle – Agustina Bessa-Luís

La Sibylle par LuísJe crois bien que c’est ma mère qui me l’a acheté celui-ci aussi ^^’

résumé : Dans le nord du Portugal, ce sont les femmes qui, devant l’indolence et les rêves d’évasion que nourrissent les hommes, assurent le lourd héritage des travaux de la terre.
C’est vrai en particulier vers la fin du XIXe siècle, lorsque la propriété à l’abandon doit être prise en charge par Joaquina Augusta-Quina, une adolescente frêle et inculte, mais qui participe aux plus rudes tâches de la campagne aux côtés des ouvriers, tandis que sa sœur et ses frères se préparent à échapper au milieu rural. La lucidité de Quina, rusée et chicaneuse, et son sens de la répartie lui valent ce surnom de sibylle sous lequel elle ne tarde pas à être connue et admise dans la bonne société, où l’on admire cette paysanne.
Resté célibataire, endurcie par la lutte, haïe et admirée par le membres de sa famille, une passion étrange l’unit sur le tard à un enfant qui grandira sous sa protection. Un admirable portrait de femme, le premier chef-d’œuvre d’Agustina Bessa-Luis. (source : Bableio)

Pourquoi je n’ai pas pu le finir ? Je ne sais plus trop. Je me souviens avoir aimé le personnage principal, mais je ne me souviens plus trop de l’histoire, ni du style. Faut vraiment que je dise à ma mère de ne plus m’offrir de livre ^^’

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Auteur à l’honneur #2 – Haruki Murakami

Bienvenu pour un nouvel épisode d’auteur à l’honneur, rendez-vous mensuel lancé par Nina.

Sa chronique sur Kafka sur le rivage m’a donné envie de vous parler de Haruki Murakami, un auteur qui, étagement, me touche avec des histoires qui ne me touchent pas.

Murakami et moi

La ballade de l'impossibleJe m’explique : les personnages que Murakami met en scène dans certains de ses romans (je suis loin d’avoir tout lu, trèèès loin de là ! il en a écrit beaucoup) ne me touchent pas, ils ont des préoccupations que je ne comprends pas, des problèmes
au sud de la frontière à l'ouest du soleil auxquels je reste insensible (le mal d’amour, quoi), souvent même je les trouve antipathiques et pourtant ! Une fois le livre commencé  je suis happé dans son univers, pris au piège par les tournures de ses phrases et j’enchaîne les pages sans pouvoir m’arrêter. Et ce, quand bien même, je n’éprouverais aucune empathie pour ses personnages (souvent pommé, en quête de soi… et d’amour). c’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant La ballade de l’impossible ou encore Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil.

1Q84.jpgCette particularité m’interpelle. Cependant je n’éprouve pas ce sentiment à chacune de mes rencontres avec ses romans. Le premier roman que j’ai voulu lire de lui (un cadeau qu’on m’avait fait), m’a plutôt inspiré le sentiment contraire : Je trouvais l’histoire intéressante, intrigante même, les personnages m’interpellaient pas leur particularité et pourtant je n’ai jamais réussi à finir le premier tome de sa trilogie 19Q4. Je n’arrivais pas à entrer dans les mots. Je me sentais pas prise dans l’histoire. Je refermais le livre après avoir lu à peine quelques pages.

Enfin, le dernier roman que j’ai lu de lui a réussi à la fois à me captiver par son style et me toucher avec ses personnages.

J’ai beaucoup aimé l’L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage dans lequel j’ai trouvé un personnage en phase avec mes propres préoccupations. Je le comprenais et il m’aidait à me comprendre.

J’ai encore deux, trois romans de Murakami dans ma PAL (dont un en anglais récupéré je ne sais plus où). Je suis très curieuse de savoir quel effet ils me feront, même si leur lecture n’est pas prévue pour tout de suite.

Avez-vous déjà lu des œuvres de Murakami ? qu’en avez-vous pensé ?

Haruki Murakami, auteur à succès

Haruki Murakami est né à  Kyoto en 1949. Il a fait ses études à l’Université de Waseda. Il tient à bar de jazz à Tokyo pendant 8 ans et publie son premier roman en 1979 (Ecoute le chant du vent, publié en France en 2016).

Il a vécu quelques années à l’étranger avant de revenir en 1995 au Japon. Ses voyages nourririons ses écrits.

Il est également connu (et reconnu) comme traducteur de l’anglais au japonais.

L’influence occidentale est palpable dans son oeuvre, ses références culturelles sont mondiale ce qui font de lui un auteur international à succès. Ses romans sont traduit dans une cinquantaine de langues.

Ses récit sont souvent teinté de fantastique et de surréalisme. Il a reçu de nombreux prix pour son travail d’auteur.

Pour aller plus loin :


Auteur

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La Fantasy, un genre digne d’intérêt ?

avant propos

J’ai récemment suivi un mooc dédié à la littérature fantasy sur la plate-forme fun-mooc. C’était très intéressant. J’ai appris plein de choses. J’aurais du en parler tant que les inscription étaient encore ouverte, mais… à force de remettre cela au lendemain, c’est trop tard -_-‘

Mais j’avais envie de partager le travail écrit qui était demandé en fin de parcours. Il fallait répondre à la question suivante : la Fantasy, un genre digne d’intérêt ? Il fallait donner des argument et contre-argument, fournir des exemples… bon facile à dire, mais moi, même après le mooc en fantasy j’y connais pas grand chose. Pourtant j’ai trouvé l’exercice intéressant et amusant à faire.

Je vous livre ici le texte tel que je l’ai livré au jugement des paires sur fun-mooc. Sans retouches. Juste quelques images pour égayer le tout. N’hésitez pas à me faire vos retours, laisser des conseils de lecture, etc.

La fantasy, un genre digne d’intérêt ?

Sous l’étiquette Fantasy, on retrouve des œuvres bien différentes les unes des autres, de l’épique épopée du Seigneur des anneaux à la chasse aux vampires de Buffy, en passant par les viriles aventures de Conan le barbare, la Fantasy compte de nombreux sous-genres. Une diversité qu’il est difficile d’analyser comme une seule et même identité. Qu’est-ce que vraiment la Fantasy ? On pourrait la définir comme une littérature du merveilleux où le surnaturel fait partie intégrante de l’univers proposé et est accepté comme allant de soi par le lecteur. Ce surnaturel peut se manifester de façons bien différentes d’un sous-genre à l’autre, d’une oeuvre à une autre.

Comme la plupart des littératures de genre, la Fantasy est souvent décriée au profit d’une littérature générale, seule considérée comme digne d’intérêt. L’un des principaux reproches qui est fait à la Fantasy c’est celui d’être très, trop, stéréotypé, de se structurer toujours autour des mêmes mécanismes narratifs. On ne peut nier l’existence de ces stéréotypes maintes fois recyclés par des auteurs de fantasy. Mais le fait qu’une recette à succès soit recyclée par des auteurs en manque d’inspiration ou simplement soucieux de surfer sur une vague à la mode, n’enlève rien aux qualités des oeuvres qui ont donné naissance à ces stéréotypes.

Parmi ces stéréotypes, nous pouvons citer celui né dans le Seigneur des anneaux de Tolkien. Son roman qui s’inspire à la fois de la mythologie celtique et nordique pour ses créatures surnaturelles et de la chanson de geste médiévale pour son côté épique, impose, par son succès auprès des lecteurs et de la critique, l’un des stéréotypes fondateurs du roman Fantasy, ou du moins de l’Epic Fantasy : le groupe d’aventuriers appartenant à différentes races (humains, elfes, nains…) et menant une seule et même quête dans le but de protéger le (un) monde menacé par des forces obscures. Si l’on peut reprocher aux auteurs ayant repris cette idée de manquer d’originalité, cela ne réduit pas la valeur du roman de Tolkien qui ne doit pas son succès à la simple utilisation de ce stéréotype, mais au formidable travail de création de l’univers qui sert de base à son épopée. Nous touchons là à l’un des principaux intérêt de la Fantasy selon moi : le  dépaysement. La Fantasy, quelque soit le sous-genre, propose des univers alternatifs empreints de merveilleux et de surnaturel. La réussite et l’intérêt d’une oeuvre Fantasy dépend avant tout, selon moi, du talent de l’auteur à créer un univers cohérent. En cela Tolkien a excellé, créant pour son roman Le Seigneur des Anneaux un univers très riche et cohérent pour lequel il nous fournit de nombreux détails anthropologiques, ethnologiques, linguistiques… L’univers de Tolkien, qu’il décline et développe dans plusieurs oeuvres et travaux, allant jusqu’à créer une langue, est si riche qu’il devient plausible.

On pourrait aussi citer le succès plus récent de la série à destination de la jeunesse de J.K. Rowling : Harry Potter. Le succès de ce dernier a vu se multiplier les histoires plus ou moins réussies d’apprentis sorciers et sorcières. Ce qui pour moi fait la force de Harry Potter, outre les thématiques universelles qu’il aborde (passage à la vie adulte, finitude de la vie humaine, lutte contre ses propres pulsions de destruction, ode à la tolérance…) c’est son univers très riche et bien construit. Le monde magique que Rowling superpose au nôtre fonctionne à merveille. On peut, l’espace d’une lecture, y croire. Les nombreux détails qu’elle fourni facilitent l’immersion. Et j’en viens au second intérêt de la fantasy, après le dépaysement et la découverte d’autres univers, vient l’émerveillement.

Par ailleurs, si le stéréotype très présent dans la Fantasy peut être sujet à critique, il fait aussi parti du plaisir de lecture. Les lecteurs, surtout les jeunes, aiment, en ouvrant un ouvrage fantasy, y reconnaître des archétypes qui leurs sont familiers.

Comme beaucoup d’autres littératures de genre, la Fantasy est une littérature qui semble légère. Elle nous émerveille et nous offre une échappatoire aux réalités de la vie, aux ennuis du quotidien. Certains pourraient lui reprocher de pousser le lecteur à l’escapisme, à la fuite du réel. Si le voyage et le dépaysement est total, la réalité n’est finalement pas aussi loin qu’il y paraît. Grâce à l’énorme liberté  que le merveilleux offre à l’auteur, il peut se permettre une critique parfois très poussée de notre société et de ses excès, une réflexion profonde sur la nature humaine, de son rapport aux autres, à la nature, au pouvoir, aux luttes intérieurs entre pulsion de destruction et altruisme, sur la question pas si simple du courage individuel et/ou collectif, l’importance du groupe, etc… sous ses airs de conte de fée, la Fantasy cache une véritable réflexion philosophique.

Prenons l’exemple de Peter Pan de J.M Barrie qui a même donné son nom à un syndrome psychologique. Dans son roman, Barrie met en scène un enfant qui ne veut pas grandir. L’enfance qui est perçue comme un paradis perdu duquel il faut accepter de se séparer pour devenir adulte. Peter Pan s’y refuse et restera un enfant à jamais. Dans le Monde de Narnia, l’enfance est aussi présenté comme un âge béni qui ouvre des portes merveilleuses, portes qui se referment quand l’enfance s’évapore. On peut lui opposer Harry Potter où, au contraire, plus l’enfant grandi et accepte ses responsabilités, plus son pouvoir magique grandi et les combats qu’il mène deviennent spectaculaires. Grandir le fait gagner en puissance et non perdre ses pouvoirs. Deux visions opposées de l’enfance et surtout du passage à l’âge adulte sont livrées dans ces romans. Dans Harry Potter le récit pousse le jeune lecteur (n’oublions pas que s’il est lu par des adultes, le roman s’adresse à la jeunesse qui grandit avec son héros), à accepter de grandir et assumer ses responsabilités, c’est une étape fondamentale de la construction de soi. Grandir veut dire perdre quelque chose dans Peter Pan ou Narnia, tandis qu’Harry Potter gagne quelque chose. Nous avons là des approches très philosophiques du passage de l’enfance à l’âge adulte.

Peter Pa par Renae De Liz

Pour donner un autres exemple , dans le Seigneur des anneaux comme dans Harry Potter, il n’est pas question d’une simple lutte du bien contre le mal . L’univers que nous livrent ces deux romans est moins manichéen qu’il n’y paraît. Harry comme Fredon doivent affronter leur propres désirs de pouvoir, leur propres pulsion destructrices pour vaincre les forces obscures qui menacent leur monde.

Je pourrais encore citer le roman japonais, Sword Art Online, mêlant sf et fantasy, où le héros est plongé, grâce à des technologies futures, dans un univers virtuels de jeu vidéo fantasy. Sword Art Online propose, au détour de ses aventures épiques, une réflexion intéressante sur ce qu’est la réalité et la perception que nous avons de celle-ci, ou encore sur la spécificité humaine en s’interrogeant sur ce qui détermine l’humanité d’un individu. Peut-on considérer une intelligence artificielle éprouvant des sentiment comme une chose ?

Ce n’est là que quelques exemples pour montrer la richesse de la réflexion que peut proposer la fantasy.

La production de fantasy est très importante et très variée que ce soit dans le support (roman, film, bande dessinée, série télévisées…) que dans ses sous-genres (epic fantasy, urban fantasy, fairy tale fantasy, heroic fantasy…), tout comme dans la littérature générale la qualité dépend du talent de l’auteur. Le bon roman fantasy peut apporter à la fois détente, émerveillement et réflexion au lecteur, peut-être au prix de quelques moins bonnes lecture. Comme dans tout genre littéraire. Autrement dit, la Fantasy a autant d’intérêt que tout autre genre littéraire.

Harry Potter illustré par Jim Kay
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L’Auberge d’entre les mondes – Péril en cuisine !

Sorti en mai 2017 ce roman jeunesse m’a de suite tapé dans l’œil avec sa jolie couverture et son titre : Péril en cuisine. Comment, moi la créatrice du challenge des livres en cuisine, aurais-je pu passer à côté de ce titre qui semble tout destiné au challenge ? 😉

Résultat de recherche d'images pour "L'Auberge d'entre les mondes - Péril en cuisine"

Nathan et Felix quittent leur lycée hôtelier pour un stage d’été dans une magnifique auberge dans les montagnes auvergnates. Il y ont été invité par l’un de leur professeur, qui en est le directeur. Alors que Felix s’extasie devant la beauté du paysage, Nathan, qui n’a encore jamais quitté le ville, s’inquiète face à tant de nature. Il ne sera pas au bout de ses peines et de ses surprises ! Parce que là où ils se rendent, ce n’est pas qu’une simple auberge de montagne luxueuse. C’est l’auberge entre les mondes. Un lieu à la croisée des multivères, où toutes les dimensions s’ouvrent et se rencontrent.

Les murs qui se déplient, des créatures plus étranges les unes que les autres, ne doivent pas faire oublier aux héros leur mission première : satisfaire les clients ! Qu’ils aient des antennes, des tentacules ou qu’il soient humain, à l’Auberge des Montagnes on est au petits soin de tous les clients. A peine découverte la vraie nature de l’auberge, Nathan, accompagné de Felix son meilleur amis et de Fan la stricte chef de brigade, se voit confié une mission périlleuse de plus haute importance.

Ce qui est amusant ici c’est ce mélange entre fantastique et routine d’un grand hôtel. On retrouve l’agitation des cuisines, la discipline des serveurs… sauf que les chefs ont des tentacules et que les plats sont… très exotiques !!

– Ne sous-estime pas le pouvoir de la table, Nathan, ni celui de l’hôtellerie… Tu devrais le savoir : la cuisine est quelques chose de magique. Un convive comblé est un convive heureux, à qui l’on remet en mémoire, quelques soient sa race et son origine, son bonheur d’être en vie, les plaisirs de l’existence, tout ce dont une guerre ou la violence peuvent les priver… Nous leur rappelons que la vie est belle, remplie de choses délicieuses, et qu’elle n’a pas de prix…

Mais la relation entre ce livre et gastronomie ne se limite pas au décor de l’aventure ! Le livre se termine par une jolie annexe : les bonne recette de Tonton Kolkrabbi et Tonton Bleksprutt !!

Dans cette partie on retrouve trois recette sous une forme classique (ingrédients + mode opératoire) mais noyé dans un savoureux dialogue entre les deux frères jumeaux qui ne ratent pas une occasion de se disputer. Là encore l’auteur s’en donne à cœur joie. En voici un extrait :

J’ai trouvé ce roman assez plaisant, mais il s’adresse vraiment a un public jeune. J’ai parfois ressenti un peu de lassitude et une certaine naïveté dans le propos. J’avais hâte d’en venir au bout. Les personnages sont sympa. Avec ce premier tome on pose le décor, on découvre l’auberge et son secret, on découvre qui sont Nathan et Felix. Il y a de l’action et de l’humour, une petite dose de romantisme aussi, beaucoup de mystère mais un quelques chose dans le rythme qui pèche, ça manque un peu d’entrain. Je pense qu’avec le tomes suivant on trouvera un bon équilibre. En tout cas, moi ça m’a donné envie de lire la suite et même de relire ce tome-ci avec Mimiko. A moins qu’elle ne préfère le lire toute seule.

Ce week-end je teste une des recettes des tontons K. et B (les chefs aux noms imprononçables!)


 chut les enfants lisent

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Un mistero per cinque ragazzi

Pour le mois italien Martine proposait une lecture commune en italien. Je ne connaissais pas le titre proposé et ma PAL menace de s’écrouler si j’ajoute encore un livre ! Mais j’avais quand même envie de participer au rendez-vous et de lire au moins un livre en VO. J’ai alors ressorti mon tout premier roman. Mon précieux. Ce n’est pas seulement un livre, c’est un précieux souvenir. C’est l’une de mes professeurs de cinquième que me l’a offert. A l’époque je passais par une période très difficile et on ne peut pas dire que j’étais très sociable. Elle en a du en avoir assez de me voir assise à regarder les autres jouer au foot à toutes les récrée. Un jour elle m’a apporté ce livre et… j’ai adoré !! Depuis il m’a suivi dans tous mes déménagements. Le premier de ma collection 🙂

Après cette brève introduction, parlons de cette aventure pour 5 collégiens.

quatrième de couverture :

Un delitto, una vittima, l’investigatore, un aiutante, una presenza oscura, un colpevole…Gli ingredienti sono quelli di un giallo classico, ma piuttosto inconsueti: il delitto è un inquinamento, la vittima un piccolo lago morenico, l’investigatore un gruppo di ragazzi di una scuola media di un paesino di collina, l’aiutante un corvo, l’oscura presenza… Basta così, la suspence ha i suoi diritti.

Ma il libro è qualcosa di più di un avvincente romanzo giallo: sulle ali dell’avventura, il mondo dei ragazzi viene alla ribalta in tutta la sua complessità e contraddittorietà e ci porta con immediatezza dentro i loro pensieri, amori, amicizie, problemi, paure e slanci ideali.

E quando alla fine si trova il colpevole, la vicenda si chiarisce e la curiosità si placa, rimane il rimpianto di doversi separare dai cinque amici del « gruppo ecologia ».

« Un délit, une victime, l’enquêteur, un assistant, une présence obscure, un coupable… Les ingrédients sont ceux du polar classique, mais plutôt inhabituels : le délit c’est une pollution, la victime un petit lac de glacier, l’enquêteur un groupe de jeunes d’un collège d’un petit village de colline, l’assistant un corbeau, l’obscure présence… Assez, le suspens a aussi ses droits.

Mais le livre est quelques chose de plus qu’un passionnant polar : sur les ailes de l’aventure, le monde de l’adolescence occupe le devant de la scène avec toute sa complexité et ses contradictions et nous amène immédiatement dans leurs pensées, leurs amours, leurs amitiés, leurs problèmes, leurs peurs et leurs idéaux.

Et quand enfin on trouve le coupable, les faits s’éclairent et la curiosité est rassasié, il reste le regret de devoir se séparer des cinq  amis du « groupe d’écologie ». »

Je ne me souvenais pas du tout de l’enquête en elle m’aime mais je gardais le souvenir d’avoir aimé cette lecture, d’avoir été prise par le suspens, par la tension du récit. Le relire 20 ans plus tard c’est intéressant. Malgré le temps qui a laissé sur moi d’indéniables traces, j’ai retrouvé mon âme d’enfant en lisant ce roman une deuxième fois. Tout comme lors de ma première lecture, je me suis prise au jeu de l’enquête. Mais ce qui frappe surtout dans ce roman c’est la justesse avec laquelle les auteurs, Mariella Ottino et  Silvio Conte, ont su rendre l’univers de l’adolescence.

Un très bon roman jeunesse avec tout les ingrédients : l’aventure, l’amour, l’amitié, le suspens et même des problèmes de famille. Dommage qu’il ne soit pas disponible en français.

Le livre est complété par un petit dossier d’info venant approfondir l’aspect écologique du roman.


 L’image contient peut-être : ciel, plein air, eau et texte

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SAO – Alicization beginning (tome 5)

Me revoilà avec du light-novel ! J’espérais avoir le temps de présenter ce roman pour le mois japonais mais j’ai une petite semaine de retard ^^’ moi et ma lenteur de lecture T_T Allez, c’est pas grave, comme on dit : « mieux vaut tard que jamais 😉

Aujourd’hui je vous présente un nouveau tome de la séries Sword Art Online, publié chez Ofelbe. Une de leur première licences, publié en gros volumes regroupant chacun 2 tomes japonais. Nous vous avons déjà présenté le premier tome 1 ici et ici.

Résultat de recherche d'images pour "sword art online roman"Pour ceux qui auraient la flemme de lire ces 2 article je plate vite fait le décor de la série : dans le premier tome de nombreux joueurs se retrouvent pris au piège dans un jeu vidéo, une nouvelle technologie de réalité virtuelle étonnamment réaliste où le joueur est littéralement plongé, laissant son corps inerte dans son lit. Alors que de nombreux joueur se jettent sur cette nouveauté, un cauchemar les attend ! Le créateur du jeu vient de le piéger. Il ne pourront se déconnecter qu’une fois la partie terminée. Il y a alors ceux qui paniquent, ceux qui s’organisent, ceux qui perdent toute notion de réalité n’hésitant pas à tuer leur camarades pour qui la mort virtuelle signifie aussi mort réelle. Au milieu de tout cela, Kirito, l’épéiste noir, beau et ténébreux, quoi que plutôt gringalet, solitaire et joueur vétéran particulièrement doué, qui a tout du stéréotype du personnage shonen. Mais l’écriture de Reki Kawahara est plaisante et dynamique, on lui pardonne très vite l’excès de stéréotype dans la construction de ses personnages.

J’avais trouvé la lecture de la première partie du tome 1 très agréable et pas prise de tête. En revanche, une fois l’aventure conclue je n’éprouvais aucun besoin de prolonger la lecture, ni de retrouver l’univers et les personnages de SAO. La deuxième partie du premier tome comporte d’ailleurs des incohérences avec la première et je m’en lassais assez vite.

Intrigée par cette inégalité entre la première et la seconde partie du premier volumes, j’ai voulu retenter l’expérience avec le tome 5 qui débute un nouvel arc (comprendre une nouvelle aventure avec un nouvel univers pour le même héro).

Mais alors qu’en est-il des tomes 2 à 4 ? Ben… je ne les ai pas lu ^^’

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L’avantage avec ce genre de roman, c’est que les light-novel sont pré-publié sous forme de feuilleton dans des magazine (voir sur des site internet) ce qui fait que les auteurs écrivent de façon a rester compréhensibles par celui qui découvre la série déjà en cour de publication. Si la lecture de toute la série ouvre des portes de compréhension supplémentaires (on connait bien tout les personnages et les clins d’œils aux épisodes précédents sont nombreux) le fait d’avoir loupé un pan de la vie de Kirito ne nous empêche pas de suivre cette nouvelle aventure.

L’auteur nous fait même des petits rappel pour que l’on puisse si retrouver, quand les personnages apparaissent, une breve présentation permet de les resituer ou de comprendre dans quel contexte le héro les a rencontré. J’ai donc compris qu’après avoir réussi à sortir du premier piège, Kirito a continué à explorer d’autres univers visuels dans lesquels ils a encore vécu de dangereuses aventure, déjoué de machiavéliques machinations et rencontré d’autres joueurs. Cela suffit pour commencer ce nouvel arc.

Avec Alicization Beginning, la réalité virtuelle va encore plus loin et devient plus vraie que réalité. Ce n’est plus un univers numérique dans lequel la conscience du joueur est projeté, mais une véritable réalité alternative dans laquelle l’âme du joueur évolue. L’âme ? Oui, une très complexe explication pseudo-scientifique nous est donné pour nous expliquer comment l’âme d’une personne peut être envoyé dans cet univers. Je ne suis pas sûre d’avoir bien suivi toutes les explications mais j’ai trouvé ça très intéressant comme passage car il pousse à se poser des questions sur ce qu’est la réalité. Ne vous êtes-vous jamais demandé si votre vie n’était en fait que le rêve de quelqu’un d’autre ? Gamine je m’imaginais souvent n’être que la fiction crée par un autre. J’aimais m’effrayent en me disant que tout ce qui pour moi était réel n’était finalement qu’une illusion. Avec Alicization beginning on est en plein dans ce délire.

Kirito se retrouve piégé (encore une fois, il a vraiment pas de bol) dans l’Underworld, mais il est le seul a être conscient qu’il s’agit d’une réalité virtuelle crée par une obscure entreprise de la réalité. Pour les gens qu’il y croise, l’Underworld est la réalité. Une situation finalement très différence de celle du premier tome où tous les joueurs savent qu’ils sont dans un univers virtuel et où les pnj (personnages non joueur) sont limité et se distinguent des vrais humains.

Dans l’Underworld tous semblent posséder une âme humaine. En cela je trouve que ce nouvel univers de SAO se rapproche d’avantage de l’univers de Log Horizon.

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illustration de Abec

Mais revenons un peu sur ce cinquième tome. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est changement de points de vue qui s’alternent d’un chapitre à l’autre. Deux univers évoluent parallèlement : la réalité et l’Underworld. Mais aussi le focus du narrateur, parfois Kirito s’exprime à la première personne, parfois c’est un narrateur extérieur mais qui se place du point de vue de tel ou tel autre personnages, nous faisant découvrir les choses tel qu’il les voie, nous faisant entendre leur voix intérieur. Ce va-et-vient d’un univers à l’autres, d’un point de vue à un autre offre une bonne dynamique, un rythme de lecture particulier et plaisant. Ce qui est assez extraordinaire c’est que les ambiances entre réalité et monde virtuelles sont vraiment différente, dans le premier cas on est dans un univers proche du notre mais futuriste, dans le deuxième c’est plutôt une ambiance héroïc-fantasy aux costumes moyenâgeux. Et les deux fonctionnent bien. Passer de l’un à l’autre donne aussi un peu de fraîcheur. Quand le décor moyenâgeux commence à vous ennuyer vous êtes propulsé en 2026. Et dès que les explications pseudo-scientifiques commencent à vous ennuyer vous voilà de retour au pays des dragons, trolls et autres féeries. On oscille vraiment entre sf et héroïc-fantasy.

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illustration de abec

Les personnages restent assez stéréotypé mais ont peut-être gagné en maturité par rapport au premier tome, cela se ressent moins. Sauf peut-être dans leur sexualisation. J’entend par là la façon dont sont traité les personnages féminins et masculins, répondant à des critères plutôt archaïques. Des petites phrases tel que « Tizée et Léonie laissèrent échapper des petits cris d’excitation, typiques chez les adolescentes de leur âge » se glissent ici et là, hérissant tous mes poils. Je les entends pousser des « kyaa! » typiques certes, mais non des adolescentes de cet âge, mais plutôt de l’image que les manga/anime japonais donnent des adolescentes de cet âge. J’ai jamais poussé des petit cris typiques pour une tartelette, perso. L’ensemble est vraiment très type anime, même sans l’aide des illustrations qui accompagnent le texte il serait impossible d’imaginer les personnages du roman comme de vraies personnes, on les visualise tel que des héros de dessin animé. Ce qui doit d’ailleurs faciliter l’adaptation en manga et en amine de la série.

manga, publié chez Ototo

Dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture, il y a plein de rebondissements, de nombreux personnages. Comme j’ai dis plus haut, j’ai apprécié le changement de décor et de point de vue permanent. C’est agréable et léger, avec une pointe de réflexion non désagréable (même si le chapitre avec les explications mériterais peut-être d’être un peu raccourcis). Une bonne lecture détente qui m’implique pas forcement d’avoir lu le reste de la série, tout en apportant aux fans de l’univers de nombreux clins d’œils.

Si cette redondance due la à la sérialisation permet de raccrocher au récit en cours de route, il a tout de même un désavantage au cours de la lecture d’un seul et même tome. Par exemple, ici, on nous explique l’origine de l’épée de Kirito à chaque fois qu’elle apparaît dans le récit, or nous avons lu le chapitre où il se procure cette épée puisque elle est dans ce même tome, inutile de nous le rappeler toutes les 50 pages. Une redondance qui en font un gros volume dont je pense une bonne centaines de pages pourrait être supprimé afin d’alléger l’ensemble. Ceci dit, l’écritures  de Reki Kawahara est suffisamment dynamique pour que cela ne soit pas trop encombrant comme répétitions.

Envie d’embarque dans ce nouvel univers virtuel ?

Sword Art Onlin – Alicization beginning

tome 5

auteur : Reki Kawhara

illustrations : abec

Ofelbe

fiche sur le site de l’éditeur

lire un extrait


Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture


Pour finir je partage ce fan-art que je trouve trop mignon

くすぐり攻撃/トフ
SAO fan-art de トフ
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Voyageur malgré lui ~ by Yomu-chan

Bonjour ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre qu’il m’a été donné à lire dans le cadre de mes cours de littérature, qui portent en ce moment sur « la quête et l’enquête ». Après avoir rendu ma fiche de lecture à mon professeur j’ai l’autorisation de vous la publier ici, ne soyez donc pas étonnée par la forme très scolaire de cet article 🙂

Je vais donc vous parler de Voyageur malgré lui, un roman de Minh Tran Huy, publié aux éditions Flammarion.

Résumé de l’œuvre :

Au détour d’une promenade new-yorkaise Line apprend l’existence d’Albert Dadas, le premier cas recensé de dromomanie. Il s’agit d’une pathologie qui pousse les malades à partir en voyage, abandonnant malgré eux famille et emploi. Line va alors se prendre de passion pour cet homme, et de cet intérêt va naître une réflexion sur le voyage en lui-même, sur le fait de laisser son chez-soi et de partir à la découverte d’un autre monde. Elle s’interroge sur les différentes raisons qui poussent les gens à partir de chez eux, et cette réflexion la mènera a étudier le parcours de différent individus, Albert Dadas d’abord, Samia Yusuf Omar ensuite, et puis de sa propre famille vietnamienne maltraitée par la guerre.

Biographie de l’auteur:

Minh Tran Huy est une auteur française d’origine vietnamienne . Elle est diplômée de lettres, elle fut journaliste, d’abord comme rédactrice en chef adjoint du Magazine Littéraire, puis comme chroniqueuse pour des émissions littéraires. Elle publie son premier roman en 2007 : La princesse et le Pêcheur, et son deuxième, La double d’Anna Song, en 2009, ce dernier fut récompensé par plusieurs prix dont le prix Pelléas, le prix des lecteurs du Salon Livres et Musiques de Deauville, et le prix Drouot. Elle abandonne finalement sa carrière de journaliste pour devenir directrice de collection pour les éditions Flammarion. Elle est aujourd’hui l’auteur de huit romans.

Voyageur malgré lui prend une place très importante dans l’œuvre et la vie de l’auteur puisqu’il pourrait presque s’agir de son autobiographie. Effectivement si le thème principal de cet ouvrage est le voyage, l’abandon de sa terre natale, Voyageur malgré lui se penche beaucoup sur l’Histoire du Vietnam et le déracinement de nombreuse familles issues de ce pays. Ainsi quand l’on connaît les origines de l’auteur, mises en évidence sur la quatrième de couverture avec une photographie la représentant et un commentaire de l’éditeur sur sa nationalité, on peut tout à fait entamer la lecture de ce roman comme étant les confidences personnelles de l’écrivaine.

Minh Tran Huy aime à mettre en scène le pays de ses parents dans ses écrits, on retrouve notamment cela dans La double vie d’Anna Song.

Bibliographie sélective de l’auteur :

La Princesse et le prêcheur, Actes Sud, 2007.

Le Lac né en une nuit et autres légendes du Vietnam, Actes Sud, 2008.

La double vie d’Anna Song, Actes Sud, 2009.

Comment la mer devient salée, Actes Sud junior, 2011.

Minh Tran Huy

Thèmes abordés :

Vous l’aurez compris le thème principal de ce roman c’est le voyage. Mais pas le voyage touristique, il s’agit plutôt de ceux qui n’ont pas eu le choix de voyager, ou qui ont dû s’appuyer sur le voyage pour construire leurs vies. Le titre est explicite. Ici l’auteur a voulu analyser cette forme de départ : un départ souvent forcé, incontrôlable qui a des répercussions non négligeables sur l’existence des individus. Ainsi Albert Dadas est malade et ses périples lui ont valu la perte d’une épouse, Samia placera tout ses espoirs de vie et de survie sur ses départs, et les oncles et tantes de Line auront beaucoup à perdre également…

Albert Dadas dessiné par son médecin

Cette notion de voyage se mue peu à peu en exil quand le personnage finit par ne s’intéresser qu’aux membres de sa famille vietnamienne tourmentée par les guerres et les départs. Minh Tran Huy se penche ainsi sur la nécessité salvatrice de l’ailleurs, mais la douleur de ceux qui restent trop longtemps loin de chez eux. Cette notion d’exil est un vaste sujet. Il a, en effet, fait couler beaucoup d’encre. L’expatriation engendre des sentiments paradoxaux ; le soulagement et la frustration, le renouveau et la nostalgie, le succès et la défaite. Ce sont ces émotions que l’auteur tente de coucher sur papier, des notions à la fois très personnelles et à la fois tristement universelles. Ainsi le travail de l’écrivain est de réussir à rendre tout cela vivant pour purger la peine de nombreux individus ; je pense que Minh Tran Huy y parvient plutôt bien, et qu’un lecteur ayant vécu cet exil saura se reconnaître dans les mots de Voyageur malgré lui.

Dans son questionnement sur le voyage l’auteur initie une réflexion sur les frontières. Elle s’interroge sur les évolutions de ces dernières, sur leur pertinence, leur justesse et l’impact parfois terrible et effrayant, tout puissant, qu’elles peuvent avoir sur la vie des gens. « Je dispose des moyens de transport modernes qui ont manqué à Albert et des libertés dont Hoai et Samia ont été privées. Bénéficie du droit d’aller et venir à ma guise simplement parce que je possède les papiers adéquats, obtenus sans rien faire d’autre que de naître au bon endroit, au bon moment […] Cette liberté que j’ai longtemps considérée comme allant de soi m’a été accordée de manière ni plus ni moins arbitraire qu’elle a été refusée à ces femmes : il n’y a guère qu’une feuille de papier qui nous sépare ».

Autre thème abordé par l’auteur : le lien entre espoir et désespoir. On l’a vu plus haut Minh Tran Huy pose son écriture sur une fine alternance entre sentiments opposés et paradoxaux. Ce qui ressort de ce jeu c’est le terrible balancement des individus entre l’espoir d’un avenir neuf et meilleurs, en sécurité, l’espoir d’un retour serein et réconfortant et le désespoir d’un non-retour déchirant, le désespoir d’un voyage qui n’arrive pas. Même dans les solutions on arrive à trouver des éléments de tristesse, et l’Homme doit composer avec cela.

Si il y a un mouvement qui anime le livre c’est bien la quête identitaire que mène le personnage à travers son père. Effectivement on ressent dès les prémices du roman un attachement particulier entre cette fille et son père, un lien un peu étrange puisqu’on nous décrit une relation très intime, presque fusionnelle, «[…] je pense que mon père et moi ne formons qu’une seule et même entité. […] Je crois que mon père ressent tout ce que je ressens, qu’il a vécu les mêmes choses, éprouvé les mêmes besoins, les mêmes désirs, les mêmes colères – je suis une extension de lui et lui de moi », mais à la fois une relation basée sur le silence et le non-dit, « Il ne fallait pas compter sur lui, en revanche, pour tenir une conversation. Il semblait tomber d’une autre planète à chaque fois que je lui parlais ». Ainsi cette relation apparaît parfois comme un peu trop idéalisée, et l’admiration envers le père peut peut-être même mettre mal à l’aise. Et pourtant c’est en cherchant à mieux connaître ce père avar de paroles, en cherchant à reconstituer le passé de sa famille, en cherchant à comprendre les traumatismes de celle-ci, que Line va construire son identité. Revendiquant son héritage elle comprend et prend enfin conscience, comme un soulagement, de l’impact que le passé a sur son présent, et comment le refus des mots et de l’évocation des souvenirs peut enfermer les gens. C’est ce travail de libération de la mémoire qui lui permet d’asseoir son identité. Ainsi le travail de Minh Tran Huy met en évidence comme il est important pour comprendre son présent de retracer ses origines, de donner vie à la mémoire.

Sans être un livre historique Voyageur malgré lui donne son importance aux traumatismes de l’Histoire, d’abord il lève le tabou des guerres coloniales. En montrant comme il est difficile pour les individus d’en parler, de raconter, Minh Ttran Huy traduit les attentes de toute une génération héritière de ce conflit d’Indochine et qui pourtant n’a jamais vraiment pu comprendre ce qu’il s’y été passé. L’école encore aujourd’hui en parle très peu et les victimes encore moins. Dans son texte l’auteur commence a libérer la parole. Elle ne cherche pas a retracer les événements historiques mais s’intéressent aux gens et a leur ressenti. Il en va de même pour le récit de la vie de Samia Yusuf Omar, en décidant de raconter ce parcours tragique Minh Tran Huy tente de mettre un visage sur l’horreur qui se déroule en Somalie.

Samia Yusuf Omar

Tonalité de l’œuvre :

La tonalité de l’œuvre est assez déroutante. D’abord parce qu’on la prendrait presque pour une autobiographie. Rédigée comme un journal de bord elle nous emmène dans l’intimité des pensées de Line que l’on croirait réelle tant ses problématiques et ses réflexions sont ancrées dans la réalité. Il faut faire un effort pour prendre conscience qu’il s’agit d’une fiction. De plus l’auteur, ancienne journaliste, donne un aspect particulier à son travail, on la sent très bien documentée ; la façon même d’écrire s’apparente parfois a un reportage, si bien que tout paraît très «vrai ». Cet aspect de véracité pousse le lecteur a réfléchir sur le monde qui l’entour, puisque c’est son environnement qui est décrit dans ce livre. C’est par la force des choses très émouvant, comme peut l’être un témoignage.

C’est effectivement un texte qui fait réfléchir, qui pousse a s’indigner sur l’injustice et la cruauté du monde. Mais qui finalement, même s’il inquiète, montre comment l’on peut et comment l’on doit chercher a composer avec ce monde.

Avis personnel :

Si l’œuvre commence sur un sujet intriguant, la dromomanie, j’ai tout de même trouvé qu’elle mettait du temps a « commencer ». L’auteur tarde a amener son propos. Mais une fois que la réflexion est lancée la lecture est très plaisante, on apprend beaucoup de choses, ce qui est formidable. En revanche je n’ai pas réussi a m’attacher aux personnages, joue sûrement le fait que mon parcours personnel et familial ne rejoint pas du tout le leur ; pourtant les réflexions proposées sont universelles… L’écriture de Minh Tran Huy, même si elle a beaucoup de qualités, dont un rythme agréable, une certaine poésie et une sensibilité certaine, n’a pas su me rapprocher de Line et de son père. J’ai même parfois trouvé le personnage de Line (et presque l’auteur) un peu prétentieuse de vouloir mettre des mots si « intimes » sur des histoires qui ne sont pas les siennes…

Mais je dirais quand même que la lecture de Voyageur malgré lui fut un agréable moment et j’en ressort instruite, la tête pleine de questions et de curiosité.

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