Archives pour la catégorie manga

Des manga en cuisine

Non, je ne vais pas encore vous faire une liste des manga culinaires, ni un menu spécial manga. Pour la session 2017 Des livres en cuisine j’avais envie de donner un aperçu de la place que la nourriture et la cuisine occupent dans le manga en général parce que on en trouve dans presque tous les manga, quelque soit leur genre (tranche de vie, fantastique, suspens…) ou leur type (seinen, shonen, shôjo…). Je ne peux pas faire le tour de tous mes manga, il y en a beaucoup trop, mais je suis amusée à piocher au hasard et voir si j’y trouvait un repas, une pause déjeuner, une gourmandise en passant. Voici ma sélection toute personnelle.

itadakimasu !

Petit déjeuner

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Petit déjeuner copieux après soirée trop arrosée dans The man of Tango de Tetuzoh Okadaya, un yaoi qui propose une esthétique assez loin de canon habituels du genre. Ici tout est muscle, point d’éphèbes à l’horizon. J’ai bien aimé ce titre pour cet aspect graphique qui change des yoai habituels. Il ne propose pas de grande intrigue alambiquée et c’est… très explicite ! Mais ça ne m’a pas choqué. J’aime l’ambiance qui se dégage de ce Tango.

Déjeuner

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Vous souvenez-vous du tonkatsu que j’ai proposé il y a 2 ans pour le défi gastonome bédéphile ? Je n’ai pas résisté à la tentation de mettre une nouvelle image du manga Goggle de Tetsuya Toyoda. Mais peut-être souhaitez-vous autre chose pour le déjeuner cette année ?

A cup of tea ?

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C’est dans l’inquiétante ambiance de Utsubora de Asumiko Nakamura que je vous invite à prendre le thé. Ce manga n’est pas encore paru en français. Pour ma part je possède la version américaine tout comme pour The man of Tango que nous avons croisé au petit déjeuner. Utsubora c’est l’histoire d’un écrivain en pleine déchéance et de sa relation avec une jeune femme vraiment très étrange. Un très bon manga qui j’espère paraîtra en France un jour. Plusieurs yaoi de l’auteur, au style inimitable, sont déjà sorti chez nous.

Pause café

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Dégustons maintenant un café avec Kan Takahama et ses 2 expressos, un très joli manga où un auteur de bd français part au Japon pour retrouver l’amour d’un soir. Un mari délaissé s’efforce de servir le meilleurs des café sauf que… il n’y connait rien et fait le pire café de tout le Japon. Heureusement qu’un français débarque pour lui apprendre comment faire du bon café… le manga est super mais j’avoue que le fait que ce soit un français qui amène la bonne parole caféesque m’a bien fait rire. On ne peut vraiment pas dire qu’en France on boit du bon café ! Enfin ce n’est que mon avis, mais je n’ai pas assez de doigts pour compter le nombre de fois où on m’a servi des breuvages imbuvables au restaurant comme au bistrot.

Dîner

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Quoi de plus romantique qu’un dîner sous la pleine lune ? C’est là que le cartographe de Furari de Jiro Taniguchi amène son épouse. Un manga qui nous invite à la contemplation et à savourer les petits plaisirs de la vie, comme ici, une coupe de saké sous la lune.

Allons boire un verre

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Je voulais présenter l’un des manga de Yamaji Ebine que je possède et en les feuilletant je me suis rendue compte que si on ne les vois pas souvent manger, ses personnages sont toujours en train de se retrouver au tours d’un verre (où d’un café). Ici c’est le manga Indigo Blue. Chez Ebine on bois plus qu’on ne mange, sans doute parce que ce sont de jeunes adultes qui sont au centre de ses intrigues. Qu’ils soient célibataires où en couple c’est chacun chez soi, pas de vie de famille, pas de temps non plus pour cuisiner. Ce sont des étudiants ou de jeunes travailleurs plus habitué à grignoter sur le pouce qu’à cuisiner. Et s’ils ont un peu de temps ils préfèrent le passer en bonne compagnie plutôt que derrière les fourneaux.

J’espère que cette petite sélection vous à mis l’eau à la bouche 🙂 à très bientôt pour d’autres livres à déguster 😉


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Mangaka #4 – Kaori Yuki

C’est pour l’auteur à l’honneur du mois d’octobre que je voulais présenter cette mangaka qui colle ci bien à l’ambiance d’Halloween. Heureusement le challenge d’Halloween est prolongé jusqu’au 18 novembre ce qui me laisse le temps de faire d’une pierre deux coup en novembre 😉

L’auteur à l’honneur en novembre sur Ma petite Médiathèque sera : Kaori Yuki. Une mangaka spécialisé dans le dark shôjo. Vous aimé les ambiances gothiques, les princes ténébreux, les romance inquiétantes, les personnages dérangeants… ses manga sont pour vous !

Anime - Angel Sanctuary Wallpaper

J’avais déjà parlé de Kaori Yuki lors de la semaine shôjo de 2014 (ou là là ! C’est pas tout jeune ça !) Cette chronique sera pour moi le moment idéal pour moi de faire le point sur ses manga disponibles en français et de me préparer une petite wish-list 🙂

Manga news - YUKI KaoriKaori Yuki (由貴 香織里) est son nom de plume. Elle née à Tokyo vers 1960 (l’année exacte de sa naissance semble être un mystère, en voilà une mangaka des plus coquette! ).

Elle commence à travailler comme mangaka professionnelle en 1987 en publiant plusieurs  nouvelles dans le magazine Hana to Yume. Elle travaille avec ce magazine ainsi que d’autres appartenant à l’éditeur Hakusensha jusqu’en 2010. Depuis elle travaille avec l’éditeur Kôdansha et publie dans le magasine shôjo Aria.

Hana to Yume 8
Hana to Yume – 1995
Aria – 2015

Elle se spécialise dans le dark shôjo, un genre loin de romances rose bonbon qui aborde des thèmes parfois très glauques comme la mort, le suicide, l’inceste (voir tous à la fois !). Elle met même en scène un prince nécrophile ! Ses shôjo sont sombres mais aussi drôles. Elle joue avec les codes du genre qu’elle n’hésite pas à détourner et à pousser jusqu’au ridicule.

Graphiquement ses manga sont très travaillé, l’ambiance y est très gothique et s’inspire du XIX siècle européen mais aussi et surtout du Visual Kei, mouvement rock japonais dans lequel le visuel joue un rôle aussi important que la musique, si ce n’est plus. Ces héros sont souvent androgynes et on des penchant pouvant mettre très mal à l’aise. Nous avons le prince nécrophile mais il y a aussi le frère incestueux et bien d’autres personnages ambigus.

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Parmi ces sources d’inspiration les contes, légendes et mythologies occidentales semblent occuper une place très importante. Des contes de fées aux anges, ou encore les vampires, nombreuses sont les références qui nous seront très familières.

Bibliographie

  • 1988 : Kaïné – one-shot
  • 1992 : Comte Cain – terminé en 5 tomes
  • 1993 : Les contes cruels – one-shot
  • 1993 : Gravel Kingdom – one-shot
  • 1995 : Angel Sanctuary – terminé en 20 tomes
  • 1998 : Boy’s next door – one-shot
  • 2001 : God Child – terminé en 8 tomes
  • 2001 : Néji – one-shot
  • 2004 : Ludwig Revolution – terminé en 4 tomes
  • 2004 : Le Parfum – one-shot
  • 2004 : Vampire Host – one-shot
  • 2005 : Fairy Cube – terminé en 3 tomes
  • 2008 : The Royal Doll Orchestra – terminé en 5 tomes
  • 2010 : Devil’s Lost Soul – terminé en 6 tomes
  • 2013 : Ludwig Fantasy – 1 tomes (toujours en cours)
  • 2014 : Alice in Murderland – 6/8 tomes (toujours en cours)

Manga - Kaïné Manga - Comte Cain Manga - Contes cruels (les)

Manga - Gravel Kingdom Manga - Angel sanctuary Manga - Boy's next door

Manga - God child Manga - Neji Manga - Ludwig Révolution

Manga - Parfum (le) Manga - Vampire Host Manga - Fairy Cube

Manga - The Royal Doll Orchestra Manga - Devil's Lost Soul Manga - Ludwig Fantasy

Manga - Alice in Murderland

La plupart de ses manga sont publié chez Tonkam sauf Devil’s Lost Soul et Alice Murderland qui sont sorti chez Pika.

Kaori Yuki et moi :

Le manga qui m’a fait découvrir Kaori Yuki c’est Ludwig Revolution.

Cette série revisite les contes des frères Grimm. Ludwig est le prince de chacun de ces contes et les princesses n’y sont pas si innocentes.

Nous avons une chaperon rouge tueuse, une blanche neige séductrice, des princesses fantômes… Le seul qui semble un peu normal est le serviteur du prince, enfin si on fait abstraction de ses penchants masochistes parce que vu tout ce que lui fait subir son maître, on ne peut expliquer autrement sa fidélité. Et que dire du prince, il a plus l’allure d’un chanteur de visual kei que d’un chevalier servant.

Kaori ajoute une couche très glauque aux contes de Grimm, mais ce manga est aussi très drôle.

mon avis sur Ludwig Revolution

anime manga - Angel SanctuaryMais mon premier contact avec l’univers de Kaori Yuki c’est fait avec Angel Sactuary dont je ne connais que la version animée.

Le héro de la série est un ado amoureux de sa sœur qui est en réalité la réincarnation d’un ange. Le côté inceste m’a pas mal dérangé. Cet OVA ne fait que 3 épisodes, mais je ne me souviens pas si je l’ai regardé en entier.

Je ne sais pas pour le manga mais la série animée était très accès sur le mélo et peu sur l’humour. Je n’en ai pas un bon souvenir.

Manga - Comte CainAprès Ludwig Revolution, j’ai déniché quelques autres tomes de divers manga de Kaori Yuki. Parmi cela j’ai un petit faible pour le Comte Cain.

Cain est le jeune héritier d’une prestigieuse famille mais il est rejeté par sa famille car il est le fruit d’une union entre un frère et une sœur. S’ajoute à sa mauvaise réputation un drôle de passe temps : il collectionne les poisons. Il se retrouve au centre de plusieurs incidents et peu à peu il devient évident que quelqu’un en a après lui.

C’est la première longue série de Kaori Yuki. Son style y est déjà bien marqué. J’ai bien aimé le personnage principal et le mystère qui plane autour de lui. L’ambiance est glauque et décalée. C’est tragique mais pas trop mélodramatique. Enfin, du peu que j’en ai lu parce que je n’ai pas réussi à réunir les 5 tomes pour le moment ^^’

Il me reste à lire  Le Parfum et un tome de God Child (malheureusement pas le 1). J’aimerais compléter les séries Comte Cain et God Child.

Pour en savoir plus


   Auteur

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Devils Line

J’ai découvert cette série la semaine dernière et j’en ai lu les 8 tomes publié chez Kana. La série compte 10 tomes au japon où elle est toujours en cour. Le tome 9 est prévu pour le 17 novembre. Le manga est de Ryô Hanada.

Cette série met en scène des vampires et une histoire d’amour entre un vampire et une humaine. Rien de bien nouveau jusque làm me direz-vous. Et c’est exactement ce que je pensais aussi avant de commencer la série.

Si celle-ci souffre de quelques clichés incontournables, la façon dont les vampires sont abordé n’est pas sans intérêt et l’intrigue politique qui en découle est assez bien menée. Histoire d’amour reste trop stéréotypée mais au fil des tomes les personnages gagent en charisme et leur histoire de cœur n’éclipse pas le reste. L’ensemble est plutôt bien équilibré.

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Mais peut-être devrais-je commencer par raconter un peu l’histoire du manga ?

Nous somme à Tokyo, les vampires sont des humains comme les autres exception faite de leur soif de sang qu’il répriment pour pouvoir vivre incognito dans la société humaine. Réprimer cette soif ne se révèle pas si facile que ça. La simple vue du sang ou une trop grande excitation sexuelle peut les mener à se transformer. Après mutation, leur force se découple et ils perdent totalement le contrôle, devenant des prédateur pour les humains.

Afin d’éviter la panique, leur présence est cachée au grand publique et une unité spéciale de police, composé à la fois d’humains et de vampires, enquête sur les crimes commis par les vampires. Anzai est l’un de leur membre. Le jeune homme hybride, craint plus que tout sa nature vampirique qu’il arrive à plutôt bien contrôler avant sa rencontre avec Tsukasa. Il vole au secours de la jeune femme alors qu’elle était sur le point de devenir la victime d’un vampire assassin. C’est le coup de foudre entre les deux jeunes gens qui commencent à se fréquenter sans trop savoir quelle va être la nature de leur relation. Cela aurais pu durer ainsi longtemps mais c’est sans compter sur les machination d’une association anti-vampire. Va s’en suivre une longue lutte entre les anti-vampire infiltré partout et les flics pro vampires. A qui faire confiance ? Quelle sont les véritables motivation de ces terroristes anti-vampires ? Voilà qui rend le manga intéressant.

S’joute aux intrigue polico-policière le mystère qui plane sur les origines d’Anzai et sur un autre hybride qui va croiser son chemin. Et n’oublions pas nos tourtereaux qui voient leur relation évoluer tout aux longs des épreuves aux quelles ils sont confronté. Bref, du suspens, du mystère, du sang et même un peut de préliminaire sont au menu.

Il y a beaucoup de personnages et c’est parfois un peu compliqué de s’y retrouver entre les noms, mais cela fait aussi la richesse de l’intrigue. Le groupe de personnages principaux est assez conséquent. Au fils des tomes de nouveaux personnages viennent s’y ajouter et même si le couple Anzai/Tsukasa occupe une place centrale, les autres membres de l’équipes sont aussi bien présents. Côté « méchants », ils y aussi pas mal de monde, chacun étant animé par des motivations différentes, ce qui fait leur richesse. Le « boss maléfique » est le stéréotype du méchant par excellence mais il n’est pas dénoué de charme. Très charismatique, on a du mal à cerner ses motivations, ce qui le rend particulièrement intrigant.

Quand au couple Anzai/Tsukasa, il souffre un peu trop du cliché du genre. Lui mystérieux et ténébreux, omnibulé par le désir de la protéger, elle l’oie blanche, pure, innocente, naïve… Bref on est dans le stéréotype du genre et c’est assez agaçant, surtout dans le premiers tomes où on joue beaucoup la dessus. Comme tous ce genre d’héroïne, Tsukasa se fait aimer de tout le monde, elle aime tout le monde… Mais au fil des tomes, elle gagne en intérêt. L’oie blanche, vierge malgré ses 25 piges, n’est pas si nunuche que ça. Elle n’hésite pas a aller au devant du danger pour elle aussi protéger celui qui se croit assez fort pour s’en sortir tout seul et surtout, c’est un détail mais qui m’a beaucoup plu, elle n’hésite pas à prendre les devant quand il s’agit de passer à l’épate suivante dans leur relation (si vous voyez  ce que je veux dire…).

Anzai en revanche je trouve qu’il évolue peu, ou pas en bien. Si son côté décalé est sympa au début, ses atermoiements deviennent un peu soûlant. Il reste keblo sur « j’ai tellement peur de la blesser » et tourne toujours au tour du même pot, alors qu’elle a montré à plusieurs reprise ne pas avoir froid au yeux. Sans doute les tomes suivants le verrons évoluer mais j’ai peur qu’on se fige un peu trop dans se stéréotype maintes fois vu et revu du gars qui a tellement peur de la blesser.

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L’intrigue est bien construite et chaque tome donne envie de lire la suite. Sans être face à une oeuvre particulièrement marquante, nous avons là du bon divertissement. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire les 8 tomes. Et j’ai hâte de découvrir la suite.

Devils line sur le site de Kana


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The Earl and The Fairy

Couverture The Earl and the Fairy, tome 1 Couverture The Earl and the Fairy, tome 2

Lydia, une jeune écossaise orpheline de mère, est docteur en féerie. Nous sommes dans la Grande Bretagne victorienne et Lydia passe pour une folle auprès des habitants du village pourtant une rencontre va bouleverser son destin. Elle rencontre, dans des circonstances plus que mouvementées, Edgar Ashenbert, un beau et séduisant jeune homme qui prétend être le descendent du Chevalier Bleu, une figure légendaire ayant servi le roi d’Angleterre quelques siècles plus tôt et ayant un lien privilégié avec les fée. Edgard a besoin du docteur en féerie pour résoudre les énigmes et retrouver un épée pouvant prouver son ascendance. Mais est-il ce qu’il prétend être ? Et qui sont ces hommes qui ont tenté d’enlever Lydia ?

Couverture The Earl and the Fairy, tome 3 Couverture The Earl and the Fairy, tome 4

Que de mystères à résoudre dans cette courte série. Si les personnages sont on ne peu plus classiques (la jeune et naïve jeune fille au cœur pure, le jeune homme ténébreux au passé tourmenté) la série ne manque pas de piment. L’auteur arrive à bien équilibrer son récit et une fois la série commencée on a envie de savoir comment les personnages vont s’en sortir. Trouveront-ils l’épée ? Qui est donc Edgard ?

Je me suis facilement laissé prendre au jeu, et j’ai englouti en bien peu de temps les 4 tomes de la série. Je me suis bien amusée mais je pense que cette lecture sera vite oublié. Il n’y a rien de particulièrement remarquable dans la série mais c’est agréable à lire, alors si vous avez envie de vous détendre en compagnie de créatures magiques et de jolies robes d’époque, cette série est pour vous.

J’ai piqué cette série dans la bibli de Yomu-chan, merci 😉 c’était pour apporter un peu de magie dans mes lectures du premier rat d’Halloween.

⇒ à lire aussi l’avis de Shirubi


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Le pacte des yôkai

Alors que je connaissez bien la série animée Natsume yuujinchou, j’hésitais à me lancer dans la lecture du manga à l’origine de l’anime et disponible en français sous le titre Le pacte des yôkai.

J’hésitais surtout parce que j’avais envie de me la procurer mais je ne voulais pas commencer une série si longue alors que j’en ai plein en cours. Finalement j’ai craqué en profitant de la bibliothèque (ce qui met fin à mon dilemme matérialiste !).

Je connaissais déjà l’histoire donc pas d’effet surprise mais j’ai vu l’anime il y a bien longtemps, ce qui me laisser tout le plaisir de la lecture et de la redécouverte de cet univers.

Commençons par le commencement ! Parmi vous il y en a surement qui n’ont pas encore entendu parler de ce manga, je vais donc en faire une brève présentation :

Natsume est un jeune orphelin introverti qui, toute son enfance, a été trimbalé d’une famille à une autre sans jamais trouver un foyer qui veuille de lui. S’il n’a jamais réussi à s’intégrer dans une famille ou une école c’est que Natsume a un drôle de don qui lui permet de voir les yôkai, créatures étranges parfois dangereuses et effrayantes. Ces visions font qu’il a un comportement étrange pour ceux qui l’entourent et ne voient rien. A force d’être traité de menteur, Natsume s’est de plus en plus refermé sur lui-même. Solitaire et taciturne, il ne facilite pas la tâche de ses nouveaux camarades de classe qui cherchent à sympathiser avec lui. Natsume vient d’être pris en charge par des parents éloignés particulièrement attentionnés. Il est bien déterminé à garder secret son don pour ne pas indisposer sa nouvelle famille et pouvoir ainsi rester auprès d’eux jusqu’à ce qu’il puisse prendre son indépendance.

Mais alors qu’il fait tout son possible pour rester loin des yôkai, il hérite du « carnet des amis », un carnet dans lequel sa grand-mère, qui partageait son don, a jadis noté les noms des yôkai qu’elle a soumis. Il se fait dès lors harceler par des yôkai de tout genre. Il y a ceux qui veulent le carnet pour le pouvoir qu’il renferme et ceux qui veulent récupérer leur noms et ainsi rompre le pacte qui les lie au détenteur du carnet. Parmi les yôkai qui l’abordent pour lui dérober son carnet d’ami, il fait la rencontre d’un puissant yôkai scellé dans une statuette de manekineko qui le rend visible pour tous les humains et lui donne l’air d’un drôle de gros chat. Natsume passe un pacte avec lui : il lui cédera le carnet à sa mort, d’ici là le yôkai, qu’il surnomme maître Griffou, devra le protéger. Contrairement à toutes attente une relation amicale s’installe entre le gros chat et le jeune homme qui, peu à peu, ouvre son cœur aussi bien aux humains qu’au yôkai.

Au fur et à mesure de l’intrigue, de nouveaux personnage apparaissent. Cependant l’histoire est construite de façon à ce qu’on puisse lire tous les chapitre indépendamment, chacun d’entre eux racontant une rencontre entre Natsume et un yôkai. Cette structure crée une certaine redondance entre les débuts de chaque chapitre puisque à chaque fois l’auteur prends quelques pages pour resituer le contexte, présenter Natsume, sa grand-mère et maître Griffou. A début j’ai trouvé cela agaçant, ça me coupait dans mon élan. Finalement j’ai compris que je ne suis pas obligée de lire toutes les bulles et que je peux très bien survoler ces introductions pour entrer dans le vif du sujet. Ma lecture en est devenue tout de suite plus fluide et plaisante.

Outre le fait que l’histoire nous plonge dans le folklore japonais en nous faisant voir des yôkai de toute sorte, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ce manga où le focus est mis sur les relations qu’entretiens Natsume avec les autres plus que sur l’action. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’action. Il y a des échanges, des émotions, une perpétuelle remise en question de lui-même et de son rapport aux autres. Son passé lui pèse, mais il a acquis la maturité nécessaire pour comprendre qu’il doit maintenant laisser le passé derrière lui et s’ouvrir à un monde plein de possibilités et de belles rencontres.

Il y a énormément de nostalgie qui se dégage de ce manga. Chaque rencontre est aussi une nouvelle séparation et on se rends compte que la beauté d’une rencontre ne réside pas que dans l’échange mais aussi dans le souvenir qu’elle laisse.

C’est un très beau manga qui nous fait ressentir beaucoup d’émotion, tout en retenue, tel que son personnage principal, d’un charme discret.

Pour contrebalancer le caractère effacé de Natsume, le personnage de maître Griffou apporte un brin d’humour et de folie. Le gros chat ne pense qu’à boire et manger, envoie des piques dès que l’occasion se présente, il semble bien peu fiable et pourtant il sait protéger son ami (tout en niant tout lien affectif, comment un yôkai aussi puissant que lui pourrait éprouver de l’affection pour un insignifiant humain, voyons !).

⇒ lire un  extrait

série toujours en cours au Japon, 18/22 sortis en France chez Delcourt

à lire aussi : 

Le pacte des yokai : une quête initiatique dans un monde peuplé de yokai sur le Club Shôjo

le dossier de Manga News 


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Lost Soul

J’ai trouvé ce “manga” au hasard de mes flâneries dans les rayons livres d’occasion et l’ai acheté plus par curiosité qu’autre chose en voyant que les auteurs étaient françaises. Le challenge Manga & France d’Akatsuki était l’occasion rêvé d’enfin le lire. (oui, mon billet parait avec un peu énormément de retard mais j’ai pas eu le temps de le poster en novembre… de l’année dernière T_T). Heureusement le challenge Halloween me fournit l’occasion d’exhumer ce brouillon resté en suspend dans les archives du blog (désolé Akatsuki, j’avais pourtant lu et fait ma chronique …)

Lost Soul propose un univers proche du notre mais où la magie est chose courante et le métier de nécromancien, sorcier ou médium est un travail comme un autre que l’on apprends à l’institut. Le héros est un nécromancien réputé et aide les gens à communiquer avec les mort peu après leur mort pour les aider dans leur deuil. Une riche famille de la ville fait appel à lui pour élucider le mystère qui entoure la mort de la mère de famille. Pour cette enquête le héro devra faire équipe avec un médium, un ami de jeunesse avec qui il entretien maintenant une relation de haine (réciproque ?).

Que dire de ce manga ? Franchement j’ai pas été convaincue. C’est mignonnet mais maladroit. Je lisais il y a quelques temps dans un commentaires ironique à propos des mangaka français qu’ils sont “doué au dessin au lycée et encouragé par leur potes. Et Hué de tous quand ils passent pro”. C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce manga. Je ne trouve pas du tout que cela relève de la schizophrénie du lecteur, ni de son incohérence. Je trouve cela normal de ne pas avoir la même exigence face à un travail d’amateur ou un travail de pro. Si des lycéenne m’avaient fait lire ce manga, je les aurais félicité. Mais là ce n’est pas un dôjinshi, c’est un manga relié publié par Taifu. Je suis beaucoup plus exigeante avec les pro et je trouve que ce premier tome de Lost Soul n’est pas abouti.

J’ai le sentiment que la seule chose que Lost Soul ai à proposer sur le marché du manga c’est qu’il est français, or cet argument de vente est, à mes yeux, insuffisant. Si on veut faire du manga faut le faire bien, quelques soit notre nationalité. L’univers, l’intrigue et les personnages de ce premier tome sont convenus, le médium semble tout droit sorti d’un yaoi, on nous met des tartines de fan service, il y a même les triangle ennuyeux amoureux autour du quel plane un prétendu mystère mais qui est amené de telle façon ma curiosité n’a aucunement été titillé. Les nouveaux personnages apparaissent comme des cheveux sur la soupe, ça manque de liant et parfois de cohérence. Par exemple on introduit le personnages du médium avec une histoire d’âme d’enfant qu’il réclame au nécromancien, le lecteur est intrigué, que veut-il faire avec ces âmes ? Et ben on s’en fout ! à la place on nous fait revivre d’insignifiant et ennuyeux souvenir de jeunesse ou l’on voit le medium et le nécromancien avec une jolie cruche, dans un classicisme désarmant. Non seulement on a déjà vu cette scène dans je ne sais combien de manga et anime mais en plus elle est ennuyeuse à chaque fois. Là où on nous fait miroiter du piquant on nous sert de la guimauve, forcement la déception est au rendez-vous. J’ai pris cette scène comme exemple parce qu’elle me semble emblématique de la façon dont le récit est conduit d’un bout à l’autre. 

Niveau dessin c’est pareil : il y a un joli travail mais ce n’est pas abouti et sa manque encore de personnalité. 

Si je tombe sur le deuxième tome je le lirais par curiosité et aussi pour voir les progrès que les auteurs auront fait entre les deux tomes, mais pour le moment je ne suis vraiment pas convaincue. ça mérite d’être retravaillé. 


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Kushi tome 2 – La tanière du loup

Nous avions aimé le premier tome de Kushi, la nouvelle série qui réunit Patrick Marty (au scénario) et Golo Zhao (au dessin).

Dans le deuxième tome, on retrouve notre petite aventurière des steppes. Elle se cache avec sa chienne, mais les hommes de Bold ont réussi à retrouver sa trace. Plein de bonnes intentions mais aussi de maladresse, Tilik, le meilleur ami de Kushi vient à sa rescousse. Enfin,ça c’était son intention, parce qu’en réalité il ralenti sa fuite et les met ainsi tous en danger. Bold cache quelques chose, et Kushi est en train de se diriger là où il ne faut pas. Bold ne veut aucun témoin. Réussiront-ils à échapper aux griffes de cet odieux personnage ?

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On retrouve le trait de Golo Zhao qui fait le charme du premier tome. C’est doux, c’est rond et plein d’espièglerie dans les visages de ses deux enfants, réunis pour le meilleur et pour le pire dans une aventure qui se révèle bien plus dangereuse qu’on aurais pu espérer. Bold se montre encore plus cruel dans se deuxième tome. Et les villageois encore plus stupides et cupides. Seuls les parents de Tilik, le vétérinaire et et la grand-mère de Kushi semblent avoir un cœur.

Ce contraste est, d’ailleurs, un peu trop marqué à mon goût, si cela permet de faire ressortir certains personnages (comme le vétérinaire, par exemple) je trouve que ça manque un peu de subtilité. Tout le monde à l’air idiots et du coup c’est un peu trop grotesque et caricatural. Ils sont cupides, soit, mais Bold est ostentatoirement hostile, cela devrait mettre la puce à l’oreille des villageois. Ils devraient sentir le coup foiré qu’il est en train de leur jouer. Or, seul le père de Tilik semble avoir un peu de recul.

Enfin, n’oublions pas que nous somme dans une bd jeunesse, et que cette exagération vient amener un côté cartoonesque à l’histoire. Des villageois très idiots, une grand-mère complètement loufoque, une héroïque téméraire, sans oublier Tilik , l’amoureux transit et maladroit. Le tout fonctionne, c’est agréable à lire, joli, rythmé, avec des personnages attachant (et d’autres détestables). Finalement le défaut de cet album, c’est de finir trop vite ! Vivement le tome 3, plus longtemps à attendre, sa sortie est prévue pour le 29 septembre 😉

L’avis de Mimiko : « C’est trop bien »

Kushi tome 2 sur le site des éditions Fei

à lire aussi l’avis de Mes échappées livresques


Merci aux éditions Fei pour cette lecture


chut les enfants lisent

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Ma vie dans les bois – tome 1

Ce titre figurait dans ma sélection spéciale rentrée. En vérité, au moment où mon article était publié, j’avais déjà craqué. Si la couverture ne me séduisait pas outre mesure, j’ai pas résisté au sujet de ce manga : le retour à la nature d’un citadin.

Ce manga est auto-biographique raconte la façon dont Shin Morimura, mangaka de bientôt cinquante ans, décide d’abandonner sa vie citadine pour construire de ses propres mains une maison dans la forêt. Alors qu’il vient de finir un manga et que son éditeur espère une idée originale, Shin se sent déprimé. C’est là que l’idée lui vient : tout quitter, lâcher le monde matérialiste et consumériste moderne pour revenir à une vie plus proche de la nature. Il n’est pas du genre à lâcher facilement l’affaire, quand il a une idée il y va à fond. C’est parti pour la recherche du terrain, puis il faut défricher, préparer le terrain et enfin construire la maison. Certes il n’a pas tout fait à la main, les machines l’ont aidé, mais il faut lui accorder qu’il ai fait tout ça tout seul.

Ce premier tome raconte la première fase de son aventure qu’il vit seul, sa femme faisant le choix de rester bien au chaud dans leur maison en ville, attendant qu’il revienne la queue entre les pattes. Mais ça ne fait que le motiver d’avantage. Il veut lui en mettre plein les yeux en faisant une très jolie maison en rondin de bois.

J’ai été époustouflé de voir ce que le mangaka a été capable de construire seul et sans y connaitre grand chose en auto-construction avant de se lancer dans l’aventure. Il fait preuve d’une détermination digne un héro de shonen. Le tout servi avec une bonne dose d’humour, classique, mais efficace. Le manga est très agréable à lire. Quelques photos en fin de chapitre permettent de se faire une idée de la véritable aventure du mangaka.

Mon seul regret c’est de ne pas y avoir trouvé de une plus ample dimension pédagogique. Shin Morimura nous raconte son expérience avec humour et sincérité mais ne donne pas vraiment les clés pour l’imiter. Certes il donne des détails sur les machines qu’il utilise, même le prix qu’elle lui ont coûté, mais on n’apprends rien en revanche sur sa montagne. Hormis l’armoise et l’igname, pas beaucoup de plantes à l’honneur. Au fait c’est ça qui m’a dérangé, pas assez de plantes, parce que finalement sur le reste il donnes quand même pas mal de détails ^^’ Pour un retour à la nature, il y a plus de machines que de verdure  !

Quoi qu’il en soit ce premier tome m’a donné envie de suivre Shin dans son aventure. Près à partir dans les bois avec lui ?

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de MoJérôme


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Manga, yôkai et douceur

Manga de démons, fantômes et yôkai… à cette annonce on ne pense pas vraiment à la douceur, à la poésie, à la contemplation… et pourtant !

Démons, fantômes et yôkai ne riment pas toujours avec horreur. Dans les manga que je vais vous présenter on rencontre toutes sorte de démons mais il y ai aussi question d’amitié, poésie, et douceur de vivre.

Commençons par un titre dont j’ai parlé déjà plusieurs fois : Le pacte des Yôkai de Midorikawa Yuki (Delcourt). Dans ce manga (aussi adapté en anime) on suit le quotidien de Natsume, un lycéen solitaire et orphelin qui a le pouvoir de voir les yôkai. En liant un pacte avec un drôle de chat, Natsume s’ouvre non seulement au monde des yôkai, qu’il apprend à connaître, mais aussi à la vie. Il sort petit à petit de sa coquille, apprends à prendre du recul vis à vis des blessures de l’enfance, se fait des amis… Il apprends à aimer la vie et à comprendre ce qu’elle a de beau. Au rythme plutôt lent, Le pacte de yôkai est une véritable tranche de vie, mettant en scène un jeune homme qui se cherche… au milieu des créatures folkloriques. Il y a dans le manga, comme dans l’anime, beaucoup de douceur, et un ton très mélancolique. Une sorte de nostalgie d’une harmonie perdue, surtout chez les yôkai qui peuvent être ici comme des représentations d’un autre temps, un temps où la spiritualité occupait une place plus importante, une époque qui peu à peu s’efface. Les yôkai perdent de leur magnificence, leur consistance, mais quand il faut partir ils n’ont plus de regrets. Lire le pacte des yôkai c’est comme faire un deuil. Est-ce le deuil de l’enfance, ce monde où tout est possible, même voir de drôles de créatures invisibles à tous ? Est-ce le deuil d’une époque où l’homme était plus proche de la nature et des ses esprits ? Je ne serais analyser ce manga, mais l’animé, comme les quelques tomes de cette longue série que j’ai lu m’ont fait éprouver une douce mélancolie qui rend à la fois triste et heureux.

à lire aussi l’avis de Carolus

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Je poursuit ce voyage avec un autre manga au rythme plutôt lent : Le cortèges des cent démons de Ichiko Ima. Cependant ici les yôkai sont peut-être plus effrayant et moins touchant que ceux de Natsume. Il y est encore question d’un jeune homme capable de les voir et de les maîtriser. Un don qu’y a rendu le jeune homme solitaire et distant. Il est touchant dans sa solitude. Ici aussi il y a une certaine tristesse, et peut-être aussi de la mélancolie. Il y a quelques drames qui ponctuent l’histoire mais on ne s’y attarde pas vraiment. Encore une fois le quotidien est mis en avant. On voit le jeune exorciste exécuter ses missions, vivre en famille et… les choses semblent se compliquer mais… je ne serais jamais la fin ! La série a été malheureusement interrompue en France T_T C’est un très joli manga, au trait fin. Il se dégage beaucoup de douceur du dessin alors même que ce qui est raconté est bien moins doux. Un titre intéressant que j’aurais eu plaisir à poursuivre.

à lire aussi l’avis de Bobo et Plumy

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Toujours dans un esprit jeunes gens sensibles, yôkai et tranche de vie, je vous conseille également Mokke de Kumakura Takatoshi (Pika éditions). Ici ce ne sont pas des garçons qui tiennent l’affiche, mais deux sœurs ayant elle aussi la capacité de voir ou attirer les yôkai. L’aînée peut les voir tandis que la cadette se fait posséder à chaque mauvaise rencontre. Pour faire face à ces dons particuliers, à cette grande sensibilité, elles sont envoyée vivre chez leur grand-père à la campagne. Le vieil homme est un exorciste un peu bourru mais plein d’affection pour ses petites filles. Outre l’aspect tranche de vie, le manga a un côté très pédagogique. Le grand-père prends toujours le temps de donner de nombreuses explications sur les créatures que les jeunes filles rencontrent, issues du véritable folklore japonais.

à lire aussi l’avis de Choco

Image associée

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On remonte dans le temps et on part à l’époque Heian, pour des histoires de yôkai pleines de poésie et d’humour. Le manga Onmyôji-celui qui parle aux démons de Yumemakura Baku (scénario) et Okano Reiko (dessin) s’inspire de contes et légendes traditionnels pour nous présenter une jolie fresque de l’époque Heian et des coutumes de la haute société. Le personnage principal est d’ailleurs autant un personnage historique qu’une légende : Abe-no-Seimei est un des onmyôji (qui pratique la voie du yin et du yang, cosmologie ésotérique traditionnelle japonaise)  le plus connus de l’histoire nippone. On a encore ici beaucoup de lenteur, de la contemplation, un sens de l’humour très particulier et un récit plus centré sur les jutes verbales de deux amis que sur les monstres inquiétants. Un beau manga, autant pour son dessin, que pour son ambiance très particulière, légèrement soporifique.

à lire aussi les avis croisé d’OliV, Lunch et Badelel sur K.BD (liens vers leur chroniques respectives dans l’article)

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Enfin je vous amène ailleurs, dans un ailleurs incertain où il n’est pas vraiment question de yôkai mais d’autres créature qui pourrait s’y apparenter. Mushishi de Urushibara Yuki (éditions Kana) est un manga contemplatif, offrant de magnifiques paysage, un herboriste nonchalant irrésistible, et des créatures fantastiques prenant vie de façon inopportune. J’aime ce titre pour son ambiance particulière et son dessin original. Le rythme est aussi très lent. Si les étranges créatures sont au centre de l’intrigue, c’est encore une fois la tranche de vie qui prévaut sur le fantastique. A la recherche de ces étranges apparition qu’il veut étudier, l’herboriste fait surtout de belles rencontres humaines. Ici encore on retrouve un ton nostalgique.


Les couvertures des premiers tomes

 Manga - Cortège des cent démons (le)  Manga - Mokke Manga - Onmyoji - Celui qui parle aux demons


Voilà pour ne partager que quelques titres mêlant yôkai et douceur. N’hésitez pas à laisser vos suggestions lectures

⇒ à lire aussi mes articles 


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Le voleur d’estampe démasqué ?

Je vous ai parlé il y a quelques temps déjà du global manga Le voleur d’estampe de Camille Moulin-Dupré. Dans cet oeuvre atypique, Camille Moulin-Dupré se sert des estampes japonaises comme matériel de départ, s’inspirant de nombreuses estampes pour créer sont propre univers nous plongeant dans un Japon de la fin de l’époque Edo imaginaire.

Lors de ma chronique sur le premier tome de la série (la suite n’est pas encore sortie) je m’étais amusée à mettre à jour quelques unes des inspirations possible.

Pourquoi revenir aujourd’hui sur ce manga ? Parce que je crois que je tient une nouvelle piste pour démasquer le voleur d’estampe ! L’une des planches du manga dégageait une ambiance qui m’était très familière.

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J’avais tout d’abord pensé à l’une des cent vue d’Edo de Hiroshige.

Mais aujourd’hui, en feuilletant justement mon livre Hiroshige Cent Vues célèbres d’Edo de chez Taschen, je suis tombé sur une estampe et tout de suite j’ai repensé à cette fameuse planche du voleur des estampes. Tiendrais-je la un indice ?

C’est une vue du quartier Suruga de Hasegawa Settan (1778-1843). Cette planche est extraite de son Edo meisho zue, guide illustré de la ville d’Edo publié entre 1834 et 1836. Il est composé de 20 volumes. Il est illustré par Hesagawa Settan, mais aussi par son fils et probablement d’autres artistes. Le Edo meisho zue influença Hiroshige en son temps, notamment pour ces Cent vues célèbres d’Edo, comme vous pouvez le voir en comparant les deux vues de Suruga.

Je trouve que la perspective de la planche de Camille Moulin-Dupré correspondent d’avantage à la vue de Hasegawa qu’à celle de Hiroshige. Cette dernière est beaucoup plus verticale.

Alors, est-ce que je tiens un bon indice ? La chasse aux estampes volées continue 😉

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