Archives de catégorie : littérature jeunesse

Le Samouraï et les 3 mouches [album jeunesse]

L’histoire du samouraï et les trois mouches est un classique, je ne sais plus combien de fois j’ai entendu cette histoire. Mais c’est la première fois que je la rencontre en album.

Le samouraï et les 3 mouches par Dedieu

Trois rônins menacent un samouraï dans un restaurant. Celui-ci ne réagit pas, puis, soudain, avec ses baguettes il tue trois mouches qui ont la mauvaise idée de voler par là. Impressionnée par la dextérité du samouraï, les rônins s’enfuient sans demander leur reste.

L’originalité de cet album est de raconter l’histoire sous forme de haïku. Les dessins sont très stylisé. J’ai bien aimé. C’est drôle et mignon à la fois. Et puis j’aime beaucoup cette histoire.

 

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Première lecture pour le challenge #unmoisaujapon Un joli album pour un joli conte. #albumjeunesse @editionshongfei @dedieu.auteur.illustrateur

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Thierry Dedieu

éditions HongFei

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→ à lire aussi l’avis de Kiona


 

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L’autre pays [album jeunesse]

L’autre Pays est un album de Ingrid Chabbert et Guridi, sorti aux éditions frimoüsse dans la collection La Question (l’Album philo). Il raconte avec beaucoup de pudeur et de subtilité l’histoire d’un petit garçon qui quitte son pays en guerre pour trouver refuge dans un autre pays.

Ici rien n’est vraiment nommé. On comprend que le pays est en guerre par un dessin de préface, un dessin au style enfantin qu’on peut supposer être un dessin du héros. L’enfant est petit, il sait qu’il va partir très loin avec ses parents, mais il ne comprend pas vraiment l’ambiance lourde de la famille en ce lundi matin. Les adultes sont graves, mais il n’ose pas poser de questions. Il se contente de suivre ses parents dans un long voyage. Et quand enfin ils arrivent dans l’autre pays, il est rassuré en voyant les yeux pétillant de ses parents.

On ne sait pas quel pays est fui, quel pays accueille. Si les inscriptions en arabe font penser aux réfugiés qui quittent la Syrie, cette histoire peut être celle de n’importe quel enfant réfugié, actuel ou passé.

C’est avec délicatesse qu’on évoque ce départ. Dans ce manque de’information j’y vois de la pudeur et de l’universalité, mais cela décrit aussi l’état d’esprit de l’enfant qui ne comprend pas vraiment les enjeux de ce qui est en train de se jouer, car il est trop petit pour tout comprendre, il ne fait que soupçonner la gravité de la situation en se fiant aux émotions qu’il ressent chez ses parents. Nous voyons cette histoire à sa hauteur.

Un très joli album, plein de douceur avec ce dessin rond, qui permet d’aborder le thème des réfugiés avec les enfants dès le plus jeune âge.

⇒ édition Frimoüsse

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Je partage cette lecture avec Blandine.

Retrouvez dans la même collection

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La Légende de Zal [album jeunesse]

Avec ses dorures et ses couleurs vives, difficile de passer à côté de la couverture de « La Légende de Zal« , un album publié en 2016 aux éditions Amaterra, illustré par Rafik Bougueroua et écrit par Yann Damezin.

Ceux qui me connaissent savent que, de toute façon, je ne résiste jamais à un nouveau conte. Et là c’est une légende qui m’était complètement inconnue.

Un vénérable chevalier d’Iran tombe amoureux et avec sa nouvelle épouse donne naissance à un enfant, mais l’enfant né avec des cheveux aussi blancs que la neige. Le prenant pour un signe du démon, le chevalier décide d’abandonner son fils aux pieds d’une montagne. Entendant ses cris , Simourgh, le roi des oiseaux, décide de l’accueillir dans son nid tout en haut de la montagne. Les années passent et un jour, après un rêve Sam apprend que son fils est toujours en vie. Plein de remords il part à sa recherche. L’émouvante histoire de leurs retrouvailles lui portera chance, le roi lui cède de nouvelles terres et se sera à son fils, Zal, de s’en occuper en son absence. Alors qu’il parcourt ses terres, Zal tombe éperdument amoureux  de la fille du roi Mihrab. Mais les deux jeunes gens ne sont pas de la même religion et leur union est un sacrilège. Il leur faudra convaincre les puissants. Grâce au courage de la mère de la princesse et à la poésie de Zal, le roi du monde cède et accepte ce mariage dont naître un futur héros. Mais ça, c’est une autre histoire.

Les dessins sont magnifiques, foisonnant de détails. Je regrette cependant le choix des couleurs trop vives qui éclipse jusqu’à l’or qui pourtant se retrouve sur toutes les planches. Et comme une cerise sur le gâteau, un magnifique kirigami nous gâte au beau milieu de cet album.

L’histoire est très belle et est joliment contée. Le texte est agréable et fluide.

Si ce n’est pour ses couleurs, je trouve que ce livre est un très bel objet. À conseiller à tous les amoureux de contes et légendes et de beaux albums illustrés.

J’ai aussi apprécié d’y découvrir un univers qui m’est inconnu, celui de la mythologie iranienne. La fin me donne très envie d’aller plus loin. Quelle est l’histoire de Rostam, fils de Zal ?

sur le site de l’éditeur

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Le coin des curieux :

Ce conte est tiré du Livre des rois (Shāhnāmah), poème épique retraçant l’histoire d’Iran de sa création à l’arrivée de l’Islam. Il a été écrit par  Ferdowsî vers l’an 1000.

Dans ce livre on retrouve l’histoire de Zal mais aussi celle de son fils Rostam, et bien d’autres récits mythiques.


chut les enfants lisent 

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La flûte enchantée Pierre Coran et Charlotte Gastaut [album jeunesse]

D’après l’opéra de Mozart et Schikaneder.

Un oiseleur trouve un prince évanoui au côté d’un énorme serpent mort. À son réveil le prince croit avoir été sauvé par l’oiseleur qui ne dément pas, ma la reine de la nuit fait son apparition et lui révèle que se sont ses suivantes qui l’ont sauvé. En échange, elle demande au prince de sauver sa fille retenue prisonnière par Sarastro. Afin de les aider, elle donne au prince une flûte enchantée et à l’oiseleur un carillon magique. Ces instruments les aideront à se protéger de terribles dangers. Mais la princesse est-elle vraiment prisonnière ?

 

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La Flûte enchantée de Pierre Coran et Charlotte Gastaut @flammarionjeunesse

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Je n’ai jamais vu (ni écouté) cet opéra et n’en connaissais pas l’histoire avant de lire cet album. En seulement 32 pages, difficile de résumer plus de 2 heures de’opéra. Si j’ai beaucoup aimé les illustrations très féeriques, colorées et pétillantes de Charlotte Gastaut. L’histoire semble tronquée, les scènes se succèdent sans vraiment de liens entre elles, on se demande par exemple ce que la rencontre entre l’oiseleur et une belle jeune femme vient faire là tant elle ne change rien à l’intrigue principale entre le prince et la princesse. Les transitions sont étrangères et on se demande où tout ça va bien nous amener. Je n’ai pas trouvé, pour moi qui ne connais pas l’opéra, l’ensemble de l’histoire très cohérent.

Néanmoins, c’est un très joli album, avec des belles illustrations et une ambiance très conte de fées avec son lot de princes, de princesses et de magie.

⇒ sur le site de l’éditeur

⇒ Charlotte Gastaut

⇒ Pierre Coran

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Le coin des curieux

Papageno. Page de couverture de l’édition originale du livret

 Cet opéra à été composé par Mozart en 1791 sur un livret de Emanuel Schikaneder. Elle est jouée dans son théâtre de Vienne et remporte un grand succès. C’est un opéra en 2 actes.

Voici une mise en scène récente de l’opéra


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Docteur Jekyll et Mister Hyde [album jeunesse]

c’est dans le cadre du British Mysteries read-a-thon que j’ai lu cet album emprunté à la bibliothèque. Je l’avais remarqué depuis un moment, l’occasion était idéale pour se jeter à l’eau.

Couverture Docteur Jekyll et Mister Hyde (album)

Tout le monde a déjà entendu parler de L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, écrit par Robert Louis Stevenson en 1886. Je n’ai jamais lu la version originale, mais je connais cette histoire depuis si longtemps que je ne me souviens pas par quel biais je l’ai découverte. Sans doute par le cinéma.

Est-il vraiment utile d’en résumer l’histoire ? Allez quelques mots pour resituer : Londres, fin XIX. Deux gentlemen se promènent et évoquent de fait étranges. C’est ainsi qu’on découvre l’histoire du Docteur Jekyll qui donna vie à son double maléfique, M. Hyde. On découvre l’histoire d’abord par un ami du docteur, puis à travers ses propres mots dans une lettre qu’il lui adresse.

Avec Mimiko nous avons lu la version traduite et adaptée par Maxime Rovere et illustré par Sébastien Mourrain. La couverture est magnifique et très inquiétante. Les illustrations de l’album sont moins mystérieuses et plus explicites, mais tout aussi inquiétantes. L’ambiance du brouillard londonien est parfaitement rendue pas les desseins très sombres où seules quelques touches d’ocre ressortent ici et là.

J’ai lu cet album à haute voix et ce fut une très agréable surprise. Pour deux raisons. La première est que c’était relativement facile à lire. Ceux qui me connaissent savent que la lecture à haute voix est un exercice difficile pour moi, la musicalité et le rythme de la langue utilisé peuvent complètement me paralyser (dyslexie oblige), ici j’ai trouvé un texte fluide et un rythme agréable qui m’ont grandement facilité la tâche. C’était très agréable à lire, même à voix haute.

La seconde surprise a été de constater que Mimiko écoutait attentivement l’histoire. Cet album lui a beaucoup plu, même si elle ne l’avouait jamais. Elle n’arrêtait pas de râler : « c’est encore long ? « . Mais dès que je faisais durer un silence quelques secondes de trop : « pourquoi t’as arrêté de lire ! ». Pour vérifier, si je ne lisais pas dans le vide… et non, tout le monde était attentif, même Chéri là-bas au fond, l’air de rien, je l’ai vu écouter.

Image associée

Un très bel album qui nous a permis de (re)découvrir un classique de la littérature britannique. Un beau moment de partage autour de la lecture. Comme quoi lire à voix haute est un exercice intéressant même avec les grands enfants. Mimiko vient d’avoir 11 ans et si nos lectures ne sont plus une routine du soir depuis près d’un an déjà, la lecture à voix haute reste un moment de rencontre privilégié autour de la lecture et nous en faisons encore souvent, surtout le week-end par temps pluvieux. Cet album s’y prêtait très bien.

sur le site des éditions Milan jeunesse

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→ à lire aussi les avis de Framboise et Moka


 

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Peau d’Âne – Anne Romby [album jeunesse]

Comment résister à la magnifique couverture de cet album ? Pourtant je n’ai pas été convaincue.

Couverture Peau d'Âne

Faut dire que ce conte ne me plait pas. La princesse est si belle… cela suffit. Sa beauté c’est tout ce qui compte. Cela suffit à faire perdre la tête à son propre père qui veut l’épouser. Cela suffit au prince pour tomber éperdument amoureux et vouloir l’épouser…

Moi, un conte qui dit que tout ce qui compte chez une femme c’est qu’elle soit belle et délicate, je n’adhère pas vraiment. Quand en plus il me dit qu’il suffit de se cacher sous une peau d’âne pour devenir laide et donc sans intérêt, j’adhère encore moins. Et quand enfin on me dit que l’héroïne, pour se sortir de sa misère n’a qu’à cuire un gâteau, ça m’achève ! Les femmes doivent être belles, délicates, silencieuses, discrètes et savoir cuisiner. Quelle belle morale.

Vous l’aurez compris je n’aime pas le conte de Peau d’Âne de Charles Perrault. Mais l’intérêt de cet album ne réside pas tant dans l’histoire que dans les illustrations de Anne Romby, vraiment magnifiques.

 

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Peau d’âne illustré par Anne Romby #milanjeunesse #anneromby #contesetlegendes #albumjeunesse #challengecontesetlegendes

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Dommage que je découvre son talent à travers un compte qui ne me plait pas.

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 chut les enfants lisent

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Saint George et le dragon [album jeunesse]

Je vous avais parlé de la collection Caldecott en janvier avec un conte classique mis en image par Paul O. Zelinsky qui nous avait amené dans une ambiance Renaissance italienne. Aujourd’hui c’est une légende dorée à l’ambiance médiévale que je vous propose.

Couverture Saint Georges et le Dragon

De Saint George je ne savais pas grand chose et j’ignorais qu’il était le Saint patron de l’Angleterre.

J’étais ravie de découvrir cette légende grâce à cet album, mais je dois avouer que le texte de Margaret Hodges m’a laissé assez indifférente. Est-ce le texte original où sa traduction qui est en cause, je ne serait le dire. Mais alors qu’on nous annonce  » une adaptation très libre et non dénoué d’humour » moi je n’ai vu qu’un texte assez fade et très classique.

 

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Saint George et le dragon par Trina Schart Hyman

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Cet album s’inspire de l’un des récit de La légende dorée, recueils de légendes chrétiennes sur la vie des Saint écrit au XIII siècle par Jacques de Voragine.

L’ambiance moyenâgeuse est très bien rendue par les illustration de Trina Schart Hyman.

J’ai beaucoup aimé ses dessins mais aussi la mise en page avec ses bordures illustrées qui font un penser au enluminures. ces bordures, parfois simplement décoratives, viennent enrichir de nouveaux détails les illustrations principales et font de ce livre un très bel objet. En tout cas, c’est pour moi l’illustration qui fait l’intérêt principal de ce livre.

Mais je ne vous ai même pas raconté la légende de Saint Georges !

Bon, elle n’a rien de très original et le titre suffit à la résumer, un preux chevalier, un mauvais dragon, une belle princesse pure et courageuse. Et voilà vous tenez votre recette.


 

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Persée vainqueur de la Gorgone – Yvan Pommaux [album jeunesse]

Un dimanche après-midi pluvieux, le temps idéal pour la mythologie ! Et nous avions justement un album de mythologie grecque qui nous attendait : Persée vainqueur de la gorgone de Yvan Pommaux, sorti chez l’école des loisir en octobre dernier.

Couverture Persée Vainqueur de la Gorgone

Persée est le fils d’une princesse et de Zeus. Une prophétie annonce au roi que son petit fils le tuera, il veut alors empêcher sa fille d’avoir un enfant en l’enfermant dans une tour, mais Zeus, touché par la beauté de la belle, trouve une ruse pour s’unir à elle. Zeus étant le père, le roi ne peut pas tuer l’enfant, il décide alors de les jeter à la mer, enfant et mère, et de laisser les dieux décider de lors sort. Recueilli par des pécheurs, les deux survivront et Persée devient un fort et beau jeune homme. Mais un autre roi veut sa mère. Comme Persée est toujours là pour la protéger, pour s’en débarrasser le roi l’envoie tuer Méduse, l’une des trois gorgones.

Persée reviendra vainqueur. En chemin, il aura croisé le chemin de plusieurs dieux et nymphes qui lui viennent en aide. Il trouvera même l’amour. Avant de, sans le vouloir, tuer son grand-père dont il ignore tout.

 

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Persée @yvanpommaux @ecoledesloisirs #contesetlegendes #mythologie #challengecontesetlegendes

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C’est un très joli album, qui nous a permis de découvrir ce mythe dont je n’avais qu’une très vague connaissance.

Le texte et les dessins sont très agréables, une carte et un petit lexique complètent l’histoire pour mieux s’y retrouver.

Mimiko s’est amusée à faire le lien avec le film de Percy Jackson que nous avons vu récemment, tout en me questionnant sur les différences, notamment sur l’apparence de Méduse. Et que dire des origines divines du jeune homme ?

Dans la même collection :

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Martin et Rosa [album jeunesse]

Quand je suis allé à la bibliothèque jeunesse demander ce qu’il avaient à me proposer sur la thématique de l’histoire afro-américaine, j’ai bien vu l’embarras de la bibliothécaire qui malheureusement n’avait pas beaucoup de choses à me proposer. Elle a quand même réussi à me dénicher 3 ouvrages parmi lesquels l’album dont je m’apprête à vous parler : Martin et Rosa de Raphaël Frier et Zaü, publié par Rue du Monde dans la collection grands portraits en 2013.

L’album se divise en deux parties, la première raconte l’histoire de Rosa Parks et Martin Luther King dans leur combat pour l’égalité des droits pour les noirs des États-Unis, en commençant par le droit de s’assoir dans le bus à n’importe quelle place.

Cette première partie, illustrée, est suivie d’une seconde partie sous forme de documentaire où l’on nous donne des nombreuses informations complémentaires sur Martin Luther King et Rosa Parks, mais aussi sur l’histoire des États-Unis, la ségrégation, le KKK, les luttes pour les droits civiques. On nous parle même d’Obama, le premier président noir des États-Unis, le tout avec photos d’archives.

J’ai trouvé cette seconde partie très bien faite. Elle complète très bien la première partie qui est plus romancée. L’ensemble donne une bonne idée non seulement des personnalités de ces deux personnages historiques importants, mais aussi du contexte dans lequel ils évoluaient.

Un bon album, dont, en revanche, les illustrations ne m’ont pas séduit.

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Ma mère -Stéphane Servant et Emmanuelle Houdart [album jeunesse]

J’adore cet album et il me fait peur. C’est presque coupable que j’en lis furtivement les pages, comme un enfant, la main dans le bocal à bonbon, qui à peur d’être découvert.

C’est la peur d’être dévoilé qui me donne le vertige. Je m’y voit mère, je m’y vois fille, je m’y vois épine et louve, et je vois mes petite jardinières débroussailler mes peurs.

⇒ le site de l’éditeur

Stéphane Servant

Emmanuelle Houdart

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Si cet album me touche particulièrement, en tant que mère, mais aussi en tant que fille, j’avoue que les albums d’Emmanuelle Houdart me mettent toujours terriblement mal à l’aise. Il y a dans ses illustrations quelque chose de particulièrement inquiétant. Je me souviens qu’un jour mes filles avaient emprunté l’abécédaire de la colère, elles avaient adoré, moi j’ai à peine pu le regarder.

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