Archives de catégorie : littérature jeunesse

Persée vainqueur de la Gorgone – Yvan Pommaux [album jeunesse]

Un dimanche après-midi pluvieux, le temps idéal pour la mythologie ! Et nous avions justement un album de mythologie grecque qui nous attendait : Persée vainqueur de la gorgone de Yvan Pommaux, sorti chez l’école des loisir en octobre dernier.

Couverture Persée Vainqueur de la Gorgone

Persée est le fils d’une princesse et de Zeus. Une prophétie annonce au roi que son petit fils le tuera, il veut alors empêcher sa fille d’avoir un enfant en l’enfermant dans une tour, mais Zeus, touché par la beauté de la belle, trouve une ruse pour s’unir à elle. Zeus étant le père, le roi ne peut pas tuer l’enfant, il décide alors de les jeter à la mer, enfant et mère, et de laisser les dieux décider de lors sort. Recueilli par des pécheurs, les deux survivront et Persée devient un fort et beau jeune homme. Mais un autre roi veut sa mère. Comme Persée est toujours là pour la protéger, pour s’en débarrasser le roi l’envoie tuer Méduse, l’une des trois gorgones.

Persée reviendra vainqueur. En chemin, il aura croisé le chemin de plusieurs dieux et nymphes qui lui viennent en aide. Il trouvera même l’amour. Avant de, sans le vouloir, tuer son grand-père dont il ignore tout.

 

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Persée @yvanpommaux @ecoledesloisirs #contesetlegendes #mythologie #challengecontesetlegendes

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C’est un très joli album, qui nous a permis de découvrir ce mythe dont je n’avais qu’une très vague connaissance.

Le texte et les dessins sont très agréables, une carte et un petit lexique complètent l’histoire pour mieux s’y retrouver.

Mimiko s’est amusée à faire le lien avec le film de Percy Jackson que nous avons vu récemment, tout en me questionnant sur les différences, notamment sur l’apparence de Méduse. Et que dire des origines divines du jeune homme ?

Dans la même collection :

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Martin et Rosa [album jeunesse]

Quand je suis allé à la bibliothèque jeunesse demander ce qu’il avaient à me proposer sur la thématique de l’histoire afro-américaine, j’ai bien vu l’embarras de la bibliothécaire qui malheureusement n’avait pas beaucoup de choses à me proposer. Elle a quand même réussi à me dénicher 3 ouvrages parmi lesquels l’album dont je m’apprête à vous parler : Martin et Rosa de Raphaël Frier et Zaü, publié par Rue du Monde dans la collection grands portraits en 2013.

L’album se divise en deux parties, la première raconte l’histoire de Rosa Parks et Martin Luther King dans leur combat pour l’égalité des droits pour les noirs des États-Unis, en commençant par le droit de s’assoir dans le bus à n’importe quelle place.

Cette première partie, illustrée, est suivie d’une seconde partie sous forme de documentaire où l’on nous donne des nombreuses informations complémentaires sur Martin Luther King et Rosa Parks, mais aussi sur l’histoire des États-Unis, la ségrégation, le KKK, les luttes pour les droits civiques. On nous parle même d’Obama, le premier président noir des États-Unis, le tout avec photos d’archives.

J’ai trouvé cette seconde partie très bien faite. Elle complète très bien la première partie qui est plus romancée. L’ensemble donne une bonne idée non seulement des personnalités de ces deux personnages historiques importants, mais aussi du contexte dans lequel ils évoluaient.

Un bon album, dont, en revanche, les illustrations ne m’ont pas séduit.

⇒ à lire aussi l’avis de Blandine

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Ma mère -Stéphane Servant et Emmanuelle Houdart [album jeunesse]

J’adore cet album et il me fait peur. C’est presque coupable que j’en lis furtivement les pages, comme un enfant, la main dans le bocal à bonbon, qui à peur d’être découvert.

C’est la peur d’être dévoilé qui me donne le vertige. Je m’y voit mère, je m’y vois fille, je m’y vois épine et louve, et je vois mes petite jardinières débroussailler mes peurs.

⇒ le site de l’éditeur

Stéphane Servant

Emmanuelle Houdart

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Si cet album me touche particulièrement, en tant que mère, mais aussi en tant que fille, j’avoue que les albums d’Emmanuelle Houdart me mettent toujours terriblement mal à l’aise. Il y a dans ses illustrations quelque chose de particulièrement inquiétant. Je me souviens qu’un jour mes filles avaient emprunté l’abécédaire de la colère, elles avaient adoré, moi j’ai à peine pu le regarder.

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La malédiction de l’anneau d’or [album jeunesse]

Les noms de Fred Bernard et François Roca sont la garantie de très beaux albums. Ici les illustrations sont magnifiques et valent à elle seules le détour, mais en revanche l’histoire qui nous est racontée n’a pas trouvé grâce à mes yeux.

Deux orphelines  se jurent une amitié éternelle, mais, arrivées à l’adolescence, leur belle amitié sera détruite par un bel homme qui vient semer la zizanie. Un homme d’une rare beauté qui sous ses airs charmeurs cache une très odieuse nature.

Une histoire pas très originale qui a déjà été servie de nombreuses fois. Et cette énième version n’y apporte pas grand-chose, si ce n’est un dénuement heureux. Les héroïnes m’ont laissé de marbre, je ne les ai pas trouvé particulièrement touchantes, et cette histoire d’amitié brisée par l’amour est tellement banale que ça m’a fait plus sourire qu’autre chose. L’enrobage magique et mystique qu’on y ajoute n’a rien changé. Au contraire, cela rend le tout encore plus banal et ça lui donne une touche de passivisme qui m’irrite au plus haut point.

Je m’explique : l’homme séduit les jeunes filles par son charme, mais il en ensorcelle une pour qu’elle le suive. Quand l’homme révèle son odieuse nature, loin de se rebeller, la jeune fille devient sa complice, devant elle-même une terrible magicienne. Oh ! Elle finit bien par le quitter un jour, mais cela suffit-il à pardonner ce qu’elle a fait lorsqu’elle était sa compagne ?

Ce qui m’a dérangé c’est justement qu’on lui pardonne tout parce qu’au fond elle n’est responsable de rien, la pauvre était envoûtée. La pauvre, c’est qu’une fille, aurais-je envie d’ajouter. J’exagère bien sûr, mais c’est ce que j’ai ressenti en lisant cette histoire, et toutes les histoires où les jeunes filles se font envoûter par de beaux et ténébreux mages cruels. Ce n’est jamais leur faute à elle. Et ça, ça me dérange beaucoup. C’est priver l’héroïne de sa part de responsabilité, la rendre passive et soumise.

Heureusement que ce n’est pas un prince qui la sauve, mais son amie d’enfance. Au moins, les femmes ne servent pas complètement à rien, même si on ne peut pas leur demander de résister aux charmes des hommes ténébreux.

Je provoque, ce n’est pas aussi caricatural que ça dans l’album. On tente de nous y décrire des filles aux caractères bien trompés, mais n’empêche, il ne lui faut vraiment pas beaucoup d’effort au magicien pour les manipuler.

Bref une histoire que je n’aime pas, mais de sublimes illustrations.

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  chut les enfants lisent

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Horton entend un chou – Dr Seuss [album jeunesse]

Pour Noël j’avais présenté l’album comment le Grinch a volé Noël du Dr Seuss, un auteur jeunesse américain. J’y avais reconnu les chous du dessin animé Horton et ce n’est qu’à la fin de cet album que je découvrais qu’Horton, avant d’avoir été un film était justement un autre album du Dr. Seuss.

C’est toujours aux éditons le nouvel attila que je l’ai découvert à son tour.

Si je n’avais pas aimé la couverture du Grinch (trop rouge) que dire de celle de Horton rose Barbie ! Décidément le choix des couvertures ne me plait pas, mais l’intérieur en revanche est un régal. Si le choix de couleur n’est pas à mon goût, j’ai été séduite par l’ambiance du livre et la morale de l’histoire.

Ce que j’adore chez le Dr Seuss, c’est la façon de jouer avec les mots.

Ici nous rencontrons Horton, un grand éléphant gentil et généreux qui par hasard entend crier au secours un petit chou sur une poussière. Il décide de lui venir en aide, mais ce ne sera pas si simple. Des idiots il n’en manque jamais, et puis qu’eux n’arrivent pas à entendre la petite voix sur le grain de poussière c’est qu’elle n’existe pas. Et comme Horton insiste, ils en font un point d’honneur. Cette poussière doit être détruite. Mais Horton n’est pas du genre à baisser les bras, il se bat et il y arrive.

Un très joli album à lire à voix haute.

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chut les enfants lisent 

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Yasuke [album jeunesse]

Editions Les Fourmis Rouges - Yasuke

Dans cet album, Frédéric Marais raconte l’histoire de Yasuke, un esclave né en Afrique et arrivé à bord d’un navire sur les côtes du Japon au XVI siècle. Il y fera la rencontre d’Oda Nobunaga qui en fera un samouraï. Le seul samouraï noir à avoir existé.

L’existence de Yasuke est relatée dans les écrits de Luis Frois, un jésuite ayant séjourné au Japon au XVI siècle.

Le texte de Frédéric Marais est très court et si je trouve l’histoire qu’il raconte intéressante, le texte en lui-même ne m’a pas vraiment charmé.

Les dessins sont très beaux, mais j’ai eu un peu de mal avec le fond vert que je trouve très agressif.

Au final je suis un peu déçue par cet album, non pas parce que ses défauts l’importent sur ses qualités, mais parce qu’il y a eu un tel engouement autour de ce titre lors de sa sortie que je m’attendais à un coup de cœur. Or j’ai lu un bel album, mais pas de coup de cœur pour moi.

sur le site de l’éditeur

Frédéric Marais

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Le coin des curieux

Comment ne pas être curieux quand on nous parle du seul samouraï noir de l’histoire ?

Dans cette dernière vidéo, Serge Bilé présente son roman dédié à Yasuke, j’ai très envie de le lire.


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Les enfants parallèles [album jeunesse]

Je vous avais parlé, il y a un moment déjà, d’un très bel album que j’avais découvert à la bibliothèque : Sous la grande vague aux éditions Léon art & stories. J’avais aimé le principe de l’album qui mélange oeuvre de maître, illustrations et fiction. Aujourd’hui c’est un autre artiste d’origine japonaise que je redécouvre grâce aux éditions Léon art & stories.

Pour ce nouveau voyage artistique, Hélène Kérillis s’associe avec Xavière Devos. Ensemble, elles nous racontent une très belle histoire fantastique où Foujita se voit attribuer un merveilleux pouvoir magique, celui de reconnecter ses amis à leur enfant intérieur.

Tout commence avec la petite Mimi que personne ne peut voir. Rejointe bientôt par d’autres enfants parallèles, Mimi cherche le Grand Raccommodeur. Embêtés par de drôle de chiens, aidé par un chat effrayant, les enfants arriveront à bon port.

Une très jolie histoire, touchante et poétique. Les illustrations de Xavière Devos se marient très bien aux peintures de Foujita qui n’en sont que d’avantage mis en valeur.

 

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Les enfants parallèles #leonartandstories #leonardfujita #litteraturejeunesse #albumjeunesse

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Si je connaissais Foujita de nom (et de tête puisque j’ai déjà vu ses autoportraits), j’avoue que je n’avais encore jamais pris le temps de me pencher sur sa peinture. Et comme le hasard fait bien les choses, alors que je me disais qu’il serait temps de m’y intéresser, voilà qu’on me propose ce bel album. Non seulement je l’ai beaucoup aimé, mais il m’a également donné envie d’aller plus loin et de redécouvrir la peinture de Foujita à laquelle je n’avais encore jeté que des regards distraits.

Sur le site de l’éditeur

Hélène Kérillis (et son profil facebook)

Xavière Devos (et son profil facebook)

→ à lire aussi les avis de Blandine et Lylou

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Le coin des curieux

à lire : Léonard Foujita en deux minutes [Beaux Arts]

Foujita. Peindre dans les Années folles


chut les enfants lisent 

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L’histoire du loup et du petit chaperon rouge aussi ! [album jeunesse]

 

Encore un chaperon rouge détourné ! Oui, encore un. Le Petit Chaperon rouge doit sans doute être le conte le plus détourné de la terre.

Encore un, mais un qui vaut le détour !

J’ai beaucoup aimé le dessin de cet album, entre ombre chinoise et cartoon. Le texte est très simple, très court, avec un loup qui a bien du mal à être féroce.

 

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L’histoire du loup et du petit chaperon rouge aussi ! @alicejeunesse #albumjeunesse #challengecontesetlegendes #contesetlegendes

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Seblight

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Les Liszt [Album jeunesse]

Résultat de recherche d'images pour "Les Liszt"

Les Liszt dressaient des listes.

Grifgrif, grafgraf.

Des listes parfaitement ordinaires

Et des listes tout à fait insolites.

Mais quand un visiteur arrive, personne n’y prête attention. Il n’est pas sur la liste, alors on regrette…

Personne sauf le petit dernier qui, sur sa liste, n’a que des questions.

J’ai beaucoup aimé cet album. Son texte est drôle et surréaliste avec cette étrange famille de listeurs.

 

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Les Liszt #albumjeunesse @editionspasteque

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J’ai aussi beaucoup aimé le dessin qui fourmille de détails et de clin d’œil. Le décor a une allure vintage et gothique, avec leurs listes bizarres et leurs mines trop sérieuses les Lizst feraient presque peur.

C’est un très chouette album que nous proposent là les éditions de la Pastèque, avec au dessin Jùlia Sardà et au texte Kyo Maclear.

sur le site de l’éditeur

Julia Sardà, sa page facebook et son tumblr

Kyo Maclear, sa page facebook et son instagram

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Ameline joueuse de flûte [album jeunesse]

Ameline

Popi raconte toujours la même histoire à sa petite fille Ameline, celle du joueur de flûte de Hamelin. Comment il avait débarrassé de la ville des rats et comment il avait amené les enfants quand le maire avait refusé de le payer, les noyant à leurs tours dans la rivière.

Mais le jour des 10 ans d’Ameline, Popi ne se réveille pas. La jeune fille part dans un petit village ou son grand-père sera enterré. Des enfants sont la pour l’accueillir. Mais quand elle parle de ses nouveaux amis aux parents qui viennent de l’adopter, ceux-ci répètent qu’il n’y a pas beaucoup d’enfants ici. Mais qui sont donc les enfants aux habits vieillots et aux souliers mouillés ?

Les auteurs ont ici imaginé une suite au conte du joueur de flûte, une fuite sous forme d’héritage qui amènera une fin plus heureuse.

L’album est très agréable à lire. J’ai beaucoup aimé les illustrations où s’opposent deux ambiances colorées, une vive, l’autre morne et grise. La couleur nous raconte l’histoire avec un temps d’avance sur le texte.

Un bel album, pour les enfants pas trop petits.

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Clémentine Beauvais

Antoine Deprez


 

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