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Yoshka

Yoshka est un enfant du vent, un enfant de la route. Un enfant de la liberté.

Ce jour-là, pour le faire tenir tranquille, sa maman déroule le fil de son extraordinaire histoire…

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C’est sa sublime couverture qui m’a attiré dans un premier lieu. Je trouve les illustrations vraiment très belles. Les couleurs sont très agréables.

L’histoire, que j’ai découverte en lisant avec Mimiko, est aussi très sympa. On suit les diverses étapes « initiatiques » de la vie de ce jeune garçon du voyage. Sa naissance dans la forêt, son passage dans les vaste pairies, la ville, le cirque, la musique… A chaque étape son animal initiateur. Le texte emprunte au style des contes classiques avec ses petites phrases de répétitions qui me rappellent les histoires qu’on me racontais petite pour que je me tienne tranquille. Ces petites phrases qui donnes à la fois le rythme et structure à l’histoire.

Tu as encore grandi mon Yoshka […] Avec notre roulotte, nous avons roulé, roulé longtemps, sur les routes et les chemins cabossées

La structure c’est voyage (comme dans de nombreux contes), à chaque nouvelle étape, une nouvelle rencontre et un nouvel apprentissage.

Un très joli album qui a su nous séduire autant par son texte que par ses illustrations. Une belle lecture du soir pour, comme dit la quatrième de couverture, sublimer « la fierté de devenir grand ». Je vous le recommande 🙂


Publié par les éditions Seuil jeunesse en 2013, écrit par Sabine du Faÿ et illustré par Gwen Karaval.


 chut les enfants lisent

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L’arc-en-ciel de la rivière

Aujourd’hui je vais vous présenter un joli album, plein de poésie et de douceur : L’arc-en-ciel de la rivière de Roxane Turcotte (texte) et Amélie Clavier (illustrations), publié aux éditions Plumes Solidaires.

Antonin aime observer les poissons dans la rivière, et tout particulièrement « la plus énorme truite du monde ».

-Elle s’appelle Morgane.

-Comment le sais-tu ? a demandé Antonin.

-Il y a si longtemps que des pêcheurs tentent de la capturer ! J’ai souvent essayé, et ton grand-père avant moi. Les mulets, tout juste bons pour les chats, mordent à l’appât. Jamais Morgane, la truite. Ne mérite-t-elle pas de porter le nom d’une fée ?

-Et puis, avait ajouté son père, Morgane recèle un ou deux secrets.

-Lesquels ?

-Pour connaître un secret, il faut le mériter.

Depuis, Antonin n’a qu’une envie : réussir l’impossible. Attraper Morgane. Et, du coup, découvrir ce qu’elle cache.

Avec Morgane, Antonin va apprendre la patience et l’art de l’observation. Chaque jour il va à la rivière au moment où les rayons de soleil lui permettent d’observer le poisson. Il l’étudie, prend des notes pour enfin découvrir ses secrets.

Un joli album, qui apporte par son dessin et ses couleurs beaucoup de douceur. L’histoire est courte et simple mais elle invite à la contemplation dans la nature. Après l’avoir lu on a envie de découvrir nous aussi quelques secrets caché dans la nature, d’observer dans le silence, carnet à la main quelques créatures mystérieuses. Un joli conte qui met à l’honneur la nature et son respect. Parfait pour la lecture du soir : pas trop long, un texte facile à lire à haute voix, de belles illustrations et un certains apaisement qui se dégage de l’ensemble.

Merci aux éditions Plumes Solidaires pour cette découverte.

⇒ à lire aussi l’avis de Yannick De ProseCafé


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100 chevaliers au secours de la princesse

Aujourd’hui je vous propose un album pour les tout petits, un très chouette album cartonné pour lire et jouer.

Les illustrations très colorée de Camilla Falsini sont aussi drôle qu’inattendue. Les chevaliers ont des montures des plus extravagantes et on peut le composer et recomposer à loisir avec les pages découpées en 2 qui permettent de changer de monture aux chevaliers et d’en créer en seulement quelques pages 100 différents.

Je l’ai trouvé cet album drôle et ludique. Grand et bien costaud pour le plus petits.

Paru aux éditions Amaterra en juin 2016.

pour en savoir plus sur le travail de Camilla Falsini :

chut les enfants lisent 

 

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Bonne nuit ?

zoom

ADORABLE ! Voici le mot qui, pour moi, qualifie le mieux cet album doux et tendre de Coralie Saudo et Kris Di Giacomo, paru aux éditions frimoüsse.

J’adore les illustration de Kris Di Giacomo, que je connaissais par L’Histoire de la petite fourmi qui voulais déplacer des montagnesSon dessin est étonnamment expressif tout en étant très simple et assez épurée. Malgré un décor plutôt dépouillé, on peut y observer de nombreux détails et suivre l’histoire parallèle d’une petite sourie.

Le récit est, quant à lui, aussi tendre qu’amusant. Le petit éléphanteau ne veut pas dormir seul. Il veut se glisser dans le lit de ses parents. Alors, il guette le moment où ceux-ci endormis ne l’entendrons pas se glisser dans le lit. Mais les parents dorment si bien qu’il l’assourdissent de leur ronflement, l’écrasent, prennent toutes les couverture et même toute la place dans le lit. A bout, l’éléphanteau décide de retourner dans son lit mais c’est déjà trop tard, le matin est déjà là !

Bonjour, mon petit ! Alors ? Bonne nuit ?

demande, innocent, le parent.

Ici le parent comme éléphanteau n’a pas de genre déterminé, petites filles et petits garçons, mamans où papas, tout le monde peut s’identifier au personnages qui bien qu’étant un par catégorie d’âge sont désigné par un pluriel :

Parfois les petits éléphants aimeraient bien dormir avec les grands.

J’ai bien aimé cette indétermination qui laisse le chant ouvert à toutes formes familiale.

La grande place faite à l’humour dans cette petite histoire très simple en fait un très joli album que Mimiko, du haut de ses 9 ans, a eu beaucoup de plaisir à me raconter (me faisant remarquer au passage la petite souries dont le texte ne parle pas).

Merci aux éditions frimoüsse pour cette découverte.


 chut, les enfants lisent

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La Vache de la Brique de lait

Ce qui est étonnant avec les enfants, c’est leur capacité à croire à l’invraisemblable. Il y a un âge où tout est possible, avec un peu d’imagination. La vache de la brique de lait de Sophie Adriensen et Mayana Itoïz (éditions Frimoüsse) joue à inventer une de ses histoires abracadabrantes que se racontent parfois les enfants.

zoom

Ici, le protagoniste, un petit garçon, en est sûr : il y a une vache dans les briques de lait !

Aucun doute possible.

Sur la boite des petits pois sont dessinés des petits pois, sur la boite de sardine sont dessinées des sardines, sur les paquets de céréales sont dessinées des céréales.

Donc, puisqu’une vache est dessinée sur la brique de lait, c’est qu’il y en a une à l’intérieur.

Logique, non ? Mais alors que font les vaches des briques de lait quand on referme le frigo ? Et que deviennent-elles quand on jette les briques de lait ? Voilà des questions très sérieuses que se pose ce petit garçon.

Un album amusant. Un très joli dessin et une belle mise en page avec, comme toujours dans les albums Frimoüsse, un joli travail sur la typographie. Les phrases sont courtes, le texte est gros. après une lecture accompagnée, les primo-lecteurs pourront se replonger tout seul dans cet album. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais qui, pour moi, a beaucoup d’importance. Je trouve ça mieux les albums avec un texte écrit en gros avec une typographie facilement déchiffrable, ça incite l’enfant à lire tout seul, contrairement aux albums avec un texte écrit en tout petit.

Quand à moi, je me suis beaucoup amusé du message subliminal des illustrations : il y a des petites étiques « bio » un peu partout dans le frigo 😉 Des vache dans les brique de lait, oui, mais des vache bio ! XD

⇒ à lire aussi l’avis de Blandine

Aucun texte alternatif disponible.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette lecture


 chut les enfants lisent

Petit Bac 2017

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Mon petit frère est un monstre

J’ai à peine eu le temps d’ouvrir le paquet que Mimiko s’est jeté sur les derniers albums des éditions Frimoüsse. « Je peux les lire ? » Ni une ni deux, Mon petit frère est un monstre est passé entre ses mains, elle ne m’a même pas laissé le temps de le feuilleter. Ça lui a tellement plus qu’après l’avoir lu seule, elle m’a demandé si elle pouvait me le lire. Les rôles étaient donc inversés, la voici conteur et moi le spectateur.

Cet album est vraiment très drôle. Simple mais très efficace.

Une petite fille, assise sur un banc dans le parc parle à une vielle dame. « Mon petit frère est un monstre » ne cesse-t-elle de se lamenter. La vielle dame la rassure, tu dis ça parce que c’est ton frère. La conversation se poursuit ainsi entre les 2 personnages, dans un décor plus que minimaliste puisque du parc, on ne voit que le banc et quelques pigeons. Tandis que la petite fille se lamente la vielle dame tente de s’imaginer la scène. Alors que la conversation se fait sur fond blanc, les scènes imaginées par la vielle dame se déroulent dans une bulle sur fond gris. Le dessin et simple, coloré et tendre. J’adore la tête de la petite fille avec son air espiègle. La chute est excellente.

Ce que j’aime avec les albums des éditions Frimoûsse c’est qu’ils s’adressent à une tranche d’âge assez large. Si je prends le cas de cet album, comme Plus gros que le ventre, les dessins stylisés, les décors aérés et les textes très court, en font des albums facilement accessible aux plus petits, mais leur humour marche aussi avec les plus grands qui liront ça comme une petite pause blague. En tout cas, Mimiko prend souvent un plaisir décomplexé à le lire malgré un design faisant penser à des albums pour les petits. Sans doute aussi parce que je l’incite aussi à lire des albums sans se soucier de l’âge cible. Bref des albums pour les petits, mais qui amusent aussi les moins petits (et les parents !)

Encore une fois, c’est une belle découverte. Merci aux édition Frimoüsse 🙂


Mon petit frère est un monstre

Isabelle Wlodarczyk, Nicolas Rouget et Thierry Manes

Frimoüsse éditions

2017


chut les enfants lisent  

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L’ogre Georges et les bonbons roses

L’ogre Georges a perdu toutes ses dents ! Comment va-t-il faire pour pouvoir manger des enfants maintenant ? Après quelques veines (mais drôles) expériences pour se reconstituer une belle dentition, Georges doit se rendre à l’évidence : il ne pourra plus manger d’enfant. Il se résigne donc à descendre de sa montagne pour aller cherche quelque chose de mou à manger dans un supermarché. Oui mais voilà ! Il y a plein d’enfants au supermarché ! Georges réussira-t-il à résister à la tentation ? Le grand méchant ogre va vite se retrouver désarmé face à la gentillesse d’un enfant qui lui offre des paquets de guimauves  roses.

Avec Mimiko nous avons trouvé cet album très drôle. Les moments où Georges tente de se refaire des dents en sucre et en arrête de poissons, avec des illustrations en mode caricature, ce sont sans doute les pages les plus drôles. La suite, dans le supermarché je l’ai trouvé un peu moins rigolote mais ça marche bien.

J’ai beaucoup aimé les illustrations Benoît Dahan. L’ogre y est plus drôle qu’effrayant et a un quelque chose de plouc assez marrant. La couleur bleu de l’ensemble est agréable. La mise en page du texte est aussi dynamique, jouant sur la taille de la police. Le texte de Arnaud Tiercelin fonctionne bien, jouant sur la répétition un peu à la façon d’une comptine.

Dans une forêt,
il y avait un ogre.

Dans cette forêt,
l’ogre s’appelait Georges
et il se trouva fort malheureux.

Dans la forêt,
Georges se trouva malheureux
car il venait de perdre
sa dernière dent.

On aurait presque envie de le chanter 🙂

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette découverte.


Avec cette lecture je me suis interrogée sur cette mode actuelle de détourner les contes classique en les prenant à contre pieds et faisons du traditionnel méchant le héros, qui souvent, comme ici, n’est pas vraiment méchant ou se laisse attendrir par la gentillesse des enfants. Je m’interroge car une des fonctions du contes était justement de mettre en garde les enfants contre les danger qui peuvent les menacer et qui prennent la forme métaphorique d’un ogre ou d’un méchant loup. Ces derniers devenus gentils, ou du moins réhabilité, comment mettre alors en garde l’enfant contre les dangers qui guettent ? Est-ce que ce n’est pas véhiculer une vision trop naïve du monde que de faire de tous des gentils ?

A cette interrogation j’oppose cependant un message positif que ce genre d’album véhiculent : la tolérance. Ne pas s’arrêter à l’apparence. Ne pas avoir peur de ce qu’on ne connais pas, c’est à dire de l’autre, de l’étranger, du différent.

Je suis donc tiraillé entre ces deux aspects, d’un côté j’aime le message de tolérance, de l’autre je pense qu’il faut tout de même apprendre aux enfants à se méfier.


 

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Urashima

Alors que le mois au Japon était déjà commencé je suis tombée par hasard sur ce petit album pour trois fois rien, j’ai pas réfléchi longtemps avant de l’embarquer. Justement je manquais de titre jeunesse à présenter !

Avec Mimiko nous connaissions déjà l’histoire d’Urashima pour en avoir lu la version de Tomonori Taniguchi dans l’album bilingue 7 contes japonais (super album, je vous le conseille). La version que nous offrent Margaret Mayo et Jane Ray est un peu différente, mais c’était amusant de retrouver la même histoire et de voir Mimiko faire le lien entre les deux version.

Les illustration sont très jolie et le texte est agréable à lire. Nous avons partagé un beau moment de lecture partagé.

Urashima, un jeune pécheur, trouve un jour une tortue sur le dos abandonnée sur la place. Tout de suite il s’empresse de sauver l’animal et le remet à la mer. Le lendemain, alors qu’il part avec son bateau pécher, une voix l’appelle. C’est la tortue qui est venu le chercher. Pour le remercier elle veut l’amener dans le palais de son père, le dragon de sous la mer. Là la tortue se transforme en magnifique princesse et les deux jeunes gens se marient. Après 3 jours, Urashima a la nostalgie de chez lui, il veut revoir ses parents, les rassurer pour qu’il ne pense pas qu’il s’est noyé en mer. Mais voilà 3 jours au pays de l’éternelle jeunesse et déjà 300 ans ont filé au pays des hommes ! Le choc est trop grand pour Urashima qui, sous le coup de l’émotion, trahi la promesse faite à sa femme. Les amoureux seront séparé à jamais.

Un beau conte avec une fin triste.


 

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L’élu de Shiva

L’élu de Shiva, conte indien repris par Philippe Barbeau (texte) et Isabelle Manoukian (illustrations), est un très joli conte indien publié aux éditions du Jasmin que je découvre grâce à la masse critique Babelio.

Mani est très pieux. chaque jour il prie avec ferveur. Avec tant de ferveur qui mérite bien une visite de Shiva, le dieu de la destruction et de la création du monde. Le dieu lui parait en rêve et lui annonce sa venue le lendemain. Très excité Mani prépare le meilleur des accueil pour Shiva. Mais alors qu’il l’attend, c’est un jeune garçon qui veut une des gâteau, un mendiant qui lui demande quelques chose à manger et un pèlerin qui veut un bout de banc pour se reposer qui viennent l’importuner. Mani entre dans une grande colère, comment osent-il prétendre à ce qu’il a préparé pour le grand Shiva. Plus il attends, plus il s’agite, la colère et la frustration l’habitent. Le dieu ne vient pas. On peut donc faire confiance à personne ? Pas même au dieu ?

Après une nuit de cauchemars, Mani découvre à son réveil une vache sacrée qui l’amène après de Shiva. Celui-ci lui demande « pourquoi ne m’a-tu pas reçu ? » Stupéfait Mani ne comprends pas. Shiva lui explique, « je suis venu par trois fois et par trois fois tu m’a chassé ». Honteux Mani abandonne tous ses biens pour se faire sadhû, mendiant qui parcourt le pays en quête de spiritualité.

Ce conte, très classique, et très bien mené. La tension monte et les détails du dessins viennent appuyer le texte. Au fur à mesure que la colère monte chez Mani, le dessin qui décore son entrée se déforme et s’enlaidi. Mimiko, qui au départ boudait car elle avait envie de lire autre chose, s’est très vite laissé prendre au jeu et observait attentivement les modifications du dessin. Et bien qu’elle ne l’ai avoué qu’a demi mots je pense qu’elle a apprécié cette histoire. Quand à moi j’ai beaucoup apprécié la morale : rester humble et ouvert aux autres, un trésor peut se cacher en chacun d’eux.

Pour tous les amateurs de contes


 

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Le secret de l’Achachila

J’adore cette collection qu’une amie m’a fait découvrir il y a 18 ans (déjà !). J’ai toujours chez moi les deux albums qu’à l’époque elle avait offert à Yomu-chan, pas encore Yomu et très chan. L’album que je vais vous présenter aujourd’hui je l’ai trouvé à la médiathèque, où j’en emprunte régulièrement. Tout comme sa grande sœur avant elle, Mimiko aime les écouter et les feuilleter, suivant du doigt le texte scandé par un nouveau conteur à chaque tome.

Cette histoire nous amène en Bolivie, où les aymara se sont réfugié sur les hauts plateaux de la Cordillère des Andes pour échapper aux conquistadors. Là haut ils vivent de la culture de la pomme de terre. Mais il faut toujours trouver de nouvelles terres fertiles pour le précieux tubercule. Pour cela il font confiance à l’Anchichila, le vieux sage du village qui sais toujours où sont les bonnes terres. Mais comme le sait-il ? C’est Quirquincho qui le lui a dit. Ce petit animal à la carapace poilue, qui raffole de patates et aime danser sous la lune.

De l’amitié entre l’animal et et l’homme naîtra un instrument : le charango.

Un très joli conte et un instrument que je ne connaissais pas. Cette histoire me fait penser à celle d’un autre album de la collection qui raconte la création d’un instrument mongole issu aussi de l’amitié entre un homme et un animal.

Cécile Boisel et José Mendoza au texte, illustrations de Luise Heugel. Conte lu par Xavier Clion. Acte sud junior (2012).


Le charango


 

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