Archives par mot-clé : album jeunesse

Riquette à la coque

Il était une fois une princesse moche, mais intelligente et un prince aussi beau que stupide. La bonne fée leur prédit un beau mariage, et chacun donnera son don à l’autre. Tout est prévu, mais… sans compter sur la princesse et le prince qui n’en feront qu’à leur tête.

Riquette à la coque

Je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement avec le conte Riquet à la houppette, faut dire que la dernière fois que j’ai entendu ce conte, je ne devais pas avoir 10 ans ! Mais il y a une scène qui m’a de suite ramené au conte classique. Quand la terre s’ouvre pour montrer un magnifique banquet.

Ici, Daniel Hénon s’amuse à détourner le conte de Charles Perrault avec simplicité et beaucoup d’humour. Les dessins sont pétillants et pleins de vie.

Riquette n’est pas moche, dès le début elle nous parait comme une gamine pas jolie, mais pas laide non plus. Une jeune fille ordinaire, pleine d’esprit et de vie. Mimiko ne la trouvait pas moche du tout. « Mais pourquoi ils disent tous qu’elle est moche ? » N’arrêtait-elle pas de me demander. C’est vrai que le gros plan de la princesse devenue ado n’est vraiment pas flatteur, mais ce gros plan est le seul moment où on la trouve laide (il n’y a qu’à regarder la couverture, franchement elle n’est pas mignonne cette petite gamine ?). Quant au prince, est-il si stupide qu’il en a l’air ? Il ne dit jamais rien, difficile de savoir.

La morale de l’histoire c’est que vous n’êtes pas ce que les gens disent de vous, vous êtes vous-même et si vous acceptez cela alors vous pouvez être heureux.

Un très joli album, qu’on a pris plaisir à lire ensemble. Un conte moderne, plein de vie et d’humour. Avec un dessin agréable dont j’ai tout particulièrement aimé les couleurs.

sur le site de l’école des loisirs

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 challenge petit BAC 2018 chut les enfants lisent

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Le Chapitaine

Le capitaine est fou de chats. Sur son bateau il y en a plein. Tout le monde se moque de lui, mais cela lui est égal. Il adore ses petits matous et il est prêt à échanger de beaux trésors contre un vilain matou. Tout le monde se moque encore de lui quand il prend une nouvelle route maritime, mais là encore le capitaine n’en fait qu’à sa tête et il découvre une île où le capitaine, son équipage et tous les chats seront très bien accueillis.

Chapitaine (Le)

C’est une très jolie histoire. La fin m’a beaucoup amusé et m’a fait penser aux morales des contes traditionnels.

Album de la collection Pastel de l’école des loisirs, nous avons l’édition souple animax, que Mimiko a hérité de ses cousins. Un livre qui a fait le tour de la famille. Des albums sur lesquels ont revient régulièrement, et que nous apprécions, avec Mimiko, tout particulièrement pour les lectures du soir. Le texte est court et facile à lire ce qui convient bien à cet exercice de fin de journée. Un moment d’intimité et de partage que je maintiens avec mes filles jusqu’à ce qu’elles n’en veillent plus. Mimiko du haut de ses 10 ans, tiens beaucoup à ce petit rendez-vous journalier et aime alterner les livres de découverte (Bonjour les Terriens, Les merveilles de la nature…) avec des petites histoires. Et j’apprécie les albums courts parce que la lecture à voix haute n’est pas un exercice facile pour moi. Même s’il arrive qu’on lise des romans, les albums c’est plus facile.

Le chapitaine est une lecture du soir très agréable. L’histoire est rigolote, joliment illustrée. Nous devons cet album à Inga Moore, une auteur-illustratrice anglaise dont plusieurs titres sont proposés par l’école des loisirs.

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Le chapitaine sur le site de l’école des loisirs

le dossier pédagogique animax

⇒ sur Amazon ou Decitre


 

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Grand méchant loup cherche remplaçant

Ingrid Chabbert et Sylvain Diez - Grand méchant loup cherche remplaçant.

Ingrid Chabbert et Sylvain Diez nous racontent le recrutement du nouveau grand méchant loup. Car oui, le grand méchant loup est fatigué, il veut partir à la retraite, mais il lui faut trouver un remplaçant. Il poste alors une petite annonce. Les candidats se succèdent, mais qui est trop lion, qui trop mouton, qui trop petit… le grand méchant loup écarte tous les candidats un à un. Mais il y en a bien un qui ne va pas s’avouer vaincu aussi facilement !

Un joli album, avec une histoire très simple et un texte très court, mais rigolo. Les dessins, comme le texte est minimaliste avec des formes très géométriques . J’ai aimé le contraste entre le réalisme des bâtiments et les animaux très stylisés. Même si je trouve ces derniers un peu trop stylisés.

À noter la qualité de l’album, avec une belle couverture rigide d’un beau bleu et un papier très épais.

Un album qui devrait plaire aux plus petits et qui va vite se lire et se relire.

⇒Paru chez Frimoüsse.

⇒ achetez sur Decitre ou Amazon

Ingrid Chabbert sur facebook

Sylvain Diez


challenge petit BAC 2018 challenge albums 2018

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Swing Café

Swing Café

conte musical de Carl Norac, illustré par Rébecca Dautremer et raconté par Jeanne Balibar, publié par Didier jeunesse en 2009.

Ce que nous en dit l’éditeur :

Zazou, petite cigale du Brésil, rêve d’Amérique… Un beau jour, elle embarque et découvre le New York des années 30 : la foule, les gratte-ciel et la solitude, mais aussi, guidée par son ami Buster… le be-bop et… le Swing Café ! Un voyage aux origines du jazz
dans un fabuleux décor imaginé par Rébecca Dautremer. La voix envoûtante de Jeanne Balibar alterne avec les plus grands standards : Duke Ellington, Cab Calloway, Fats Waller, Ella Fitzgerald…

J’aime le jazz et j’ai emprunté ce livre-cd à la bibliothèque dans l’espoir de faire aimer cette musique à Mimiko qui, pour le moment, n’aime pas vraiment. Et… j’ai raté mon coup. Loin de lui avoir donné goût au jazz ce livre ne lui a vraiment pas plu. Peut-être trop imagé pour elle. Mimiko aime les choses logiques, claires. Ici tout est flou, incohérent, étrange. Le texte n’a pas toujours de queue et de tête, les personnages sont sensé être des insectes mais les images montrent des personnes et ça, ça l’a vraiment perturbé.

Je dois dire que je n’ai pas été très sensible au texte moi non plus. Je l’ai trouvé trop confus et s’il se veut poétique, je ne l’ai pas toujours trouvé agréable à l’oriel. D’ailleurs je n’ai pas aimé la façon dont Jeanne Balibar raconte cette histoire. Je n’ai pas aimé l’intonation ni l’accent bizarre qu’elle prends pour raconter cette histoire, ça ne fait pas naturel du tout.

En revanche j’ai beaucoup aimé les illustrations de Rébecca Dautremer.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Nathalie


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Devine combien je t’aime

Les lapins c’est des petites boules de poils moelleuses, de véritables peluches vivantes. Ce n’est pas étonnant qu’en littérature jeunesse on les associe aux câlins et aux échanges de tendresse. Moi-même, alors que je n’ai aucune intention d’en adopter un, je ne peux m’empêcher de passer devant les cages à lapin et m’attendrir quelques instants devant leurs bouilles poilues.

Et les lièvres dans tout ça ? Le lièvre est plus vif, plus fort et, il va sans dire, plus sauvage. Et pourtant, du lièvre à la connotation de tendresse de son cousin il n’y a qu’un pas. Et c’est le pas qu’ont franchi Sam McBratney et Anita Jeram dans cet album.

Devine combien je t'aime

De la tendresse, les deux lièvres en ont à revendre. Les dessins sont tout doux et empreints de nostalgie. Si la première édition date de 1994, le dessin me rappelle le style de livres bien plus anciens. Cet album m’a rappelé les vieux livres que lisait ma mère quand elle était enfant et que j’ai à mon tour lus chez mes grands-parents.

J’ai particulièrement apprécié de voir des lièvres dans ce rôle souvent attribué aux lapins, ça se ressemble, mais ça change un peu. Et leur silhouette avec les longues pattes et les très longues oreilles ont quelque chose de burlesque.

Le petit lièvre tente d’expliquer au grand lièvre combien il l’aime et là, c’est la surenchère d’amour.

Le texte est très simple et très tendre. Un petit album pour les petits, mais aussi un plaisir pour les grands qui doivent le lire. C’est très mignon.

Je découvre cet album avec la toute dernière édition en format poche, couverture cartonnée (collection petite bibliothèque). Un petit format, idéal pour le glisser dans les valises et l’amener partout en vacances.

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sur le site de l’école des loisirs

⇒ achetez sur Decitre ou Amazon 

→ à lire aussi l’avis de Blandine


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Pastel, la branche bruxelloise de l’école des Loisirs fête ses 30 ans

À l’occasion des 30 ans de Pastel, la branche éditoriale belge de la maison d’édition spécialisée en littérature jeunesse l’école des loisirs, j’ai reçu un joli dossier de presse. L’occasion pour moi de mieux connaitre ces éditions et leur collection.

Une jolie exposition (en basse définition ici) est à disposition des enseignants et des libraires qui souhaiteraient mettre en avant la collection Pastel.

⇒ les 30 ans de Pastel

la collection Pastel

Dans la collection Pastel, nous venons de découvrir Le Secret du Rocher Noir, sorti en mars dernier. Une petite perle qui nous a beaucoup plu. J’avais également beaucoup aimé La volière dorée.

Couverture Le secret du rocher noir Résultat de recherche d'images pour "la volière dorée"

Edit : je me suis trompée, Le secret du rocher noir ne fait pas partie de la collection Pastel, mais il est super quand même 😉

Dans la bibliothèque de Mimiko on trouve quelques autres albums issus de la collection Pastel : Mon ami Jim, Grand Calao et Petit Homme, Le Capitaine, et La Maison dans les boisde chouettes albums que je n’ai pas encore pris le temps de présenter ici, mais que nous avons lus avec beaucoup de plaisir.

Nous avions également lu La Terrible question et Les petits chevaux du vent, emprunté à la bibliothèque.

 

En prenant le temps de redécouvrir le catalogue de cette collection j’ai également repéré un bon nombre d’albums qui me font envie, avec en tête : Trop tôt, Pfff…, Le rois et le premier venu, La fée sorcière, Gilou Troubadour, Mère Méduse, Matachamoua, Au monde et bien d’autres. Vous pensez bien qu’en 30 ans le catalogue s’est bien rempli !

   

   

Cette collection offre des albums très divers pour les tout petits ou les un peu plus grands, dans des styles très divers, je passerais des heures à feuilleter leur catalogue.

Si vous aimez les albums jeunesse, je vous invite donc à l’occasion de cet anniversaire à faire un tour sur le site et à redécouvrir leur collection.

Avez-vous lu des albums issus de cette collection ? Lesquels avez-vous préférés ? Lequel auriez-vous envie de découvrir ? Laissez-nous vos avis et impression.


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Le SECRET du ROCHER NOIR – Joe Todd-Stanton

Couverture Le secret du rocher noir

C’est un très bel album que nous proposent les éditions l’école des loisir avec Le Secret du Rocher Noir de Joe Todd-Stanton, traduit de l’anglais par Isabelle Reinharez.

Erine Pike vit à côté d’un port de pêche où sa mère travaille comme pêcheuse. Erine aimerait bien découvrir la mer, mais c’est trop dangereux. Les pêcheurs racontent de terribles histoires sur un rocher noir qui surgit de nul part et détruit les bateaux. La petite fille tente de se cacher sur le bateau de sa mère pour enfin apercevoir ce fameux rocher, mais le chien la retrouve toujours. Un jour Erine se cache dans les filet de pêche pour qu’on ne la retrouve pas. Mais le brouillard s’abat sur le bateau et tandis que la mère manœuvre pour ne pas heurter l’immense rocher qui est apparu, Erine tombe à l’insu de sa mère qui ignore tout de sa présence sur le bateau de pêche.

Elle coule, coule jusqu’à réveiller le rocher noir qui, en fait, n’a rien d’un monstre ! Et l’aide à remonter à la surface. Erine est émerveillé par la beauté du spectacle. Des milliers de poissons colorés vivent autour du rocher.

Elle veux partager cette merveilleuse nouvelle avec tout les monde, mais les adultes ne l’écoutent pas. Ils en sont persuadés, c’est un monstre et il faut le détruire. Erine arrivera-t-elle à sauver le rocher noir ? Les adultes vont-il ouvrir les yeux ?

Joe Todd-Stanton nous offre ici une très jolie fable écologique. Erine est une enfant curieuse et ouverte au monde qui n’a pas peur et veux découvrir le monde par elle-même. Elle ne se contente pas d’écouter ce que les gens disent. Cela aurait pu être très dangereux mais finalement sa témérité est récompensée car c’est un merveilleux spectacle qu’elle découvre et décide de tout faire pour le protéger. Son courage et sa ténacité auront raison de l’obstination et l’aveuglement des adultes.

Ce rocher noir m’a fait un peu penser au requin. Combien de fois entendons-nous qu’une chasse va être pratiquée sur telle ou telle côte parce qu’un baigneur irresponsable c’est fait attaquer ? Le requin est pourtant un animal merveilleux dont dépend l’équilibre des océans. Si les gens pouvaient ouvrir les yeux sur sa beauté et son utilité à l’écosystème peut-être envisagerait-ils d’autres solutions que sa destruction.

Au delà du beau conte et de son message écologique, Joe Todd-Stanton nous offre de très beaux dessins. C’est doux, c’est mignon, attendrissant, plein de couleurs sans être mièvre. Les vues sous-marines sont de toute beauté.

Le travail d’édition est aussi excellent, la couverture avec son jeu de textures et reliefs est sublime. J’ai également apprécié le choix du papier mat, épais et texturé (je ne sais pas comment on appel ce type de papier), qui donne à l’album un côté un peu désuet renforçant l’aspect légendaire du récit. Cette texture s’accommode très bien avec le style graphique et les couleurs des illustrations. Bref, non seulement c’est une belle histoire, mais c’est aussi un très beau livre, de ceux qu’on que l’on aime caresser.

Le Secret du Rocher Noir sur le site de l’école des loisirs

fiche pédagogique proposé par l’école des loisirs

le site de Joe Todd-Stanton, sur instagram, sur twitter

⇒ Acheter le livre sur Decitre ou Amazon

Et maintenant je cède la place à Yomu-chan pour qu’elle vous livre son avis.


Le Secret du Rocher Noir ~ by Yomu-chan

Cet album est un véritable coup de cœur !!

En plus d’être splendido-magnifico-trop-beau, il est d’une sensibilité charmante et l’univers développé a tout pour plaire.  Les dessins très doux avec de magnifiques paysages et le côté fable écologique m’ont fait penser à l’univers de Miyazaki.

Le propos de l’album me touche beaucoup : dépasser les préjugés et partir à l’aventure pour découvrir soi-même, sauver un écosystème et construire plutôt que de détruire, etc. L’auteur a su, dans un album assez court, nous faire passer tous ces messages avec subtilité et poésie.

Il y a un point qui m’a particulièrement fait plaisir, ça n’a pas grande importance dans l’histoire mais Erine vit seule avec sa maman (déjà on notera la famille mono-parentale) et cette dernière est pêcheuse, elle a son propre bateau et fait son travaille toute seule.  Ça n’a pas grande importance mais justement. J’ai apprécié trouver une représentation de ce modèle familiale dans un album pour enfant, et sans que cela soit le sujet principale. Non une mère célibataire qui travaille ça n’est pas un cas bizarre et oui on peut vivre des aventures rigolotes même quand on vit seule avec sa maman. Je ne sais pas trop comment l’exprimer sans paraître pour une activiste acharnée, mais ça m’a fait plaisir d’apercevoir cela en second plan d’un récit déjà très chouette.

Je ne peux pas parler du Secret du Rocher Noir sans m’attarder un peu sur la beauté des dessins. Ils sont vraiment merveilleux. Ils dégagent une immense douceur et en même temps une certaine puissance, je pense notamment aux scènes sous l’eau qui sont particulièrement époustouflantes. Je pourrais encadrer cet album pour décorer ma chambre, c’est vraiment beau.

Bref c’est un vrai coup de cœur, de beaux dessins, une histoire trop mignonne et des messages finalement assez profond ! Je ne peux que conseiller ce livre !!


 chut les enfants lisent

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L’Histoire des douze signes

Comme légende venue d’ailleurs, j’ai choisi la version coréenne de l’origine des 12 signes du zodiaque. Un album de 2007 de Jeong Ha-seop et illustré par Lee Chun-gil, éditions Quiquandquoi.

Après avoir créé le monde le Dieu Céleste veut se reposer mais les hommes ne savant pas comment vivre, alors il décide d’envoyer sur terre douze dieux pour qu’il apprennent aux hommes comment vivre.

Le dieu rat se présente le premier. Il est envoyé sur terre pour apprendre aux hommes les vertus du travail. Puis vient le dieu bœuf qui veut leur apprendre la force. Il est a sont tour envoyé sur terre.

Arrive le dieu tigre qui veut leur inculquer le courage, il est envoyé sur terre. Le suit le dieu lapin qui est envoyé sur terre pour apprendre aux homme a distinguer le vrai du faux.

Le dieu dragon qui règne sur l’eau part aussi sur terre pour apprendre aux homme à utiliser l’eau. Il est suivi du dieu serpent qui veut apprendre aux hommes la patience et la persévérance.

Vient ensuite le dieu cheval qui veaut apprendre aux homme « combient le monde est vaste ». Le dieu chèvre arrive à son tour et est envoyé sur terre pour apprendre aux hommes à partager.

Le dieu singe arrive et propose de leur enseigner l’ingéniosité, il est aussi envoyé sur terre suivi du dieu coq qui veut donner un rythme à leur vie.

Le dieu chien arrive et propose de leur enseigner la confiance. Il est envoyé sur terre suivi du dieu cochon qui veut apprendre aux homme à savoir prendre son temps.

Enfin arrive le chat qui est en retard, ayant passé trop de temps à dormir. Il propose au Dieu Céleste d’aller sur terre pour apprendre aux homme l’indépendance. Mais il était trop tard. Les douze dieu sont déjà au travail et la paix règne sur terre. Le Dieu Céleste congédie le chat.

Mais quelques temps plus tard un grand bruit monte au ciel, les douze dieux se disputent chacun voulant régner sur les autres. Le Dieu Céleste furieux leur ordonne de revenir au Ciel. Afin d’éviter tout conflit il leur propose de descendre sur terre à tour de rôle un an chacun. Et si par leur faute le chaos devait revenir, ce sera le dieu chat qui prendrait leur place.

Depuis lors les douze dieux descendent sur terre chacun leur tour pour y rester un an. C’est ainsi que les douze signes du zodiaque ont vu le jour. Le dieu chat attend toujours son heure.

J’aime beaucoup cet album, non seulement il nous fait découvrir un mythe fondateur que partagent de nombreux pays d’extrême-Orient, mais est aussi très agréable à lire et à regarder. J’apprécie tout particulièrement les illustrations qui tout en s’inspirant des peintures traditionnelles ont un côté enfantin, notamment dans les mimiques des animaux. Le livre est très élégant, et propose une version contée dans les réglé des l’art. Nous avons même les bruitages traditionnels, que je suis bien incapable de prononcer, n’ayant absolument aucune notion de coréen, mais qui apportent une petite note exotique au texte et renforcent la structure classique du conte, avec ses répétitions.

Un bel album que je conseille aux féru des contes et légendes et aux amoureux d’Asie ou tout simplement de beaux album jeunesse. Moi étant les trois à la fois je suis très contente d’être tombé sur ce livre complètement par hasard.

L’Histoire des douze signes sur Decitre et Amazon


 

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John Chatteron, quand les contes deviennent des enquêtes

Quand cet album m’a été présenté par l’école des loisir, j’avoue que je ne connaissais pas du tout, ni le chat et ses albums, ni l’auteur (Yvan Pommaux). J’ai peut-être déjà l’un des ses albums mais je n’avais pas retenu le nom. C’est la curiosité et le fait que cela fasse un clin d’œil aux film noir avec ce chat détective qui m’ont donné envie de le découvrir. En effet j’adore les séries policières en tout genre, tant et si bien que Mimiko se moque gentiment de moi « encore tes enquêtes ! ». J’ai pensé que cet album pouvait être une façon amusant de la faire entre dans cet univers.

Et la lecture fut une très belle surprise. Tout d’abord parce que sans le savoir j’avais là un album qui cadre pile poile avec le thème du mois de mars : le mois des contes et légendes. Si la couverture ne laissais aucun doute quand à l’étroit lien entre John Chatterton et le polar, il ne disait rien du lien très intime qu’il entretient avec les contes, une autre de mes marotte.

Mimiko a vraiment accroché, c’est elle qui l’a lu la première, seule. Et à peine fini le livre elle me l’a vivement conseillé parce qu’il lui a beaucoup plus et qu’elle était sûre que ça me plairait aussi. Le mélange enquête/détective privé et contes de fée connu l’a beaucoup amusé.

Quelques jours plus tard je l’ai lu aussi et elle ne s’était pas trompé, j’ai beaucoup aimé. C’est drôle et bien fait. Le décor et le personnage principal me font vraiment penser aux vieux film/séries de détectives privé. John a une allure à la Colombo avec son imperméable, les immeubles rappellent la ville de New York… On est tout à fait dans l’ambiance à suspens des film noir.

Les enquêtes ont d’étranges ressemblances avec des fameux crimes anciens : l’histoire d’un certain Chaperon rouge, une belle endormie ou une certaine Blanche-Neige a qui sont arrivées des mésaventures proche de celle où se trouve impliqué John Chatterton. Proche mais pas identique. Ici la petit fille en rouge se fait enlever par un loup collectionneur d’art, le prince n’est qu’un ado du quartier tout ce qu’il y a de plus ordinaire ou un garagiste et les nains ne sont que des statuette. Mais les références sont là avec suffisamment de force pour que l’enfant les retrouve de suite.

Une approche très amusant, un détournement vraiment réussi, deux univers qui font ici un très beau mariage.

Cette édition tout fraîche (il sort aujourd’hui en librairie !) regroupe trois enquêtes déjà parues séparément : John Chatterton, détective (1993), Lilas (1995), Le grand Sommeil (1998). J’aime l’idée de se gros volume, les histoires sont trop courtes et le goût de reviens-y est ici satisfait 🙂

Graphiquement j’ai été assez surprise, le dessin m’a d’abord paru très, trop figé. Et le mélange entre des personnages anthropomorphes et de véritables humain est assez étrange, faut-il y avoir une signification caché ? Tel ou tel animal est-il là pour une raison ou est-ce au hasard que tel personnage aura une allure humaine ou pas ? J’avoue ne pas avoir vraiment saisi la subtilité de cet aspect. Par exemple les belles à sauver ont toutes allure humaine, alors que leur parents pas forcement. Cette aspect me laisse toujours assez dubitative. En revanche le côté très figé qui m’avait surpris dans les premières page à fini par ne plus me déranger du tout tant il contribue à donner ce petit air désuet rappelant les vieux film de détectives des années 50 que l’on retrouve aussi dans les tenues des personnages. J’ai également apprécié le format à l’italienne qui change du format habituel des albums jeunesse et lui confère une allure particulière, peut-être un ton plus adulte allant de paire avec l’ambiance polar.

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⇒ à lire aussi l’avis de Nathalie sur John Chatterton Detective

l’album sur le site de l’école des loisir

Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisir

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux » (j’ai bien ris tout en découvrant les différentes oeuvres de l’auteur, un joli exercice de style)

John Chatterton – ses célèbres enquêtes sur Amazon, Decitre


  chut les enfants lisent

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Créatures fantastiques – album pup-up

Couverture Créatures Fantastiques

C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur cet album et j’ai craqué. Avec le mois des contes et légendes, je tenais une bonne excuse 😉

Le soir même nous l’avons lu avec Mimiko, une page chacune et on était toutes les deux ravie. A chaque page une créature fantastique qui nous ai familière avec une petit fiche rappelant son histoire et ses caractéristiques principales et une illustration en 3D.

Court mais très sympa.

Laissons plutôt parler les images :


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