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Des yôkai et des anime

Hier je présentais plus en détails les manga ayant servi à illustrer mon article sur les yôkai, aujourd’hui je vais reprendre la liste des anime et films d’animation cité dans cet article. Bien d’autres film et séries auraient pu me servir à illustrer mon propos, n’hésitez pas à enrichir cette liste par d’autre références en me laissant un commentaire 😉

Séries :

Natsume yuujinchou

2008

3 saisons de 13 épisodes + OAV

studio Brain’s base

site officiel

réalisateur : Takahiro OMORI

adaptation du manga Le pacte des yôkai de Yuki Midorikawa

non disponible en France

résumé : Natsume, adolescent orphelin et solitaire, est capable de voir les yôkai (créatures surnaturelles du folklore traditionnel japonais) depuis son enfance, un don qu’il n’apprécie guère. Un jour qu’il est poursuivi par un yôkai, il libère un drôle de chat scellé dans un temple. Ce dernier lui apprend que sa grand-mère, grâce à un carnet, a obtenu le noms de nombreux yôkai, lui octroyant le pouvoir de les faire obéir à ses ordres (et même de les tuer). Natsume a hérité de ce précieux carnet qui attise bien des convoitises… Il en apprendra plus sur sa grand mère et sur les yôkai et, contre toute attente, il va se lier d’amitié avec de drôles de créatures toutes aussi effrayantes qu’attendrissantes. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le même raison que le manga (présenté hier) : le titre et les nombreux yôkai qu’on y croise. J’ai découvert cette série d’abord par l’adaptation animé puis le manga que j’ai lu cette semaine 🙂

sur Ma petite Médiathèque : Un bol de douceur avec Natsume yuujinchou


Mononoke

2007

12 épisodes

studio : Toei animation

réalisateur : Kenji NAKAMURA

site officiel

spin-off de Aykashi : Japanese Classic Horror

non disponible en France

résumé : Mononoke est la suite de l’histoire du héros de l’arc « Bakeneko » de la série « Ayakashi – Samurai Horror Tales ». Cette série retrace les aventures d’un apothicaire-vagabond qui utilise sa connaissance du surnaturel pour combattre les Mononoké, créatures pouvant être nuisibles, en les poussant à révéler leur véritable forme ainsi que les raisons qui les poussent à agir… (source : Nautiljon)

Pourquoi ? Le titre qui est un synonyme de yôkai. Et le contenu : un exemple de ayakashi correspondant à la définition trouvée sur wikipedia : apparaissant sur un plan d’eau. Plus exactement j’ai utilisé l’exemple du umibozo. La série contiens bien d’autre yôkai. C’est un indispensable pour les amateur de folklore (et d’anime originales)

sur Ma petite Médiathèque : Mononoke, un ovni au royaume de l’anime japonais


Aykashi : Japanese Classic Horror

2006

11 épisodes

Toei Animation

réalisateur : IMAZAWA Tetsuo (arc 1), Hidehiko Kadota (arc 2), Kenji Nakamura (arc 3)

site officiel

licencié par Kazé

résumé : 3 histoires d’horreur issues du folklore japonais

pourquoi ? Je me suis servie de cette série (dont je ne connais que le spin-off Mononoke précédemment cité) pour en extraire un exemple de bakeneko (démon chat)


Naruto

2002

série en 220 épisodes + films + OVA

studio Pierrot

réalisateur : Hayato Date

licencié chez Kana

site officiel

adaptation du manga de Masashi Kishimoto

résumé : Naruto Uzumaki est un jeune garçon rejeté par tout le monde dans son village Konoha, parce que l’actuel Hokage (= grand maître du village) lui a donné naissance en scellant dans son corps un monstre renard très puissant à 9 queues. Son rêve est de devenir le futur Hokage du village, à condition qu’il obtienne d’abord le titre de ninja, ce qui ne sera pas aisé pour Naruto qui accumule les bêtises et qui désespère tout le monde. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Pour le kyûbi bien sûr !


Gintama

2006

316 épisodes + OVA

studio : Sunrise

site officiel

licencié par Crunchyroll

adaptation du manga de  Hideaki Sorachi.

résumé : Cette anime nous plonge dans la ville d’Edo assaillie soudainement d’extraterrestres, les Amanto. C’est aussi l’époque où l’on décide d’abolir l’utilisation des épées, ce qui a pour résultat de faire disparaître les samouraïs. Gintama Sakata n’a pourtant pas renoncé à l’esprit du Bushido. Il se promène avec un sabre et même si celui-ci n’est qu’en bois, il lui attire des problèmes. Il est accompagné de son apprenti Shinpachi et d’une jeune fille nommé Kagura avec lesquels il mène de petites enquêtes. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? C’est la faute à Yomu-chan 😉 Elle m’en a parlé pour son personnage rappelant le kappa


La filles des enfenrs

2005

26 épisodes

stutio Deen

réalisateur : Takehiro Oumori

site officiel

licencié par Kaze

résumé :  Trahis et maltraités par les personnes envers qui ils avaient confiance, des hommes et des femmes de tous ages contactent la mystérieuse Fille des Enfers pour qu’elle les libère de leurs tortionnaires. Mais le prix à payer est lourd : à la fin de sa vie, le commanditaire doit rejoindre sa victime en Enfer et subir en sa compagnie les affres des tourments éternels. Et tous se retrouvent devant un choix difficile : vendre leur âme au diable en échange d’un nouveau départ ou subir l’Enfer sur Terre jusqu’à la fin de leurs jours… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? encore une fois c’est Yomu-chan qui m’y a fait penser pour illustrer un exemple de wanyûdô.


Films :

Lettre à Momo

2012

réalisateur : Hiroyuki Okiura

studio : Production I.G.

licencié chez Arte éditions

résumé :  Trois gouttes d’eau tombent du ciel et rebondissent sur l’épaule de Momo qui tient dans sa main une lettre inachevée écrite par son père, océanographe, disparu en mer. Cette lettre, qui commence par « Chère Momo », est restée blanche. Après ce décès, Ikuko, la mère de Momo, décide de quitter Tokyo avec sa fille et de rejoindre son île natale, l’île de Shio, située dans la mer intérieure de Seto. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 3 yôkai sont au centre de cette histoire, des yôkai bienveillants pour changer. Un très beau film.


Princesse Mononoke

1997

réalisateur Hayao Miyazaki

Studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Blessé par un sanglier rendu par les démons, le jeune guerrier ASHITEKA doit quitter les siens et partir à la recherche du Dieu-cerf qui, seul, pourra défaire le sortilège. Au cours de son voyage, ASHITAKA rencontre Lady EBOSHI, une sacrée femme à la tête d’une communauté de forgerons, qui doit se défendre contre ceux qui lui reprochent de détruire la forêt pour alimenter ses forges. (source : Manga News)

pourquoi ? pour son titre où l’on retrouve le mot mononoke, synonyme de yôkai. Je vous avoue que je n’ai vu ce film qu’une seule fois et que c’était il y a très longtemps. Je ne m’en souviens plus du tout.


Pompoko

1994

réalisateur : Isao Takahata

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : A la fin des années 60, la ville de Tokyo commence à s’étendre dans la zone de Tama, qui est habitée par de nombreux Tanuki (chien viverrin). Ceux-ci s’affrontent tout d’abord pour le territoire, puis décident de s’associer pour chasser les humains. Mais la tâche s’avère très difficile, et les talents de transformistes de nos joyeux fêtards devront se développer pour faire face aux envahisseurs des chantiers de construction… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? Un titre indispensable pour illustrer le cas du tanuki et, un de mes Ghibli préféré. J’adore ce film.


Yobi le renard à 5 queues

2007

réalisateur : Sung-gang Lee

studio : Sunwoo Entertainmant

licencié par Editions Montparnasse

résumé : Yobi est un renard à cinq queues qui vit dans la colline depuis des millénaires. Au fur et à mesure, la ville s’est développée au pied de la colline. Cependant les humains sont effrayés par les renards à cinq queues qui peuvent dérober leur âme pour devenir humains. Pour les approcher, Yobi met à profit son aptitude à se transformer en jeune fille. Elle se lit d’amitié avec le jeune Geum-Ye lorsqu’un chasseur de renards fait son apparition… (source : Manga News)

pourquoi ? autre exemple de yôkai renard venu cette fois-ci de Corée et non du Japon


Le royaume des chats

2002

réalisateur : Hiroyuki Morita

Studio Ghibli

distribué par buena Vista

résumé : Haru est une jeune fille de 17 ans qui n’a aucune volonté dans la vie. Un jour, elle mets sa vie en péril pour sauver un chat d’un accident de la route. Elle ne sait pas encore qu’elle vient de sauver la vie du fils du roi des chats et que cette rencontre va lui faire découvrir un monde parallèle dont elle ne pourra plus sortir… (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? dans ce film il n’y est pas vraiment question de yôkai mais de chat qui parlent, ces chats ont bien des choses en commun avec les bakeneko même s’il ne sont pas aussi malveillants.


Mon voisin Totoro

1988

réalisateur : Hayao Miyazaki

studio Ghibli

distribué par Buena Vista

résumé : Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. (source : Manga News)

pourquoi ? J’ai utilisé le chat-bus du film pour illustrer les bakeneko mais en réalité c’était une excuse pour pouvoir caser le film quelque part. En dehors du chat-bus, dans ce très joli film on voit comment les croyances shintô persistent dans le Japon contemporains.


Un été avec Coo

2009

réalisateur : Keiichi Hara

 studio : Shochiku films

licencié par Kaze

résumé : Kôichi, jeune écolier en quatrième année de primaire, découvre une pierre bien étrange dans le lit asséché d’une rivière et la rapporte à la maison. Alors qu’il décide de laver ce précieux trophée, un étrange animal en sort. Surprise, c’est un kappa, un esprit de l’eau. La famille de Kôichi appelle ce kappa Coo et décide d’en prendre soin. Toutefois, la rumeur de la présence de Coo ne tarde pas à se propager et toute la ville ne parle plus que de lui. Coo, inquiet d’ennuyer la famille de Kôichi, décide de partir. L’aventure de Coo à la recherche d’autres kappa commence. (source : Manga News)

pourquoi ? comme vous pouvez le deviner à la jaquette, pour parler du kappa.


⇒ retrouvez les bandes d’annonce dans Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga


Et voilà c’est fini pour aujourd’hui. J’espère que vous aurez aimé cette petite série d’article dédié aux yôkai. Dans les semaine qui vont suivre je présenterais sans doute quelques uns des manga et des film dans des articles dédiés.

Sore jaa, mata !

Yôkai, ces créatures sorties du folklore japonais qui peuplent les manga

Aujourd’hui j’avais envie de faire un petit article pour parler des Yôkai, ces créatures étranges qui peuplent le folklore japonais et que l’on retrouve régulièrement dans les manga et les anime. Si l’envie d’en parler est présente, ma connaissance du sujet est loin d’être parfaite, alors n’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice 😉 Je vous propose ici un petit aperçu, une entrée en matière qui ne demandera qu’à être complétée par plus de lectures 🙂

 Des yôkai et des mots :

The Heavy Baske (1892) de Tsukioka Yoshitoshi

Yôkai s’écrit 妖怪, le kanji signifie « attractif », « séduisant » tandis que le kanji  signifie « apparition ». Sous ce terme générique on nomme toutes sortes de créatures surnaturelles diverses. Certaines issues d’anciennes légendes, d’autres plus modernes crées de toutes pièces par des artistes de l’époque Edo (1600-1868) ou encore par des mangaka contemporains tel que Mizuki Shigeru. Sous ce terme on peut aussi trouver des créatures issues du folklore occidental. Il existe des yôkai bienveillants et d’autres très dangereux, entre les deux une multitude de yôkai s’amusent à jouer de mauvais tours aux humains.

rassemblement de yôkai dans Natsume Yuujinchou

On retrouve des yôkai dans nombreux manga et anime qu’ils en soit les personnages principaux ou de simples figurants. Par exemple dans le film d’animation Lettre a Momo ils jouent un rôle principal et sont bienveillant.

D’autres mots désignent ces créatures surnaturelles : ayakashi, mononoke ou mamono.

Ayakashi (妖) semblerais désigner des yôkai ayant la particularité d’apparaître sur une surface d’eau (lu sur wikipedia…). On retrouve en effet un ayakashi dans l’épisode Umibozo de la série Mononoke (si vous ne l’avez pas vu faut absolument vous la procurer c’est génial !). Dans cet épisode  l’apothicaire est sur un bateau et c’est en mer que l’ayakashi apparaît. Cet ayakashi est le fruit de la rancune éprouvée par une humaine en mourant (caractéristique que l’on retrouve chez de nombreux yôkai, mais nous y reviendrons plus tard).

ayakashi (umibozo) dans la série Mononoke

Pour la petite histoire Umibozo (海坊主) est le nom d’un yôkai marin naufrageur. Son nom signifie « moine de la mer ». Son aspect varie selon les sources. Il est tantôt représenté comme une énorme silhouette noire avec de grand yeux, tantôt comme un vieil homme.

le marin Tokuso rencontrant un umibōzu, par Utagawa Kuniyoshi

Si l’ayakashi de la série Mononoke semble correspondre à la définition de wikipedia, dans d’autres séries le terme ayakashi est utilisé pour désigner des apparitions qui se matérialisent aussi bien sur terre que sur l’eau. Je pense notamment à Noragami (manga anime) où ce nom est employé pour désigner toutes les créatures nées des amertumes, tristesses et autres émotions négatives humaines. Dans cette série Yato, un dieu mineur, utilise des armes spirituelles pour détruire les dits ayakashi et ainsi libérer les humains de leur emprise.

ayakashi dans la série Noragami

A noter que la série Mononoke est un spin-off d’une série intitulée Ayakashi : Japanese Classic Horror, série animée composé de 3 arcs indépendants réalisés par 3 réalisateurs différents et mettant en scène des histoires de fantômes (si vous savez pas quoi m’offrir pour mon anniversaire… 😛 ).

On trouve encore le mot ayakashi dans le titre du manga Secret Service Maison de Ayakashi de Cocoa Fujiwara où les personnages principaux sont mi-humain mi-yôkai.

Secret Service
Secret Service

Les yôkai sont encore appelés mononoke (物の怪), autre terme générique utilisé pour parler de monstres ou esprits.  signifie « chose », « objet » et on retrouve le kanji 怪 de yôkai qui signifie « apparition », « mystère ».

Ce terme donne son nom à la série dont je vous parlait plus haut (Mononoke – モノノ怪) mais aussi à l’un des film de Miyazaki : Princesse Mononoke (もののけ姫)

Je n’ai pour ma part jamais rencontré appellation mamono mais on pourrait ici citer le terme yurei (幽霊) qui désigne lui les fantômes en général à ne pas confondre avec les yôkai qui seraient plutôt des monstres. Les yurei sont les âmes des défunts qui n’ont pas trouvé le repos après leur mort à cause d’une rancune ou autre.

Yūrei par Sawaki Sūshi (1737)

Des yôkai et des formes

Les yôkai sont de formes et de natures très variées, animaux magiques, humains ayant perdu leur humanité à cause d’émotions négatives, objets prenant vie… il n’y a aucune limite à la yôkai’attitude !

des animaux à vous faire peur

Nombreux sont les animaux magiques que l’on pourrait trouver sous le terme de yôkai. Je ne vais pas m’amuser à tous les reprendre, je n’en citerai que quelques uns des plus connus.

Tanuki

Commençons avec le tanuki. Tanuki est le terme désignant en japonais le chien viverrin, petit canidé originaire de l’Asie de l’est. Ce terme est utilisé en occident pour désigner le bake danuki (化け狸) esprit de la forêt ayant la forme d’un tanuki. Il est souvent représenté avec un chapeau de paille et une gourde de sake. Il a le ventre bien rebondi et de gros testicules. Il est généralement considéré comme un symbole de bonne fortune. Les tanuki (tous comme les renards) sont des o-bake (お化け – aussi appelé bakemono 化け物 du kanji 化 « se transformer », « se métamorphoser ») soit des esprit métamorphes. Ils peuvent changer de forme à loisir et prendre une apparence humaine. Mais la caractéristique la plus étonnante du tanuki est ce qu’il fait de ses testicules ! Il peut les grossir et les utiliser à des fins diverses.

On ne peut pas parler de tanuki sans mentionner Pompoko (j’adore ce film !) de Isao Takahata (studio Ghibli). Dans le film on les voit se métamorphoser de plus belles.

J’avais été surprise dans le film de voir les transformations faites avec des testicules. J’ai découvert plus tard que ce n’était pas une invention de Takahata mais un fait reconnu de cet animal dans le folklore japonais.

estampe de Kutagawa Kuniyoshi

Kitsune

Au côté du tanuki on trouve le kitsune, le renard. Ici c’est le même terme qui est employé à la fois pour désigner l’animal réel et la créature légendaire : 狐. Tout comme le tanuki, le renard est un yôkai métamorphe et peut prendre forme humaine.

Les renards peuvent être bienveillants, ils sont alors associés au dieu Inari (dieu des céréales et du commerce… tiens ça me fait penser à une certaine Holo qui n’est pas une renarde mais une louve mais partage avec le renard sa malice et son pouvoir métamorphe, lire Spice and Wolf).

Les kitsune peuvent être malveillant. Ils jouent des farces aux humains et peuvent  même les posséder (Kitsunetsuki), la victime est toujours une jeune femme qui prends alors des trait rappelant ceux du renard.

On retrouve également des renards dans Pompoko, ils y sont particulièrement espiègles et opportunistes par opposition aux tanuki qui sont bon enfant.

On représente souvent les renards avec plusieurs queues, le nombre de queues augmente avec l’âge et la puissance de l’esprit renard. Le plus célèbre renard dans le manga est sans doute le kyûbi de Naruto, ce renard à neuf queues qui est scellé dans son corps.

Kurama le « kyûbi no kitsune » (renard à 9 queues) de Naruto

Autre renard autre style, on retrouve ce yôkai dans le film d’animation coréen Yobi, le renard à 5 queues. Ici le renard s’amuse à prendre forme humaine pour rejoindre un camp d’enfants.

(« une oeuvre de la même veine que celle de Miyazaki » si Miyazaki avait fumé un gros pétard mais… malgré le côté wtf du film Mimiko a beaucoup aimé)

On retrouve en effets des légendes de renards à plusieurs queues aussi dans la mythologie chinoise et coréenne.

Je me souviens également d’un renard dans Natsume Yuujinchou (Le pacte des Yôkai dans la version manga en français).

Un tout petit renard qui se prends d’affection pour Natsume.

Je ne me souviens plus dans quel épisode il apparaît.

Rien à voir avec le Kyûbi de Naruto ! XD

renard à 9 queues dans Secret Service
renard à 9 queues dans Secret Service

L’esprit renard prend souvent la forme d’une femme-renard qui séduit les hommes. Elle peut parfois se révéler être une bonne épouse. Selon la légende, Abe no Semei était le fils d’une femme-renarde (Kuzunoha) qui lui aurait légué une part de ses pouvoirs. Pour savoir qui est Abe no Semei je vous conseille la lecture de Onmiyôji, un manga de Okano Reiko. On y rencontre d’ailleurs pas mal de yôkai.

Kuzunoha quittant son enfant par Yoshitoshi

Autre yôkai lié au renard le kitsunebi (狐火) « feu du renard » magnifiquement représenté par Hiroshige. On retrouve cette estampe dans Furari, un manga de Taniguchi.

Hiroshige – New Year’s Eve Foxfires at the Changing Tree, Ōji (1857)

bakeneko

Autre animal réputé pour ses pouvoirs magiques (chez nous aussi !) le chat. Appelé bakeneko (化け猫) « monstre chat », on retrouve le kanji 化 de la métamorphose. Tout comme le tanuki et le kitsune c’est un bakemono.

bakeneko par Hiroshige

Le bakeneko n’est pas une créature charmante, il peut dévorer son maître pour prendre ça place ou faire revenir les morts à la vie. On retrouve ces chats monstrueux dans de nombreuses légendes notamment dans La danse des chats, un joli conte dont j’ai déjà parlé.

« Ume no Haru Gojūsantsugi » (梅初春五十三駅) by Utagawa Kuniyoshi

On retrouve un bakeneko vengeur dans le dernier épisode de Mononoke ainsi que dans le dernier  arc de la série Ayakashi.

bakeneko dans Ayakashi – Japanese classic horror

Autre yôkai chat, le nekomata se caractérise par une double queue :

Nekomata par Gojin Ishihara
nekomata dans Naruto

Mais il n’y a pas que des chats malfaisants, il y a aussi le chat porte-bonheur : le maneki-neko (招き猫), ce chat à la patte levé qui vous invite à entrer.

J’ai découvert récemment la légende à l’origine du maneki-neko sur Vivre livre, je n’ai pas encore lu l’album qui la raconte mais en attendant je vous invite à faire un tour chez Blandine pour en apprendre plus sur ce charmant chat.

Les références aux maneki-neko dans les manga et anime sont nombreuses. Je citerais avant tout Natsume Yuujinchou où Madara, un puissant yôkai, se voit affublé la forme d’un maneki-neko après avoir été scellé dans une statuette.

Natsume Yujinchou

On retrouve des chats peu ordinaires dans un autre film de Ghibli : Le royaume des chats

J’allais oublier le chat-bus de Totoro

 Okuri-inu

Après les chats, les chiens, avec le okuri-inu (送り犬) « le chien qui accompagne », aussi appelé okuri-ôkami (le loup qui accompagne). Il peut être bienveillant, il suit le voyageur pour le protéger d’autres yôkai ; ou malveillant, attendant que le voyageur chute pour le dévorer. Le mot okuri-ôkami serait aussi utilisé pour désigner un homme malintentionné qui propose de raccompagner les jeunes fille pour les agresser.

okuri-ôkami par Mathiew Meyer

On trouve la version agressive de ce yôkai dans le manga Mokke de Takatoshi Kumakura.

okuri-ôkami dans Mokke
okuri-ôkami dans Mokke

Kappa

kappa – Toriyama Sekien

Le kappa (河童), ce yôkai très connu ressemble beaucoup à une tortue anthropomorphe. Le haut de son crâne est creux et plein d’eau.

Le kappa vit près de l’eau et attire les humains pour leur jouer de mauvais tours. Ils raffolent de concombre. Pour leur échapper on doit s’incliner pour qu’en vous saluant en retour l’eau au sommet de son crâne se vide et qu’ils perdent ainsi ses pouvoirs.

Les kappa sont très populaires et on en trouve dans de nombreux manga/anime. On en croise d’ailleurs  dans Le pacte des Yokai, mais si je ne devais citer qu’un seul manga je parlerais de Mon copain le kappa de Mizuki Shigeru.  Dans ce manga un jeune garçon qui ressemble à s’y méprendre aux kappa est enlevé par 2 d’entre eux avant de revenir chez lui avec un jeune kappa.

Il y a aussi le très joli (mais un peu long) film Un été avec Coo

Dans Gintama aussi on rencontre une sorte de kappa :

Gintama

Tengu

Autre yôkai aux formes d’un animal anthropomorphe très connu, le Tengu à l’allure d’un rapace. Pourtant le nom tengu (天狗) signifie « chien céleste ». Initialement représenté avec un bec, cette caractéristique a été peu à peu remplacée par un très long nez. Dangereux guerrier, démons ou protecteurs de la forêt, il  y a de très nombreuses variantes du tengu. On dit même que c’est au près d’eux que les yamabushi, sorte de moines guerrier des montagnes, tireraient leur savoir.

Tengu par Hokusai
An elephant catching a flying tengu, by Utagawa Kuniyoshi

Ce yôkai est au centre du manga le clan des Tengu de Iô Kuroda où des tengu ayant pris forme humaine tentent de rétablir leur ancienne puissance. Un manga assez étrange mais très intéressant.

le clan de Tengu de Iô Kuroda

Les tengu sont aussi au centre de l’intrigue de Kabuto Le Dieu Corbeau de Buichi Terasama.

Kabuto Le Dieu Corbeau
Kabuto Le Dieu Corbeau

Dans un tout autre style on retrouve les tengu au centre de l’intrigue de Black Bird, un shôjo où l’héroïne est éprise du maître des tengu, un beau et ténébreux jeune homme revenu dans sa vie après une longue absence.

On rencontre un tengu aussi dans le global-manga de Camille Moulin-Duprès Le voleur d’estampes (si vous aimez comme moi les estampes japonaises je vous conseille vivement ce manga très atypique qui m’a séduit surtout pour son esthétique)

Le voleur d’estampes – Camille Moulin-Duprès

Oni

Les oni (鬼) sont des yôkai à l’allure de démons qui vivent dans les montagnes. Ils ont habituellement la peau rouge, bleu, marron ou noire et sont armés de grosses massues. Je pense tout de suite au conte Momotaro où le jeune Momotaro va se battre contre des oni.

oni par Hokusai

On aperçois des oni dans le premier tome du très bon manga de Ima Ichiko : Le cortège des cents démons.

Le cortège des cents démons
Le cortège des cents démons

Tsukumonogami

Les tsukumonogami (付喪神) sont des yôkai ayant la forme d’un objet. Ceux-ci prennent vie à leur centième anniversaire. Toutes sortes d’objet peuvent devenir des yôkai. Certains d’entre eux sont particulièrement connu.

Kasa-obake

Le kasa-obake (傘おばけ) est un yôkai parapluie très populaire. Il est également appelé karakasa-obake (から傘おばけ) et karakasa kozō (唐傘小僧).

Kasa-obake par Utagawa Yoshikazu

Je l’ai rencontré plusieurs fois. Le plus connu est sans doute celui de Mizuki que vous avez du déjà apercevoir.

kasa-obake par Shigeru Mizuki

Dans le pacte des yôkai on en croise 2 différents dans le même tome. L’un d’eux est accompagné d’une kameosa (vieille jarre à sake) autre tsukumonogami.

2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai
2 kasa-obake dans Le pacte des Yôkai

Biwa-bokuboku

Biwa-bokuboku in Toriyama Sekien’s Hyakki Tsurezure Bukuro

Le biwa (琵琶) est un instrument de musique japonais utilisé depuis le VIII° siècle, dérivé du pipa chinois. Le biwa-bokuboku (琵琶牧々) serait un biwa ayant pris vie.

Tout de suite je pense au biwa farceur présent dans Onmiyôji de Reiko Okano.

extrait de onmiyôji

Chôchin-obake

Le chôchin-obake (提灯お化け) est un yôkai lanterne en papier. Je le connais surtout pour les nombreuses estampes le représentant à commencer par celle d’Hokusai que vous avez sans doute déjà vu.

Chôchin-obake, série Hyaku monogatari de Hokusai

Chôchin-obake ou fantôme vengeur d’Oiwa, ces lanternes font vraiment peur !

Portrait d’Oiwa selon Utagawa Kuniyoshi

Des humains devenus yôkai

Après les animaux magiques, les créatures légendaires, les objets qui prennent vie, il y a une autre sorte de yôkai, ceux qui étaient humains avant de se transformer en horribles monstres à cause de leur trop fortes émotions négatives (à ne pas confondre avec les humains qui deviennent des fantôme à leur mort).

Les oni hannya sont par exemple des femmes devenues démons à cause de leur trop grande jalousie.

Warai Hannya de la série Hyaku monogatari – Hokusai

Autres yôkai d’origine humaine le rokurokubi (ろくろ首), est yôkai pouvant allonger le cou.

manga de Hokusai

J’ai même trouvé un manga dont le personnage principal est une rokurokubi : Kanojo wa rokurokubi, mais ne l’ayant pas lu je ne peux pas vous en dire grand chose.

kanojo wa rokurokubi
Le pacte de Yôkai
Le pacte de Yôkai

wanyûdô

Le wanyûdô est un yôkai en forme de roue de char à bœuf avec un visage entouré de flammes. Selon la légende c’est l’âme d’un daimyo tyrannique qui se serait transformé en yôkai.

wanyûdô par Toriyama Sekien

On retrouve ce yôkai dans le manga/anime La filles des Enfers

wanyûdô dans la fille des enfers

yôkai interdit aux moins de 16 ans

Bon, jeunes puceaux et pucelles vous aurez été avertis, je décline toute responsabilité pour les images qui vont suivre XD

Mais c’est trop drôle ! Je peux pas faire l’impasse : je vous présente tête de gland

par Utagawa Kuniyoshi

Il existe bien d’autres yôkai, je ne pourrais pas tous les citer mais si vous en connaissez un qui vous a particulièrement marqué et que je ne présente pas, n’hésitez pas à me donner quelques infos, je l’ajouterais à cette présentation avec plaisir 🙂

Je voulais reprendre plus en détails tous les manga cités dans cet article mais je pense que ce sera un peu trop long. J’opte donc pour un deuxième article que vous pourrais lire sur Ma petite Médiathèque dès demain.

Sore jaa, mata 


annexe 1 : Des Yôkai et des manga

annexe 2 : Des Yôkai et des anime

Nouveautés manga #13 ~ Avril 2016

Ce mois-ci il y a pas mal de titres qui ont attiré mon attention même si je sais qu’il faudra ensuite refaire un tris et un choix (trop de série à finir avant de me lancer dans de nouvelles)

Nouveautés manga :

Résumé :

Le célèbre mangaka Rohan Kishibe habite la ville de Morio. Curieux et avide de réalisme dans ses créations, il parcourt les quatre coins du monde pour se documenter. Au cours de ses périples, il vit lui-même des histoires à donner froid dans le dos… En réalité, il utilise son Stand sur des gens pour lire dans leur esprit puis s’inspirer de leur vie pour écrire ses œuvres. (sources : Manga Santuary)

Pourquoi ?

J’entends depuis si longtemps parler de Hirihiko Araki, célèbre pour sa série fleuve Jojo’s Bizarre Adventure, que ce one-shot m’a semblé une opportunité intéressante pour découvrir l’auteur et son style particulier avant de se lancer (ou pas) dans Jojo.

Quand : sorti chez Tonkam depuis le 6 avril.

-_-_-

Résumé : 

Mitsuki Yakushiji, 16 ans, a tout pour être heureux. Sauf qu’il traîne avec lui un lourd fardeau : il souffre d’hémorroïdes. Personne n’est au courant, bien sûr, jusqu’à ce qu’une de ses camarades de classe le démasque. Frappée du même mal que lui, Shiori Miura connaît tout de cette maladie et elle est bien décidée à aider Yakushiji à la combattre, même contre son gré… (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Le sujet est tellement, comment dire… étrange, inhabituel et le titre incongru que ma curiosité est piquée au vif 🙂 Série complète en 2 tomes

Quand : le premier tome c’est pour le 14 avril chez Kurokawa

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Résumé :

Pour son apprentissage professionnel, la jeune Nanami doit réaliser un stage en entreprise. C’est au sein de la société Protect qu’elle va avoir la chance de pouvoir s’immerger dans le monde du travail… Cette boîte de consulting en médias numériques est dirigée par un véritable génie de l’informatique : un certain Jingorô Yamada ! Consultant aussi extravagant que visionnaire, il va ouvrir la lycéenne à de nouveaux horizons… Et sa première mission sera de remettre sur les rails un mangaka dont la carrière est au point mort. Et si le numérique était la clé pour créer de nouveaux business models dans le monde de la culture et du droit d’auteur ? (souces : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Le thème : la bd et le numérique, un sujet d’actualité qui revient régulièrement dans quasiment toutes les conversation concernant le livre, l’avenir du livre est-il numérique ?

Quand : prévu chez Akata le 14 avril

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Résumé :

Hanabi a douze ans, l’âge où l’on n’est plus une enfant, mais pas encore une adulte, où l’on se rend compte avec embarras qu’on n’a pas encore embrassé un garçon quand on surprend deux de ses professeurs à s’embrasser en cachette, et l’âge où notre amie nous apprend qu’elle a ses règles alors qu’on attend toujours. De son côté, Yui, la meilleure amie d’Hanabi, jeune fi lle sérieuse et un peu effacée, tombe amoureuse d’un garçon de sa classe qui n’arrête pourtant pas de l’embêter… (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Quand j’ai vu ce titre j’ai tout de suite pensé à ma petite nièce qui n’a pas encore 12 ans mais qui se trouve dans cet âge d’entre deux : plus tout à fait un enfant mais pas encore une ado. J’ai pensé à elle mais… elle ne lis pas de manga T_T

Quand : le 20 avril chez Glénat

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Résumé :

La vie de Gen, chef d’entreprise quadragénaire, est retombée comme un soufflé raté.
Gen a la dalle, mais il est réduit à pêcher sa pitance dans les eaux bourbeuses d’une rivière.
Sa rencontre avec Hyos va changer le menu. La jeune fille est dotée d’un curieux coup de fourchette (ou de baguettes) : elle est capable d’avaler tout et n’importe quoi et de le régurgiter pêle-mêle, donnant vie à des créatures aussi monstrueuses que grotesques… Là où n’importe qui ferait la fine bouche, Gen voit en l’apparition d’Hyos une chance d’ajouter une étoile au guide de son existence. Mais il découvre très vite qu’en cuisine, une terrible menace plane sur la Terre… Bon appétit, Gen. (source : Manga News)

Pourquoi ?

La couverture, l’auteur (Hiroaki Samura) et le fait que la série se termine en 2 tomes (j’aime pas trop les séries longues)

Quand : le 27 avril chez Casterman

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Résumé :

Le matin de son entrée au lycée, Asakura se réveille difficilement d’un cauchemar dans lequel il revit la fin tragique d’une belle amitié. Alors sa surprise est immense lorsqu’il découvre que son nouveau camarade d’internat n’est autre que Tachibana, précisément l’ami qu’il s’était juré de ne plus revoir ! Mais avec leurs retrouvailles ressurgissent par bribes d’autres sentiments que chacun se refusait à avouer… (souces : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

La couverture ! Elle est très belle, très douce

Quand : prévu le 27 avril chez IDP

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Résumé :

Hiroshima 1945, un petit garçon et sa famille tente de survivre dans le Japon en guerre, où famine et désolation sont le lot quotidien des pauvres gens. Puis le 6 août, explose La bombe. (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

C’est un classique qu’il faut avoir et je ne l’ai pas encore ! Cette nouvelle édition c’est l’occasion de me l’offrir

Quand : le 28 avril chez Vertige Graphique


Nouveautés Light Novel :

Résumé :

Collège de Yomiyama-Nord, 1972.

Lorsque Misaki, élève de 3e-3, trouve la mort, les autres élèves de la classe refusent de l’accepter, et font « comme si Misaki était toujours en vie ». Tant et si bien que leur camarade apparaît, pâle mais avec le sourire, sur la photo de classe de fin d’année ! Depuis, la « classe maudite » est le théâtre d’accidents en série, terrifiant élèves aussi bien que professeurs. Et si la 3e-3 était devenue l’antichambre de la mort… ? (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

J’ai aimé l’anime à l’époque et la couverture est superbe, et puis je suis toujours intéressées par les nouveaux light novel 🙂

Quand : le 13 avril chez Pika


Nouveautés animes :

Résumé :

Autre monde, autre temps. Un village recueille un homme grièvement blessé. Erurû et sa grand-mère, guérisseuses depuis des générations, lui offrent l’hospitalité et prennent soin de lui. Mais la venue de cet étranger soulève bien des interrogations : nul ne connaît son nom car l’homme est devenu amnésique suite à ses blessures et nul ne connaît son visage étant donné qu’il porte un masque que lui-même ne peut enlever.

Le mystère va en s’épaississant, puisque son apparition s’accompagne d’une série de malheurs qui s’abat sur le village.

La colère de l’esprit de la forêt gronde et le seigneur du royaume tombe dans le despotisme.

Qui est cet homme ? Quelles forces mystérieuses le protègent ? Pourquoi est-il ici ? (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? 

J’en sais trop rien, ça m’intrigue et ça fait longtemps que je n’ai pas regardé d’anime.

Quand : réédition intégrale en DVD prévue pour le 26 avril chez Kazé

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Résumé :

Machi est une collégienne de 14 ans et une miko servant dans un sanctuaire reculé en montagne dans la région du nord du Japon, le Tôhoku. Le gardien et ami d’enfance de Machi n’est autre qu’un ours du nom de Natsu. Un jour, la jeune fille exprime son envie d’aller étudier en ville. Commence alors l’entrainement physique et psychologique concocté par Natsu pour préparer Machi à sa future vie en milieu urbain ! (source : adn)

Pourquoi ? ça l’air marrant 🙂

Quand : tous les mercredi à partir du 27 avril en streaming sur adn

Source : Kumamiko Bande-annonce en VOSTFR sur ADN

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Résumé :

On suit ici Jinta, un hikikomori qui reste cloitré chez à cause de son échec à son examen d’entrée au lycée. Lors de l’été il va faire d’étranges retrouvailles, en effet il va revoir Menma (Honma Meiko) une fille de son groupe d’amis qui est morte lors de son enfance.
À partir de là il va tenter d’exaucer le souhait de la Meiko enfant…  (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ?

Parce que Yomu-chan en a dit beaucoup de bien

Quand ? à partir du jeudi 14 avril en Streaming/téléchargement sur Wakanim


Mon planning :

Parmi mes séries en cours je note la sortie de ces 3 albums

  

Sword Art Online vs Log Horizon

Parmi les 3 premières licences des éditions Ofelbe, 2 explorent un même univers, celui du MMORPG. Nous nous sommes partagées la lecture. Yomu-chan a prix Sword Art Online (qu’on appellera ici par son petit nom SAO) dont elle connaissait vaguement la version animée, moi j’ai pris Log Horizon (LH pour les intimes) et sa jolie couverture verte. En nous faisant l’une à l’autre un résumé rapide des bouquins que nous avions lu, nous avons eu l’impression que c’était un peu la même chose. Faut dire que les pitchs de départ se ressemblent beaucoup. Que se soit dans SAO ou dans Log Horizon, les personnages sont pris au piège dans un jeu en ligne, le fameux MMO.

couverture du premier tome de SAO chez Ofelbe

Un peu de vocabulaire pour se comprendre :

Bon je commence par faire un petit aparté sur le MMO. Parce que il y en a peut-être parmi vous qui n’ont jamais entendu parler de ce truc, ou qui n’ont que vaguement écouté les explications passionnées d’un petit frère (mea culpa !). Du coup je me dois de prendre 2 minutes pour expliquer (enfin…. m’expliquer à moi-même avant tout) ce que c’est exactement les MMO parce que bon, que ce soit dans SAO ou dans LH, les sigles barbares fusent dans tout les sens et moi j’y comprends rien.

Le sigle MMORPG vient de l’anglais massively multiplayer online role-playing game autrement dit jeu de rôle en ligne massivement multijoueur. Ah… tout devient plus clair… heu… non, pas vraiment. Recommence ! 

Alors, j’ai lu les explications de wikipédia avec la même attention précédemment attribué aux explications fraternelles, ce que j’en retiens (qui parait évident dès la lectures des premiers chapitres des romans suscités) c’est qu’il s’agit de jeu en ligne où plusieurs centaines de millier de joueurs se connectent simultanément et interagissent à la fois avec le système et entre eux. Chaque joueur se crée un avatar qui va vivre plusieurs aventures/quêtes en vue d’évoluer, gagner des niveaux de compétence. Dans ce type de jeu la communication entre joueurs joue un rôle très important et de nombreux joueurs créent des communauté virtuelles : les guildes.

Les MMO proposent le plus souvent des univers médiévaux-fantastiques ou sf.

Les XP font les points d’expérience que le joueur accumule en accomplissant les quêtes donné par des PNJ ou en tuant des monstres. Les PNJ sont des personnages non joueurs (autrement dit ils font parti du programme du jeu). Autre sigle barbare utilisé dans les romans : le PKplayer killer, c’est un joueur qui s’amuse à tuer les avatars des autres joueurs (des gens sympa quoi).

Voilà en gros. C’est suffisant pour comprendre dans quel univers évoluent les deux romans que je vais ici comparer.

couverture du premier tome de Log Horizon chez Ofelbe

Piégé dans un univers virtuel :

Un jeu qui devient plus vrai que nature, voilà le commencement de ces deux aventures épiques modernes. Pourtant dès le départ les deux romans proposent des univers très différents. Les héros des deux sagas se retrouvent piégés dans des jeux de rôle en ligne avec de nombreux autres joueurs, mais la façon dont le piège se met en place est très différente.

Dans SAO l’aspect technique est longuement expliqué, donnant un aspect presque vraisemblablement au commencement. J’ai même été étonnée du foisonnement de détails techniques. On sent que l’auteur cherche à donner le plus de réalisme possible. Les joueurs ont été piégé après s’être branchés sur une nouvelle sorte de console de réalité virtuelle qui détourne les ondes cérébrales pour faire mouvoir l’avatar dans un décor 3D, alors que le corps reste allongé sur le lit, inerte. Pour se connecter au jeu on enfile un casque qui recouvre entièrement le crane. Les échanges électriques entre le casque et le cerveaux permettent au joueur d’avoir des sensations très réelles, sentir des odeurs, des goûts, la chaleur, le froid, la fatigue…

Le créateur du jeu, un fou qui de toute évidence a pété un câble, a manipulé le jeu pour piéger les 10 000 joueurs connectés dès le lancement du MMO. Une fois entrés dans le jeu il leur est impossible de se débrancher, toute tentative extérieure pour leur enlever le casque mène à la mort. Les joueurs piégés n’ont qu’une solution pour pouvoir revenir dans le monde réel, finir le jeu et tuer le boss final en franchissant les 100 étages que composent la forteresse de Aincrad, le terrain de jeu de SAO.

SAO tome 1, illustration de abec

Et c’est précisément sur cet aspect que les deux romans différent le plus. Comme nous venons de voir, dans SAO les joueurs piégé savent dès le début de l’aventure comment ils sont arrivés dans le jeu, ce qui arrive à leur corps, et surtout comment sortir du jeu. Ils ont la solution, dès que le piège se referme sur eux. Tout ce qu’ils leur reste à faire c’est se battre, devenir plus fort et gagner le jeu (plus facile à dire qu’à faire !).

Dans Log Horizon c’est très différent. Dès le départ les joueurs sont dans l’incompréhension complète. Personne ne sait ce qui se passe, ni pourquoi, ni comment et encore moins comment sortir.

Alors que SAO utilise de nouvelles technologies pour créer un univers virtuel en 3D très réaliste, les héros de LH n’ont aucune idée de comment ils ont pu atterrir dans l’univers du jeu. Le transfert de la réalité à Elder Tale est bien différent de ce que propose Kawahara dans SAO. D’ailleurs, sont-ils vraiment dans le jeu ?

Dans LH les joueurs jouent en ligne de façon ordinaire, en utilisant un ordinateur connecté à internet. La plupart d’entre eux connaissent le jeu depuis un bon moment. Les guildes existent déjà, les personnages ont déjà acquis des points d’expérience et ont des niveaux enlevé au moment où leur réalité change. Les joueurs ne sont pas dans une réalité virtuelle mais dans une nouvelle réalité fortement inspirée du jeu en ligne. Bien que tout soit “vrai”, des vrais corps qui ont besoin de manger, dormir et se soigner, le monde est régit par les même règles que celle de Elder Tale, leur jeu. Leur propres corps ont changé pour former un étrange mélange entre véritable apparence et avatar.

Nous avons donc deux monde qui trouvent leur source dans le MMO, celui de SAO est un décor virtuel en 3D très sophistiqué à l’intérieur du quel est projeté la conscience du joueur. Celui de LH est une sorte de réalité parallèle dont on ne sait pas si elle est virtuelle ou réelle. Les deux univers ont en commun de fonctionner comme un jeu vidéo.

illustration du premier tome de Log Horizon – Kazuhiro Hara

Des combats pas très sportifs :

Comme nous venons de le voir, les mondes dans lesquels évoluent les personnages des deux sagas sont régis par les règles du MMO, les combats s’y déroulent donc comme dans le jeu : on doit préalablement choisir la technique de combat à appliquer dans un menu. Les dégâts infligés par les divers techniques dépendent du niveau d’expérience du joueur. Pour faire monter son niveau on doit faire des quêtes, tuer des monstres… Dans les 2 univers nos héros passent leur temps dans un menu virtuel qui s’affiche pour leur indiquer les techniques, les objets, le points de vie, communications avec les amis et je ne sais quoi d’autre caractéristique du fonctionnement d’un MMO. Une approche qui plaira aux adeptes de jeux qui s’identifierons très vite aux personnages et visualiserons rapidement les déroulement d’un combat. Pour moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux, les combats dégagent une drôle d’ambiance. Je trouve que ça ne fait pas assez vrai et que ça manque d’adrénaline. Les joueurs m’affirmerons qu’en jouant l’adrénaline coule à flot, mais cela reste trop abstrait pour moi. Je visualise les combats à l’épée comme dans un film chanbara, non comme dans un jeu du coup il y a un petit décalage entre mon image mentale et les mots que je lis 🙂

Ça devient serieux XD #loghorizon #lightnovel #ofelbe

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

La mort vs l’immortalité :

Si les deux univers sont régis par les règles du jeu et par son fonctionnement (menu, techniques, niveau…) il y a une différence fondamentale entre les deux univers : la signification de la mort. SAO propose un univers purement virtuel pourtant la mort d’un avatar est définitive et entraîne la mort du corps resté dans la réalité. LH au contraire propose un univers qui semble plus réelle, où les corps ne semblent pas être de simples avatar numériques pourtant les joueurs ne connaissent pas la mort. Ou plutôt ils en connaissent plusieurs puisqu’ils sont instantanément ressuscités dans le temple de la ville la plus proche. Alors que les uns se battent pour ne pas mourir, les autres composent avec cette nouvelle immortalité. Dans un cas comme dans l’autre cela affecte profondément les personnalités des joueurs et entraîne certains d’entre eux à la dérive. Des PK se multiplient d’un côté comme de l’autre, même si cela n’implique pas la même gravité dans les deux cas.

scène de combat dans le tome 1 du manga SAO, dispo chez Ototo

Magie vs combat à l’épée

Autre différence, qui peut sembler anecdotique, mais qui aura son importance surtout dans le cas de LH, c’est la magie. Dans les MMO il existe divers type de personnages, ceux qui utilisent les armes et ceux qui utilisent la magie. Kawahara prends le parti d’éliminer toute magie de Aincrad, seules les techniques de maniement des diverses armes font la force des personnages de SAO, aucune magie ne peu leur venir en aide si ce n’est l’utilisation de potions de régénération et de cristaux permettant de se téléporter. Objets que chacun peut acheter ou trouver. Personne ne peut lancer de sort, ou utiliser des pouvoirs étranges.

Non seulement dans LH la magie existe toujours mais elle est même au centre de l’histoire puisque le héro, Shiroe, est un enchanteur. Il ne maîtrise pas de techniques armée. Sa force ne réside pas dans ses bras mais dans son cerveau. Certes il est d’un niveau élevé ce qui rend ses sortilèges puissant mais il n’en reste pas moins un joueur aux attaques faibles et à la défense fragile. Sa force c’est son sens de la stratégie. Alors que dans SAO c’est surtout le courage, voir la témérité, la technicité, la vitesse et la capacité de concertation en combat de Kirihito qui font le lui le héros. Shiroe de LH arrive à ses fins en élaborant de complexes stratagèmes et en déployant des stratégies réfléchies (ce qui ne l’empêche pas d’être aussi rapide et concentré lors des combats armés). L’un est en première ligne, l’autre reste légèrement en recul derrière ses compagnons pour les diriger et soutenir afin de garantir la victoire par une parfaite synchronisation. Attention ce n’est pas parce que Kirihito se démarque par son niveau d’épéiste que cela veut dire qu’il n’a rien dans le ciboulot, il possède également d’excellentes capacités d’observation et de déduction. Ben ouai, on est quand même dans un univers fantasy au premier degré, les héros y sont trop fort ! Dans SAO encore plus que dans LH, Kirihito n’est pas seulement fort et intelligent mais aussi beau et charismatique, le chevalier servant parfait, clichés et stéréotypes en veux-tu en voilà 😉 Shiroe il a au moins le mérite d’être un binoclard pas doué pour parler aux filles et… ah ! mais ça aussi c’est cliché et stéréotypé à mort XD Je vous l’ai dit, on est dans du premier degré : du stéréotype, du fan service et tout les ingrédients de la recette mainstream nippone qu’il faut.

Shiroe – tome 1 de Log Horizon

Stéréotypes et clichés, une recette qui fonctionne :

Et puisque on parle clichés, penchons nous sur la question deux minutes. Ce qui fait la réussite des deux titres ce n’est pas l’originalité de leur intrigue, encore moins l’originalité des personnages, c’est juste le talent de l’auteur à rendre son récit captivant et agréable, malgré l’utilisation de clichés et stéréotypes éprouvés.

J’avais déjà souligné l’aspect particulièrement caricatural des personnages de LH dans mon précédent article (on a le binoclard intelligent, le grand costaud marrant et un peu pervers, la jeunes filles menue mais impitoyable, la chaleureuse belle fille à forte poitrine, la sérieuse secrétaire à lunette… plus cliché tu meurs). SAO n’a rien à envier à son camarade ! Les personnages y sont tout aussi stéréotypés même si leur style est un peu différent. Je dirais que SAO cherche à séduire un public féminin par un fan service bien chiadé sur Kirihito qui en plus d’être beau et intelligent est charismatique, sensible, généreux, un peu ingénu… Bref c’est le héros d’anime parfait quoi. Un peu petit peut-être mais bon comme il est trop classe on lui pardonne facilement sa petite taille XD Les filles de SAO sont aussi toutes plus cliché les unes que les autres. Et là encore on sent les persos déjà vu dans je ne sais pas combien d’anime et de manga. Faut croire que la recette marche. Du coup on en abuse allègrement. Mais est-ce pour autant désagréable ?

Moi je n’ai pas été dérangé par l’excès de cliché parce que j’ai pris ces deux light novel pour ce qu’ils sont : un simple divertissement, pas de la littérature. Et de ce point de vue  Mamare Toumo (LH) et Reki Kawahara (SAO) se débrouillent très bien. Ils savent construire leur univers et nous distraire le temps de la lecture.

Le commencement vs la fin :

Autre différence importante : la temporalité du récit. L’un commence par le commencement. Le premier chapitre de LH nous jete dans le vif de l’action mais très vite nous revenons au début et tout nous est expliqué dès le commencement. On voit comment ce nouvel univers et les joueurs s’organisent du choc initial à une sorte d’équilibre ouvrant enfin la voie à la recherche de réponses possibles. SAO au contraire place le récit deux ans après que le “jeu” aie commencé. Nous avons des explications quant à ce qui les a conduits ici, des flashbacks qui nous racontent le début et quelques épisodes intermédiaires mais l’aventure elle se déroule à la fin de la quête. On ne cherche pas des réponses, on cherche la solution finale.

Et alors ? Ben je trouve que cette distinction donne un aspect très différent aux deux quêtes, les héros n’ont pas le même but, n’ont pas la même expérience, le même recul, la même organisation, etc.

Sword Art Online vs Log Horizon, qui remporte la palme du meilleur light novel ?

Nous l’avons vu, ces deux titres partagent de nombreux points communs à commencer par leur thématique et le support qui sert de point de départ aux deux aventures : le MMORPG. Clichés et fan service garnissent les deux romans. Cependant la façon d’exploiter ces points communs diffère entre les deux auteurs tant dans leur style d’écriture (je n’en ai pas trop parlé ici, mais… je suis nulle en la matière, je ne pourrais pas expliquer grand chose) que dans l’aventure qu’ils racontent. Les héros font face à des problématiques différentes, ces univers dans lesquels ils ont été projetés malgré eux sont régis pas des différences fondamentales comme la vie et l’immortalité. Préférer l’un à l’autre dépendra surtout, je pense, de la sensibilité du lecteur et de l’aventure qui rentre le plus en résonance avec ses propres rêveries. Je l’ai dit, nous avons à faire à du divertissement, pas de la littérature. Il ne s’agit pas de savoir lequel est mieux écrit mais lequel nous amuse le plus.

De ce point de vue là moi j’ai une préférence pour Log Horizon, le monde fantasy avec magie et quêtes épiques qu’il propose me correspond plus que le MMO sophistiqué proposé par SAO. J’ai surtout apprécié la seconde partie du livre qui après une longue introduction nous lance dans la conquête de ce nouveau monde. En revanche j’ai trouvé la première partie de SAO bien plus fluide et vivante. On est très vite pris par l’intrigue et j’étais surprise de lire sans pouvoir m’arrêter alors que cet univers est moins familier pour moi. SAO a un meilleur rythme. Et la première partie est très plaisante à lire. J’y ai trouvé plein de rebondissement intéressants et de surprises. C’est très bien mené. En revanche je trouve que cette partie se suffit à elle-même. Je le conseillerais volontiers à tous les lecteurs désireux de plonger le temps d’une lecture dans un univers fantastique riche en émotions, combats, romance et surprises. Mais je ne ressens aucune envie de lire la suite. Ce premier récit m’a comblé.

A contrario la fin de Log Horizon ma donné envie de lire la suite. Tandis que sa première partie est un peu longue et redondante.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à lire les deux pour les départager 🙂 Et venez me donner votre avis sur la question 😉

Merci aux éditions Ofelbe pour m’avoir fait découvrir ces deux romans


Le petit plus :

Encore un mot avant de vous quitter. Puisque on parle divertissement sachez que ces deux licences sont déclinées en divers support. Je me suis uniquement intéressé à leur version en roman (soit l’originale) mais on peut aussi en profiter en manga et/ou en anime et SAO est même disponible en jeu vidéo (logique !)

Le light novel SAO se décline au Japon et 15 tomes. Les éditions Ofelbe proposent une version française en volume double. Le troisième tome sort aujourd’hui même. La série sera complète en 6 volumes.

Retrouvez SAO sur le site de l’éditeur, vous pouvez également lire un extrait du premier tome.

La licence se décline aussi en manga. Les différents arcs du roman sont adapté dans différentes séries manga. 4 sont disponibles aux éditions Ototo : Arc Aincrad (terminé en 2 tomes), Arc Fairy Dance (terminé en 3 tomes), Arc Phantome Bullet (en cours, 1 tome dispo), Progressive (en cours, 3 tomes dispo). Chaque Arc est dessiné par un mangaka  différent.

 

Si vous préféré, vous pouvez aussi regarder l’anime, elle aussi est licencié en France chez  Wakanim

Log Horizon n’est pas en reste côté média-mix. Le light novel qui au Japon est toujours en cours et compte 9 tomes et proposé en français par les éditions Ofelbe en double volume (le second est prévu pour le mois de mai).

Retrouvez le sur le site de l’éditeur, ici un extrait du premier tome

Tout comme la précédente, cette licence se décline aussi en manga et en anime.

Le premier tome du manga Log Horizon est disponible chez Kana, la série ne compte qu’un seul tome pour le moment, même au Japon. Un spin off en manga, Log Horizon – La brigade du vent de l’Ouest est également en cours chez Kana (3 tomes dispo).

 

L’anime quand à elle est licencié chez adn

Cette fois c’est fini. sore jaa mata !

Opening #9 ~ Fullmetal Alchemist Brotherhood ~by Yomu-chan

En fait, j’ai un peu découvert Fullmetal Alchemist grâce à cette chanson de Yui sur laquelle j’avais craquée ! Même si j’avais entrevue quelques épisodes à la télé quand j’étais petite ma môman c’était empresser de changer de chaîne parce que ça faisait peur :p Et du coup c’est sur Youtube que cette série m’ai revenue en mémoire quand j’ai visionnée cet opening !! Alors cette petite vidéo à pour moi une graaannde valeur : premièrement parce que j’adooore la musique et deuxièmement parce qu’elle m’a permis de découvrir mon manga préféré 😀

nouveautés manga #6 Juin 2015

Que nous réserve le mois de juin ? A vrai dire je n’ai rien remarqué de particulièrement excitant dans les sorties de juin. tout au plus quelques titres qui attirent mon attention sans trop que je sache encore si j’aurais vraiment envie de les lires ou pas.

Les nouveaux manga :

des nouveau manhua de Urban China ont attiré mon attention : Légendes de Tarsylia de Miaou Wu et Petit canard de Na  Liu et Andreas Vera Martinez. Tout deux prévu pour le 12 juin.

 

Alors que les Légendes de Tarsylia nous promet un monde de légendes et magie et un design inspiré du théâtre des ombres, Petit Canard et un recueil de nouvelles réalistes qui a travers les souvenirs personnels de l’auteur nous dépeint la Chine des années 70. Deux styles très différents mais qui tout deux semblent intéressant. Le terrible dilemme sera : vais-je me laisser tenter ? Le quel choisir ? Les deux ?

Un autre titre m’intrigue parmi les nouveauté de juin. Enfin… nouveauté seulement dans nos contrée car il s’agit d’un manga des années 70 de Machiko Satonaka : Cléopâtre. Je suis pas très fan des vieux manga, mais j’avoue que se titre historique me fait envie.

Il est prévu pour le 20 juin chez Black box.

Les animes :

J’ai noté la sortie en blu-ray de l’intégrale de Shi Ki chez Kazé le 17 juin. J’avais commencé  à regarder cette série en streaming complètement illégal après avoir lu l’article de Yomu-chan sur les anime d’horreur. Puis l’anime a du être licencié, bref je ne l’ai plus retrouvé et j’ai laissé tomber. Le début était plutôt pas mal. Cette sortie en blu-ray serait peut-être l’occasion de m’offrir une petite pose anime ^^

Séries en cours

 Pas mal de sorties de ce côté là. Comme à mon habitude, je tiens pas le rythme et la plupart des tomes prévu pour juin sont loin devant le dernier tome que j’ai lu.

  

  

Mais parmi tous ceux-là il y a une sortie que j’attends de pied ferme : Erased tome 5. J’ai vraiment beaucoup aimé cette série.

Gintama en streaming légal et gratuits

L’info a déjà fait le tours des initiés, mais comme par ici il passe des gens de tout horizons et pas que les otaku, je relais à mon tour cette petite (et bonne) nouvelle : les épisodes de la saison 3 de Gintama sont disponible en streaming légal et gratuits sur Crunchyroll.

C’est l’anime la plus disjoncté qu’il m’aie été donné de voir !

Le Japon de l’ère Edo est envahi par des extraterrestres, les Amanto, donnant naissance à une société étrange ou le Japon médiéval se juxtapose au technologies modernes venues de l’espace.

Les Amanto imposent leur supériorité et interdisent le port du sabre aux samouraïs (tiens ça me rappelle quelques chose ça 🙂 ) mais certains d’entre eux refusent de se plier à ces nouvelles règles. C’est le cas de Gintoki Sakata, un jeune samouraï aussi classe que grotesque. Lors de ses péripéties (première saison) il rencontre le jeune Shimpachi Shimura qui devient son disciple et Kagura une jeune extraterrestre à figure humaine. Les trois compagnons vont fonder le Yorozuya Gin-Chan, agence d’hommes à tout faire.

Vous l’aurais compris rien qu’en voyant ce cadre de départ Gintama propose un univers décalé et complètement surréaliste. La mise en scène est tout aussi surréaliste assumant à fond la parodie. Tout est détourné et tourné en dérision. Les histoires, les personnages et même les dialogues où il n’est pas rare que les personnages prennent en aparté les spectateurs. Ainsi le première épisode de la saison 3 commence par une conférence de presse où Gintoki, en tant que personnages principal et représentant du staff, fait des excuses publiques : ils n’ont pas réussi à mettre un terme à la série. Il faut dire que cet épisode est le 266 !

J’avoue tout de suite, je n’ai pas vu tout les 265 précédents. Il y a quelques années j’ai regardé les premiers épisodes en streaming très illégal. Le concepts m’avait plus, mais j’en suis restée là. Pourtant, la nouvelle de pouvoir regarder cette série légalement me ravie. Vous allez me dire : mais on ne peut regarder qu’à partir de l’épisode 266 ? Ben oui, pour l’instant seule la saison 3 disponible. Si celle-ci remporte du succès auprès des spectateurs, les saison précédentes seront peut-être ajoutées. Mais ce n’est pas tellement grave. Si la découverte de cet univers loufoque et des personnages principaux se fait à la saison 1. Les aventures de notre trio sont indépendantes les unes des autres et le fait de le pas connaitre les saisons précédentes ne devrait pas nuire au plaisir de regarder cette série où ce qui importe est plus la loufoquerie du scénario que sa pertinence.

C’est d’ailleurs pour cette raison que je préfère la déguster à petites doses, un épisode par ci un par là, plutôt que d’en enchaîner les épisodes au risque de friser l’overdose d’absurdité.

Trêve de blabla, les épisodes sont par .

Connaissez-vous cette série ? Qu’en pensez-vous ?

opening #8 ~ Tokyo Ghoul ~ by Yomu-chan

Tokyo Ghoul est une des série anime qui m’a le plus marquée cette année. Et son opening (celui de la saison 1) m’a énoooormément plus. J’ai été charmée par la sonorité un peu original de ce morceau, pour une fois on a un truc qui diffère un peu du « standard » de l’opening de shonen alors c’est cool :3

Ecrit, composé et interprété par Kitajima Tooru.