Archives du mot-clé BD jeunesse

Top ten Tuesday #14

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Rendez-vous hebdomadaire créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. Chaque semaine un top ten sur un thème imposé.


Les 10 bandes dessinées que vous souhaitez découvrir

Il ne pouvait y avoir de sujet plus facile au retour du Festival de la BD d’Angoulême ! Il y a déjà toutes celles que j’ai rapporté dans ma valise, pour moi mais aussi pour Mimiko et Yomu-chan :

Couverture Un juste Afficher l'image d'origine

 Couverture Juge Bao, tome 2 : Juge Bao et le roi des enfants

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Couverture Rouge, Petite Princesse Punk

puis il y a celles qui sont encore dans ma PAL

Couverture Le château des étoiles, tome 1 : 1869 : La Conquête de l'espace Couverture Toutes les mers Couverture Lucky Luke (Vu par...), tome 1 : L'homme qui tua Lucky Luke

Et pleins d’autres mais je vais déjà lire tout ça hein 🙂

Et vous, c’est quoi vos prochaine lectures BD ?

Allons à Is

Connaissez vous la ville de Is ? (Aussi écrit Ys) Aujourd’hui nous allons partir ensemble à sa rencontre. Découvrons la légende et quelques livres qui en parlent.

La légende

Comme pour de nombreuses légendes il existe plusieurs variantes de la légende de la ville de Is et du destin de la princesse qui la gouverne. Je distinguerais deux courants dans toutes les versions que j’ai pu lire, la pro-celte et la pro-chrétienne.

Dans la version pro-celte, Dahud, la fille du roi Gradlon est victime d’une machination qui la mènera à sa perte. Jeune femme, libre et indépendante, fait de sa ville Is (ou Ys) un bastion de résistance face à la christianisation qui gagne toute la Bretagne. Gwennolé, qui a converti Gradlon veut faire tomber la ville de Ys et envoie un homme la séduire pour quelle vole les clés de la ville. L’homme ouvrira les portes de la ville à marrée haute et la ville sera engloutie sous les flots. Gradlon parvient à s’enfuir avec Dahud, mais pour sauver sa peau, en suivant les conseils de Gwennolé, il abandonnera sa fille qui de chagrin se transformera en marie-morgane, mi-femme mi-poisson qui prendra le nom de Ahes. Depuis ce jour elle hante la mer et se venge en noyant les marins qui succombent à sa beauté.

Dans la version pro-chrétienne on retrouve exactement la même structure du récit à un détail pré : Dahud n’est plus une victime mais une horrible créature ayant mérité son triste sort. On raconte que chaque nuit la princesse prend un nouvel amant et qu’au petit matin elle le jette par la fenêtre de sa tour. Un jour elle est séduite par le diable qui lui demande les clés des la ville. La suite de l’histoire vous la connaissez. Saint Gwennolé sauve le bon roi en le persuadant d’abandonner sa mauvaise fille et celle-ci se transforme en créature de malheur qui séduit les pauvres marins innocents…

Pas la peine de vous dire pour laquelle des deux versions j’ai un penchant, si ?

Les albums jeunesse :

Ker-Is ~ Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux

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Reprenant une version pro-celte de la légende, cet album présente la belle Dahud comme une victime. Et Gwennolé y fait vraiment peur avec sa tête de constipé ! Le prêtre déteste la jeune femme car elle est libre et indépendante, et parce qu’elle ne reconnais pas le Dieu unique de Gwennolé, contrairement à son père.

Gradlon est pourtant ici présenté comme un brave homme aimant sa fille plus que tout. Alors que dans certaines vessions de la légende Gradelon pousse sa fille pour sauver sa propre vie, ici Dahud tombe du cheval et malgré ses efforts le père n’arrive pas à la sauver. Si j’ai trouvé que cette vision édulcore un peu l’histoire, pour un album jeunesse c’est bien mieux. L’enfant aura une vision positive du père qui n’est jamais remis en question dans la chute de la ville de Is et la mort de sa fille. Celle-ci, recueillie par la mer se transforme en morgane (créature marine semblable aux sirènes).

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Les illustrations de Jérémy Moncheaux sont très belles et le texte de Jean-Pierre Kerloc’h est agréable. Cet album est paru chez Albin Michel jeunesse.

La fiche de l’éditeur c’est par ICI.


Bande Annonce KER-IS par grmone

Vous pouvez également lire l’avis d’Herisson

Découvrez le blog de l’illustrateur ici et une interview sur La mare aux mots.

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Les Mari Morgans et autres légendes de la mer

Je me suis offert cet album lors d’une excursion à Nantes. Ado cette ville était un des endroits que j’aimais le plus visiter. J’adorais flâner dans les rues aux alentours du château. C’est dans une petite boutique aux allures fantastiques que j’ai déniché ce bouquin qui depuis m’a suivi dans tous mes déménagements. Après avoir passé quelques années dans des cartons il a enfin retrouvé sa place sur mes étagères. J’ai retrouvé tout le plaisir de mes années de jeunesse en feuilletant ce livre. J’aime beaucoup les illustrations de Pascal Moguérou. Ce livre recueille plusieurs histoires des créatures marines peuplant les légendes Bretonnes. Parmi les diverses créatures et histoires on retrouve la ville de Is et la belle Ahès.

Ahès, heman Mari Morgan
E skeud al loar, dan noz, a gan

Ahès, maintenant Mary Morgane,
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante

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La Bande Dessinée :

Ys la légende ~ Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov

Sorti chez Soleil en 2011. Scénario de Jean-Luc Istin, dessin de Dejan Nanadov (couleurs de Alex Gonzalbo et couverture de Esad Ribic)

résumé : Les Highlands… Ve siècle. Gradlon est un jeune Picte destiné à devenir le chef guerrier de son clan. Il subit dès son enfance une initiation hors du commun, bravant les grands froids, bravant la douleur, bravant les dieux eux-mêmes. Gradlon rencontre alors Scathach l’immortelle, sorcière des îles de Skye, celle qui fut le maître des plus grands guerriers de Bretagne. À l’issue de son enseignement, il devient un Berzerker. L’ultime guerrier dénué de toute peur ! Mais c’est la trahison de son frère et de tout son clan qui va faire de lui un héros légendaire, celui qui régnera sur YS, l’île-cité. (source : BD Sanctuary)

Mon humble avis : à l’heure où je vous parle je n’ai lu que le premier tome et j’ai bien aimé. La couverture est superbe et même si j’ai été surprise d’apprendre en l’ouvrant qu’elle n’était pas du même dessinateur que le reste, j’ai aussi aimé le dessin et la couleur de cette bande dessinée (pourtant je suis plus très bd en couleur depuis que je me suis mise au manga). Ici je suis très vite entrée dans l’ambiance et même si je trouve qu’il y a quelques défauts  du genre comme la nana à moitié nue avec une robe hyper échancrée pour… marcher dans la neige…. Je trouve que les auteurs ont fait un bon travail. Il y a de la tension, du rebondissement et du super-héro sauce fantasy, j’ai nommé Gradlon. Dans ce premier tome il n’est pas encore question de la ville de Ys, on y découvre les origines de Gradlon, le picte. On suit son apprentissage et le tome se termine avec la naissance de sa fille Ahès.

Heu… minutes, c’est pas Dahud le nom de sa fille ? Ben si mais bon après sa devient Ahès et c’est trop compliqué à expliquer. Ahès dès la naissance c’est plus facile à retenir et puis c’est plus joli comme nom :p

Allez ne soyons point tatillon on est pas à un détails près. Dans cette version Ahès est la fille d’une reine picte que Gradlon arrache aux griffes de son maléfique frère et du mari de la belle, un salop. Sauf que tout fini mal pour qui veut devenir héros et du coup… ben faut lire la BD pour le savoir.

En tout cas j’ai apprécié la lecture et je vais sans doute me procurer la suite

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La ville d’Ys ~ Rodolfe et Alzate

Sorti chez Dagaud en 2013, la série est toujours en cour avec 2 tomes pour le moment. Scénario de Rodolphe, dessin de Raquel Alzate

Résumé : Dahud, belle comme un astre et noire comme l’Enfer, est la fille de Gradlon, roi légendaire de Cornouailles. Afin de satisfaire la folie de sa fille, le roi fait construire Ys, la plus belle cité du monde. Cette ville entourée par la mer est protégée des flots par des enceintes immenses. Un système complexe mais ingénieux permet, selon les marées, d’en ouvrir les portes.

Mon humble avis : Comme dans la précédente bd, c’est Gradlon qui est ici au centre de l’histoire, mais celle-ci commence quand Gradlon est déjà roi. Il attaque une cité sans succès et se retrouve seul. Il rencontre alors Magdalen, la reine de la cité qui le séduit. Une femme étrange et inquiétante à qui il donnera une fille

Voilà ta fille, Gradlon. Prends grand soin d’elle.

Tu l’appellera Dahud

Ici la fille de Gradlon à gardé son nom 😉 En revanche la légende comporte un élément étrange : en partant avec Magdalen, Gradlon quitte notre espace temps et quand il revient en Bretagne 40 ans ont passé depuis son départ alors que lui n’a pas pris une ride. Je vous laisse imaginer le choc.

On rencontre également dans ce tome Gwenolé, un des personnages clé de la légende de Ys.

J’ai un peu moins accroché qu’avec l’autre titre. Le dessin est intéressant mais le côté un peu flou m’a perturbé. Quand au récit ça manquait, pour le coup, de tension. J’ai quand même envie de lire la suite 🙂

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Merlin – tome 1 : La colère d’Ahès ~  Istin et Lambert

Cette série est également sortie chez Soleil dès 2003 pour le premier tome, toujours avec un scénario de Jean-Luc Istin mais avec Eric Lambert au dessin (et Stambecco aux couleurs).

résumé :  Lentement, l’ancienne tradition liée aux Dieux celtes s’éteint… Le peuple l’oublie au profit du Dieu Unique. Mais c’est sans compter la déesse Ahès !
Aidée de son plus fidèle elfe, elle échafaude un plan afin de regagner l’estime de ses anciens fidèles, en créant un sauveur entièrement dévoué à l’ancienne tradition.
Elle ordonne alors à Elaüm, un esprit des airs, de se lier à une vierge… Mais ses plans se dérouleront-ils comme prévus ? (souce : BD Sanctuary)

Mon humble avis : Pour le coup j’ai été super déçue ! Je n’avais pas lu le résumé au même temps… J’ai vu Ahès j’ai foncé. Mais ici les auteurs récupèrent ce nom pour en faire tout autre chose. Ahès est une sirène, ici elle devient déesse. Son job c’est de noyer les marins, ici elle veut rétablir la gloire des dieux anciens… Bon ok. Dahud, avant de devenir Ahès a résisté pour préserver les rites celtes et a combattu la foi en un dieux unique, mais c’était une princesse, pas une déesse et puis cela l’a mené à sa perte.

Je suis déçu parce que je n’ai retrouvé absolument aucun élément de la légende que je cherchais. Sinon la bd est agréable. Ironie du sort dans ce premier tome (je n’ai encore une fois lu que le premier) on assiste également à la naissance d’un personnage mythologique, mais ici ce n’est pas Ahès/Dahud qui naît, mais Merlin le futur enchanteur. Une autre légende qu’il me faudra explorer 🙂

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La cathédrale engloutie

C’est avec cette bd de 1987 que j’ai découvert la légende d’Ahes. Comme quoi une bd acheté au puce peut avoir de lourdes conséquences (private joke 😉 )

résumé : Cuscute Le Pouete, fils et petit-fils de marins bretons, peut voir les créatures des contes, invisible à l’oeil des simples mortels. Avec ses deux amis, il voyagent à bord de la maison volée à Baba Yaga. En Bretagne pour une visite familiale, il partent à la rencontre de Ahes, la marie-morgane qui a enlevé Houarn, un marin du village.

Mon humble avis : Je l’ai lu il y a une éternité et j’ai un attachement affectif particulier avec cette bd. Je ne suis pas sûre de pouvoir donner un avis impartial. Je garde un très bon souvenir. Une joli histoire, des personnages très pittoresque, beaucoup d’humour et surtout très peu de prétention.

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La musique :

Ahès ~ Nolwen Leroy

Comme je ne parle pas breton, j’ai cherché la traduction et je l’ai trouvé ICI. Voici ce que disent les paroles :

Dans les plis de sa robe
Où luit la couleur de la nuit
Je noie mon chagrin
Je te pleure…

Du haut de la falaise,
Dans le secret de la pénombre
Je lave ma faute
M’entends-tu ?

Refrain :
De Basse-Bretagne à la mer d‘Irlande
Je me nomme Ahès
Et, je t’attends…
Je pleure le jour, je chante dans la nuit
Et je t’attends, je t’attends…

Le froid m’inonde
Héritage de la perdition
De ma vie délurée
Je m’approche de toi…

Le regret me tenaille
Complainte de mes sujets
Damnés dans la Cité d’Ys
Je suis si près de toi…

Des ailes blanches
Une rumeur gronde sur le rivage
Âme déchainée
Je viens vers toi

Sur le pas de la porte
Des bras froids et humides
Dans la chaleur du foyer
Son cœur s’ouvre…

Cette chanson est extraite de l’album Ô fille de l’eau sorti en novembre 2012.

Kushi, une aventure dans la steppe mongole

Kushi, est la petite dernière du catalogue bd des éditions Fei. Dans le même petit format que La balade de Yaya (13x18cm) et avec toujours Golo Zhao au dessin Kushi nous amène aussi en Chine mais cette fois dans les steppe mongole des années 80. Au scénario Patrick Marty.

Kushi est une petite mongole qui vit avec la vieille chamane du village. Elle  est brillante mais très indépendante et s’attire les foudres d’un homme d’affaire véreux qui la voit comme une menasse. En effet Kushi est toujours là pour défendre la steppe et sa nature quand le bandit tente de piller ses ressources. Malgré son attachement à la steppe et le bien fondé de ses mots, Kushi n’est pas soutenue par les villageois qui voit en elle une petite sauvageonne. Ils préfèrent écouter le chef qui pourtant magouille lui aussi avec le bandit. Heureusement Kushi peut compter sur quelques alliés.

Dans ce premier tome on fait connaissance avec la jeune fille et son entourage avant de la voir partir à l’aventure. Le tome se termine par le début d’une grande aventure qui mènera Kushi à traverser la steppe fleurie en compagnie de sa chienne fidèle.

Une jolie bd qui nous parle de l’importance de sauvegarder les traditions et l’environnement, un combat qui se heurte à des gens sans scrupules qui ne cherchent que le profit et qui au nom du progrès nuisent à leur propre environnement.

Mais c’est aussi un conte d’aventure qui fera rêver le petit lecteur lui fessant découvrir les paysages somptueux de la steppe mongole.

Niveau dessin on retrouve la rondeur et la douceur de Golo Zhao mais je le trouve un peu trop lisse, trop propre. Je préféré l’aspect un peu brouillon de Yaya. J’aime bien son petit format à l’italienne (où plutôt à la chinoise)

le petit mot de Mimiko : J’ai aimé la fille et sa chienne. Et j’ai aimé l’histoire. J’ai envie de lire la suite. Moi je préfère le dessin de Kushi à celui de Yaya.

BD jeunesse pour les 9-12 ans (et plus si affinité)

sur le site de l’éditeur

à lire aussi les avis de Mo et Johanne

Merci aux éditions Fei pour cette lecture.


avec devine qui vient bloguer

Rocky & Cie – Votez Mia

C’est bientôt les élection présidentielle et la politique est omniprésente, à la télé, dans les conversation, les journaux… Période propice pour expliquer à nos bambins ce qu’est la démocratie, que signifie voter, etc. Certains d’entre eux ont déjà élu des délégués de classe pour d’autres c’est l’année de leur premières élections. Pour vous aider à mieux aborder le sujet je vous propose de découvrir un nouveau tome de la série de mini bd Rocky & Cie, scénarisé par Stephan Valentin, docteur en psychologie, et dessiné par Jean-Claude Gibert, paru aux éditions Pfefferkorn. Je vous ai déjà présenté 2 volumes de la série : La Reine, c’est moi ! et l’anniversaire d’Enzo.

Avec Votez Mia !, on garde toujours le principe de la série, apprendre en s’amusant. Les enfants retrouvent ici la même bande d’amis confronté à un nouveau problème, celui des élections de délégué de classe. Grâce à Mia, qui cette année souhaite se présenter, les enfants vont à la fois faire le lien entre les élections des délégués de classe et la démocratie, mais aussi être confronté à une situation de leur quotidien scolaire. Ah ! les élections de délégués… toute une histoire à chaque fois ! Moi qui est eu une fille qui a voulu participer à ces événement de démocratie scolaire du primaire au lycée, j’y ai été confronté souvent et c’est pas toujours évident de trouver des mots réconfortant quand la « campagne électorale » dérape et que l’enfant est confronté à des coup bas. Parce que les coup bas ce n’est pas que l’apanage de nos chers dirigeants politiques…

Ce petit livre, qui reste très simple pour être accessible au très jeunes lecteurs, me parait particulièrement intéressant à lire en cette période électorale mais pas uniquement, car chaque nouvelle année les enfants seront confronté à leur propres élection.

Un support ludique qui peut être intéressant à la fois à la maison et dans écoles en guise de lecture préparatoire.

Mimiko a lu cette mini bd seule dès que le paquet est arrivé à la maison. Son avis a été des plus laconique : « c’est bien ». Elle a bien compris la situation sans avoir besoin de mon aide et a fait seule le parallèle avec les élections présidentielle dont elle entends si souvent parler et la vie électorale de l’école, même si dans sa classe les délégués n’ont pas encore été élu. Curieusement l’éclairage qu’elle m’a demandé n’a rien à voir avec le sujet de l’album mais avec la réaction du professeur qu’elle n’avait pas compris :

Vous voir grandir et devenir responsables tout en restant vous-mêmes… Ce sont ces moments qui me font penser que j’ai bien fait de devenir professeur, pour vous accompagner sur ce chemin.

Je vois d’ici sa petite tête pencher sur le côté : « ce chemin ? mais de quel chemin il parle ? » XD

Bref la bd a très bien fonctionné sur elle.

Quant à moi et mon jugement d’adulte, je reste sur le même ressenti que pour les 2 autres tomes. Je n’aime pas le dessin (mais je dois m’être habitué, cela m’a moins dérangé) et je trouve l’ensemble assez simple mais efficace. Pas une lecture palpitante, pas de quoi faire galoper l’imaginaire, mais 10 petites minutes de lecture pour mieux comprendre le quotidien. Et ça c’est bien aussi.

Alors ? Allez-vous voter Mia ?

Envie de découvrir cette série ? Revenez la semaine prochaine sur Ma petite Médiathèque, il y aura des tomes à gagner 😉

petit panier gourmand de manga

J’avais prévu de présenter tout un tas de manga culinaire pour le mois Des livres en cuisine mais… j’ai choisi le pire des mois ! Je n’ai vraiment pas eu le temps de m’occuper du blog du coup je vais faire une version accélérée de ce que j’avais prévu.

Couverture Mitsuko attitude, tome 1Mitsuko Attitude – tome 1 et 2

résumé :  Après la mort de son père, Mitsuko s’installe chez son oncle. Elle découvre alors une famille surprenante qui, obsédée par sa santé, adopte des pratiques qu’elle juge extrêmes. D’abord réticente, Mitsuko apprendra à leurs côtés qu’une bonne hygiène de vie est essentielle pour vivre plus heureux avec soi-même mais aussi avec les autres. Et il n’est pas trop tard pour changer ses habitudes ! (source : MangaSanctuary)

mon avis : J’ai été surprise par ce manga assez étonnant. Étonnant par l’approche santé qu’il propose car en dehors des habitudes de vie de la famille qui accueil la jeune femme, ce manga est très classique. La famille surprend par sa manie de la bonne santé qui passe avant tout par l’assiette : ils mangent très peu de viande, beaucoup de fruits et de légumes, veillent toujours à assembler les aliments de façon à faciliter leur digestion… la digestion semble être au centre de leur obsession, encore plus que la santé au sens général. Il mangent hyper équilibré mais ça ne leur suffit pas ! Faut encore qu’il fassent des lavement quotidiens ! Soyons honnêtes, ils sont fous. S’il y a de très bon conseils à tirer de se manga, la famille est dans l’extrême. Ce qui crée des situations très cocasses et embarrassantes pour notre jeune héroïne. C’est assez drôle. Dommage que le reste soit trop classique. L’héroïne pour commencer qui sort tout droit du moule à héroïne shôjo parfaite, le cousin qui joue le rôle du beau ténébreux incontournable, la petite cousine pour la touche kawaï, et avec le deuxième tome (à ma grande déception) on ajoute à l’intrigue encore plus de classicisme avec l’arrivée du beau gosse rebelle et pourtant si doué à l’école, adulé de toutes mais qui n’a d’yeux que pour notre héroïne. J’aurais aimé une héroïne un peu plus loufoque pour accompagner la trame « santé et digestion » du manga mais j’ai quand même pris du plaisir à lire ces 2 premiers tome. Je pense continuer la série

Heartbroken chocolatier – tome 1 :

résumé : Souta, qui suit des études dans une école de confiseries, sort avec Saeko, une fille qui a un an de plus que lui. Il est tombé amoureux au premier regard, il y a quatre ans et a finalement réussit à sortir avec elle, l’année dernière, juste avant Noël. Parce que sa petite amie aime vraiment le chocolat, chaque jour, Souta confectionne des confiseries en faisant du chocolat, dans le but de la garder et de lui faire plaisir. En effet, la belle est distante, et lui donne l’amère impression de ne pas s’intéresser à lui… Malgré ses efforts, Souta arrivera t il a vivre une passion dévorante avec Saeko ? (sources : MangaSanctuary)

mon avis : si je trouve que Mitsuko Attitude est un peu trop classique dans ses personnages et leurs interactions que dire de ce manga à l’eau de rose chocolaté. J’ai trouvé le personnage principal assez pathétique et vraiment pas attachant, la fille pour qui il en pince stupide et… les autres personnage assez insignifiants. Quand à l’intrigue, je vois pas trop ce que je pourrait attendre du manga. Franchement je n’ai pas été convaincue par ce premier tome, mais j’ai bien envie de lire un tome de plus pour me faire une meilleure idée de la série.

Geonbae -tome 1

résumé : Moi qui aime tant le makgeolli (alcool de riz), j’ai sauté de joie quand on m’a confié le scénario de Geonbae. Je continue à boire deux à trois fois par semaine mais plus ça va, plus je me découvre des goûts de luxe. Heureusement qu’il y a le makgeolli, doux au palais et pour le porte-monnaie. J’espère que Geonbae vous emmènera dans un voyage dans le temps pour redécouvrir nos alcools traditionnels comme le soju (spiritueux) à l’ancienne et tant d’autres boissons fermentées. (source : MangaSanctuary)

mon avis : après avoir lu et relu A vos papilles, j’ai eu envie de découvrir la série qui en est à l’origine : Geonbae. Ayant aimé le spin off, je n’ai pas été déçue par ce manhwa. J’y ai retrouvé la même ambiance emprunte à la fois de gourmandise et de réalisme gustatif, les même personnages attachant et sympa. Geonbae est peut-être moins accessible que A vos papille car le sujet n’est plus la cuisine coréenne dans son ensemble mais les alcools coréens or en France ce n’est pas une chose qu’on a l’habitude de boire, personnellement je n’en ai même jamais vu, du coup suivre toutes les discussions sur le goût et la fabrication de tel ou tel breuvage reste très théorique. Je n’arrivais pas à mettre un goût sur les mots, plus encore qu’avec A vos papille où la présentation de certains plats était très exotique. Néanmoins cela reste intéressant dans la mesure où ça nous fait découvrir un aspect de la culture coréenne, de son industrie agroalimentaire et des ses traditions. C’est avec plaisir que je lirais la suite.


Et parce qu’il y a pas que les manga dans la vie, je vous propose aussi une BD 🙂

Couverture Mamette, tome 1 : Anges et pigeonsMamette – tome 1

résumé :Toute en rondeurs et le chignon vissé sur la tête, voilà une adorable grand-mère qui a oublié de grandir Loin d’être une mamie nostalgie, Mamette est une gourmande de la vie qui tente de rester connectée au monde moderne. Pas toujours facile de comprendre le langage SMS des bambins du quartier, mais elle a plus d’un tour dans son cabas pour leur enseigner les bonnes manières. Et sur le banc du square où Mamette, la revêche Mam’zelle Pinsec et les autres refont le monde, les discussions vont bon train et sont rarement tristes. Dans leur paradis envahi de pigeons, elles posent un regard décalé et comique sur notre quotidien. À la fois, douce et sucrée, Mamette va vous faire fondre à coup sûr ! (source : BDSActuary)

mon avis :  L’année dernière j’avais profité des livres en cuisine pour vous parler de La cuisine de Mamette, un livre de recette en bd qui avait eu un grand succès à la maison. Son dessin tout en douceur et ses jolie couleur avaient ravi Mimiko qui a passé des heures à le feuilleter (et me passer commande au passage). Pour retrouver ce plaisir, cette année je lu la série qui en est à l’origina : Mamette, enfin le premier tome. Une jolie bd qui met en scène une mamie toute dodue qui adore la bonne bouffe et qui ne peut résister à une sucrerie. Mamette, veuve depuis des année, occupe ses journée en compagnie des vieux du club, tous franchement drôles, des enfants du voisinage ou encore en cuisine et à table. C’est que Mamette est drôlement gourmande ! Et les recommandations du médecin ne feront pas grand poids face à son amour des bon petits plats. Une adorable bd pour sourire et se détendre, même si on a plus l’âge du rayon jeunesse (qui a dit qu’il y avait un âge pour lire de la littérature jeunesse XD moi j’adore ça que ce soit du côté de la bd ou des romans, une âme d’enfant sans doute…) Envie d’une pause grand-mère câline ? Je vous conseille la lecture de Mamette 😉


Des livres en cuisine bis challenge coréen

Rocky & Cie

Apprendre en s’amusant c’est un concept que j’ai toujours aimé. Alors quand l’éditeur m’a contacté pour me présenter la collection Rocky & Cie j’étais curieuse. Cette série de mini-BD destinée aux jeunes lecteurs a « pour vocation d’aider les enfants à gérer leurs soucis, leurs angoisses, leurs petits bobos tout en les divertissant. Elle met en avant des valeurs humaines comme la solidarité, le courage, la tolérance, le partage… » Présenté comme ça ça ne pouvait que donner envie de se faire une idée par soi-même.

J’ai eu le plaisir de découvrir cette collection à travers 2 albums : La Reine, c’est moi ! sorti le 1er septembre et L’anniversaire d’Enzo. Ces deux albums sont scénarisés par Stephan Valentin, docteur en psychologie spécialisé dans la petite enfance, et dessiné par
Jean-Claude Gibert.

Très honnêtement les couvertures aux couleurs criardes et le style du dessin ne m’attiraient pas vraiment, mais le concept me semble intéressant.

Sans être séduite par le graphisme, j’ai apprécié de voir l’effort fait par les auteurs pour présenter un groupe d’amis très hétéroclites. Fille de pharmacien ou fils de chômeur, métisse à la peau matte ou petite fille d’origine asiatique, cette clique de copains et varié tant par leur origines sociales, leur couleur de peau et leur caractères personnels. Chaque enfant peut ainsi plus facilement s’identifier tout en faisant passer au passage un message de tolérance et de fraternité. Bien que cela manque de subtilité et que les personnages correspondent à de gros cliché. La petite chinoise est une intello, le fils de prolo un peu gros et la fille de pharmacien une petite peste ultra gâtée… Peut-être aurait-il était sympa de mixer les codes et de présenter des personnages à contre courant des stéréotypes. Passé cette première impression, j’ai trouvé que les histoires proposées sont très simple mais efficaces. En tant qu’adulte je ne peut pas dire avoir pris plaisir à la lecture, mais ce n’est pas à moi que ça s’adresse. Ces bandes dessinées s’adressent à de jeunes enfants et leur racontent des histoires en lien direct avec leur quotidien et leurs préoccupations concrètes. Il ne s’agit pas ici de vivre des grandes aventures mais de se poser quelques questions sur la façon d’agir et régir dans la cours d’école, avec ses copains de classe, à la maison… bref ça leur parle de la vraie vie, avec des vrais inquiétudes d’enfant.

La reine, c’est moi ! montre les conséquences que peut avoir un comportement capricieux et tyrannique. Rosalie s’isole en voulant toujours imposer sa volonté à ses amis. Cette histoire permet à l’enfant de se positionner et comprendre ce que peut entraîner un comportement capricieux mais cela donne aussi des piste pour ceux qui ont un amis avec ce genre de caractère. Faire la part des choses, essayer de comprendre et de canaliser, ne pas se laisser influencer…

Quant à l’anniversaire d’Enzo, il touche un événement capital de la vie des enfants ordinaire du primaire : les fameux anniversaires ! Être invité ou ne pas être invité c’est toujours un drame shakespearien dans leur petites têtes. Enzo, qui est un bien gentil garçon, a beaucoup de mal a accepter que les camarades de classe préfèrent l’anniversaire d’un prétentieux plutôt que le sien. Mais il apprendra à relativiser et à se rendre compte que le plus important ce n’est pas être populaire mais avoir de vrais copains autour de soi.

Avec simplicité et humour ces deux petites histoires parlent aux enfants de leur problèmes quotidiens en donnant des portes de sorties et un regard positif. Mais alors, le message est-il passé ? Que sont devenues les petite bd une fois passées dans les main de Mimiko ?

En tout honnêteté elles ne font pas le poids face aux Légendaire (en ce moment il n’y en a que pour eux) mais Mimiko les a tout de même adopté et mise en place privilégié avec ses livres de chevet. Leur tout petit format en fait un objet facile à manipuler et à glisser près de soi.

Je dirais qu’en toute modestie ses petites bande dessinées remplissent leur rôle : aider les enfants à gérer leur quotidien en leur parlant de ses choses ordinaires qui les préoccupent. Une collection qui peut aussi être utile dans le bibliothèques des accueils périscolaires et les centres aérés. Et pourquoi pas en classe ?

⇒ retrouvez Rocky & Cie sur le site de l’éditeur


lecture 5 sur 6
lecture 5 sur 6

Sherlock Fox – pour les enfants, vraiment ?

c’est au rayon bd jeunesse que je suis tombé sur le tome 1 de Sherlock Fox (série prévue en trois tomes et dont le tome 1 date de 2014, aux éditions Glénat) avec Du Yu au dessin et JD Morvan au scénario. Il se trouve que nous venions d’emprunter les dvd de la série animé Sherlock Holmes (celle réalisé par un certain Hayao Miyazaki ) du coup je me suis dit qu’après avoir visionné la version chien de Sherlock, lire la version renard ça pouvait être sympa. Et puis, j’aimais bien la couverture :

Finalement, dès les premières pages on apprends qu’on n’a pas à faire au fameux Sherlock Holmes mais à Ney Quitsu, un renard commissaire de police surnommé Shelock Fox. (Vous avez bien sûr remarqué le jeu de mot sur le nom du personnage… moi il m’a fallu deux minutes pour percuter -_-‘ je trouvais ça un peu bizarre comme nom… XD).

Quand j’ai compris qu’il ne s’agissais pas de Sherlock Holmes j’étais déjà séduite par le dessin de Du Yu (que je découvre avec ce titre) et je n’y ai pas vraiment prêté attention. Je me suis laissé porter par le récit, dans ce monde peuplé d’animaux, ou Ney Quitsu nous assène de bonne paroles pleine de morale et de bon sens toute en menant ses enquêtes.

Peut-être la façon de faire passer le message manque de subtilité (elle en manque cruellement je dirais) mais cela colle assez bien à ce personnage un peu hautain, qui se place au dessus des autres par son grand sens de la morale et de la justice.

Je m’appelle Ney Quitsu.

Je suis commissaire de police.

Et je suis un renard.

Je sais ce que vous allez me dire : c’est un  lieu commun. Il m’a vallu le surnom de « Sherlock Fox ».

Le renard est connu pour être rusé, vif, beau parleur… tout ce qu’il faut pour être un bon enquêteur.

Mais faites attention, les lieux communs sont les meilleurs amis du racisme.

Et le racisme n’est pas une opinion… Mais un délit.

Le ton est donné depuis le début. Quitsu va nous faire la morale. Mais c’est plutôt une bonne morale : égalité, respect de la lois, ne pas laisser l’instinct animal gouverner ses actes, etc.

Le récit commence avec le dénuement d’une enquête. Ney Quitsu dévoile le coupable de l’affaire sur laquelle il enquêtait devant un parterre de suspect et nous raconte comment il l’a démasqué. On découvre à travers son récit la société dans laquelle évoluent les personnages. Une société d’animaux qui après des siècles de dur labeur ont réussi a bannir l’instinct animal afin de tous vivre en bonne entente.

A peine cette enquête banale conclue, Ney Quitsu se voit attribuer une nouvelle enquête beaucoup plus sensible : un cadavre est retrouvé. Et ce qui a causé la mort pourrait être le pire des tabou : de la zoophagie !

J’ai piqué cette bd chez les enfants avec en tête l’idée de la faire lire à Mimiko, mais… le ton y est vraiment pas pour des enfants de son âge. En dehors du crime de zoophagie que l’ont peut aisément assimiler au cannibalisme, c’est le ton générale du récit qui m’a un peu surpris. Comme cette scène dans les bois entre un lapin et une jument que je me voyais pas du tout expliquer à ma fille :

Tu me sens ?

Ma cherie, tu me sens ?

Je… … je t’aime

Mais ce n’est pas se que je te demande…

Oui, mais c’est la vérité

Tu ne veux pas me répondre

Ce n’est pas ça, mais…

Ou encore le discours de notre cher Quitsu qui traverse les bas fond

Mais la réussite la plus extraordinaire… c’est que nous avons su mettre fin à la sexualité dans le seul but de la reproduction.

Certains, encore aujourd’hui, trouvent cela d’une perversion hors du commun.

Pour ma part, je le vois comme la victoire ultime de la raison sur la passion.

Vous êtes sur que c’est bien une bd pour enfants ? Ou c’est moi qui suis prude ? XD

Bien que j’attendrais un ou deux ans avant de mettre (enfin remettre) cette bd dans les mains de Mimiko, moi j’ai passé tout de même un très agréable moment de lecture. La morale trop ostentatoire de Quitsu m’a surprise, comme le ton plus mature que ce que j’attendais, mais l’ensemble fonctionne très bien. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs, l’ambiance générale et la façon de raconter l’histoire. A la fin, j’avais envie de lire la suite. Dommage qu’elle ne soit pas encore sortie.

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sur le site de l’éditeur

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La cuisine de Mamette

Il y en a qui parlent d’albums qui fleurent bon la nostalgie et la cuisine de mamie (non, non, Laurette je ne pense pas du tout à toi… :p) et bien, l’album que je m’apprête à vous présenter et tout calibré pour ceux-là ! La cuisine de Mamette c’est un carnet de cuisine sous forme de bd où Mamette, une jolie mamie toute ronde, nous révèle quelques uns de ses secrets de cuisine tout en ce remémorant des souvenir passés : son enfance et autres anecdotes.

Mamette est déjà le personnage principal de deux séries : Mamette et Les souvenir de Mamette.

  

Je ne connais ni l’une ni l’autres. Au fait je ne connaissez pas du tout cette bd, ni son auteur, Nob. Je les ai découvert par hasard, en remportant cet album lors du dernier loto chez Loula. Une très jolie surprise. Cette bd, dont le style et le format en font une oeuvre jeunesse, est aussi un régal pour les grand. Les recettes font saliver (sauf la carbonara avec de la crème fraîche !) et Mamette avec son air jovial est toujours rigolote. Dès réception, la bd a été adopté par Mimiko qui la feuillette volontiers le soir en attendant que le dîner se prépare. Et souvent elle me demande de préparer une des recettes de Mamette. Chose que je n’ai pas encore faite, pas parce que ça ne me tente pas mais parce que l’occasion ne s’est pas encore présentée.

S’il est rigolo et appétissant pour les enfants, c’est aussi un véritable livre de recette avec tout bien expliqué comme il faut pur reproduire la recette chez soit très utile pour les grands aussi. Idéal pour un moment de partage parent/enfant autour de la cuisine ou pour les grand enfants qui veulent se mettre à la cuisine tous seuls (tout en s’amusant).

En tout cas il a trouvé une place privilégié dans notre bibliothèque livre de cuisine.

la première recette que je vais essayer

Un petit aperçu par ICI

Des livres en cuisine bis

Petit poilu à l’honneur

J’avais acheté un premier album de la série Petit Poilu à Mimiko et nous avions adoré : L’expérience extraordinaire.

Fort de cette première expérience heureuse Mimiko a choisi lors d’un récent passage en librairie (cet enfant va me ruiner !) un nouvel album : Le cadeau poilu. Et comme il n’y a jamais assez de Petit poilu à la maison, elle en a pris deux autres à la bibliothèque : Mémé bonbon et L’hôpital des docteurs Toc-Toc.

Elle aime toujours autant cette petites bête au poile hirsute et moi aussi. J’en profite donc pour vous présenter ces trois album en un seul billet.

Le cadeau Poilu :

Petit Poilu part de chez lui mais en chemin il est emmené par une cigogne qui le laisse tomber dans la cheminé d’une petite fille hyper gâtée. Aucun de nombreux cadeau que ses parents ne lui ont offert ne trouve grâce à ces yeux, mais quand la soubrette lui amène Petit Poilu sur un plateau elle enfin heureuse. Elle l’amène dans sa chambre et l’oblige à devenir sa poupée. Mais Petit Poilu ne se laisse pas faire. Rouge de colère elle le jette dans une réserve pleine de jouet abandonné. Petit Poilu commence s’amuser avec tous ses vieux jouets, ma la petites fille ne supporte pas l’idée qu’ils puissent s’amuser sans elle. Faisant fis de ces colères Petit Poilu invite tous ses nouveaux amis à jouer dans la neige. Peu à peu la petite fille capricieuse de décrispe et apprends à s’amuser avec les autres.

Une jolie histoire qui montre que cela ne sert à rien de faire des caprices et taper des crises pour obtenir ce qu’on veut. Mieux vaut être à l’écoute et apprendre à jouer avec les autres dans le partage. Mais aussi que ce n’est pas le nombre de jouets que l’on possède qui nous rends heureux. Petit Poilu est, lui, toujours aussi positif. Sans rancune il pardonne à la petite fille ses caprice pour devenir son ami et lui montrer en quelques sorte le chemin. C’est grâce à lui qu’elle apprends à jouer avec les autres. Mignon et drôle.

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Mémé Bonbon :

Dans cette aventure, Petit Poilu va avoir à faire avec un ersatz de la sorcière d’Hansel et Gretel, du mois c’est l’impression que cela me fait ^^

Chemin faisant il arrive dans une maison remplie de bonbons, ils commence à en manger tout plein et une gentille mémé toute de rose vêtue l’invite dans sa maison pour préparer ensemble un délicieux gâteau. Mais elle n’est pas aussi gentille qu’elle semble l’être ! Au moment ou il s’y attends le moins elle le jette dans la cave où elle l’oblige à travailler à la fabrication de bonbon avec un petit lutin esclave. Toujours aussi courageux, Petit Poilu sera trouver le moyen de d’évader et de libérer le pauvre petit lutin.

Celui-là est pas mal. Méfie toi des gentille mémé qui te donnent des bonbon. Tout le monde n’est pas aussi gentil qu’il ne semble l’être et il faut savoir rester sur ces gardes, tout en ayant le cœur ouvert pour ceux qui sont vraiment gentils comme le petit lutin.

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L’hôpital des docteurs Toc-Toc

Après avoir inhalé une mauvaise fumée, Petit Poilu se retrouve dans l’hôpital des Docteurs Toc-Toc, deux docteurs siamois complètement frappadingues. Un mauvais microbe se cache dans son corps et il faut le soigner. A l’hôpital il partage sa chambre avec un autre petit garçon malade, qui lui semble être hospitalisé depuis un moment déjà. Trois infirmières vont défiler pour soigner les 2 garçons, chacune à sa spécialité et quand la dernière arrive avec sa grosse seringue Petit Poilu panique. Mais son camarade de chambre sais lui redonner courage et il va surmonter ses peurs.

J’aime bien celui-ci qui dédramatise l’hôpital et les soins. Il est tout à fait calibré pour Mimiko qui n’affectionne pas les blouses blanches, comme sans doute beaucoup d’enfants. Les docteurs et les infirmières sont tous très drôles.

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Mimiko les adore tous.

Petit Poilu ~ L’expérience extraordinaire

C’est Mimiko qui a déniché cette album lors de l’une des nos sortie en librairie. Ce soir là elle m’avait dit « allez maman, on pourrais aller faire un tour en librairie toutes les deux. Juste pour regarder… On est pas obligé d’acheter… Sauf si tu est d’accord… » Elle connais sa mère, elle sait bien que je ne refuse jamais de leur acheter des livres… Bref je l’ai amené faire en tour en librairie, mais attention un seul livre alors choisi bien. Elle a choisi un album de Petit Poilu. Je ne connaissez pas.

L’album est complètement muet mais les dessins sont si expressifs qu’il n’y a point besoin de mots pour comprendre. Et comme il n’y a pas à lire, c’est Mimiko qui raconte. Elle aime bien de me raconter celui-là !

Petit Poilu se lève, prends son petit déjeuner et part sur le chemin de l’école. Du moins le supposons-nous à son cartable… En chemin il fait si chaud qu’il n’hésite pas à plonger dans une piscine qu’il croise sur le chemin. Mais c’est un piège ! La méchante Miss Divine veut l’utiliser pour des odieuses expériences visant à faire des garçons et des filles des sortes de monstres monomaniaque ne jouant qu’avec les jouet estampillé « garçon » ou  » fille ». C’est que Miss Divine a les idées étroites ! Mais Petit Poilu et sa nouvelle amie Ève ne vont pas se laisser faire. Hors de question de se laisser enfermer dans les stéréotypes ! Ils se rebellent et se libèrent.

Une petite histoire très drôle dont j’apprécie beaucoup le ton et qui vient pile poile (c’est le cas de le dire !) souligner mon propos, moi qui presque tous les jours je dois me justifier du fait que ce n’est pas parce que je n’ai pas les cheveux long que je suis pas une « vraie » femme, que « courir comme un garçon » ça n’a rien de mal. Ben oui, ma petite Mimiko a eu droit à ce genre de moqueries à l’école… Déjà la question de l’identité sexuelle n’est pas forcement simple mais quand en plus l’école s’en mêle ! Attention je ne veux pas parler là du système scolaire, j’ai rien à redire de ce côté là. En revanche, les petits camarades d’école ont l’air d’avoir les idées assez étroites, pas très porté sur la diversité sexuelle ou tous simplement la diversité des goût les bambins du quartier ! Moi je m’essouffle à force d’expliquer encore et encore. Alors Petit Poilu avec sa dose d’humour a bien mieux fait passer le message que mes longues explications idéologiques sur l’égalité, le respect etc. En tout cas elle a parfaitement illustré !

Avant j’avais droit à des « mais pourquoi tu a coupé tes cheveux, maintenant je vais t’appeler papa ! » à « je préfère quand tu as les cheveux long mais t’a le droit, si tu veux… Mais pas moi ! » C’est déjà un progrès 🙂

En dehors du sujet qui ici, drôle de hasard, nous touche beaucoup, cet albums nous a plu. Les dessins sont très simple mais expressifs, il y a beaucoup d’humour et le fait qu’il n’y ai pas de texte permet à l’enfant de se raconter sa propre histoire. Découpée en case comme un bande dessinée classique c’est aussi une bonne introduction à la BD. L’enfant apprends à lire la succession de cases en attendant de pouvoir y ajouter du texte. Et avec une famille comme la sienne, Mimiko ne pouvait pas échapper au phénomène BD. Après avoir zieuté dans la collection de maman et de « grande sœur » elle veut maintenant se faire sa propre collection avec des albums qu’elle choisit elle-même. Je pense que de nouveaux Petit Poilu viendrons bientôt l’enrichir.

Petit Poilu – tome 15

Pierre Bailly au dessin

Céline Fraipont au scénario

Dupuis, collection Puceron

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