Archives du mot-clé BD jeunesse

Calpurnia [bande dessinée]

C’est par une fin d’après-midi, douce et agréable, à l’ombre d’un prunier, que j’ai enfin pris le temps de lire et apprécier le premier tome de Calpurnia, une bande dessinée de Dalphné Collignon (d’après le roman de Jacqueline Kelly) sorti récemment chez Rue de Sèvres.

Le cadre bucolique de mon jardin offrait l’écrin idéal pour une lecture très… naturaliste !

Calpurnia est une jeune fille de 13 qui vit au Texas avec sa famille. Une famille bourgeoise du XIX. Le père possède une petite plantation, le grand-père passe ses journées dans son laboratoire au fond du jardin, la mère mène à la baguette cette maison que Calpurnia partage avec ses 6 frères. 6 frères !! Un cadre qui, au grand dam de la mère, ne favorise pas la féminité de sa fille. Si sa mère rêve de faire de Calpurnia une jeune fille bien élevée, jouant du piano et ayant une conduite impeccable, Calpurnia préfère de loin gambader dans la forêt et observer les animaux. Calpurnia veut devenir naturaliste.

Tout commence comme un jeu, quand le grand frère adoré offre à Calpurnia un beau cahier pour jouer à l’apprenti naturaliste. La jeune fille se prend au jeu et chaque jour y note ses observations, mais un jour, une question l’obsède, pourquoi y a-t-il de plus en plus de sauterelles jaunes et de moins en moins de vertes ? Pour trouver une réponse, Calpurnia se tourne vers cet étrange grand-père qui l’impressionne et la rencontre entre les deux se fait enfin. Calpurnia découvre un grand-père érudit qui aime partager son savoir. Le grand-père découvre que Calpurnia a un sens de l’observation aiguisé et une véritable envie d’apprendre. À partir de ce moment, les deux vont passer de plus en plus de temps ensemble à observer la nature.

Entre un papillon et une fleur, notre apprentie naturaliste nous raconte, un peu à la façon d’un journal, sa vie de famille. Les béguins de ses frères, les villes histoires du grand-père, l’école… C’est par petites touches que l’on découvre la vie de la jeune fille et celle de la bourgeoisie rurale du Texas de l’époque.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, qui est à la fois légère et intelligente. Calpurnia est une jeune fille très attachante, curieuse et forte, loin de se contenter d’un avenir de potiche que pourrait lui réserver sa condition de fille, elle a des rêves. Elle veut devenir naturaliste, et s’intéresse aux sciences bien plus qu’à la mode. Et dans sa soif de savoir, elle trouve des alliés. Dans sa famille, hormis peut-être la mère qui aimerait qu’elle soit plus sage, personne ne semble s’offusquer de l’ambition de la jeune fille. Le grand-père décide même de nourrir sa curiosité en l’amenant avec lui lors de ses sessions d’observation.

Les voir observer la nature donne d’ailleurs envie de les imiter. Ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai aussi ce penchant que j’ai trouvé cet aspect du livre très agréable ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvais ça plaisant d’observer une héroïne qui aime les insectes.

Mais il n’y a pas que le naturalisme dans la vie de Calpurnia, les petites anecdotes de familles sont aussi touchantes et amusantes. J’ai beaucoup aimé l’histoire du grand-père et de la chauve-souri.

Le dessin, noir blanc et sépia, rappelle un peu l’ambiance des vieux albums photo, nous ramenant en un clin d’œil à l’époque du récit. Le récit s’articule comme un journal intime et nous feuilletons cet album comme si nous avions entre les mains le cahier de Calpurnia, nous y trouvons les cases traditionnelles de la bande dessinée, mais aussi les descriptions et les croquis qu’aurait fait la jeune fille. Le tout est bien dosé et rend la lecture agréable et ludique.

Une très jolie bande dessinée, un album épais qui ne nous laisse pas sur notre faim, mais qui donne quand même envie de lire la suite, de retrouver Calpurnia et ses observations naturalistes.

L’album m’a également donné envie de découvrir le roman. J’ai hâte de voir ce que Mimiko va penser de cette bande dessinée.

Calpurnia, tome 1 sur le site Rue de Sèvres

le roman publié chez l’école des loisirs

le site de Daphné Collignon


Challenge un max de BD en 2018 challenge petit BAC 2018

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Ultraviolette se rebiffe

Hier je vous parlait de Tine & Junior, une bande dessinée jeunesse des éditions Frimoüsse. Aujourd’hui je vous en présente une autre mais, malheureusement, Ultraviolette n’a pas fait mouche chez nous.

Couverture 2018

Violette vit sur une péniche avec son père. Un jour, elle reçoit un cadeau tout pourri avec un petit mot très méchant. Cela semble venir de son meilleur ami, ni une ni deux, elle file chez lui pour une petite discussion, mais ce n’est pas lui. Qui peut donc avoir envoyé ce mot ? Et pourquoi la mairie voudrait-elle que la péniche déguerpisse ? Coïncidence ? Ultraviolette mène l’enquête.

Je n’ai pas vraiment accroché avec cette bd jeunesse. Que ce soit le dessin ou l’histoire, cela m’a laissée assez indifférente. Je n’ai pas trouvé les personnages attachants et l’intrigue du récit ne tient pas vraiment en haleine. Quant au dessin, il est très particulier et si je ne l’ai pas trouvé désagréable, la magie n’a pas opéré.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?


chut les enfants lisent

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Tine & Junior – Les géants de pierre

J’ai eu la chance de lire plusieurs albums jeunesse des éditions frimoüsse et je n’ai jamais été déçue. J’étais très curieuse de découvrir leur collection BD Mousse. Je vais vous parler de Tine & Junior, Les géants de pierre, le premier titre de leur collection bd que je vous présente, avec Ingrid Chabbert au scénario et Brice Follet au dessin.

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Tine et Junion partent à la montagne avec leur cousin chez le grand-père. C’est en traîneaux qu’ils rejoignent le chalet où les attend une bonne fondue. Mais ce qui devait être de belles vacances risque de virer au drame. Après le dîner, le grand-père fait un malaise et ne se réveille plus.  Les enfants n’ont pas le choix, faut trouver un médecin. Ils attellent le traîneau et partent dans la nuit. Une rencontre magique les attend.

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Les personnages sont assez stéréotypés : l’intello a des lunettes, la gentille c’est une fille et le chamailleur fait une tête de plus que l’intello. Pas très original comme trio. Mais ils sont sympathiques. Toujours promptes à se chamailler, mais ils n’hésitent pas à se serrer les coudes et à se protéger les uns les autres.

C’est un peu court pour bien faire monter la tension, mais c’est une jolie histoire, on apprend quelques petits trucs sur le Tibet et, en refermant ce tome, l’envie de découvrir les autres aventures de Tine & Junior est là.

⇒ acheter sur Decitre 

Brice Follet (sur facebook)

Ingrid Chabbert (sur facebook et twitter)

⇒ les éditions frimoüsse

 

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Le diable aux trois cheveux d’or (en trois services)

D’un conte trois coup ! Je vous propose 3 versions du conte des frères Grimm : le Diables aux trois cheveux d’or.

Dans un village, dans une famille très pauvre, né un petit garçon coiffé, un garçon de la chance. Une sorcière qui passe par la prédit qu’à 14 ans il épousera la fille du roi. Mais le roi ne l’entends pas de cette oreille là et décide de se débarrasser du bébé en le jetant dans la rivière. Mais le bébé est trouvé et élevé par le meunier et son épouse.

L’année de ses 14 ans, le roi passe par hasard chez le meunier et découvre que le garçon est toujours en vie, il imagine alors un stratagème pour tuer le garçon. Son plan échoue encore et quand il rentre au château il découvre que le jeune homme a épousé sa fille. Furieux il envoie le garçon chercher les 3 cheveux d’or du diable, sûr que celui-ci ne réussira jamais à revenir de l’enfer. Mais le garçon de la chance à plus d’un tour dans son sac et il reviendra avec mes 3 cheveux d’or et bien plus encore.

une bande dessinée

Commençons avec une version en bande dessinée de Cécile Chiacault publié par Delcourt.

Image associée

Cécile Chicault propose le conte dans sa forme classique. Le dessin, de 1999, date un peu mais ça reste agréable à lire. Cela m’a justement fait penser à certaines bd jeunesse que je lisais gamine par l’ambiance et le graphisme.

La série compte 6 contes des frères Grimm. Je n’ai lu que celui-ci, étant tombée par hasard sur le tome d’occasion.

Une lecture que j’ai trouvé sympathique parce que je ne connaissais pas ce conte mais qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site des éditions Delcourt

Cécile Chicault

une version audio :

Si vous ne connaissez pas encore se compte vous pouvez rapidement le découvrir grâce à cette version audio lue par Nathalie Mussard, une voix agréable et une lecture sans chichi.

J’en avait trouvé une autre version avec plusieurs voix et pour le coup plein de chichi (bruitages divers et variés), je trouvais cette version marrante mais Mimiko ne l’a pas aimé. Elle a préféré la versions ci-dessus. Elle n’a pas du tout aimé les effets sonores de cette deuxième version audio

J’ai trouvé ces version en cherchant la version originale du conte puisque je l’ai découvert avec la bande dessinée. En là je suis aussi tombé sur un dessins animé.

un dessin animée :

Simsala Grimm est une série animée allemande qui reprend les contes des frères Grimm en 52 épisodes de 25 minutes. Je connaissais cette série par l’un de ses épisodes que ma fille avait en dvd. Je ne suis pas franchement fan, le graphisme est assez banal et l’animation grossière. Sans parler du fait que les contes sont assez librement adapté. Dans les 3 cheveux d’or du diable on passe sur tous le préliminaire, la naissance de l’enfant et la raison pour lequel le rois veux s’en débarrasser. Du coup on comprends pas bien pourvoir il voudrait le faire exécuter.

La série a néanmoins le mérite de faire découvrir des contes traditionnels.

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  chut les enfants lisent

 

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Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

sur le site de l’éditeur


Challenge un max de BD en 2018 British mysteries 2016_2.jpg petit bac

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Basil et Victoria

Si les premières pages d’Alvin m’avaient choqué par leur ton cru que dire Basil et Victoria de Edith et Yann, sorti chez Les Humanoïdes Associées. De tout évidence cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu de BD jeunesse !

Basil et Victoria sont deux petits vagabonds qui arpentent les rues du Londres du XIX. Et pour les petits vagabonds la vie et loin d’être un long fleuve tranquille. Les bas fond sont malfamé et Basil et Victoria sont amené à fréquenter des gens peu fréquentables.

Couverture de Basil & Victoria -5- Ravenstein

J’ai découvert la série avec le tome 5 que j’ai emprunté à la bibliothèque. Cela faisait un moment que je la voyais dans le rayons jeunesse et après m’être lancé dans le challenge British Mysteries je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir.

Edith et Yann sont deux auteurs français mais cette série est tout à fait dans l’ambiance des British Mystéries, nous sommes à Londres, la reine Victoria est sur le trône et ce n’est pas les mystères qui manquent dans la vie des deux jeunes vagabonds. Dans le tome 5, c’est un étrange monstre qui prends la forme d’un grand corbeau qui inquiète les enfants. Victoria va tomber amoureuse d’un beau ramoneur/voleur et va rejoindra ça bande tandis que Basil va être engagé pour retrouver les corbeaux de la tour de Londres. L’avenir de l’empire britannique en dépend !

Bien qu’il s’agisse du cinquième tome, cela ne m’a pas empêché de suivre l’histoire qui est complète. Cela m’a même donné envie de lire les autres tomes de la série. Série de 7 tomes sorti de 1990 à 2007.

Comme j’avais bien aimé ce cinquième tome je suis retourné à la bibli et j’ai emprunté les premiers tommes. Cette fois je les ai lu dans l’ordre ^^

La première chose qui m’a frappé dans le tome 1 c’est le dessin, il n’est pas exactement pareil. Il a une patine très différente même si on reconnais tout de suite les personnages.

Couverture Basil et Victoria, tome 2 : JackDans le premier tome, on découvre Basil et Victoria et leur vie dans les bas fond londoniens. Il vivent de petits larcin et de chasse au rats. Et les rats ça ne manque pas ! Un gars très louche leur propose de se faire un bon paquet d’argent en lui ramenant une jeune fille hindou qui s’est échappée de chez elle. C’est para hasard que Basil tombe sur elle. Si leur projet est dans un premier temps de la ramener chez elle pour gagner du fric, ils changent d’avis quand il découvrent les raison de sa fuite. Sur les marmots plane l’ombre de Sherlock Holmes. On ne le verra pas, en revanche les enfants vont avoir à faire au Dr Watson (pas vraiment montré sous un très bon jour).

Si l’ombre de Holmes plane sur le scénario du tome 1, c’est Jack l’éventreur qui hante le deuxième tome. Faut dire que ce sont deux figures incontournables du Londres de la fin du XIX. Une autre figure fait fait une apparition : Dickens en personne !

Entre une référence et l’autre, on suis les aventures des enfants, toujours aussi débrouillard et mal éduqués.

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British mysteries 2016_2.jpg

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Alvin

Des immigrés qui travaillent sur les chantiers de New York, un bistrot pas recommandable, des prostitués, des orphelins, le souvenir d’un ami disparu, un ecclésiastique fanatique, le bayou et sa misère,  un môme et un ours mal léché. Les ingrédients d’une BD jeunesse ? Exactement ! En tout cas ce sont les ingrédient choisis par Dillies (au dessin) et Hautière (au scénario) pour ce diptyque publié chez Dargaud.

Je ne sais plus qui m’avais dis du bien de cette BD, mais je me souvenais en tout cas qu’on me l’avait conseillé. Je donc emprunté le premier tome, et passé la surprise des premières pages (faut dire qu’on croise pas tout les jours des prostitués au rayon jeunesse), j’ai vraiment accroché au premier tome. Tant et si bien que je l’ai aussi tôt rapporté à la bibli pour emprunter le second et dernier tome.

Tout commence dans la ville de New York pendant une des guerres, j’ai pas trop saisi laquelle, mais une qui fait rage en Europe. Gaston, un gros ours mal léché, travaille avec d’autres immigrés venu de la vielle Europe sur les chantiers de New York. Il fréquente Purity, une belle prostitué originaire du sud des Etats-Unis. De lui il ne dit jamais rien, mais d’elle il sait presque tout. Quand la belle meurt suite aux violence d’un client (oui, oui c’est une bd jeunesse), Gaston lui promet de s’occuper de son fil Alvin. Mais trouver une famille pour Alvin ça ne sera pas si facile. Gaston décide de rechercher la famille du gamin dans le sud et ils partent ensemble pour traverser le pays. En chemin il font de bonnes et de moins bonnes rencontres. Le gamin, insatiable, pose trop de questions. Sous son air bougon Gaston s’attache au petit. Une aventure à travers la vielle Amérique, qui nous parle du racisme, de la xénophobie, de la peur de l’autre, qui nous apprends la tolérance et la solidarité.

-On peut condamner quelqu’un pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est .

-Sauf si c’est un con !

-Non, Alvin… Même pas si c’est le dernier des cons.

 

Vous l’aurais compris, le ton est ici assez cru, et les circonstance de cette histoire sont très dures, mais pour adoucir le propos et lui donner un aspect métaphorique, ce sont des animaux qui nous parlent à travers un dessin plutôt stylisé et sympathique.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette BD en 2 tomes. Elle raconte une histoire classique, qui rappelle les vieux romans ou les vieux road movies américains, qui malgré sa dureté fait passer de très beau messages. Mais ce qui ai plaisant ce n’est pas tant le message mais le talent avec lequel il est mis en scène. L’histoire est prenante et bien rythmé. Fermé le premier volet, on a envie de découvrir la suite de l’aventure. Et les dialogues sont très bien tournés. C’est drôle et touchant.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo, Yvan, Noukette


challenge petit BAC 2018Challenge un max de BD en 2018 chut les enfants lisent

Quel est le rapport entre cette BD et l’histoire Afro-Américaine, me direz-vous. Et bien, je trouve que cette BD a toute sa place dans se challenge car sans jamais vraiment nommer les choses il nous parle de la ségrégation et de la misère dans laquelle vivent les noirs (ceux qui ont un bec) dans le sud des Etats Unis. Et les clins d’œil à la culture afro-américaine et l’importance de la musique dans celle-ci sont vraiment amusant.

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L’homme Montagne

C’est en lisant l’avis de Kiba-chan que j’ai eu envie de découvrir cette BD, il m’aura fallu plus de deux ans pour passer le cap et l’emprunter enfin à la bibliothèque. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Je l’ai feuilleté plusieurs fois mais je le reposait ou je l’empruntais sans le lire. Bref le moment n’étais pas encore venu pour moi de le lire.

Homme Montagne

Puis un beau matin je l’ai lu et je l’ai aimé. Les dessin sont d’une grande douceurs, j’ai beaucoup aimé les couleur. Le propos est aussi très touchant, et bien tourné. C’est je pense ce dernier aspect, plutôt philosophique, que je redoutais. Combien de contes philosophiques m’a-t-on conseillé ! Que de déception ! Mais pas ici, non. Les propos sont bien amené avec une touche onirique qui rend la réflexion très poétique.

On suis un enfant, dont le vieux grand-père ne peut plus voyager. Les hautes montagnes qui ont poussé sur son dos sont devenues trop lourdes. L’enfant part donc seul, pour la première fois, pour aller chercher le plus puissant des vents afin qu’il aide son grand-père dans son ultime voyage. En route il sera de belles rencontres, il s’interrogera sur ses racines et découvrira la beauté de l’amitié.

Un joli conte philosophique écrit par Séverine Gauthier et illustré par Amélie Fléchais, publié par Delcourt, dans sa collection jeunesse.

Ce conte philosophique ne déroge pas au défaut du genre et nous explique ce que nous aurions du comprendre tout seul (et ça, ça m’énerve) mais il amène une jolie réflexion, servi dans un très beau décor, avec de très belle illustration et suffisamment de subtilité pour que je lui pardonne l’ultime explication qui était à mon sens bien inutile (cf la dernière planche).

Une très jolie lecture, mais je n’irais pas jusqu’au coup de cœur.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Kiba-chan, Noukette, Moka et Jérome


challenge petit BAC 2018 Challenge un max de BD en 2018 

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Achats livresques #3 – Octobre 2017

Ce mois-ci j’ai craqué pour

BD, manga & Co

Le mari de mon frère T.2 L’Île errante - Latitudes T01 Couverture L'enfant et le maudit, tome 3

côté manga, une nouveauté à côté de laquelle je ne pouvais pas passer (j’en avais parlé ICI) et quelques suites que je tardais à m’offrir.

Légendaires. World Without : Le Royaume des larmes Les Légendaires T13 : Sang Royal

Le dernier Légendaires pour Mimiko. Je ne pouvais pas y échapper.

7 Nains

Déniché d’occaz, en vue du mois des contes et légendes (que je compte organiser début 2018)

Pico Bogue

Encore une pépite trouvé pour trois fois rien. ♥

Couverture Les mémoires de Vanitas, tome 1

Un cadeau pour Yomu-chan (que je vais lire avant de lui offrir quand-même :p )

Couverture Monstress, book 2

et un comics pour finir le mois en beauté (maté moi cette couv !! )

Romans jeunesse

Le journal d'Aurélie Laflamme Tome 7 : plein de secrets  Couverture Edgar Destoits, tome 1 : L'étrange affaire du loup de la nuit

du girl power pour ma petite nièce et du fantasy pour ma petite Mimiko.

Beaux livres

Couverture Le livre secret des vampires Couverture Encyclopédie des revenants et des non-morts : Fantômes, vampires et zombies

une trouvaille et une campagne Ulule pour le Challenge Halloween.

Résultat de recherche d'images pour "matin arbre aïcha"

Et une autre campagne Ulule pour la poésie 🙂

Et aussi…

Résultat de recherche d'images pour "minecraft ender guide" Résultat de recherche d'images pour "le journal de mickey hors serie mythologie"

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Alisik – tome 1

Aujourd’hui c’est BD. J’ai déniché cette bd, au rayon jeunesse de notre bibliothèque. Je flânait dans le rayon quand je suis tombé par hasard sur le premier tome d’Alisik de Helge Vogt et Rufledt Hubertus, publié chez Le Lombard. Cette bd, avec son ambiance gothique me semblait bien coller au thème du mois d’octobre.

Tout commence dans un cimetière, une belle jeune fille se réveille dans une tombe, une étrange troupe de fantôme est là pour l’accueillir. Alisik est morte, mais va-t-elle accepter cette terrible nouvelle ? Coincée dans ce cimetière avec les autres « post-mortem », des âmes pas encore prêtes pour l’ultime voyage, Alisik n’a aucun souvenir d’avant sa mort. Dans ce cimetière elle rencotre un jeune homme aveugle qui peut l’entendre.

L’ambiance est au poil, fantôme, cimetière, le monde de la nuit… il y a même des chats noirs. Et en plus ça se déroule à la période d’Halloween. Que demander de plus ? Ben, tout le reste. Si le graphisme, entre gothic kawaii et esthétique à la Burton n’est pas sans charme, je n’ai pas totalement accroché à l’histoire. Je n’ai pas trouvé les personnages touchants et on n’apprends pas grand chose dans ce premier tome. Il y a bien un petit mystère qui semble se profiler à la fin mais pas assez de tension pour me donner envie de lire la suite.

Je ne dirais pas que j’ai été déçue mais c’est une lecture que j’aurais vite oublié.

Malgré tout vous avez envie d’en savoir plus ?

sur le site de l’éditeur

→ Vogt Helge : site, twitter, facebook


 chut les enfants lisent

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