Archives par mot-clé : BD jeunesse

Zombillénium

C’est après avoir vu l’adaptation animée que j’ai eu envie de lire la série Zombillénium d’Arthur de Pins publiée chez Dupuis. Le RAT d’Halloween était le moment idéal pour enfin m’y plonger. Et j’ai carrément accroché.

Couverture Zombillénium, tome 1 : Gretchen

Dans une petite ville quelques part en France, un vampire, Francis von Bloodt, dirige un parc d’attractions pas comme les autres. Ici ce sont de vrai zombi, vampire et autres morts-vivants qui travaillent. L’épouvante est à la mode et les visiteurs venus chercher des frissons dans les différentes attractions ne manquent pas, mais… ça devient mou. Les gens n’y croient plus. Ils prennent les zombis pour de mauvais acteurs mal maquillés. Il faut du nouveau.

Les choses vont changer le jour où Aurélien, un jeune homme en pleine crise autodestructrice après une séparation douloureuse, se fait embaucher bien malgré lui. Mordu à la fis par un vampire et un loup-garou, Aurélien va devenir très impressionnant. Et de fil en aiguille la nouvelle attraction phare du parc.

Mais Aurélien est encore un jeune mort et a du mal à se maîtriser. Entre dérapages et zombi mécontent,  Francis à du pain sur la planche pour tenir son Parc, c’est qu’un très triste sort attend ceux qui ne serait pas à la hauteur.

Couverture Zombillénium, tome 2 : Ressources humaines

Dans le dernier tome paru, le Parc doit faire face à un danger venu d’ailleurs, le grand patron à envoyer un jeune vampire de La Nouvelle-Orléans reprendre les choses en main. Qu’est-il venu faire au juste.

Couverture Zombillénium, tome 3 : Control freaks

Un dernier tome qui laisse vraiment sur sa faim ! Heureusement, la suite est prévue pour le mois prochain. Comme quoi j’ai bien fait d’attendre pour le lire :D. Parce que bon, le tome 3 date de 2013, on peut dire que la suite s’est fait attendre.

J’ai beaucoup aimé cette BD, c’est sympa, léger. Le dessin est très agréable. Les personnages sont attachants et on est vraiment pris par l’histoire. Une lecture détente idéale pour cette période d’Halloween.

sur le site de l’éditeur

 Amazon Decitre ou votre librairie préférée

 Le Journal Spirou n°4149


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Alisik – tome 2 et 3

Quand j’ai lu le programme du Challenge Halloween 2018, j’ai tout de suite pensé à Alisik pour le rendez-vous BD au cimetière. J’avais d’ailleurs présenté le tome 1 lors du challenge Halloween 2017.

Alisik est une BD allemande en 4 tomes (un par saison) que l’on doit à 2 auteurs allemands : Hubertus Rufledt au scénario et Helge Vogt au dessin, sortie chez Le Lombard.

J’ai découvert cette BD au rayon jeunesse de la bibliothèque. Si à première vue je ne suis pas vraiment le public cible, elle colle si bien au thème d’Halloween que je ne pouvais pas passer à côté.

Couverture Alisik, tome 2 : Hiver

Le premier tome ne m’avait pas vraiment marqué, je l’avais trouvé assez fade et ne m’avait pas donné envie de lire la suite. Je n’y avais d’ailleurs plus repensé jusqu’à ce que le thème du cimetière ressorte et que je me dise : « tient, c’est amusant, ma lecture de l’année dernière serait parfaite ». Je n’étais resté là, sans avoir l’intention de chercher la suite. Mais, la suite s’est jetée sur moi lors de ma dernière visite à la bibliothèque. Je ne pouvais quand même pas lui refuser un petite lecture 😀

Et franchement, je ne regrette pas. C’est une petite BD sans prétention qui ne me marquera pas dans le temps, mais ces deuxième et troisième tomes m’ont fait passer un bon moment. Pour preuve, je les ai enchainés et j’aurais aussi lu le quatrième si je l’avais eu sous la main.

L’histoire prend un peu plus forme, et s’il n’y a pas vraiment de surprises dans les rebondissements, ça donne tout de même un peu plus de sens à l’ensemble. Il y a quelques passages un peu too much, je pense notamment au passage avec un monstre dont la présence est tout à fait inutile. Mais, j’apprécié les flash back qui racontent les passés des compagnons d’infortune d’Alisik et qui nous font mieux comprendre ce que sont les post-mortem et pourquoi les portes de l’au-delà leur sont fermées.

Côté dessin on est toujours dans le gothique avec la jolie Lolita à joues rouges. Là encore, je trouve ça too much mais c’est tellement Halloween que le lire à cette saison ça met dans l’ambiance.

Couverture Alisik, tome 3 : Printemps

Bref, une petite lecture qui sera vite oubliée, mais qui est parfaite pour la saison. Fantôme, cimetières, chats noirs sont au rendez-vous.

sur le site Le Lombard

⇒ Helge Vogt (instagram)

 ou Amazon  ( tome 1tome 2tome 3)

ou dans votre librairie habituelle 😉


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Les croques, tome 1 : Tuer le temps

C’est sous l’impulsion de Blandine, qui m’a proposé de la rejoindre pour une lecture commune en sa compagnie et en compagnie de Noukette, que je me suis lancé dans la lecture du premier tome des Croques de Léa Mazé (les éditions de la Gouttière). Et je dois dire une chose : merci Blandine ! 🙂

J’avais repéré cette bande dessinée en suivant l’actualité de Léa Mazé sur facebook (j’aime beaucoup cet auteur), mais je n’y pensais plus. Et pourtant cette BD tombe pile-poil dans le thème du challenge Halloween de cette semaine : le cimetière. Je remets donc à samedi le billet que j’avais initialement prévu pour laisser place aux Croques et à notre lecture commune.

Couverture Les croques, tome 1 : Tuer le temps

Croque-mort et Croque-Mitaine, c’est ainsi que leurs camarades de classe nomment Colin et Céline. Dans le collimateur des profs, harcelés par leurs camarades, les jumeaux ne trouvent pas leur place au collège. Chez eux ce n’est pas mieux. Leurs parents qui travaillent et vivent aux pompes funèbres juste à côté du cimetière n’ont pas vraiment de temps pour eux. Si ce n’était que le temps, qui leur manquait… Ce qu’il leur manque, surtout, c’est le sourire et la joie. La mine de circonstance qu’implique leur travail a fini par déteindre sur eux. Ils font la gueule, affichent un sérieux excessif et ne s’adressent aux jumeaux que pour les réprimander. Les rires d’enfants ça fait mauvais genre dans un cimetière.

Mais il y a au moins un adulte qui leur apporte un peu de réconfort, le gaveur de pierres tombales leur lance un défi pour leur changer les idées : découvrir ce qui se cache derrière la marque V inscrite sur une tombe. L’enquête commence comme un jeu, mais il se pourrait bien que la marque cache un vrai mystère.

J’ai dévoré ce premier tome. On ne peut qu’éprouver de l’empathie pour les  jumeaux qui, s’ils ont en effet un côté agaçant (ils ne s’expriment qu’en criant), se retrouvent vraiment isolés et incompris de leurs parents absorbés par leur travail.

Dans ce premier tome, l’histoire commence doucement. On fait connaissance avec les jumeaux, on découvre leur environnement et leurs proches. Et puis tout s’emballe avec une piste sérieuse sur le mystère de ce V gravé sur les tombes. Les gamins vont  se retrouver mêlés à une histoire dangereuse. On referme ce premier tome avec l’envie de lire la suite, vite !

Côté dessin que dire, j’adore. Les couleurs, le trait, tout, j’aime tout. Et je serais bien en peine d’expliquer pourquoi. C’est joli, ça dégage une ambiance automnale, un peu mélancolique qui me fait penser aux vieux clichés sépia.

Sommes-nous dans un récit policier ou fantastique ? Je pencherais pour la première hypothèse, mais il se pourrait bien que l’imagination débordante des deux adolescents nous entraîne dans une autre atmosphère puisqu’ils ne jurent que par les histoires de zombi et de vampires. Hâte de découvrir ce que le prochain tome nous réserve !

⇒ à lire aussi les avis de Blandine et Noukette

sur le site des éditions de la Gouttière

Léa Mazé (instagram, facebook)

 ou Amazon ou Decitre ou dans votre librairie habituelle 😉


 

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Eden – tome 1 : le visage des sans-nom

Ce qui m’avait le plus attiré dans cette nouvelle série publiée par Rue de Sèvres, c’était la couverture et ses couleurs. J’aime beaucoup le dessin et l’ambiance qui s’en dégage.

Dans ce premier tome, on découvre un univers dystopique. La société est divisée en 2 castes. D’un côté il y a une caste privilégiée qui dirige la société. La sélection se fait par un examen que tous les adolescents doivent passer. Ceux qui réussissent, intègrent une école où on leur enseigne à diriger le monde, ceux qui échouent, rejoignent la caste des sans-noms (et sans pouvoir), les petites gens qui obéissent et triment. Cela peut sembler assez égalitaire puisque tout le monde passe ce fameux examen. Mais est-ce vraiment le cas ? Le jeune héros est sur le point de passer cet examen, il étudie auprès d’un vieil homme dans l’espoir de mettre un maximum de chances de son côté, mais tout le monde ignore en quoi consiste l’examen, difficile de s’y préparer. Mais il y a un espoir, après tout sa sœur ainée a réussi l’examen et vit maintenant avec la haute société.

Sauf que tout cela n’est qu’une immense mascarade pour faire croire aux gens du peuple qu’ils ont une chance de s’élever vers les castes supérieures. Une illusion pour mieux les contrôler. Mais cela ne semble pas si bien fonctionner. De plus en plus de gens se révoltent contre le pouvoir absolu le la caste privilégiée et différentes organisations tentent de se rebeller. Jonas, notre jeune héros se retrouve mêlé à ses rébellions bien malgré lui. Il découvre que les choses ne sont pas tel qu’il les avait imaginés et aussi bien sa sœur que son père sont mêlé à la rébellion, où plutôt à des rébellions.

Un premier tome qui pose le décor et nous fait découvrir cet univers inégalitaire. On fait connaissance avec Jonas et son entourage. Cet univers dystopique est plutôt classique, mais non sans intérêt. La lutte des classes est un grand classique qui ne se démode pas. Sans être particulièrement original, l’univers de cette bd jeunesse n’en est pas moins intrigant. On veut savoir comment le héros va se positionner après que la supercherie de l’ordre établi lui ait été dévoilée. Plusieurs pistes sont amorcées dans ce premier tome, plusieurs groupes semblent vouloir déstabiliser le pouvoir. Est-ce que ces groupes sont unis ? Est-ce que chaque groupe agit indépendamment ? Comment vont-ils pouvoir déstabiliser le pouvoir. Quelles sont les réelles motivations de chaque groupe. Quel rôle le héros et sa sœur vont pouvoir jouer ? Autant de questions qu’on se pose et qui donnent envie de lire la suite.

Un premier tome agréable qui fait beaucoup de promesses, la suite amènera-t-elle le pep qui manque un peu à ce premier tome ?

⇒ sur le site Rue de Sèvres

Carole Maurel (et son twitter)

Fabrice Colin (et son twitter)

→ à lire aussi l’avis de Noukette

 sur Amazon et Decitre


Challenge 1% 2018 challenge petit BAC 2018

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Le fantôme des Canterville [BD jeunesse]

Je n’ai emprunté cette BD que parce qu’elle collait parfaitement au rendez-vous BD de cette première semaine du challenge Halloween dédié aux fantômes (le rendez-vous c’était hier, mais je n’ai pas eu le temps de publier mon article à temps 😅 ).

Fantôme des Canterville

En effet, visuellement je n’étais pas vraiment attirée par sa couverture. Mais puisqu’il s’agit d’une adaptation d’une Oeuvre d’Oscar Wilde, je me suis dit que ça pouvait être intéressant.

En réalité, d’Oscar Wild je n’ai lu qu’un roman, le portrait de Dorian Gray. Mais ce roman m’a fait une très forte impression. Il y a deux ans j’ai d’ailleurs craqué pour la version non censurée, mais… je n’ai pas encore trouvé le temps de m’y plonger.

Mais, revenons au fantôme des Canterville. La nouvelle originale a été publiée en 1887. Cette adaptation en BD jeunesse on la doit à Jean-Luc Cornette (scénario) et Christophe Hanze (dessin) et est sorti chez Delcourt jeunesse en 2003.

Je ne suis pas vraiment fan du dessin, je le trouve trop caricatural. Quant à l’histoire, ne connaissant pas la version originale, je ne peux que parler de l’adaptation qu’en fait Jean-Luc Cornette. Le fantôme est plus ridicule qu’effrayant. Il essaye de faire peur à la famille d’Américains qui a acheté le château qu’il hante depuis 300 ans, mais rien n’y fait. Ces Américains n’ont peur de rien !

Désespéré, il finit par demander à la fille aînée de l’aider à obtenir le repos éternel. Pour cela elle devra faire face à de terribles monstres, du moins c’est ce qu’il lui dit, puisque la scène ou elle l’aide ne dure qu’une case et n’est vraiment pas effrayante.

On joue ici plus avec le burlesque qu’avec la peur, la lecture n’en reste pas moins agréable. Bien que je l’aurais vite oublié.

En revanche cette adaptation m’a donné envie de découvrir la version originale. La connaissez-vous ? Est-elle drôle ou effrayante ?

sur le site de Delcourt

 sur Amazon ou Decitre

→ à lire aussi l’avis de Hilde


 je (re)lis des classiques British mysteries 2016_2.jpg

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Le prince et la couturière – un conte moderne

Tout commence avec un bal donné en honneur du jeune héritier du Royaume de Belgique en visite à Paris. Le prince fête ses 16 ans et le roi et la reine aimeraient qu’il se choisisse une fiancée. Toutes les jeunes femmes éligibles sont invitées.

Et là, vous vous attendez à Cendrion qui serait devenue, pour l’occasion, une couturière et se serait conffectionné la plus belle des robes pour éblouir le prince. C’est presque ça, mais pas tout à fait !

Le prince sera ébloui, oui, mais par une robe. La robe que Francès, une jeune couturière a fabriquée pour l’une des invitées. La robe fait scandale et tandis que Francès se fait remonter les bretelles par son patron, un homme lui propose de travailler comme couturière privée pour une mystérieuse cliente. Cette mystérieuse cliente n’est autre que le prince en personne.

Le prince aime les robes et ne sent vraiment lui-même que quand il porte une des magnifiques créations de sa couturière devenue également son amie et confidente.

Couverture Le prince et la couturière

Un conte moderne qui commence comme ces contes d’autrefois et qui prend une drôle d’allure quand Francès se retrouve face au prince. Mais sa surprise sera de courte durée, cela ne la dérange pas du tout, bien au contraire, elle tient là une occasion d’enfin laisser libre cours à sa créativité et elle compte bien la saisir. Partageant ce secret, la couturière et le prince deviennent vite plus qu’employé et patron, ils deviennent de véritables amis. Mais la situation n’est pas simple. Ni pour le prince qui craint de décevoir ses parents ni pour Francès qui ne veut pas vivre dans l’ombre.

Nous sommes dans un conte moderne, mais dans un conte tout de même, tout est bien qui finit bien. Et ils vécurent heureux.

Une très jolie histoire sur la tolérance, très positive. Le happy end, les belles couleurs et le dessin tout en rondeur en font une lecture joyeuse et agréable, c’est mignon et les personnages sont attachants. Le sujet du travestisme est abordé de façon très légère, ce qui a mon sens renforce davantage le message de tolérance. Un conte moderne à mettre dans toutes les mains.

sur le site d’Akileos

⇒ Jen Wang (twitter et instagram)


 

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Aliénor Mandragore, tome 4 : Le chant des Korrigans

Il était une fois Merlin l’enchanteur… Mais cette histoire-là vous la connaissez déjà ! Connaisse-vous celle d’Aliénor Mandragore, la fille de Merlin ? C’est l’histoire que nous racontent Séverine Gauthier et Thomas Labourot dans cette série BD jeunesse publié chez Rue de Sèvres.

Couverture Aliénor Mandragore, tome 4 : Le chant des Korrigans

J’ai découvert cette série avec le quatrième tome sorti au printemps dernier. J’aurais pu vous en parler plus tôt, mais je voulais profiter du mois des contes et légendes pour attirer votre attention sur cette série (et aussi trouver le temps de lire les autres tomes). (Bon d’accord c’est aussi parce que je suis terriblement en retard sur mes chroniques).

Dans ce tome Aliénor doit se rendre chez les Korrigans, accompagnée de Lacelot du Lac (qui est ici encore un enfant) pour récupérer un objet que la fée Morgane a confié au roi des Korrigans quelques années plus tôt. Les Korrigans ont plus d’un mauvais tour dans leur sac et sortir de leur piège va demander aux deux enfants courage et malice.

Bien qu’il s’agisse du 4e tome et que l’histoire fasse référence à des événements des tomes précédents, on peut suivre l’aventure sans problème. Du moins la petite aventure que vivent les protagonistes dans ce volume et qui s’inscrit dans une plus grande histoire que je n’ai pu que deviner. (D’où mon envie de lire les tomes précédents d’ici la fin du mois).

Ce que j’ai aimé c’est surtout l’ambiance, que ce soit l’ambiance graphique ou le contexte de l’aventure (personnages et créatures des légendes celtiques). C’est une bd qui a du peps, elle est très agréable à lire.

À la fin du tome, on découvre un petit bonus que j’ai beaucoup aimé : la gazette de Brocéliande.

#bdjeunesse @ruedesevresbd

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

sur le site de Rue de Sèvres

⇒ Séverine Gauthier (facebook)

⇒ Thomas Labourot (facebook)


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Team Blast – tome 1

Couverture Team Blast

Deux enfants se promènent dans un musée où sont exposé des objet de notre quotidien et qui ont, apparemment, disparu depuis. Il y a même une pièce où est reconstitué un coin de nature. Les enfants ont à peine le temps de s’émerveiller, un zombi arrive et les emporte. Ils se retrouvent sur un bateau  avec le zombi et son amie la plante carnivore. Ils requièrent l’aide des enfants pour détruire un monstre créé par la pollution. C’est ainsi que né la Team blast. Le zombi, la fleur et les deux enfants vont devoir se battre contre les conséquences d’une pollution excessive pour préserver ce qui reste de nature.

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J’ai trouvé l’idée amusant. Tout en ayant une lecture classique d’enfant partant à l’aventure, des monstres à combattre et même un zombi (on se croirait dans un jeu vidéo) les jeunes lecteurs sont sensibilisés aux problèmes de pollution et ses conséquences.

L’idée est très bonne, le résultat mitigé. Je n’ai pas vraiment accroché. Ça va vite en besogne et on ne prend pas vraiment le temps de présenter les personnages ou le contexte. Nous sommes vraiment dans un jeu vidéo, on rentre dans le vif de la partie en ayant zappé la cinématique d’intro. Ce manque de contextualisation m’a un peu perturbé, ça rend le propos peu lisible. Et… pourquoi un zombi ?!

Bref, c’est rapide, facile à lire il y a de l’action et de l’humour, mais il manque un petit quelque chose pour le rendre plus lisible dans son propos.

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Rubis & sa clique – tome 1

Rubis, une petite orpheline qui n’arrive pas à trouver sa place au sein de la énième famille d’accueil à qui elle se voit confiée, va se retrouver, par un malencontreux hasard, emporté par des extraterrestres qui l’amèneront, sans le savoir, sur un étrange marché ou une tortue à 2 têtes vient acheter des objets (vivant ou non, intelligents ou non) pour sa collection. Mais le vaisseau se fait attaquer et l’équipage abandonne la collection et les « marchandises » aux bons soins d’une dame robot. Échoué sur une petite planète à des kilomètres de la terre. Rubis ne se laisse pas démonter, ni vraiment impressionner d’ailleurs. Et grande toute sa gouaille et sa détermination. Décide de partir à la recherche d’un coin plus hospitalier et elle fait la connaissance d’un gros chat mal léché qui déteste la compagnie.

Il y a là de quoi remplir un joli tome de bd ! Certes… mais la mayonnaise n’a pas prix. Du moins pas à mon goût. Le dessin n’est pas désagréable, l’histoire ne manque pas de rebondissements et de personnages plus curieux et étranges les uns que les autres, mais il me manquait un ingrédient essentiel. Je trouve que cet album manque de peps, de ce quelque chose qui vous intrigue et vous donne envie de savoir.

Là rien, je n’ai fini ma lecture que parce que je le devais, et j’avoue, à grande peine. Je n’ai pas vraiment de reproche à faire à ce titre, je me suis tout simplement ennuyé. Le personnage de Rubis commence bien, mais il manque de profondeur, je ne l’ai pas vraiment trouvé attachante. Les extraterrestres sont plus agaçants qu’autre chose et surtout je n’avais aucun intérêt pour la suite des événements.

Mimiko, qui n’a lu que la moitié du tome avant de le reléguer au bas de sa pile de lectures, argumente qu’il y a trop de texte. Je ne trouve pas qu’il y ait forcement trop de texte, mais peut-être du texte inutile. Certaines bulles pourraient en effet être éliminées sans que cela nuise à la cohérence de l’histoire, je dirais même qu’elle en serait peut-être plus lisible.

Bref vous l’aurez compris, je n’ai pas prix plaisir à lire Rubis & sa clique. La mayonnaise ne prend pas à tout les coups et entre moi et Rubis, il n’y avait pas d’atomes crochus.

Rubis & sa clique sur le site de Rue de Sèvre

Eddie Pittman

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?


 chut les enfants lisent

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Calpurnia [bande dessinée]

C’est par une fin d’après-midi, douce et agréable, à l’ombre d’un prunier, que j’ai enfin pris le temps de lire et apprécier le premier tome de Calpurnia, une bande dessinée de Dalphné Collignon (d’après le roman de Jacqueline Kelly) sorti récemment chez Rue de Sèvres.

Le cadre bucolique de mon jardin offrait l’écrin idéal pour une lecture très… naturaliste !

Calpurnia est une jeune fille de 13 qui vit au Texas avec sa famille. Une famille bourgeoise du XIX. Le père possède une petite plantation, le grand-père passe ses journées dans son laboratoire au fond du jardin, la mère mène à la baguette cette maison que Calpurnia partage avec ses 6 frères. 6 frères !! Un cadre qui, au grand dam de la mère, ne favorise pas la féminité de sa fille. Si sa mère rêve de faire de Calpurnia une jeune fille bien élevée, jouant du piano et ayant une conduite impeccable, Calpurnia préfère de loin gambader dans la forêt et observer les animaux. Calpurnia veut devenir naturaliste.

Tout commence comme un jeu, quand le grand frère adoré offre à Calpurnia un beau cahier pour jouer à l’apprenti naturaliste. La jeune fille se prend au jeu et chaque jour y note ses observations, mais un jour, une question l’obsède, pourquoi y a-t-il de plus en plus de sauterelles jaunes et de moins en moins de vertes ? Pour trouver une réponse, Calpurnia se tourne vers cet étrange grand-père qui l’impressionne et la rencontre entre les deux se fait enfin. Calpurnia découvre un grand-père érudit qui aime partager son savoir. Le grand-père découvre que Calpurnia a un sens de l’observation aiguisé et une véritable envie d’apprendre. À partir de ce moment, les deux vont passer de plus en plus de temps ensemble à observer la nature.

Entre un papillon et une fleur, notre apprentie naturaliste nous raconte, un peu à la façon d’un journal, sa vie de famille. Les béguins de ses frères, les villes histoires du grand-père, l’école… C’est par petites touches que l’on découvre la vie de la jeune fille et celle de la bourgeoisie rurale du Texas de l’époque.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, qui est à la fois légère et intelligente. Calpurnia est une jeune fille très attachante, curieuse et forte, loin de se contenter d’un avenir de potiche que pourrait lui réserver sa condition de fille, elle a des rêves. Elle veut devenir naturaliste, et s’intéresse aux sciences bien plus qu’à la mode. Et dans sa soif de savoir, elle trouve des alliés. Dans sa famille, hormis peut-être la mère qui aimerait qu’elle soit plus sage, personne ne semble s’offusquer de l’ambition de la jeune fille. Le grand-père décide même de nourrir sa curiosité en l’amenant avec lui lors de ses sessions d’observation.

Les voir observer la nature donne d’ailleurs envie de les imiter. Ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai aussi ce penchant que j’ai trouvé cet aspect du livre très agréable ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvais ça plaisant d’observer une héroïne qui aime les insectes.

Mais il n’y a pas que le naturalisme dans la vie de Calpurnia, les petites anecdotes de familles sont aussi touchantes et amusantes. J’ai beaucoup aimé l’histoire du grand-père et de la chauve-souri.

Le dessin, noir blanc et sépia, rappelle un peu l’ambiance des vieux albums photo, nous ramenant en un clin d’œil à l’époque du récit. Le récit s’articule comme un journal intime et nous feuilletons cet album comme si nous avions entre les mains le cahier de Calpurnia, nous y trouvons les cases traditionnelles de la bande dessinée, mais aussi les descriptions et les croquis qu’aurait fait la jeune fille. Le tout est bien dosé et rend la lecture agréable et ludique.

Une très jolie bande dessinée, un album épais qui ne nous laisse pas sur notre faim, mais qui donne quand même envie de lire la suite, de retrouver Calpurnia et ses observations naturalistes.

L’album m’a également donné envie de découvrir le roman. J’ai hâte de voir ce que Mimiko va penser de cette bande dessinée.

Calpurnia, tome 1 sur le site Rue de Sèvres

le roman publié chez l’école des loisirs

le site de Daphné Collignon


Challenge un max de BD en 2018 challenge petit BAC 2018

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