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Sherlock Fox – pour les enfants, vraiment ?

c’est au rayon bd jeunesse que je suis tombé sur le tome 1 de Sherlock Fox (série prévue en trois tomes et dont le tome 1 date de 2014, aux éditions Glénat) avec Du Yu au dessin et JD Morvan au scénario. Il se trouve que nous venions d’emprunter les dvd de la série animé Sherlock Holmes (celle réalisé par un certain Hayao Miyazaki ) du coup je me suis dit qu’après avoir visionné la version chien de Sherlock, lire la version renard ça pouvait être sympa. Et puis, j’aimais bien la couverture :

Finalement, dès les premières pages on apprends qu’on n’a pas à faire au fameux Sherlock Holmes mais à Ney Quitsu, un renard commissaire de police surnommé Shelock Fox. (Vous avez bien sûr remarqué le jeu de mot sur le nom du personnage… moi il m’a fallu deux minutes pour percuter -_-‘ je trouvais ça un peu bizarre comme nom… XD).

Quand j’ai compris qu’il ne s’agissais pas de Sherlock Holmes j’étais déjà séduite par le dessin de Du Yu (que je découvre avec ce titre) et je n’y ai pas vraiment prêté attention. Je me suis laissé porter par le récit, dans ce monde peuplé d’animaux, ou Ney Quitsu nous assène de bonne paroles pleine de morale et de bon sens toute en menant ses enquêtes.

Peut-être la façon de faire passer le message manque de subtilité (elle en manque cruellement je dirais) mais cela colle assez bien à ce personnage un peu hautain, qui se place au dessus des autres par son grand sens de la morale et de la justice.

Je m’appelle Ney Quitsu.

Je suis commissaire de police.

Et je suis un renard.

Je sais ce que vous allez me dire : c’est un  lieu commun. Il m’a vallu le surnom de « Sherlock Fox ».

Le renard est connu pour être rusé, vif, beau parleur… tout ce qu’il faut pour être un bon enquêteur.

Mais faites attention, les lieux communs sont les meilleurs amis du racisme.

Et le racisme n’est pas une opinion… Mais un délit.

Le ton est donné depuis le début. Quitsu va nous faire la morale. Mais c’est plutôt une bonne morale : égalité, respect de la lois, ne pas laisser l’instinct animal gouverner ses actes, etc.

Le récit commence avec le dénuement d’une enquête. Ney Quitsu dévoile le coupable de l’affaire sur laquelle il enquêtait devant un parterre de suspect et nous raconte comment il l’a démasqué. On découvre à travers son récit la société dans laquelle évoluent les personnages. Une société d’animaux qui après des siècles de dur labeur ont réussi a bannir l’instinct animal afin de tous vivre en bonne entente.

A peine cette enquête banale conclue, Ney Quitsu se voit attribuer une nouvelle enquête beaucoup plus sensible : un cadavre est retrouvé. Et ce qui a causé la mort pourrait être le pire des tabou : de la zoophagie !

J’ai piqué cette bd chez les enfants avec en tête l’idée de la faire lire à Mimiko, mais… le ton y est vraiment pas pour des enfants de son âge. En dehors du crime de zoophagie que l’ont peut aisément assimiler au cannibalisme, c’est le ton générale du récit qui m’a un peu surpris. Comme cette scène dans les bois entre un lapin et une jument que je me voyais pas du tout expliquer à ma fille :

Tu me sens ?

Ma cherie, tu me sens ?

Je… … je t’aime

Mais ce n’est pas se que je te demande…

Oui, mais c’est la vérité

Tu ne veux pas me répondre

Ce n’est pas ça, mais…

Ou encore le discours de notre cher Quitsu qui traverse les bas fond

Mais la réussite la plus extraordinaire… c’est que nous avons su mettre fin à la sexualité dans le seul but de la reproduction.

Certains, encore aujourd’hui, trouvent cela d’une perversion hors du commun.

Pour ma part, je le vois comme la victoire ultime de la raison sur la passion.

Vous êtes sur que c’est bien une bd pour enfants ? Ou c’est moi qui suis prude ? XD

Bien que j’attendrais un ou deux ans avant de mettre (enfin remettre) cette bd dans les mains de Mimiko, moi j’ai passé tout de même un très agréable moment de lecture. La morale trop ostentatoire de Quitsu m’a surprise, comme le ton plus mature que ce que j’attendais, mais l’ensemble fonctionne très bien. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs, l’ambiance générale et la façon de raconter l’histoire. A la fin, j’avais envie de lire la suite. Dommage qu’elle ne soit pas encore sortie.

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sur le site de l’éditeur

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La cuisine de Mamette

Il y en a qui parlent d’albums qui fleurent bon la nostalgie et la cuisine de mamie (non, non, Laurette je ne pense pas du tout à toi… :p) et bien, l’album que je m’apprête à vous présenter et tout calibré pour ceux-là ! La cuisine de Mamette c’est un carnet de cuisine sous forme de bd où Mamette, une jolie mamie toute ronde, nous révèle quelques uns de ses secrets de cuisine tout en ce remémorant des souvenir passés : son enfance et autres anecdotes.

Mamette est déjà le personnage principal de deux séries : Mamette et Les souvenir de Mamette.

  

Je ne connais ni l’une ni l’autres. Au fait je ne connaissez pas du tout cette bd, ni son auteur, Nob. Je les ai découvert par hasard, en remportant cet album lors du dernier loto chez Loula. Une très jolie surprise. Cette bd, dont le style et le format en font une oeuvre jeunesse, est aussi un régal pour les grand. Les recettes font saliver (sauf la carbonara avec de la crème fraîche !) et Mamette avec son air jovial est toujours rigolote. Dès réception, la bd a été adopté par Mimiko qui la feuillette volontiers le soir en attendant que le dîner se prépare. Et souvent elle me demande de préparer une des recettes de Mamette. Chose que je n’ai pas encore faite, pas parce que ça ne me tente pas mais parce que l’occasion ne s’est pas encore présentée.

S’il est rigolo et appétissant pour les enfants, c’est aussi un véritable livre de recette avec tout bien expliqué comme il faut pur reproduire la recette chez soit très utile pour les grands aussi. Idéal pour un moment de partage parent/enfant autour de la cuisine ou pour les grand enfants qui veulent se mettre à la cuisine tous seuls (tout en s’amusant).

En tout cas il a trouvé une place privilégié dans notre bibliothèque livre de cuisine.

la première recette que je vais essayer

Un petit aperçu par ICI

Des livres en cuisine bis

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Petit poilu à l’honneur

J’avais acheté un premier album de la série Petit Poilu à Mimiko et nous avions adoré : L’expérience extraordinaire.

Fort de cette première expérience heureuse Mimiko a choisi lors d’un récent passage en librairie (cet enfant va me ruiner !) un nouvel album : Le cadeau poilu. Et comme il n’y a jamais assez de Petit poilu à la maison, elle en a pris deux autres à la bibliothèque : Mémé bonbon et L’hôpital des docteurs Toc-Toc.

Elle aime toujours autant cette petites bête au poile hirsute et moi aussi. J’en profite donc pour vous présenter ces trois album en un seul billet.

Le cadeau Poilu :

Petit Poilu part de chez lui mais en chemin il est emmené par une cigogne qui le laisse tomber dans la cheminé d’une petite fille hyper gâtée. Aucun de nombreux cadeau que ses parents ne lui ont offert ne trouve grâce à ces yeux, mais quand la soubrette lui amène Petit Poilu sur un plateau elle enfin heureuse. Elle l’amène dans sa chambre et l’oblige à devenir sa poupée. Mais Petit Poilu ne se laisse pas faire. Rouge de colère elle le jette dans une réserve pleine de jouet abandonné. Petit Poilu commence s’amuser avec tous ses vieux jouets, ma la petites fille ne supporte pas l’idée qu’ils puissent s’amuser sans elle. Faisant fis de ces colères Petit Poilu invite tous ses nouveaux amis à jouer dans la neige. Peu à peu la petite fille capricieuse de décrispe et apprends à s’amuser avec les autres.

Une jolie histoire qui montre que cela ne sert à rien de faire des caprices et taper des crises pour obtenir ce qu’on veut. Mieux vaut être à l’écoute et apprendre à jouer avec les autres dans le partage. Mais aussi que ce n’est pas le nombre de jouets que l’on possède qui nous rends heureux. Petit Poilu est, lui, toujours aussi positif. Sans rancune il pardonne à la petite fille ses caprice pour devenir son ami et lui montrer en quelques sorte le chemin. C’est grâce à lui qu’elle apprends à jouer avec les autres. Mignon et drôle.

→lire un extrait ICI

Mémé Bonbon :

Dans cette aventure, Petit Poilu va avoir à faire avec un ersatz de la sorcière d’Hansel et Gretel, du mois c’est l’impression que cela me fait ^^

Chemin faisant il arrive dans une maison remplie de bonbons, ils commence à en manger tout plein et une gentille mémé toute de rose vêtue l’invite dans sa maison pour préparer ensemble un délicieux gâteau. Mais elle n’est pas aussi gentille qu’elle semble l’être ! Au moment ou il s’y attends le moins elle le jette dans la cave où elle l’oblige à travailler à la fabrication de bonbon avec un petit lutin esclave. Toujours aussi courageux, Petit Poilu sera trouver le moyen de d’évader et de libérer le pauvre petit lutin.

Celui-là est pas mal. Méfie toi des gentille mémé qui te donnent des bonbon. Tout le monde n’est pas aussi gentil qu’il ne semble l’être et il faut savoir rester sur ces gardes, tout en ayant le cœur ouvert pour ceux qui sont vraiment gentils comme le petit lutin.

→lire un extrait ICI

L’hôpital des docteurs Toc-Toc

Après avoir inhalé une mauvaise fumée, Petit Poilu se retrouve dans l’hôpital des Docteurs Toc-Toc, deux docteurs siamois complètement frappadingues. Un mauvais microbe se cache dans son corps et il faut le soigner. A l’hôpital il partage sa chambre avec un autre petit garçon malade, qui lui semble être hospitalisé depuis un moment déjà. Trois infirmières vont défiler pour soigner les 2 garçons, chacune à sa spécialité et quand la dernière arrive avec sa grosse seringue Petit Poilu panique. Mais son camarade de chambre sais lui redonner courage et il va surmonter ses peurs.

J’aime bien celui-ci qui dédramatise l’hôpital et les soins. Il est tout à fait calibré pour Mimiko qui n’affectionne pas les blouses blanches, comme sans doute beaucoup d’enfants. Les docteurs et les infirmières sont tous très drôles.

→lire un extrait ICI

Mimiko les adore tous.

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Petit Poilu ~ L’expérience extraordinaire

C’est Mimiko qui a déniché cette album lors de l’une des nos sortie en librairie. Ce soir là elle m’avait dit « allez maman, on pourrais aller faire un tour en librairie toutes les deux. Juste pour regarder… On est pas obligé d’acheter… Sauf si tu est d’accord… » Elle connais sa mère, elle sait bien que je ne refuse jamais de leur acheter des livres… Bref je l’ai amené faire en tour en librairie, mais attention un seul livre alors choisi bien. Elle a choisi un album de Petit Poilu. Je ne connaissez pas.

L’album est complètement muet mais les dessins sont si expressifs qu’il n’y a point besoin de mots pour comprendre. Et comme il n’y a pas à lire, c’est Mimiko qui raconte. Elle aime bien de me raconter celui-là !

Petit Poilu se lève, prends son petit déjeuner et part sur le chemin de l’école. Du moins le supposons-nous à son cartable… En chemin il fait si chaud qu’il n’hésite pas à plonger dans une piscine qu’il croise sur le chemin. Mais c’est un piège ! La méchante Miss Divine veut l’utiliser pour des odieuses expériences visant à faire des garçons et des filles des sortes de monstres monomaniaque ne jouant qu’avec les jouet estampillé « garçon » ou  » fille ». C’est que Miss Divine a les idées étroites ! Mais Petit Poilu et sa nouvelle amie Ève ne vont pas se laisser faire. Hors de question de se laisser enfermer dans les stéréotypes ! Ils se rebellent et se libèrent.

Une petite histoire très drôle dont j’apprécie beaucoup le ton et qui vient pile poile (c’est le cas de le dire !) souligner mon propos, moi qui presque tous les jours je dois me justifier du fait que ce n’est pas parce que je n’ai pas les cheveux long que je suis pas une « vraie » femme, que « courir comme un garçon » ça n’a rien de mal. Ben oui, ma petite Mimiko a eu droit à ce genre de moqueries à l’école… Déjà la question de l’identité sexuelle n’est pas forcement simple mais quand en plus l’école s’en mêle ! Attention je ne veux pas parler là du système scolaire, j’ai rien à redire de ce côté là. En revanche, les petits camarades d’école ont l’air d’avoir les idées assez étroites, pas très porté sur la diversité sexuelle ou tous simplement la diversité des goût les bambins du quartier ! Moi je m’essouffle à force d’expliquer encore et encore. Alors Petit Poilu avec sa dose d’humour a bien mieux fait passer le message que mes longues explications idéologiques sur l’égalité, le respect etc. En tout cas elle a parfaitement illustré !

Avant j’avais droit à des « mais pourquoi tu a coupé tes cheveux, maintenant je vais t’appeler papa ! » à « je préfère quand tu as les cheveux long mais t’a le droit, si tu veux… Mais pas moi ! » C’est déjà un progrès 🙂

En dehors du sujet qui ici, drôle de hasard, nous touche beaucoup, cet albums nous a plu. Les dessins sont très simple mais expressifs, il y a beaucoup d’humour et le fait qu’il n’y ai pas de texte permet à l’enfant de se raconter sa propre histoire. Découpée en case comme un bande dessinée classique c’est aussi une bonne introduction à la BD. L’enfant apprends à lire la succession de cases en attendant de pouvoir y ajouter du texte. Et avec une famille comme la sienne, Mimiko ne pouvait pas échapper au phénomène BD. Après avoir zieuté dans la collection de maman et de « grande sœur » elle veut maintenant se faire sa propre collection avec des albums qu’elle choisit elle-même. Je pense que de nouveaux Petit Poilu viendrons bientôt l’enrichir.

Petit Poilu – tome 15

Pierre Bailly au dessin

Céline Fraipont au scénario

Dupuis, collection Puceron

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