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Nouveautés manga & BD #19 – Automne 2017

J’avais pris, je me souviens de bonnes résolutions pour 2017, je voulais me montrer plus assidue dans ma sélection de nouveauté en manga et… comme toute bonne résolution qui se respecte, je ne l’ai pas tenue 😀

Le dernier numéro de nouveauté manga est paru donc pour la rentrée, j’y avais choisit quelques titres sortis entre mi-août et mi-octobre. Je vais donc rattraper un peu mon retard et vous présenter ici ma sélection dans les sorties de mi-octobre à fin décembre. Qui sais peut-être qu’en 2018 j’arriverais vraiment à rendre ce rendez-vous mensuel… j’y crois, si, si 😛

Manga

Un simple monde de Mari Yamazaki

Publié chez Pika

Résumé : Que ce soit en Italie, en Syrie ou au Brésil en passant par les îles Tuvalu, l’auteur de la série Thermæ Romæ s’imprègne de l’ambiance qui l’entoure et croque la vie quotidienne des habitants. (sources : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? L’approche de l’auteur dans ce livre me semble intéressante, voire le monde à travers les relations du couple dans les différentes cultures et en extraire ce qu’elles ont de commun, du moins c’est ce qui nous est promis. J’ai envie de le lire pour me faire ma propre idée. J’aime bien le style Mari Yamazaki mais je n’ai pas trop accroché à Thermae Romae que je trouvais trop redondant. Un chapitre c’est drôle, tout un tome un peu moins, alors toute une série… franchement je me voyais pas lire tout ça. Ici c’est un one-shot, l’occasion de renouer peut-être avec l’auteur.


Wyvern de Yami et Shini

Proposé par Frozen Garden

résumé : On dit que dans les territoires glacés de Damavykas vivraient parmi les hommes des êtres fantastiques, les vouivres, des personnes capables de se changer en créatures marines, et qui se cacheraient par crainte d’être attrapés. Wagner, marin de son état, est bien loin de s’intéresser à ce genre de légendes absurdes lorsqu’il rentre à la capitale de son pays natal. (source : Manga Sanctuary)

Pourquoi ? Vous avez vu cette couverture ?! Comment résister ? Je suis déjà amoureuse ♥ Et en plus j’adore les contes et les légendes, l’histoire devrait me plaire 🙂


Rôsoku Hime de Kenya Suzuki

Sorti chez Black box

résumé : Après la mort du roi, la reine et le prince, héritier du trône, veulent se débarrasser de la famille de l’ancienne reine. La princesse Squa doit donc se réfugier dans un monastère. Elle est accompagnée par la servante qui l’adore. La servante fait beaucoup d’efforts pour que la princesse se sente bien. Mais dans ce monastère où les valeurs sont si différentes de celles du palais, les relations sociales sont souvent difficiles. Les deux jeunes femmes finissent néanmoins par s’habituer à cette nouvelle vie. Cependant, la main du mal, un groupe de voleurs et de chevaliers dirigé par des nobles souhaitant s’accaparer le trône s’agrandit. (sources : Manga Sanctuary)

pourquoi ? J’ai été attiré par la couverture qui me fait penser à la Renaissance. Mais pour être tout à fait sincère il y a un quelques chose qui me dérange dans cette couverture, je n’arrive pas à savoir si j’aime où pas. Ceci-dit comme la série est terminé en 2 tomes, ça vaut le coup d’essayer.


Jeanne d’Arc de Chihiro Tamaki

Sorti chez Salvator

résumé : Voici l’épopée de Jeanne d’Arc, de son enfance à Domrémy jusqu’à sa mort, à 19 ans, sur le bûcher de Rouen. Fidèlement restitué dans son contexte historique, il fait entrer le lecteur au cour des combats militaires et politiques de la Guerre de Cent ans et découvrir la foi, le charisme et la détermination d’une jeune fille exceptionnelle. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? apprendre un peu d’histoire en lisant un manga, ça se refuse pas 😉


Sous le ciel de Tokyo…  de Seiho Takizawa

Publié par Delcourt

résumé : Fin 1943. Shirakawa, un pilote de chasse ayant combattu dans diverses régions du monde, rentre enfin à Tokyo. Il vient d’être muté au Centre d’essais aériens de l’armée impériale. Après une longue absence, Shirakawa reprend sa vie de famille. Si depuis les airs, Shirakawa est un mari souhaitant que sa femme mène une vie tranquille, depuis le sol, son épouse s’inquiète pour lui. Sous le ciel de Tokyo… raconte le quotidien ordinaire d’un couple à une époque où la vie et la mort se côtoient chaque jour. (source : Delcourt)

pourquoi ? Comme pour le titre précédent, c’est surtout l’aspect historique qui m’attire.


Naoki Urasawa Récit, dessins et confidences

Sorti chez Panini Manga

résumé : Dès le début de sa carrière et durant trente-deux années, Naoki Urasawa a rencontré le succès avec chacune de ses séries, charmant ses lecteurs avec des récits surprenants. Mais quest-ce qui a poussé le maître à imaginer toutes ces histoires ? Trouver une réponse à cette question, voilà le défi que sest lancé le responsable éditorial de Big Comic Spirits, au cours dune interview de 12 heures 38 minutes et 21 secondes, en 145 000 caractères. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? J’adore Naoki Urasawa. J’aime beaucoup sa façon de créer des histoire, sa narration. Pourtant je n’ai encore fini aucunes de ses séries T_T


Fermé pour la journée de Saburô Ishikawa

Sorti chez Black box

résumé :  Le docteur Mikawa s’occupe d’une petite clinique sur les hauteurs du village de Nasu, mille mètres au-dessus du niveau de la mer. Les villageois l’appellent l’expert de la pêche. Plongez-vous dans cette histoire émouvante qui nous raconte les joies et les peines du docteur Makawa et des habitants de Nasu. (source : Manga Sanctuary)

pourquoi ? J’ai un petit faible pour la couverture, ça flore bon la campagne et la douceur de se laisser vivre. J’ai beaucoup aimé Une sacrée mamie du même auteur.


Les Recettes pirates de Sanji

Publié chez Glénat

résumé :  Quel lecteur de One Piece n’a jamais rêvé de festoyer aux côtés de l’équipage de Chapeau de paille, pour déguster les petits plats de Sanji ? Pour votre plus grand plaisir, le cuisiner de Thousand Sunny édite là son premier livre de recettes. Barbecue d’aqua-viande de Water Seven, penne grogonzola aux rois des mers… des idées originales et succulentes, faciles à réaliser, qui vous feront naviguer dans toutes les mers du monde.

pourquoi ? Je ne suis pas vraiment fan de One Piece, mais j’aime beaucoup l’idée de rendre l’ambiance d’un manga dans un vrai livre de recette.


Un siècle d’animation japonaise

Publié chez Ynnis éditions

résumé : D’Akira à Your Name. en passant par Dragon Ball et Le Voyage de Chihiro, les auteurs d’Un siècle d’animation japonaise entraînent le lecteur dans un passionnant voyage, richement illustré, au fil de la création nippone.

pourquoi ? J’ai une montagne de guides sur le manga, mais pas beaucoup sur les animes XD Faut bien que je complète ma collection 😛


Père Fouettard Corporation de Hikaru Nakamura

Publié chez Kurokawa

résumé : Alors qu’il passe sa soirée de Noël seul et à travailler dans une supérette, Miharu Hino fait la rencontre d’un homme vêtu d’un habit de Père Noël noir. Ce dernier lui déclare que « là où se trouvent des enfants pas sages, le Père Fouettard ne tarde pas à arriver », avant de l’accuser de faire parti de ces mauvaises graines. Soudain, Miharu reçoit un coup de sac du Père Noël ! Lorsqu’il reprend connaissance, il se retrouve dans l’étrange entreprise du Père Noël ! Là, les polissons sont soumis au travail forcé pour le compte du Père Noël ! Malgré un accueil chaleureux de la part d’une jolie collègue, quel sort attend Miharu dans ce lieu ?

pourquoi ? c’est de circonstance en cette fin d’année, non ? Un manga sur Noël ça cours pas les rues je suis curieuse de voir ce que ça donne.


Manga - Manhwa - Quand mon âme vagabonde en ces anciens royaumesQuand mon âme vagabonde en ces anciens royaumes de Dai Dunbang

Publié par La Cerise

résumé : La peinture et les poèmes de la dynastie Song (960-1279), riches et sophistiqués, ont donné à la Chine ses plus belles œuvres. Le maître de l’illustration Dai Dunbang nous propose pour sa première publication hors de Chine un florilège de poèmes enluminés à la manière de ses illustres aînés du temps des Song. (source : Manga News)

pourquoi ? pour la beauté de l’art


Manga - Manhwa - Frau Faust Vol.1Frau Faust de Kore Yamazaki

Publié chez Pika

résumé : Aux travers des siècles, l’histoire de Faust est devenue une légende. Cependant, le vrai Faust n’est pas l’homme connu de l’histoire, mais une femme charismatique nommée Johanna Faust. À la recherche des parties du corps de son serviteur, Méphistophélès, disséminés à travers le monde, Johanna arrive dans une ville de province où elle sauve Marion, un jeune garçon, poursuivi pour vol de livres. Johanna lui propose d’être son professeur en échange d’une simple faveur : l’aider à pénétrer dans une église… Le jeune garçon intrigué par le docteur Faust accepte. Ainsi commence l’étrange et merveilleuse aventure de Frau Faust ! (source : Manga News)

Pourquoi ? le pitch m’intrigue et j’aime bien The Ancient Magus Bride du même auteur.


Manga - Manhwa - Bunza l'insouciant Vol.1Bunza l’insouciant de Saburô Ishikawa et Shôzô Toki

publié chez Black Box

résumé : Notre histoire se passe pendant l’ère Genroku (1688 – 1704), une période de paix et de stabilité. Nous y suivons les aventures du samurai Bunzaemon Asahi, ses amourettes et sa façon de vivre pleine d’enthousiasme… (source : Manga News)

pourquoi ? J’aime bien les samouraï et les tranche de vie, avec ce titre je devrait être sérvie 🙂 Et puis, je sais pas, j’aime bien la couverture. Du même auteur que Fermé pour la journée.


Manga - Manhwa - Plus haut que le ciel Vol.1Plus haut que le ciel de Saburô Ishikawa

publié ches Black box

résumé : Le 10 Mars 1945. Tokyo est bombardé par l’armée américaine. Le raid aérien qui décida de la défaite du Japon t entre quatre- vingt et cent mille morts. La ville est entièrement détruite par les explosions et les incendies. Le vaste ciel bleu contraste avec les gravats. Les survivants errent parmi les ruines. Plongez-vous dans cette histoire romanesque qui suit la vie de huit orphelins dans l’agitation d’après-guerre.

pourquoi ? toujours le même auteur, apparemment son style me plait. Et le côté historique du manga m’intéresse.


BD

La grande aventure du sexe de Léo et Colas Grasset

Publé chez Delcourt

résumé :  Qu’est-ce que c’est le sexe ? Est-ce que ça a toujours existé ? À quoi ça sert ? Pourquoi y a-t-il des vagins et des pénis ? La promesse de DirtyBiology : tu voulais pas savoir, mais maintenant, c’est trop tard ! Saviez-vous que sur notre planète, certaines espèces ne font pas de sexe ? Qu’il existe une incroyable diversité de formes d’organes reproducteurs et que biologiquement, on peut faire du sexe sans sexes ? Des rites amoureux les plus improbables, à l’invention des mâles et femelles, en passant par le pseudo-sexe des bactéries et la sexualité des champignons : vous ne verrez plus le monde vivant du même œil. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’aime bien la chaîne youtube Dirtybiology et puis je vais sans doute apprendre des choses, même si je pense plutôt aux ados de la famille 😀


Crapule de Jean-Luc Deglin

publié chez Dupuis

résumé : Crapule est un chat, un vrai. Le genre qui porte bien son nom. Dans son appartement au coeur de la ville, qu’il partage avec sa maîtresse, chaque jour comporte son lot d’aventures et de bêtises : missions d’exploration dans les placards, amour fou avec les rideaux et séances de câlins incongrues… Parfois au grand dam de sa propriétaire qui doit réparer les dégâts. Mais on pardonne toujours à Crapule, tant il est mignon. Ce one-shot félin compile quelque 128 strips mis en scène par Jean-Luc Deglin, tous plus authentiques et drôles les uns que les autres. Tous les propriétaires de chats reconnaîtront les facéties de leurs boules de poils et ne pourront qu’apprécier cette ribambelle d’anecdotes aux ambiances bleutées, pleines de drôlerie et de ronronnements. Vous avez un chat ou vous rêvez d’en avoir un ? Ce livre vous est dédié, ainsi qu’à votre (futur) compagnon. On vous l’assure : lire Crapule, c’est l’adopter ! (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? Pour Mimiko, elle raffole de manga sur les chats. Une bd ça changera un peu 🙂


Marsupilami par…

publié chez Dupuis

résumé : Le Marsupilami, animal légendaire vivant au coeur de la jungle de Palombie, naît en 1952 sous la plume d’André Franquin dans une aventure de Spirou et Fantasio : « Spirou et les héritiers ». Très vite, ce personnage hors du commun obtient sa propre série dessinée par Batem, avant d’être porté à l’écran dans le film « Sur la piste du Marsupilami » en 2012. Aujourd’hui, les auteurs de la nouvelle génération, rendent hommage au célèbre marsupial dans un diptyque d’histoires courtes, dont voici le premier volume. (source : BD Sactuary)

pourquoi ? J’aime l’idée de l’hommage et le Marsupilami est un incontournable. Des générations d’enfant on été sevré à ça XD


Klimt de Jean-Luc Cornette et Marco Paulo

Publié par Glénat

résumé : Vienne, 1907. Gustav Klimt se rend dans la demeure des Bloch-Bauer. Ce couple de la haute-bourgeoisie viennoise et le peintre semblent partager une profonde amitié. Il faut dire que six ans plus tôt, alors que le scandale de son tableau La Médecine lui mettait à dos les trois-quarts des professeurs de l’université de Vienne, Adèle et Ferdinand Bloch-Bauer étaient parmi les seuls à reconnaître son génie. Visitant son atelier, partageant son quotidien, ils étaient peu à peu devenus amis. Aujourd’hui, Ferdinand lui demande l’honneur de réaliser un portrait de sa femme. Flatté et reconnaissant, Klimt promet de la recouvrir d’or… littéralement. (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? J’aime bien Klimt mais je ne connais rien de lui, l’occasion d’en apprendre plus.


5O Nuances de Grecs de Jul et Charles Pépin

Publié chez Dargaud

résumé : 50 Nuances de Grecs’ remet en scène les plus grands mythes de l’Antiquité grecque dans les situations les plus actuelles… Hercule à Acropôle-Emploi, Zeus chez son avocate pour négocier les pensions alimentaires, Icare lançant une compagnie aérienne low-cost ou le dieu Pan mis en examen pour ses liens avec un proxénète surnommé ‘Dionysos-la-Saumure’… : Retrouvez l’Olympe au grand complet, à travers notre héritage commun. Avec leur oeil malicieux et leur art du détournement, Jul et Pépin revisitent ce patrimoine mythologique, dans une encyclopédie drôle et savante, où défilent tous les travers de notre société ! (source : BD Sanctuary)

pourquoi ? ça promet d’être drôle et j’ai un petit faible pour la mythologie, même détournée


Côté anime et film d’animations

pour ceux qui n’ont pas vu ma petite sélection à glisser sous le sapin, il y a deux coffret dvd qui ont attiré mon attention :

L’intégrale de Sherlock Holmes en version collecteur ♥ Un joli souvenir d’enfance que j’ai envie de m’offrir d’offrir à ma fille, c’est peut-être l’occasion de sauter le pas. Bon, la dernière de mes filles est peut-être déjà un peu trop grande mais… comment résister à cette édition ! Ah, j’oubliais, c’est chez Black Box.

Le Tombeau des Lucioles je l’ai déjà vu plusieurs fois, et j’ai même le roman dans ma PAL. Mais je ne résiste pas à l’envie de vous montrer ce nouveau coffret en série limité. Un très bel objet pour un très beau film. PAS POUR LES ENFANTS !!

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Les petites victoires -Yvon Roy

C’est un récit intime que nous libre ici Yvon Roy. Il revient, dans cette bande dessinée, sur son expérience de père face à l’autisme de son fils.

On suit le père et son fils sur plusieurs année et on vis avec eux les différentes étapes de leur relation et de leur lutte contre l’autisme.

Il y a d’abord le diagnostic et la difficile acceptation. Il faut faire le deuil de l’enfant qu’on aurait voulu avoir. Puis il faut apprendre à connaitre l’autisme et à vivre avec. Le diagnostic qu’on fait au petit Olivier est très lourd. Mais le père n’a pas l’intention de se laisser accabler par la fatalité. Il tente de contrer les différentes facettes de l’handicap de son fils avec beaucoup de patience, d’amour et parfois aussi de la colère. Ce qui le met en colère c’est son impuissance, c’est le fatalisme des experts, parfois les relations compliquées avec la mère… Mais jamais il ne baisse les bras. Il fait preuve d’une étonnante persévérance et d’une fleurissante imagination afin de stimuler son fils tout au long de son enfance.

Et sa persévérance portera ses fruits, offrira des petites victoires à son fils qui sortira un peu de sa coquille. Si l’handicap est toujours là, il devient plus facile à vivre, pour le père mais surtout pour le fils, grâce et cette perpétuelle stimulation. C’est d’ailleurs grâce aux étonnants progrès du fils que le personnel spécialisé conseille à Yvon Roy de partager à travers cette oeuvre son expérience qui pourra être utile à de nombreux parents.

Si le témoignage de ce père face à l’handicap de son fils est particulièrement touchant, ce que je trouve extraordinaire dans cette BD c’est que finalement elle parle à tous les parents, non seulement à ceux dont les enfants sont autistes. Nous avons tous eu à faire face à la colère d’un enfant, à un caprice, à différentes crises d’angoisse. Et la façon dont Yvon aborde cela avec son fils est intéressante pour tous les parents. Au delà du témoignage sur l’autisme, Yvon Roy nous offre un témoignage sur la paternité, sur la parentalité en général.

En lisant cette BD je me suis aussi reconnue dans mes propres relations aux enfants, je me suis interrogée sur ma façon de faire, j’ai réfléchi et envisagé différents chemins. Je ne dit pas que tout à changé en lisant cette bande dessinée, mais elle m’a amené à avoir une réflexion plaisante sur ma propre parentalité. Je suis sortie de cette lecture un peu grandie.

Voilà pour ce qui est du fond. J’aimerais aussi dire quelques mots sur la forme. J’ai trouvé le dessin de Yvon Roy très agréable, stylisé mais pas trop, doux et plein d’humour. Alors que le sujet abordé est loin d’être facile, surtout quand on parle de sa propre expérience, on ne tombe ici jamais dans le pathos. Il y a beaucoup d’humour, d’autodérision, d’humilité et surtout beaucoup de optimisme. Et ça fait du bien.

On suis cette famille sur plusieurs années, on y voit Olivier grandir, s’épanouir, on s’attache à lui, à eux. Et on referme la bd le sourire aux lèvres.

 


⇒ Retrouvez Les petites Victoires sur le site de l’éditeur

A lire aussi les avis de Mo’, Noukette, Mes échappées livresques et Alice.


Merci aux éditions Rue de Sèvre pour cette lecture

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Plaisir d’offrir… et de rire !

C’est avec ce nouveau coffret réunissant les deux album publié par Rue de Sèvre que j’ai découvert Olivier Tallec. Ce fut le coup de foudre. Oui carrément ! Je lis rarement de BD humoristiques, c’est pas trop ma tasse de thé. Si j’avais eu envie de découvrir Plaisir d’offrir c’est parce que j’ai été séduite par la couverture. J’avais envie d’en savoir plus. Ne connaissant pas du tout j’ai donc ouvert les albums sans aucun à priori. Si la couverture laissais bien entendre que l’humour serait de mise. Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre. Une très jolie surprise m’attendait.

Les deux livres ont plus l’allure d’un album jeunesse que d’une BD avec leur format à l’italienne et leur illustrations couleur plein page, nous somme loin du format classique des BD avec leur bulles. J’ai pensé tout de suite aux albums jeunesse parce que c’est justement ce qui m’a plu en premier : les illustrations. Je les trouve très belles, douces, avec un sens de l’humour subtil et cynique, comme j’aime. Le contraste entre la douceur des couleur et des courbes avec les blagues acerbes et toujours justes rend ces albums d’autant plus percutant.

J’ai été séduite par la qualité des illustrations, mais, dès premières pages, j’ai craqué pour le sens de l’humour de Tallec. J’ai vraiment ris de bon cœur. Non seulement c’est drôle mais c’est aussi une critique très pertinente de notre société. Je n’avais pas encore fini le premier album que j’appelais Chéri. J’étais sure que ça allait lui plaire aussi. Et je ne me suis pas trompée, alors que nous partageons rarement nos lectures, nous étions là, tous les deux, un album à la main, à rire et à nous montrer la cases les plus drôles, avant de s’échanger les tomes et de recommencer.

Si j’ai aimé les deux albums qui composent ce coffret, j’ai une petite préférence pour Bonne Continuation, que je trouve plus drôle.

 

J’ai commencé cette chronique en vous disant que je ne connaissais pas l’auteur, au fait j’ai menti. J’avais déjà lu un livre qu’il avait illustré mais je ne fais le lien que maintenant 😀

Après avoir lu ces deux albums, et avoir pensé que les illustrations étaient dignes d’un bel album jeunesse, je suis allé fouiller le site de Rue de Sèvre pour en savoir un peu plus sur Olivier Tallec et son oeuvre. S’il n’a publié chez eux que ces deux albums, Tallec est également auteur de nombreux album jeunesse. Comme quoi, mon ressenti était finalement proche de la réalité. Et on épluchant sa bibliographie j’ai découvert que j’avais déjà lu un de ses albums, un titre pour lequel il ne signe que les illustrations, le texte étant de Thierry Lenain. Vous connaissez peut-être, il s’agit de Il faudra. Un très bel album que j’avais découvert il y a 5 ans (vous me pardonnerais de pas avoir fait de suite le lien ^^’ ). Je vais tacher cette fois de ne pas oublier ce nom et rester à l’affût de ses futures création.

Une très belle découverte.

Pour en savoir plus :

Olivier Tallec sur le site de Rue de Sèvre

le site de l’auteur

⇒ facebook : Olivier Tallec, Rue de Sèvres

à lire l’avis de Noukette sur Bonne journée et Bonne continuation

Le coffret : Bonne journée + Bonne continuation + un ex-libris offert

Merci à Rue de Sèvre pour cette lecture.

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Achats livresques #3 – Octobre 2017

Ce mois-ci j’ai craqué pour

BD, manga & Co

Le mari de mon frère T.2 L’Île errante - Latitudes T01 Couverture L'enfant et le maudit, tome 3

côté manga, une nouveauté à côté de laquelle je ne pouvais pas passer (j’en avais parlé ICI) et quelques suites que je tardais à m’offrir.

Légendaires. World Without : Le Royaume des larmes Les Légendaires T13 : Sang Royal

Le dernier Légendaires pour Mimiko. Je ne pouvais pas y échapper.

7 Nains

Déniché d’occaz, en vue du mois des contes et légendes (que je compte organiser début 2018)

Pico Bogue

Encore une pépite trouvé pour trois fois rien. ♥

Couverture Les mémoires de Vanitas, tome 1

Un cadeau pour Yomu-chan (que je vais lire avant de lui offrir quand-même :p )

Couverture Monstress, book 2

et un comics pour finir le mois en beauté (maté moi cette couv !! )

Romans jeunesse

Le journal d'Aurélie Laflamme Tome 7 : plein de secrets  Couverture Edgar Destoits, tome 1 : L'étrange affaire du loup de la nuit

du girl power pour ma petite nièce et du fantasy pour ma petite Mimiko.

Beaux livres

Couverture Le livre secret des vampires Couverture Encyclopédie des revenants et des non-morts : Fantômes, vampires et zombies

une trouvaille et une campagne Ulule pour le Challenge Halloween.

Résultat de recherche d'images pour "matin arbre aïcha"

Et une autre campagne Ulule pour la poésie 🙂

Et aussi…

Résultat de recherche d'images pour "minecraft ender guide" Résultat de recherche d'images pour "le journal de mickey hors serie mythologie"

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Alisik – tome 1

Aujourd’hui c’est BD. J’ai déniché cette bd, au rayon jeunesse de notre bibliothèque. Je flânait dans le rayon quand je suis tombé par hasard sur le premier tome d’Alisik de Helge Vogt et Rufledt Hubertus, publié chez Le Lombard. Cette bd, avec son ambiance gothique me semblait bien coller au thème du mois d’octobre.

Tout commence dans un cimetière, une belle jeune fille se réveille dans une tombe, une étrange troupe de fantôme est là pour l’accueillir. Alisik est morte, mais va-t-elle accepter cette terrible nouvelle ? Coincée dans ce cimetière avec les autres « post-mortem », des âmes pas encore prêtes pour l’ultime voyage, Alisik n’a aucun souvenir d’avant sa mort. Dans ce cimetière elle rencotre un jeune homme aveugle qui peut l’entendre.

L’ambiance est au poil, fantôme, cimetière, le monde de la nuit… il y a même des chats noirs. Et en plus ça se déroule à la période d’Halloween. Que demander de plus ? Ben, tout le reste. Si le graphisme, entre gothic kawaii et esthétique à la Burton n’est pas sans charme, je n’ai pas totalement accroché à l’histoire. Je n’ai pas trouvé les personnages touchants et on n’apprends pas grand chose dans ce premier tome. Il y a bien un petit mystère qui semble se profiler à la fin mais pas assez de tension pour me donner envie de lire la suite.

Je ne dirais pas que j’ai été déçue mais c’est une lecture que j’aurais vite oublié.

Malgré tout vous avez envie d’en savoir plus ?

sur le site de l’éditeur

→ Vogt Helge : site, twitter, facebook


 chut les enfants lisent

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FIBD 2017 – les expos

 

Je n’ai pas eu le temps de toutes les faire, mais j’ai ramené d’Angoulême quelques photos et quelques impressions. Les voici dans le désordre

la french touch de Marvel

L’affiche de cette expo est magnifique. Comment ne pas avoir envie de la voir. Surtout qu’elle se tenait au Théâtre et que j’y ai toujours vu de très belle expos. Je l’avais donc précieusement mise de côté pour y aller le dimanche Avec Yomu-chan.

J’avoue avoir été très déçue. Les illustrations étaient très belle, les styles très varié, j’y ai découvert des auteurs et des version des super-héros de Marvel que je ne connaissais pas mais il n’y avais que des affiches. J’espérait y voir des originaux ! Là ça faisait catalogue d’autant plus qu’il y avait très peu d’explications.

Décevant donc mais plaisant à voir.

Kazuo Kamimura : l’estampiste du manga

Une très belle exposition riche en planches originales, avec ce qu’il faut d’explications. Une expo qui mériterait d’avoir un catalogue imprimé à feuilleter à loisir. L’influence de l’estampe est palpable. Le trait délicat et élégant, les femmes belles et troublantes, les cadrages toujours intéressant mais parfois un quelques chose qui lui échappe et un visage qui se retrouve défiguré par un manque de volume. Outre ses quelques planches imparfaite, je reprocherais à Kamimura sa trop grande constance. Tout se ressemble. Il n’y a pas vraiment de différences entre les planches d’un manga où un autre. Cela reste quand même très beau.

 01

Hermann : le Naturaliste de la bande dessinée

Une jolie expo, intéressant. Il n’est reste pas moins que le travail d’Herman n’est pas ma tasse de thé. Je n’en ai jamais lu, je crois, et cette expo ne m’a pas donné envie de m’y mettre.

Loo Hui Phang synoptique

J’ai découvert cette scénariste avec l’expo. Des albums présentés je n’en connaissais aucun. Certain m’ont inspiré plus que d’autre. Une chose est sûre, cette expo ne m’a pas laissé indifférente. Certaines planches étaient particulièrement troublantes. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses albums pour me faire une meilleure idée.

J’ai quand même un gros reproche à faire à cette expo : le mange d’explications. Et les planches des divers bd étaient toutes mélangées, pour quelqu’un qui connait pas, c’est un peu le bazar.

 

Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine

C’est la toute première des expo que j’ai visité. Le soir même de mon arrivée. Je l’ai beaucoup aimé. Elle était très bien mise en scène et, comme je ne connaissez pas du tout, j’ai trouvé ça très intéressant. Je ne me suis rendue compte qu’en rentrant chez moi que je n’avais pris pratiquement aucune photo. Dommage.

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Pas à pas, à l’écoute du silence

Couverture Pas à pas, à l'écoute du silence

C’est étrange, je n’arrive pas à écrire sur cette bande dessinée. Voici un mois que je l’ai lu et un mois que je veux en parler, mais je ne trouve pas les mots. Chaque fois je reste bloquée sur la page blanche. J’ai tout d’abord pensé que je devais me laisser le temps de digérer la lecture, mais là il faut que je me lance où le souvenir de mes premières impressions va s’estomper.

La première chose qui m’a marqué dans cet album c’est sa couverture, sobre, poétique et intrigante. Elle a su me donner envie de découvrir ce récit. Puis vint le feuilletage, et l’impression fut toute autre. Mon premier ressenti face au dessin était négatif. Je n’aimaient pas trop le style, mais surtout ce qui me dérangeait c’était le manque de différenciation dans les visages, tout le monde à la même tête et un simple coup œil ne permet pas savoir si on a à faire à un vieux ou à un jeune, une femme où un homme. Cela me troublait et j’allais et venais entre les page avec l’obsession d’identifier le sexe de l’un de personnages sans me poser pour lire. Très vite j’ai compris que je n’abordais pas du tout la bd de la bonne manière. Pas à pas n’est pas un album qui se feuillette. Il faut y entrer par la grande porte, faire les présentation et petit à petit s’y sentir comme chez soi.

J’ai donc appuyé sur le bouton restart de ma lecture et suis revenu à la première page. J’ai commencé à lire…

Un auteur de BD en mal d’inspiration loue une petite maison de campagne en Bretagne pour fuir sa trop grand popularité qui semble bloquer sa créativité. Là, lors d’une soirée, il rencontre une femme qui l’intrigue. Elle joue les stars avec ses lunettes noir. Du moins c’est la première impression qu’il en a. En réalité elle est aveugle depuis un terrible accident survenu quelques années plutôt. Au fil des rencontres une relation intime se lien entre l’auteur en mal d’inspiration et cette femme en pleine reconstruction de soi. Leur échanges se construisent autour d’une troisième rencontre, celle avec Chu Ta, un peintre chinois du XVII siècle.

pas à pas à l'écoute du silence

Alors que mon impression au feuilletage était assez négative, en me plongeant vraiment dans la lecture, mon sentiment était tout autre. Les premières pages ne me parlaient pas, le personnage est peu attachant. Puis la rencontre s’opère, entre Pierre et Lucie, entre Pierre et Chu Ta, mais aussi et surtout entre le récit et le lecteur.

J’en oubliais mes premières impressions sur le dessin pour me laisser séduire par le cadrage qui ne donne pas une vue d’ensemble mais un ensemble de détails : des lèvres, une mains sur le bol chaud de thé, un livre posé sur la table… Cet ensemble de détails donne, je trouve, un aspect très sensuel au récit.

J’ai été très touché par cet album mais je ne serais pas vraiment dire pourquoi. Il se dégage de cette histoire une intimité et une poésie qui m’a touché en plein cœur sans que je sache exprimer clairement ce qui m’a touché. Peut-être cette façon de regarder le détail, l’instant présent. Il y a quelque chose de très zen dans ce récit, que l’on retrouve parfaitement dans l’esprit de la couverture.

Une très belle surprise qui, comme dit-on, m’a sorti de ma zone de confort.


Pas à pas, à l'écoute du silence - Couverture (cliquer pour agrandir l'image)Pas à pas à l’écoute du Silence

Tanguy Dohollau

Des ronds dans l’O éditions

collection roman graphiques

2017

sur le site de l’éditeur

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Top ten Tuesday #14

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Rendez-vous hebdomadaire créé par The Broke and the Bookish et repris par  Frogzine. Chaque semaine un top ten sur un thème imposé.


Les 10 bandes dessinées que vous souhaitez découvrir

Il ne pouvait y avoir de sujet plus facile au retour du Festival de la BD d’Angoulême ! Il y a déjà toutes celles que j’ai rapporté dans ma valise, pour moi mais aussi pour Mimiko et Yomu-chan :

Couverture Un juste Afficher l'image d'origine

 Couverture Juge Bao, tome 2 : Juge Bao et le roi des enfants

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Couverture Rouge, Petite Princesse Punk

puis il y a celles qui sont encore dans ma PAL

Couverture Le château des étoiles, tome 1 : 1869 : La Conquête de l'espace Couverture Toutes les mers Couverture Lucky Luke (Vu par...), tome 1 : L'homme qui tua Lucky Luke

Et pleins d’autres mais je vais déjà lire tout ça hein 🙂

Et vous, c’est quoi vos prochaine lectures BD ?

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Cuba père et fils

Jacques et Pierre Ferrandez sont père et fil, tous deux dessinateurs. Ensemble ils sont parti à Cuba, une première fois en en juillet 2007, puis une seconde fois fin 2007 après l’annonce du retrait du pouvoir de Fidel Castro. De leurs voyages est né cet album qui allie une courte bd, des photos, des dessins et des croquis ainsi que de nombreuses information sur Cuba et la vie des cubains.

Ce qui est intéressant avec cet album c’est le mélange de genres à la fois bd, carnet de voyage et guide touristique c’est un peu l’album à tout faire sur Cuba. La bd d’une trentaine de page raconte une tranche de vie. On y fait la connaissance de Ronald, un jeune cubain qui se sert de sa vieille voiture hérité de son père pour promener les touriste et se faire quelques CUC (monnaie utilisé par les touristes) et de son père, ancien révolutionnaire mis au banc par les siens qui revient pour récupérer la vieille voiture. Dans la rencontre entre le père et le fils ce sont 2 Cuba qui s’affrontent : celui de la révolution et de la résistance face au géant américain incarné par le père qui malgré les problèmes croit toujours aux idéaux de la révolution et le nouveau Cuba, celui des jeunes incarné par Ronald qui rêve d’Amérique et qui reproche aux révolutionnaires l’état de pauvreté du pays où tout le monde doit user du système D pour pouvoir subvenir à ses besoins.

Après cette incursion dans la vie de 2 générations cubaines, Pierre et Jacques nous racontent le Cuba qu’ils ont visité. Sous forme de dictionnaire, on découvre les principales villes, les principales activité, de nombreux aspects de la vie quotidienne. De informations historiques, géographiques et politiques mais aussi leur vécu, leur rencontres, leurs expériences. Le Cuba qu’ils ont découvert en 2007. Cette partie est illustré à la fois de photo et de croquis et dessins des deux auteurs. C’est intéressant mais un peu long. J’avoue avoir sauté quelques paragraphes.

Une bonne introduction pour qui souhaite comme moi s’intéresser à Cuba sans rien y connaitre.


Lu dans le cadre du mois cubain

janvier 2017 – Cuba
sphère familiale
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Allons à Is

Connaissez vous la ville de Is ? (Aussi écrit Ys) Aujourd’hui nous allons partir ensemble à sa rencontre. Découvrons la légende et quelques livres qui en parlent.

La légende

Comme pour de nombreuses légendes il existe plusieurs variantes de la légende de la ville de Is et du destin de la princesse qui la gouverne. Je distinguerais deux courants dans toutes les versions que j’ai pu lire, la pro-celte et la pro-chrétienne.

Dans la version pro-celte, Dahud, la fille du roi Gradlon est victime d’une machination qui la mènera à sa perte. Jeune femme, libre et indépendante, fait de sa ville Is (ou Ys) un bastion de résistance face à la christianisation qui gagne toute la Bretagne. Gwennolé, qui a converti Gradlon veut faire tomber la ville de Ys et envoie un homme la séduire pour quelle vole les clés de la ville. L’homme ouvrira les portes de la ville à marrée haute et la ville sera engloutie sous les flots. Gradlon parvient à s’enfuir avec Dahud, mais pour sauver sa peau, en suivant les conseils de Gwennolé, il abandonnera sa fille qui de chagrin se transformera en marie-morgane, mi-femme mi-poisson qui prendra le nom de Ahes. Depuis ce jour elle hante la mer et se venge en noyant les marins qui succombent à sa beauté.

Dans la version pro-chrétienne on retrouve exactement la même structure du récit à un détail pré : Dahud n’est plus une victime mais une horrible créature ayant mérité son triste sort. On raconte que chaque nuit la princesse prend un nouvel amant et qu’au petit matin elle le jette par la fenêtre de sa tour. Un jour elle est séduite par le diable qui lui demande les clés des la ville. La suite de l’histoire vous la connaissez. Saint Gwennolé sauve le bon roi en le persuadant d’abandonner sa mauvaise fille et celle-ci se transforme en créature de malheur qui séduit les pauvres marins innocents…

Pas la peine de vous dire pour laquelle des deux versions j’ai un penchant, si ?

Les albums jeunesse :

Ker-Is ~ Jean-Pierre Kerloc’h et Jérémy Moncheaux

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Reprenant une version pro-celte de la légende, cet album présente la belle Dahud comme une victime. Et Gwennolé y fait vraiment peur avec sa tête de constipé ! Le prêtre déteste la jeune femme car elle est libre et indépendante, et parce qu’elle ne reconnais pas le Dieu unique de Gwennolé, contrairement à son père.

Gradlon est pourtant ici présenté comme un brave homme aimant sa fille plus que tout. Alors que dans certaines vessions de la légende Gradelon pousse sa fille pour sauver sa propre vie, ici Dahud tombe du cheval et malgré ses efforts le père n’arrive pas à la sauver. Si j’ai trouvé que cette vision édulcore un peu l’histoire, pour un album jeunesse c’est bien mieux. L’enfant aura une vision positive du père qui n’est jamais remis en question dans la chute de la ville de Is et la mort de sa fille. Celle-ci, recueillie par la mer se transforme en morgane (créature marine semblable aux sirènes).

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Les illustrations de Jérémy Moncheaux sont très belles et le texte de Jean-Pierre Kerloc’h est agréable. Cet album est paru chez Albin Michel jeunesse.

La fiche de l’éditeur c’est par ICI.


Bande Annonce KER-IS par grmone

Vous pouvez également lire l’avis d’Herisson

Découvrez le blog de l’illustrateur ici et une interview sur La mare aux mots.

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Les Mari Morgans et autres légendes de la mer

Je me suis offert cet album lors d’une excursion à Nantes. Ado cette ville était un des endroits que j’aimais le plus visiter. J’adorais flâner dans les rues aux alentours du château. C’est dans une petite boutique aux allures fantastiques que j’ai déniché ce bouquin qui depuis m’a suivi dans tous mes déménagements. Après avoir passé quelques années dans des cartons il a enfin retrouvé sa place sur mes étagères. J’ai retrouvé tout le plaisir de mes années de jeunesse en feuilletant ce livre. J’aime beaucoup les illustrations de Pascal Moguérou. Ce livre recueille plusieurs histoires des créatures marines peuplant les légendes Bretonnes. Parmi les diverses créatures et histoires on retrouve la ville de Is et la belle Ahès.

Ahès, heman Mari Morgan
E skeud al loar, dan noz, a gan

Ahès, maintenant Mary Morgane,
Au reflet de la lune, dans la nuit, chante

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La Bande Dessinée :

Ys la légende ~ Jean-Luc Istin et Dejan Nenadov

Sorti chez Soleil en 2011. Scénario de Jean-Luc Istin, dessin de Dejan Nanadov (couleurs de Alex Gonzalbo et couverture de Esad Ribic)

résumé : Les Highlands… Ve siècle. Gradlon est un jeune Picte destiné à devenir le chef guerrier de son clan. Il subit dès son enfance une initiation hors du commun, bravant les grands froids, bravant la douleur, bravant les dieux eux-mêmes. Gradlon rencontre alors Scathach l’immortelle, sorcière des îles de Skye, celle qui fut le maître des plus grands guerriers de Bretagne. À l’issue de son enseignement, il devient un Berzerker. L’ultime guerrier dénué de toute peur ! Mais c’est la trahison de son frère et de tout son clan qui va faire de lui un héros légendaire, celui qui régnera sur YS, l’île-cité. (source : BD Sanctuary)

Mon humble avis : à l’heure où je vous parle je n’ai lu que le premier tome et j’ai bien aimé. La couverture est superbe et même si j’ai été surprise d’apprendre en l’ouvrant qu’elle n’était pas du même dessinateur que le reste, j’ai aussi aimé le dessin et la couleur de cette bande dessinée (pourtant je suis plus très bd en couleur depuis que je me suis mise au manga). Ici je suis très vite entrée dans l’ambiance et même si je trouve qu’il y a quelques défauts  du genre comme la nana à moitié nue avec une robe hyper échancrée pour… marcher dans la neige…. Je trouve que les auteurs ont fait un bon travail. Il y a de la tension, du rebondissement et du super-héro sauce fantasy, j’ai nommé Gradlon. Dans ce premier tome il n’est pas encore question de la ville de Ys, on y découvre les origines de Gradlon, le picte. On suit son apprentissage et le tome se termine avec la naissance de sa fille Ahès.

Heu… minutes, c’est pas Dahud le nom de sa fille ? Ben si mais bon après sa devient Ahès et c’est trop compliqué à expliquer. Ahès dès la naissance c’est plus facile à retenir et puis c’est plus joli comme nom :p

Allez ne soyons point tatillon on est pas à un détails près. Dans cette version Ahès est la fille d’une reine picte que Gradlon arrache aux griffes de son maléfique frère et du mari de la belle, un salop. Sauf que tout fini mal pour qui veut devenir héros et du coup… ben faut lire la BD pour le savoir.

En tout cas j’ai apprécié la lecture et je vais sans doute me procurer la suite

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La ville d’Ys ~ Rodolfe et Alzate

Sorti chez Dagaud en 2013, la série est toujours en cour avec 2 tomes pour le moment. Scénario de Rodolphe, dessin de Raquel Alzate

Résumé : Dahud, belle comme un astre et noire comme l’Enfer, est la fille de Gradlon, roi légendaire de Cornouailles. Afin de satisfaire la folie de sa fille, le roi fait construire Ys, la plus belle cité du monde. Cette ville entourée par la mer est protégée des flots par des enceintes immenses. Un système complexe mais ingénieux permet, selon les marées, d’en ouvrir les portes.

Mon humble avis : Comme dans la précédente bd, c’est Gradlon qui est ici au centre de l’histoire, mais celle-ci commence quand Gradlon est déjà roi. Il attaque une cité sans succès et se retrouve seul. Il rencontre alors Magdalen, la reine de la cité qui le séduit. Une femme étrange et inquiétante à qui il donnera une fille

Voilà ta fille, Gradlon. Prends grand soin d’elle.

Tu l’appellera Dahud

Ici la fille de Gradlon à gardé son nom 😉 En revanche la légende comporte un élément étrange : en partant avec Magdalen, Gradlon quitte notre espace temps et quand il revient en Bretagne 40 ans ont passé depuis son départ alors que lui n’a pas pris une ride. Je vous laisse imaginer le choc.

On rencontre également dans ce tome Gwenolé, un des personnages clé de la légende de Ys.

J’ai un peu moins accroché qu’avec l’autre titre. Le dessin est intéressant mais le côté un peu flou m’a perturbé. Quand au récit ça manquait, pour le coup, de tension. J’ai quand même envie de lire la suite 🙂

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Merlin – tome 1 : La colère d’Ahès ~  Istin et Lambert

Cette série est également sortie chez Soleil dès 2003 pour le premier tome, toujours avec un scénario de Jean-Luc Istin mais avec Eric Lambert au dessin (et Stambecco aux couleurs).

résumé :  Lentement, l’ancienne tradition liée aux Dieux celtes s’éteint… Le peuple l’oublie au profit du Dieu Unique. Mais c’est sans compter la déesse Ahès !
Aidée de son plus fidèle elfe, elle échafaude un plan afin de regagner l’estime de ses anciens fidèles, en créant un sauveur entièrement dévoué à l’ancienne tradition.
Elle ordonne alors à Elaüm, un esprit des airs, de se lier à une vierge… Mais ses plans se dérouleront-ils comme prévus ? (souce : BD Sanctuary)

Mon humble avis : Pour le coup j’ai été super déçue ! Je n’avais pas lu le résumé au même temps… J’ai vu Ahès j’ai foncé. Mais ici les auteurs récupèrent ce nom pour en faire tout autre chose. Ahès est une sirène, ici elle devient déesse. Son job c’est de noyer les marins, ici elle veut rétablir la gloire des dieux anciens… Bon ok. Dahud, avant de devenir Ahès a résisté pour préserver les rites celtes et a combattu la foi en un dieux unique, mais c’était une princesse, pas une déesse et puis cela l’a mené à sa perte.

Je suis déçu parce que je n’ai retrouvé absolument aucun élément de la légende que je cherchais. Sinon la bd est agréable. Ironie du sort dans ce premier tome (je n’ai encore une fois lu que le premier) on assiste également à la naissance d’un personnage mythologique, mais ici ce n’est pas Ahès/Dahud qui naît, mais Merlin le futur enchanteur. Une autre légende qu’il me faudra explorer 🙂

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La cathédrale engloutie

C’est avec cette bd de 1987 que j’ai découvert la légende d’Ahes. Comme quoi une bd acheté au puce peut avoir de lourdes conséquences (private joke 😉 )

résumé : Cuscute Le Pouete, fils et petit-fils de marins bretons, peut voir les créatures des contes, invisible à l’oeil des simples mortels. Avec ses deux amis, il voyagent à bord de la maison volée à Baba Yaga. En Bretagne pour une visite familiale, il partent à la rencontre de Ahes, la marie-morgane qui a enlevé Houarn, un marin du village.

Mon humble avis : Je l’ai lu il y a une éternité et j’ai un attachement affectif particulier avec cette bd. Je ne suis pas sûre de pouvoir donner un avis impartial. Je garde un très bon souvenir. Une joli histoire, des personnages très pittoresque, beaucoup d’humour et surtout très peu de prétention.

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La musique :

Ahès ~ Nolwen Leroy

Comme je ne parle pas breton, j’ai cherché la traduction et je l’ai trouvé ICI. Voici ce que disent les paroles :

Dans les plis de sa robe
Où luit la couleur de la nuit
Je noie mon chagrin
Je te pleure…

Du haut de la falaise,
Dans le secret de la pénombre
Je lave ma faute
M’entends-tu ?

Refrain :
De Basse-Bretagne à la mer d‘Irlande
Je me nomme Ahès
Et, je t’attends…
Je pleure le jour, je chante dans la nuit
Et je t’attends, je t’attends…

Le froid m’inonde
Héritage de la perdition
De ma vie délurée
Je m’approche de toi…

Le regret me tenaille
Complainte de mes sujets
Damnés dans la Cité d’Ys
Je suis si près de toi…

Des ailes blanches
Une rumeur gronde sur le rivage
Âme déchainée
Je viens vers toi

Sur le pas de la porte
Des bras froids et humides
Dans la chaleur du foyer
Son cœur s’ouvre…

Cette chanson est extraite de l’album Ô fille de l’eau sorti en novembre 2012.

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