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Cuba père et fils

Jacques et Pierre Ferrandez sont père et fil, tous deux dessinateurs. Ensemble ils sont parti à Cuba, une première fois en en juillet 2007, puis une seconde fois fin 2007 après l’annonce du retrait du pouvoir de Fidel Castro. De leurs voyages est né cet album qui allie une courte bd, des photos, des dessins et des croquis ainsi que de nombreuses information sur Cuba et la vie des cubains.

Ce qui est intéressant avec cet album c’est le mélange de genres à la fois bd, carnet de voyage et guide touristique c’est un peu l’album à tout faire sur Cuba. La bd d’une trentaine de page raconte une tranche de vie. On y fait la connaissance de Ronald, un jeune cubain qui se sert de sa vieille voiture hérité de son père pour promener les touriste et se faire quelques CUC (monnaie utilisé par les touristes) et de son père, ancien révolutionnaire mis au banc par les siens qui revient pour récupérer la vieille voiture. Dans la rencontre entre le père et le fils ce sont 2 Cuba qui s’affrontent : celui de la révolution et de la résistance face au géant américain incarné par le père qui malgré les problèmes croit toujours aux idéaux de la révolution et le nouveau Cuba, celui des jeunes incarné par Ronald qui rêve d’Amérique et qui reproche aux révolutionnaires l’état de pauvreté du pays où tout le monde doit user du système D pour pouvoir subvenir à ses besoins.

Après cette incursion dans la vie de 2 générations cubaines, Pierre et Jacques nous racontent le Cuba qu’ils ont visité. Sous forme de dictionnaire, on découvre les principales villes, les principales activité, de nombreux aspects de la vie quotidienne. De informations historiques, géographiques et politiques mais aussi leur vécu, leur rencontres, leurs expériences. Le Cuba qu’ils ont découvert en 2007. Cette partie est illustré à la fois de photo et de croquis et dessins des deux auteurs. C’est intéressant mais un peu long. J’avoue avoir sauté quelques paragraphes.

Une bonne introduction pour qui souhaite comme moi s’intéresser à Cuba sans rien y connaitre.


Lu dans le cadre du mois cubain

janvier 2017 – Cuba
sphère familiale

Castro ~by Yomu-chan

Bonjour ! Aujourd’hui, dans le cadre du mois consacré à Cuba dans le challenge Amérique Latine, je vais vous parler de Castro une bande-dessinée signée Reinhard Kleist.  Et oui comme je voulais approfondir mes maigres connaissances sur l’histoire de Cuba et le mythe qui est né de Fidel Castro je me suis dirigée vers un ouvrage explicatif et un peu historique, mais comme tout ça à l’air bien dense et bien compliqué j’ai préféré une BD qui apparaît toujours plus accessible. Voilà donc comment je me suis retrouvée avec Castro dans les mains.

Castro prend la forme d’un témoignage, on suit le récit de Karl Mertens un vieux journaliste  allemand qui a suivit la révolution et qui est resté à Cuba une fois celle-ci accomplie. Ainsi on observe comment l’engagement optimiste de Fidel Castro et des nombreux jeunes révolutionnaire se transforme petit à petit en régime autoritaire et en désillusion pour beaucoup. A travers ce récit on voit se dresser le portrait de cet homme presque mythique qu’est devenue Fidel Castro.

Il s’agit d’une bande-dessinée assez longue d’environ 300 pages, qui prend le temps de faire le tour du problème. Elle est fournie en informations historiques ne lésinant pas sur les dates et les événements marquant.  On le ressent tout de suite, Reinhard Kleist a tenté de nous donner un ouvrage réaliste. On le voit dans le dessin, en noir et blanc mais composé de traits durs et crus, Reinhard nous donnes à voir des visages marqués sur les quels ont voit la vie  et ses épreuves. Mais on perçoit également le réalisme dans sa façon de traiter les personnages et les intrigues, jamais il ne cherche à romancer ou dramatiser les faits, et c’est finalement assez agréable, ça nous permet d’appréhender l’histoire au plus près de la vérité (ou du moins c’est l’impression que ça donne, et puis l’auteur semble être relativement bien documenté !)

Ce qui m’a particulièrement plu dans cette bande dessinée c’est le parti pris de l’auteur consistant à raconter l’histoire dans la bouche de ce journaliste Karl Mertens. Cet homme est tombé amoureux de la révolution (à tel point qu’il adopte Cuba et abandonne son pays natal) et malgré tout ses amis et amours qui finissent par tourner le dos face aux choix de gouvernance de Fidel Castro, il a beaucoup de mal à admettre qu’elle est un échec. C’est très judicieux de nous faire voir les faits à travers ses yeux plein d’espoirs et de passion car ainsi on comprend mieux comment on en est arrivé là, comment on a laissé faire.  C’est toujours en s’immergeant dans la psychologie des individus ordinaire que l’on devrait cherchant à comprendre l’Histoire, car on aurait tous pu être cet homme.

Pour conclure je dirais que c’est une bonne bande dessinée si l’on cherche à s’informer, en revanche je ne dirais pas qu’elle est le livre idéal si on cherche un moment de divertissement. Moi je l’ai lu avec un oeil « d’élève ». Elle aurait tout à fait sa place dans un CDI ou une bibliothèque.

Sur une des premières page, un peu noyée entre les remerciement et les infos d’impression on trouve la citation suivante :

« En s’emparant du pouvoir, le révolutionnaire s’empare aussi de l’injustice du pouvoir. »

Octavio Paz.

Forget-me-not, un manga à Venise

C’est dans ma PAL, que j’ai laissé livraddict piocher un livre au hasard à lire la semaine dernière. Parfois j’achète des livres puis je les oublie et de cette façon je voulais faire ressortir des bouquins auxquels je ne pensais plus. Et ça a très bien marché puisque le titre qui est ressorti est un manga que j’ai acheté il y a un bail, un jour où je suis tombé sur un lot de vieux titres sorti chez Sakka d’occasion. Puis je les ai rangés dans mes étagères et… vous connaissez la suite. Avant que la semaine ne s’achève j’ai prix le temps de découvrir Forget-me-not de Kenji Tsuruta. Et franchement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plutôt !

C’est sa jolie couverture bleu qui m’avait attiré à l’époque et je l’ai acheter sans savoir ce que ça raconte.

La jeune femme que l’on voit sur la couverture c’est Mariel Imari, une jeune détective tire au flan qui travaille à Venise. Forget-me-not est le titre d’un tableau qui a été dérobé à son grand-père 20 ans plus tôt et qu’elle a pour mission de retrouver. Son grand-père était un très grand détective mais n’a jamais réussi à retrouver le tableau de son vivant. A sa mort il lègue  toute sa fortune (et c’est un homme riche) à celui de ses descendants qui lui succédera comme détective. Et c’est sa petite fille Mariel qui s’y colle. Sauf que le grand-père impose une autre condition à cet héritage. La nouvelle génération de détective doit retrouver le tableau Forget-me-not avant de pouvoir jouir de l’héritage, en attendant Cornélius, le majordome du grand-père ayant la gérance des biens, doit aider la jeune Mariel dans sa quête pour retrouver le tableau.

La tableau a sans doute été volé par un voleur légendaire, Vecchio, ancien rival du grand-père qui depuis 40 ans nargue la polisse en volant des œuvres d’art après avoir averti les autorités ou le propriétaire. Mariel semble comprendre qui est Vecchio, faut-il encore arriver à le piéger.

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C’est avec nonchalance que l’on suit Mariel dans les petites rues de Venise. Si la jeune femme se révèle une détective assez rusée, nous n’avons pas ici un manga d’action. L’ambiance est plutôt celle d’un manga tranche de vie. On voit Mariel dormir plus que de raison, traîner et fuir le travail, se chamailler avec Cornélius, flirter avec le jeune apprenti d’un antiquaire douteux, attraper des chat, tomber dans le canal, sortir de sa douche… Se qui ne l’empêche pas de mener à bien quelques enquêtes et découvrir quelques mystères.

J’ai beaucoup aimé ce manga tout d’abord pour le trait de son auteur : Kenji Tsuruta. J’aime beaucoup son dessin au trait fin et simple. Les visages sont claires et expressifs, les jolies formes de Mariel sont mises en avant mais avec beaucoup de naturel. Loin du style manga kawaii/moe tellement en vogue ses dernières années. Le dessin de Tsuruta est mature, sans en faire des tonnes. Les vieux sont ridés, les filles jolies mais nous ne somme pas dans la caricature. Bref, je kiffe ce genre de dessin !

Au de-là du dessin, j’ai aimé l’ambiance du manga et le vagabondage à travers les ruelles de Venise qu’il propose. Loins du carnet touristique, on a l’impression d’être dans un Venise intime. L’auteur bien qu’il est choisit une ville mythique comme décor la montre avec une certaine pudeur, ce qui la rend encore plus belle.

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Quand aux personnages, je les ai trouvés très attachants et sympathiques. Ils sont classiques : le détective tire au flan, le majordome sévère et dévoué, le beau gosse mystérieux, le commissaire un peu grotesque. On reste dans un registre déjà vu mais ils sont bien fait, équilibrés et sympathiques. On ne tombe jamais dans l’excès. Les voir évoluer est toujours agréable et quand le tome se termine on regrette que ce ne soit qu’un one-shot. J’aurais bien aimé passer encore quelques temps avec Mariel et sa clique.

Un joli manga, plaisant et bien dessiné qui vaut vraiment la peine si avez l’occasion de le lire.


un manga se déroulant en Italie
un manga se déroulant en Italie

Catsby, jeune chat à la dérive

Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé manhwa (bd coréenne), aujourd’hui j’y reviens avec un titre assez particulier : Catsby de Doha.

Dans cette série tout en couleur Doha dépeint une jeunesse coréenne un peu paumée qui pour l’occasion prend forme animale.

Catsby est un jeune homme chat de 26 ans. Diplômé sans gloire il est depuis au chômage et squatte dans le studio de son meilleur pote, Hound. Ce dernier était brillant à la fac avait facilement trouvé un job à sa sortie d’école, mais après quelques mois il a tout envoyé balader pour travailler comme professeur particulier. Persoue, la copine de Catsby le laisse tomber sans préavis pour épouser un vieux plein aux as. Comment se remettre de cette grosse claque quand rien d’autre ne va dans la vie? Heureusement que Hound est là pour soutenir Catsby. Afin d’oublier Persoue, ce dernier rencontre Sun par le biais d’une agence de mariage et plus ou moins contre son gré commence à sortir avec elle. En est-il devenu amoureux ?

Couverture Catsby, tome 2

Voilà en quelques lignes l’intrigue des 2 premiers tome de cette série. Ce n’est pas tant l’histoire qu’il raconte mais la façon dont elle est raconté qui fait l’intérêt de ce titre. Les personnages sont tous un peu loser, un peu paumé mais touchants. Ils ne savent pas ce qu’il veulent, ils ne savent pas où ils vont mais ils entendent bien jouir de la vie en attendant de trouver leur chemin. A travers ses personnages c’est une jeunesse coréenne contemporaine que Doha décrit, avec beaucoup d’humour et de tendresse.

J’ai beaucoup aimé le ton de cette série dont je n’ai trouvé que les deux premier tome pour le moment. A découvrir.


manhwa
manhwa

Histoire couleur terre

C’est amusant de constater comment le même livre ne nous laisse pas la même impression selon la période à laquelle on le lit. C’est exactement le sentiment que j’ai eu en relisant quelques années après une première lecture dont je gardais un fabuleux souvenir Histoire couleur terre de Kim Dong-Hwa (Casterman). Je vais tenter de vous présenter cette courte série en 3 tomes en tenant compte à la fois de mes souvenir lointains et de mon ressenti actuel.

 

une histoire couleur terre :

L’histoire c’est celle d’Ihwa et de sa mère. Ihwa a sept ans, elle vit dans un village de la campagne profonde coréenne, sans doute au début du siècle dernier, seule avec sa mère, une veuve qui tient la taverne du village.

Pourquoi couleur terre ? Parce que c’est à la campagne que ça se passe, là où ce sont les saisons qui dictent leur rythme aux hommes. Le rythme des saisons on le retrouve dans le récit qui fait la part belle aux fleurs, chacune d’etre elle venant signifier le début d’une saison mais aussi une nouvelle étape dans l’évolution de la petite Ihwa. Le livre s’ouvre sur ses sept ans. Elle se demande pourquoi les garçons ont un piment entre les jambes et pas elle. Auprès de sa mère elle va apprendre ce que c’est qu’être une femme. Elle grandie et nous la voyons s’ouvrir au monde, grandir et découvrir les premiers émois amoureux jusqu’à rencontrer l’homme qui deviendra son mari. La série se clos sur son départ de la maison maternelle. C’est un peu comme voir une rose fleurir, du bouton à la fleures épanouie, on observe les différentes étapes de cette floraison.

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Un goût doux-amère

C’est la beauté et la délicatesse du dessin, la poésie fleurie du propos qui m’avaient marqué. Je gardais un merveilleux souvenir de cette lecture et c’est avec grand plaisir que je me suis engagée à le relire pour une lecture commune avec l’équipe k.bd. Pourtant à l’heure où j’écris ces lignes je ne suis pas inspirée et j’avoue que sans l’engagement pris aux près de mes camarades k.bdéens je n’aurais sans doute pas pris la peine de le chroniquer. Non pas parce que je n’aime pas, au contraire ! Mais plutôt parce que cette dernière lecture me laisse en bouche un goût plus amère. A la beauté et la poésie c’est substitué une vision archaïque de la société et de la femme où celle-ci n’existe que pour plaire aux hommes.

Sans doute au moment de ma première lecture je ne resentait pas le besoin de revendiquer mon féminisme. Depuis l’eau à coulé sous les pont, une eau boueuses pollué par des manifs pour tous qui m’a fait prendre conscience que ce que je prenais pour acquis ne l’est en fait pas du tout. Je ne peux donc pas m’empécher de resentir une certaine aversion pour tout discours qui tendrait à cantonner la femme dans un rôle aussi inisgnifiant que celui de plaire à son mari.

Bien sur Kim Dong-Hwa nous parle avec beaucoup de poésie des femmes, il souligne avec maestria leur beauté et leur délicatesse, il nous montre leur force. Mais la force dont il parle c’est le fait d’accepter des conditions de vie difficiles, d’accepter de n’avoir d’autre choix que le mariage et une vie dans la belle famille souvent très dure (traditionnellement en Corée, la jeune marié part vivre dans la famille de son époux et ne peux rendre visite à sa propre famille qu’une ou deux fois par an). Elles sont belles, elles sont douces et fortes, mais elle acceptent le statu quo d’une tradition archaïque sans même ciller. Prends ton mâle en patience, pourraient-elles dire.

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Et si cette fresque des femmes coréennes des campagnes du début XX est très belle, je ne peux résolument pas m’identifier à ces femmes. A aucune d’entre elle. Je m’interdit même la faiblesse de me reconnaître dans certains de leurs gestes ou certaines de leur paroles. Paroles qui pourtant sonnent très vrais (est-ce pour cela que je me braque ? Est-ce parce que de nos jours encore nombre de jeune femme s’inquiètent à se point de trouver chaussure à leur pieds ? moi je préfère apprendre à marcher pieds nus !).

Voilà pourquoi je n’avais pas envie d’écrire sur Histoires couleur terre, du moins pas aujourd’hui. Ma révolte l’emporte sur la beauté et de cette deuxième lecture je retiens surtout une vision archaïque de la femme et de ses inquiétudes toutes tournées vers l’homme et le sexe. Parce que soyons franc, même si c’est avec beaucoup de poésie, ce livre ne parle que de sexe.

Ceci-dit n’exagérons rien, Kim Dong-Hwa nous présente certes des femmes qui se plient aux traditions mais qui sont (dans la limite du respect des dites traditions) libres et indépendantes. La mère d’Ihwa par exemple, bien que veuve, ne s’est jamais remarié et élève seule son enfant, repoussant les avances des clients et ne gardant son cœur (et son corps) que pour l’amant qu’elle s’est choisi.

je vous laisse le bain aux haricot, moi je préfère l'alcool
je vous laisse le bain aux haricots, moi je préfère l’alcool !

Laissons couler encore de l’eau sous les ponts, peut-être que lors de ma troisième lecture je serais libéré de ma révolte et que je pourrais lire à nouveau se beau manhwa et profiter de sa poésie sans m’offusquer du reste. Car malgré tout cette série est magnifique, le dessin épuré et pourtant riche en détails est d’une grand beauté. J’aime également le texte qui avec ses nombreuses métaphores fleuries nous amène dans l’univers de ces femmes coréennes. Une très belle série.


Pour en savoir plus sur la série allé sur le site de l’éditeur, sur Manga News et Manga Santuary.

A lire aussi les avis de Yvan, Lunch et Badelel

Nouveautés manga #5 ~ Mai 2015

la sélection du mois d’avril était plutôt maigrichonne, celle de mai va être bien plus riche en nouvelles séries. Et moi qui n’a pas avancé d’un iota sur mes séries en cours, ni sur les nouveauté des mois précédents !

Le nouvelles séries :

La première série à avoir attiré mon attention est Sangsues de Daisuke Imai dont le 1er tome sort le 13 mai chez Casterman. J’ai été séduite par la couverture et le titre qui m’intriguent, le pitch ne fait que titiller d’avantage ma curiosité, mais aussi un peu mes crantes. Il y a des chances que j’aime pas. Tout dépend du degrés de violence et de la façon dont le sujet est traité. En tout cas ça m’intrigue.

Yoko, une fille à première vue ordinaire, s’est évaporée. Nous ne la voyons pas, mais elle est là, juste sous nos yeux : Yoko vit chez nous pendant notre absence, allant d’un appartement à un autre selon ses besoins et ses envies. Yoko est une sangsue : elle a cessé d’exister aux yeux de  la société et vit désormais, invisible, dans ses replis, dans l’angle mort de nos consciences. Elle se croit seule dans son cas, elle va découvrir toute une société parallèle, un amas d’électrons libres qui coexistent sans que nous les voyions alors que la violence y est omniprésente. Car les sangsues se disputent nos domiciles, qu’elles appellent des nids, s’affrontent dans de sanglantes guerres de territoire et se livrent à des vendettas qui tournent volontiers au massacre.

(source : Casterman)

Autre série a avoir attiré mon regard grâce à sa couverture : The ancient magus bride, qui sort le le 15 mai chez Komikku. Sa couverture est intrigante, le pitch aussi :

Chisé Hatori a 15 ans. Elle n’a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l’existence remonte à la nuit des temps… Il la prend sous son aile pour faire d’elle sa disciple et lui annonce qu’à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son cœur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit…

(source : Manga Sanctuary)

Puisque nous somme dans le fantastique, pourquoi aller carrément du côté du heroicfantasy avec The Heroic Legend of Arslân ? Le manga sort chez Kurokawa le 15 mai. ça fait une éternité que je n’ai pas craqué pour un manga de leur catalogue. Ce genre d’histoires ne correspondent pas vraiment à mes lectures du moment, mais pourquoi pas, si c’est bien fait…

À la frontière de l’Orient et de l’Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d’une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d’héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l’envahisseur dans la plaine d’Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l’infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

(source : Kurokawa)

Oublions les mages et les princes pour un peu de frissons, de suspens et de fantômes ! l’adaptation de Another en manga, sortira le 20 mai chez Pika. J’avais bien aimé la série animé, plutôt bien ficelé. Je n’ai pas découvert le pot au roses avant la fin et ça c’est suffisamment rare pour me faire plaisir. Mais maintenant que je connais l’histoire, est-ce que j’accrocherais autant au manga ? D’autant plus que le dessin n’est pas de ceux qui me plaisent. Mais rien que par curiosité, je jetterais volontiers un œil au premier tome.

En 1972, Misaki, élève très populaire du collège Yomiyama-Kita, périt brusquement dans un accident, juste après son passage en 3e3. Refusant d’admettre sa mort, ses camarades de classe décident de faire “comme si Misaki était en vie”. Toutefois, à la fin de l’année, Misaki apparaît sur la photo de classe…
Vingt-six ans plus tard, Kôichi Sakakibara est transféré dans cette même classe. Il se rend vite compte de l’atmosphère sinistre qui règne parmi ses nouveaux camarades et se pose des questions sur une étrange jeune fille qui se nomme Misaki…

(sources : Pika)

Après tout ces frissons, j’ai bien envie de découvrir le manhua prévu pour le 22 mai chez Urban China : Joker Danny, un récit post-apocalyptique.

La Terre a été ravagée par une peste mystérieuse. En quelques mois seulement, l’humanité a quasiment disparu. Dans une petite cité encore épargnée par la catastrophe vit Danny, un jeune orphelin turbulent qui a une tache de naissance en forme de larme sous l’œil gauche. Par un jour pluvieux, un visiteur venu de loin arrive en ville : Aurèle, un artiste peintre renommé. Voici l’histoire de leur rencontre…

(source : Urban China)

Retour à la dure réalité avec un titre qui devrait être très intéressant chez Akata : Je reviendrais vous voir (sortie prévue pour le 28 mai). Après Daisy, lycéenne à Fukushima, ce nouveau titre revient sur la catastrophe du 11 mars 2011 par l’expérience personnelle d’un auteur pour livres d’enfant parti comme bénévole dans les zone sinistrée. A lire.

Nobumi est un jeune père de famille. Il est surtout auteur de livres illustrés destinés aux enfants. À l’instar de nombreux japonais, il sera, le 11 mars 2011, choqué à vie par la triple catastrophe qui s’abat sur son pays. Un peu naïf, et le cœur empli d’espoir, il décide alors d’envoyer gratuitement plusieurs milliers d’ouvrages jeunesse (dont les siens) pour distraire les enfants de la zone sinistrée. Mais quand il annoncera son don sur son blog, les réactions des internautes seront pour le moins… violentes ! Choqué et meurtri jusqu’au plus profond de son âme, Nobumi va alors vivre une véritable crise artistique, dont une seule issue sera possible : laissant pour plusieurs jours sa vie confortable de tokyoïte, il part en tant que bénévole volontaire, pour aider à la reconstruction de la zone sinistrée du nord est du Japon. Il y découvrira un paysage encore pire que tout ce qu’il avait pu imaginer… Suivez son émouvante histoire vraie, mise en dessins sous la plume des meilleurs mangakas japonais !

(source : Akata)

Un peu de douceur dans ce monde de brutes avec un titre qui m’attire par pure curiosité : La princesse de la cuisine. La couverture et le pitch ne me disent rien mais comme ça parle de cuisine, je m’attends à être agréablement surprise comme avec un amour de bentô 🙂

Le tome 1 et 2 sortirons le 21 mai chez Clair de lune.

Place à l’imagination et à la créativité ! Voici un manhwa qui donne l’eau à la bouche ! Gaufres, omelette, okonomiyaki, dôme en gelée, bavarois, tarte aux fruits… Préparez tous les plats de fêtes que vous aimez ! Lignac, le plus beau garçon de l’école, a invité toute la classe à son anniversaire. Mais pourquoi il nous a demandé d’apporter des plats fait maison ?! Je veux épater Lignac. l’ennui, c’est que je suis nulle en cuisine !! Fort heureusement, un petit lutin va m’aider ! C’est la chance de ma vie !! J’ai remarqué que cette chipie de Rose cuisinait de mieux en mieux. Quel est donc son secret ?! Haedam est un diminutif de « comme le soleil ». Il regroupe des auteurs qui désirent apporter un sourire aussi lumineux que le soleil aux enfants. Les sept membres du studio travaillent main dans la main pour la réussite de ce beau projet. Kim Suk-Hee, La gaieté et la douceur qui se dégagent de son univers font la joie des lecteurs. « Princesse des fourneaux » est le fruit d’une longue préparation. L’artiste s’est toujours sentie attirée par la cuisine qui, à l’instar du manhwa, permet de donner libre court à l’imagination. Stimulée par la dimension ludique et créative de « Princesse des fourneaux », Kim Suk-Hee s’est attelée à la tâche avec la passion d’un chef qui cuisine avec amour pour régaler ses invités. « En vous souhaitant une lecture savoureuse ! »

(source : Manga Santuary)

Je termine ce tours des nouveauté avec un autre manhua d’Urban China prévu pour le 22 mai : Mon étoile secrète. Les émois de l’adolescence c’est pas vraiment mon truc, mais le dessin et surtout les couleurs de la couverture me plaisent beaucoup. Les quelques pages qu’on peut voir sur le site de l’éditeur, me font envie, surtout pour leur aspect graphique.

En quittant son bourg natal pour étudier au lycée de Wuhan, la jeune Xiaoxi ne s’attendait pas à un changement aussi radical. Perdue dans l’agitation de cette grande ville, elle se sent moins elle, moins douée et moins légitime que ses camarades de classe. Sa rencontre avec Yan Huan, la plus belle fille de l’école, et Lin’an, le brillant étudiant, va lui permettre de s’épanouir dans ce nouvel environnement, mais va également la confronter aux émois de l’adolescence…

(source : Urban China)

Côté anime :

Jusqu’à présent je ne m’était intéressé qu’au sorties manga, mais pourquoi pas parler d’anime aussi ! ça fait un moment que j’ai pas prix le temps d’en mater (c’est terrible le travail ! ça vous fait passer à côté de ce qui est vraiment important!) mais il y a quelques sorties dvd qui ont attiré mon attention.

Commençons par Hamatora, dont l’intégrale sort le 6 mai (hé mais c’était hier ça !) chez Kazé. Je connais pas du tout mais la jaquette m’a attiré et le pitch à l’air sympa. Une histoire de détective et de pouvoir surnaturel, je dirais qu’il y a là des ingrédients pour me plaire. Ajoutez à ça un charadesign classique mais plutôt sympa. ça me fait envie. Bon, quand je vois le prix en revanche ça me refroidie directe (12 épisodes pour 35€). Je n’achète les dvd sur un coup de tête quand c’est vraiment pas cher. Sinon, je regarde d’abord, j’achète après.

Dans l’agglomération japonaise de Yokohama, les détectives privés Nice et Murasaki de l’agence Hamatora, ont recueilli des informations sur un tueur en série qui s’attaque aux personnes nées avec le « Minimum », un pouvoir dont un petit nombre d’individus est pourvu. Possédant eux-mêmes ce pouvoir, les deux enquêteurs se retrouvent malgré eux entraînés dans cette affaire…

(source : Kazé)

Autre sortie dvd à avoir retenu mon attention : Suisei no Gargantia, série en 12 épisodes + 2 OAV dont l’édition gold sort le 14 mai chez Black box. Avant j’étais fan de sf, je lisais de la sf, je regardé de la sf, je buvais de la sf… bref j’étais à fond ! Ces dernier temps je suis moins… heu… moins geek (la faute au travail tout ça ! C’est qu’on en deviendrais sérieux ! à moins que ça ne soit l’âge…) mais une bonne séries sf de temps à autres je dis pas non. Et le charadesign de Suisei no Gargantia est plutôt sympa, pas très original mais bon, ça donne envie. Quand au prix, c’est déjà un peu plus abordable.

Dans une galaxie lointaine, l’Alliance Galactique est en guerre contre une race d’extraterrestres pour sa survie. Au cours d’une bataille, le jeune soldat Red est aspiré dans une distorsion de l’espace-temps. A son réveil, six mois plus tard, il découvre une étrange planète inondée par la mer et dont l’air est respirable. C’est le berceau de l’humanité, la Terre, dont l’Alliance Galactique avait perdu la trace depuis des siècles…

(source : Manga Sanctuary)

Séries en cours :

Toujours plus de séries en cours, pas une de terminées depuis le dernier billet… Bref, avec toutes les sorties intéressantes qu’il y a ce mois-ci, je vais avoir du mal à tenir le rythme !

Ce mois-ci parmis mes séries, il va y avoir pas moins de 7 nouveaux tomes. Va falloir faire un tris et établir quelques priorité. Je met dont une option sur A Silent Voice, le tome 3 sortira le 15, Gokusen, le tome 10 est prévu pour le 13, et rendez-vous sous la pluie dont le tome 8 sort le 22.

  

Angélique ~by Yomu-Chan & Bidib

By Yomu-chan

Les éditions Casterman ont contacté « le grand patron » de Ma petite Médiathèque pour nous proposer de lire en avant-première le premier tome de Angélique et d’en écrire une chronique.

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Angélique est une adaptation par Olivier Milhaud et Dara en global manga des romans (apparemment très connus , merde je ne les ai pas lu..) de Anne Golon. Auteur qui au moment d’écrire ses livres avait pour projet de créer un personnage féminin qui incarnerait à la fois la femme du XVII° siècle et la femme dite moderne. Voyons comment cela a été traduit en manga.

Mais avant tout un petit synopsis s’impose:

L’histoire commence en 1646 dans une pièce éclairé par le feu de cheminée où l’on fait connaissance avec Angélique, tous ses frères et  sœurs et sa nourrice . Cette dernière est en train de leur raconter la terrible histoire de Gilles de Retz. Puis on commence à suivre le quotidien de cette petite Angélique, fille de baron insouciante et pleine de courage.

Que dire de ce manga ? … Je viens juste d’en finir la lecture et je reste perplexe. Je ne saurais dire si j’ai aimé ou non. Le dessin est sympa, bien que un peu trop « rondouillard » des fois, en effet le graphisme des personnages est parfois en décalage avec la situation, mais cela reste agréable à regarder dans l’ensemble. J’aime beaucoup le design de Angélique lorsqu’elle est petite, cela la rend encore plus attachante.

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Je trouve que dans son ensemble le manga est trop « flou ». Que ce soit dû à la mise en page avec le découpage des cases ou aux dialogues, j’ai une vague sensation de « pas fini ». Ce que je veux dire c’est que l’on sent que l’histoire part d’un univers très riche mais qu’ici seulement une infime partie nous est montrée. Je me suis d’abord dit que c’est le passage roman/manga qui veut ça, seulement je n’ai pas lu les romans alors pourquoi aurais-je l’impression qu’il manque quelque chose ? Les personnages me paraissent trop superficiel ou alors ils sont trop « profonds » et on ne comprend plus ce que veulent dire leurs expressions et quel est le message que veulent nous faire passer les auteurs.

Et puis il me reste quand même ce sentiment dérangeant d’attente. C’est quelque chose que je déteste particulièrement quand je lis ou regarde un film : l’attente. L’attente du début de l’histoire, quand est-ce que l’action commence, quel est l’objectif du bouquin ?! Là, tout au long du livre j’ai attendu que « ça commence ». Les situations initiales c’est bien, oui il nous faut des scènes d’expositions mais bon… Je ne ferait pas plus de reproche parce que ce genre de défaut est un des « syndrome du tome 1 ». C’est vrai on peut avoir des séries avec des premiers tomes passionnants et pleins d’adrénaline mais dont la suite s’épuise très vite. Et à l’inverse des premiers tomes longs au démarrage mais dont la suite envoie du lourd. C’est pour cela que je reste indécise, j’attends de voir ce que nous réservent les prochains tomes avant de me prononcer .

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 Le mot du « grand patron » :

Quand j’ai été contactée pour lire ce « manga français » j’ai été bien évidemment flattée, mais je me suis tout d’abord demandée s’il correspondait à mes lectures, s’il était susceptible de me plaire. Angélique  je connaissais de nom, j’avoue n’avoir lu aucun des romans, ni vu aucune des nombreuses adaptations. L’idée que je m’en faisais était quelque chose de très romantique, trop pour me plaire peut-être. Finalement, après avoir lu la fiche de présentation de cet album, j’ai pensé qu’il pourrait plaire à Yomu-chan, friande de shôjo d’aventure fantastique et épique tel que La Fleur du Millénaire mettant en scène des héroïnes fortes (ou pas) dans un univers inspiré du moyen-âge. Alors pourquoi pas une héroïne française dans un décor renaissance ? Je lui ai donc proposé une lecture commune.

Et puis aussi ce qui m’a donné très envie de découvrir cet album, c’est le nom du scénariste, Olivier Milhaud, dont j’avais adoré Le Viandier de Polpette.

En commençant la lecture d’Angélique  je m’attendais donc à une aventure épique dont le héros serait une jeune femme. Finalement ce n’est pas du tout ce que j’ai lu. Ce premier tome me fait plus l’impression d’une tranche-de-vie au XVII siècle dans une famille noble désargentée. Il n’y a pas le côté aventure auquel je m’attendais. Si cela semble avoir frustré Yomu-chan qui durant tout le premier tome attendait de voir l’histoire démarrer, j’ai été moins gênée. Dans ce premier tome il ne se passe pas grand chose. On découvre Angélique et sa famille, son univers, son mode de vie. Ce qui m’a plu c’est le fait de côtoyer un personnage très français. De plus la scène se déroule dans ma région et c’est amusant de voir nommer des lieux que je connais bien, tout comme des faits historiques dont je ne garde que de vagues souvenirs des cours d’histoire du collège.

Comme Yomu-chan j’ai parfois trouvé que les personnages étaient traités trop à la légère, peut-être que les chapitres sont trop courts ou pas toujours en relations les uns avec les autres. On peut en effet se demander où les auteurs veulent en venir en regardant l’ensemble, certains personnages semblent important à leur apparition et disparaissent du récit aussi tôt (c’est le cas d’un peu près tout les garçons qui tournent autour de la petite Angélique). Mais j’ai plutôt lu chaque chapitre indépendamment des autres, comme des petits instantanés de l’enfance d’Angélique nous permettant de faire connaissance avec elle et son univers.

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Le dessin n’est pas désagréable, même si moi aussi je le trouve un peu trop rond. Il rend les personnages touchants et représente bien le côté « enfance » de ce premier tome. Ce qui m’a amusé c’est aussi ce contraste entre un design très manga et une histoire très française qui marche assez bien.

En conclusion j’ai trouvé ce premier tome agréable sans pour autant être emballé par l’histoire. Je me demande si la suite gardera cet aspect tranche-de-vie où s’il y aura plus d’action et plus d’unité entre les chapitres.

Un joli premier tome qui a eu le mérite de ma faire connaître Angélique. Il ne me reste plus qu’à découvrir le roman 🙂

Jaquette ANGELIQUE T1-sticker def

Angélique

d’après le roman de Anne Golon

Scénario Olivier Milhaud

Dessin Dara

Casterman

sortie prévue 8 avril 2015

Merci aux éditions Casterman pour cette lecture

Petit panier de manga #14

Le retour du petit panier !! J’ai lu pas mal de manga ces derniers temps mais… j’ai oublié de vous en parler 🙂

Je vais essayer de me rattraper avec un petit panier bien garni.

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?


Moyasimon – tome 1 :

Résumé :

Sawaki et son meilleurs amis font leur rentrée dans une université agricole, sous les conseils du grand-père il rentrent en contact avec un professeur très excentrique spécialiste de la fermentation. Le professeur Itsuki veux Sawaki dans son équipe pour pouvoir profiter de son étrange pouvoir : voire les microbes à l’œil nu.

Mon avis :

Il y a quelques années j’avais vu les premiers épisodes de l’adaptation animé de ce manga. Même si je n’avais pas donné suite, l’idée de départ m’avait beaucoup amusé. J’ai eu envie de découvrir sa version originale.

Ce premier tome plante le décor : la fac, ses champs, ses labos et surtout ces profs et ses étudiants ! On a une belle brochette de personnages plus caricaturaux les uns que les autres, une ambiance drôle et détendu et… tout plein de bactéries au design kawaii . C’est marrant et instructif. Sans être extraordinaire, ce premier tome m’a donné envie de poursuivre l’aventure.

Moyasimon

Ishikawa Masayuki

2004

type : seinen

genre : tranche de vie, comédie, science et agriculture

éditeur VF : Glénat

nombre de tomes : 3 sur 13 (terminée au Japon)


Rudolf Turkey – tome 1 :

Résumé :

Rudolf Turkey est le jeune adjoint au mère d’une ville fictive des Etats Unis des années 50. Dans une ambiance très Las Vegas, mafia, casino et pognon a profusion. Un titre disjoncté plein d’action et d’humour.

Mon avis :

Rien n’est sérieux dans ce premier tome. Tout est dérision et fan service ! Des personnages plus caricaturaux les un que les autres, des pin up au formes voluptueuses, le l’action complètement loufoque… Tout est là pour un agréable moment de détente. Parfait pour ne plus réfléchir à rien et se marrer. C’est pas sérieux pour deux sous mais très efficace. Le dessin est très beau, classique mais avec ce petit plus qui le fait ressortir du lot. Et il y en a pour tout les goût : des beaux gosses, des filles dévêtues, des poitrines plus que volumineuses…. Je me suis vraiment amusée avec ce premier tome. La suite prendra-t-elle un ton plus dramatique ou gardera-t-elle se même ton de dérision ?

Rudolf Turkey

Nagakura Hiroko

2012

type : seinen

genre : humour, action

édition VF : Komikku

nombre de tomes : 2/3 toujours en cours


Blessures nocturnes – tome 1 :

Résumé :

Le professeur Mizutani donne des cours dans un lycée du soir et s’occupe d’enfants en difficulté. Après la mort d’un des enfants dont il s’occupe, il décide de démissionner et de ses dédier complétement à l’aide des enfants en détresse.

Les enfants qui errent dans les villes de la nuit… rejetés par le monde du jour, blessés… Sans jamais recevoir d’amour… Ces enfants qui n’arrivent pas à s’endormir, la nuit… […] J’ai passé des nuits sans nombre auprès de ces enfants, je les ai regardés, pris dans mes bras, j’ai pleuré avec eux, sans pouvoir rien faire d’autre… les gens m’appellent “le veilleur”

Mon avis :

C’est Yomu-chan qui m’a offert ce premier tome pour mon anniversaire. J’en avais entendu parler mais je ne connaissez pas encore la série. Si vous avez envie de vous détendre, de ne plus penser à rien et rire un bon coup… passez votre chemin ! Cette série ne vous aidera pas à faire de beaux rêves. Âmes sensibles s’abstenir. Enfin… je dis ça mais j’ai une âme plus que sensible et j’ai bien aimé. C’est intéressant et ça fait réfléchir à la jeunesse, à comment les adultes gèrent les enfants à la dérive, à comment les autres enfants peuvent être une source de douleur pour ces jeunes gens… Bref ça fait beaucoup réfléchir ! Et ça me fait aussi pleurer ! A chaque fois, je lutte pour ne pas laisser mes larmes couler. C’est dur, on a beau être dans un manga, c’est pas le happy end qui nous attends à chaque fois. C’est dur mais c’est la réalité qui est dure. Ce manga, est adapté du roman Yomawari Sensei de Osamu Mizutani. Si les histoires qui y sont racontées sont fictives elle s’inspirent de la dure réalité et les expériences de Mizutani qui depuis de nombreuses années s’occupe de problèmes de drogues et de délinquance juvénile.

Il y a beaucoup de violence dans ces récits illustrés de façon très réaliste par Seiki Tsuchida, mais aussi beaucoup d’espoir. Si Mizutani ne peut rien faire d’autre que pleurer avec ces enfants, parfois ça suffit. Parfois seulement.

A ne pas lire si on est déprimé !

Blessures nocturnes

Tsuchida Seiki

d’après le roman de Mizutani Osamu

2005

type : seinen

genre : drame, social

éditeur VF : Casterman – Sakka

nombre de tomes : 10, série terminé


Banana fish – tome 1 :

Résumé :

Un photographe japonais et son assistant se rendent aux Etats Unis pour faire un reportage sur les gang de jeunes. C’est par l’intermédiaire de l’inspecteur Chalie et du jeune Skip qu’il rentrent en contact avec Ash un jeune chef de bande. Ash se retrouve mêlé à une dangereuse et mystérieuse histoire de drogue, les choses dérapent et voila que Eiji, le jeune assistant photographe se retrouve pris en otage par la mafia.

Mon avis :

Je veux la suite !!! ça fait deux fois que je relis le premier tome et à chaque fois je suis prise dans l’intrigue. Je veux savoir, je veux la suite ! Voilà bien la preuve que shojo ne veut pas forcement dire histoires à l’eau de rose. Ce manga m’avait été plusieurs fois conseillé quand je cherchais du shojo qui sorte de l’ordinaire. Quand j’ai trouvé le tome un d’occasion j’ai voulu voir s’il était à la hauteur de sa réputation. Et bien, je suis pas déçue ! Ce premier tome plante le décour et nous voilà déjà en pleine action, avec des instrigues qui se croisent. Et pas une seule midinette ! Pas de lycée, pas de romance… Mais de l’action, du suspens, du mystère, des meurtres… Un très bon premier tome.

Quant au dessin il est très simple, mais efficace. Le truc que j’ai trouvé étrange c’est qu’il soit imprimé sur du papier jaune ! Mais finalement on s’habitue vite.

 Banana fish

Yoshida Akimi

1987

type : shojo

genre : action, suspens

éditeur VF : Panini Manga

nombre de tomes : 18 commercialisation stoppée


Sans honte – le troisième volet du Protectorat de l’Ombrelle

Résumé :

Comment résumer un tome 3 sans spoiler pour ceux qui non pas encore lu les deux précédents ? Difficile, difficile ! Je me contenterais donc de vous dire que la sulfureuse Alexia va vivre de nouvelles aventures qui la mèneront jusqu’en Italie à la rencontre des Templier. Robes à froufrou, loup-garous, vampires et ombrelles dans un cocktail toujours aussi drôle et efficace.

Mon avis :

Ce troisième tome conclue l’adaptation en bd de la série de romans de Gail Carriger mais aucunement l’histoire ! L’aventure Alexia ne fait que commencer. C’est absolument frustrant de penser qu’il n’y aura pas de suite !

Ce troisième tome m’a plu pour les même raison que les précédents la recette de base fonctionne très bien. Il y a beaucoup d’humour, j’adore les dialogues.

“ Attendez, ne pourrions-nous pas discuter tranquillement comme des gens civilisés ?

Ils pourraient au moins répondre “non, il n’y a que le meurtre qui nous intéresse dans le cas présent, mais merci tout de même pour votre généreuse proposition”.

Toujours aussi drôle et agréable à l’œil mais tout de même une petite déception concernant l’intrigue qui, je trouve, n’avance pas assez vite, où de façon trop floue. Je n’ai maintenant qu’une hâte, lire la suite ! Mais il y a pas de suite T_T il ne me reste plus qu’à lire les romans, la série fait déjà 5 tomes.


Sans Honte – Le protectorat de l’Ombrelle

REM

d’après le roman de Carriger Gail

2012

type : global manga (USA)

genre : fantastique, aventure

éditeur VF : Pika

nombre de tomes : 3


Barakamon – tome 3 :

Résumé :

Dans ce troisième volet, Seishû reçois de la visite : son meilleur ami accompagné d’un jeune homme à la personnalité assez particulière viennent perturber sa quête de paix à la campagne. Enfin si on peut qualifier ce séjour à la campagne de “quête de paix” ! Avec Naru dans les parages, difficile d’avoir la paix.

Mon avis :

Toujours plaisant et détendu. Seishû évolue, mûri au contacte de la petite Naru et de toute la joyeuse bande de l’île. Les amis citadins offrent quelques situations cocasses et toujours drôles. Un bon troisième tome.

Barakamon

Yoshino Satsuki

2009

type : shonen

genre : comédie, tranche de vie

éditeur VF : Ki-oon

nombre de tomes : 9/10 toujours en cours au Japon

Les enquêtes du limier

Un détective solitaire et ténébreux, une bouteille de whisky et son chien. L’ambiance polar est là ! Mais pas de crimes, de sang et de drames. Taku Ryûmon c’est bien un détective mais sa spécialité est retrouver les chiens de chasse. Un détective spécialisé en chien, voilà une drôle d’idée et avec un pitch pareil on a de quoi être inquiet. Et pourtant ! Personnellement j’ai beaucoup aimé cette série en 2 tomes. Taniguchi arrive avec talent à marier l’ambiance polar et détective ténébreux avec des histoire de chasse et de montagne.

Le personnage principal est charismatique et le tandem qu’il forme avec son chien fonctionne très bien. La façon dont l’histoire est raconté c’est très sympa aussi, Taku Ryûmon parle à la première personne et on a vraiment l’impression de lire un vieux polar, ce contraste avec les histoires de chiens est amusant et rend le récit captivant.

Je suis rarement déçue par les manga de Taniguchi. Pourtant ça m’est arrivé récemment avec le premier tome de Seton, que je n’ai pas vraiment aimé. J’avais peur ici de me retrouver dans le même cas. Il en est rien. Je suis tout de suite rentrée dans le récit et j’ai été captivé par les aventures du héros, chose que je n’avais pas du tout réussi à faire avec Seton.

Sky Hawk

Après le western bol de riz, c’est au tour du western sushi ! Et oui, aujourd’hui je vous parle d’une manga western de Jiro Tanguchi : Sky Hwak.

Résumé :

Hiko et Manzo sont deux samouraï du clan Aizu ayant fuit le Japon après la défaite de leur clan lors de la restauration Meiji. Il cherchent asile aux Etats-Unis où ils espéraient faire une nouvelle vie. Mais les choses ne se sont pas passé comme ils l’espéraient. Manzo est blessé et ils trouvent refuge dans une cabane perdue en territoire indien. Alors qu’il rentre de la chasse, Hiko trouve une femme indienne seule qui vient de mettre au monde une petite fille. Elle est à bout de force et ne pourra pas se défendre contre les prédateurs attirés par le sang. Il décide alors de l’amener dans leur cabane. En décidant de protéger cette femme et son enfants, Hiko et Manzo viennent de changer le cour de leur histoire. Ils seront accueilli par une tribu Sioux. Les deux samouraï décident de rester auprès des indiens pour les aider dans leur guerre contre les blancs qui tentent de leur voler leur terres. Ce ne seront pas quelques chercheurs d’or qui leur feront face, mais l’armée du gouvernement américain, bien décidé à se débarrasser des indiens. Une guerre qui malgré tout le courage et la détermination dont feront preuve les valeureux guerriers indiens ne peut être gagne.

Mon avis :

S’agissant d’un manga de Taniguchi, j’avais peut de chance d’être déçue. J’aime son travail, et quelque soit le sujet qu’il aborde, je m’y retrouve toujours.

J’ai aimé sa version du western. Le parti est franchement prix pour les amérindiens, qui sont idéalisé, alors que le méchant blanc n’a rien d’humain. La vision qu’il nous offre est bien trop manichéenne mais cela ne gâche pas le plaisir de la lecture.

D’un côté on voit Hiko et Manzo évoluer, se muer de samouraï japonais et guerrier sioux. De l’autre, l’histoire du pays et des indiens que le gouvernement américain cherche à renfermer dans des réserves. C’est intéressant. ça m’a donné envie d’en savoir plus sur ce volet de l’histoire américaine (si vous avez des bon livres sur le sujet à me conseiller, je suis preneuse).

Sans être le manga du siècle, une bonne lecture.

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