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La rubrique album jeunesse part en voyage !

Direction le Brésil !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un petit album que j’ai ramené dans mes bagages en rentrant du Brésil, où j’ai vécu quelques mois. Il s’agit d’un petit livre bien sympa, accompagné d’un disque pour prolonger le plaisir : Grandes Pequeninos, écrit par Mariana Caltabiano et illustré par Eduardo Jardim, accompagné d’un CD de Jair Oliveira e Tania Khalill, publié par Ediouro en 2009.

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Querido diàrio, meu nome é Isabela e moro numa barriga.

« Cher journal, mon nom est Isabelle et j’habite dans un ventre » Ainsi commence cette petite histoire où l’on suit la vie Isabela, un bébé pas encore né. Elle goûte aux saveur des aliments que mange sa mère, écoute le chant de son père, toute sa maison dance avec sa mère… Et puis le grand jour arrive : c’est sa naissance, elle va rencontre ses parents.

C’est une petite histoire drôle et tendre, parfaite pour expliquer d’où viennent les enfants. Les illustrations sont très colorées, simples et mignonnes.

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Une fois le livre fini, il nous reste le CD ! Contrairement à beaucoup de livre avec CD celui-ci n’est pas là pour raconter l’histoire à notre place, c’est un vrai CD de samba pour les tout petit. Les textes sont amusant, le rythme et la joie qui s’en dégage font danser nos petites têtes blondes et brunes.

J’adore ce livre, un vrai petit bijoux ! ça serai génial de le voir publié en France.

Du CD est né également un spectacle pour enfants.

Voici une des mes chansons préférée interprété par Jair Oliveira

Pour écouter d’autres extraits, allez faire un tour sur le site www.grandespequeninos.com.br

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Avec Antonio das mortes, je m’initie au « cinéma novo » brésilien

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Titre original : O Dragão da maldade contra o Santo Gerreiro

Film de  Glauber Rocha, 1969

Prix de la mise en scène au Festival de Canne de 1969

Synopsis :

Dans le Sertão, région aride du sud-est brésilien, Coirana,  un agitateur de foule qui se réclame du mouvement des cangaceiros, inquiète un propriétaire terrien aveugle qui fait venir Antonio das Mortes, un ancian toueur à gages, pour le touer. S’ensuit un buel entre les deux hommes et Antonio das mortes tue Coirana. Après la mort de celui-ci, Antonio das mortes comprends la justesse de son combat et part en guerre contre son ancien employeur qui entre temps à engagé d’autres tueurs pour se débarrasser de lui.

Mon avis :

Le film n’est pas du tout réaliste, les scènes de combat absurdes alternent avec les postures théâtrales. Le film ne semble pas vraiment suivre une suite logique, ni chronologique d’ailleurs. La musique est principalement composé par des chants traditionnels du nordeste brésilien aux voix stridentes et franchement désagréables à entendre. J’avoue que je me suis vraiment forcée en arriver à bout.

En revanche, je trouve que la recherche esthétique de la photographie est très intéressante. Si le décor n’est pas très beau (cela tient du fait que la région ne le soit pas : cailloux et poussière et… cailloux et poussière) certaines scènes bien qu’elle nous laissent un peu surpris par leur manque de réalisme et les poses statiques des acteurs, offrent de très belle photographies. Le jeu d’acteur, fait penser plus au théâtre qu’au cinéma.

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Extrait :

Le Réalisateur :

Glaber-Rocha.jpgGlauber Rocha (1938-1981) est un homme de cinéma aux multiples casquettes : réalisateur, producteur, scénariste, mais aussi acteur, monteur et compositeur. Il a également travaillé comme journaliste pour la critique cinéma.

Son travail en tant que cinéaste s’inscrit dans le mouvement du « cinéma novo ». Ce mouvement cinématographique brésilien est inspiré par le néo-réalisme italien et le cinéma « nouvelle vague » français. Il est contemporain de la « nouvelle vague » portugaise également appelée « cinema novo ». Le mouvement né suite à la faillite de plusieurs entreprises de cinéma dans les années 50.

Mais, au fait, un cangaceiro, c’est quoi ?

Le Cangaço est le non donné à une forme particulière de banditisme du nordeste brésilien, qui sévit du milieu du XIX au début du XX siècle. Le Sertão, cette région brésilienne, est très aride et difficile à cultiver. Les disparité sociales y sont très marqué et la pauvreté est rude. Beaucoup de femme et d’hommes pauvres se révoltent contre les propriétaires terrien pour rejoindre le cangaço et devenir cangaceiros, bandit nomades au style reconnaissable : vêtements et gants en cuir décoré avec ruban coloré et pieces métalliques.

Afin de combattre les cangaceiros, l’état paye des bandes armées qui les pourchassent : les volantes. Ces bandes sont composé de 20 à 60 hommes armées.

Le plus célèbre des Cangaceiros est sans nul conteste Lampião, devenu un héros populaire. Né en 1897, il est tué par la police en 1938.

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Lampião

Sources : wikipédia


 

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