Archives par mot-clé : Challenge Italie

Cuisines des terroirs fait escale en Italie

Avant que le mois italien ne s’achève et que la vidéo ne soit plus disponible en replay, je partage ici un peu de savoir-faire italien en art de la table. Mozzarella di bufala, artichaut, asperges… une visite en Campanie qui ouvre l’appétit.

J’aime beaucoup l’émission cuisines des terroirs d’Arte. J’y trouve toujours plein d’inspiration, tout en voyageant virtuellement. J’avais préparé d’autres billets similaires à celui-ci, mais je n’ai pas eu le temps de tester les recettes et les vidéos ne sont plus disponibles. Alors cette fois je ne fais pas la même erreur, je partage la vidéo et je testerais les recettes quand j’aurais le temps. 🙂

retrouvez les recettes expliquées ICI

Si vous testez avant moi, venez me dire ce que ça donne 😉


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filastrocche – uno, due, tre…

Pour ce troisième mercoledì filastrocche je ne vais pas évoquer un souvenir d’enfance, mais partager une comptine sur laquelle je suis tombée en faisant mes recherches. Je l’aime beaucoup et ses illustrations vintage ont un charme qui me touche beaucoup.

Cette page est extraite, semble-t-il, du livre Il libro della seconda classe d’Ornella Quercia Tanzarella, illustré par Mario Pompei publié par Libreria dello Stato en 1931.

La couverture du livre, que j’ai glané sur le net, est tout à coup moins charmante ! Et c’est là que je me suis souvenue qu’un certain Mussolini était à l’époque président du conseil en Italie. On comprend mieux la couverture. Ceci dit, la filastrocca n’a rien de fasciste et les illustrations de Marco Pompei me plaisent beaucoup.

On se retrouve mercredi prochain pour la dernière filastocca du mois.


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filastrocca – Ambarabà ciccì coccò

Nous revoici pour un nouveau mercoledi filastocca. Mercredi dernier je vous ai parlé de mano mano piazza, une petite comptine qu’on met en scène sur une main.

Aujourd’hui, je reviens au basique, à l’une des premières comptines que l’on apprend dans la cour d’école maternelle (l’asilo) : ambarabà ciccì coccò. Cette comptine sert à designer quelqu’un. Qui sera le loup ?

Ambarabà ciccì coccò
tre galline sul comò
che facevano l’amore
con la figlia del dottore;
il dottore si ammalò
ambarabà ciccì coccò!

La encore, il existe différentes versions. Si dans mon enfance c’était des poules (galline), dans la version la plus répandue ce sont des chouettes (civette).

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Le texte, comme dans très nombreuses comptine, est, comment dire, pas très innocent ! Ici, nous avons 3 poules (ou chouettes) qui font l’amour avec la fille du docteur. Évidemment, ce dernier en tombe malade. Mais pour être tout à fait sincère, la nature licencieuse du texte ne m’a jamais choqué.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle filastrocca


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Filatrocca – mano mano piazza

Pour moi, le mois italien c’est un peu comme une madeleine de Proust. L’Italie c’est le pays de mon enfance, alors, à chaque fois que je songe à ce que je pourrais présenter sur le blog pour le mois italien, j’ai plein de vieux souvenirs qui reviennent.

En mars, pour le mois des contes et légendes (une nouvelle session aura lieu en septembre, n’hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez y participer) j’avais présenté l’un des contes italiens que nous racontait ma mère (qui la tenait elle-même de ses parents et ainsi de suite) : Prezzemolina.

De fil en aiguille, du conte je suis arrivée à la comptine, ces petits poèmes pour enfant, fait le plus souvent d’énumération. J’avais envie de vous en proposer quelques-uns en italien. Et puisque mercredi c’est le jour des enfants, ce sera mercoledì filatrocca.

La première filastrocca que j’avais envie de partager c’est Mano mano piazza, que l’on fait avec les mains et qui m’amusait beaucoup.

Il en existe de très nombreuses versions. Celle que je chantonnais enfant, est celle-ci :

Mano mano pazza,
qui ci passò una lepre pazza:
questo la vide,
questo l’ammazzò,
questo la spellò,
questo la mangiò.
E il povero mignolino?
Nemmeno un ossicino:
lecca lecca il tegamino!

Avec l’index on dessine un cercle sur la paume en récitant « mano mano piazza, di qui passò una lepre pazza« . Puis, en commençant par le pouce, on énumérer chaque action. Le pouce et celui qui l’a vu (le lièvre fou), l’index l’a tué, le médium l’a dépecé, l’annulaire l’a mangé et le pauvre auriculaire n’a plus eu qu’à lécher la casserole. Dans cette version on ne donne pas le nom des doigts, mais il en existe d’autres versions ou chaque doigt est nommé, permettant ainsi d’apprendre leur nom.

deux autres versions ici

Enfin, on retrouve la même comptine qui commence par « piazza, mia bella piazza« , en voici une version en vidéo

J’espère que cette première filastrocca vous aura amusé, on se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle comptine.


C'est parti pour notre Mois italien

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il Viaggio 2018 – le mois italien

Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

C’est avec Martine que nous partons une fois encore en Italie pour un challenge lecture (mais pas que).

Le challenge est annuel et mai et le mois à thème que s’y rattache. Je n’ai pas eu le temps de présenter la session 2018 du Viaggio alors je profite du mois italien pour le faire 🙂

Le mois italien :

C'est parti pour notre Mois italien

Martine nous propose un programme facultatif, le voici :

  • Mardi 1er mai 2 mai : Billet de présentation de ce Mois italien 2018
  • Mercredi 2 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 3 mai : Lancement des « jeuditalie » : lecture libre
  • Samedi 5 mai : A tavola ! Une recette en partage
  • Dimanche 6 mai : Al cinema : un film à nous recommander
  • Mardi 8 mai : La saga « L’Amie prodigieuse » d’Elena Ferrante. Tomes 1, 2, 3 ou 4.
  • Du mercredi 9 au lundi 14 mai : Lectures au choix en lien (si possible) avec le Salon International du livre de Turin (où je serai) et dont la France est l’invitée d’honneur cette année. Vous pouvez présenter des romans écrits par des écrivains français sur l’Italie ou dont l’action est en lien avec l’Italie, ou des romans italiens d’auteurs italiens traduits en français. Un mix des deux ! Mais c’est aussi le bon moment de présenter toutes vos lectures « coup de cœur » !
  • Mardi 15 mai : Voyage ! Voyage ! Vos plus belles photos souvenirs, anecdotes, lieux à nous faire découvrir de vos voyages en Italie.
  • Mercredi 16 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 17 mai : Jeuditalie : jeudipolar, un roman policier ou thriller
  • Samedi 19 : A tavola : une recette à partager
  • Dimanche 20 mai : Al cinema : un film à nous conseiller
  • Du lundi 21 au dimanche 27 mai : Tour d’horizons des régions en lectures, films, séries TV, théâtre, musique, photos, cuisine…
  • Lundi 21 et/ou mardi 22 : Région Nord : Venise, Florence, Milan…
  • Mercredi 23 : Région Sud : Naples, la Calabre, les Pouilles…
  • Jeudi 24 et/ou vendredi 25 : les îles Sardaigne, Sicile…
  • Samedi 26 et dimanche 27 mai : Week-end à Rome
  • Lundi 28 mai : Une bonne nouvelle ou un recueil
  • Mardi 29 mai : Littérature classique (du 15e au 19e)
  • Mercredi 30 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 31 mai : Parce qu’en Italie (comme ailleurs!), tout finit toujours par des chansons : Jeuditalie en musique !

Je ne sais pas encore quel rendez-vous je vais pouvoir honoerer, ni quels seront mes lectures à venir.

Pour le moment je suis en pleine lecture d’un livre en italien, j’espère le finir avant le 31 mai.

Il viaggio en 2018 !

(toutes mes participations de l’année)

PREZZEMOLINA Couverture Blanche neige (Rossi) Les Saisons

  Couverture de Mange, prie, aime : Changer de vie, on en a tous rêvé... Elle a osé

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2 aventures à travers les Etats Unis [roman jeunesse]

Aujourd’hui, je vous amène en voyage. Nous partons aux États-Unis avec non une, mais deux traversées extraordinaires du pays. D’Est en Ouest, du Sud au Nord. De la fin XIX au début XX, ces deux romans jeunesse nous font voyager.

Le Célèbre Catalogue Walker & Dawn – Davide Morosinotto

Du bayou de la Louisiane aux immeubles de Chicago, dans ce roman nous suivons les incroyables aventures d’une bande de 4 enfants.

Tout commence dans le Sud, dans une petite ville dans le bayou en Louisiane. Nous sommes au début des années 1900 et là-bas on parle encore le français. 4 enfants aussi différents qu’inséparables profitent du bayou pour jouer et échapper à la vigilance de leurs parents. Il y a P’tit Trois, le troisième d’une famille de garçons élevés par une mère seule qui rêve d’aventure. Eddie, le fils du docteur, le plus grand, mais aussi le plus anxieux qui s’en remet volontiers à l’autorité de son camarade.  Puis il y a Joju, la belle Julie et son petit frère Min. Elle est blanche, il est noir. Leur mère vit dans une extrême pauvreté et Julie ne rêve que de partir et laisser derrière elle cette vie dure et d’amener son petit frère loin d’ici. Min est le petit dernier, plus jeune que les autres, il suit sa sœur partout. Il est étrange, différent. Il ne parle jamais, ce n’est pas parce qu’il ne sait pas parler, mais il n’éprouve pas le besoin de parler. Ce qu’il aime, c’est compter. Et rester près de sa sœur qui est toujours là pour le protéger et prendre soin de lui.

Un jour, alors qu’ils pêchent dans les marais, les enfants tombent sur trois pièces. Plus d’argent qu’ils n’auraient pu en rêver. Après de longues négociations, ils décident enfin de commander un objet dans le célèbre catalogue Walker & Dawn. Et c’est là que leur vie va prendre une toute nouvelle direction. En recevant le mauvais colis, ils décident de partir au siège du célèbre catalogue pour empocher une petite somme d’argent. En partant sur leur pirogue, ils sont loin de se douter ce que leur réservera cette longue traversée des États-Unis. Partis un peu comme ça sur un coup de tête, plus effrayé par ce qui les attend à la maison que par l’aventure. Ils découvriront les grandes villes, les bateaux à vapeur, tomberont sur des voyous, seront aidés par des vagabonds, des journalistes, croiseront des gens bien, des gens peu recommandables, de vils tortionnaires, mais jamais ils ne baisseront les bras. Ils se feront avoir, ils se feront aider. Leur amitié deviendra de plus en plus forte.

Voilà un roman comme je les aime ! De l’aventure, du voyage, des personnages savoureux et attachants, un texte simple, mais pas simpliste, de la vie, beaucoup de vie. Davide Morosinotto s’amuse à faire vivre ses personnages, ce n’est pas un roman prise de tête, il n’a rien à nous apprendre, on est là pour s’évader, pour prendre du plaisir à lire, à rêver et c’est réussi. Franchement réussi. C’est très agréable à lire, les pages s’enchaînent sans qu’on s’en aperçoive, on est pris dans l’histoire, on veut savoir ce qui va se passer, comment nos héros se sortiront de telle ou telle situation…

Ce que j’ai beaucoup aimé, outre le côté aventure très ludique du livre, c’est sa mise en page, il y a beaucoup d’illustrations dans style gravure d’époque rappelant les vieux romans d’aventure, mais aussi des fausses coupures de presse , des pages du fameux catalogue qui donne un aspect vraisemblable et réaliste à l’histoire. On plonge dans ce livre comme dans un film et on voit les images défiler devant nos yeux. Le style est aussi très vivant, rythmé, agréable et pas prise de tête. Avec une particularité qui m’a beaucoup plus. Le livre est divisé en plusieurs parties, différentes étapes du voyage, et chaque étape est racontée à la première personne par l’un des héros qui nous donne sa vision subjective de ce qu’il observe, de la façon dont lui vit cette aventure. J’ai trouvé ce jeu de narration très sympa, il contribue à rendre les personnages encore plus attachants, car on les découvre tour à tour à travers leur propre regard, mais aussi celui de leurs camarades.

C’est vraiment une très belle lecture, un coup de cœur

On est dans la lecture ludique et ça fait du bien. On s’amuse, c’est bien fait, c’est bien écrit, c’est superbement mis en page. Une belle aventure. Pour un premier roman, c’est très prometteur.

⇒ à lire aussi l’ avis de Mo’

sur le site l’école des loisirs

⇒ sur Decitre, Amazon

 


Couverture La longue marche des dindesAvec La longue marche des dindes de Kathleen Kaar, on est vraiment dans l’Amérique, non seulement dans le décor, le sujet et l’écriture ont quelque chose de typiquement américain. Je ne serais pas trop expliquer pourquoi, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti dans cette lecture. Simon est un jeune homme de 15 ans un peu lent. Il est gentil et honnête, mais l’école ce n’est pas son fort. Sa maîtresse finit par lui donner son diplôme, non pas parce qu’il le mérite, mais parce qu’à 15 ans on ne peut plus rester à l’école primaire.

Lent peut-être, mais courageux, volontaire et imaginatif. Simon décide de prendre son envol et de créer son entreprise : acheter mille dindes et les amener à Denver où elles se vendront bien plus cher que dans son Missouri natal. Pour cela, il embauchera un muletier alcoolique, puis chemin faisant il trouvera de nouveaux associés.

Le cœur bon triomphe toujours de la méchanceté et malgré sa « cervelle de paon », Simon saura mener à bien son entreprise et se faire des amis, des vrais.

C’est sans doute en cela que j’ai trouvé ce roman profondément américain. Cet éloge de la bonté plus que de l’intelligence est une thématique que j’ai souvent retrouvée dans les romans et les films américains. Chez nous, dans le vieux continent, on accorde peut-être plus d’importance à l’intelligence qu’à la bonté. C’est d’ailleurs assez frappant en lisant ces deux romans d’aventures au contexte similaire (Les États-Unis de la fin XIX début XX) l’un après l’autre. Dans le premier roman que j’ai présenté, écrit par un Italien, les héros sont espiègles et pas toujours très honnêtes et c’est aussi grâce à leur malice qu’ils s’en sortent. Alors qu’avec La Longue marche des dindes, écrit par une Américaine, c’est la gentillesse et la bonté du héros, on ne peut plus honnête, qui lui permettent de triompher. Deux aventures, deux épopées à travers l’Amérique, mais pas vraiment la même morale.

Si j’ai plutôt un penchant pour l’espièglerie des 4 enfants du Célèbre Catalogue Walker & Dawn, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire La longue marche des dindes. Un roman plus classique, mais bien écrit. C’est vivant, c’est rythmé, les personnages sont attachants. Et si le roman manque d’originalité dans sa substance ou dans sa morale, il n’en reste pas moins plaisant. Quand à l’aventure que vivent les personnages, elle, elle n’est pas ordinaire !

sur le site de l’école des loisirs

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Le mot de la fin : deux bons romans pour s’évader sans prise de tête.

Dépaysement garanti.


chut les enfants lisent

 

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Tourte aux épinards et aux oeufs

C’est sur le blog Chic, Choc, Chocolat que j’ai découvert cette tourte de Pâques originaire d’Italie. Ayant invité quelques amis pour un brunch lundi de Pâques je me suis dit que c’était une belle occasion de tester 🙂

Bon, j’ai du adapter parce que bon… j’ai fait n’importe quoi en faisant les courses et je me suis retrouvé avec pas assez de ricotta ni d’épinard frais, du coup système XD

Voici ma version :

ingrédients
  • 2 pâtes feuilletés (non, je ne l’ai ai pas fait moi-même, trop la flemme !)
  • 6 oeufs
  • 1 pots de ricotta (250 g)
  • environ 40 g de parmesan râpé
  • 200 g d’épinards frais + 1 boite de 400 g d’épinards en conserve
  • 1 oignon + 2 gousses d’ail
  • marjolaine du jardin
  • sel/poivre/piments de Cayenne en poudre
  • huile d’olive

J’ai ébouillanté les épinards frais quelques minutes dans l’eau salée. Puis je l’ai ai égoutté et réservé.

Dans une poile j’ai fait revenir l’oignon et l’ail quelques minutes dans 2 cuillères à soupe d’huile.

Dans un saladier j’ai mélangé la ricotta, le parmesan la marjolaine haché, le poivre et le piment de Cayenne. Puis j’ai ajouté les épinards biens essoré. et 2 œufs battus avec sel, poivre, piment (j’en ai gardé un peu pour dorer la tarte).

Dans un plat à gâteau à bord épais j’ai déposé la première pâte feuilletée directement avec son papier de cuisson, et j’ai piqué le fond avec une fourchette. J’y ai versé l’appareil ricotta/épinards. Dans l’appareil j’ai façonnais 4 trous pour y casser les œufs crus.

J’ai recouvert le tout avec la seconde pâte feuilletées, biens scellé les bord et fait un petit trous au centre pour l’évacuation de la vapeur. Puis je l’ai doré avec le reste des œufs battus.

Au fours préalablement préchauffé à 210°C, j’ai enfourné 15 minutes avant de baisser la température à 180°C et de laisser encore cuire 30/35 minutes.


  

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Prezzemolina – conte de mon enfance

A la maison nous n’avions pas de télé, en revanche ma mère nous racontait souvent des contes. Le soir avant de se coucher (si on était sages), dans les champs pour mieux travailler, en voiture pour qu’on se tienne tranquille… Les occasions ne manquaient pas de se faire raconter une histoire. A l’ancienne, tradition orale. Avec les petites variantes selon l’envie et le temps à consacrer aux histoire. Il y a avait les histoires courtes pour quand elle était pressée ou fatiguée, et les histoires longues pour quand on avait bien mérité. Parmi ces dernières j’aimais beaucoup Prezzemolina. Un conte italien proche de celui de Raiponce. Je le préférait à ce dernier, qu’elle nous racontait aussi.

Ma mère connaissais de nombreux conte qu’elle tenait de ses parents et grand-parents. Si je garde de très bon souvenir de ces moment partagés avec elle, j’ai oublié les détails des contes. Et ça me rend très triste. Je ne peux pas les transmettre à mon tour. J’ai d’abord pensé organiser une veillé avec ma mère pour prendre note des contes que j’ai oublié mais ce n’est pas facile à organiser puisque plusieurs centaines de kilomètres nous séparent. J’ai donc fait quelques recherches sur le net et je suis tombé sur cette version de Prezzemolina qui ressemble beaucoup à celle que me racontait ma mère. C’est une version recensé par Italo Calvino et adapté par Virgilio Savona. J’ai adoré écouter ce conte, ça m’a ramené en enfance, malgré les petites différences cela m’a permis de me remémorer l’histoire que nous racontait ma mère.

Pour ceux qui ne parlent pas italien, voici le conte traduit raconté à ma manière :

Prezzemolina 

C’era una volta

une femme enceinte qui habitait à côté de la maison des méchantes fées. Dans leur potager elles faisaient pousser de magnifiques persils. Un jour la femme eu une terrible envie de persil et ne put se retenir, elle entra dans le jardin des méchantes fées et mangea leur persil. Ne s’étant pas fait prendre, elle recommença le lendemain et le surlendemain. Mais les méchantes fées se rendirent compte qu’il manquait du persil et décidèrent de tendre un piège au voleur. Cachées dans le potager elles attendirent que le voleur vienne. Cela ne tarda point, poussé par son envie de persil la femme entra dans le potager. Aussitôt les sorcières furent sur elle et menacèrent de la tuer.

-Tu as mangé notre persil, nous te mangerons !

Terrifiée la femme les supplia de la laisser en vie. C’est alors que les sorcière lui proposèrent un marché encore plus cruel : quand l’enfant sera assez grand pour les servir la femme devra leur remettre.

Le temps passa et une jolie petit fille naquit. Comme elle avait une tâche en forme de persil on l’appela Prezzemolina.

Les années passèrent et la femme oublia sa promesse. Mais quand Prezzemolina devint une jolie jeune fille les méchantes fées vinrent réclamer leur dû et c’est ainsi que Prezzemolina se retrouva au service des trois terribles fées.

Le premier jour elle l’amenèrent dans une chambre toute noire et sans lumière et lui demandairent de la peindre en blanc et avec tous les oiseaux du ciel.

-Mais comment puis-je peindre, je n’ai ni peinture, ni pinceaux. Se plaignit Prezzemolina.

Mais les méchantes fées ne voulurent rien savoir. Si le soir même la chambre n’était pas repeinte, elle la mangeraient. Sur ces mots elle sortirent. Prezzemolina était désespérée. Comment allait-elle s’en sortir.

Le neveu des méchant fées, un très beau jeune homme nommé Memé, était venu rendre visite à ses tantes mais il ne les trouva pas chez elles. Seul y avait Prezzemlina en sanglot. Ému le jeune homme lui demanda ce qui la tracassait autant.

-Je dois repeindre cette pièce en blanc et avec tous les oiseaux du ciel mais je n’ai ni pinceau, ni peinture. Jamais je ne pourrais y arriver et les méchantes fées vont me manger.

-Ne t’inquiète pas, je vais pouvoir t’aider. Si tu me donne un baiser.

-Je préfère encore me faire manger par les méchantes fées que de me faire embrasser par un homme ! S’exclama Prezzeolina.

Amusé par cette réponse, le jeune homme décida de l’aider quand même et en deux coup de baguette tout fut fait.

Quand les méchantes fées rentrent, elle n’en crurent pas leur yeux, comment étais-ce possible ? Il leur fallait trouver autre chose. Après avoir longuement réfléchit l’idée leur vint de l’envoyer chez leur cousine, une méchante sorcière qui vivait dans un palais.

C’est ainsi que le lendemain elle appelèrent Prezzemolina et lui demandèrent de se rendre dans lele palais récupérer la boite magique de leur cousine.

Prezzemolina parti et en chemin elle rencontra Memé.

-Où vas-tu ainsi ? Lui demanda le jeune homme.

-Je vais au château de la sorcière chercher la boite magique pour vos tantes.

-Ecoute bien mes conseils et tout se passera bien – lui dit Memé- Tu croisera une porte qui grince et qui claque, prends cette huile et graisse là avec. Elle te laissera passer. Tu croisera des chiens affamés qui se mangent entre eux, prends ce pain et donne leur, ils te laisserons passer. Tu croisera un cordonnier qui n’a plus rien pour recoudre ses souliers, donne lui cette fil et il te laissera passer. Tu croisera un boulanger qui ballais avec ses mains, avec ces balais tu l’aidera et il te laissera passer. Arrivée devant une fontaine tu trouvera le palais de la sorcière, si elle te dit « attends », tu dois te dépécher.

Après avoir chaleureusement remercié Memé, elle se mit en route avec l’huile, le pain, le fil et les balais. En chemin elle croisa la porte qui grinçait et claquait et elle l’huila. La porte la laissa passer. Plus loin elle croisa les chiens affamés, elle leur jeta les pains et ils la laissèrent passer. Chemin faisant elle arriva devant le cordonnier qui n’avais plus rien pour réparer ses soulier, elle lui donna le fil et il la laissa passer. Elle arriva devant le boulanger qui nettoyait avec ses main. Elle lui donna les balais et l’aida à nettoyer avant de poursuivre son chemin. Enfin elle arriva devant une fontaine et là se trouvais le palais de la sorcière. Elle frappa et la sorcière répondit :

-attends, j’arrive. C’est que je ne suis plus toute jeune…

Mais, se souvenant des paroles de Memé, Prezzemolina se précipita à l’intérieur du palais, s’empara de la boite magique et s’en fuit en courant.

La sorcière cria :

-Boulanger arrête-la !

Mais le boulanger répondit :

-je n’avais rien pour nettoyer et elle m’a donné des balais, je la laisse passer

Alors la sorcière de plus en plus en colère cria :

-cordonnier arrête-la !

mais le cordonnier répondit :

-des années que je n’avais plus rien pour recoudre mes souliers et elle m’a donné du fil, je la laisse passer

-Chiens mordez-la !

mais les chiens répondirent :

-nous n’avions rien à manger et elle nous a donné du pain, nous la laissons passer.

Et Prezzemolina passa.

Folle de rage la sorcière cria :

-Porte ferme-toi !

Mais la porte répondit :

-voilà des années que grince et je claque et elle a huilé mes gonds, je la laisse passer.

Et Prezzemolina passa. Elle couru jusqu’à ce qu’elle se sente en sécurité puis s’assis sur un rocher pour reprendre son souffle. Là, assise sur son rocher, elle fut prise d’une curiosité terrible. Que cachait donc cette boite magique ? Pourquoi les méchantes fées tenait-elle tellement à la récupérer ? Juste une petit coup d’œil ça ne pourra pas faire de mal. Mais à peine eu-t-elle ouvert la boite que de tout petit musiciens en sortirent et se dispersèrent partout dans la clairière, impossible de tous les rattraper. Désespérée Prezzemolina se mit à pleurer.

-Pourquoi pleures-tu ? Lui demanda Mmé qui venait de la rejoindre.

Elle lui expliqua qu’elle avait, sans le vouloir, fait échapper tous les petits musiciens de la boite

-Je peux tout arranger contre un baiser. La rassura Memé

-J’aime encore mieux me faire manger par de mauvaises fée, que d’être embrassé par une homme ! répliqua Prezzemolina.

Amusé, Memé décida de l’aider quand même. Et d’un coup de baguette magique tous les petits musiciens retrouvèrent leur place dans la boite.

En voyant rentrer Prezzemolina avec la boite magique, les mauvais fées enragèrent. Elle tenaient tant à manger la jeune fille qu’elle réfléchirent à une autre ruse.

Tandis qu’elle mettaient au point leur nouveau plan, Memé vint leur rendre visite.

-Que vous arrive-t-il mes tantes ? Vous avez l’air très en colère.

-Figure-toit que nous avions envoyé Prezzemolina chez notre cousine pour quelle se fasse manger, mais elle est revenue saine et sauve. Encore ! Cela ne peut plus durer. Demain nous mettrons notre nouveau plan à exécusion.

-quel est ce plan ? Demanda-t-il innocemment

-Nous mettrons une grande marmite d’eau à chauffer et nous lui ferons croire que c’est pour faire la lessive, quand elle sera près de la marmite nous la jetterons dedans.

-Mais c’est un très bon plan mes tantes. Je reviendrais demain pour voir si tout c’est bien passé.

Mais avant de s’en aller, Memé alla voir Prezzemolina pour la prévenir.

-Quand elles te donneront la lessive tu diras qu’il n’y a pas assez de charbon et tu descendra à la cave, je t’y attendrais.

Le lendemain, les méchantes fées mirent l’eau à chauffer et donnèrent la lessive à Prezzemolina

-il n’y a pas assez de charbon, je vais aller en chercher. Leur dit-elle.

Elle ne se méfièrent pas et la laissèrent descendre à la cave. Là, Memé l’attendais. Il la pris par la main et la conduisit devant 4 bougies.

-Ce sont les âmes des méchantes fées. Lui expliqua-t-il. Nous allons les éteindre et les méchantes fées mourrons.

Et il soufflèrent les bougies, les unes après les autres. A mesure que les bougies s’éteignait, les méchantes fées tombaient raides mortes. La dernière, la plus grosse, était celle de la méchante sorcière. Ensemble ils soufflèrent et elle mourut.

-Maintenant que les méchantes fées ne sont plus là nous allons nous marier et nous vivrons dans le palais de la sorcière.

C’est ainsi que Prezzemolina et Memé héritèrent de toutes les richesses des méchantes fées, ils s’installèrent dans le palais et firent une magnifique fête pour leur noces.

e a me che c’ero, non dettero niente.

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Prezzemolina dans Fiabe di fanciulle fatate, illustré par M. Di Giorgio

Cette version de Prezzemolina est très proche de cette que me racontait ma mère mais il y a pourtant plusieurs différences : les tâches qu’elle doit accomplir et les personnages qu’elle rencontre quand elle se rend au palais ne sont pas exactement les mêmes, ce que contient la boite non plus. Mais la différence la plus remarquable c’est la fin. Dans mon souvenir le neveu des méchantes fée demande à ses tantes la main de Prezzemolina, elle la lui accordent à une condition, Prezzemolina doit préparer le repas et la table des noces avec une bougie collé sur chaque doit. Prezzemolina colle les bougies sur ses main mais ne peut plus rien faire, le jeune homme intervient et prépare tout en quelques coups de baguette magique. Les fées acceptent leur défaite et donnent leur bénédiction pour le mariage. Personne ne meure et tout le monde est heureux à la fin.


 

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Blanche Neige – Francesca Rossi

Couverture Blanche neige (Rossi)

Tout le monde connais le conte de Blanche Neige, la version que nous livre Francesca Rossi n’a rien de particulièrement original. Elle reprend le conte des frères Grimm et le met en image.

L’album fait 64 pages, autan dire que même écrit gros Francesca Rossi prends sont temps. Ici Blanche Neige (comme dans toutes les versions traditionnelles que j’ai lu) est une vrais cruche aussi bonne et belle que sotte. Trois fois la méchante reine vient pour l’éliminer 3 fois elle lui ouvre la porte. Et histoire d’en rajouter une couche, Blanche Neige ne comprends pas pourquoi les nains s’inquiètent pour elle…

Bref, Blanche Neige n’est pas vraiment un de mes contes préféré. Je trouve l’héroïne sotte, et l’histoire sans grand intérêt.

En revanche j’aime beaucoup les illustrations de Francesca Rossi. Je les trouve très belles et élégantes. En revanche Mimiko ne les a pas du tout aimé.

Un joli album, un conte classique et pas de coup de cœur au rendez-vous pour nous.

Francesca Rossi

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