Archives par mot-clé : Challenge Italie

Botticelli, La renaissance de la beauté [L’Art & la matière]

C’est un peu par hasard, au grès des flâneries, que je suis tombé sur cet album de la collection L’Art & la matière des éditions Palette. Une collection de monographies destinées aux jeunes lecteurs. Comme moi-même j’adore Botticelli, et ce depuis mon enfance, je n’ai pas résisté à la tentation de l’offrir à Mimiko, ma cadette.

Ce que j’aime dans cette collection c’est qu’une grande place est donnée aux tableaux eux-mêmes. Les explications sont courtes et claires. Écrites en gros caractères et n’occupent pas trop de place. Ce trouve cette approche intéressante parce que trop d’explications rebouteraient les plus jeune ou feignant lecteurs. Cet album permet de se familiariser avec l’art de Botticelli et son contexte, mais surtout d’admirer ses peintures.

Mimiko n’a d’ailleurs prêté aucune attention au texte et c’est contenté des images. Je n’ai pour ma part pas insisté pour le lire avec elle. Cela fait partie des albums et livres que j’aime laisser traîner à la maison en attendant que la curiosité fasse son chemin. Et je l’ai vue feuilleter cet album plusieurs fois.

⇒ sur Amazon ou Decitre

D’autres artistes et mouvements artistiques sont disponibles dans la collection. J’aimerais m’en procurer d’autres. Malheureusement, cette collection ne semble plus commercialisée (le site de l’éditeur n’en parle même pas), il ne reste plus qu’à les dénicher d’occasion.

éditions Palette


 challenge petit BAC 2018 Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

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Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert [Audiolivre]

Les voies du seigneur sont impénétrables. Et impénétrables sont les voies qui m’ont amené à lire ce livre. Car je dois vous avouer, je n’avais jamais entendu parler de ce titre, écrit par Elizabeth Gilbert en 2006 (et traduite en français en 2008) et adapté depuis au cinéma. Non, jamais. Pas avant ce mail qui me proposait de découvrir la version audio lue par Catherine Creux et disponible chez Audible.

Couverture de Mange, prie, aime : Changer de vie, on en a tous rêvé... Elle a osé

Quand, la première fois, j’ai lu le mail je n’y ai pas prêté grand attention. Pas un livre pour moi, ai-je pensé. Le titre suffisait à m’en persuader, et ce malgré un sous-titre alléchant : Changer de vie, on en a tous rêvé… Elle a osé. (Je ne sais pas vous, mais rêver de changer de vie est ma seconde nature et ce quelques soit ma vie en question). Puis, j’ai fini par le rouvrir.

Allez, ça coûte rien d’essayer. N’as-tu pas envie de retenter l’expérience de l’audiolivre ? Tester audible avec autre chose qu’un roman ça peut être intéressant, tu ne crois pas ? J’ai fini par me convaincre moi-même et, non sans appréhension, j’ai répondu à ce mail.

Me voilà donc embarqué dans cette expérience de vie, celle de Liz (Elizabeth Gilbert), une auteur dont je ne savais rien si ce n’est qu’elle est américaine. Avec ce livre, elle nous invite à partager un an de sa vie, dans les détails les plus intimes de sa réflexion personnelle. Un an pendant lequel elle va partir en quête d’elle-même dans une sorte de voyage initiatique post-moderne en trois étapes qui la conduira tout d’abord à Rome, puis dans un ashram yoguique en Inde et enfin auprès d’un sorcier balinais.

Je me réjouissais de commencer ce voyage par l’Italie et les plaisirs de sa cuisine. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises ! Alors que je partais en terrain conquis, que la familiarité que m’inspirent l’Italie, ses plats de pâtes et ses pizzas me rassurait, de cette première étape du voyage je n’ai retenu qu’un agacement inexplicable. Tout m’a agacé. Tout ! J’étais tellement agacée que je m’en prenais même à la lectrice dont le ton m’exaspérait. J’étais tellement agacée que j’ai fini par me demander pourquoi ce récit me mettait dans un tel état. Il n’y avait, objectivement, pas de quoi être si énervée. Cette colère je la connais, je ne la connais que trop bien. C’est là que j’ai commencé à me dire que ce n’était peut-être pas un hasard que je me retrouve avec ce livre entre les mains. À chaque révolte, je me suis interrogée sur mes propres sentiments et, clopin-clopant, je suis venue à bout de la première étape du voyage.

Je m’attendais à détester la seconde étape du voyage. Mais, là encore, j’allais être surprise. Après cette première étape assez douloureuse (au sens où j’ai du me force à continuer l’écoute), j’ai traversé la seconde partie dans un tout autre état d’esprit. Après seulement un chapitre ou deux, je me suis rendue compte que même la voix de la conteuse, qui n’a pas changé, ne m’agaçait plus du tout. Je me suis même amusée d’avoir éprouvé de tels sentiments. Et étrangement, j’éprouvais de la joie à écouter les récits des prières dans l’ashram indien. Bon, ça ne me donne pas du tout envie d’aller en Inde pour me lever à 3 heures du matin et méditer toute la journée, mais au-delà du yoga et de la forme que prend la recherche de spiritualité chez Liz, j’ai aimé sa réflexion sur elle-même et sur son besoin de trouver Dieu. Une réflexion dans laquelle finalement je me retrouve et qui peut parler à beaucoup de gens d’horizons et de croyances divers. Cela m’a beaucoup fait réfléchir et j’ai trouvé cette deuxième étape très apaisante. Le voyage en Inde m’a mis de bonne humeur, dans de bonnes dispositions.

Qu’en est-il de la dernière étape du voyage et du livre ? Bali. Cette dernière partie du récit m’a peut-être moins fait réfléchir que la seconde, mais je l’ai trouvée agréable et amusante. Je l’ai plus vécu comme s’il s’agissait d’un roman, d’une aventure et non pas d’une étape initiatique réelle. Cette dernière partie m’a semblé plus romancée, peut-être moins introspective. C’est l’étape de l’ouverture aux autres, de l’amour retrouvé et ça fait peut-être un peu roman à l’eau de rose, mais, finalement, je trouve qu’Elizabeth Gilbert écrit bien et on a envie de savoir comment tout cela va se terminer pour elle.

Je ne regrette pas d’avoir découvert ce livre, loin de là ! Il a même eu sur moi un effet auquel je ne m’attendais pas du tout et qui, je pense, va se ressentir sur la durée. Cela ne va peut-être pas changer ma vie, mais ça a fait bouger des choses en moi, ouvert des portes. Je suis vraiment heureuse de l’avoir découvert et je m’excuse d’avoir tant pesté contre Catherine Creux  durant la première partie du livre, cela ne tient pas du tout à sa performance que j’ai trouvé très bonne, finalement.

Mange, prie, aime lu par Catherine Creux


challenge petit BAC 2018 Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

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Cuisines des terroirs fait escale en Italie

Avant que le mois italien ne s’achève et que la vidéo ne soit plus disponible en replay, je partage ici un peu de savoir-faire italien en art de la table. Mozzarella di bufala, artichaut, asperges… une visite en Campanie qui ouvre l’appétit.

J’aime beaucoup l’émission cuisines des terroirs d’Arte. J’y trouve toujours plein d’inspiration, tout en voyageant virtuellement. J’avais préparé d’autres billets similaires à celui-ci, mais je n’ai pas eu le temps de tester les recettes et les vidéos ne sont plus disponibles. Alors cette fois je ne fais pas la même erreur, je partage la vidéo et je testerais les recettes quand j’aurais le temps. 🙂

retrouvez les recettes expliquées ICI

Si vous testez avant moi, venez me dire ce que ça donne 😉


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filastrocche – uno, due, tre…

Pour ce troisième mercoledì filastrocche je ne vais pas évoquer un souvenir d’enfance, mais partager une comptine sur laquelle je suis tombée en faisant mes recherches. Je l’aime beaucoup et ses illustrations vintage ont un charme qui me touche beaucoup.

Cette page est extraite, semble-t-il, du livre Il libro della seconda classe d’Ornella Quercia Tanzarella, illustré par Mario Pompei publié par Libreria dello Stato en 1931.

La couverture du livre, que j’ai glané sur le net, est tout à coup moins charmante ! Et c’est là que je me suis souvenue qu’un certain Mussolini était à l’époque président du conseil en Italie. On comprend mieux la couverture. Ceci dit, la filastrocca n’a rien de fasciste et les illustrations de Marco Pompei me plaisent beaucoup.

On se retrouve mercredi prochain pour la dernière filastocca du mois.


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filastrocca – Ambarabà ciccì coccò

Nous revoici pour un nouveau mercoledi filastocca. Mercredi dernier je vous ai parlé de mano mano piazza, une petite comptine qu’on met en scène sur une main.

Aujourd’hui, je reviens au basique, à l’une des premières comptines que l’on apprend dans la cour d’école maternelle (l’asilo) : ambarabà ciccì coccò. Cette comptine sert à designer quelqu’un. Qui sera le loup ?

Ambarabà ciccì coccò
tre galline sul comò
che facevano l’amore
con la figlia del dottore;
il dottore si ammalò
ambarabà ciccì coccò!

La encore, il existe différentes versions. Si dans mon enfance c’était des poules (galline), dans la version la plus répandue ce sont des chouettes (civette).

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Le texte, comme dans très nombreuses comptine, est, comment dire, pas très innocent ! Ici, nous avons 3 poules (ou chouettes) qui font l’amour avec la fille du docteur. Évidemment, ce dernier en tombe malade. Mais pour être tout à fait sincère, la nature licencieuse du texte ne m’a jamais choqué.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. On se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle filastrocca


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Filatrocca – mano mano piazza

Pour moi, le mois italien c’est un peu comme une madeleine de Proust. L’Italie c’est le pays de mon enfance, alors, à chaque fois que je songe à ce que je pourrais présenter sur le blog pour le mois italien, j’ai plein de vieux souvenirs qui reviennent.

En mars, pour le mois des contes et légendes (une nouvelle session aura lieu en septembre, n’hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez y participer) j’avais présenté l’un des contes italiens que nous racontait ma mère (qui la tenait elle-même de ses parents et ainsi de suite) : Prezzemolina.

De fil en aiguille, du conte je suis arrivée à la comptine, ces petits poèmes pour enfant, fait le plus souvent d’énumération. J’avais envie de vous en proposer quelques-uns en italien. Et puisque mercredi c’est le jour des enfants, ce sera mercoledì filatrocca.

La première filastrocca que j’avais envie de partager c’est Mano mano piazza, que l’on fait avec les mains et qui m’amusait beaucoup.

Il en existe de très nombreuses versions. Celle que je chantonnais enfant, est celle-ci :

Mano mano pazza,
qui ci passò una lepre pazza:
questo la vide,
questo l’ammazzò,
questo la spellò,
questo la mangiò.
E il povero mignolino?
Nemmeno un ossicino:
lecca lecca il tegamino!

Avec l’index on dessine un cercle sur la paume en récitant « mano mano piazza, di qui passò una lepre pazza« . Puis, en commençant par le pouce, on énumérer chaque action. Le pouce et celui qui l’a vu (le lièvre fou), l’index l’a tué, le médium l’a dépecé, l’annulaire l’a mangé et le pauvre auriculaire n’a plus eu qu’à lécher la casserole. Dans cette version on ne donne pas le nom des doigts, mais il en existe d’autres versions ou chaque doigt est nommé, permettant ainsi d’apprendre leur nom.

deux autres versions ici

Enfin, on retrouve la même comptine qui commence par « piazza, mia bella piazza« , en voici une version en vidéo

J’espère que cette première filastrocca vous aura amusé, on se retrouve mercredi prochain pour une nouvelle comptine.


C'est parti pour notre Mois italien

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il Viaggio 2018 – le mois italien

Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

C’est avec Martine que nous partons une fois encore en Italie pour un challenge lecture (mais pas que).

Le challenge est annuel et mai et le mois à thème que s’y rattache. Je n’ai pas eu le temps de présenter la session 2018 du Viaggio alors je profite du mois italien pour le faire 🙂

Le mois italien :

C'est parti pour notre Mois italien

Martine nous propose un programme facultatif, le voici :

  • Mardi 1er mai 2 mai : Billet de présentation de ce Mois italien 2018
  • Mercredi 2 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 3 mai : Lancement des « jeuditalie » : lecture libre
  • Samedi 5 mai : A tavola ! Une recette en partage
  • Dimanche 6 mai : Al cinema : un film à nous recommander
  • Mardi 8 mai : La saga « L’Amie prodigieuse » d’Elena Ferrante. Tomes 1, 2, 3 ou 4.
  • Du mercredi 9 au lundi 14 mai : Lectures au choix en lien (si possible) avec le Salon International du livre de Turin (où je serai) et dont la France est l’invitée d’honneur cette année. Vous pouvez présenter des romans écrits par des écrivains français sur l’Italie ou dont l’action est en lien avec l’Italie, ou des romans italiens d’auteurs italiens traduits en français. Un mix des deux ! Mais c’est aussi le bon moment de présenter toutes vos lectures « coup de cœur » !
  • Mardi 15 mai : Voyage ! Voyage ! Vos plus belles photos souvenirs, anecdotes, lieux à nous faire découvrir de vos voyages en Italie.
  • Mercredi 16 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 17 mai : Jeuditalie : jeudipolar, un roman policier ou thriller
  • Samedi 19 : A tavola : une recette à partager
  • Dimanche 20 mai : Al cinema : un film à nous conseiller
  • Du lundi 21 au dimanche 27 mai : Tour d’horizons des régions en lectures, films, séries TV, théâtre, musique, photos, cuisine…
  • Lundi 21 et/ou mardi 22 : Région Nord : Venise, Florence, Milan…
  • Mercredi 23 : Région Sud : Naples, la Calabre, les Pouilles…
  • Jeudi 24 et/ou vendredi 25 : les îles Sardaigne, Sicile…
  • Samedi 26 et dimanche 27 mai : Week-end à Rome
  • Lundi 28 mai : Une bonne nouvelle ou un recueil
  • Mardi 29 mai : Littérature classique (du 15e au 19e)
  • Mercredi 30 mai : Jour des enfants : un album ou une BD
  • Jeudi 31 mai : Parce qu’en Italie (comme ailleurs!), tout finit toujours par des chansons : Jeuditalie en musique !

Je ne sais pas encore quel rendez-vous je vais pouvoir honoerer, ni quels seront mes lectures à venir.

Pour le moment je suis en pleine lecture d’un livre en italien, j’espère le finir avant le 31 mai.

Il viaggio en 2018 !

(toutes mes participations de l’année)

PREZZEMOLINA Couverture Blanche neige (Rossi) Les Saisons

  Couverture de Mange, prie, aime : Changer de vie, on en a tous rêvé... Elle a osé

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2 aventures à travers les Etats Unis [roman jeunesse]

Aujourd’hui, je vous amène en voyage. Nous partons aux États-Unis avec non une, mais deux traversées extraordinaires du pays. D’Est en Ouest, du Sud au Nord. De la fin XIX au début XX, ces deux romans jeunesse nous font voyager.

Le Célèbre Catalogue Walker & Dawn – Davide Morosinotto

Du bayou de la Louisiane aux immeubles de Chicago, dans ce roman nous suivons les incroyables aventures d’une bande de 4 enfants.

Tout commence dans le Sud, dans une petite ville dans le bayou en Louisiane. Nous sommes au début des années 1900 et là-bas on parle encore le français. 4 enfants aussi différents qu’inséparables profitent du bayou pour jouer et échapper à la vigilance de leurs parents. Il y a P’tit Trois, le troisième d’une famille de garçons élevés par une mère seule qui rêve d’aventure. Eddie, le fils du docteur, le plus grand, mais aussi le plus anxieux qui s’en remet volontiers à l’autorité de son camarade.  Puis il y a Joju, la belle Julie et son petit frère Min. Elle est blanche, il est noir. Leur mère vit dans une extrême pauvreté et Julie ne rêve que de partir et laisser derrière elle cette vie dure et d’amener son petit frère loin d’ici. Min est le petit dernier, plus jeune que les autres, il suit sa sœur partout. Il est étrange, différent. Il ne parle jamais, ce n’est pas parce qu’il ne sait pas parler, mais il n’éprouve pas le besoin de parler. Ce qu’il aime, c’est compter. Et rester près de sa sœur qui est toujours là pour le protéger et prendre soin de lui.

Un jour, alors qu’ils pêchent dans les marais, les enfants tombent sur trois pièces. Plus d’argent qu’ils n’auraient pu en rêver. Après de longues négociations, ils décident enfin de commander un objet dans le célèbre catalogue Walker & Dawn. Et c’est là que leur vie va prendre une toute nouvelle direction. En recevant le mauvais colis, ils décident de partir au siège du célèbre catalogue pour empocher une petite somme d’argent. En partant sur leur pirogue, ils sont loin de se douter ce que leur réservera cette longue traversée des États-Unis. Partis un peu comme ça sur un coup de tête, plus effrayé par ce qui les attend à la maison que par l’aventure. Ils découvriront les grandes villes, les bateaux à vapeur, tomberont sur des voyous, seront aidés par des vagabonds, des journalistes, croiseront des gens bien, des gens peu recommandables, de vils tortionnaires, mais jamais ils ne baisseront les bras. Ils se feront avoir, ils se feront aider. Leur amitié deviendra de plus en plus forte.

Voilà un roman comme je les aime ! De l’aventure, du voyage, des personnages savoureux et attachants, un texte simple, mais pas simpliste, de la vie, beaucoup de vie. Davide Morosinotto s’amuse à faire vivre ses personnages, ce n’est pas un roman prise de tête, il n’a rien à nous apprendre, on est là pour s’évader, pour prendre du plaisir à lire, à rêver et c’est réussi. Franchement réussi. C’est très agréable à lire, les pages s’enchaînent sans qu’on s’en aperçoive, on est pris dans l’histoire, on veut savoir ce qui va se passer, comment nos héros se sortiront de telle ou telle situation…

Ce que j’ai beaucoup aimé, outre le côté aventure très ludique du livre, c’est sa mise en page, il y a beaucoup d’illustrations dans style gravure d’époque rappelant les vieux romans d’aventure, mais aussi des fausses coupures de presse , des pages du fameux catalogue qui donne un aspect vraisemblable et réaliste à l’histoire. On plonge dans ce livre comme dans un film et on voit les images défiler devant nos yeux. Le style est aussi très vivant, rythmé, agréable et pas prise de tête. Avec une particularité qui m’a beaucoup plus. Le livre est divisé en plusieurs parties, différentes étapes du voyage, et chaque étape est racontée à la première personne par l’un des héros qui nous donne sa vision subjective de ce qu’il observe, de la façon dont lui vit cette aventure. J’ai trouvé ce jeu de narration très sympa, il contribue à rendre les personnages encore plus attachants, car on les découvre tour à tour à travers leur propre regard, mais aussi celui de leurs camarades.

C’est vraiment une très belle lecture, un coup de cœur

On est dans la lecture ludique et ça fait du bien. On s’amuse, c’est bien fait, c’est bien écrit, c’est superbement mis en page. Une belle aventure. Pour un premier roman, c’est très prometteur.

⇒ à lire aussi l’ avis de Mo’

sur le site l’école des loisirs

⇒ sur Decitre, Amazon

 


Couverture La longue marche des dindesAvec La longue marche des dindes de Kathleen Kaar, on est vraiment dans l’Amérique, non seulement dans le décor, le sujet et l’écriture ont quelque chose de typiquement américain. Je ne serais pas trop expliquer pourquoi, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti dans cette lecture. Simon est un jeune homme de 15 ans un peu lent. Il est gentil et honnête, mais l’école ce n’est pas son fort. Sa maîtresse finit par lui donner son diplôme, non pas parce qu’il le mérite, mais parce qu’à 15 ans on ne peut plus rester à l’école primaire.

Lent peut-être, mais courageux, volontaire et imaginatif. Simon décide de prendre son envol et de créer son entreprise : acheter mille dindes et les amener à Denver où elles se vendront bien plus cher que dans son Missouri natal. Pour cela, il embauchera un muletier alcoolique, puis chemin faisant il trouvera de nouveaux associés.

Le cœur bon triomphe toujours de la méchanceté et malgré sa « cervelle de paon », Simon saura mener à bien son entreprise et se faire des amis, des vrais.

C’est sans doute en cela que j’ai trouvé ce roman profondément américain. Cet éloge de la bonté plus que de l’intelligence est une thématique que j’ai souvent retrouvée dans les romans et les films américains. Chez nous, dans le vieux continent, on accorde peut-être plus d’importance à l’intelligence qu’à la bonté. C’est d’ailleurs assez frappant en lisant ces deux romans d’aventures au contexte similaire (Les États-Unis de la fin XIX début XX) l’un après l’autre. Dans le premier roman que j’ai présenté, écrit par un Italien, les héros sont espiègles et pas toujours très honnêtes et c’est aussi grâce à leur malice qu’ils s’en sortent. Alors qu’avec La Longue marche des dindes, écrit par une Américaine, c’est la gentillesse et la bonté du héros, on ne peut plus honnête, qui lui permettent de triompher. Deux aventures, deux épopées à travers l’Amérique, mais pas vraiment la même morale.

Si j’ai plutôt un penchant pour l’espièglerie des 4 enfants du Célèbre Catalogue Walker & Dawn, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire La longue marche des dindes. Un roman plus classique, mais bien écrit. C’est vivant, c’est rythmé, les personnages sont attachants. Et si le roman manque d’originalité dans sa substance ou dans sa morale, il n’en reste pas moins plaisant. Quand à l’aventure que vivent les personnages, elle, elle n’est pas ordinaire !

sur le site de l’école des loisirs

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Le mot de la fin : deux bons romans pour s’évader sans prise de tête.

Dépaysement garanti.


chut les enfants lisent

 

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Tourte aux épinards et aux oeufs

C’est sur le blog Chic, Choc, Chocolat que j’ai découvert cette tourte de Pâques originaire d’Italie. Ayant invité quelques amis pour un brunch lundi de Pâques je me suis dit que c’était une belle occasion de tester 🙂

Bon, j’ai du adapter parce que bon… j’ai fait n’importe quoi en faisant les courses et je me suis retrouvé avec pas assez de ricotta ni d’épinard frais, du coup système XD

Voici ma version :

ingrédients
  • 2 pâtes feuilletés (non, je ne l’ai ai pas fait moi-même, trop la flemme !)
  • 6 oeufs
  • 1 pots de ricotta (250 g)
  • environ 40 g de parmesan râpé
  • 200 g d’épinards frais + 1 boite de 400 g d’épinards en conserve
  • 1 oignon + 2 gousses d’ail
  • marjolaine du jardin
  • sel/poivre/piments de Cayenne en poudre
  • huile d’olive

J’ai ébouillanté les épinards frais quelques minutes dans l’eau salée. Puis je l’ai ai égoutté et réservé.

Dans une poile j’ai fait revenir l’oignon et l’ail quelques minutes dans 2 cuillères à soupe d’huile.

Dans un saladier j’ai mélangé la ricotta, le parmesan la marjolaine haché, le poivre et le piment de Cayenne. Puis j’ai ajouté les épinards biens essoré. et 2 œufs battus avec sel, poivre, piment (j’en ai gardé un peu pour dorer la tarte).

Dans un plat à gâteau à bord épais j’ai déposé la première pâte feuilletée directement avec son papier de cuisson, et j’ai piqué le fond avec une fourchette. J’y ai versé l’appareil ricotta/épinards. Dans l’appareil j’ai façonnais 4 trous pour y casser les œufs crus.

J’ai recouvert le tout avec la seconde pâte feuilletées, biens scellé les bord et fait un petit trous au centre pour l’évacuation de la vapeur. Puis je l’ai doré avec le reste des œufs battus.

Au fours préalablement préchauffé à 210°C, j’ai enfourné 15 minutes avant de baisser la température à 180°C et de laisser encore cuire 30/35 minutes.


  

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