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La très grande carotte

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J’ai gagné cet album dans un concours. J’aimais bien de dessin et avait envie de le découvrir. La chance étant avec moi je l’ai remporté. Si j’ai mis si longtemps à y dédier une petite chronique c’est que, à la maison, il n’y a plus d’enfant en âge d’apprécié ce genre d’album. Mais moi j’aime bien lire des album et découvrir ce qui se fait dans se domaine, indépendamment de mes enfants. Mimiko n’ayant plus l’âge, j’ai donc laissé traîner ce livre en attendant d’avoir un petit moment pour m’y plonger.

Six petits lapins découvrent une énorme carotte et aiment imaginer ce qu’il pourrait faire avec : avion, maison, bateau… Les six frères ne manquent pas d’imagination.

Le texte très court, jouant sur la répétition conviendra parfaitement à une lecture du soir avec les plus petits. Mais l’aspect qui me séduit le plus ici c’est le dessin. Je l’ai trouvé très beau et tendre. Il rend cet album très poétique, tout en restant très simple.

Un joli petit album de Satoe Tone, chez Balivernes Editions.

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Une très jolie découverte à Mes échappées livresque pour cette découverte 🙂

⇒ à lire aussi les avis de Mes échappées livresques, et MyaRosa

Satoe Tone sur le Journal du Japon


 

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Une jeunesse au temps de la Shoah

Après la mort de Simone Veil, son visage était partout, sur toutes les unes. Si son nom ne m’était inconnu j’avoue que je ne savais rien de cette grande dame. J’ai donc voulu en savoir plus et j’ai commencé par un hors série que Marianne lui a dédié. Très complet, bien fait et plaisant à lire.

Après l’avoir lu j’étais encore plus intriguée. J’ai eu envie d’en savoir plus mais je me sentais pas la patience de lire Une Vie. 340 pages tout de même ! Avec tous les livres que j’ai abandonné cet été, j’étais sûre de ne pas y arriver. C’est là que je suis tombé sur un extrait publié par Le Livre de Poche : Une jeunesse au temps de la Shoah. Cette éditions réuni les chapitres qui racontent la jeunesse de Simone Veil, depuis l’enfance joyeuse sous le soleil de Nice au camps de concentration et le retour à la vie. On quitte Simone alors qu’elle se lance dans la vie active.

J’avais vingt-sept ans, des diplômes, un mari, trois enfants, un travail. J’étais enfin entrée dans la vie.

Cette éditions est complété par diverses annexes : photos, discours…

Que dire de ce livre. C’est difficile d’en parler. Simone Veil écrit très bien, on lit facilement et avec plaisir cette autobiographie. Il n’y a pas de logeurs. L’émotion est là, tout en retenue.

Mais l’intérêt de se livre n’est pas tant là façon dont il raconte mais ce qu’il raconte. L’horreur vécu par des million de juif en France et partout en Europe pendant la deuxième guerre mondiale. On y découvre comment Simone, ses parents et ses frères et sœurs, juifs laïcs ont été déporté. Tout au long du texte, Simone Veil raconte son histoire, telle qu’elle l’a vécu à l’époque mais elle y ajoute ses réflexions, fruits d’une longue vie bien remplie, riche en rencontres. Et ce double regard : l’adolescente qui vit l’horreur et l’adulte qui cherche un sens à tout ça est très intéressant. D’autant plus que Simone Veil semble faire preuve d’une extrême sagesse, elle ne tombe pas dans la haine qu’on aurais pourtant pu lui pardonner après une telle aventure. Elle parle toujours avec bienveillance mais aussi fermeté. N’hésitant pas à contredire ses collègues intellectuels quand leur point de vue lui semble erroné.

C’est un texte dur, parce qu’il montre l’humanité dans ce qu’elle a de plus laid, mais il n’est pas difficile à lire car c’est toujours avec beaucoup de pudeur et de retenue que Simone Veil livre ses souvenirs. Il peut donc être lu par un public jeune. Enfin, pas des enfants non plus, mais je pense au collégiens ou lycéens qui étudient cette période historique en cours. Ce court extrait donnera une dimension plus réelle à ce que disent les manuels d’histoire. En revanche je ne suis pas sûre que le jeune public apprécie les digressions politiques et sociologiques.

Ce que je retiens de ce livre c’est que malgré cette très douloureuse expérience Simone Veil à su rester profondément humaniste, ouverte et attentive aux autres. On ressort de cette lecture, troublé mais grandi. Si Larmes interdites m’avais mis dans un état terrible, je n’ai pas eu ici le même sentiment car il y a beaucoup d’espoir dans les paroles de Simone Veil.

Couverture Une jeunesse au temps de la Shoah , extrait d'Une vie


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Neige d’amour La légende de Yuki Onna

Ah ! La voici enfin ma chronique sur Neige d’amour ! Enfin ?! Ben oui, un moment que j’y pense et puis… de fil en aiguille… j’ai déjà 2 mois de retard sur mon programme ! Je voulais à l’origine présenter ce manga pour le mois du Japon mais … comme dit l’adage « mieux vaut tard que jamais » 😉 Et puis, sur Ma petite Médiathèque, c’est un peu le mois du Japon toute l’année 😀 un peu de neige pour nous rafraîchir en ce début d’été ne fera pas de mal.

Neige d’amour est un manga de Makoto Aizawa, qui nous offre ici son premier titre, publié aux éditions Asiatika.

Connaissez-vous la légende de Yuki Onna (femme des neiges) ? J’avais déjà évoqué ce mythe, très connu au Japon, à travers l’interprétation que nous propose Masaki Kobayashi dans Kwaïdan. Makoto Aizawa nous en livre une version plus moderne et peut-être moins inquiétante.

Dans un pays indéterminé, en proie à la guerre, un jeune soldat voit mourir de froid son camarade plus ancien dans un accident durant l’entrainement. Dans son délire, à l’orée de la mort, il croit voir une femme qui aspire la vie de son ami. Le jeune homme ne doit sa propre survie qu’à son joli visage, que l’inquiétante apparition ne veux pas faner.

Perturbé par cette expérience, le jeune Sakai se renferme sur lui-même. Un jour il rencontre une jolie fille, blessée comme lui par la vie. Il se reconnaissent l’un dans la faille de l’autre et se lient d’amour, fondent une famille mais un  jour Sakai oublie la promesse et raconte sa rencontre avec Yuki Onna. En brisant sa promesse, Sakai brise le bonheur fragile de sa famille, sa femme disparaît.

Le conte s’arrêt là, mais Makoto Aizawa nous propose une suite dont je ne dévoilerais pas ici les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Tout en reprenant fidèlement la trame du conte traditionnel, l’auteur réussi à la faire revivre dans un contexte plausible et qui fonctionne bien. Il donne à Yuki une fragilité qui la rend très humaine, très attachante. Le récit, par sa fidélité au conte est classique mais efficace et plaisant. J’ai aimé le dessin aux très rond et doux qui, pas ses lavis et ses nuances de gris accentue l’effet de nostalgie qui se dégage du récit. Le dessin me rappelle l’ambiance des vieux albums photos.

Avec Neige d’amour, on a une jolie façon de découvrir ou redécouvrir ce conte traditionnel incontournable du folklore japonais. Je le conseille à tous les amateurs de contes et légendes.

en savoir plus sur le site de l’éditeur


Petit Bac 2017

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La Vache de la Brique de lait

Ce qui est étonnant avec les enfants, c’est leur capacité à croire à l’invraisemblable. Il y a un âge où tout est possible, avec un peu d’imagination. La vache de la brique de lait de Sophie Adriensen et Mayana Itoïz (éditions Frimoüsse) joue à inventer une de ses histoires abracadabrantes que se racontent parfois les enfants.

zoom

Ici, le protagoniste, un petit garçon, en est sûr : il y a une vache dans les briques de lait !

Aucun doute possible.

Sur la boite des petits pois sont dessinés des petits pois, sur la boite de sardine sont dessinées des sardines, sur les paquets de céréales sont dessinées des céréales.

Donc, puisqu’une vache est dessinée sur la brique de lait, c’est qu’il y en a une à l’intérieur.

Logique, non ? Mais alors que font les vaches des briques de lait quand on referme le frigo ? Et que deviennent-elles quand on jette les briques de lait ? Voilà des questions très sérieuses que se pose ce petit garçon.

Un album amusant. Un très joli dessin et une belle mise en page avec, comme toujours dans les albums Frimoüsse, un joli travail sur la typographie. Les phrases sont courtes, le texte est gros. après une lecture accompagnée, les primo-lecteurs pourront se replonger tout seul dans cet album. Ce n’est peut-être qu’un détail, mais qui, pour moi, a beaucoup d’importance. Je trouve ça mieux les albums avec un texte écrit en gros avec une typographie facilement déchiffrable, ça incite l’enfant à lire tout seul, contrairement aux albums avec un texte écrit en tout petit.

Quand à moi, je me suis beaucoup amusé du message subliminal des illustrations : il y a des petites étiques « bio » un peu partout dans le frigo 😉 Des vache dans les brique de lait, oui, mais des vache bio ! XD

⇒ à lire aussi l’avis de Blandine

Aucun texte alternatif disponible.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette lecture


 chut les enfants lisent

Petit Bac 2017

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La volière Dorée

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Voici le dernier venu de la collection Animax 2016/2017 de l’école de loisir que Mimiko reçoit à l’école. A peine est-il arrivé à la maison que nous l’avons lu. Autant Mimiko que moi-même étions subjuguées par la couverture. Ne la trouvez-vous pas magnifique ?

Si la couverture laisse à penser à une histoire naturaliste, c’est en fait un conte très cruel qui nous est raconté. La petite princesse, que vous pouvez apercevoir sur la couverture, est extrêmement gâté et capricieuse. elle possède cent et une volières dans lesquelles elle collectionne les plus beaux oiseaux du monde. Mais c’est demande sont de plus en plus difficiles à contenter, réclamant des oiseaux sortis tout droit de son imagination, la princesse tranche la tête de tous les serviteurs qui n’arrivent pas à la contenter. Quelqu’un arrivera-t-il à calmer cette furie ? On commence vraiment à en douter. Mais un conte trouve toujours un moyen et ici, comme dans tout les conte, une solution viendra. Sauf que, surprise ! La fin est ouverte et multiple. Il n’y a pas de véritable chute. On nous donne plusieurs possibilités en nous laissant entendre que peut-être la véritable fin est toute autres.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Tout d’abord pour ses illustrations qui sont simplement superbes. Puis pour le jeu de mise en page très dynamique et ludique. Les typographies changeantes rendent le texte d’autant plus vivant. Quand à l’histoire elle est terrible mais c’est une belle histoire. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre avec Mimiko, qui était vraiment choqué par le comportement de cette princesse gâtée.

En savoir un peu plus sur cet album :

Carll Cneut est un auteur illustrateur belge dont de nombreux livres ont déjà été publié en France. Pour ma part je le découvre avec La volière Dorée et je suis vraiment sous charme de ses illustrations.

Pour suivre son actualité abonnez-vous à sa page facebook et instagram

Carll Cneu sur le site de l’école des loisirs

La volière dorée est accompagné d’un livre de coloriage. Je trouve cette idée très sympa.

Anna Castagnoli, née en France de parents italiens, est aussi auteur illustrateur. Ici elle signe le texte.

Dans son enfance elle a beaucoup voyagé et ses livres en font autant puisqu’elle publie aussi bien en France qu’en Belgique, Italie et Espagne où elle vit maintenant.

Retrouvez Anna Castagnoli sur le site de l’école des loisir ou suivez-là directement sur son site et sa page facebook

Le texte original, La voliera d’oro, date de 2014. La version française est proposé une première fois par l’école des loisir en 2015 (nous nous possédons la réédition en couverture souple de la collection Animax de 2017). Le livre est également publié en flamand par De Eenhoorn (toute première édition de l’album en 2014), mais aussi en espagnol et en polonais.


 chut les enfants lisentL’image contient peut-être : ciel, plein air, eau et texte

couleur
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Mon petit frère est un monstre

J’ai à peine eu le temps d’ouvrir le paquet que Mimiko s’est jeté sur les derniers albums des éditions Frimoüsse. « Je peux les lire ? » Ni une ni deux, Mon petit frère est un monstre est passé entre ses mains, elle ne m’a même pas laissé le temps de le feuilleter. Ça lui a tellement plus qu’après l’avoir lu seule, elle m’a demandé si elle pouvait me le lire. Les rôles étaient donc inversés, la voici conteur et moi le spectateur.

Cet album est vraiment très drôle. Simple mais très efficace.

Une petite fille, assise sur un banc dans le parc parle à une vielle dame. « Mon petit frère est un monstre » ne cesse-t-elle de se lamenter. La vielle dame la rassure, tu dis ça parce que c’est ton frère. La conversation se poursuit ainsi entre les 2 personnages, dans un décor plus que minimaliste puisque du parc, on ne voit que le banc et quelques pigeons. Tandis que la petite fille se lamente la vielle dame tente de s’imaginer la scène. Alors que la conversation se fait sur fond blanc, les scènes imaginées par la vielle dame se déroulent dans une bulle sur fond gris. Le dessin et simple, coloré et tendre. J’adore la tête de la petite fille avec son air espiègle. La chute est excellente.

Ce que j’aime avec les albums des éditions Frimoûsse c’est qu’ils s’adressent à une tranche d’âge assez large. Si je prends le cas de cet album, comme Plus gros que le ventre, les dessins stylisés, les décors aérés et les textes très court, en font des albums facilement accessible aux plus petits, mais leur humour marche aussi avec les plus grands qui liront ça comme une petite pause blague. En tout cas, Mimiko prend souvent un plaisir décomplexé à le lire malgré un design faisant penser à des albums pour les petits. Sans doute aussi parce que je l’incite aussi à lire des albums sans se soucier de l’âge cible. Bref des albums pour les petits, mais qui amusent aussi les moins petits (et les parents !)

Encore une fois, c’est une belle découverte. Merci aux édition Frimoüsse 🙂


Mon petit frère est un monstre

Isabelle Wlodarczyk, Nicolas Rouget et Thierry Manes

Frimoüsse éditions

2017


chut les enfants lisent  

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Plus forte que le sabre

Aujourd’hui la thématique du challenge un mois au Japon était le Japon historique. Moi je vous ai promis du manga tous les mercredis. Qu’à cela ne tienne ! J’ai ce qu’il me faut pour être dans le thème et respecter ma promesse 😉

Je vais vous parler d’un gekiga de Hiroshi Hirata, une référence en la matière. Sa spécialité : les manga de samouraï, mais pas ceux fantasmés, beaux comme des jeunes filles et super classe, non la spécialité de Hirata c’est le vrai samouraï, celui qui transpire et qui pue sur le champ de bataille. Le gekiga est en effet une sorte de manga dramatique réaliste. Pas de têtes déformées, de yeux comme des soucoupes ou des gag à répétition. Ici c’est du sérieux !

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Plus forte que le sabre commence avec l’arrivée de Hisa jeune femme samouraï de 15 ans qui intègre la famille Shimizu en épousant le fils aîné et héritier Tarôzaemon no-jô Yasuhide. Les Shimizu sont vassal de la famille Hôjô et gouvernent la péninsule de Izu.

Si Hisa est le personnage principale qui donne son titre à la cette courte série de 3 tomes, nous ne suivons pas que son parcours mais celui de toute sa famille sur plusieurs années. Le tome 1 s’ouvre sur mariage alors qu’elle n’a que 15 ans. Le tome 3 se termine alors qu’elle en a 60. Avec cette famille ce sont les coutumes et le mode de vie des samouraïs du XVI° siècle que l’on découvre.

Yasuhide, l’héritier de la famille Shimizu est une grosse brute, son tempérament sera temporisé par sa femme qui en revanche à un très grand cœur et tient à protéger le peuple tout en protégeant sa famille, mais pas au pris d’être déshonoré en ayant recours à des méfaits tel que le piratage. A la manière de samouraï, les disputes entre époux prennent toujours un ton très dramatique, sabre à la main.

Si pour vous être bushi c’est tuer et massacrer, alors mourez ici et maintenant !

Face à la détermination sans faille de sa femme, Yasuhide évolue et devient un meilleur seigneur. Mais cela ne l’épargne pas de décisions cruelle due à son rang. Quand l’un de ses fils désobéi au lois de leur seigneurs il ne peux que le condamner à mort.

Dans le premier tomes on suit Hisa qui en 5 ans met au monde 4 enfants et forme une marine féminine pour défendre le fief en l’absence des hommes parti avec son mari livrer bataille pour leur seigneur. Pendant ce temps-là on suit Yasuhide sur le champ de bataille. On y découvre avec beaucoup de détails comment fonctionnent les campagnes militaires de l’époque, qui paye quoi, comment sont ravitaillées les troupes, comment se nourrissent les soldats, etc. C’est très intéressant.

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Dans le deuxième tome, nous suivons l’un des fils de Hisa, Shinhachiro, qui n’arrive pas à contrôler ses pulsions sexuelles et viole les femmes du village. Hisa va devoir prendre les choses en main et « dresser » son fils. Puis c’est au tour du fils aîné, Matatarô d’être au centre du récit. Alors qu’il est héritier du titre, Matatarô ne s’intéresses qu’aux arts. Il ne veux pas tuer et incompris de son père décide de quitter le foyer familial. On continue de suivre Matatarô dans le troisième et dernier tome. D’abord dans ses pérégrinations puis dans son retour au pays.

Dans ce troisième tome, Hirata fait rencontrer son personnage et un célèbre samouraï de l’époque : Kôizumi Ise-no-Kami Nobutsuna, ensemble il évoquent un épisode de la vie de ce dernier qui est raconté dans Honchō bugei shōden, un recueil d’histoires de samouraï publié à l’époque Edo. J’ai retenu cette apparition car Kurosawa, le célèbre cinéaste Japonais qui a fait de très beaux films sur les samouraï, reprend également cette épisode dans son film Les sept Samouraïs.

La vie de la famille Shimizu se termine comme se termine la vie des samouraïs dans une époque de conflit. Les guerres et les morts y sont nombreuses. Mais ce manga n’est pas seulement un documentaire sur la vie des samouraïs. Paradoxalement tout en rendant hommage aux code d’honneur des bushi, Hirata nous livre avec cette trilogie une ode à la paix. Par la voie pleine de sagesse de Hisa, c’est un message de paix et d’amour qui ressort de ce récit. Message repris par le fils Matatarô qui avec la même noblesse d’esprit que le bushi prêt à se faire seppuku plutôt qu d’être déshonoré, refusera de tuer jusqu’au bout. Hisa est un personnage très positif dont on peut tirer enseignement : droite et intègre, courageuse et forte, elle ne baisse jamais les bras et ne se laisse pas submerger par ses émotions trouvant toujours la force d’aller de l’avant. Fidèle, elle n’hésite pas à remettre en cause l’autorité de son mari quand elle juge cela nécessaire, mais elle ne le contourne pas, elle l’affronte, d’égale à égale. J’ai beaucoup aimé la scène de la nuit de noce

Déshabille toi !

Je ne suis pas votre servante… Je suis venue ici pour devenir votre épouse ! Et ce n’est pas en recevant un tel ordre que je le deviendrai !

[…]

Ma grand-mère m’a appris qu’une vie de couple se construit en inspirant et expirant chacun la même quantité d’air. L’incident de tout à l’heure vous a … disons… exalté, et soumettre sous votre puissance de mâle ma faiblesse de femme vous permettrait de trouver le repos… Je le conçois. Néanmoins, ceci est également ma nuit de noces ! Celle où vous est moi nous unissons pour la première fois en tant que couple. Veuillez faire face à votre épouse le cœur pur et vide, comme un époux et non pas comme un batailleur.

Un manga donc très intéressant si on s’intéresse au Japon historique et plus particulièrement à l’époque Sengoku (époque des provinces en guerre). Néanmoins attendez-vous à beaucoup lire ! Contrairement à la plupart des manga, ce gekiga est riche en texte. Les personnages font de longues tirades philosophiques sur le rôle, le devoir du bushi (guerrier), sur la guerre, etc. De longues explications nous également données pour comprendre le contexte dans laquelle se déroule l’histoire, il y a même des petites cartes pour montrer les déplacements des troupes. J’avoue avoir zappé quelques petits passages trop… historiques ^_^’



 

Petit Bac 2017

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Nulle part a Niort

quatrième de couverture :

Si la salle du conseil municipal de Niort avait été une église, le citoyen aurait pu y jouer de l’orgue. De son perchoir, il avait une vue panoramique sur l’ensemble de la nef… Une scénographie prémonitoire qui aurait comme anticipé l’irrémédiable déclin du politique… Une scénographie limpide comme toutes les mises en scène religieuses car chacun sait que les croyants ne sont pas là pour réfléchir. Les élus de la majorité étaient donc disposés en fer à cheval, le regard tourné vers l’autel. Ainsi, aucun ne pouvait échapper à la vigilance du mâle dominant. Le choix du fer à cheval avait aussi l’avantage de dégager une fosse centrale réservée à l’opposition… Avec un rapport de force qui ne laissait aucun doute sur l’issue de la célébration… Trois douzaines d’élus majoritaires encerclaient neuf élus d’opposition… Avec une telle disposition, chaque messe municipale s’achevait nécessairement par l’absolution…

C’était un soir d’hiver. Je rentrais à Niort par le train. Ma semaine de travail se terminait et je me souvenais de cette affiche aperçue sur la caisse de la librairie où j’ai mes habitudes. Elle annonçait une rencontre avec un écrivain niortais pour le vendredi en question. Je m’y rendai donc par pure curiosité n’ayant ni lu ce livre, ni aucun autre de l’auteur.

Une fois sur place j’ai acheté le livre et profité de la présence de l’auteur pour me le faire dédicacer. Tant qu’à rencontrer un auteur, autant lire son bouquin me disais-je. Mais secrètement je m’attendais à ne pas aimer. J’avais cru comprendre qu’il était question de politique et moi et la politique… j’avais peur de trouver cela fort ennuyeux.

Et ben non !! Dès le début je l’ai trouvé très sympa à lire. J’aime la façon dont le livre est écrit, avec beaucoup de dialogues qui le rendent très vivant. Le style est très plaisant, fluide. Je l’ai lu à une vitesse incroyable, moi qui suis d’ordinaire si lente ! C’était un vrai plaisir.

Quand à l’histoire, elle n’est finalement pas ennuyeuse du tout. Ecrit à la façon d’un roman policier, on se prend bien vite au jeu et on enchaîne les pages sans presque se rendre compte qu’il n’est pas question de crime, mais plutôt de nous montrer les rouages du pouvoir politique local.

Il y a un grand nombre de personnages, le Maire, les élus locaux, les journalistes… Nicolas Marjault réussi à tous les rendre vivants. Ce ne sont pas que des noms, mais des personnalités que l’on rencontre.

Vivant, vivant… je n’ai que ce mot à la bouche, mais c’est ce que j’ai retenu de ce livre. Les personnages parlent et évoluent de façon très cinématographique. On les voit vraiment. Et c’est exactement le genre de littérature que j’aime. Je veux voir l’histoire que je lis.

Bref une très bonne découverte et un agréable moment de lecture. Peut-être pas un livre qui me marquera dans le temps mais un très bon moment passé.

Mais ce livre parlera-t-il a ceux qui ne connaissent pas la ville de Niort ?

Si s’était amusant de retrouver des lieux qui me sont connu, je ne trouve pas que son aspect local et eu un grand impact sur ma lecture. Cela aurait très bien pu être ailleurs.

Découvrez le livre sur le site de l’éditeur


lieu
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Challenge Petit Bac 2017

Depuis un moment je voyez ce logo de ci de là sur les blogs et ça m’intriguait. Finalement j’ai fini par en trouver la source et décidais de me lancer dans l’aventure. Encore un challenge me direz-vous. Mais j’aime bien ça ! Ça me motive pour lire certains livres qui prennent la poussière sur mes étagères et puis ça permet d’échanges avec les autres participants, de glaner de nouvelles idées de lecture, de découvrir des livres que je n’aurais jamais lu autrement… Bref j’aime ça les challenges et celui-ci est vraiment très amusant. À la maison on jouait souvent au petit bac, voici une façon originale de continuer le jeu.

Avec le challenge Petit Bac Enna nous a proposé 10 thèmes plus un bonus comme sur une grille de petit bac, on devra remplir chaque case avec l’un des mots composant le titre d’un livre lu et chroniqué. Heureusement que c’est cumulable avec les autres challenges sinon un an ne me suffirait pas pour lire autant de livres.

Voici les thèmes avec quelques idées lectures piochées dans ma PAL :

Prenom :

  • JONAH, Taï-Marc Le Thanh
  • La balade de YAYA
  • PIERRE et LOU

Lieu :

Animal :

  • Fils de DRAGON, Pearl Buck
  • Le chant du CYGNE

Objet :

  • Le protectorat de l’OMBRELLE, Gall Carringer
  • La joueuse de GO, Shan Sa
  • Le joueur d’ECHEC, Stefan Sweig

Couleur :

  • Cendres et ROUGE, Hye-Young Pyun
  • Barbe BLEU
  • ROUGE, petite princesse punk

sport/loisir :

  •  La joueuse de GO, Shan Sa
  • Le joueur d’ECHEC, Stefan Sweig

personne célèbre :

aliment/boisson :

  • Des CORNICHONS au CHOCOLAT, Philippe Labbro
  • It’s not a piece of CAKE, Nancy Peña
  • TEA party, Nancy Peña

sphère familiale :

  • PERE et FILS, Michel Tagawa
  • Le MARI de mon frère, Gengoroh Tagame
  • Mon PERE est parti à la guerre, John Boyne
  • FILS de dragon, Pearl Buck

mort :

  • L’homme qui TUA Lucky Luke, Mathieu Bonhomme
  • Le cercle du SUICIDE, Usamaru Furuya
  • Est-ce ainsi que les femmes MEURENT, Didier Decoin

bonus : gros mot

  • Tout FOUTRE en l’air, Antoine Dole

Maintenant il y a plus qu’à lire !

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