Archives par mot-clé : Challenge Petit Bac

Ameline joueuse de flûte [album jeunesse]

Ameline

Popi raconte toujours la même histoire à sa petite fille Ameline, celle du joueur de flûte de Hamelin. Comment il avait débarrassé de la ville des rats et comment il avait amené les enfants quand le maire avait refusé de le payer, les noyant à leurs tours dans la rivière.

Mais le jour des 10 ans d’Ameline, Popi ne se réveille pas. La jeune fille part dans un petit village ou son grand-père sera enterré. Des enfants sont la pour l’accueillir. Mais quand elle parle de ses nouveaux amis aux parents qui viennent de l’adopter, ceux-ci répètent qu’il n’y a pas beaucoup d’enfants ici. Mais qui sont donc les enfants aux habits vieillots et aux souliers mouillés ?

Les auteurs ont ici imaginé une suite au conte du joueur de flûte, une fuite sous forme d’héritage qui amènera une fin plus heureuse.

L’album est très agréable à lire. J’ai beaucoup aimé les illustrations où s’opposent deux ambiances colorées, une vive, l’autre morne et grise. La couleur nous raconte l’histoire avec un temps d’avance sur le texte.

Un bel album, pour les enfants pas trop petits.

sur le site de l’éditeur

Clémentine Beauvais

Antoine Deprez


 

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Cyrano de Bergerac [classique abrégé]

Je me souviens d’avoir lu Cyrano de Bergerac, sans doute à l’école, peut-être en seconde, peut-être avant, je ne sais plus. Mais ce dont je suis sûre, c’est que j’avais beaucoup aimé, ce qui pour une lecture obligatoire était généralement très rare.

Depuis j’ai vu le film avec Depardieu dans le rôle de Cyrano il y a très longtemps, mais je n’ai jamais relu la pièce de théâtre. Je ne l’ai d’ailleurs jamais vue jouée.

Quand les éditions de l’école des loisirs ont sorti une nouvelle édition dans leur collection classiques abrégés, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de le relire et de le faire connaître à la petite dernière. Avant j’vais beaucoup d’à priori sur les versions abrégées, je n’en comprenais pas vraiment l’intérêt, mais… c’était bien bête de ma part, combien de classique j’ai essayé de lire et laissé tomber avant la fin. Les versions abrégées ce n’est finalement pas si mal, cela permet de découvrir les classiques sans s’attaquer à de trop gros pavé au style souvent lourd pour un jeune lecteur de notre époque.

Le Cyrano de Bergerac des éditions de l’école des loisirs est une version abrégée au sens propre du temps. Le texte n’a pas été réécrit, mais les scènes ont été choisies et les passages absents sont simplement résumés en quelques lignes.

Nous l’avons lu à voix haute, Mimiko et moi-même, en nous partageant les rôles. Moi je fais un bien piètre Cyrano, l’éloquence et moi, on est pas très copines. Mais c’était plutôt amusant de le lire en se donnant la réplique.

Mimiko a bien aimé aussi, elle a trouvé cette pièce bien drôle même si elle ne comprenait pas toujours le sens des tournures de phrases (surtout lu par moi…) quelques pauses pour reformuler ce que l’on venait de lire ont été nécessaire, mais le plus important c’est que maintenant elle sait qui est Cyrano et que ce nom est associé à un bon souvenir de lecture. Elle pourra toujours le relire, plus tard, toute seule.

En tout cas, moi ça bien donné envie de revoir le film !

Et aussi le film qui vient tout juste de sortir sur la création de cette pièce par Edmond Rostand

  

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Le taureau bleu [album jeunesse]

J’ai emprunté cet album à la bibliothèque. La couverture a tout de suite attiré mon attention et comme j’étais au rayon contes et légendes, je n’ai pas hésité une seconde. Le dessin me laissait penser qu’il s’agissait d’un conte venu d’orient. Il y a quelque chose d’oriental dans la composition du dessin.

Le taureau bleu

Et bien je me trompais lourdement ! Je n’étais pas partie dans la bonne direction. Le taureau bleu, illustré par Martine Bourre et raconté par Coline Promeyrat, est un conte breton.

Une petite fille orpheline de mère et maltraitée par sa belle-mère (encore une ! décidément, les belles-mères n’ont pas la côte dans les contes de fées) trouve du réconfort auprès d’un taureau bleu aux étranges pouvoir.

Ensemble enfant et taureau s’enfuient et traversent 3 forêts, une aux feuilles de cuivre, une aux feuilles d’argent et enfin une aux feuilles d’or.

C’est la première fois que je découvre ce conte, dont le thème, semble-t-il, est pourtant assez récurrent dans les contes de l’Europe de l’Ouest et du Nord. Aviez-vous déjà rencontré une version de ce conte ?

Que vous le connaissiez déjà où non, je vous conseille vraiment cet album. Le texte est court et très agréable à lire, même à voix haute, s’est écrit en grand caractère et s’adaptera très bien à la lecture pour dyslexique. On joue d’ailleurs avec différentes tailles de lettre pour dynamiser encore plus le texte. Et que dire des illustrations ! Elles sont vraiment jolies, surtout quand le taureau et la fillette pénètrent dans les forêts.

 

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Le taureau bleu #challengecontesetlegendes #contesetlegendes #albumjeunesse @didierjeunesse

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Une très belle découverte.

sur le site Didier jeunesse

Coline Promeyrat

Martine Bourre

→ sur Amazon ou chez votre libraire préféré


 

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Raiponce [album jeunesse]

C’est la couverture qui m’a attiré mon attention, et l’intuition était bonne. Si Paul O. Zelinsky nous offre le conte de Raiponce dans sa forme la plus classique, les illustrations, qui me font penser à la peinture de Raphaël, donnent une allure très élégante à cet album.

Une belle version pour redécouvrir le conte de Raiponce.

Ce conte, publié par Le Genevrier fait partie de la collection Caldecott qui regroupe une sélection d’albums ayant reçu le prix Caldecott qui récompense chaque année des albums jeunesse aux États Unis. Cette collection respecte le format d’origine.

sur le site de l’éditeur

⇒ Paul O. Zelinsky

Ce conte allemand très connu, que l’on retrouve dans les contes des frères Grimm, me fait penser à un conte italien qui commence de la même façon : une femme enceinte et un potager de sorcière à piller. Je vous en ai parlé, vous vous en souvenez ? Je parle bien sûr de Prezzemolina.

Le coin des curieux

Paul O. Zelinsky vs Raphaël

Image associée Image associée

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Raiponce

Si dans le conte italien la mère a une envie de persil, c’est de raiponce qu’il est question ici. Mais je n’ai jamais vu de raiponce dans un potager, alors j’ai voulu en savoir plus sur cette plante, que de toute évidence on trouve dans les potagers allemands.

Les raiponces sont des campanules comestibles. On mange toutes les parties : feuilles, fleurs et racines, en salade.

Il semblerait que sa culture soit facile et qu’elle se resème facilement toute seule. J’ai très envie de tester. Pas vous ? Juste à côté du persil pour un potager de conte de fées.

plants de raiponce de la Ferme de Sainte Marthe


 

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Les spectaculaires prennent l’eau [BD]

Paris début XX, ambiance steampunk avec machines abracadabrantes pour une équipe spectaculaire aux prises avec un méchant inventeur qui profite d’une extraordinaire crue pour piller la ville.

C’est avec ce troisième tome que je découvre la série Une aventure des spectaculaires. Chaque tome est une histoire complète donc commencer par le trois n’a pas été un problème, en revanche il m’a donné très envie de découvrir les précédents.

C’est une BD jeunesse, c’est très drôle et plein de clins d’œil pour les lecteurs avertis. Le texte est excellent et même les adultes s’y amuseront beaucoup. J’ai adoré le ton.

 

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Mais que fait Luis de Funès dans les spectaculaires ? 😂 #bdjeunesse @ruedesevresbd @poitevin_arnaud

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sur le site de Rue de Sèvres

Hautière Régis (scénario) : son site (pas vraiment à jour), facebook

Poitevin Arnaud (dessin) : instagram, blog, facebook

⇒ sur Amazon ou chez votre libraire préféré


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Challenge Petit Bac 2019

Eh oui, encore un challenge. Janvier c’est le mois de challenges, entre les bilans de lecture 2018 et les présentations 2019, ça n’arrête pas. Mais que voulez-vous, j’adore ça les challenges de lectures !

Et le challenge Petit Bac est l’un des plus amusants. Il s’agit de remplir des grilles de mot en piochant dans les titres de nos lectures. Le Petit Bac est un jeu que j’ai toujours beaucoup aimé,  y jouer avec des chroniques de lectures je n’y aurais jamais pensé. Heureusement Enna est là pour avoir de bonnes idées.

Ça vous intrigue ? Allez faire un tour ici, elle vous explique tout (et bien plus encore).

Envie de participer ? Faites vite, les inscriptions seront closes le 1er février.

la grille :

  1. prénom
  2. lieu
  3. animal
  4. objet
  5. couleur
  6. partie du corps
  7. métier
  8. végétal
  9. lecture
  10. adjectif
  11. (bonus) gros mot
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Challenge Petit BAC 2018 – mes lectures

2018 était ma deuxième année de participation au challenge Petit Bac d’Enna. Cette année j’ai voulu mieux m’appliquer qu’en 2017 en attaquant 2 lignes simultanément.

Et j’ai été beaucoup plus efficaces que l’année dernière : 4 grilles presque complètes.

Première ligne :

Deuxième ligne :

Troisième ligne :

Quatrième ligne :

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Le village [audiolivre jeunesse]

C’est grâce à audible que j’ai découvert le livre audio. Je n’avais jamais songé avant à en écouter et je dois avouer que si au début j’étais très sceptique, j’ai vite été conquise par cette activité. Depuis j’aime écouter des livres comme d’autres écouteraient la radio ou de la musique. Pendant que je travaille ou que je cuisine, dans le train, en voiture…

Et comme le hasard fait bien les choses,alors que depuis peu nous avons, Mimiko et moi-même, supprimé la télévision de notre routine du soir, Audible me propose une nouveauté jeunesse : Le Village de  Karl Olsberg, un roman se déroulant dans le monde Minecraft. Ni une ni deux, je le propose à Mimiko qui est fan de Minecraft.

Couverture de Le village - Série complète

Le premier soir j’ai du argumenter :  » non ! pas de télé ! mais si tu veux je peux mettre le livre audio ». Bon ben… puisqu’il y a pas de télé possible, allons-y.

Les soirs suivants, je n’ai pas eu à dire quoi que ce soit, j’avais à peine le temps de poser mon sac qu’elle me lançait « on met le livre audio ! »

Cette première expérience est un succès ! Avant de vous parler plus en avant du roman, je laisse la place à Mimiko pour qu’elle vous laisse un mot :

Le mot de Mimiko :

C’était trop trop bien !!!! J’aimerais trop trop la suite !!!! C’était très drôle et amusant.

Comme vous pouvez le constater, elle a vraiment aimé cette lecture/écoute. Ce roman, mais aussi le fait d’écouter des romans plutôt que de regarder la télé. Une expérience que nous allons renouveller !

Mais revenons un peu sur livre. Le village raconte l’histoire de deux jeunes villageois (dans Minecraft les joueurs incarnent les aventuriers, tandis que les villageois sont des PNJ, personnages non-joueurs). Primo, l’un des deux jeunes villageois rêve de partir à l’aventure comme les aventuriers, mais les villageois ne font jamais ça ! De gaffe en quiproquo Primo et son meilleur ami Kolle se retrouvent à vivre des véritables aventures dignes des aventuriers venus d’un autre monde. Zombi, golem, sorcières… des tas de surprises et d’aventures attentent notre duo dans le monde de cubes. Au cours de leurs aventures, ils se feront des amis et rencontreront même l’amour.

Tout y est : aventure, amitié, amour. Le tout servi par une bonne dose d’humour. On ne se prend pas au sérieux, c’est fait pour être drôle.

Le texte me fait penser au ligt-novel : beaucoup, beaucoup de dialogues et un niveau de langue très simple (voir un peu simpliste), mais c’est efficace. Il y a des rebondissements, c’est léger et amusant, parfait pour les enfants. Mimiko qui connait bien l’univers Minecraft s’est vraiment beaucoup amusée et a été prise par l’aventure, elle voulait connaitre la suite.

Moi je n’ai pas trouvé ça particulièrement intéressant, c’est une histoire simple écrite simplement, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable à écouter. Ce qui fait que Mimiko pouvait l’écouter dans le salon en notre compagnie. J’avoue pour ma part avoir écouté assez distraitement et avoir loupé quelques passages, mais dans l’ensemble j’ai trouvé ça amusant et c’était très agréable de la voir rire et réagir en écoutant l’histoire.

La série complète faisant plus de 8 heures je pensais au départ que cela prendrait un bon moment de tout écouter. En une semaine c’était bâché et Mimiko était très déçue que ce soit déjà fini.

En conclusion, je dirais que La village rempli parfaitement ses ambitions, un divertissement drôle et léger pour jeunes lecteurs geek.

Et puisque c’est en audiolivre que nous l’avons savouré, un mot sur la performance : c’est très théâtralisé, chaque personnage étant interprété par un narrateur différent. Cela rend l’ensemble très vivant. Mimiko a adoré (sauf une voie féminine), moi j’avoue avoir trouvé cela très très surjoué et pas toujours de façon juste (surtout les personnages principaux qui manquait automaticité), mais ce n’est pas à moi que le livre s’adresse. 😉

Une très jolie alternative à la télévision, pour des soirées légères et animées. Que nous avons complété par des ateliers dessin et autres activités manuelles.

sur audible

EDIT :

Les personnages principaux sont interprété par deux youtubeurs (que je ne connaissais pas mais Mimiko oui) : Frigiel et Siphano et ils nous dévoilent ici un peu l’envers du décours sur l’enregistrement (une première pour eux) :


chut les enfants lisent 

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Casse-Noisette

Pour ouvrir cette session de contes de Noël et honorer le rendez-vous contes & légendes du challenge Il était six fois Noël, j’ai choisi un incontournable du genre : Casse-Noisette.

Tout commence le soir de Noël, sous le sapin. Une petite fille reçoit en cadeau un casse-noisette de bois. Une fois les invités partis, les jouets s’animent. La jeune fille se réveille et  par enchantement se retrouve pas plus grande qu’une poupée. Le roi des souris arrive, elle est en danger. Casse-Noisette vient à son secours. Casse-Noisette se transforme en prince et… après quelques aventures la jeune fille se réveille dans son lit.

Les origines du conte

Le conte de Casse-Noisette a été rendu célèbre par le ballet d’Ivan Vsevolojski et Marius Petipa (mis en musique par Piotr Ilitch Tchaïkovski) créé en 1892. Leur collaboration donne naissance à deux autres ballets féeriques : la belle au bois dormant (1890) et Le Lac des cygnes (1895).

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Ivan Vsevolojski – 1903
Croquis original d’Ivan Vsevolojski pour le ballet Casse-noisette
première représentation de Casse-Noisette en 1892

J’ai trouvé une version du ballet complète :

Le livret du ballet est inspiré d’une version d’Alexandre Dumas (Histoire d’un casse-noisette – 1844) qui reprend un conte de l’auteur allemand E. T. A. Hoffmann (Casse-Noisette et le roi des souris – 1816).

Mithologie [sic] de la jeunesse par H. Baudet publié par J. Hetzel ... - Alex. Dumas, Histoire d'un Casse-Noisette ... : [affiche] / [non identifié]
Mithologie de la jeunesse par H. Baudet publiée par J. Hetzel … – Alex. Dumas, Histoire d’un Casse-Noisette

Ce conte depuis son origine de très nombreuse adaptation. À commencer par celle dont nous avons parlé : le conte de Dumas dont le ballet d’Ivan Vsevolojski s’inspire. En voici 2 volumes illustrés (disponibles sur gallica.bnf.fr).

Au grand écran :

Cela ne reprend que la musique du Casse-Noisette de Tchaikosky, mais c’est un incontournable de la période de Noël de mon enfance alors je ne résiste pas au plaisir d’en partager un petit extrait.

Vous avez reconnu Fantasia (1940).

Hasard du calendrier, en rédigeant cet article je découvre que Disney propose justement une nouvelle version du Casse-Noisette comme film de Noël cette année.

Casse-Noisette de Claude Clément et Federico Combi

Publié chez Seuil Jeunesse en 2013

Si cet album a le mérite de m’avoir rafraîchi la mémoire, j’avoue ne pas être tombée sous son charme. J’ai aimé l’idée des illustrations qui s’inspirent du Steam-Punk, mais j’ai été perturbée par le manque de profondeur des images. Les différents éléments du dessin semblent être collés les uns sur les autres, ce qui donne une ambiance assez spéciale à l’ensemble. Le texte m’a fait un effet similaire. Les phrases se succèdent de façon assez saccadée, ça manque de fluidité.

En revanche j’ai beaucoup apprécié les deux dernières pages du livre qui apporte des infos intéressantes sur le ballet.

Le Casse-Noisette (celui qui casse vraiment des noisettes)

Le conte prend comme personnage principal une figurine en bois traditionnelle d’Allemagne. De nos jours, elles sont utilisées comme décoration, notamment à Noël.

Ce casse-noisette à sa propre légende :

Quelques parts sur les monts Métallifères en Allemagne vivaient un riche paysan, riche, mais seul et avare. Il mangeait seul ses noisettes qu’il adorait. Un jour, las de devoir casser lui-même toutes ses noisettes, il promit une récompense à qui serait trouvé un moyen de casser les noisettes sans se fatiguer. Chacun y allait de sa solution, mais ce fut le sculpteur sur bois qui apporta la solution. Il avait sculpté un petit bonhomme en bois avec une grande bouche qu’on pouvait actionner avec un levier. Le riche paysan aima tellement ce petit bonhomme de bois qu’il ne cassa pas seulement la carapace des noisettes, mais aussi celle de son cœur endurci par la solitude.

Une bien jolie histoire pour un objet kitsch à souhait. J’en veux un ! 😀


 

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Insoumises – Conceiçao Evaristo

J’ai découvert Conceiçao Evaristo avec Banzo Mémoires d’une favela. J’avais été particulièrement impressionnée par ce roman et par son style littéraire que l’auteur nomme elle-même l’écrit-vie. J’avais envie de retrouver cet auteur et son écriture. Insoumises c’est offert à moi.

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13 femmes, 13 histoires, 13 destins. Des femmes fortes, noires, brésiliennes qui nous racontes, qui racontent à l’auteur qui écoute puis fait siennes les histoires de ces femmes qui ont su faire face, résister et se reconstruire une vie qui leur appartienne, une vie libre, insoumise.

J’ai été touché par ces 13 destinées, très différentes les unes des autres, mais qui toutes mettent en lumière la force de ces femmes qui n’ont pas voulu se soumettre à ce que d’autres ont décidé pour elles, qui ont pris en main leur destin, qui se sont reconstruites ou construite de toute pièce, des femmes qui sont confrontées à une société particulièrement machiste et raciste qui est celle du Brésil.

La démarche de l’auteur est intéressante aussi, elle traverse le pays pour aller à la rencontre de femmes, pour écouter leurs histoires pour ensuite les réinventer, les faire siennes. Des histoires à la fois très ancrées dans la culture afro-brésilienne et universelle.

Des récits touchants, un recueil que j’ai lu avec avidité, mais dont le style m’a finalement beaucoup moins surpris que dans Banzo. Si vous ne deviez en choisir qu’un, je vous conseillerais plutôt ce dernier.

J’ai, ici, aimé le féministe sous-jacent à chaque histoire, un féminisme ordinaire, celui de femmes qui résistent, qui s’imposent par leur mode de vie, sans forcement penser à revendiquer, manifester, mais qui par la force de leur vécu impressionnent.

sur le site des éditions Anacaona

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