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Challenge Petit BAC 2018 – mes lectures

2018 était ma deuxième année de participation au challenge Petit Bac d’Enna. Cette année j’ai voulu mieux m’appliquer qu’en 2017 en attaquant 2 lignes simultanément.

Et j’ai été beaucoup plus efficaces que l’année dernière : 4 grilles presque complètes.

Première ligne :

Deuxième ligne :

Troisième ligne :

Quatrième ligne :

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Le village [audiolivre jeunesse]

C’est grâce à audible que j’ai découvert le livre audio. Je n’avais jamais songé avant à en écouter et je dois avouer que si au début j’étais très sceptique, j’ai vite été conquise par cette activité. Depuis j’aime écouter des livres comme d’autres écouteraient la radio ou de la musique. Pendant que je travaille ou que je cuisine, dans le train, en voiture…

Et comme le hasard fait bien les choses,alors que depuis peu nous avons, Mimiko et moi-même, supprimé la télévision de notre routine du soir, Audible me propose une nouveauté jeunesse : Le Village de  Karl Olsberg, un roman se déroulant dans le monde Minecraft. Ni une ni deux, je le propose à Mimiko qui est fan de Minecraft.

Couverture de Le village - Série complète

Le premier soir j’ai du argumenter :  » non ! pas de télé ! mais si tu veux je peux mettre le livre audio ». Bon ben… puisqu’il y a pas de télé possible, allons-y.

Les soirs suivants, je n’ai pas eu à dire quoi que ce soit, j’avais à peine le temps de poser mon sac qu’elle me lançait « on met le livre audio ! »

Cette première expérience est un succès ! Avant de vous parler plus en avant du roman, je laisse la place à Mimiko pour qu’elle vous laisse un mot :

Le mot de Mimiko :

C’était trop trop bien !!!! J’aimerais trop trop la suite !!!! C’était très drôle et amusant.

Comme vous pouvez le constater, elle a vraiment aimé cette lecture/écoute. Ce roman, mais aussi le fait d’écouter des romans plutôt que de regarder la télé. Une expérience que nous allons renouveller !

Mais revenons un peu sur livre. Le village raconte l’histoire de deux jeunes villageois (dans Minecraft les joueurs incarnent les aventuriers, tandis que les villageois sont des PNJ, personnages non-joueurs). Primo, l’un des deux jeunes villageois rêve de partir à l’aventure comme les aventuriers, mais les villageois ne font jamais ça ! De gaffe en quiproquo Primo et son meilleur ami Kolle se retrouvent à vivre des véritables aventures dignes des aventuriers venus d’un autre monde. Zombi, golem, sorcières… des tas de surprises et d’aventures attentent notre duo dans le monde de cubes. Au cours de leurs aventures, ils se feront des amis et rencontreront même l’amour.

Tout y est : aventure, amitié, amour. Le tout servi par une bonne dose d’humour. On ne se prend pas au sérieux, c’est fait pour être drôle.

Le texte me fait penser au ligt-novel : beaucoup, beaucoup de dialogues et un niveau de langue très simple (voir un peu simpliste), mais c’est efficace. Il y a des rebondissements, c’est léger et amusant, parfait pour les enfants. Mimiko qui connait bien l’univers Minecraft s’est vraiment beaucoup amusée et a été prise par l’aventure, elle voulait connaitre la suite.

Moi je n’ai pas trouvé ça particulièrement intéressant, c’est une histoire simple écrite simplement, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable à écouter. Ce qui fait que Mimiko pouvait l’écouter dans le salon en notre compagnie. J’avoue pour ma part avoir écouté assez distraitement et avoir loupé quelques passages, mais dans l’ensemble j’ai trouvé ça amusant et c’était très agréable de la voir rire et réagir en écoutant l’histoire.

La série complète faisant plus de 8 heures je pensais au départ que cela prendrait un bon moment de tout écouter. En une semaine c’était bâché et Mimiko était très déçue que ce soit déjà fini.

En conclusion, je dirais que La village rempli parfaitement ses ambitions, un divertissement drôle et léger pour jeunes lecteurs geek.

Et puisque c’est en audiolivre que nous l’avons savouré, un mot sur la performance : c’est très théâtralisé, chaque personnage étant interprété par un narrateur différent. Cela rend l’ensemble très vivant. Mimiko a adoré (sauf une voie féminine), moi j’avoue avoir trouvé cela très très surjoué et pas toujours de façon juste (surtout les personnages principaux qui manquait automaticité), mais ce n’est pas à moi que le livre s’adresse. 😉

Une très jolie alternative à la télévision, pour des soirées légères et animées. Que nous avons complété par des ateliers dessin et autres activités manuelles.

sur audible

EDIT :

Les personnages principaux sont interprété par deux youtubeurs (que je ne connaissais pas mais Mimiko oui) : Frigiel et Siphano et ils nous dévoilent ici un peu l’envers du décours sur l’enregistrement (une première pour eux) :


chut les enfants lisent 

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Casse-Noisette

Pour ouvrir cette session de contes de Noël et honorer le rendez-vous contes & légendes du challenge Il était six fois Noël, j’ai choisi un incontournable du genre : Casse-Noisette.

Tout commence le soir de Noël, sous le sapin. Une petite fille reçoit en cadeau un casse-noisette de bois. Une fois les invités partis, les jouets s’animent. La jeune fille se réveille et  par enchantement se retrouve pas plus grande qu’une poupée. Le roi des souris arrive, elle est en danger. Casse-Noisette vient à son secours. Casse-Noisette se transforme en prince et… après quelques aventures la jeune fille se réveille dans son lit.

Les origines du conte

Le conte de Casse-Noisette a été rendu célèbre par le ballet d’Ivan Vsevolojski et Marius Petipa (mis en musique par Piotr Ilitch Tchaïkovski) créé en 1892. Leur collaboration donne naissance à deux autres ballets féeriques : la belle au bois dormant (1890) et Le Lac des cygnes (1895).

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Ivan Vsevolojski – 1903
Croquis original d’Ivan Vsevolojski pour le ballet Casse-noisette
première représentation de Casse-Noisette en 1892

J’ai trouvé une version du ballet complète :

Le livret du ballet est inspiré d’une version d’Alexandre Dumas (Histoire d’un casse-noisette – 1844) qui reprend un conte de l’auteur allemand E. T. A. Hoffmann (Casse-Noisette et le roi des souris – 1816).

Mithologie [sic] de la jeunesse par H. Baudet publié par J. Hetzel ... - Alex. Dumas, Histoire d'un Casse-Noisette ... : [affiche] / [non identifié]
Mithologie de la jeunesse par H. Baudet publiée par J. Hetzel … – Alex. Dumas, Histoire d’un Casse-Noisette

Ce conte depuis son origine de très nombreuse adaptation. À commencer par celle dont nous avons parlé : le conte de Dumas dont le ballet d’Ivan Vsevolojski s’inspire. En voici 2 volumes illustrés (disponibles sur gallica.bnf.fr).

Au grand écran :

Cela ne reprend que la musique du Casse-Noisette de Tchaikosky, mais c’est un incontournable de la période de Noël de mon enfance alors je ne résiste pas au plaisir d’en partager un petit extrait.

Vous avez reconnu Fantasia (1940).

Hasard du calendrier, en rédigeant cet article je découvre que Disney propose justement une nouvelle version du Casse-Noisette comme film de Noël cette année.

Casse-Noisette de Claude Clément et Federico Combi

Publié chez Seuil Jeunesse en 2013

Si cet album a le mérite de m’avoir rafraîchi la mémoire, j’avoue ne pas être tombée sous son charme. J’ai aimé l’idée des illustrations qui s’inspirent du Steam-Punk, mais j’ai été perturbée par le manque de profondeur des images. Les différents éléments du dessin semblent être collés les uns sur les autres, ce qui donne une ambiance assez spéciale à l’ensemble. Le texte m’a fait un effet similaire. Les phrases se succèdent de façon assez saccadée, ça manque de fluidité.

En revanche j’ai beaucoup apprécié les deux dernières pages du livre qui apporte des infos intéressantes sur le ballet.

Le Casse-Noisette (celui qui casse vraiment des noisettes)

Le conte prend comme personnage principal une figurine en bois traditionnelle d’Allemagne. De nos jours, elles sont utilisées comme décoration, notamment à Noël.

Ce casse-noisette à sa propre légende :

Quelques parts sur les monts Métallifères en Allemagne vivaient un riche paysan, riche, mais seul et avare. Il mangeait seul ses noisettes qu’il adorait. Un jour, las de devoir casser lui-même toutes ses noisettes, il promit une récompense à qui serait trouvé un moyen de casser les noisettes sans se fatiguer. Chacun y allait de sa solution, mais ce fut le sculpteur sur bois qui apporta la solution. Il avait sculpté un petit bonhomme en bois avec une grande bouche qu’on pouvait actionner avec un levier. Le riche paysan aima tellement ce petit bonhomme de bois qu’il ne cassa pas seulement la carapace des noisettes, mais aussi celle de son cœur endurci par la solitude.

Une bien jolie histoire pour un objet kitsch à souhait. J’en veux un ! 😀


 

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Insoumises – Conceiçao Evaristo

J’ai découvert Conceiçao Evaristo avec Banzo Mémoires d’une favela. J’avais été particulièrement impressionnée par ce roman et par son style littéraire que l’auteur nomme elle-même l’écrit-vie. J’avais envie de retrouver cet auteur et son écriture. Insoumises c’est offert à moi.

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13 femmes, 13 histoires, 13 destins. Des femmes fortes, noires, brésiliennes qui nous racontes, qui racontent à l’auteur qui écoute puis fait siennes les histoires de ces femmes qui ont su faire face, résister et se reconstruire une vie qui leur appartienne, une vie libre, insoumise.

J’ai été touché par ces 13 destinées, très différentes les unes des autres, mais qui toutes mettent en lumière la force de ces femmes qui n’ont pas voulu se soumettre à ce que d’autres ont décidé pour elles, qui ont pris en main leur destin, qui se sont reconstruites ou construite de toute pièce, des femmes qui sont confrontées à une société particulièrement machiste et raciste qui est celle du Brésil.

La démarche de l’auteur est intéressante aussi, elle traverse le pays pour aller à la rencontre de femmes, pour écouter leurs histoires pour ensuite les réinventer, les faire siennes. Des histoires à la fois très ancrées dans la culture afro-brésilienne et universelle.

Des récits touchants, un recueil que j’ai lu avec avidité, mais dont le style m’a finalement beaucoup moins surpris que dans Banzo. Si vous ne deviez en choisir qu’un, je vous conseillerais plutôt ce dernier.

J’ai, ici, aimé le féministe sous-jacent à chaque histoire, un féminisme ordinaire, celui de femmes qui résistent, qui s’imposent par leur mode de vie, sans forcement penser à revendiquer, manifester, mais qui par la force de leur vécu impressionnent.

sur le site des éditions Anacaona

⇒ achetez sur Amazon, Decitre, ou votre librairie préférée 😉


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La Pagode rouge – Sophie Leï Thumann et Eric Battut

C’est par hasard que je suis tombé sur cet album. J’ai aimé la couverture et j’ai cru en reconnaître le trait. Et j’ai craqué.

En effet j’avais reconnu le dessin de Eric Battut, que nous avions découvert avec un autre album des éditions bilboquet que nous aimons beaucoup : Un pont.

Ici on retrouve non seulement Eric Battut au dessin, mais aussi le Japon comme décor.

Dans un village, quelques part au Japon un petit garçon accompagne sa mère en haut de la montagne, faire une prière devant la pagode rouge. Le petit garçon veut  entrer, découvrir ce qu’il s’y cache, mais c’est interdit. Sa curiosité est trop grande, une fois la nuit tombée il s’y rend en cachette et il y découvre un calligraphe, dont le rôle est d’écrire les souhaits que les gens viennent murmurer à la porte de la pagode. Puisque le garçon en a découvert le secret, il doit prendre sa place. Mais il n’était pas un élève très attentif et il ne sait pas écrire. Il va donc tenter de dessiner les souhaits, mais les choses ne se passent pas vraiment comme prévu. Voilà qu’une baleine s’échoue dans le village, qu’un dragon arrive… Le vieux calligraphe revient bien vite reprendre sa place et conseille au petit garçon de retourner à l’école pour apprendre à écrire, mais aussi pour apprendre la peinture puisqu’il est très doué au dessin.

Un très joli conte qui nous offre l’occasion de découvrir au passage quelques kanji. Pour les petits amoureux du Japon et les autres.

sur le site des éditions bilboquet

⇒ sur Amazon ou Decitre


 challenge petit BAC 2018 chut les enfants lisent

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Les nuits d’Aksehir, un petit bout de Turquie à Tokyo

C’est Yomu-chan qui m’a fait découvrir cette série cet été. Elle était enchantée par cette lecture et la série ne faisant que 3 tomes, je me suis dit pourquoi pas.

Les nuits d’Aksehir, série en trois tomes de Ichikawa Raku, parue chez Akata.

Les Nuits d'Aksehir T.1Les Nuits d'Aksehir T.2

Ayako, étudiante dans une école de mode à Tokyo, se retrouve un soir dans une drôle de situation. Un étrange personnage l’a entrainée dans un sous-sol mal éclairé. Elle commence vraiment à paniquer quand une jeune femme arrive et allumant la lumière lui révèle la nature de ce lieu qui lui semblait louche. En fait elle est dans un restaurant turc et ce drôle de petit bonhomme en est le gérant.

Sans trop savoir pourquoi elle a accepté, est-ce la bonne nourriture, le besoin de changement ou le lien avec le pendentif qu’elle porte ? Elle-même ne sait pas, pourtant elle a accepté la proposition de Hodja, le gérant du restaurant qui lui a proposé de travailler à mi-temps dans son tout petit restaurant. La voici improvisée serveuse au côté de sa collègue Zokuro, serveuse et danseuse orientale. Avec eux elle va découvrir la cuisine turque et la dance orientale. Elle est si attirée par la culture qu’elle découvre qu’elle va même jusqu’à se renseigner sur l’islam et à se demander si l’islam pourrait lui apporter les réponses et le réconfort dont elle a besoin.

Les Nuits d'Aksehir T.3

Une jolie série, qui nous fait découvrir la cuisine turque (et qui donne faim), tout en abordant d’autres aspects de la culture turque. Une série qui parle aussi de l’islam, un sujet très peu abordé et assez peu connu au Japon.

Les personnages sont touchants, ils ont chacun leurs problèmes, leurs interrogations. Et, en l’espace de seulement 3 tomes, on les voit tous évoluer.

Par son aspect culinaire, ce manga est très abordable, mais finalement il va plus loin que la simple cuisine. Il nous invite au voyage, à la tolérance et à garder l’esprit ouvert. Nous avons tous à apprendre des autres. Un pays s’enrichit des apports des autres cultures. Un message qui, s’il est important chez nous, l’est encore plus au Japon, un pays assez fermé où les immigrés ne sont pas les bienvenus et souvent discriminés (sur ce sujet je vous conseille la lecture d’individu-s et démocratie au Japon pas très facile d’accès, mais avec des chapitres très intéressants).

Une petite série qui vaut le détour, qui offre à la fois un aspect culinaire très intéressant (après ça on a envie de manger turc), des tranches de vies touchantes, et une ouverture au monde.

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sur le site d’Akata

lire un extrait


challenge petit BAC 2018

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Botticelli, La renaissance de la beauté [L’Art & la matière]

C’est un peu par hasard, au grès des flâneries, que je suis tombé sur cet album de la collection L’Art & la matière des éditions Palette. Une collection de monographies destinées aux jeunes lecteurs. Comme moi-même j’adore Botticelli, et ce depuis mon enfance, je n’ai pas résisté à la tentation de l’offrir à Mimiko, ma cadette.

Ce que j’aime dans cette collection c’est qu’une grande place est donnée aux tableaux eux-mêmes. Les explications sont courtes et claires. Écrites en gros caractères et n’occupent pas trop de place. Ce trouve cette approche intéressante parce que trop d’explications rebouteraient les plus jeune ou feignant lecteurs. Cet album permet de se familiariser avec l’art de Botticelli et son contexte, mais surtout d’admirer ses peintures.

Mimiko n’a d’ailleurs prêté aucune attention au texte et c’est contenté des images. Je n’ai pour ma part pas insisté pour le lire avec elle. Cela fait partie des albums et livres que j’aime laisser traîner à la maison en attendant que la curiosité fasse son chemin. Et je l’ai vue feuilleter cet album plusieurs fois.

⇒ sur Amazon ou Decitre

D’autres artistes et mouvements artistiques sont disponibles dans la collection. J’aimerais m’en procurer d’autres. Malheureusement, cette collection ne semble plus commercialisée (le site de l’éditeur n’en parle même pas), il ne reste plus qu’à les dénicher d’occasion.

éditions Palette


 challenge petit BAC 2018 Challenge Il Viaggio : on repart?!!!

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Eden – tome 1 : le visage des sans-nom

Ce qui m’avait le plus attiré dans cette nouvelle série publiée par Rue de Sèvres, c’était la couverture et ses couleurs. J’aime beaucoup le dessin et l’ambiance qui s’en dégage.

Dans ce premier tome, on découvre un univers dystopique. La société est divisée en 2 castes. D’un côté il y a une caste privilégiée qui dirige la société. La sélection se fait par un examen que tous les adolescents doivent passer. Ceux qui réussissent, intègrent une école où on leur enseigne à diriger le monde, ceux qui échouent, rejoignent la caste des sans-noms (et sans pouvoir), les petites gens qui obéissent et triment. Cela peut sembler assez égalitaire puisque tout le monde passe ce fameux examen. Mais est-ce vraiment le cas ? Le jeune héros est sur le point de passer cet examen, il étudie auprès d’un vieil homme dans l’espoir de mettre un maximum de chances de son côté, mais tout le monde ignore en quoi consiste l’examen, difficile de s’y préparer. Mais il y a un espoir, après tout sa sœur ainée a réussi l’examen et vit maintenant avec la haute société.

Sauf que tout cela n’est qu’une immense mascarade pour faire croire aux gens du peuple qu’ils ont une chance de s’élever vers les castes supérieures. Une illusion pour mieux les contrôler. Mais cela ne semble pas si bien fonctionner. De plus en plus de gens se révoltent contre le pouvoir absolu le la caste privilégiée et différentes organisations tentent de se rebeller. Jonas, notre jeune héros se retrouve mêlé à ses rébellions bien malgré lui. Il découvre que les choses ne sont pas tel qu’il les avait imaginés et aussi bien sa sœur que son père sont mêlé à la rébellion, où plutôt à des rébellions.

Un premier tome qui pose le décor et nous fait découvrir cet univers inégalitaire. On fait connaissance avec Jonas et son entourage. Cet univers dystopique est plutôt classique, mais non sans intérêt. La lutte des classes est un grand classique qui ne se démode pas. Sans être particulièrement original, l’univers de cette bd jeunesse n’en est pas moins intrigant. On veut savoir comment le héros va se positionner après que la supercherie de l’ordre établi lui ait été dévoilée. Plusieurs pistes sont amorcées dans ce premier tome, plusieurs groupes semblent vouloir déstabiliser le pouvoir. Est-ce que ces groupes sont unis ? Est-ce que chaque groupe agit indépendamment ? Comment vont-ils pouvoir déstabiliser le pouvoir. Quelles sont les réelles motivations de chaque groupe. Quel rôle le héros et sa sœur vont pouvoir jouer ? Autant de questions qu’on se pose et qui donnent envie de lire la suite.

Un premier tome agréable qui fait beaucoup de promesses, la suite amènera-t-elle le pep qui manque un peu à ce premier tome ?

⇒ sur le site Rue de Sèvres

Carole Maurel (et son twitter)

Fabrice Colin (et son twitter)

→ à lire aussi l’avis de Noukette

 sur Amazon et Decitre


Challenge 1% 2018 challenge petit BAC 2018

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Orphée et la morsure du serpent – Yvan Pommaux

Le mois dernier, je vous présentais le petit album Thésée comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, nous continuons notre exploration de la mythologie grecque en compagnie de l’auteur avec un second album : Orphée et la morsure du serpent. Je trouve que cet album colle très bien à la thématique des contes et légendes d’octobre avec son voyage aux enfers (même si nous sommes loin du folklore d’Halloween).

Orphée et la morsure du serpent

Orphée et la morsure du serpent est paru à l’école de loisir pour la première fois en 2009 dans la collection albums. En ce mois d’octobre 2018, c’est une version de poche qui remet le titre sur le devant de la scène. C’est cette dernière édition que j’ai lue.

Tout comme dans l’album dédié à la légende de Thésée, ici l’histoire commence à notre époque. Nous sommes à un mariage et un jeune homme amoureux entraine l’épouse à l’écart. Elle se fait mordre par une vipère et le jeune homme affolé s’en veut énormément. Une jeune femme le console : « tu ne t’appelles pas Aristée, et la mariée ne s’appelle pas Eurydice ! ». Nous sommes aux XXI siècle et les morsures de serpent se soignent facilement. Mais le jeune homme est perplexe, Aristée et Eurydice ? La jeune femme lui raconte alors la légende d’Orphée, fils d’un roi et de la muse Calliope.

Orphée a hérité du don de sa mère et il devient un poète hors norme que tous admirent. Même les animaux, les arbres et les pierres cèdent devant la beauté de son chant. Toutes les femmes l’aiment, mais lui n’en aime qu’une : Eurydice. Ils se marient. Mais le jour même du mariage, Aristée, qui était secrètement amoureux d’Eurydice, entraîne celle-ci à l’écart. Cherchant à s’enfuir, Eurydice se fait mordre par une vipère, et meurt.

Orphée, inconsolable, ira la chercher jusqu’en enfer. Séduit par la beauté de son chant, Hadès, le dieu des enfers, lui accorde une chance de ramener Eurydice à la vie, mais à une condition : il ne doit pas se retourner ni parler à son épouse jusqu’à ce que celle-ci ne soit baignée par la lumière du soleil.

Sur le chemin du retour, Orphée se tourmente, est-elle bien derrière lui ? Quand enfin il sent le soleil sur sa peau, impatient, il se retourne. Mais, hélas, Eurydice, 10 pas derrière lui, est encore dans le noir. Elle disparait à jamais, laissant Orphée seul, inconsolable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, les femmes, ne supportant plus le deuil d’Orphée. Folles de rage et de jalousie, elles le mettent en pièces.

Je connaissais la légende d’Orphée dans ses grandes lignes, mais je n’avais rien lu à son propos depuis fort longtemps. J’ai abordé, donc, cet album sans aucune autre lecture en tête et je dois dire qu’il m’a plus plus que Thésée, comment naissent les légendes.

Ici l’épisode à conter est plus court, Yvan Pommaux peut donc prendre plus de temps pour nous le raconter en détail. Dans l’album consacré à Thésée il fallait dire plus de choses en autant de pages, il fallait donc résumer au maximum. Ici on prend le temps de découvrir Orphée et sa personnalité. J’ai trouvé cela plus agréable à lire.

Si l’album sur Thésée me donnait l’impression d’être une introduction qui demandait à être approfondie, Orphée et la morsure du serpent se suffit à lui-même et n’a pas besoin de lectures complémentaires. Ceci dit, au détour du Tartare, Yvan Pommaux prend soin de titiller notre curiosité en lâchant quelques noms qui donnent envie de lire davantage de légendes.

Tout comme dans le précédent album, celui-ci se termine par un petit lexique permettant d’aller plus loin.

Un album richement illustré qui ravira les jeunes amateurs de mythologie grecque (et les moins jeunes aussi). J’y ai pris, moi, beaucoup de plaisir.

sur le site de l’école des loisirs

et sa fiche pédagogique

 Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux »

⇒ sur Amazon ou Decitre

mon avis sur Thésée comment naissent les légendes


  

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Le Prince Hibou

Je suis tombé sur ce petit album par hasard à la bibliothèque et j’ai été subjugué par la couverture et je l’ai emprunté.

Le prince Hibou est écrit par Pierre Coran et illustré par Charlotte Gastaut, sorti pour la première fois en 2008 aux éditions Gautier Languereau.

Couverture Le Prince Hibou

Le château du roi a une belle forme de fromage et attire de grosses souris alors qu’il apprêtent à fêter Noël et l’anniversaire de la princesse. Il faut s’absolument s’en débarrasser mais les chats ont peur, les soldat ne veulent rien savoir. La princesse finit par aller voir un hibou. Un hibou enchanté qui tient là l’opportunité de se défaire de son maléfice.

Un conte burlesque avec des château fromage, des princesses qui se déplacent à dos de baleine des souris qui crottent partout, à fois drôle et beau. Les illustration sont simplement magnifiques.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Le prince hibou de Pierre Coran et @charlotte.gastaut @gautierlanguereau #contesetlegendes #lemoisdescontesetlegendes

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

sur le site de l’éditeur

Charlette Gastaut (et son instagram)

⇒ sur Amazon ou Decitre


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