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Calpurnia [bande dessinée]

C’est par une fin d’après-midi, douce et agréable, à l’ombre d’un prunier, que j’ai enfin pris le temps de lire et apprécier le premier tome de Calpurnia, une bande dessinée de Dalphné Collignon (d’après le roman de Jacqueline Kelly) sorti récemment chez Rue de Sèvres.

Le cadre bucolique de mon jardin offrait l’écrin idéal pour une lecture très… naturaliste !

Calpurnia est une jeune fille de 13 qui vit au Texas avec sa famille. Une famille bourgeoise du XIX. Le père possède une petite plantation, le grand-père passe ses journées dans son laboratoire au fond du jardin, la mère mène à la baguette cette maison que Calpurnia partage avec ses 6 frères. 6 frères !! Un cadre qui, au grand dam de la mère, ne favorise pas la féminité de sa fille. Si sa mère rêve de faire de Calpurnia une jeune fille bien élevée, jouant du piano et ayant une conduite impeccable, Calpurnia préfère de loin gambader dans la forêt et observer les animaux. Calpurnia veut devenir naturaliste.

Tout commence comme un jeu, quand le grand frère adoré offre à Calpurnia un beau cahier pour jouer à l’apprenti naturaliste. La jeune fille se prend au jeu et chaque jour y note ses observations, mais un jour, une question l’obsède, pourquoi y a-t-il de plus en plus de sauterelles jaunes et de moins en moins de vertes ? Pour trouver une réponse, Calpurnia se tourne vers cet étrange grand-père qui l’impressionne et la rencontre entre les deux se fait enfin. Calpurnia découvre un grand-père érudit qui aime partager son savoir. Le grand-père découvre que Calpurnia a un sens de l’observation aiguisé et une véritable envie d’apprendre. À partir de ce moment, les deux vont passer de plus en plus de temps ensemble à observer la nature.

Entre un papillon et une fleur, notre apprentie naturaliste nous raconte, un peu à la façon d’un journal, sa vie de famille. Les béguins de ses frères, les villes histoires du grand-père, l’école… C’est par petites touches que l’on découvre la vie de la jeune fille et celle de la bourgeoisie rurale du Texas de l’époque.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, qui est à la fois légère et intelligente. Calpurnia est une jeune fille très attachante, curieuse et forte, loin de se contenter d’un avenir de potiche que pourrait lui réserver sa condition de fille, elle a des rêves. Elle veut devenir naturaliste, et s’intéresse aux sciences bien plus qu’à la mode. Et dans sa soif de savoir, elle trouve des alliés. Dans sa famille, hormis peut-être la mère qui aimerait qu’elle soit plus sage, personne ne semble s’offusquer de l’ambition de la jeune fille. Le grand-père décide même de nourrir sa curiosité en l’amenant avec lui lors de ses sessions d’observation.

Les voir observer la nature donne d’ailleurs envie de les imiter. Ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai aussi ce penchant que j’ai trouvé cet aspect du livre très agréable ? Quoi qu’il en soit, j’ai trouvais ça plaisant d’observer une héroïne qui aime les insectes.

Mais il n’y a pas que le naturalisme dans la vie de Calpurnia, les petites anecdotes de familles sont aussi touchantes et amusantes. J’ai beaucoup aimé l’histoire du grand-père et de la chauve-souri.

Le dessin, noir blanc et sépia, rappelle un peu l’ambiance des vieux albums photo, nous ramenant en un clin d’œil à l’époque du récit. Le récit s’articule comme un journal intime et nous feuilletons cet album comme si nous avions entre les mains le cahier de Calpurnia, nous y trouvons les cases traditionnelles de la bande dessinée, mais aussi les descriptions et les croquis qu’aurait fait la jeune fille. Le tout est bien dosé et rend la lecture agréable et ludique.

Une très jolie bande dessinée, un album épais qui ne nous laisse pas sur notre faim, mais qui donne quand même envie de lire la suite, de retrouver Calpurnia et ses observations naturalistes.

L’album m’a également donné envie de découvrir le roman. J’ai hâte de voir ce que Mimiko va penser de cette bande dessinée.

Calpurnia, tome 1 sur le site Rue de Sèvres

le roman publié chez l’école des loisirs

le site de Daphné Collignon


Challenge un max de BD en 2018 challenge petit BAC 2018

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Microcosme – Manu Larcenet

Nous avions rapporté cette petite BD d’Angoulême il y a quelques années et puis je l’ai un peu oublié sur une étagère. Ce n’est que récemment, quand j’ai chamboulé toutes mes étagères que je suis tombé dessus et j’ai enfin pris le temps de la lire.

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La première impression qui nous avait poussés à acheter l’album s’est confirmée. C’est délicieusement cynique.

Dans cette étrange bd, il n’y a que des taches. Des Jean-Jacques et des Brigitte. À chaque page sa saynète. Leur univers est morbide. Il n’y a que cancer, pollution et post-apocalypse nucléaire, sans oublier une bonne dose d’obsédés sexuels. Un bien triste avenir que nous prédit Manu Larcenet !

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Si vous aimez le politiquement correct, cette bd n’est pas pour vous. Moi, elle me fait beaucoup rire.

sur le site des éditions Les rêveurs

Manu Larcenet sur facebook


 challenge petit BAC 2018

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Chère Ijeawele, ou le manifeste pour une éducation féministe

Je flânais au rayon socio de la bibliothèque, quand je suis tombée sur ce tout petit livre : Chère Ijeawere ou un manifeste pour une éducation féministe de Chimamanda Ngozi Adichie, publié chez Galimard. J’avoue ne pas connaitre l’auteur, mais le sujet du féminisme m’intéresse et le rayon ne contenait, sur le sujet, que peu de livres avenants. J’ai donc décidé de l’emprunter, histoire de.

Couverture Chère Ijeawele, : Un manifeste pour une éducation féministe

Je l’avais presque oublié quand ce matin en préparant ma prochaine visite à la bibliothèque je l’ai vu et ai commencé à lire la première page. Je ne l’ai quitté qu’en refermant la dernière page (ce qui, vu la taille du livre, ne m’a pas pris trop longtemps).

Ce que nous dit Chimamanda Ngozi Adichie ici, est une évidence, mais des ces évidences qu’on a besoin d’entendre tout haut. Chiamamanda Ngozi Adichie est nigériane et s’adresse, dans ce manifeste, à l’une de ses amies nigériane, qui vient de mettre au monde une petite fille. Bien qu’attaché à sa culture et à son contexte, ce texte n’en reste pas moins très universel.

J’ai trouvé ce court manifeste très intéressant et facile à lire. J’ai tout particulièrement été sensible à la question des projections que la société fait en fonction du genre de l’enfant et que nous faisons tous, plus ou moins, malgré tout parce que nous avons été éduqués comme ça et que c’est devenu presque un réflexe. Sortir de ces projections demande un vrai travail actif sur ces réflexes. Adichie met aussi l’accent sur l’importance des mots. Il faut faire attention aux mots qu’on utilise, car, au-delà du sens propre, ils sont chargés de connotations culturelles, comme le sentiment de honte qui, par exemple, accompagne presque immanquablement le sujet de la sexualité féminine. Pourquoi parle-t-on toujours à voix basse des menstruations ?

Un texte court et salutaire que je conseille à tous les parents soucieux de donner une éducation féministe à leur enfant (mais aussi aux enseignants et à tous les autres, qu’il soit éducateur ou non). Et par féministe j’entends ce que le mot veut dire et non pas toutes les connotations négatives qui l’accompagnent (malheureusement encore aujourd’hui).

Féminisme nom masculin (du latin femina → femme ; mot créé par Fourier)
■ Doctrine qui préconise l’égalité entre l’homme et la femme, et l’extension du rôle de la femme dans la société.
(source : Le Robert illustré)

Chiamamanda Ngozi Adichie est une écrivaine nigériane, née en 1977. Un nom que je vais tâcher de retenir !

bibliographie de Chiamamanda Ngozi Adichie chez Galimard

Pour terminer, je vous propose une petite vidéo :

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2 aventures à travers les Etats Unis [roman jeunesse]

Aujourd’hui, je vous amène en voyage. Nous partons aux États-Unis avec non une, mais deux traversées extraordinaires du pays. D’Est en Ouest, du Sud au Nord. De la fin XIX au début XX, ces deux romans jeunesse nous font voyager.

Le Célèbre Catalogue Walker & Dawn – Davide Morosinotto

Du bayou de la Louisiane aux immeubles de Chicago, dans ce roman nous suivons les incroyables aventures d’une bande de 4 enfants.

Tout commence dans le Sud, dans une petite ville dans le bayou en Louisiane. Nous sommes au début des années 1900 et là-bas on parle encore le français. 4 enfants aussi différents qu’inséparables profitent du bayou pour jouer et échapper à la vigilance de leurs parents. Il y a P’tit Trois, le troisième d’une famille de garçons élevés par une mère seule qui rêve d’aventure. Eddie, le fils du docteur, le plus grand, mais aussi le plus anxieux qui s’en remet volontiers à l’autorité de son camarade.  Puis il y a Joju, la belle Julie et son petit frère Min. Elle est blanche, il est noir. Leur mère vit dans une extrême pauvreté et Julie ne rêve que de partir et laisser derrière elle cette vie dure et d’amener son petit frère loin d’ici. Min est le petit dernier, plus jeune que les autres, il suit sa sœur partout. Il est étrange, différent. Il ne parle jamais, ce n’est pas parce qu’il ne sait pas parler, mais il n’éprouve pas le besoin de parler. Ce qu’il aime, c’est compter. Et rester près de sa sœur qui est toujours là pour le protéger et prendre soin de lui.

Un jour, alors qu’ils pêchent dans les marais, les enfants tombent sur trois pièces. Plus d’argent qu’ils n’auraient pu en rêver. Après de longues négociations, ils décident enfin de commander un objet dans le célèbre catalogue Walker & Dawn. Et c’est là que leur vie va prendre une toute nouvelle direction. En recevant le mauvais colis, ils décident de partir au siège du célèbre catalogue pour empocher une petite somme d’argent. En partant sur leur pirogue, ils sont loin de se douter ce que leur réservera cette longue traversée des États-Unis. Partis un peu comme ça sur un coup de tête, plus effrayé par ce qui les attend à la maison que par l’aventure. Ils découvriront les grandes villes, les bateaux à vapeur, tomberont sur des voyous, seront aidés par des vagabonds, des journalistes, croiseront des gens bien, des gens peu recommandables, de vils tortionnaires, mais jamais ils ne baisseront les bras. Ils se feront avoir, ils se feront aider. Leur amitié deviendra de plus en plus forte.

Voilà un roman comme je les aime ! De l’aventure, du voyage, des personnages savoureux et attachants, un texte simple, mais pas simpliste, de la vie, beaucoup de vie. Davide Morosinotto s’amuse à faire vivre ses personnages, ce n’est pas un roman prise de tête, il n’a rien à nous apprendre, on est là pour s’évader, pour prendre du plaisir à lire, à rêver et c’est réussi. Franchement réussi. C’est très agréable à lire, les pages s’enchaînent sans qu’on s’en aperçoive, on est pris dans l’histoire, on veut savoir ce qui va se passer, comment nos héros se sortiront de telle ou telle situation…

Ce que j’ai beaucoup aimé, outre le côté aventure très ludique du livre, c’est sa mise en page, il y a beaucoup d’illustrations dans style gravure d’époque rappelant les vieux romans d’aventure, mais aussi des fausses coupures de presse , des pages du fameux catalogue qui donne un aspect vraisemblable et réaliste à l’histoire. On plonge dans ce livre comme dans un film et on voit les images défiler devant nos yeux. Le style est aussi très vivant, rythmé, agréable et pas prise de tête. Avec une particularité qui m’a beaucoup plus. Le livre est divisé en plusieurs parties, différentes étapes du voyage, et chaque étape est racontée à la première personne par l’un des héros qui nous donne sa vision subjective de ce qu’il observe, de la façon dont lui vit cette aventure. J’ai trouvé ce jeu de narration très sympa, il contribue à rendre les personnages encore plus attachants, car on les découvre tour à tour à travers leur propre regard, mais aussi celui de leurs camarades.

C’est vraiment une très belle lecture, un coup de cœur

On est dans la lecture ludique et ça fait du bien. On s’amuse, c’est bien fait, c’est bien écrit, c’est superbement mis en page. Une belle aventure. Pour un premier roman, c’est très prometteur.

⇒ à lire aussi l’ avis de Mo’

sur le site l’école des loisirs

⇒ sur Decitre, Amazon

 


Couverture La longue marche des dindesAvec La longue marche des dindes de Kathleen Kaar, on est vraiment dans l’Amérique, non seulement dans le décor, le sujet et l’écriture ont quelque chose de typiquement américain. Je ne serais pas trop expliquer pourquoi, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti dans cette lecture. Simon est un jeune homme de 15 ans un peu lent. Il est gentil et honnête, mais l’école ce n’est pas son fort. Sa maîtresse finit par lui donner son diplôme, non pas parce qu’il le mérite, mais parce qu’à 15 ans on ne peut plus rester à l’école primaire.

Lent peut-être, mais courageux, volontaire et imaginatif. Simon décide de prendre son envol et de créer son entreprise : acheter mille dindes et les amener à Denver où elles se vendront bien plus cher que dans son Missouri natal. Pour cela, il embauchera un muletier alcoolique, puis chemin faisant il trouvera de nouveaux associés.

Le cœur bon triomphe toujours de la méchanceté et malgré sa « cervelle de paon », Simon saura mener à bien son entreprise et se faire des amis, des vrais.

C’est sans doute en cela que j’ai trouvé ce roman profondément américain. Cet éloge de la bonté plus que de l’intelligence est une thématique que j’ai souvent retrouvée dans les romans et les films américains. Chez nous, dans le vieux continent, on accorde peut-être plus d’importance à l’intelligence qu’à la bonté. C’est d’ailleurs assez frappant en lisant ces deux romans d’aventures au contexte similaire (Les États-Unis de la fin XIX début XX) l’un après l’autre. Dans le premier roman que j’ai présenté, écrit par un Italien, les héros sont espiègles et pas toujours très honnêtes et c’est aussi grâce à leur malice qu’ils s’en sortent. Alors qu’avec La Longue marche des dindes, écrit par une Américaine, c’est la gentillesse et la bonté du héros, on ne peut plus honnête, qui lui permettent de triompher. Deux aventures, deux épopées à travers l’Amérique, mais pas vraiment la même morale.

Si j’ai plutôt un penchant pour l’espièglerie des 4 enfants du Célèbre Catalogue Walker & Dawn, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire La longue marche des dindes. Un roman plus classique, mais bien écrit. C’est vivant, c’est rythmé, les personnages sont attachants. Et si le roman manque d’originalité dans sa substance ou dans sa morale, il n’en reste pas moins plaisant. Quand à l’aventure que vivent les personnages, elle, elle n’est pas ordinaire !

sur le site de l’école des loisirs

⇒ acheter sur Decitre, Amazon


Le mot de la fin : deux bons romans pour s’évader sans prise de tête.

Dépaysement garanti.


chut les enfants lisent

 

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Challenges 2018 – bilan du 1er trimestre

Le premier trimestre 2018 s’achève, le temps est venu de voir où j’en suis des divers challenges dans lesquels je me suis lancée. Et cette année j’ai été encore plus gourmande en challenge que d’habitude !

(cliquez sur les logo pour voir les articles de présentation)


Les challenges annuels

challenge petit BAC 2018

On joue au petit bac avec les titres de livres, 10 catégories plus un bonus :

Il ne me manque plus que un titre à mot unique et le bonus pour finir la première ligne. La deuxième est déjà bien commencée 3 mots trouvés 🙂


challenge Amérique Latine

Partir à la découverte de la culture latino-américaine  avec le challenge Amérique du Sud/Amérique latine :

Musique :
Cuisine :

BD :

 


Des livres en cuisine

Allier la littérature et les plaisir de bouche :


  je (re)lis des classiques


challenge albums 2018

Lire et chroniquer au moins 20 albums illustrés avant le 31 décembre

en janvier :
en février :
en mars :


Challenge un max de BD en 2018

50 catégories, un livre pour chacune d’entre elle

  1. Où il pleut
  2. Avec des animaux qui parlent : Alvin
  3. En couleur
  4. En noir et blanc + une couleur
  5. Avec des personnages LGBTQ+ : Les Cent Nuits de Héro
  6. Qu’une connaissance a adoré
  7. Qui a (eu) mauvaise presse
  8. Où on ignore le genre d’un des personnages
  9. Dont le scénariste et le dessinateur sont de deux nationalités différentes
  10. Fantastique
  11. De science-fiction
  12. Explicative/documentaire
  13. Dont on possède un objet dérivé
  14. Adapté d’une autre œuvre (film, peinture, roman, etc) : Baker Street
  15. Qui parle de fantômes
  16. De sorcières
  17. De vampires
  18. Qu’on a reçu en cadeau
  19. Dont la couverture est majoritairement verte : Vies volées Buenos Aires Place de Mai
  20. Loué à la bibliothèque : L’Ultime Défi de Sherlock Holmes
  21. Emprunté (mais pas à la bibliothèque)
  22. Dans une autre langue que le français
  23. Auto-éditée
  24. Qui demande une interaction autre que la lecture
  25. Dévorée d’une traite
  26. Qu’on a mis plus de trois jours à finir
  27. Avec des héros enfants (- de 12 ans) : Les Quatre de Baker Street
  28. Sans texte
  29. Au contenu adulte
  30. Qui aborde le handicap
  31. Qu’une connaissance n’a pas aimé du tout
  32. Qu’on a acheté/loué après la lecture d’une critique sur un blog
  33. Qu’on voulait lire depuis très longtemps (plus de 2 ans) : L’homme montagne
  34. Sortie depuis moins d’un mois : Darnand le bourreau français 1/3
  35. Adaptée d’un blog
  36. Éditée grâce à un crowdfunding
  37. Historique
  38. Achetée lors d’un salon
  39. Dont on a rencontré l’auteur
  40. Un one-shot : Je suis un autre
  41. Qui est la première BD de l’auteur
  42. Qu’on aimerait faire lire au monde entier
  43. Qui nous a fait pleurer
  44. Qui nous a déçu
  45. Qui aborde une cause importante à nos yeux
  46. Qui a été éditée avant notre naissance
  47. Choisie au pif
  48. Sélectionnée par son libraire
  49. Le dernier tome d’une série
  50. Au contenu scientifique

British mysteries 2016_2.jpg

Atmosphère thriller et/ou fantastique so british

roman
BD/manga
Musique

challenge WWI

Projecteurs sur la première guerre mondiale :


voisins voisines 2018

Je me suis inscrite un peu en retard mais j’avais déjà quelques billet à proposer 🙂

Norvège : Le bonhomme de Niege

Irlande : Mon père est parti à la guerre

Suède : On se revoit quand ?


Les mois à thème

Février

explorer l’histoire Afro-américaine au mois de février

Cuisine
Art

BD

Mars

L’image contient peut-être : 1 personne, plein air

(re)découvrir les contes d’ici de d’ailleurs

J’ai déjà posté un récap de toutes les participations dans ce billet de clôture. voici les billet que j’ai proposé moi-même :

 

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Ces jours qui disparaissent

Lubin est un jeune homme plein de vie, acrobate et caissier dans une supérette pour arrondir les fins de mois, beau et jovial, il est entouré d’une belle bande d’amis avec qui il partage sa passion du cirque. Mais un jour, en se rendant au travail, il se rends compte qu’il a zappé une journée toute entière. Il met cela sur le compte d’une mauvaise chute, sans doute a-t-il dormi plus de 24 heures. Mais le surlendemain l’incident se reproduit. Très vite Lubin se rend compte qu’une autre personnalité prend possession de son corps un jour sur deux.

Au début les deux personnalités cherchent à coexister, se laissent des messages vidéos, mais leurs personnalités sont si différentes que le clash fini par arriver et la communication est interrompue. L’une des personnalités prend le pas sur l’autre. Mais qui parasite qui ?

Comment ne pas aimer le Lubin que l’on rencontre au début de l’album, n’est-il pas magnifique sur scène, et ce sourire chaleureux, cette vitalité… On ne peut que se prendre d’affection pour lui et pour ses amis. On peut qu’éprouver de la tristesse et de la colère de le voir peu à peu disparaître. La première moitié de l’album m’a beaucoup touchée. Puis au fur et à mesure que la première personnalité s’éface, que ses apparitions se font de plus en plus rares, mon empathie à son égard se faisait aussi moins forte. Étais-je en colère de le voir se laisser dominer par l’autre ? Lui en voulais-je de ne pas se battre d’avantage ? Connaissant mon caractère cela serait tout à fait possible.

Mais en vérité j’ai trouvé dommage de n’avoir qu’un son de cloche. Le Lubin qu’on nous présente, on ne peut que l’aimer, mais qu’en est-il de l’autre. Ses amis le décrivent comme un con, mais l’est-il vraiment ? Pourquoi son existence serait-elle moins légitime ? Le fait de nous présenter qu’une seule personnalité rend les choses trop faciles, c’est lui qu’on aime, c’est lui que l’on veut voir rempoter le combat, c’est pour lui qu’on pleure. Mais j’aurais trouvé cela beaucoup plus intéressant de nous faire aimer les deux Lubin et de rendre le choix impossible au lecteur.

Ceci dit, comme me l’a justement fait remarquer Yomu-chan, ce qui rend le récit particulièrement poignant c’est qu’on vit l’histoire à travers le regard du personnage, on n’a pas de regard omniscient sur l’histoire. On ne voit ce qu’il voit lui-même. Si dans un premiers temps j’ai parlé d’empathie, comme elle me l’a fait remarquer ce mécanisme narratif permet aussi de créer une plus grande tension dans le récit et de mieux nous faire vivre l’angoisse ressentie par le personnage qui voit sa vie défiler sans avoir aucune prise sur elle.

Finalement j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, surtout des deux premiers tiers. Les personnages sont riches et touchant, c’est vivant, rythmé. On a envie de savoir. Si j’ai moins accroché à la dernière partie, que j’ai moins été touchée ou convaincue par celle-ci c’est peut-être aussi du au fait que j’ai fait une pause avant de lire la fin. J’ai ainsi eu le temps de fantasmer une suite et d’être déçue par celle qui nous est proposée.

Côté dessin  j’ai également été séduite, le trait est fin, les visages sont expressifs, les couleurs sont douces

Je remercie PriceMinister-Rakuten pour m’avoir fait découvrir cette bande-dessinée dans le cadre de leur opération la bd fait son festival. 

Et puisqu’on me demandait d’attribuer une note, je donnerais un 16/20 (ce qui de ma part est une très bonne note)

Ces jours qui disparaissent sur PriceMinister

sur le site de l’éditeur

Timothé Le Boucher sur le site de Glénat, sur facebook

Lecture commune partagée avec Enna

⇒ à lire aussi les avis de Mo’, Moka, Jérôme, Yvan, le petit carré jaune, noukette


 challenge petit bac

 

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Mon père est parti à la guerre

C’est un petit roman jeunesse qui raconte la vie de Alfi, un enfant londonien, pendant la première guerre mondiale. Tout le monde pense que la guerre sera finie avant Noël. Alfi vient d’avoir 5 ans.

Les Noëls passent et la guerre ne fini toujours pas. Alfi a 9 ans, sa mère cumule les boulots pour arriver à s’en sortir. Lui-même décide de sécher l’école pour travailler comme cireur de chaussres à la gare pour aider sa mère.

Les nouvelles de son père se font de plus en plus rares jusqu’à ce qu’il n’en donne plus du tout. Alfi veut savoir, mais sa mère s’obstine à lui dire qu’il est en mission secrète. Alfi sent qu’elle ment et est bien décidé à découvrir la vérité, aussi terrible soit-elle.

Le roman n’est pas très long (246 pages) pourtant il m’aura fallu plus de 3 semaines pour en venir à bout. En vérité je me suis ennuyée. Je l’ai trouvé très intéressant parce qu’il montre très bien ce qu’était le quotidien des civiles pendant la guerre et plus largement au début du XX siècle, mais justement il y a beaucoup de descriptions, des détails qui peuvent étonner un enfants mais qui moi ne m’apportent pas grand chose. Je pense par exemple à une scène assez longue ou on suit Alfi au toilette. Cela peut être amusant pour un enfant de découvrir que les toilette à l’époque étaient dehors, mais moi je me serait bien passé de la scène.

En dehors de cet aspect un peu trop descriptif à mon goût (et aussi assez répétitif) j’ai trouvé les personnages attachant et réalistes. Il y a de nombreux personnages secondaires qui rendent le récit vivant.

J’ai souris, j’ai eu les larmes aux yeux et j’i même grimacé mais j’avais hâte d’en venir à bout. C’est un livre que je conseillerais plus comme support de cours que comme lecture plaisir. Un livre qui pourrait être très intéressant pour ceux qui font l’école à la maison.

Une lecture que je partage avec Blandine  dans le cadre du challenge Première Guerre mondiale.

lire la chronique de Blandine

sur le site de l’éditeur

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challenge WWIchallenge petit BAC 2018

voisins voisines 2018
Irlande

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Du bon côté (l’Album philo)

Nous avions déjà parlé de l’un des album philo des éditions Frimoüsse. Dans leur collection La Question c’est l’album Du Bon côté de Marido Viale et Stéphanie Marchal que nous allons présenté aujourd’hui.

Il est là depuis si longtemps que personne ne sait pourquoi. On sais juste que les gens du bon côté du mur sont les gentils.

Il y a un mur, de chaque côté du mur les gens vivent paisiblement, les parents embrassent leur enfant et tous les mettent en garde : « ne vous approchez pas du mur ! ». Car si plus personne ne sais pourquoi il y a ce mur, tous affirment que les gentils sont du bon côté. Oui mais… y a-t-il un bon côté ? N’est-ce pas le même discours qui est fait d’un côté comme de l’autres ?

Un enfant curieux va faire un petit trou pour voir les méchant qui se cachent de l’autre côté mais il ne trouvera que des enfants comme lui. D’un petit trou les enfants en feront un grand et le mur tombera. Ils sont heureux tous ensemble mais que vont dire les adultes ? D’abord il cèdent à la panique, c’est normal les adultes voient des problèmes partout mais finalement il se rendrons compte que les enfants ont raison, de l’autre côté du mur les gens sont comme nous.

J’ai beaucoup aimé cet album, le texte est très court et très simple et pourtant il en dit long ! Les illustration sont simples et très colorées, pleines de bonne humeur.

J’ai tout de suite pensé au mur de Berlin. Sa chute avait marqué mon enfance. Même si je n’était qu’une petite fille, c’est un sujet qui m’avait profondément marqué. Aujourd’hui cet album me renvoie à un autre sujet d’actualité, la question des réfugié et de l’immigration clandestine. Comment ne pas penser à touts ces personnes qui fuient la guerre et la misère et qu’on revois de l’autre côté de la frontière. Mimiko me pose souvent la question du pourquoi, pas évident de répondre, surtout quand ce qui est morale et ce qui est légal ne vont pas de paire…

Cet album nous offre un support simple et agréable pour aborder la question avec les enfants et réfléchir avec eu sur la peur de l’autre et l’illusion des frontières. Un très bel album.

⇒ Achetez sur : Amazon, Decitre

Marido Viale

⇒ Stéphanie Marchal sur instagram et sur facebook

⇒ à lire aussi Dans l’atelier de Stéphanie Marchal 


chut les enfants lisentchallenge petit BAC 2018

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Blanche Neige – Francesca Rossi

Couverture Blanche neige (Rossi)

Tout le monde connais le conte de Blanche Neige, la version que nous livre Francesca Rossi n’a rien de particulièrement original. Elle reprend le conte des frères Grimm et le met en image.

L’album fait 64 pages, autan dire que même écrit gros Francesca Rossi prends sont temps. Ici Blanche Neige (comme dans toutes les versions traditionnelles que j’ai lu) est une vrais cruche aussi bonne et belle que sotte. Trois fois la méchante reine vient pour l’éliminer 3 fois elle lui ouvre la porte. Et histoire d’en rajouter une couche, Blanche Neige ne comprends pas pourquoi les nains s’inquiètent pour elle…

Bref, Blanche Neige n’est pas vraiment un de mes contes préféré. Je trouve l’héroïne sotte, et l’histoire sans grand intérêt.

En revanche j’aime beaucoup les illustrations de Francesca Rossi. Je les trouve très belles et élégantes. En revanche Mimiko ne les a pas du tout aimé.

Un joli album, un conte classique et pas de coup de cœur au rendez-vous pour nous.

Francesca Rossi

⇒ Francesca Rossi sur facebook

⇒ Acheter sur Amazon 


  

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Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

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