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Du bon côté (l’Album philo)

Nous avions déjà parlé de l’un des album philo des éditions Frimoüsse. Dans leur collection La Question c’est l’album Du Bon côté de Marido Viale et Stéphanie Marchal que nous allons présenté aujourd’hui.

Il est là depuis si longtemps que personne ne sait pourquoi. On sais juste que les gens du bon côté du mur sont les gentils.

Il y a un mur, de chaque côté du mur les gens vivent paisiblement, les parents embrassent leur enfant et tous les mettent en garde : « ne vous approchez pas du mur ! ». Car si plus personne ne sais pourquoi il y a ce mur, tous affirment que les gentils sont du bon côté. Oui mais… y a-t-il un bon côté ? N’est-ce pas le même discours qui est fait d’un côté comme de l’autres ?

Un enfant curieux va faire un petit trou pour voir les méchant qui se cachent de l’autre côté mais il ne trouvera que des enfants comme lui. D’un petit trou les enfants en feront un grand et le mur tombera. Ils sont heureux tous ensemble mais que vont dire les adultes ? D’abord il cèdent à la panique, c’est normal les adultes voient des problèmes partout mais finalement il se rendrons compte que les enfants ont raison, de l’autre côté du mur les gens sont comme nous.

J’ai beaucoup aimé cet album, le texte est très court et très simple et pourtant il en dit long ! Les illustration sont simples et très colorées, pleines de bonne humeur.

J’ai tout de suite pensé au mur de Berlin. Sa chute avait marqué mon enfance. Même si je n’était qu’une petite fille, c’est un sujet qui m’avait profondément marqué. Aujourd’hui cet album me renvoie à un autre sujet d’actualité, la question des réfugié et de l’immigration clandestine. Comment ne pas penser à touts ces personnes qui fuient la guerre et la misère et qu’on revois de l’autre côté de la frontière. Mimiko me pose souvent la question du pourquoi, pas évident de répondre, surtout quand ce qui est morale et ce qui est légal ne vont pas de paire…

Cet album nous offre un support simple et agréable pour aborder la question avec les enfants et réfléchir avec eu sur la peur de l’autre et l’illusion des frontières. Un très bel album.

⇒ Achetez sur : Amazon, Decitre

Marido Viale

⇒ Stéphanie Marchal sur instagram et sur facebook

⇒ à lire aussi Dans l’atelier de Stéphanie Marchal 


chut les enfants lisentchallenge petit BAC 2018

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Mon arbre – Gerda Muller

Couverture Mon arbreMon arbre de Gerda Muller, éditions l’école des loisir, en librairie aujourd’hui.

Benjamin et Caroline partent en vacance chez leur oncle garde forestier où les attend Robin, leur cousin. Robin connais bien la forêt, il les amène voir son arbre préféré : un très vieux chêne. Les saisons passent et les enfants reviennent rendre visite au chêne. Sous son ombre bienveillante, les enfants observent la nature : champignons, insectes, oiseaux, fan et sanglier… avec eux on découvre la vie dans la forêt. Tout au long de cette histoire on apprends plein de choses sur la forêt et son entretien. Et une fois l’histoire finie, on en apprends encore plus par de petites annexes explicatives donnant plein d’info supplémentaires sur les plantes et les animaux qu’on peut rencontrer en forêt.

La première chose que j’ai pensé en recevant le livre c’est que le dessin me rappelait les albums de mon enfance. J’avais l’impression de faire un bond dans le temps ! Et, je n’avais pas tort ! Ce livre, écrit et illustré par Gerda Muller, date de 1991 dans sa version originale. Autant dire que c’est un livre de mon époque. Je ne sais pas si je l’avais lu, si j’avais lu d’autres livres de Gerda Muller (ce qui est fort possible) mais les style graphique m’est très familier. J’avais des livres de ce genre, c’est sûr.

Du coup, j’avais un peu d’inquiétude en abordant ce livre avec Mimiko, je me demandais si  ce n’était pas vieillot pour un enfant d’aujourd’hui. Et ben, non ! Elle a beaucoup aimé. C’est vrais que le dessin est d’une autre époque, mais il est très joli, réaliste et très riche en détails. C’est très plaisant de découvrir dans les grandes planches les petits détails tel qu’un mulot caché sous un buisson, un oiseau dans les branches…

Le texte est également est très plaisant. On apprends beaucoup de choses tout en suivant les trois enfants dans leurs petites aventures ordinaires. Nous avons passé un très bon moment en compagnie de ce livre. En le lisant j’ai eu très envie d’aller me promener dans les bois, sentir l’odeur d’humus et les branches qui craques. Un livre qui donne envie de sortir et de découvrir. Pour tous les amoureux de la nature.

Un livre que je choisirais aussi pour l’école à la maison tant il est riche en informations et qu’il est facile de compléter le récit par une visite en forêt. A lire aussi à l’école.

sur le site de l’école des loisirs

les livres de Gerda Muller chez l’école des loisir

⇒ Mon arbre : sur Amazon


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Alvin

Des immigrés qui travaillent sur les chantiers de New York, un bistrot pas recommandable, des prostitués, des orphelins, le souvenir d’un ami disparu, un ecclésiastique fanatique, le bayou et sa misère,  un môme et un ours mal léché. Les ingrédients d’une BD jeunesse ? Exactement ! En tout cas ce sont les ingrédient choisis par Dillies (au dessin) et Hautière (au scénario) pour ce diptyque publié chez Dargaud.

Je ne sais plus qui m’avais dis du bien de cette BD, mais je me souvenais en tout cas qu’on me l’avait conseillé. Je donc emprunté le premier tome, et passé la surprise des premières pages (faut dire qu’on croise pas tout les jours des prostitués au rayon jeunesse), j’ai vraiment accroché au premier tome. Tant et si bien que je l’ai aussi tôt rapporté à la bibli pour emprunter le second et dernier tome.

Tout commence dans la ville de New York pendant une des guerres, j’ai pas trop saisi laquelle, mais une qui fait rage en Europe. Gaston, un gros ours mal léché, travaille avec d’autres immigrés venu de la vielle Europe sur les chantiers de New York. Il fréquente Purity, une belle prostitué originaire du sud des Etats-Unis. De lui il ne dit jamais rien, mais d’elle il sait presque tout. Quand la belle meurt suite aux violence d’un client (oui, oui c’est une bd jeunesse), Gaston lui promet de s’occuper de son fil Alvin. Mais trouver une famille pour Alvin ça ne sera pas si facile. Gaston décide de rechercher la famille du gamin dans le sud et ils partent ensemble pour traverser le pays. En chemin il font de bonnes et de moins bonnes rencontres. Le gamin, insatiable, pose trop de questions. Sous son air bougon Gaston s’attache au petit. Une aventure à travers la vielle Amérique, qui nous parle du racisme, de la xénophobie, de la peur de l’autre, qui nous apprends la tolérance et la solidarité.

-On peut condamner quelqu’un pour ce qu’il fait, pas pour ce qu’il est .

-Sauf si c’est un con !

-Non, Alvin… Même pas si c’est le dernier des cons.

 

Vous l’aurais compris, le ton est ici assez cru, et les circonstance de cette histoire sont très dures, mais pour adoucir le propos et lui donner un aspect métaphorique, ce sont des animaux qui nous parlent à travers un dessin plutôt stylisé et sympathique.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette BD en 2 tomes. Elle raconte une histoire classique, qui rappelle les vieux romans ou les vieux road movies américains, qui malgré sa dureté fait passer de très beau messages. Mais ce qui ai plaisant ce n’est pas tant le message mais le talent avec lequel il est mis en scène. L’histoire est prenante et bien rythmé. Fermé le premier volet, on a envie de découvrir la suite de l’aventure. Et les dialogues sont très bien tournés. C’est drôle et touchant.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Mo, Yvan, Noukette


challenge petit BAC 2018Challenge un max de BD en 2018 chut les enfants lisent

Quel est le rapport entre cette BD et l’histoire Afro-Américaine, me direz-vous. Et bien, je trouve que cette BD a toute sa place dans se challenge car sans jamais vraiment nommer les choses il nous parle de la ségrégation et de la misère dans laquelle vivent les noirs (ceux qui ont un bec) dans le sud des Etats Unis. Et les clins d’œil à la culture afro-américaine et l’importance de la musique dans celle-ci sont vraiment amusant.

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L’homme Montagne

C’est en lisant l’avis de Kiba-chan que j’ai eu envie de découvrir cette BD, il m’aura fallu plus de deux ans pour passer le cap et l’emprunter enfin à la bibliothèque. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Je l’ai feuilleté plusieurs fois mais je le reposait ou je l’empruntais sans le lire. Bref le moment n’étais pas encore venu pour moi de le lire.

Homme Montagne

Puis un beau matin je l’ai lu et je l’ai aimé. Les dessin sont d’une grande douceurs, j’ai beaucoup aimé les couleur. Le propos est aussi très touchant, et bien tourné. C’est je pense ce dernier aspect, plutôt philosophique, que je redoutais. Combien de contes philosophiques m’a-t-on conseillé ! Que de déception ! Mais pas ici, non. Les propos sont bien amené avec une touche onirique qui rend la réflexion très poétique.

On suis un enfant, dont le vieux grand-père ne peut plus voyager. Les hautes montagnes qui ont poussé sur son dos sont devenues trop lourdes. L’enfant part donc seul, pour la première fois, pour aller chercher le plus puissant des vents afin qu’il aide son grand-père dans son ultime voyage. En route il sera de belles rencontres, il s’interrogera sur ses racines et découvrira la beauté de l’amitié.

Un joli conte philosophique écrit par Séverine Gauthier et illustré par Amélie Fléchais, publié par Delcourt, dans sa collection jeunesse.

Ce conte philosophique ne déroge pas au défaut du genre et nous explique ce que nous aurions du comprendre tout seul (et ça, ça m’énerve) mais il amène une jolie réflexion, servi dans un très beau décor, avec de très belle illustration et suffisamment de subtilité pour que je lui pardonne l’ultime explication qui était à mon sens bien inutile (cf la dernière planche).

Une très jolie lecture, mais je n’irais pas jusqu’au coup de cœur.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Kiba-chan, Noukette, Moka et Jérome


challenge petit BAC 2018 Challenge un max de BD en 2018 

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Les Saisons – Vivaldi Piazzolla

Les Saisons

C’est à la médiathèque que j’ai repéré cet album-cd. Ayant un faible pour Vivaldi, je n’ai pas réfléchi à deux fois avant de l’emprunter,  et se fut une très belle découverte.

Les saisons est un très joli conte musical écrit par Carl Norac, conté par Irène Jacob, illustré par Laurent Corvaisier, avec à la musique Marianne Piketty et Le Concert Idéal, chez Little Village d’Harmonia mundi.

Deux enfants perdus, d’un côté et de l’autre du monde. Nella, dans une forêt d’Europe, Federico dans les rues de Buenos Aires. L’un comme l’autres sont seuls mais possèdent un pouvoir magique grâce auquel il pourront se parler et se comprendre à travers l’eau et les saisons. Commence alors un dialogue entre les deux enfants, entre Vivaldi et Piazzolla.

L’histoire est très belle, poétique et romantique. La musique très présente en fait un disque très agréable à écouter.

Mais l’album illustré vaut aussi le détour ! J’ai beaucoup aimé les illustrations, très colorées et poétiques. Les visages des deux enfants dégagent beaucoup d’émotions. Plus j’avançais dans ma lecture/écoute, plus j’étais émue. Par le dessin et la musique, plus que par le récit lui-même. Ce dernier reste tout de même un joli conte sur l’amour capable de déplacer des montagne (ou de traverser l’espace et les saisons).

Et la musique est magnifique. Je connaissais Piazzolla mais je n’avais jamais écouté ses Estaciones Porteñas. J’adore !

sur le site du label Little Village

également disponible en cd simple


D’un livre 5 coups 😉

  challenge albums 2018 challenge petit BAC 2018chut les enfants lisent

 

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Mots de Christoph Niemann

Un très gros album, un drôle d’abécédaire, ou une sorte de dictionnaire. Un gros volume avec une couverture cartonnée. A chaque page un mot ou un concept, illustré avec humour.

Je l’ai trouvé, pour ma part, assez drôle et efficace. J’ai tout particulièrement apprécié les associations d’images pour les homonymes.

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Les dessins sont simples, en noir et blanc, parfois sur fond coloré mais le plus souvent sur fond blanc. La première réaction de Mimiko, à qui je montre toujours les albums que je reçois, même si elle a parfois, comme ici, passé l’âge, a été de me demander si on pouvait le colorier. Ma première réaction a été de dire non ! C’est pas un livre de coloriage ! Après l’avoir feuilleté moi-même je me rends compte que c’est la réaction coincée d’une grande personne pour qui tout est sacré. Certes ce n’est pas un livre de coloriage, mais elle a raison ! Toutes ces illustrations noir et blanches donnent envie de les colorier. Et puis le but du livre est de faire comprendre par l’image le sens des mots, certains très concret (garçon, fille) d’autres plus abstrait (partager, la surprise, complémentaire). Or colorier n’est-ce pas la meilleure façon de s’approprier les images, alors pourquoi pas.

Le livres s’adresse aux enfants à partir de 5 ans, je pense qu’il accompagnera très bien la découverte de l’écriture et de la lecture en cp.

Mimiko, qui est déjà en CM1, a d’abord été repoussé par l’aspect simple qui l’identifie à un livre pour tout petits. Finalement elle ce l’est approprié comme « outil pédagogique » nécessaire pour jouer les maîtresse. Elle aime l’objet, gros livre carré avec belle couverture cartonné, qui lui donne un aspect de dictionnaire et… mine de rien, me voyant le feuilleter, elle est venu me demander quelques explications complémentaire pour des mots tel que « complémentaire » qu’elle ne connaissais pas.

Bref, moi je n’ai plus le public adapté sous la main, mais j’ai trouvé ce livre pas mal du tout et j’aurais eu plaisir à le lire avec mes filles au moment de la découverte de l’écriture. Même si j’avoue ne pas apprécier particulièrement le style des dessins.

Sorti en librairie le aujoud’hui.

Merci à l’école des loisir pour cette découverte.

pour en savoir plus :

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Alisik – tome 1

Aujourd’hui c’est BD. J’ai déniché cette bd, au rayon jeunesse de notre bibliothèque. Je flânait dans le rayon quand je suis tombé par hasard sur le premier tome d’Alisik de Helge Vogt et Rufledt Hubertus, publié chez Le Lombard. Cette bd, avec son ambiance gothique me semblait bien coller au thème du mois d’octobre.

Tout commence dans un cimetière, une belle jeune fille se réveille dans une tombe, une étrange troupe de fantôme est là pour l’accueillir. Alisik est morte, mais va-t-elle accepter cette terrible nouvelle ? Coincée dans ce cimetière avec les autres « post-mortem », des âmes pas encore prêtes pour l’ultime voyage, Alisik n’a aucun souvenir d’avant sa mort. Dans ce cimetière elle rencotre un jeune homme aveugle qui peut l’entendre.

L’ambiance est au poil, fantôme, cimetière, le monde de la nuit… il y a même des chats noirs. Et en plus ça se déroule à la période d’Halloween. Que demander de plus ? Ben, tout le reste. Si le graphisme, entre gothic kawaii et esthétique à la Burton n’est pas sans charme, je n’ai pas totalement accroché à l’histoire. Je n’ai pas trouvé les personnages touchants et on n’apprends pas grand chose dans ce premier tome. Il y a bien un petit mystère qui semble se profiler à la fin mais pas assez de tension pour me donner envie de lire la suite.

Je ne dirais pas que j’ai été déçue mais c’est une lecture que j’aurais vite oublié.

Malgré tout vous avez envie d’en savoir plus ?

sur le site de l’éditeur

→ Vogt Helge : site, twitter, facebook


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La maîtresse dit Hello

L’album que je vais vous présenter aujourd’hui a pour but de familiariser les enfants avec l’apprentissage de l’anglais. Toute une série met en scène Aurélien dans sa découverte de l’anglais. Ici c’est à l’école. Il apprends à se présenter, à compter, les couleurs, le temps qu’il fait et divers objet et phrases qui font le quotidien d’une journée à l’école.

La maîtresse dit : « Make a cercle » et les enfanrs se mettent en rond.

La maîtresse dit : « Please sit down » et les enfants s’assoient.

La maîtresse dit : « Please be quiet » et les enfants se taisent.

Moi j’adore le travail de Kris Di Giacomo, du coup j’étais à priori conquise. La lecture de l’album ne m’a pas déçu. J’ai aimé les illustrations dont j’apprécie l’humour et l’apparente confusion, la richesse de détail et leur côté caricatural à la fois drôle et poétique. Niveau texte c’est simple mais efficace. Le contexte écrit en français permet de comprendre ou du moins d’imaginer le sens des phrases anglaise. Le fait que aucune traduction des phrases anglaise ne soit proposé j’ai trouvé à la fois original et intéressant. Cela oblige l’enfant à chercher seul, grâce au contexte la solution. Cela stimule la curiosité.

Du moins c’était mon avis. Mimiko était moins enthousiaste. Ce qui lui a manqué, plus encore que la traduction, c’était des indications pour savoir comment prononcer les phrases anglaises. Remarque sur laquelle elle a lourdement insisté. Pour ma part je vois mal comment on aurait pu insérer la prononciation dans l’album, l’alphabet phonétique étant incompréhensible pour les non initié (moi j’ai jamais réussi à l’intégrer, et ce malgré de longues études en langues…)

Un chouette album mais qui n’a pas fait l’unanimité. Faut dire que Mimiko a voulu le lire toute seule, peut-être sa perception aurait été différente si nous l’avions lu ensemble et que j’avais pu tout de suite lui donner la prononciation anglaise (avec un accent à couper au couteau ^^’).

La série me semble idéale pour une initiation en douceur dès la maternelle accompagné d’un adulte qui a déjà des bases en anglais.

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette découverte.


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Kushi tome 2 – La tanière du loup

Nous avions aimé le premier tome de Kushi, la nouvelle série qui réunit Patrick Marty (au scénario) et Golo Zhao (au dessin).

Dans le deuxième tome, on retrouve notre petite aventurière des steppes. Elle se cache avec sa chienne, mais les hommes de Bold ont réussi à retrouver sa trace. Plein de bonnes intentions mais aussi de maladresse, Tilik, le meilleur ami de Kushi vient à sa rescousse. Enfin,ça c’était son intention, parce qu’en réalité il ralenti sa fuite et les met ainsi tous en danger. Bold cache quelques chose, et Kushi est en train de se diriger là où il ne faut pas. Bold ne veut aucun témoin. Réussiront-ils à échapper aux griffes de cet odieux personnage ?

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On retrouve le trait de Golo Zhao qui fait le charme du premier tome. C’est doux, c’est rond et plein d’espièglerie dans les visages de ses deux enfants, réunis pour le meilleur et pour le pire dans une aventure qui se révèle bien plus dangereuse qu’on aurais pu espérer. Bold se montre encore plus cruel dans se deuxième tome. Et les villageois encore plus stupides et cupides. Seuls les parents de Tilik, le vétérinaire et et la grand-mère de Kushi semblent avoir un cœur.

Ce contraste est, d’ailleurs, un peu trop marqué à mon goût, si cela permet de faire ressortir certains personnages (comme le vétérinaire, par exemple) je trouve que ça manque un peu de subtilité. Tout le monde à l’air idiots et du coup c’est un peu trop grotesque et caricatural. Ils sont cupides, soit, mais Bold est ostentatoirement hostile, cela devrait mettre la puce à l’oreille des villageois. Ils devraient sentir le coup foiré qu’il est en train de leur jouer. Or, seul le père de Tilik semble avoir un peu de recul.

Enfin, n’oublions pas que nous somme dans une bd jeunesse, et que cette exagération vient amener un côté cartoonesque à l’histoire. Des villageois très idiots, une grand-mère complètement loufoque, une héroïque téméraire, sans oublier Tilik , l’amoureux transit et maladroit. Le tout fonctionne, c’est agréable à lire, joli, rythmé, avec des personnages attachant (et d’autres détestables). Finalement le défaut de cet album, c’est de finir trop vite ! Vivement le tome 3, plus longtemps à attendre, sa sortie est prévue pour le 29 septembre 😉

L’avis de Mimiko : « C’est trop bien »

Kushi tome 2 sur le site des éditions Fei

à lire aussi l’avis de Mes échappées livresques


Merci aux éditions Fei pour cette lecture


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Yoshka

Yoshka est un enfant du vent, un enfant de la route. Un enfant de la liberté.

Ce jour-là, pour le faire tenir tranquille, sa maman déroule le fil de son extraordinaire histoire…

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C’est sa sublime couverture qui m’a attiré dans un premier lieu. Je trouve les illustrations vraiment très belles. Les couleurs sont très agréables.

L’histoire, que j’ai découverte en lisant avec Mimiko, est aussi très sympa. On suit les diverses étapes « initiatiques » de la vie de ce jeune garçon du voyage. Sa naissance dans la forêt, son passage dans les vaste pairies, la ville, le cirque, la musique… A chaque étape son animal initiateur. Le texte emprunte au style des contes classiques avec ses petites phrases de répétitions qui me rappellent les histoires qu’on me racontais petite pour que je me tienne tranquille. Ces petites phrases qui donnes à la fois le rythme et structure à l’histoire.

Tu as encore grandi mon Yoshka […] Avec notre roulotte, nous avons roulé, roulé longtemps, sur les routes et les chemins cabossées

La structure c’est voyage (comme dans de nombreux contes), à chaque nouvelle étape, une nouvelle rencontre et un nouvel apprentissage.

Un très joli album qui a su nous séduire autant par son texte que par ses illustrations. Une belle lecture du soir pour, comme dit la quatrième de couverture, sublimer « la fierté de devenir grand ». Je vous le recommande 🙂


Publié par les éditions Seuil jeunesse en 2013, écrit par Sabine du Faÿ et illustré par Gwen Karaval.


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