Archives par mot-clé : contes et légendes

Le grand méchant loup

Le loup est l’animal préféré de ma cadette, enfant c’était aussi un animal qui me fascinait, faut dire qu’il y a de la louve en moi.

Mimiko se révolte souvent contre l’image de méchant loup que l’on retrouve souvent. A son « pourquoi? » je n’ai pas eu de réponse à apporter. Kiona m’a aidé à y voir plus claire en partageant avec le groupe du Challenge contes et légende ce podcast de France culture.

Je le partage ici à mon tour.

lien vers l’émission

⇒ Michel Pastoureau

Michel Pastoureau est l’auteur de plusieurs essais sur le loup, et il se trouve que celui publié en 2018 me faisait déjà de l’œil avant que je ne découvre cette émission.

Il est aussi l’auteur d’Histoire du méchant loup : 3000 attaques sur l’homme en France, XVe-XXe siècle (2007) et L’homme contre le loup : une guerre de deux mille ans (2013)

Avez-vous lu l’un de ces livres ? Qu’en pensez-vous ?


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Challenge Contes & Légendes 2018 : Les contes de Noël

L’année 2018 vient de s’achever et avec elle notre rendez-vous Contes & Légendes de Noël

Voici le récap de fin

Bidib

MyaRosa

Isabelle

Blandine

Nathalie

FondantGrignotte

Envie de plus de contes ? Retrouvez-nous avec le challenge 2019

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Contes d’un autre genre – Gaël Aymon

Voilà un très bel album de contes. En reprenant les codes et les formes des contres de fées traditionnels, Gaël Aymon nous propose 3 jolies histoires qui brisent les stéréotypes de genre. Les princesses n’ont pas toujours besoin d’être sauvées, alors que certains princes en rêvent.

Des contes à la fois classiques et très modernes. Il y a des rois et des reines, des princes et des princesses, des ogresses et des châteaux enchantés, mais les héros et héroïnes n’ont pas l’intention de se laisser dicter leur conduite et jouer le rôle qu’on attend d’eux.

Contes d'un autre genre

Le premier conte, La Belle éveillée, est, vous l’aurez compris, une réécriture de La Belle au dois dormant où la princesse se libère toute seule et gagne sa propre main.

Ce conte est illustré par François Bourgeon. (couverture)

Rouge-crinière fait penser à Barbe bleue avec une femme en position de force, mais la fin est bien plus jolie et poétique.

Ce conte est illustré par Sylvie Serprix.

Enfin Perce-Neiges et les trois ogresses, rappelle l’histoire de Blanche Neige, mais c’est le prince, beau et délicat, qui s’endort pour être réveillé par une princesse qui parcourt le monde déguisé en homme.

Ce conte est illustré par Peggy Nille.

J’ai beaucoup aimé cet album où l’on retrouve vraiment l’ambiance des contes, mais offre une perspective bien plus moderne sur la place des hommes et des femmes dans la société.

J’ai aimé l’écriture, très agréable. J’ai aussi aimé découvrir un nouvel illustrateur à chaque histoire. Les trois styles graphiques sont très différents les uns des autres, je les ai tous trouvé agréables. Finalement je n’ai qu’un seul regrat : qu’il n’y ait que 3 histoires !

sur le site de Talents hauts (ce n’est pas la même édition, la troisième histoire est différente)

⇒ sur Amazon

Dans le même genre je vous conseille aussi Drôle de Princesse.


 

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La légende de Saint Nicolas ou la terrible histoire du grand saloir [album jeunesse]

C’est à la bibliothèque que j’ai découvert ce joli album écrit par Philippe Lechermeier et illustré par Aurélie Guillerey, publié par Gallimard Jeunesse.

La légende de Saint Nicolas est assez dure. Un boucher tue trois enfants et cache leur cadavre dans un saloir. Nicolas, alertée par un oiseau vient à leur secoure et ramène les enfants à la vie (on ne sait pas comment).

L’humour de Lechermeier et la douceur des dessins d’Aurélie Guillerey viennent adoucir cette noirceur. Il n’est reste pas moins que cette légende fait froid dans le dos ! Comme souvent avec les vieilles légendes, soit dit en passant.

Une histoire plutôt glauque, mais un très joli album dont j’ai apprécié à la fois le ton et les illustrations.

sur le site de Galimard jeunesse

⇒ sur Amazon

Pour en savoir plus sur Saint Nicolas, je vous invite à lire aussi l’article de Sorbet-Kiwi


 

 

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Contes du Nord illustrés par Kay Nielsen

Chère Père-Noël,

Tu dois être bien occupé en ce début décembre. Si je prends ma plume (enfin… mon clavier) pour t’écrire aujourd’hui, c’est pour te parler d’un livre et de son auteur.

Te souviens-tu de Kay Nielsen ? Cet illustrateur danois (1886-1957) qui, après des études à Paris, fit une belle carrière à Londres. C’était l’âge d’or de l’illustration anglaise et des gift book, ces belles éditions richement illustrées qui étaient spécialement éditées pour les fêtes de Noël et que tu avais l’habitude de glisser sous les sapins.Une belle tradition du XIX qui est peu à peu tombé en désuétude.

Illustration by Kay Nielsen 9.jpg

Sans doute te souviens-tu de East of the Sun & West of the Moon que Kay Nielsen avait illustré en 1910 ? Les contes occupaient une belle place dans les gift book de l’époque. Et pour changer un peu de Perrault et des frères Grimm, G. W. Dasent et Kay Nielsen avaient repris les contes norvégiens recensés par  Peter Christen Asbjørnsen et Jørgen Moe. (J’ai déjà évoqué ici leurs travaux. J’ai en effet découvert récemment que le compte préféré de mon enfance venait de leur recueil.)

Illustration by Kay Nielsen 8.jpg

East of the Sun & West of the Moon avec les illustrations de Kay Nielsen a également connu une édition française. C’est chez Henri Piazza qu’il est paru en 1919. S’il garde le même titre (A l’est du soleil et à l’ouest de la lune, ancien contes du Nord), les contes ne sont pas simplement traduits, mais réinterprétés par Edmond Pilon (1874-1945) qui les retravaille pour leur donner une forme plus littéraire et développée. Il fallait bien donner un air plus ampoulé  aux rustiques contes norvégiens pour séduire le public français. 😉 (Mais non, Père Noël, je ne me moque pas, je taquine). Des 14 contes de la version anglaise, Edmond Pilon n’en garde que 7.

Tu te demandes sans doute pourquoi je te parle de ces vieux livres. Voudrais-je trouver une pièce de collection sous le sapin ? Ne t’inquiète pas cher Père Noël, je ne serais pas aussi exigeante. La BnF t’as rendu la tâche plus facile, car elle propose une jolie édition intitulée sobrement Contes du Nord. Connais-tu cette dernière édition ?  Qu’en penses-tu ?

Si j’adore les illustrations de Kay Nielsen et ai trouvé les textes (je suppose qu’ils ont repris ceux de Pilon, c’est pas très clairement annoncé) très agréables à lire, j’ai regretté la qualité des reproductions des images qui manquent un peu de finesse. C’est, comme on dirait de nos jours, un peu pixelisé. Sans doute, la qualité de reproduction d’images n’était pas encore à la pointe. Néanmoins j’adore ce livre parce qu’il est accessible et même un peu pixelisé, les illustrations de Kay Nielsen sont magnifiques.

sur le site de la BnF

⇒ sur Amazon

Voilà pourquoi j’ai eu envie de t’écrire. Contes du Nord illustré par Kay Nielsen (BnF, 2015) feraient un très beau cadeau à glisser sous le sapin. Sous le bien, bien sûr, mais aussi sous celui d’autres passionnés de contes & légendes. Et je suis sûre qu’il y en a beaucoup dans ton carnet d’adresses !

J’apprends à l’instant qu’ A l’est du soleil et à l’ouest de la lune, anciens contes du Nord a été réédite par Taschen. Une édition que je n’ai pas eu le plaisir de feuilleter, mais qui à l’air magnifique. Connaissant cette maison d’édition je pense que la reproduction des illustrations doit mieux rendre hommage au travail de Kay Nielsen que ne le fait l’édition de la BnF. Et le prix est plus ou moins le même. Mais il est en anglais ! Oui malgré le titre en français. Éditée à l’occasion du centenaire de la première édition anglaise, je suppose que celui reprends l’édition anglaise avec 14 contes et des textes plus courts.

sur le site de Taschen

⇒ sur Amazon

Alors, pourquoi ne pas renouer avec le traditionnel gift book et les incontournables contes offerts à Noël ?

Voilà, cher Père Noël, j’espère t’avoir donné de bonnes idées pour remplir quelques paquets.

Avec toute mon affection,

Bidib

PS : tu ne m’en voudras pas, je partage cette lettre avec quelques lutins de passage, tout particulièrement avec ceux qui participent au rendez-vous Contes & légendes du challenge Christmas Time.


  

  

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Le Manteau rouge

Voici un très bel album de Noël que nous offrent Philippe Lechermeier (texte) et Elodie Nouhen (illustrations) aux éditions Gautier Langureau ( 2007).

C’est l’hiver et la neige recouvre le village. Quelqu’un observe les traces laissées sur la neige et nous raconte ses souvenirs d’enfance.

Jadis dans le village on cultivait la garance qui servait à fabriquer une belle teinture rouge. Le village était prospère et quand Akupaï et ses hommes venus du froid arrivent pour chercher du travail ils sont accueillis à bras ouverts. C’était l’époque de la récolte. Une fois celle-ci finie Akupaï et les siens repartent dans le nord, mais les villageois les invitent à revenir en hiver quand la saison le la teinture sera venue. Fasciné par la teinture Akupaï y plonge son manteau pour le teindre en rouge. L’année suivante les gens du nord reviennent et sous le sapin rentré dans les maisons pour répondre sa bonne odeur de résine il laisse un petit paquet pour notre conteur.

Les années se suivent et chaque année Akupaï et les siens viennent travailler au village et chaque année ils apportent un petit cadeau pour les enfants de la famille qui les accueille. Mais l’époque de la garance est révolue et il n’y a plus de travail. Malgré cela Akupaï revient avec son manteau rouge déposer aux enfants un petit présent. Mais maintenant Akupaï est trop vieux. Il a laissé ses bottes et son long manteau rouge chez le conteur.

Il fait nuit déjà, il est temps pour le conteur de vêtir le manteau rouge et les bottes, il a des cadeaux à distribuer.

Le manteau rouge est une très belle histoire qui propose une jolie origine pour le personnage du Père Noël, qui n’est jamais nommé. On ne le reconnaît dans l’histoire qu’à la couleur de son manteau et aux cadeaux qu’il laisse aux enfants.

Les illustrations d’Elodie Nouhen sont aussi très belles, douces et poétiques.

Une nouvelle édition de ce conte a été proposée en 2017, illustré par Hervé Le Goff

Le Manteau rouge

à découvrir sur le site de l’éditeur

⇒ achetez sur Amazon (ou votre libraire préféré)


  

 

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Casse-Noisette

Pour ouvrir cette session de contes de Noël et honorer le rendez-vous contes & légendes du challenge Il était six fois Noël, j’ai choisi un incontournable du genre : Casse-Noisette.

Tout commence le soir de Noël, sous le sapin. Une petite fille reçoit en cadeau un casse-noisette de bois. Une fois les invités partis, les jouets s’animent. La jeune fille se réveille et  par enchantement se retrouve pas plus grande qu’une poupée. Le roi des souris arrive, elle est en danger. Casse-Noisette vient à son secours. Casse-Noisette se transforme en prince et… après quelques aventures la jeune fille se réveille dans son lit.

Les origines du conte

Le conte de Casse-Noisette a été rendu célèbre par le ballet d’Ivan Vsevolojski et Marius Petipa (mis en musique par Piotr Ilitch Tchaïkovski) créé en 1892. Leur collaboration donne naissance à deux autres ballets féeriques : la belle au bois dormant (1890) et Le Lac des cygnes (1895).

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Ivan Vsevolojski – 1903
Croquis original d’Ivan Vsevolojski pour le ballet Casse-noisette
première représentation de Casse-Noisette en 1892

J’ai trouvé une version du ballet complète :

Le livret du ballet est inspiré d’une version d’Alexandre Dumas (Histoire d’un casse-noisette – 1844) qui reprend un conte de l’auteur allemand E. T. A. Hoffmann (Casse-Noisette et le roi des souris – 1816).

Mithologie [sic] de la jeunesse par H. Baudet publié par J. Hetzel ... - Alex. Dumas, Histoire d'un Casse-Noisette ... : [affiche] / [non identifié]
Mithologie de la jeunesse par H. Baudet publiée par J. Hetzel … – Alex. Dumas, Histoire d’un Casse-Noisette

Ce conte depuis son origine de très nombreuse adaptation. À commencer par celle dont nous avons parlé : le conte de Dumas dont le ballet d’Ivan Vsevolojski s’inspire. En voici 2 volumes illustrés (disponibles sur gallica.bnf.fr).

Au grand écran :

Cela ne reprend que la musique du Casse-Noisette de Tchaikosky, mais c’est un incontournable de la période de Noël de mon enfance alors je ne résiste pas au plaisir d’en partager un petit extrait.

Vous avez reconnu Fantasia (1940).

Hasard du calendrier, en rédigeant cet article je découvre que Disney propose justement une nouvelle version du Casse-Noisette comme film de Noël cette année.

Casse-Noisette de Claude Clément et Federico Combi

Publié chez Seuil Jeunesse en 2013

Si cet album a le mérite de m’avoir rafraîchi la mémoire, j’avoue ne pas être tombée sous son charme. J’ai aimé l’idée des illustrations qui s’inspirent du Steam-Punk, mais j’ai été perturbée par le manque de profondeur des images. Les différents éléments du dessin semblent être collés les uns sur les autres, ce qui donne une ambiance assez spéciale à l’ensemble. Le texte m’a fait un effet similaire. Les phrases se succèdent de façon assez saccadée, ça manque de fluidité.

En revanche j’ai beaucoup apprécié les deux dernières pages du livre qui apporte des infos intéressantes sur le ballet.

Le Casse-Noisette (celui qui casse vraiment des noisettes)

Le conte prend comme personnage principal une figurine en bois traditionnelle d’Allemagne. De nos jours, elles sont utilisées comme décoration, notamment à Noël.

Ce casse-noisette à sa propre légende :

Quelques parts sur les monts Métallifères en Allemagne vivaient un riche paysan, riche, mais seul et avare. Il mangeait seul ses noisettes qu’il adorait. Un jour, las de devoir casser lui-même toutes ses noisettes, il promit une récompense à qui serait trouvé un moyen de casser les noisettes sans se fatiguer. Chacun y allait de sa solution, mais ce fut le sculpteur sur bois qui apporta la solution. Il avait sculpté un petit bonhomme en bois avec une grande bouche qu’on pouvait actionner avec un levier. Le riche paysan aima tellement ce petit bonhomme de bois qu’il ne cassa pas seulement la carapace des noisettes, mais aussi celle de son cœur endurci par la solitude.

Une bien jolie histoire pour un objet kitsch à souhait. J’en veux un ! 😀


 

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Contes à faire peur – le rendez-vous Challenge Halloween 2018 c’est fini

Le 11 novembre dernier se terminait la session 2018 du Challenge Halloween. Une très belle session avec des nombreuses lectures recette, film et diy partagé (rendez-vous chez Hilde et Lou pour les récaps complets). Pour cette nouvelle session, Ma petite Médiathèque s’était associé au challenge Halloween pour un rendez-vous commun Contes & Légendes. Tous les contes & Légendes ayant comme thème la mort, le deuil et/ou les cimetières, les fantômes et autres créatures inquiétantes étaient acceptées.

Nous étions deux à avoir répondu à l’appel.

Bidib :

une histoire courte

Couverture Une histoire courte

Le conte du Genévrier

Le lutin des tombes [contes et légendes d’Irlande]

Couverture Contes et légendes d'Irlande

Dix contes de Fantômes – Jacques Cassabois

Couverture Dix contes de fantômes

Orphée et la morsure du serpent – Yvan Pommaux

Orphée et la morsure du serpent

FondantGrignotte

Jacques Cassabois, « Sept contes de trolls »

Sans plmtitre 1

♥♠♥

Halloween fini le mois des contes avait encore envie de jouer les prolongation et c’est finalement transformé en challenge annuel. Pour cette fin années 2018 je vous propose un rendez-vous Contes de Noël mais vous pouvez participer au chalenge avec n’importe quel conte ou légende (inscription par ici)

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Une histoire courte

Avec une histoire courte de Jérôme Camil, les éditions Frimoüsse nous offrent encore un excellent album ! J’ai adoré.

Couverture Une histoire courte

Tu veux une histoire pour dormir ?
Bon d’accord, mais une histoire courte alors !

Tout commence avec un parent qui doit raconter une histoire à son enfant. Courte alors, précise-t-il. Un prince va sauver une princesse et gloups ! se fait dévorer par le dragon. Fin. Comment ça fin ? C’est décidément trop court pour l’enfant qui réclame une histoire un peu plus longue que ça. Le parent reprend alors, bon finalement ça ne s’est pas vraiment passé comme ça… Et l’histoire recommence un peu plus longue, mais toujours pas assez. Et puis cette fin, ça ne va pas. À chaque fois que le mot fin est prononcé, l’enfant a des réclamations à faire. Le parent n’a d’autre choix que d’ajuster son histoire jusqu’à ce que l’enfant s’endorme enfin.

J’ai adoré la chute finale. Non pas celle du texte, mais celle muette de l’illustration qui n’est pas sans me rappelle un autre album des éditions Frimoüsse que j’ai adoré : Mon petit frère est un monstre.

J’ai aussi beaucoup aimé le dessin à la fois mignon et drôle. Un album parfait pour la lecture du soir. C’est d’ailleurs Mimiko qui a tenu à me le lire. Comme quoi les albums c’est drôle pour tout le monde, même quand on est grand ou presque.

les éditions Frimoüsse

⇒ achetez sur Amazon ou Decitre


 

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Le conte du Genévrier – Gilles Rapaport

J’avais déjà entendu parler de ce conte des frères Grimm et je savais qu’il était assez morbide, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire. C’est l’album illustré par Gilles Rapaport trouvé au rayon contes de la bibliothèque qui me donnait enfin l’occasion de le découvrir. Et… je ne résiste pas à l’envie de le partager dans le cadre du Challenge Halloween tant il est morbide et effrayant. Les illustrations de Rapaport, avec leurs couleurs rouges, noires et orangées, rendent ce conte encore plus angoissant.

Un homme reste veuf le jour même où né son fils. Il pleure beaucoup, mais le chagrin finit par se tarir et quelques années plus tard il reprend une femme. Avac celle-ci il a une fille. Mais son épouse déteste son fils. Elle le déteste tellement que, non contente de le maltraiter, elle finit un jour par le tuer. Honteuse, elle cache son méfait et fait croire à sa fille que c’est elle la responsable de la mort de son frère.

Pour cacher le corps, elle décide de le cuisiner et de le servir le soir même au diner. Le père qui ignore tout mange son fils jusqu’à la dernière bouchée. La soeur désespérée ramasse les os et va le déposer sous le genévrier. Là, les os se transforment en oiseau. L’oiseau part chanter et il revient avec une chaine en or, des souliers rouges et une meule.

Vous vous doutez bien de la suite. La meule est pour la méchante marâtre qui meut écrabouillée sous son poids. Le père et la soeur, qui ont reçu la chaine et les souliers, sont heureux. L’oiseau reprend forme humaine, et tout est bien qui fini bien.

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Je ne peux pas dire que j’ai aimé cet album. Le dessin n’est pas vraiment à mon goût surtout pour les personnages. Mais je dois bien avouer que les dessins de Gilles Rapaport se marient très bien avec l’ambiance particulièrement glauque de ce conte. Mais du coup, l’album qui en ressort est particulièrement sombre et la fin heureuse n’y changera pas grand-chose.

J’y ai trouvé quelque chose de beau et inquiétant, faisant de ce conte une bonne lecture d’Halloween, mais je ne sais pas si je lirais cet album aux plus petits avant de se coucher.

Avez-vous lu cet album ? Connaissez-vous d’autres versions de ce conte ?

sur le site des éditions Le Genévrier

⇒ sur Amazon et Decitre

Gilles Rapaport. Les éditions du Genévrier. Le Conte du Genévrier des frères Grimm. from gilles Rapaport on Vimeo.


 

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