Archives par mot-clé : contes et légendes

Gâteau de lune [album jeunesse]

Dans le joli album, Chen Jiang Hong s’inspire des traditions chinoises de la fête de la lune, fête des récoltes pendant laquelle on consomme les fameux gâteaux de lune. De nombreux contes et légende gravitent autour de cette fête et de ce gâteau. Chang Jian Hong nous en raconte une très jolie.

Gâteau de Lune

La princesse Xian-Zi, fille de l’empereur de Jades’ennui dans le Palais du Ciel. Elle descend sur terre et y trouve l’amour. De cette union nait un enfant et la famille vit heureuse. Mais l’empereur de Jade désapprouve cet amour. Il envoie ses garder chercher sa fille pour la ramener dans le Palais du Ciel. Tian-Zi grandi et arrivé « à l’âge où les enfants posent des questions », il décide de partir à la recherche de sa mère. Après un long périple, il arrive enfin au Palais du Ciel. Sa mère pour fêter leurs retrouvailles lui confectionne des gâteaux. Mais une fois encore, l’empereur de Jade s’y oppose et renvoie son petit fils sur terre. Cette fois la douleur de la séparation est trop forte et la princesse tombe malade. L’empereur de Jade, qui aime sa fille, décide de lui accorder une visite. Pour l’occasion il prépare lui-même des gâteaux que sa fille amène à son fils. Chaque année, à la même période, la princesse descend avec des gâteaux de lune. Depuis, chaque année les familles se retrouvent pour déguster ensemble ces gâteaux.

J’aime beaucoup le travail de Chen Jiang Hong. Ce sont toujours de belles histoires. J’aime aussi ses illustrations. L’ambiance générale de l’album est superbe, même si la qualité des planches n’est pas constante. Les visages, par exemple, sont différents d’une planche à l’autre et c’est un peu perturbant.

Un joli conte à découvrir aux éditions l’école des loisirs.

sur le site de l’école des loisirs

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challenge album 2019

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La grand-mère qui sauva tout un royaume [album jeunesse]

C’est dans la collection Papagayo des éditions Rue du Monde que j’ai pioché ce conte japonais, raconté par Claire Laurens et illustré par Sandrine Thommen.

Couverture La grand-mère qui sauva tout le royaume

Le royaume était gouverné par un seigneur qui avait peur de vieillir. Alors qu’une famine fait rage, il prend la décision de se débarrasser des vieillards qu’il estime inutiles. Il ordonne à tous les habitants d’abandonner leur vieux dans la montagne. Mais un jeune homme qui vit seul avec sa grand-mère n’a pas le cœur à l’abandonner et décide de la cacher. Quelques mois plus tard, le royaume est menacé par un seigneur voisin. Celui-ci envoie 3 énigmes qui doivent être résolues pour éviter la guerre.Tous les savants échouent à trouver une solution. Alors le seigneur promet une récompense à quiconque trouvera la solution. Qui va résoudre les énigmes ? La grand-mère bien sûr ! Car elle a la sagesse et le savoir que lui ont apporté ses longues années de vie. Le royaume est sauvé et le seigneur comprend qu’il ne faut pas avoir peur de vieillir. Il fait revenir tous les vieillards du royaume qui seront dehors et en avant traités avec respect.

Un très joli conte sur le respect de ses aïeuls.

Le conte est suivi d’un petit dossier sur le Japon donnant quelques informations assez basiques sur le pays et ses traditions. Un petit dossier intéressant pour ceux qui ne connaissent pas encore ce pays.

le site des éditions Rue du Monde

Sandrine Thommen

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A lire aussi

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Le Samouraï et les 3 mouches [album jeunesse]

L’histoire du samouraï et les trois mouches est un classique, je ne sais plus combien de fois j’ai entendu cette histoire. Mais c’est la première fois que je la rencontre en album.

Le samouraï et les 3 mouches par Dedieu

Trois rônins menacent un samouraï dans un restaurant. Celui-ci ne réagit pas, puis, soudain, avec ses baguettes il tue trois mouches qui ont la mauvaise idée de voler par là. Impressionnée par la dextérité du samouraï, les rônins s’enfuient sans demander leur reste.

L’originalité de cet album est de raconter l’histoire sous forme de haïku. Les dessins sont très stylisé. J’ai bien aimé. C’est drôle et mignon à la fois. Et puis j’aime beaucoup cette histoire.

 

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Première lecture pour le challenge #unmoisaujapon Un joli album pour un joli conte. #albumjeunesse @editionshongfei @dedieu.auteur.illustrateur

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Thierry Dedieu

éditions HongFei

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→ à lire aussi l’avis de Kiona


 

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Contes & Légendes au Japon

Pour ce mois d’avril je vous propose un rendez-vous dans le rendez-vous ! Avril c’est Un mois au Japon avec Lou et Hilde.

Pour tout savoir sur le challenge un mois au Japon suivez ce lien

Pourquoi ne pas en profiter pour un mois de contes et légendes japonaises ? C’est un univers très riche avec ses kamis, ses yôkai, ses nombreuses légendes et ses contes populaires. Un univers que j’aime beaucoup et que je mets à l’honneur régulièrement sur le blog.

Que vous participiez déjà au challenge Un Mois au Japon ou que vous suiviez simplement le challenge Contes & Légendes, je vous invite à partir avec mi pour tout le mois d’avril à la découverte du folklore nippon.

Pour tout savoir sur le challenge Contes et Légendes suivez ce lien

Les contes et Légendes japonais sur le blog

Les contes et légendes japonaises avec leurs nombreux dieux et esprits ont souvent élu domicile sur Ma petite Médiathèque. Manga, anime, album jeunesse, j’espère que vous y piocherez quelques idées.

(cliquez sur les images pour accéder à mes chroniques)

Manga

 

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Anime

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Albums

 

Contes du Japon The Adventure Of Momotaro, The Peach Boy

Et aussi :
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La Légende de Zal [album jeunesse]

Avec ses dorures et ses couleurs vives, difficile de passer à côté de la couverture de « La Légende de Zal« , un album publié en 2016 aux éditions Amaterra, illustré par Rafik Bougueroua et écrit par Yann Damezin.

Ceux qui me connaissent savent que, de toute façon, je ne résiste jamais à un nouveau conte. Et là c’est une légende qui m’était complètement inconnue.

Un vénérable chevalier d’Iran tombe amoureux et avec sa nouvelle épouse donne naissance à un enfant, mais l’enfant né avec des cheveux aussi blancs que la neige. Le prenant pour un signe du démon, le chevalier décide d’abandonner son fils aux pieds d’une montagne. Entendant ses cris , Simourgh, le roi des oiseaux, décide de l’accueillir dans son nid tout en haut de la montagne. Les années passent et un jour, après un rêve Sam apprend que son fils est toujours en vie. Plein de remords il part à sa recherche. L’émouvante histoire de leurs retrouvailles lui portera chance, le roi lui cède de nouvelles terres et se sera à son fils, Zal, de s’en occuper en son absence. Alors qu’il parcourt ses terres, Zal tombe éperdument amoureux  de la fille du roi Mihrab. Mais les deux jeunes gens ne sont pas de la même religion et leur union est un sacrilège. Il leur faudra convaincre les puissants. Grâce au courage de la mère de la princesse et à la poésie de Zal, le roi du monde cède et accepte ce mariage dont naître un futur héros. Mais ça, c’est une autre histoire.

Les dessins sont magnifiques, foisonnant de détails. Je regrette cependant le choix des couleurs trop vives qui éclipse jusqu’à l’or qui pourtant se retrouve sur toutes les planches. Et comme une cerise sur le gâteau, un magnifique kirigami nous gâte au beau milieu de cet album.

L’histoire est très belle et est joliment contée. Le texte est agréable et fluide.

Si ce n’est pour ses couleurs, je trouve que ce livre est un très bel objet. À conseiller à tous les amoureux de contes et légendes et de beaux albums illustrés.

J’ai aussi apprécié d’y découvrir un univers qui m’est inconnu, celui de la mythologie iranienne. La fin me donne très envie d’aller plus loin. Quelle est l’histoire de Rostam, fils de Zal ?

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Le coin des curieux :

Ce conte est tiré du Livre des rois (Shāhnāmah), poème épique retraçant l’histoire d’Iran de sa création à l’arrivée de l’Islam. Il a été écrit par  Ferdowsî vers l’an 1000.

Dans ce livre on retrouve l’histoire de Zal mais aussi celle de son fils Rostam, et bien d’autres récits mythiques.


chut les enfants lisent 

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Brendan et le secret de Kells [BD]

À l’occasion de la Saint Patrick, je vous proposais un voyage aux pays des fées irlandaises. J’avais pensé vous présenter un recueil de contes, mais finalement j’ai choisi la courte série de bandes dessinées jeunesse Brendan et le secret de Kells de Tomm Moore. L’occasion pour moi de vous reparler du film aussi.

brendan et le secret de kellsJ’ai déjà consacré 2 articles au film d’animation :

J’ai adoré ce film. Tout m’y a plu. Le graphisme, l’histoire, la bande sonore. C’est un régal et si vous ne l’aviez pas encore vu, je vous invite à lire mes vieilles chroniques et à voir le film.

Mais aujourd’hui on parle BD ! Le film a été adapté en une courte série de 2 tomes. Cette bande dessinée reprend l’histoire du film y ajoutant quelques détails sur le passé de Brendan (surement des scènes qui ont été coupées au montage), il reprend exactement la même histoire et bon nombre d’images. On retrouve donc tout à fait l’ambiance du film, l’animation en moins. Ayant adoré le film, j’ai pris plaisir à retrouver les personnages et l’ambiance sur papier, mais il m’a manqué quelque chose. Le film à un graphisme et une dynamique très particulière qui m’avait beaucoup plus. Et si cela est aussi très joli sur papier j’ai trouvé la mise en page ne rendais pas assez bien la dynamique du film, même si on y retrouve certains aspects.

Tout comme le film, le dessin de la BD s’inspire beaucoup à la fois des motifs celtiques traditionnels et des enluminures du moyen âge, ça foisonne de détails et de couleurs. C’est très chouette.

Et avec cette histoire on se familiarise à la fois avec le folklore irlandais et son histoire.

Nous sommes au IX siècle, l’Irlande fait face à de nombreuses attaques vikings. Croyances païennes et fois chrétienne si côtoient. La ville de Kells se fortifie dans l’espoir de résister aux Vikings. Aidant un grand maître enlumineur veut faire de Brendan son disciple, mais l’abbé de Kells, oncle de Brendan, ne veut pas en entendre parler. Dans sa quête Brendan fait la connaissance de Aisling, une fée, vestige d’anciennes croyances en voie de disparition. Bien qu’il soit lui même jeune moine, il se lie d’amitié avec la fée et ensemble ils doivent faire face au prince des ténèbres : le Crom Cruach.

Cette histoire s’inspire de fait historique réel et de légendes irlandaises. Le livre de Kells existe vraiment, Saint Colomba, l’île de Iona et l’abbaye de Kells aussi (pour en savoir plus allez voir le coin des curieux dans mon article sur le film). Quant au Crom Cruach, je vous invite à lire ma chronique pour en apprendre plus sur cette légende.


→ Tomm Moore (twitter)

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Voilà pour ce qui est de ma petite incursion en pays gaélique. Avez-vous d’autres légendes irlandaise à nous proposer ?


 

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Peau d’Âne – Anne Romby [album jeunesse]

Comment résister à la magnifique couverture de cet album ? Pourtant je n’ai pas été convaincue.

Couverture Peau d'Âne

Faut dire que ce conte ne me plait pas. La princesse est si belle… cela suffit. Sa beauté c’est tout ce qui compte. Cela suffit à faire perdre la tête à son propre père qui veut l’épouser. Cela suffit au prince pour tomber éperdument amoureux et vouloir l’épouser…

Moi, un conte qui dit que tout ce qui compte chez une femme c’est qu’elle soit belle et délicate, je n’adhère pas vraiment. Quand en plus il me dit qu’il suffit de se cacher sous une peau d’âne pour devenir laide et donc sans intérêt, j’adhère encore moins. Et quand enfin on me dit que l’héroïne, pour se sortir de sa misère n’a qu’à cuire un gâteau, ça m’achève ! Les femmes doivent être belles, délicates, silencieuses, discrètes et savoir cuisiner. Quelle belle morale.

Vous l’aurez compris je n’aime pas le conte de Peau d’Âne de Charles Perrault. Mais l’intérêt de cet album ne réside pas tant dans l’histoire que dans les illustrations de Anne Romby, vraiment magnifiques.

 

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Peau d’âne illustré par Anne Romby #milanjeunesse #anneromby #contesetlegendes #albumjeunesse #challengecontesetlegendes

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Dommage que je découvre son talent à travers un compte qui ne me plait pas.

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 chut les enfants lisent

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Saint George et le dragon [album jeunesse]

Je vous avais parlé de la collection Caldecott en janvier avec un conte classique mis en image par Paul O. Zelinsky qui nous avait amené dans une ambiance Renaissance italienne. Aujourd’hui c’est une légende dorée à l’ambiance médiévale que je vous propose.

Couverture Saint Georges et le Dragon

De Saint George je ne savais pas grand chose et j’ignorais qu’il était le Saint patron de l’Angleterre.

J’étais ravie de découvrir cette légende grâce à cet album, mais je dois avouer que le texte de Margaret Hodges m’a laissé assez indifférente. Est-ce le texte original où sa traduction qui est en cause, je ne serait le dire. Mais alors qu’on nous annonce  » une adaptation très libre et non dénoué d’humour » moi je n’ai vu qu’un texte assez fade et très classique.

 

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Saint George et le dragon par Trina Schart Hyman

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Cet album s’inspire de l’un des récit de La légende dorée, recueils de légendes chrétiennes sur la vie des Saint écrit au XIII siècle par Jacques de Voragine.

L’ambiance moyenâgeuse est très bien rendue par les illustration de Trina Schart Hyman.

J’ai beaucoup aimé ses dessins mais aussi la mise en page avec ses bordures illustrées qui font un penser au enluminures. ces bordures, parfois simplement décoratives, viennent enrichir de nouveaux détails les illustrations principales et font de ce livre un très bel objet. En tout cas, c’est pour moi l’illustration qui fait l’intérêt principal de ce livre.

Mais je ne vous ai même pas raconté la légende de Saint Georges !

Bon, elle n’a rien de très original et le titre suffit à la résumer, un preux chevalier, un mauvais dragon, une belle princesse pure et courageuse. Et voilà vous tenez votre recette.


 

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Persée vainqueur de la Gorgone – Yvan Pommaux [album jeunesse]

Un dimanche après-midi pluvieux, le temps idéal pour la mythologie ! Et nous avions justement un album de mythologie grecque qui nous attendait : Persée vainqueur de la gorgone de Yvan Pommaux, sorti chez l’école des loisir en octobre dernier.

Couverture Persée Vainqueur de la Gorgone

Persée est le fils d’une princesse et de Zeus. Une prophétie annonce au roi que son petit fils le tuera, il veut alors empêcher sa fille d’avoir un enfant en l’enfermant dans une tour, mais Zeus, touché par la beauté de la belle, trouve une ruse pour s’unir à elle. Zeus étant le père, le roi ne peut pas tuer l’enfant, il décide alors de les jeter à la mer, enfant et mère, et de laisser les dieux décider de lors sort. Recueilli par des pécheurs, les deux survivront et Persée devient un fort et beau jeune homme. Mais un autre roi veut sa mère. Comme Persée est toujours là pour la protéger, pour s’en débarrasser le roi l’envoie tuer Méduse, l’une des trois gorgones.

Persée reviendra vainqueur. En chemin, il aura croisé le chemin de plusieurs dieux et nymphes qui lui viennent en aide. Il trouvera même l’amour. Avant de, sans le vouloir, tuer son grand-père dont il ignore tout.

 

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Persée @yvanpommaux @ecoledesloisirs #contesetlegendes #mythologie #challengecontesetlegendes

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C’est un très joli album, qui nous a permis de découvrir ce mythe dont je n’avais qu’une très vague connaissance.

Le texte et les dessins sont très agréables, une carte et un petit lexique complètent l’histoire pour mieux s’y retrouver.

Mimiko s’est amusée à faire le lien avec le film de Percy Jackson que nous avons vu récemment, tout en me questionnant sur les différences, notamment sur l’apparence de Méduse. Et que dire des origines divines du jeune homme ?

Dans la même collection :

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La malédiction de l’anneau d’or [album jeunesse]

Les noms de Fred Bernard et François Roca sont la garantie de très beaux albums. Ici les illustrations sont magnifiques et valent à elle seules le détour, mais en revanche l’histoire qui nous est racontée n’a pas trouvé grâce à mes yeux.

Deux orphelines  se jurent une amitié éternelle, mais, arrivées à l’adolescence, leur belle amitié sera détruite par un bel homme qui vient semer la zizanie. Un homme d’une rare beauté qui sous ses airs charmeurs cache une très odieuse nature.

Une histoire pas très originale qui a déjà été servie de nombreuses fois. Et cette énième version n’y apporte pas grand-chose, si ce n’est un dénuement heureux. Les héroïnes m’ont laissé de marbre, je ne les ai pas trouvé particulièrement touchantes, et cette histoire d’amitié brisée par l’amour est tellement banale que ça m’a fait plus sourire qu’autre chose. L’enrobage magique et mystique qu’on y ajoute n’a rien changé. Au contraire, cela rend le tout encore plus banal et ça lui donne une touche de passivisme qui m’irrite au plus haut point.

Je m’explique : l’homme séduit les jeunes filles par son charme, mais il en ensorcelle une pour qu’elle le suive. Quand l’homme révèle son odieuse nature, loin de se rebeller, la jeune fille devient sa complice, devant elle-même une terrible magicienne. Oh ! Elle finit bien par le quitter un jour, mais cela suffit-il à pardonner ce qu’elle a fait lorsqu’elle était sa compagne ?

Ce qui m’a dérangé c’est justement qu’on lui pardonne tout parce qu’au fond elle n’est responsable de rien, la pauvre était envoûtée. La pauvre, c’est qu’une fille, aurais-je envie d’ajouter. J’exagère bien sûr, mais c’est ce que j’ai ressenti en lisant cette histoire, et toutes les histoires où les jeunes filles se font envoûter par de beaux et ténébreux mages cruels. Ce n’est jamais leur faute à elle. Et ça, ça me dérange beaucoup. C’est priver l’héroïne de sa part de responsabilité, la rendre passive et soumise.

Heureusement que ce n’est pas un prince qui la sauve, mais son amie d’enfance. Au moins, les femmes ne servent pas complètement à rien, même si on ne peut pas leur demander de résister aux charmes des hommes ténébreux.

Je provoque, ce n’est pas aussi caricatural que ça dans l’album. On tente de nous y décrire des filles aux caractères bien trompés, mais n’empêche, il ne lui faut vraiment pas beaucoup d’effort au magicien pour les manipuler.

Bref une histoire que je n’aime pas, mais de sublimes illustrations.

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  chut les enfants lisent

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