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L’ogre Georges et les bonbons roses

L’ogre Georges a perdu toutes ses dents ! Comment va-t-il faire pour pouvoir manger des enfants maintenant ? Après quelques veines (mais drôles) expériences pour se reconstituer une belle dentition, Georges doit se rendre à l’évidence : il ne pourra plus manger d’enfant. Il se résigne donc à descendre de sa montagne pour aller cherche quelque chose de mou à manger dans un supermarché. Oui mais voilà ! Il y a plein d’enfants au supermarché ! Georges réussira-t-il à résister à la tentation ? Le grand méchant ogre va vite se retrouver désarmé face à la gentillesse d’un enfant qui lui offre des paquets de guimauves  roses.

Avec Mimiko nous avons trouvé cet album très drôle. Les moments où Georges tente de se refaire des dents en sucre et en arrête de poissons, avec des illustrations en mode caricature, ce sont sans doute les pages les plus drôles. La suite, dans le supermarché je l’ai trouvé un peu moins rigolote mais ça marche bien.

J’ai beaucoup aimé les illustrations Benoît Dahan. L’ogre y est plus drôle qu’effrayant et a un quelque chose de plouc assez marrant. La couleur bleu de l’ensemble est agréable. La mise en page du texte est aussi dynamique, jouant sur la taille de la police. Le texte de Arnaud Tiercelin fonctionne bien, jouant sur la répétition un peu à la façon d’une comptine.

Dans une forêt,
il y avait un ogre.

Dans cette forêt,
l’ogre s’appelait Georges
et il se trouva fort malheureux.

Dans la forêt,
Georges se trouva malheureux
car il venait de perdre
sa dernière dent.

On aurait presque envie de le chanter 🙂

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette découverte.


Avec cette lecture je me suis interrogée sur cette mode actuelle de détourner les contes classique en les prenant à contre pieds et faisons du traditionnel méchant le héros, qui souvent, comme ici, n’est pas vraiment méchant ou se laisse attendrir par la gentillesse des enfants. Je m’interroge car une des fonctions du contes était justement de mettre en garde les enfants contre les danger qui peuvent les menacer et qui prennent la forme métaphorique d’un ogre ou d’un méchant loup. Ces derniers devenus gentils, ou du moins réhabilité, comment mettre alors en garde l’enfant contre les dangers qui guettent ? Est-ce que ce n’est pas véhiculer une vision trop naïve du monde que de faire de tous des gentils ?

A cette interrogation j’oppose cependant un message positif que ce genre d’album véhiculent : la tolérance. Ne pas s’arrêter à l’apparence. Ne pas avoir peur de ce qu’on ne connais pas, c’est à dire de l’autre, de l’étranger, du différent.

Je suis donc tiraillé entre ces deux aspects, d’un côté j’aime le message de tolérance, de l’autre je pense qu’il faut tout de même apprendre aux enfants à se méfier.


 

PLUS GROS que le ventre

C’est un nouvel album des éditions Frimoüsse que je vous présente aujourd’hui : PLUS GROS que le ventre, de Michael Escoffier et Amandine Piu.

C’est l’histoire, très drôle, d’un gros monstre qui veut tout dévorer. D’abord, il mange toutes les pommes, puis toutes les feuilles, tous les arbres, toutes les vaches… Quand il ne reste plus rien à manger qu’aperçoit-il ? Le lecteur ! Attention ! Cache toi, il va te dévorer ! Il s’approche, il s’approche, on en aurait peur tellement il est près, toutes dents dehors. Mais… il a trop mangé et… Surprise 😉

Aucun texte alternatif disponible.

Un dessin épuré, mignon et drôle. Une histoire très simple, amusante et efficace, avec un soupçon de frisson pour les plus petits et beaucoup d’humour. Un très bel album. Mimiko, qui a largement passé l’âge, l’a aussi trouvé très drôle. Surtout la dernière page.

Merci aux éditions Frimüsse pour cette découverte.


 

La Leçon

Aujourd’hui, je vous reviens avec un nouvel album des éditions Frimoüsse : La leçon.

Son austère et inquiétante couverture a titillé ma curiosité. Quelle leçon un si terrifiant loup va-t-il nous donner ?

C’est l’histoire d’un homme qui vit dans la forêt. La bête a encore dévoré ses poules. Il est furieux. Il sort son fusil, des pièges… Il est bien décidé à se débarrasser de la bête une bonne fois pour toutes. Mais, tout à sa colère, il ne voit pas le piège se refermer sur sa jambe. Le voici pris à son propre piège, au sens littéral du terme. Gisant dans une mare de sang. Il voit la bête l’observer. Ça y est son heure est venue. Mais la bête ne le dévore pas.

-pourquoi ne m’as-tu pas dévoré ? Pourquoi me venir en aide ?

-si je te tue, je mourrai aussi, dit la bête. Sans tes poules, je ne survivrai pas à l’hiver.

L’homme sera alors confronté à un choix : sauver sa peau ou tuer la bête. Quelle décision va-t-il prendre ? À vous d’interpréter.

J’ai trouvé cet album très sombre, et assez inquiétant. Mais j’ai été touché par sa morale. Au lieu de se battre contre la nature pour la domestiquer, l’homme doit apprendre à composer avec. L’homme n’a pas tort de vouloir protéger ses poules, mais tuer la bête est-ce la bonne solution ? La bête n’a-t-elle pas le droit de vivre dans cette forêt, elle aussi ?

J’étais, je l’avoue, un peu inquiète par la noirceur du récit. Les images, à l’instar du texte sont tout sauf gaie. Mais ce fut finalement une très belle surprise. Pour moi comme pour Mimiko, qui se croyait trop grande pour ce livre. Je l’ai lu à haute voix et la première surprise fut d’y trouver un texte très facile à déclamer, fluide, simple et poétique à la fois. C’est important pour moi qui ai souvent des difficultés à lire à haute voix. La seconde surprise fut de voir Mimiko qui, dans un premier temps, faisait mine de ne pas s’intéresser au livre, s’approcher puis se pencher au-dessus des pages. Elle a été comme happée par ce récit dont la tension est vraiment palpable. Le texte est très court, mais en peu de mots l’auteur arrive à faire monter le suspens. Mimiko écoutait, inquiète.

La fin est ouverte. J’avoue ne pas totalement comprendre ce choix. Pourquoi laisser cette fin ouverte, surtout après un récit ayant ainsi fait monter la pression. Les jeunes lecteurs aiment se rassurer à la fin d’un récit. Surtout un récit qui fait un peu peur. Ici l’auteur ne dit pas clairement le choix que l’homme va faire et j’ai senti que je devais moi-même finir l’histoire pour rassurer Mimiko. En voyant la dernière image cela me semblait, à moi, évident, mais pour elle ce n’était pas assez clair et ne pas savoir l’inquiétait.

Avec Dino lune, que je vous avais présenté la semaine dernière, nous avions un album simple et gai, coloré et absurde. Ici, c’est tout le contraire, des couleurs sombres, une histoire inquiétante et une morale à méditer. Bien que diamétralement opposé, j’ai trouvé les deux albums très réussis.

La leçon s’adressant à des enfants plus grands, plus grand même que la brièveté du texte ne le laisse supposé, puisque, j’ai pu le constater moi-même, Mimiko du haut de ses 9 ans a été captivé par cette histoire. Et nous avons pu discuter un peu de la morale.


La leçon 

Michaël Escoffier

Kris Di Giacomo

Frimoüsse

collection la Question (l’Album philo)

2017


 

Dino lune

J’ai adoré ce petit album. Il n’y a pas vraiment d’histoire, c’est complètement absurde, mais les illustrations sont adorablement drôles.

Si les dinosaures étaient nés sur la lune

Voilà le point de départ de tout un tas d’hypothèses qui amène les dinosaures à faire des courses d’étoiles filantes, avaler des étoiles, faire des barbecues sur le soleil. Rien qui ne tienne la route bien sûr.

Les dinosaures aux couleurs vives sur fond noir sont délicieux. Très simples mais adorables. Je trouve cet album agréablement absurde et mignon.

Un bon livre pour une lecture du soir rapide pour de très jeunes lecteurs.

Mimiko, devenue trop grande pour ce genre d’album, cherche encore un sens à cette histoire XD

Merci aux éditions frimoüsse pour cette lecture


Devine où j’suis !

Devine où j’suis ! voilà un album original et drôle. Merci aux éditions Frimoüsse pour cette lecture.

Cette petite fille tout de rouge vêtue, le téléphone à la main, enfermée dans un endroit des plus inquiétants a de quoi éveiller la curiosité. L’anachronisme entre le téléphone portable et la tenue de la petite fille ne fait que renforcer cette impression. Quelle histoire vont donc nous raconter Richard Marnier et Aude Maurel ? Que cache cette couverture à la fois familière et étrange ?

C’est une réécriture du traditionnel Chaperon rouge qui nous attend mais elle n’a plus grand chose à voir avec la version classique que nous connaissons tous. Seuls les clins d’œil aux personnages de nos contes d’enfance relient l’album au vrai Chaperon rouge. Les clins d’œil et son chaperon ! Ici le Chaperon à une allure de matriochkas, ces poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Logiquement la mère et la grand mère ont le même aspect, tout en rondeur.

Mais que fait donc notre chaperon rouge dans cette drôle de grotte ?

Maman ! c’est moi le petit Chaperon Rouge, devine où j’suis !

Tu est chez Mère-grand, pourquoi ?

Pas du tout ! je suis dans le ventre du Grand Méchant Loup !

ENCORE ! Passe-le-moi, j’ai deux mots à lui dire …

S’en suit une série de situation burlesque dans les quelle la mère du chaperon, qui tente de prendre le thè avec ses amies, se doit de remonter les bretelle à tous les vilains petits méchants qui se sont avalé les autres

recrache ma fille, sinon ça va barder !

J’ai trouvé ça vraiment très drôle. On perd ici tout le sens de mise en garde de la version originale du Chaperon mais on y gagne en rigolade avec une histoire à répétition très efficace et un détournement dans lequel on retrouve les personnages traditionnels des contes de fée classiques les uns après les autres. On commence avec le Chaperon rouge et le fameux grand méchant loup, puis c’est au tour de l’ogre, du dragon et du chevalier.

Point besoin de chasseur pour libérer le petit Chaperon, l’autorité des mères suffit à remettre de l’ordre dans ce grand capharnaüm. Encore faut-il prévoir suffisamment de goûter pour cette bande d’affamé !

J’ai apprécié que la référence au chaperon rouge ne se fasse pas dès le titre mais seulement une fois la deuxième page tourné. Cela laisse un peu de temps à l’enfant avec de reconnait des éléments qui lui sont familier.

Une lecture amusante pour un détournement réussi.


à lire aussi l’avis de Johanne


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L’histoire de la petite fourmi qui voulait déplacer des montagnes

Et bien que dire si ce n’est que les grands esprits se rencontrent ! Quand Mimiko m’a tendu ce livre j’ai toute de suite repensé à tous le bien qu’en disait lasardine dans La ronde des post-it ! Ce n’est pas la première fois que je remarque que Mimiko et lasardine partagent les même goût 🙂

L’histoire :

Une petite fille demande une histoire à sa mère, celle -ci fatiguée, refuse dans un premier temps, mais au bout du troisième « s’il te plaît ! » elle craque. elle commence alors l’histoire de la petite fourmi qui voulais déplacer des montagne. Sauf que la petite fille ne va pas la laisser raconter son histoire, elle a de bien meilleures idées peuplées  de méchants dragons, féroces crocodiles et ptérodactyles.

Un coup de cœur pour lasardine. Mimiko adore. Et moi ? Et ben moi j’ai été charmé par les dessins imitant le trait d’une enfant, j’ai aimé cette petite fille pétillante de vie, avec une bouche plus grande qu’elle et qui ne se tait jamais ! J’ai aimé la fin, tendre et drôle. Et surtout j’ai aimé cette histoire à la fois courte, drôle et très réaliste. Oui réaliste ! Ok les ptérodactyles qui attaquent des docteurs ça n’existe pas, mais les petites filles avec les idées folles plein la tête il y en a plein et celle de cette histoire sonne drôlement vraie.

Un très jolie lecture, rapide et agréable. Merci Mimiko. Merci lasardine. 🙂

L’album est en grand forma, les pages sont épaisses et résistante pour contrer les attaques des petites mains pressées.

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13/20