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Le diable aux trois cheveux d’or (en trois services)

D’un conte trois coup ! Je vous propose 3 versions du conte des frères Grimm : le Diables aux trois cheveux d’or.

Dans un village, dans une famille très pauvre, né un petit garçon coiffé, un garçon de la chance. Une sorcière qui passe par la prédit qu’à 14 ans il épousera la fille du roi. Mais le roi ne l’entends pas de cette oreille là et décide de se débarrasser du bébé en le jetant dans la rivière. Mais le bébé est trouvé et élevé par le meunier et son épouse.

L’année de ses 14 ans, le roi passe par hasard chez le meunier et découvre que le garçon est toujours en vie, il imagine alors un stratagème pour tuer le garçon. Son plan échoue encore et quand il rentre au château il découvre que le jeune homme a épousé sa fille. Furieux il envoie le garçon chercher les 3 cheveux d’or du diable, sûr que celui-ci ne réussira jamais à revenir de l’enfer. Mais le garçon de la chance à plus d’un tour dans son sac et il reviendra avec mes 3 cheveux d’or et bien plus encore.

une bande dessinée

Commençons avec une version en bande dessinée de Cécile Chiacault publié par Delcourt.

Image associée

Cécile Chicault propose le conte dans sa forme classique. Le dessin, de 1999, date un peu mais ça reste agréable à lire. Cela m’a justement fait penser à certaines bd jeunesse que je lisais gamine par l’ambiance et le graphisme.

La série compte 6 contes des frères Grimm. Je n’ai lu que celui-ci, étant tombée par hasard sur le tome d’occasion.

Une lecture que j’ai trouvé sympathique parce que je ne connaissais pas ce conte mais qui ne me marquera pas dans le temps.

sur le site des éditions Delcourt

Cécile Chicault

une version audio :

Si vous ne connaissez pas encore se compte vous pouvez rapidement le découvrir grâce à cette version audio lue par Nathalie Mussard, une voix agréable et une lecture sans chichi.

J’en avait trouvé une autre version avec plusieurs voix et pour le coup plein de chichi (bruitages divers et variés), je trouvais cette version marrante mais Mimiko ne l’a pas aimé. Elle a préféré la versions ci-dessus. Elle n’a pas du tout aimé les effets sonores de cette deuxième version audio

J’ai trouvé ces version en cherchant la version originale du conte puisque je l’ai découvert avec la bande dessinée. En là je suis aussi tombé sur un dessins animé.

un dessin animée :

Simsala Grimm est une série animée allemande qui reprend les contes des frères Grimm en 52 épisodes de 25 minutes. Je connaissais cette série par l’un de ses épisodes que ma fille avait en dvd. Je ne suis pas franchement fan, le graphisme est assez banal et l’animation grossière. Sans parler du fait que les contes sont assez librement adapté. Dans les 3 cheveux d’or du diable on passe sur tous le préliminaire, la naissance de l’enfant et la raison pour lequel le rois veux s’en débarrasser. Du coup on comprends pas bien pourvoir il voudrait le faire exécuter.

La série a néanmoins le mérite de faire découvrir des contes traditionnels.

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  chut les enfants lisent

 

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Shelock en bulles

Pour le rendez-vous BD du mois British Mysteries j’vais envie de présenter quelques adaptation du célébrissime Sherlock Holms en bande dessiné.

On commence avec une bd franco-belge Baker Street, tome 1 : Sherlock Holmes n’a peur de rien.

Nicolas Barral et Pierre Veys nous proposent une version humoristique et parodié du célèbre  détective et son acolite. Plusieurs petites intrigues sont présentées dans ce tome et Sherlock cherche toujours une solution un peu trop compliquée ! Très susceptible Sherlock n’hésite pas a se venger sur le pauvre Watson incapable accepter la moindre humiliation.

J’ai trouvé cette bd plutôt amusante. J’en ai surtout apprécié le côté espiègle des personnages. Sherlock y est délicieusement insupportable (ne l’est-il pas toujours ?). Quand aux intrigues elle sont un peu trop légères. Il n’y a pas vraiment de mystère à résoudre dans cette bd, on est surtout là pour se moquer de nos deux héros. Sympathique donc, mais sans plus.

sur le site de l’éditeur

Poursuivons avec une autre série franco-belge du rayon jeunesse. Les Quatre de Baker Street de Olivier Legrand, Jean-Blaise Djian et David Etien. Cette série me faisait de l’œil depuis un moment. La série comte plusieurs tomes, j’ai lu les deux premier : L’affaire du Rideau bleu et Le dossier Raboukine.

Dans cette série, ce n’est pas tant le célèbre détective privé qui est à l’honneur, mais un petit groupe de mômes, ses franc-tireurs de Baker Street, ces gosses des rue que Holmes à l’habitue d’employer pour surveiller en tout discrétion ses cibles. Qui remarque des enfants des rues dans le Londres de cette fin XIX ? C’est parmi les mendiants, les prostitues et les ouvriers épris de boisson que ce faufilent les quatre de Baker Street, trois mômes et un chat. S’ils sont les petits yeux de Shelock, les gamins se retrouve à mener leur propres enquêtes. Dans le premier tome c’est la fiancé de Black Tom qui s’est fait enlever juste sous ses yeux. Hors de question de rester les bras croisé et comme Sherlock Holmes est absent faut bien mener l’enquête seuls. Dans le deuxième volet, les mômes de rues se retrouvent impliqué dans une histoire opposant la police secrète tsariste à des anarchistes venu chercher asile à Londres. Holmes étant sur le continent, les gamins vont devoir aider la belle Katia en attendant le retour du maître.

Le trio et leur chat sont très sympathiques. J’ai beaucoup aimé le dessin et les couleurs. Le trait est très expressif et l’ambiance du Londres de l’époque est bien rendue. Le trait n’est pas particulièrement original mais je le trouve très plaisant et ça colle parfaitement à l’ambiance du récit. Celui-ci est bien rythmé, entre enquête et camaraderie, on suit avec grand plaisir les aventures de la bande sur qui vient se poser le regard bienveillant du célèbre détective. Ce dernier, s’il est rare, est très bien rendu. On reconnais ça personnalité ainsi que celle de son fidèle Watson. Bref une très chouette bd que je suis ravie d’avoir découvert. Je lirais sans doute la suite.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi l’avis de Lou (tome 1, tome 2), de Hilde (tome 1 et tome 2) et Yvan

 tome 1

 tome 2

Je poursuis mon enquête avec une autre bd, adulte cette fois : L’Ultime défi de Sherlock Holmes de  Olivier Cotte et Jules Stromboni, d’après le roman de Michael Dibdin.

Graphiquement c’est assez spécial, autant le style que la coloration rappellent le bande dessinée de la fin XIX, début XX. Imitant le piètre résultat du papier journal jauni. Autant le dire tout de suite, je suis pas vraiment fan du rendu. Au début ça m’a même perturbé. Finalement, une fois entrée dans l’histoire, je n’ai plus trop prêté attention au dessin mais là encore j’étais plutôt déçue. Je ne connais pas le roman de Michael Debdin et je ne sais donc pas si c’est l’histoire crée par ce dernier ou l’adaptation qui en est ici faite qui ne m’a pas plu, mais j’ai eu un peu de mal avec l’intrigue. La narration n’est pas fluide du tout. Et je serais tenté de croire que c’est du à l’adaptation. Il y a des passages qui manquent de développement et ça gâchent un peu l’ensemble.

Mais j’oublie de vous faire un bref résumé de l’histoire ! Difficile de ne pas trop en dire, disons que Sherlock se retrouve à enquêter sur Jack l’Éventreur et qu’il soupçonne Moriarty d’être se dernier. Mais qui est réellement Moriarty ? Une idée de départ intéressant mais que j’ai trouvé très mal développé dans cette bd et qui ne m’a pas vraiment donné envie de découvrir le roman.

⇒ à lire aussi l’avis de Champi

Il y a une autre BD jeunesse inspirée de l’univers de Sherlock Holmes que j’avais bien aimé il y a quelques temps : Sherlock Fox de Du Yu et JD Morvan. Depuis je désespère de voir un jour la suite publiée ! Et je crois que c’est en vain que j’espère parce que depuis 2014 il ne se passe rien. Je l’avais pourtant trouvé chouette, étrange que la suite ne soit pas publié. Peut-être que ce titre n’a pas trouvé son public.

Ici l’influence de Sherlock est très lointaine, mais on la retrouve tout de même dans le titre 😉 Disons que ce n’est pas lui qui mène l’enquête mais un inspecteur à qui l’on a donné le sobriquet de Sherlock Fox puisqu’il partage avec le célèbre détective un certain talent.

ma chronique

sur le site de l’éditeur


Challenge un max de BD en 2018 British mysteries 2016_2.jpg petit bac

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L’homme Montagne

C’est en lisant l’avis de Kiba-chan que j’ai eu envie de découvrir cette BD, il m’aura fallu plus de deux ans pour passer le cap et l’emprunter enfin à la bibliothèque. Je ne sais pas trop pourquoi, j’avais peur d’être déçue. Je l’ai feuilleté plusieurs fois mais je le reposait ou je l’empruntais sans le lire. Bref le moment n’étais pas encore venu pour moi de le lire.

Homme Montagne

Puis un beau matin je l’ai lu et je l’ai aimé. Les dessin sont d’une grande douceurs, j’ai beaucoup aimé les couleur. Le propos est aussi très touchant, et bien tourné. C’est je pense ce dernier aspect, plutôt philosophique, que je redoutais. Combien de contes philosophiques m’a-t-on conseillé ! Que de déception ! Mais pas ici, non. Les propos sont bien amené avec une touche onirique qui rend la réflexion très poétique.

On suis un enfant, dont le vieux grand-père ne peut plus voyager. Les hautes montagnes qui ont poussé sur son dos sont devenues trop lourdes. L’enfant part donc seul, pour la première fois, pour aller chercher le plus puissant des vents afin qu’il aide son grand-père dans son ultime voyage. En route il sera de belles rencontres, il s’interrogera sur ses racines et découvrira la beauté de l’amitié.

Un joli conte philosophique écrit par Séverine Gauthier et illustré par Amélie Fléchais, publié par Delcourt, dans sa collection jeunesse.

Ce conte philosophique ne déroge pas au défaut du genre et nous explique ce que nous aurions du comprendre tout seul (et ça, ça m’énerve) mais il amène une jolie réflexion, servi dans un très beau décor, avec de très belle illustration et suffisamment de subtilité pour que je lui pardonne l’ultime explication qui était à mon sens bien inutile (cf la dernière planche).

Une très jolie lecture, mais je n’irais pas jusqu’au coup de cœur.

sur le site de l’éditeur

⇒ à lire aussi les avis de Kiba-chan, Noukette, Moka et Jérome


challenge petit BAC 2018 Challenge un max de BD en 2018 

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Le pacte des yôkai

Alors que je connaissez bien la série animée Natsume yuujinchou, j’hésitais à me lancer dans la lecture du manga à l’origine de l’anime et disponible en français sous le titre Le pacte des yôkai.

J’hésitais surtout parce que j’avais envie de me la procurer mais je ne voulais pas commencer une série si longue alors que j’en ai plein en cours. Finalement j’ai craqué en profitant de la bibliothèque (ce qui met fin à mon dilemme matérialiste !).

Je connaissais déjà l’histoire donc pas d’effet surprise mais j’ai vu l’anime il y a bien longtemps, ce qui me laisser tout le plaisir de la lecture et de la redécouverte de cet univers.

Commençons par le commencement ! Parmi vous il y en a surement qui n’ont pas encore entendu parler de ce manga, je vais donc en faire une brève présentation :

Natsume est un jeune orphelin introverti qui, toute son enfance, a été trimbalé d’une famille à une autre sans jamais trouver un foyer qui veuille de lui. S’il n’a jamais réussi à s’intégrer dans une famille ou une école c’est que Natsume a un drôle de don qui lui permet de voir les yôkai, créatures étranges parfois dangereuses et effrayantes. Ces visions font qu’il a un comportement étrange pour ceux qui l’entourent et ne voient rien. A force d’être traité de menteur, Natsume s’est de plus en plus refermé sur lui-même. Solitaire et taciturne, il ne facilite pas la tâche de ses nouveaux camarades de classe qui cherchent à sympathiser avec lui. Natsume vient d’être pris en charge par des parents éloignés particulièrement attentionnés. Il est bien déterminé à garder secret son don pour ne pas indisposer sa nouvelle famille et pouvoir ainsi rester auprès d’eux jusqu’à ce qu’il puisse prendre son indépendance.

Mais alors qu’il fait tout son possible pour rester loin des yôkai, il hérite du « carnet des amis », un carnet dans lequel sa grand-mère, qui partageait son don, a jadis noté les noms des yôkai qu’elle a soumis. Il se fait dès lors harceler par des yôkai de tout genre. Il y a ceux qui veulent le carnet pour le pouvoir qu’il renferme et ceux qui veulent récupérer leur noms et ainsi rompre le pacte qui les lie au détenteur du carnet. Parmi les yôkai qui l’abordent pour lui dérober son carnet d’ami, il fait la rencontre d’un puissant yôkai scellé dans une statuette de manekineko qui le rend visible pour tous les humains et lui donne l’air d’un drôle de gros chat. Natsume passe un pacte avec lui : il lui cédera le carnet à sa mort, d’ici là le yôkai, qu’il surnomme maître Griffou, devra le protéger. Contrairement à toutes attente une relation amicale s’installe entre le gros chat et le jeune homme qui, peu à peu, ouvre son cœur aussi bien aux humains qu’au yôkai.

Au fur et à mesure de l’intrigue, de nouveaux personnage apparaissent. Cependant l’histoire est construite de façon à ce qu’on puisse lire tous les chapitre indépendamment, chacun d’entre eux racontant une rencontre entre Natsume et un yôkai. Cette structure crée une certaine redondance entre les débuts de chaque chapitre puisque à chaque fois l’auteur prends quelques pages pour resituer le contexte, présenter Natsume, sa grand-mère et maître Griffou. A début j’ai trouvé cela agaçant, ça me coupait dans mon élan. Finalement j’ai compris que je ne suis pas obligée de lire toutes les bulles et que je peux très bien survoler ces introductions pour entrer dans le vif du sujet. Ma lecture en est devenue tout de suite plus fluide et plaisante.

Outre le fait que l’histoire nous plonge dans le folklore japonais en nous faisant voir des yôkai de toute sorte, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de ce manga où le focus est mis sur les relations qu’entretiens Natsume avec les autres plus que sur l’action. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’action. Il y a des échanges, des émotions, une perpétuelle remise en question de lui-même et de son rapport aux autres. Son passé lui pèse, mais il a acquis la maturité nécessaire pour comprendre qu’il doit maintenant laisser le passé derrière lui et s’ouvrir à un monde plein de possibilités et de belles rencontres.

Il y a énormément de nostalgie qui se dégage de ce manga. Chaque rencontre est aussi une nouvelle séparation et on se rends compte que la beauté d’une rencontre ne réside pas que dans l’échange mais aussi dans le souvenir qu’elle laisse.

C’est un très beau manga qui nous fait ressentir beaucoup d’émotion, tout en retenue, tel que son personnage principal, d’un charme discret.

Pour contrebalancer le caractère effacé de Natsume, le personnage de maître Griffou apporte un brin d’humour et de folie. Le gros chat ne pense qu’à boire et manger, envoie des piques dès que l’occasion se présente, il semble bien peu fiable et pourtant il sait protéger son ami (tout en niant tout lien affectif, comment un yôkai aussi puissant que lui pourrait éprouver de l’affection pour un insignifiant humain, voyons !).

⇒ lire un  extrait

série toujours en cours au Japon, 18/22 sortis en France chez Delcourt

à lire aussi : 

Le pacte des yokai : une quête initiatique dans un monde peuplé de yokai sur le Club Shôjo

le dossier de Manga News 


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Les Secrets du Chocolat

c’est un autre voyage gourmand (celui-ci m’amène dans l’atelier de Jacques Genin, chocolatier) que je découvre grâce au loto BD organisé par Loula et mettant à l’honneur des bandes-dessinées gastronomiques. Cette lecture je la dois à Nahe.

Grâce à ce loto j’ai découvert Kitchen, un sublime manhwa dont je vous ai parlé récemment. Avec Les Secrets du Chocolat, je m’éloigne de mes lectures habituelles et c’est avec un peu de difficultés que je me suis plongée dans cette lecture, tout de même très gourmande. Je l’ai dégusté par petites touches, trop de chocolat à la fois me donnant la nausée.

Je l’ai donc savouré lentement, mais en y prenant plaisir. Non seulement Franckie Alarcon nous permet à travers cette bd de découvrir le métier de chocolatier et leur atelier, mais ils partage avec nous aussi quelques recettes pour qu’on puisse jouer les apprentis chocolatiers chez nous. C’est intéressant et gourmand.

Personnellement je suis plutôt salé que sucré, alors je n’ai pas trop salivé en tournant les pages de ce livre, mais il a éveillé ma curiosité. Maintenant j’ai envie de prêter plus attention au chocolat que je mange.

Le dessin fin et stylisé de l’auteur s’accorde très bien avec les parfums voluptueux du chocolat. Un livre à conseiller à tous les gourmands ! Moi, il va falloir que je le planque sinon on va me demander d’en reproduire les recettes avec tous les gourmands qui peuplent ma maison !

Jolie découverte, merci Nahe !

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