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L’enfant et le Maudit vs The Ancient Magus bride

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J’ai été tentée par le manga L’Enfant et le Maudit de Nagabe dès que les premières images ont circulé sur les réseaux. J’étais attirée par ce trait particulier et l’étrange calme qui se dégage des illustrations malgré la présence d’un inquiétant monstre. Très vite, avec ses premières images, ont circulé les premières interrogations, est-ce que ce n’est pas un peu trop similaire à The Ancient Magus Bride, également publié chez Komikku ? C’est avec l’idée de répondre à cette question que j’ai eu envie de parler du premier tome de L’Enfant et le Maudit, sorti le mois dernier.

Dans ce premier tome, on découvre Sheeva, une toute petite fille qui vit avec une étrange créature qu’elle appelle professeur. Ils vivent seuls dans la forêt, non loin d’un village abandonné. Le professeur n’aime pas que la fillette se promène dehors, car il a peur pour elle. Dehors, il y a le danger. Le danger que représentent les êtres de l’extérieur, ceux qui ont été touché par la malédiction et sont devenu d’hideux monstres. S’ils vous touchent vous serait à votre tour victime de la malédiction. Mais il y a un autre danger dont le professeur veut protéger la petite fille : les humains. Ces derniers, effrayés par la malédiction se montrent sans pitié envers tous ceux qu’ils soupçonnent d’être contaminés.

L’Enfant et le Maudit est surtout intéressant par la façon dont l’histoire est contée, car finalement, les bases de son univers ne sont pas nouvelles. Il y a en effet déjà des histoires du même goût. Ce que j’ai trouvé très intéressant ici, c’est l’approche. Nous avons un univers fantastique très intrigant. On se pose des questions : quelle est l’origine de cette malédiction ? Peut-elle être guérie ? Pourquoi cette petite fille ce retrouve chez un être de l’extérieur ? Qui est-elle ? … Bref, ce n’est pas le suspens et les interrogations qui manquent dans ce premier tome ! Seulement le tout ne nous est pas raconté comme un manga d’aventure, mais à la façon d’un manga tranche de vie. Les informations sur cet étrange univers nous sont distillées au travers de scènes de vie où l’on voit la fillette et son étrange gardien évoluer au quotidien. Prendre le soleil au jardin, partir glaner quelques miches de pain dans le village abandonné, tenter de préparer une tarte aux pommes, dire des mensonges qui rassurent, raconter des histoires au coucher… C’est un faux-semblant de vie très ordinaires qui nous ai montré, un quotidien qui contraste et interpelle avec l’étrangeté du couple de personnages principaux et l’univers inquiétant dans lequel ils évoluent.

Ce contraste est dans ce couple de personnages : d’un côté, une fillette de très jeune âge qui aborde le monde avec une naïveté et une légèreté propre aux enfants, de l’autre son gardien qui tente de retarder le moment où elle prendra conscience de la cruauté de la situation en encouragent le regard naïf et joyeux de la petite fille. Une présence qui lui ai aussi très précieuse, grâce à elle, il se raccroche à son humanité pas tout à fait encore perdue.

Cette approche originale d’un univers fantastique est accompagnée un coup de crayon particulier, doux, tendre, invitant à la contemplation plus qu’à l’action. C’est très beau à regarder. Très apaisant malgré un côté très sombre et triste de l’histoire. J’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Il se dégage quelque chose de ce titre. Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à découvrir un nouveau manga.

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The Ancient Magus Bride, série fantastique publiée par le même éditeur, partage quelques points communs avec L’Enfant et le Maudit, mais dès la couverture on peut sentir la différence de ton.

J’avais déjà présenté le premier tome à sa sortie en 2015. La série compte aujourd’hui 6 tomes et est toujours en cours. Je suis en train de lire le quatrième en ce moment.

Revenons rapidement sur l’intrigue de la série. Elias, un sorcier non-humain achète aux enchères une jeune esclave de 15 ans, Chisé. En l’amenant chez lui, il annonce à la jeune fille qu’il veut faire d’elle son apprentie et son épouse. Déstabilisée et craintive dans un premier temps, Chisé va peu à peu apprendre à connaître son maître et à se sentir chez elle dans cette maison. Chisé à la particularité d’être très sensible et très réceptive à la magie. Elias de son côté, après une entrée en scène plutôt glaciale, surtout due à son apparence très inquiétante, se révèle être quelqu’un d’attentionné qui veut mettre la jeune femme à l’aise. Loin de vouloir en faire son esclave servile (ce qu’aurait pu faire craindre l’histoire de mariage) il veut qu’elle se libère non seulement des chaînes qu’on lui a mises mais aussi de celles qu’elle se met elle-même. En prenant confiance en Elias, la jeune fille prend peu a peu confiance en elle-même et se révèle notamment grâce à sa relation privilégiée avec les être magiques et son bon cœur.

L’humaine et son monstre:

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Le premier point commun qui frappe est la composition du couple de personnages principaux autour duquel les deux intrigues tournent. Nous avons des deux côtés une jeune humaine sous la protection d’un monstre dont les têtes se ressemblent qui plus est. Le professeur comme Elias ont les faciès rappelant le crâne d’un bouc.

On peut s’interroger sur la symbolique d’un tel couple, d’un côté le féminin représenté par des jeunes filles, voir très jeune avec Sheeva qui ne doit pas avoir plus de 6 ans, elles incarnent la naïveté, l’innocence, la fragilité et au même temps une force tranquille, la force de l’amour. Sheeva voit le monde avec amour et ne se doute même pas de la cruauté qui l’habite, tandis que Chisé frappé en plein cœur par cette cruauté garde en elle beaucoup d’amour qu’elle communique malgré elle aux êtres qu’elle rencontre. Elle a beaucoup de compassion. Face à cette vision idéalisée de la féminité, on a deux mâles qui ne sont même plus humains. Pourtant sous leurs airs de monstres, ils se révèlent plus humains que les Hommes. Ils ont une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’exprimer, mais qui ne peut, finalement, s’extérioriser qu’à travers leur alter ego féminin. Leur bestialité est transcendée par l’innocence et l’amour qui leur fait face.

Malgré un certain point commun, les deux couples sont très différents dans leur traitement. Avec The Ancient Magus Bride, on a une héroïne déjà adolescente. Elle est encore très naïve (comme une héroïne de manga se doit d’être, -_-‘) mais elle est sexuée. Je ne parle pas de fan-service avec petites culottes et décolleté extravagant, je parle du fait qu’elle se pose des questions sur sa féminité, quelle est sensible aux attentions que lui porte Elias comme une femme est sensible aux attentions d’un prétendant. De plus, au début du tome 1, il est question de mariage. Dans les tomes suivant la relation entre le sorcier et la jeune femme semble évoluer dans ce sens, ils éprouvent l’un pour l’autre une affection grandissante plus proche de celle de deux amoureux que de celle d’un maître envers son apprenti.

A contrario, Sheeva et le professeur ont une relation plus proche d’un père avec son enfant. Le fait que Sheeva soit une fille joue un rôle symbolique, pour souligner le côté immaculé du personnage. Mais, dans sa relation au professeur, elle est un enfant avant tout. La relation qu’elle entretien avec lui ne dépend pas de son sexe, cela aurait pu très bien fonctionner avec un petit garçon. Sa féminité joue vraiment un rôle symbolique, on éprouve de ce fait plus d’empathie à son égard, elle symbolise l’innocence, la pureté, la fragilité. Alors qu’on aurait tendance à attendre plus d’indépendance et d’autonomie d’un petit garçon (à tort bien sûr !).

Image associée

Quant aux deux monstres, malgré leur aspect très proche, ils ont une personnalité assez différente. Elias est dans l’action, c’est un sorcier puissant. Il fait même étalage de cette puissance prenant virilement la défense de sa belle. Il en devient effrayant. C’est d’ailleurs la tendresse de Chisé qui calme le monstre qui est en lui pour pas qu’il dépasse les bornes.

Tandis que le professeur est beaucoup plus passif. On ne sais pas s’il a un pouvoir particulier ou s’il est simplement une créature à l’aspect monstrueux. Il est maladroit et tendre. Il cherche à prendre soin de cette petite fille qu’il a recueillie, mais ne sais pas trop comment s’y prendre. En lui aussi, se cache une puissance inquiétante, les flèches le touchent, mais ne semblent pas l’atteindre, mais sa façon d’agir est différente. Même en déployant sa monstruosité pour protéger la fillette, il reste passif et subit la violence des autres. La violence vient paradoxalement des humains et non de lui. Elias semble se battre contre lui-même pour ne pas laisser sa bestialité prendre le dessus, tandis que le professeur semble accepter avec un fatalisme troublant la malédiction qui le touche.

Deux univers fantastiques :

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Kore Yamazaki nous offre un univers fantastique très riche où la magie s’incruste sur un décor très contemporain. Le mobilier et l’habillement nous rappellent l’occident moderne, mais il est peuplé de toutes sortes de créatures sorties du monde des contes et légendes que nous associons spontanément à un univers de style moyenâgeux. Ici les deux ambiances semblent cohabiter. D’un côté, nous avons des aspects très modernes, d’un autre Elias vit reclus dans une campagne assez intemporelle au milieu des créatures magiques semblant remonter d’un autre temps.

Malgré un décor contemporain, l’omniprésence de la magie et la réclusion dans laquelle vivent nos deux héros font qu’on a quand même du mal à situer l’histoire racontée dans une vision alternative de notre présent. J’ai du refeuilletter les albums pour me faire une idée précise de l’époque à laquelle évoluent les personnages. Inconsciemment, j’avais situé l’intrigue dans une Angleterre victorienne (peut-être aussi à cause l’accoutrement extravagant d’Elias et de sa fée du logis assez anachroniques).

Cet univers est très riche, on nous donne beaucoup de détails sur la magie et son fonctionnement, on rencontre de très nombreuses créatures. Beaucoup de figurants et personnages secondaires sont présents malgré l’isolement dans la campagne profonde des deux tourteaux.

En revanche, l’univers proposé par Nagabe reste, dans ce premier tome, beaucoup plus mystérieux, plus secret. On nous donne des informations à dose homéopathique, on ne sait pas où l’on se trouve, à quelle époque, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, ni pourquoi. Les explications sont très rares et données de façon détournée. A nous de recomposer le puzzle à partir des indices qu’on nous livre. Là encore, c’est assez difficile de situer cet univers dans le temps : les constructions et les visages des humains nous ramènent à un décor occidental, les habits du professeur et de la fillette me font penser à la fin du XIX siècle, tandis que les armures des soldats sont très moyenâgeuses. Comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessus, un parapluie tout ce qu’il y a de plus moderne cohabite avec un soldat armé de flèches. Cet assemblage de décors rappelant des époques différentes ajoute au côté étrange et mystérieux de l’univers proposé.

Alors que dans The Acient Magus Bride la magie est omniprésente, ici le fantastique s’exprime à travers une malédiction qui transforme les hommes touchés en créatures monstrueuses. On ne connaît pas l’origine de cette « malédiction ». Est-ce une maladie ou un sort ? Nous en serons peut-être plus dans les prochains tomes.


Voilà, je m’arrête là, ça commence à devenir très long 🙂 J’espèce avoir clairement mis l’accent sur les ressemblances et les différences des deux titres et surtout vous avoir donné envie de les découvrir  🙂

L'Enfant et le Maudit 1L’enfant et le Maudit
Nagabe
(2015)
2017 pour la version française
éditions komikku
1/2 (toujours en cours au Japon)

 

The Ancient Magus Bride 1The Ancient Magus Bride
Kore Yamazaki
(2013)
2015 pour la version française
édition komikku
6/7 (toujours en cours au Japon)

 



Concours Sama Awards

Rouge éclipse

Imaginez que vous fassiez voler votre corps. C’est ce qui arrive à l’héroïne de ce nouveau shojo, sorti le 25 août dernier chez Akata

Le nom de la mangaka, Shiki Kawabata m’était inconnu. Et la sortie de ce manga chez Akata n’avait pas attiré mon attention (voir ma sélection nouveautés de la rentrée). Pourtant une fois en librairie je n’ai pas pu résister à la couverture, belle et intrigante. J’ai feuilleté les premières pages et cela a suffit à me convaincre. ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de shojo.

L’histoire : 

Ayumi, jeune et jolie lycéenne mène une vie ordinaire et heureuse. Un joli physique, de bonnes copine, une famille aimante et un tout nouveau petit ami. Le rêve quoi ! Tout ce bonheur et ces petits cœurs attirent l’envie d’une de sa camarade de classe Zenko, laide et oublié de tous.

C’est le jour de la lune rousse et Ayumi s’apprête à se rendre à son premier rendez-vous avec son petit ami quand elle reçoit un coup de fil de Zenko. « Ne me quitte pas des yeux » lui dit-elle avant de se jeter dans le vide. Quand Ayumi se réveille la situation est bien plus terrible que ce qu’elle attend. Zenko n’est pas morte, mais elle ont échangé leur corps. La voilà maintenant dans le corps de la « moche » de la classe. Elle qui était si jolie et populaire… Elle va comprendre ce que ça fait d’être dans ce corps si disgracieux. Et si la laideur venais plutôt de l’intérieur ? Ayumi veut retrouver son corps et sa famille, mais en attendant elle doit composer avec cette nouvelle enveloppe corporelle qui avec son âme douce et gentille ne dégage plus la même aura.

Sur ce départ déjà bien complexe ajoutez une bonne dose de romance à l’eau de rose, de la jalousie et de l’envie et vous obtenez Rouge éclipse.

Bien ? Pas bien ?

Alors, l’histoire d’amour est on ne peu plus banale, triangle amoureux, parallélépipède amoureux même. Un grand classique qui n’étonnera pas un instant. Mais cette histoire de corps inversés est bien trouvé. Non seulement ça donne une touche mystique et fantastique à ce school life, mais cela permet aussi de traiter certains sujet moins léger que les sempiternelles amourettes de lycéens. On aborde avec ce changement de corps l’importance donné à l’apparence (surtout à cet âge), le regards des autres, l’exclusions de certains élèves… Tout en restant très positifs dans ce premier tome. Ayumi est un personnage plein d’énergie qui ne se laisse pas abattre. Biens qu’elle est des faiblesse et que le preux chevalier vienne régulièrement à son secours ce n’est pas une de ses potiches pleurnicheuses qui ne savent rien faire d’autre que chialer. Elle essaye de rester positive. Elle prend à la fois conscience de ce que ça fait d’être dans le corps de quelqu’un qui est rejeté par les autres. Mais au même temps par son caractère avenant elle donne une nouvelle impulsion a ce corps considéré comme laid surtout par sa véritable propriétaire. Démontrant (peut-être de façon un peu simpliste) que si l’on est reclus cela n’est pas seulement de la responsabilité des autres mais aussi de celui qui se sent mis à l’écart et qui se renferme sur lui-même. Un cercle vicieux que Ayumi semble pouvoir briser.

Tout ça avec quelques rebondissement assez attendu mais qui ajoutent tout de même du piment à l’histoire. Si je devait faire un reproche à ce premier tome c’est d’aller assez vite en besogne et d’être peut-être un peu trop manichéen, les gentils d’un côté, les tordu de l’autre.

Malgré quelques aspects un peu trop simplifié, le manga est bien fait. Très agréable a lire et plaisant à voir. Le trait de Shiki Kawabata a une touche personnelle tout en restant dans un style classique.


Retrouvez Rouge éclipse sur le site de l’éditeur. Un extrait à lire ICI

le tome 2 est prévu pour le 10 octobre


mega challenge shojo : nouveauté 2016
challenge 1% : lecture 3 sur 6
challenge 1% : lecture 3 sur 6

La mécanique du coeur

Je partage cette lecture avec Blandine de Vivre Livre. Un roman que j’avais acheté pour Yomu-chan et que je souhaitais lire à mon tours, surtout après avoir entendu tout le bien qu’en pensait ma petite Yomu-chan. C’est donc à pieds joint que j’ai sauté sur l’occasion de partager cette lecture avec Blandine, blogueuses infatigable avec qui je partage l’amour de la littérature jeunesse.

C’est le jour le plus froid du monde qui s’abat sur Édimbourg le 16 avril 1874. C’est le jour qu’à choisit le petit Jack pour venir au monde dans l’étrange maison de Madeleine. Sorti du ventre d’une mère trop jeune qui n’en veut pas, Jack a le cœur glacé. Mais Madeleine qui sait réparer les corps et cœurs va lui graffer une minuscule horloge à coucou qui va permettre au petit cœur de Jack de fonctionner. Avec cet appareil greffé sur la poitrine, Jack fait fuir tous les parents venu chercher enfant à adopter chez cet accoucheuse de mère qui ne peuvent pas l’être. C’est le cœur serré que Jack va se réchauffer à la douceur des bras de Madeleine, des chants de Arthur, des rires de Luna et Anna les prostitués.

L’enfant grandi dans ce monde à part, protégé par Madeleine, mais il n’y tiens plus, il veut voir la ville. Madeleine redoute que les fortes émotions ne déraillent le mécanisme de son cœur si fragile mais elle ne peux pas lui refuser une visite en ville. Visite qui va bouleverser le monde de Jack :  il y rencontrera une « petite chanteuses de flamenco qui ne voit pas grand chose » et son cœur s’emballe. Bien décidé à la retrouver il intégré l’école. Y devient le martyr avant de devoir tout quitter précipitamment suite à une bagarre trop violente. Le voilà partir à travers l’Europe pour retrouver sa petite chanteuse.

Ce livre à été une merveilleuse découverte. Je connaissez le groupe Dionysos pour avoir entendu il y a quelques temps une chanson (je me souviens même pas laquelle) mais je n’avais encore jamais lu un livre de Mathias Malzieu et c’est un régal !

Malgré tout le bien que j’en avait entendu de ce livre, j’avis peur de ne pas accrocher. Je redouté le côté surréaliste de l’histoire et avait peur de trouver cela trop décalé. Mais c’était sans compter sur le talent de Mathias Malzieu, qui par son écriture à la fois très poétique et simple nous fait entrer en seulement quelques phrase dans son univers. Dès que nous sommes embarqué dans cette aventure, plus aucune extravagance ne semble impossible. On vit avec Jack et notre cœur bat avec son horloge. J’ai été happé par ce court roman que j’ai trouvé très beau et touchant. Moi qui ne suis pas encline à lire de la poésie et encore moins à comprendre les jeux de mots j’ai été charmé par la façon dont Malzieu jour avec mots. Le texte est tantôt très poétique, tantôt très terre à terre et le tout rends le récit très vivant. C’est très visuel, et sans avoir vu le film, je voyait défiler l’histoire devant moi. Le texte est rythmé et les intermèdes poétiques ne cassent pas le rythme du récit  mais y participent. Tout est très fluide. C’est très joli, c’est touchant. Ce livre conjugue le plaisir de la lecture pure (un très beau texte) avec celui de se faire raconter une belle histoire (un conte initiatique drôle et triste).

C’est toujours difficile pour moi de parler d’un livre que j’ai beaucoup aimé. Je ne trouve pas les mots pour exprimer mon enthousiasme.  Je ne suis pas sûre d’avoir réussi à vous convaincre mais, avec seulement 156 pages, je vous conseille de donner sa chance à ce livre, vous risqué une très bonne lecture 😉

Le livre a été adapté en film, je reviendrais bientôt sur cette adaptation que je n’ai pas encore eu le temps de voire .

coup de cœur 2016
coup de cœur 2016

The Tarot café, du manhwa et des cartes

Que diriez-vous de vous faire tirer les cartes ? Et si pour cela nous allions dans le Tarot café de Pamela ? Dans ce café elle y reçois des êtres extraordinaires venu cherches son aide et voire, grâce à ses cartes un peu plus clair dans les sentiments. Ces créatures, vivant incognito parmi les hommes, sont de tout bord. On y croise des loup-garous, des vampires, des fantômes et bien d’autres créatures fantastiques venue se faire tirer un tarot.

 

The Tarot Cafe est un manhwa (bd coréenne) Sang-sun Park publié par Soleil manga en 2004 et malheureusement stoppé avec seulement 6 des 7 tomes qui composent la série. Encore un très bon manhwa stoppé avant la fin (cf Coy) T_T

Dans le premier tome on découvre Pamela et son étrange café. Le tome recueil 4 histoires indépendantes entre elle (la dernière se termine dans le tome 2), nous rencontrons ainsi un chat magique, un vampire amoureux, une petite fée espiègle et un alchimiste marionnettiste. Toutes les histoires tournent autours du sentiments amoureux et sont tragiques.

Ce premier tome m’a laissé une impression assez mitigée. J’ai aimé l’esthétique du dessin, très surchargé au style gothique improbable me rappelant les manga de Kaori Yuki, mais les histoires contée étaient un tantinet trop mélodramatiques à mon goût et les personnages un peu trop maniéré (là encore ça me rappel Ludwig de Kaori Yuki, mais en moins mauvais caractère). Mais la pointe de shonen-aï de la dernière aventure à titillé mon imagination perverse fertile. Si bien que je n’ai eu aucune peine à enchaîner avec les tomes suivants.

Avec le deuxième tome Pamela gagne un nouveau compagnon d’infortune. Le beau Belus nous avait été présenté dès le premier tome même si ça présence ne nous est pas expliqué. Au tome é arrive un jeune loup-garou que Pamela prendra sous son aile et embauche comme garçon dans son café. Nouveau personnage mais aussi nouvelle structure de récit. Là ou le premier tome proposait 4 histoires sans lien elles, le deuxième tome cherche à donner plus de profondeurs aux personnages principaux. Nous avons le loup-garou et son histoire, mais aussi des bribes du passé de Pamela qui remontent à la surface avec l’irruption d’un beau jeune homme semblant resurgir de son passé, et quel passé ! Nous apprenons ainsi qui est Pamela. A partir de là les histoires individuelles des personne venues se faire lire les carte et l’histoire de Pamela s’entremêlent.

Avec ce fil conducteur le récit devient plus captivant. Et malgré le mélodrame toujours très présent, j’ai commencé à vraiment apprécier l’histoire (ou plutôt devrais-je dire les histoires). La tension monte. Les personnages cachent leur jeu et il se pourrait bien que Pamela se trouve en danger. Dès leur on a envie de savoir ce qui c’est passé, pourquoi les personnages agissent de telle façon et comment Pamela va tirer son épingle de se nœuds de sentiments.

Tout comme Coy, ce sunjeaong manhwa (équivalent du shôjo japonais, soit un manhwa destiné à un public féminin), mélange romance classique avec la romance shonen-aï (entre jeunes hommes) ce qui moi me plait beaucoup. J’aime en effet beaucoup lire des yaoi mais souvent je leur reproche de crée des univers où n’existent que des hommes gay. Or ici on trouve de la romance pour tous les goût. J’aime beaucoup ce mélange qui se fait de façon très naturelle sans qu’aucun personnage ne s’en étonne. Bref un univers comme je les aime, on aime qui on aime peut importe que ce soit des femmes, des hommes, humains ou pas.

Après avoir lu les 4 premiers tomes vient le temps de la frustration. Comme j’ai beaucoup aimé, j’avais envie de lire la suite et les volumes d’occasions que j’ai pu trouvé en ligne sont à des prix un peu excessif. De plus la série n’a jamais été terminé en France (avec un seul tome manquant !!!). C’est ainsi que j’ai pu découvrir que le manhwa était aussi disponible en anglais  et en espagnol. Du coup j’ai bon espoir. Il se pourrait bien que je m’offre la fin dans une autre langue.

 

En tout cas, si vous tombé sur ce manhwa par hard, je vous le conseille, à condition d’aimer les mélodrame aux allures gothiques 😉

shôjo qui ne se déroule pas au Japon
manhwa
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Utena, la fille révolutionnaire

Je ne sais plus où j’ai entendu parler de se manga pour la première fois, c’était au détour d’un clic sur internet. Je ne sais pas trop pourquoi le titre m’était resté en tête. Quelques jours plus tard je tombe par hasard sur la série complète pour une bouchée de pain alors je n’ai pas hésité (j’ai quand même failli perdre le tome 2 que j’avais oublié d’acheter la première fois mais qui était, ouf! toujours là à mon deuxième passage au magasin). Et voilà un achat que je ne regrette pas ! J’ai dévoré cette courte série.

Utena est une jeune fille au caractère bien trempé. Elle vit seule avec sa tente depuis la mort de ses parents. Enfant, alors qu’elle venais de comprendre que ces parents ne reviendrais plus, elle manque de mourir noyée. Un prince lui apparaît et lui offre une bague ainsi que la « noblesse et grandeur d’âme ». Tous les ans elle reçoit une carte du mystérieux prince.

Depuis elle a grandi et alors qu’elle s’en va sur ses 16 ans elle reçoit une carte annonçant la rencontre proche avec son mystérieux prince. C’est ainsi qu’elle intègre une nouvelle école où le conseil des étudiants semble jouir d’étrange privilège. Bien malgré elle elle se retrouve mêlée à un engrenage de duels pour gagner l’épées de Dios et la fiancé des roses.

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La forte personnalité d’Utena, sa « noblesse et grandeur d’âme » font qu’aussi fort soit le désir de retrouver son prince, celui d’être elle même un prince volant au secoure de son amie l’amène à pleinement s’engager dans le processus de duels. Pour être un prince, pour sauver son amie, peut-être aussi pour se montrer fidèle à elle-même.

J’ai beaucoup aimé la personnalité de l’héroïne qui malgré tout hésite, vacille entre le désir d’être forte et celui d’être protégé. Utena est décidément une femme très moderne et ce genre d’héroïne dans un shôjo mettant en scène des lycéenne me plait beaucoup. Même si elle a ses moments de faiblesse, si elle tombe amoureuse et que ça lui fait perdre son discernement, Utena n’est vraiment pas une cruche. Non seulement elle est très courageuse, mais elle fait preuve d’une grande gentillesse et d’une grande empathie pour ses proches. Peut-être peut-on reprocher à la série de passer assez vite sur certains sentiments ne laissant pas assez de temps à l’intrigue pour bien asseoir les sentiments que l’héroïne éprouve. Non seulement la série ne fait que 5 tomes, mais ceux-ci sont très courts. Mais au moins on a pas le temps de s’ennuyer. Il ne nous reste qu’à broder autour de la ligne que nous donne l’auteur.

Quand à l’histoire je l’ai trouvé plutôt pas mal. Le côté mystique ce développe peu à peu, nous donnant diverses fausse pistes, on se laisse surprendre pas un dénuement assez énigmatique et très ouvert. Attention si vous aimez les vraies fins, vous risquez d’être frustré !

En tout cas moi j’ai beaucoup apprécié la lecture de se manga que j’ai dévoré en une nuit. Je me suis laissée prendre au jeu, je me suis laissée séduire par Utena qui fait un très bon prince. J’ai beaucoup moins accroché à son alter-ego, la fiancée des roses qui est trop distante et trop étrange pour qu’on s’y attache vraiment. La fin, bien que frustrante était bien tournée.

Quand au dessin avec son style années ’90 m’a plus. Romantique à souhait, contrastant avec le caractère de l’héroïne pour faire un ensemble plutôt bien équilibré.

Bref c’est la bonne découverte de ce début de printemps ! Publié par Pika, la commercialisation de la série a été stoppée mais si vous tombé dessu je vous conseille vivement.

Le manga a été adapté en anime (39 épisodes) (licencié chez Kazé) ainsi qu’en long métrage (licencié chez Dybex). Je n’ai vu aucun des deux

challenge shôjo 1/10

L’ombre de Shanghai

  

Shanghai, années 30. La ville prospère et les concessions étrangères y sont nombreuses. Lila, une petite chinoise élevée par Feng, vit dans le quartier français chez les Cartier, une famille de commerçant qui a recueilli Feng et sa fille quand celle-ci n’était encore qu’un bébé. Les Cartier ont un fils, Gaspard, du même âge que Lila. Ils ont grandi ensemble mais Gaspard, en raison d’une maladie, a du regagner la France où il a passé plusieurs années. Il a 16 ans quand, enfin guéri, ses parents le font revenir à Shanghai. Gaspard n’est que rancune et haine pour Lila qui a grandi auprès de ses parents comme une fille alors que lui, leur véritable fils, était au loin. Égoïste, capricieux, Gaspard manque vraiment de maturité et de discernement. Des les premiers échanges sur le quai du port il succombe au charme de la malicieuse Clara et n’a pas un regard pour le petite Lila qui depuis tout ce temps attendait son retour. Alors que Mme Cartier fait pression pour que Lila soit admise dans le lycée français, Gaspard n’est que mépris, le lycée français ce n’est pas une place pour une chinoise ! Ce mépris n’empêche pas Lila d’aimer Garspard et de pleurer. Parce que Lila pleure beaucoup. Jeune fille très intelligente (enfin c’est ce que disent ses professeurs) elle est frêle et fragile, toujours soumise. Enfin, ce n’est qu’une facette de ce qu’elle est ! Car en réalité une autre facette se cache dans cette jeune fille extraordinaire. Une facette que nous ne découvrirons que dans le tome deux et qui donne son nom à la série.

L’ambiance :

L’histoire se déroule dans le Shanghai des années 30. Un ville cosmopolite et pleine de vie. Comptoirs de commerce étrangers, triades obscures, vie culturelle fleurissante… Une ville riche et intéressante a été prise pour décor dans cette histoire.

Chaque tome commence par une petite introduction écrite qui plante un peu mieux le décors, nous explique ce qu’était la ville à l’époque. Si c’est introductions sont très intéressantes et permettent de mieux replacer le récit dans un contexte historique précis, on peut regretter qu’on nous dise plus qu’on ne nous montre. Les divers tomes, assez court et rapides, ne montrent pas beaucoup la vie dans le Shanghai des années 30 et se concentre presque exclusivement sur le personnages principaux.

Les personnages

L’histoire s’axe sur Lila, jeune chinoise recueillie par Feng puis par les Cartier. Elle est plutôt réservée et discrète, très bonne élève et fille sage. Elle est en admiration pour Gaspard qui, si dans leur enfance était comme un frère pour la petite Lila, est devenu, depuis son retour a Shanghai, un garçon méprisant et hautain. Très effacé et soumise dans le premier tome, Lila cache une facette dangereuse : l’ombre de Shanghai. Une étrange force prends possession d’elle quand la colère et la frustration lui monte à la tête. Elle n’est plus capable de rester la gentille fille soumise qu’on attends qu’elle soit et devient une créature inquiétante. Encore incapable de maîtriser cette force Lila n’est reste pas moins bonne et juste. Elle vient au secours de « son » Gaspard qui, soyons franc, ne le mérite pas.

Gaspard est le deuxième personnage le plus important de l’histoire. Franchement antipathique dans le premier tome, on comprends bien vite que tout cela n’est qu’une façade. Il en veut à ses parents de s’être séparé de lui (malgré leur très bonne raison), il en veut à Lila d’avoir pu profiter de l’affection de ses parents à lui et tente de se faire accepter par ses nouveaux camarades de classe, notamment de la belle Clara, quitte à se montrer méprisant avec son amie d’enfance. En somme Gaspard est un adolescent on ne peut plus banal, égocentrique et imbu de sa personne, qui en veut à la terre entière. Mais au fond est-il si méchant ? Au troisième tome, Gaspard prends seul contre tous le parti de l’ombre de Shanghai, cette étrange créature qui lui a sauvé la vie. Mais là encore le personnage manque de maturité et de profondeur.

Clara, camarade de classe de Lila et Gaspard est l’inévitable pétasse peste. Il y a toujours une jeune fille plus belle que les autres, méchante et méprisante envers l’héroïne moins sexy, autours de laquelle tous les garçons rodent et qui tente de chiper le copain de l’héroïne. ben voilà Clara est là. Personnage typique, antipathique et pas très intéressant servant de déclencheur pour la transformation de la gentille Lila. Jeune fille riche et gâté, elle n’a pas grand chose pour elle si ce n’est sa beauté. Le fait que Gaspard en pince pour elle ne fait qu’accroître le côté immature du jeune homme.

Dino, pendant masculin de Clara. S’il faut une peste il faut aussi l’amoureux transit de la peste près à toutes les bassesses pour écarter ses rivaux et s’en prendre au héros. Tout comme Clara ce personnage est très stéréotypé et ne présente pas grand intérêt.

Les Cartier sont eux plus charmant. Très progressistes, ils semblent en avance sur leur temps et tentes d’inculquer autour d’eux des valeur nobles comme l’égalité et les respect entre les différentes cultures. La mère est un personnage intéressant. Du moins le soupçonnons-nous.

Il nous reste Jim, le journaliste alcoolique qui est sensé apporter une touche d’humour. Un personnage sympa mais finalement pas très drôle, Feng le mercenaire repenti, tuteur de Lila et employé fidèle des Cartier et Monsieur Li, homme influent et dangereux.

L’histoire et le rythme

Pris séparément les divers éléments de cette série m’ont paru assez peu convaincants. Les personnages sont trop stéréotypé et l’intrigue reste trop superficielle, l’abiantation trop rapide. Pourtant dans son ensemble L’ombre de Shanghai s’est révélée être une lecture assez plaisante. Les pages s’enchaînes , capté par un rythme assez rapide, on fini un tome avant même d’y avoir pensé et en enchaîne assez directement avec la suite mu par un je sais quoi qui donne envie de connaitre la suite. Moi j’ai passé un bon moment.

J’ai aimé le cadre pris pour l’histoire : le Shanghai des années 30 qui est à la fois exotique et familier par la forte présence d’étrangers d’origine européenne. Le brassage de diverses cultures en font un bon cadre pour une histoire d’aventure et les petites infos distillées en introduction enrichissent les connaissances du jeune lecteur.

Les trois premiers tomes lu d’affilé forment un ensemble plaisant. Les personnages assez antipathiques dans le premier volumes acquièrent un peu plus de complexité au fil des tomes et l’intrigue prends forme, le mystère s’installe. Cependant cela reste assez superficiel et simple. Le rythme de lecture et le graphisme étant agréable je conseillerais cette lecture surtout à des jeunes lecteurs qui sans trop entrer dans des détails qui pourrait les ennuyer auront ainsi un joli aperçu de la Chine des années 30 tout en ayant une histoire d’action et de mystère à se mettre sous la dent. Les personnages on ne peut plus classiques permettrons sans doute une rapide identification. La lecture est facile, rendant la série accessible aux petits lecteurs fainéants.

Les lecteurs plus vieux n’y trouverons sans doute pas leur compte, justement parce que c’est trop rapide et pas assez approfondi à la fois sur la construction du cadre historique et sur celle des personnages qui restent assez superficiels.

Une jolie BD pour les 10/11 ans. Mystère et Histoire. Joli dessin couleur, belle couverture cartonnée.


Informations techniques :

  • Titre : L’ombre de Shanghai
  • Auteurs : William Crépin & Patrick Marty
  • Illustration : Li Lu
  • Date de parution : 03/10/14 (tome 1)  22/05/14 (tome 2) 09/10/15 (tome 3)
  • Prix public : 12.90€
  • Pagination : 96 pages, couleur
  • Format : 18 x 22,5 cm, couverture cartonné

Découvrait des extraits sur le site de l’éditeur : tome 1, tome 2, tome 3

Tome 4 à paraître en janvier 2016

Merci aux éditions Fei pour cette collaboration


Lecture commune avec OliV


à lire aussi l’avis de Mo’

The Ancient Magus Bride – le tome 1

C’est la couverture (que je trouve très jolie) qui m’a attiré dans ce manga. J’ai tout de suite voulu en savoir plus. Je m’attendais à un shôjo du genre La fleur millénaire, mais j’ai découvert qu’en réalité c’est un shônen, ce qui me faisait craindre un scénario basé sur les combat entre magiciens et sorcier… Après avoir lu quelques avis positifs (je sais plus où, désolé), j’ai décidé de voir par moi-même et j’ai plutôt apprécié.

Contrairement à mes craintes, ce premier tome ne propose pas de combats magiques. Il plante le décor en faisant rencontrer les deux personnages principaux : Chisé Hatori, une jeune esclave de 15 ans, et Elias Ainsworth (ils ont toujours des nom à coucher dehors les personnages non-japonais !) un sorcier non-humain qui l’achète pour en faire son apprentie et son épouse.

Son épouse, oui ! Mariage dont l’intrigue (à priori) aurait pu se passer mais que voulez-vous, cela doit stimuler l’imagination et les fantasmes de quelques uns… Pas d’inquiétudes ! Dans ce premier tome le mariage en question est traité avec humour et dérision. Elias n’est pas encore un vieux pervers.

Revenons à l’intrigue ! Une fois les présentations faites (personnages et univers) on rente un peu plus dans le vif du sujet avec quelques missions qu’Elias s’est vu confier par l’Eglise. Quelle église on ne sais pas puisque le prêtre est aussi le pasteur… -_-‘ Encore une fois je m’interroge sur la pertinence d’un tel élément dans le scénario. Je ne pense pas qu’un prêtre Shintô puisse aussi être moine bouddhiste, mais il est vrai que le Japon est le champion du syncrétisme religieux. N’empêche qu’un chose est sure : on ne verra jamais de prêtre-pasteur ! D’où mon interrogation, cet amalgame fait entre catholiques et protestants est-il provocateur ? Ou témoigne-t-il simplement de l’ignorance de l’auteur quant à la spiritualité occidentale ?  Que la réponse soit l’une où l’autre de ces deux hypothèses, je trouve cet amalgame plutôt mal trouvé dans la mesure où cela enlève le peu de vraisemblance que cette histoire riche en éléments fantastiques pouvait avoir. Le prêtre-pasteur ne faisant qu’une brève apparition, difficile de me faire une opinion plus construite sur sa nature.

Exception faite de cet amalgame religieux (qui plus est en Angleterre, pays anglican s’il en est) je trouve que l’univers que nous propose Kore Yamazaki est plutôt réussi. Fortement inspiré de nos contes et légendes on y voit pulluler tout un tas d’êtres magiques que nous connaissons bien : fées, magiciens, sorciers, dragons… La façon dont l’auteur explique la différence entre sorciers et magiciens est aussi assez amusante, surtout quand Elias utilise l’informatique comme exemple pour mieux se faire comprendre.

Pas beaucoup d’action, on prends le temps des présentations, bien que, à la fin du tome il reste encore beaucoup de mystère autours de Chisé et Elias.

Personnellement j’ai bien aimé le vieux sorcier, sa façon d’être, son charisme. Il est entouré de beaucoup de mystère, ne serait-ce qu’à cause de son apparence, mais il a une façon d’agir et de parler très simple et naturelle, décontracté. Ce qui contraste avec Chisé qui au contraire est toujours tendue. Vous me direz que vu les circonstances cela peu se comprendre. M’ouai… Je sais pas trop. Moi je n’ai pas tellement accroché au personnage que je trouve très quelconque, ayant beaucoup des défaut habituels des héroïne de manga. Elle est très stéréotypé autant dans son chara-design que dans son comportement. Son caractère est peu intéressant, elle se pose beaucoup en victime, et avec les flash back sur son passé et sa condition d’esclave on tombe facilement dans le mélo. Néanmoins le duo marche assez bien. On ne peu qu’espérer voir Chisé évoluer et prendre de l’envergure.

D’une manière générale, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’intrigue, mais cela est dû en partie au fait que ma lecture aie dû être interrompue à plusieurs reprise, créant ainsi une distance supplémentaire avec l’univers proposé. J’ai tout de même pris plaisir à lire ce premier tome. Et la chute, avec un cliffhanger bien amené, fait qu’à la fin du volume on n’a qu’une envie, découvrir la suite.

Pour ceux qui se rendrait à la Japan expo de Paris (c’est très bientôt) sachez que l’auteur sera l’invité de Komikku. Quant au tome 2, il sort début juillet.

Vous l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Noragami – le tome 1

Je vous ai déjà parlé de la série animé, aujourd’hui je vais vous parler du premier tome du manga, sorti en janvier. Merci à Mei-Amadis du blog L’Antre de la louve et aux éditions Pika pour le concours qui m’a permis de remporter ce premier tome. Ah! C’est malin ! Maintenant à cause de vous j’ai une nouvelle série en cours !

Revenons à nous moutons !

L’histoire de départ :

Yato est un petit dieux guerrier, situé tout en bas de la hiérarchie divine nippone qui compte des milliers de dieux. Son rêve : être vénéré par des milliers de disciples. Pour y arriver il est prêt à tout ! Il note son numéro de portable partout : “En cas de problème appelez Yato au xx xx xxx”. Seul certaines personnes, celle qui se trouvent à la frontière entre le monde des morts, le higan, et le monde des vivants, le shigan, sont capable de voir ce numéro.

Armé d’un shinki, attribut divin, il se bas contre les ayakashi, créatures peuplant les angles mort, cet espace entre le shigan et higan, fait d’émotions et de malédictions. Les ayakashi sont partout et cherchent à s’emparer des esprits les plus fragiles pour les faire basculer du mauvais côté.

En tant que divinité guerrier, la seule chose que Yato sache faire c’est se battre. Ses shinki deviennent des armes grâce aux quelles il peut détruire les ayakashi.

Tout irais bien pour ce dieu s’il n’avait pas un sale caractère ! Ses shinki le lâchent les uns après les autres et il en est réduit à accepter de bien basses besognes. C’est en courant après un petit chat qu’il fait la rencontre de Hiyori, une jeune lycéenne très sensible, capable de le percevoir. A partir de là le destin de la jeune fille tout comme celui du dieu le moins populaire du Japon vont basculer. Qui vient en aide à l’autre ?

 

Avec ce premier tome le décor est planté. Nous somme dans le Japon contemporain. Comme souvent le fantastique et le réel se chavauchent. Le monde des dieux et des démons se confond dans celui des humain, qui les côtoient sans les voir. La plupart d’entre eux du moins, car ceux qui sont proche de craquer, prêt à basculer dans l’au-delà, se tenant à la frontière entre la vie et la mort peuvent voir ces créatures spirituelles. C’est ainsi que ceux qui ont besoin d’aide peuvent apercevoir les messages laissé par Yato et l’appeler à l’aide.

Yato est sans doute le meilleur personnage de la série, drôle et disjoncté, ce dieu sdf est à l’antipode de l’image qu’on peut se faire d’un dieu et c’est précisément en ça qu’il est original et que sa prestance fait mouche. Il est attachant et drôle avec son allure de loser. Ce qui ne l’empêche pas d’être sérieux et fort. C’est qu’une arme à la main il a la classe Yato ! Peut-être que le côté loser n’est pas assez accentué, du moins dans sa version papier. J’avais l’impression que cet effet était plus efficace dans l’anime.

Ceci dit l’anime est très proche de ce premier tome, je n’ai noté aucune dissonance ni dans le récit ni dans le caractère des personnages.

La lecture est très agréable. L’univers folklorique est abordé de façon originale et le tout est traité avec une bonne dose d’humour sans pour autant tomber dans la farce ou la parodie. Des sujets très graves y sont abordés comme par exemple le harcèlement à l’école et le suicide.

La façon dont le harcèlement est traité est d’ailleurs intéressante. Tout en mettant l’accent sur la difficulté et la souffrance de la victime, on souligne également sa responsabilité. Se poser en victime n’est-ce pas une façon d’aggraver la situation ? Dit comme ça cela peut paraître simpliste, mais je suis partisan d’un mode de pensée qui nous rend responsable des situations que nous vivons. Mais là je m’égare ! C’est pas un cours de philo, c’est un manga qui trouve un juste équilibre entre humour et sérieux, entre fantastique et réalité.

J’ai pourtant un reproche à faire à ce premier tome : il est peut-être un peu trop lisse, trop bien calibré. C’est bien fait, bien dessiné, bien dosé, humour, action, fantastique et jolies lycéennes… ça sent la recette du “bon manga” à plain né ! Il lui manque une petite touche d’originalité, de folie… ce petit quelque chose qui fait qu’on s’en souviens, que sa nous marque. Là, je n’ai rien senti de tout cela. J’ai juste trouvé que l’idée et les personnages sont sympa et que la recette est bien appliqué. Il faut maintenant que la mangaka se lâche et sorte des sentier battu.

A la lecture du petit bonus en fin de tome on apprends que la mangaka avait l’habitude de travailler avec un scénariste et que c’est son premier titre en solo, ce qui apparemment n’est pas sans stress. C’est peut-être cette peur de ne pas bien faire, ou le fait de ne pas trop savoir comment mener sa barque tout seule qui donne ce résultat : un bon scénario mais trop de retenue. ça me fait penser à un commentaire que quelqu’un avait fait sur un autre manga : on sent que c’est calibré pour l’adaptation en anime. Je sais plus qui avait dit ça, ni dans quel contexte (si le coupable se reconnait, qu’il se dénonce) mais c’est tout à fait ça !

A voir si l’auteur arrive à se lâcher dans les tomes suivants. Et tout cas les ingrédients sont là pour faire une bonne série.

En revanche, la chute du premier tome manque de punch. C’est pas assez percutant pour que l’envie irrépressible de lire la suite nous affecte. Je lirais volontiers la suite, mais je vais pas me précipiter en librairie.

 

Seikimatsu Occult Gakuin

aujourd’hui je vais vous parler d’une petite série animé, ça faisait longtemps !

synopsis :

Maya se rend au obsèques de son père, directeur d’une bien étrange académie ou les sciences de l’occulte occupent une place primordiale dans l’enseignement. Séparée de son père enfant, Maya déteste tout se qui concerne l’occulte et est bien décidé à prendre la direction de l’école pour la détruire ! Mais, alors qu’elle fomente son plan de vengeance contre son père mort, un homme descend du ciel. Il arrive du futur, le 21 juillet de cet année (1999) la prophétie de Nostradamus va se réaliser. Il est là pour empêcher que cela n’arrive. Ensemble Maya et Bunmei vont chercher la clé de Nostradamus.

Et ça donne quoi :

Un bon mélange d’occulte, d’humour, d’action, de sf et de scool life ! Si l’anime n’a en soit rien de révolutionnaire, en 13 épisodes, elle garde un bon rythme et est très agréable à regarder. J’ai surtout aimé les personnages, tous décalé et un  peu pathétiques, même la belle Maya. Les personnages secondaires sont attachants et drôles et font oublier (un peu) la relation un peu trop cliché entre Maya la dominatrice et Bunmei le faible et fidèle serviteur. Quoi qu’il la serve plus par peur de représailles que par fidélité… Il est néanmoins trop naïf, trop poreux, trop paresseux… Et elle trop violente, comme toujours.

J’ai tout de même passé un excellent moment avec cette joyeuse bande, leurs péripéties dans l’univers de l’occulte et le fils contacteur qui mène toute l’histoire sans se perdre en chemin. Histoire qui se fini en beauté. Car on a droit ici à une jolie fin, avec trois derniers épisodes sur un ton plus dramatique, mais efficaces. Les bonnes conclusions sont suffisamment rares pour qu’on s’en félicite quand on en trouve une 😉

infos techniques :

13 épisodes de 25 minutes

Studio : A-1 Pictures et Aniplex

Réalisateur : Tomohiko Itô

2010

Le protectorat de l’ombrelle ~ by Yomu-chan

Saluuuuuut !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler des aventures d’Alexia Tarabotti ! Et bien que l’oeuvre originale soit un roman signé par Gail Carriger moi c’est de la version « manga » que j’ai lu et sur la quelle je vais vous donner mon avis. Si je met le mot « manga » entre guillemets c’est parce que le terme plus approprié pour cette oeuvre serait « roman graphique » ou encore « global manga », mais vu que je suis pas compliquée et que le tome se présente sous la forme d’une bande-dessinée japonaise alors on va pas tergiverser et on va dire manga !

Donc voilà voilà, place au synopsis 😉  L’histoire se déroule dans un Londres aux allures victoriennes. Mais avec quelques détail en plus, à savoir, des vampires, des loup-garous et des fantômes. Et  parmi toutes ces créatures surnaturels il existe notre héroïne, la belle Alexia, une paranaturel. Une quoi ? Et bien une humaine qui rien qu’en le touchant peut rendre n’importe quel surnaturel en tout ce qui à de plus naturel et de mortel.  De là, Alexia se retrouvera embarquée dans des intrigues aux enjeux mortels aux côté de lord Maccon, un beeeauuu loup-garou alfa, et de lord Adelkama, un sympathique vampire gay.

Et voilà en gros le décors dans lequel prennent racines les aventures de la belle Alexia !

J’ai, pour ma part lu les deux premiers tomes, sans âme et sans forme ( et en fait les deux seul sortit en France) et je suis tombée sous le charme de cette série ! Alors pas de panique, si en lisant mon résumé vous avez l’impression de vous retrouver face à face avec un scénario de roman de jeune fille totalement niaise comme twilight ou de je sais pas quoi (désolé pour les fan de ce genre d’ouvrage) bref laissez moi vous dire que vous faites fausse route. En effet Sans âme offre une histoire intéressante, sans trop de dentelle et de boutons de rose. Avec une héroïne adulte et mature, qui sait réfléchir et réagir. Et puis même si malgré tout il nous faut bien une histoire d’amour, celle-ci est juste comme il le fallait, un peu romantique mais pas assez pour pouvoir vomir des arc-en-ciel, et puis pas de chichi sur la nudité ou les baiser langoureux.

Bref, que des bons point pour ma part. Le dessin est joli et colle bien à l’histoire et aux personnages. Personnages qui d’ailleurs sont plein de couleurs et de relief, très attachants pour la plupart. Un univers, agréable qui utilise vampires et loup-garous tout en restant un peu original. Et puis une chouette ambiance qui nous donne envie de d’en savoir plus et donc d’en lire plus ! Un 9/10 pour moi ! A voir si la suite continuera sur la même lancé. En tout cas, je suis très très pressée que le prochain tome sorte parce que vu comment se fini Sans forme … Mon excitation est à son apogée !  Mais je n’en dit pas plus et je vous laisse découvrir comme des grands :p


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REM 

Gail CARRIGER