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L’ile Louvre

Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d’un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l’ensemble des salles et des œuvres exposées). Carnet de voyage en main, l’auteur s’amuse à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs, les lieux les plus courus comme d’autres bien moins connus ! Les édition du Louvre et Futuropolis, poursuivent avec Florent Chavouet, leurs parutions où carte blanche est donnée aux artistes.

(sources : Futuropolis)

J’ai connu Florent Chavouet à travers son carnet de voyage Tokyo Sanpo sorti chez Philippe Picquier en mars 2009. Depuis Chavouet a sorti un deuxième carnet de voyage Manabé Shima (2010) et une bd atypique Petites coupures à Shioguni (2014).

Avec L’île Louvre l’auteur renoue avec son thème de prédilection : le carnet de voyage et pour l’occasion il transforme le musée en une île avec ses autorité, ses habitants et ses nombreux touristes. A travers des scène capturé de ci de là au détour de sa visite, il nous restitue l’ambiance particulière de ce grand musée. Il croque avec beaucoup humour les touristes parfois perdu dans ce grand temple de l’art. On y découvre aussi les guides, leurs habitudes et leurs anecdotes. On voit le musée sous un autre œil. Si Chavouet fait la part belle à l’architecture du musée et aux œuvres d’art exposée, ce qui l’intéresse se sont avant tout les hommes et les femmes qui s’y trouvent, que ce soit pour le plaisir ou pour le travail. Des scènes qu’il décrit avec ce sens du détail très particulier.

Une façon très originale de découvrir ou redécouvrir le Louvre. Une lecture très agréable et légère, beaucoup d’humour et un très joli coup de crayon de couleur immédiatement reconnaissable. De quoi donner envie de retourner au Louvre pour peut-être ne pas regarder que les œuvres d’arts mais aussi accorder quelques instants d’observation aux foules qui déambules dans ses couloirs. En tout cas moi ça me donne envie d’aller au musée 🙂

à lire :  l’avis de Mo’, Lunch

Merci au éditions Futuropolis qui m’ont permit de découvrir cette BD sélectionnée pour le prix 2016 K.BD

lien vers la fiche éditeur

Dans la collection du Louvre des éditions Futuropolis vous trouverez 11 autres bd, parmi lesquels il y a même un titre de Jiro Taniguchi et de Hirohiko Araki. Si cette collection vous intéresse vous pouvez aller faire un tour sur la page facebook dédié.

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Petites coupures à Shioguni

C’est au Festival d’Angoulême que j’ai découvert pour la première fois cette BD, le dessin de Florent Chavouet (que je connaissais déjà pour son Tokyo Sanpo) ainsi que la mise en scène et le découpage des pages m’avaient tout de suite plus. Mais je n’en avait fait qu’une lecture en diagonale et n’avais pas tout suivi de l’intrigue. Un lecture commune avec l’équipe k.bd était l’occasion rêvé pour revenir sur cette BD (et une excellente excuse pour me l’offrir !). C’est donc en toute hâte que je me suis rendue hier matin à la librairie et que j’en suis revenue avec le précieux trésor et intersession de faire un petite chronique dans la foulée (je suis déjà à la bourre!!)

N’ayant que préalablement survolé le livre, j’ai pris un réel plaisir à le (re)découvrir.

Après avoir publié deux carnet de voyage (Tokyo Sanpo et Manabé Shima) Florent Chavouet se lance dans une nouvelle aventure, celle de la bande dessinée, avec Petites Coupure à Shioguni. Pour une première, elle est drôlement réussie !

Petites Coupures à Shioguni  est un drôle de roman policier où tout ce que l’on croyait avoir compris n’était en fait qu’une fausse piste. Un jeu de piste fait de petites coupures de journaux, de témoignages récolté par un journaliste, de notes écrites sur son carnet…

Tout commence dans un petit restaurent de Shioguni (ville fictive), trois yakuza entrent dans le resto pour réclamer à Kenji, le jeune cuisinier, l’argent qu’il leur a emprunté. Du moins c’est ce que raconte la fille au sweat rose. Mais que faisait là cette fille ? Simple témoin ? Où est-elle passé ?

De témoignage en témoignage on remonte le fils de l’histoire, une histoire qui finalement ne se relève pas si simple que ça. Une histoire ? Y-a-t il au moins une histoire ?

Un scénario très original servi par une mise en page très hétérogène, ou s’entremêlent prises de notes, passages narratifs, flashback, interviews… Un cahos qu’on retrouve également dans les illustrations de Chavouet, très riches en détails et en couleur. Le découpage de l’action, avec des allées et venues dans la chronologie des évennement à quelque chose de très cinématographique, tout comme l’ambiance de vieux polar qui s’en dégage. Une histoire construite en puzzle qui se révèle très drôle, tout en gardant un rythme et une tension propre au récit à suspens.

Visuellement c’est aussi agréable qu’inattendu. Inattendu par sa mise en page particulière ne laissant aucune place au vide. Il n’y a pratiquement aucune case, tout comme il n’y a aucune page blanche, ni au début ni à la fin de l’ouvrage. Quant au dessin de l’auteur, s’il a évolué par rapport Tokyo Sanpo, il garde cette patte particulière et ce trait de crayon et de couleur que j’avais aimé dans son carnet de voyage.

Bref un très beau livre. Seul bémon, vous allez rire, l’odeur. Oui, l’odeur ! Je n’aime pas l’odeur de papier que décage le livre. J’espère qu’elle va s’estomper. Je fait partie de ces gens bizarres qui aiment sniffer les livres alors pour moi c’est important.

2015-06-24 18.32.18

à lire aussi les avis de Jérôme, Mo’,  ChocoYvan et Kiba-chan

découvrez le site ce Florent Chavouet

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