Archives par mot-clé : Histoire

Communardes ! [BD]

Couverture Communardes !, tome 1 : Les éléphants rouges

Trois tomes, trois destins qui se jouent en cette année 1871, à Paris. Une année pleine de promesses, de rêves et de sang.

Il y aura la petite Victorine qui prend les rênes d’une bande de gamins des rues et rêve de mener l’assaut à dos d’éléphant. Il y aura Liza, une jeune aristocratique russe, envoyée par Marx, qui va trop vite. Trop vite pour son temps, trop vite pour les hommes. Il y aura Marie, ancienne domestique pleine de rancune qui voit en la commune un espoir d’émancipation, mais aussi le moyen de prendre sa revanche.

Dans ces trois tomes coule beaucoup de sang. La révolution ne se fait pas sans violence. Mais cette révolution-là sera une révolution avortée. Et le sang sera versé en vain.

On ne peut que ressentir de l’amertume en refermant le dernier tome. De l’amertume, mais aussi de la gratitude. Gratitude pour les auteurs qui, avec ce triptyque, m’ont fait découvrir des facettes cachées de cette période que je connais très peu. Je ne me souviens même pas qu’on y ait fait allusion en cours d’histoire). de la gratitude pour cette mis en lumière du rôle qu’on joué les femmes dans cette insurrection. Mais aussi et surtout de la gratitude pour ces femmes et ses hommes qui par leurs sacrifices ont planté les graines du changement.

Cette série m’a donné envie de m’intéresser à cette période. Auriez-vous des lectures (que ce soit des fictions ou des essais) à me conseiller ?

Couverture Communardes !, tome 2 : L'aristocrate fantôme

Avec Wilfrid Lupano au scénario chaque tome est mis en image par un illustrateur différent :

  • Tome 1 : Les éléphants rouges par Lucy Mazel
  • Tome 2 : L’aristocrate fantôme par Anthony Jean
  • Tome 3 : Nous ne dirons rien de leurs femelles… par Xavier Fourquemin et Anouk Bell aux couleurs

Couverture Communardes !, tome 3 : Nous ne dirons rien de leurs femelles...

Si j’ai une nette préférence pour le style graphique du premier tome, j’ai trouvé ça intéressant de faire appel à des dessinateurs différents pour chaque épisode. Chaque album se centre sur un personnage qui croise les autres, mais dont les motivations et le contexte sont différents, ce changement d’ambiance graphique accentue cet effet de point de vue différent sur un même événement historique.

Une belle série que j’ai découverte au rayon jeunesse de ma bibliothèque, mais qui aurait tout aussi sa place chez les adultes.


⇒ sur le site de l’éditeur

Lucy Mazel

Anthony Jean

sur Amazon ou chez votre libraire préféré


lire un extrait  du tome 1:

Communardes ! – Les Eléphants rouges


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Kevin Hart’s Guide to Black History [tv]

C’est par hasard que je suis tombé sur ce programme netflix. L’humoriste américain Kevin Hart, revient avec humour sur l’histoire de plusieurs afro américains particulièrement remarquables. Si j’en connaissais déjà quelques-uns, j’ai appris pas mal de choses.

Je n’apprécie pas particulièrement cette forme d’humour, trop téléphoné, mais je salue la volonté pédagogique.

Le programme s’adresse particulièrement à la jeunesse et véhicule, en plus de certaines connaissances sur la culture afro américaine, un beau message.

Un programme très positif qui peut servir comme point de départ pour découvrir des personnalités intéressantes de l’histoire américaine et malheureusement trop peu connues et reconnues.

sur netflix

C’est dans le cadre du African American History Month Challenge de Enna.

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Imitation Game [Film]

Le professeur Alan Turing est un éminent mathématicien, très peu à l’aise avec les gens, mais d’une intelligence remarquable. Il est engagé en 1940 par l’armée anglaise avec d’autres intellectuels pour casser le code d’enigma, la machine qu’utilisent les Allemands pour envoyer des messages codés. Réputé inviolable, enigma est un enjeu très important pour les alliés.

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J’avais déjà entendu parler d’enigma et je savais que c’était un Britannique qui avait réussi à en percer le secret, mais j’ignorais tout de l’histoire d’Alan Turing.

J’ai trouvé ce film très intéressant, mais aussi très agréable à voir. Il y est question de cryptographie et de savant un peu fou et pourtant on ne s’y ennuie pas du tout. Il y a une très bonne tension tout au long du film, on est vraiment pris par l’histoire et on a envie de savoir. Va-t-il y arriver ? Va-t-il arriver à surmonter les obstacles ? Va-t-il réussir à se faire comprendre et à comprendre ses collègues ?

La fin nous a beaucoup bouleversés et nous a laissé un goût amer dans la bouche.

Un très beau film historique, très bien interprété.

Réalisateurs : Morten Tyldum

casting : Benedict Cumberbatch (dans le rôle d’Alan Turing), Keira Knightley, Matthew Goode, Mark Strong, Rory Kinnear, Charles Dance, Allen Leech, Matthew Beard…

date de sortie au cinéma : 2015

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Le sang du serpent à plumes – Laurence Schaack

Journal de la conquête du Mexique

Couverture Le sang du serpent à plumes

Ce roman retrace la conquête du Mexique du point de vue de Marina, l’esclave qui servit d’interprète au capitaine Cortés, le conquistador espagnol qui fit tomber le centre du monde unique : Mexico-Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque, réputé imprenable.

Plan de Mexico-Tenochtitlan publié en 1524 avec la deuxième lettre d’Hernán Cortés à l’empereur Charles Quint.

Le roman prend la forme d’un journal dans lequel Marina (La Malinche) retranscrit à la fois les événements marquants de cette conquête (différentes batailles, alliances et autres faits historiques) et ses impressions (qui sont elles pure fiction, car il existe très peu d’information sur ce personnage qui a réellement existé).

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La Maliche et Cortés rencontrant Monctezuma II, extrait du « Lienzo de Tlaxcala » XV

Le roman est très agréable à lire et intéressant. On y suit la conquête et on y découvre que la réussite des conquistadores a tenu à peu de choses : beaucoup de culot et de persévérance, mais aussi une bonne dose de chance.

Le parti-prix du roman se veut le plus neutre possible, il y a du positif dans un camp comme dans l’autre, et à travers les paroles de Marina, l’auteur exprime surtout un désir d’union pacifique des deux civilisations. Une vision quelque peu utopique, mais qui invite à la tolérance et à l’acceptation mutuelle, quel autre message pourrions-nous en tirer de nos jours ? Marina, ancienne esclave, est souvent tiraillé par l’amour de sa culture et de ses merveilles architecturales, et l’attirance qu’elle éprouve pour la culture espagnole à qui elle doit, entre autres, son élévation sociale.

Le roman se lit facilement, est très agréable et offre une jolie palette de personnages touchants. La guerre apporte son lot d’émotions et de suspens. On est capté par les faits historiques comme nous le serions par un roman d’aventures.

À la fin une petite annexe apporte quelques précisions historiques, un plus que j’apprécie toujours.

Ce roman peut-être un bon complément des cours d’histoire, une façon ludique d’en apprendre davantage sur la conquête du Mexique, mais aussi sur les cultures précolombiennes qui occupent le territoire au moment de la conquête.


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Darnand, le bourreau français 2/3

Aujourd’hui je vous propose une bd historique avec le second tome de Darnand, le bourreau français, bd historique de Patrice Perna et Fabien Bedouel, publié chez Rue de Sèvres.

J’avais été déçue par le premier tome de cette trilogie parce que je n’avais pas eu ce que j’attendais. De ce second tome je n’attendais donc rien de particulier et je l’ai mieux apprécié que le précédent.

Dans ce deuxième volet la Première Guerre est désormais loin derrière. La Deuxième Guerre bat son plein. Nous sommes en 1943 et la France est divisé en deux, d’un côté il y a la France occupée de l’autre la France libre. D’un côté il y a la France de De Gaule et la résistance, de l’autre il y a la France de Pétain et la collaboration.

Ange est recruté par la résistance pour s’infiltrer auprès de Darnand, chef de la milice française. Son premier objectif : le « retourner », mais quand il devient clair que Darnand ne changera pas de camps, Ange est chargé de l’éliminer.

Espionnage et contre espionnage sont au menu d’un second tome que j’ai trouvé plus intrigant et intéressant que le premier. Est-ce parce que le scénario est mieux mené ou juste parce que je n’avais pas d’attente particulière ? Je ne serais le dire, mais je dois avouer avoir lu ce deuxième volet d’une traite et je l’avoir trouvé intéressant. Il y a beaucoup de tension, pas forcement de suspens, mais de la tension dans les personnages, parce que tous semblent animés de nobles intentions, tous pensent faire ce qu’il y a de mieux pour leur patrie qu’ils aiment et pourtant ils empruntent des chemins très différents les uns des autres. Comme quoi avoir de bonnes intentions ne suffit pas.

Et puis nous sommes sous l’occupation, la France se déchire entre deux camps, comme je le disais récemment à propos d’une autre lecture (ou bien était-ce à propos de cette lecture-ci dans la chronique que j’étais pourtant sure d’avoir déjà écrite ?) les guerres civiles m’interpellent tout particulièrement parce qu’elles n’opposent pas deux pays étrangers, mais des membres d’une même famille ou d’anciens camarades comme ici Ange et Darnand. Les sentiments que ce genre de conflit fait ressentir sont bien différents que ceux que l’on éprouve face à un ennemi qu’on ne connaît pas vraiment. On retrouve dans ce tome cette tension particulière chez Ange qui d’un côté doit la vie à Darnand, mais qui ne peut accepter le chemin que ce dernier emprunte.

Un deuxième tome réussi qui donne envie de lire le troisième et dernier volet de cette histoire

sur le site de Rue de Sèvres

 ou sur Amazon et Decitre


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Mon père est parti à la guerre

C’est un petit roman jeunesse qui raconte la vie de Alfi, un enfant londonien, pendant la première guerre mondiale. Tout le monde pense que la guerre sera finie avant Noël. Alfi vient d’avoir 5 ans.

Les Noëls passent et la guerre ne fini toujours pas. Alfi a 9 ans, sa mère cumule les boulots pour arriver à s’en sortir. Lui-même décide de sécher l’école pour travailler comme cireur de chaussres à la gare pour aider sa mère.

Les nouvelles de son père se font de plus en plus rares jusqu’à ce qu’il n’en donne plus du tout. Alfi veut savoir, mais sa mère s’obstine à lui dire qu’il est en mission secrète. Alfi sent qu’elle ment et est bien décidé à découvrir la vérité, aussi terrible soit-elle.

Le roman n’est pas très long (246 pages) pourtant il m’aura fallu plus de 3 semaines pour en venir à bout. En vérité je me suis ennuyée. Je l’ai trouvé très intéressant parce qu’il montre très bien ce qu’était le quotidien des civiles pendant la guerre et plus largement au début du XX siècle, mais justement il y a beaucoup de descriptions, des détails qui peuvent étonner un enfants mais qui moi ne m’apportent pas grand chose. Je pense par exemple à une scène assez longue ou on suit Alfi au toilette. Cela peut être amusant pour un enfant de découvrir que les toilette à l’époque étaient dehors, mais moi je me serait bien passé de la scène.

En dehors de cet aspect un peu trop descriptif à mon goût (et aussi assez répétitif) j’ai trouvé les personnages attachant et réalistes. Il y a de nombreux personnages secondaires qui rendent le récit vivant.

J’ai souris, j’ai eu les larmes aux yeux et j’i même grimacé mais j’avais hâte d’en venir à bout. C’est un livre que je conseillerais plus comme support de cours que comme lecture plaisir. Un livre qui pourrait être très intéressant pour ceux qui font l’école à la maison.

Une lecture que je partage avec Blandine  dans le cadre du challenge Première Guerre mondiale.

lire la chronique de Blandine

sur le site de l’éditeur

⇒ Achetez sur Amazon, Decitre


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Irlande

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Darnand, le bourreau français 1/3

Couverture Darnand le bourreau français 1/3

ce que nous dit l’éditeur :

« Sous-officier d’élite, d’une bravoure hors pair, le sous-officier Darnand a été, en tout point, un serviteur  modèle et un de nos artisans de notre victoire finale. C’est un beau brave » Voici la phrase qui accompagne la croix de la légion d’honneur qui sera remise à Joseph Darnand en avril 1927, pour ses faits de bravoure pendant la première guerre mondiale. Reims, 1918. On annonce l’attaque la plus brutale de l’armée allemande dans les prochains jours. L’état-major confie une mission suicide à un groupe de volontaires : aller chercher des informations derrière les lignes ennemies, dans l’espoir de sauver les régiments présents dans les tranchées visées. Un jeune sergent prend la tête du commando, mène sa mission haut la main et se met en danger pour sauver l’un de ses soldats. C’est Joseph Darnand. Quelques années plus tard, à partir de 1941, à Vichy, il sera le plus zélé des collaborateurs. Voici la sombre trajectoire d’un homme qui, de héros de guerre, est devenu bourreau.

J’avoue avoir été très intriguée par le sujet de ce triptyque. D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire vrai. Ce qui m’intéressait avant tout était de voir la transformation du personnage, comment un « héros » devient un « bourreau ». Dans mon inconscient j’envisageais évidemment le mot « héros » comme quelque chose d’extrêmement positif. Je m’attendais donc à lire l’histoire d’un « homme bien » qui devient un « homme mauvais ». J’étais naïve et du coup je ne sais pas trop quoi penser ce ce premier tome qui me laisse assez dubitative.

Car finalement le « héros » que Bedouel et Perna nous montrent n’a absolument rien de positif du début à la fin. On ne voit aucune transformation s’opérer. Ce que j’ai vu moi, c’est un salop que l’heureux hasard de la guerre a promu au rang de « héros de guerre » et qui par la suite ne fait que révéler son vrais visage. Ou plutôt que le malheureux hasard du gagnant fait de lui un bourreau car si la guerre, la seconde cette fois, avait eu un autre dénuent je doute qu’on l’aurait qualifié de bourreau.

Je ne suis pas sûre d’arriver à expliquer clairement ma pensée. Ce que je veux dire c’est que Darnand est Darnand et c’est clairement pas un type bien, du moins tel que nous le dépeint cette bande dessinée. Mais le contexte historique fait qu’il reçoit des médailles pour s’être distingué sur le champ de bataille. Ce qui en soit ne fait pas de vous quelqu’un de bien. Il n’y a donc pas de transformation, on ne voit pas un type passer du mauvais côté de la force, on voit un type et la force qui change de côté, si j’ose dire.

Du coup je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçue, non pas parce que la bd est décevante, mais parce que je m’attendais à quelques chose de différent.

En revanche j’ai trouvais ça intéressant à lire, puisque c’est une page de l’histoire que je ne connaissais pas. Je n’avais jamais entendu le nom de Darnand avant ce jour (ou alors j’ai oublié).

Cependant je pense qu’il serait plus intéressant de lire le triptyque d’un coup car ce premier tome ne se suffit pas vraiment à lui seul et on reste un peu frustré, ne comprenant pas vraiment où on veut en venir avec ce début de portrait qui finalement passe très vite sur la première guerre mondiale et les fait de guerre qui ont valu à Darnand le nom de « héros ».

sur le site de Rue de Sèvre


 challenge WWI

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Le chat, toute une histoire

Le chat domestique

La domestication du chat remonterait au néolithique. Avec la sédentarisation et l’essor de l’agriculture, l’Homme doit faire face au problème de stockage des céréales et aux attaques de rongeurs. Le chat est le prédateur idéal pour souris, rat et autres mulots.

Mais peut-on vraiment parler de domestication ? Le chien, par exemple, est domestiqué très tôt et sa physiologie en est changée. Il acquière la capacité de digérer des bouillies à base de céréales préparées par ses maîtres, chose que ne peut pas faire le loup. Très tôt les chiens sont sélectionné et modifiés en fonction du travail qu’il ont à faire. Il sont élevé, dressé, sélectionné.

Le chat suit un autre chemin. Dans un premiers temps on ne fait pas un élevage de chat. Les chats se rapprochent d’eux mêmes de l’habitat humain pour y chasser les souris et… on se contente de les laisser faire. On cohabite avec lui, on le domestique pas. De nos jours encore il y a très peu de différence génétiques entre un chat sauvage et un chat domestique. Mais nous en sommes pas encore aux chats modernes !

Revenons donc au néolithique. Les premières traces de cohabitation entre chat et humain ont été trouvé dans le croissant fertile. C’est le felis silvestris lybica, l’ancêtre de nos chat domestiques.

Felis silvestris lybica
Felis silvestris lybica

C’est en suivant les migration des agriculteurs que les chats se dissémine vers l’Europe, le bassin méditerranéen et l’orient.

On a longtemps cru que c’était en Egypte que le chat avait été domestiqué pour la première fois. Sauf que l’on a trouvé des traces de chats dans des sépultures du néolithiques beaucoup plus ancienne dans le croissant fertile. C’est sans doute de là qu’est arrivé le chat domestique en Egypte, puis, beaucoup plus tard, le chat Égyptien est parti a l’assaut du monde par de nouvelles vagues de migrations en empruntant les navires marchand ou de guerre.

 Le chat, dans l’antiquité

En Egypte le chat est associé au dieu du soleil, Rê. Le chat rentre même au panthéon des dieux égyptien avec Bastet la déesse à tête de chat qui est considéré comme fille de du soleil (comme les déesses à tête de lionne).

statuettes de Bastet du Louvre

Bastet est la déesse de la joie, de la fécondité, protectrice des foyer. Elle protège les femmes enceintes et les naissances. Bastet devient une divinité très populaire et son culte coïncide avec le culte des animaux sacré. Les momies de chat deviennent alors très populaires. Les temples élèvent des chat pour en faire des momies, mais la demande est telle qu’apparaissent des fauts. On a retrouvé des momies de chat vides ou remplies d’os épars. Étrange culte que celui de célébrer la déesse chat en momifiant de pauvres jeunes chat violemment assassiné pour l’occasion. Mais le chat n’en est pas à son premier déboire. Attendez de voir ce que lui réservent les chrétiens du Moyen-Âge !

momies de chat

Alors qu’en Egypte le chat est vénéré, les grecs et les romains lui préfèrent les chien. On tolère sa présence car il est bien utile pour chasser les rongeurs mais on ne l’affectionne pas vraiment. Pourtant les chats prolifèrent dans tout le bassin méditerranéenne, en Gaule et même chez les viking.

Si le chat et l’homme cohabitent dans un premiers temps c’est parce qu’il est un bon chasseur protégeant les récoltes des rongeurs. C’est ces même qualité de chasseur qui en feront un voyageur privilégié pour les navires pour qui les rats représentante un grand danger.

Plus haut je disais que c’est du moyen orient qui viennent nos chat domestiques. Si une premières vague de migration féline provient du croissant fertile. Les chercheurs ont identifié des traces de chat égyptien un peu partout en Europe. Pourtant les Égyptien protégeaient jalousement leur félin. Il était interdit d’en exporter. C’est sans doute aux marchants phénicien qu’on doit leur première introduction en Europe. Les Égyptiens les appelaient « les voleurs de chat ». Pour protéger leur navires ils hésitent pas à voler de beaux chat égyptien qui, une fois à terre, ne tarderons pas à peupler de nouvelles contrées.

Les grecs et les romans tolèrent leur présence, voir même l’incitent parce qu’il faut bien avouer qu’ils sont utiles, mais ne semblent pas leur vouer un grand amour. Dans les écritures, on y fait surtout référence comme à un redoutable chasseur d’oiseaux. Et la préférence va aux pauvres oiseaux victimes de ses griffes.

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mosaïque de Pompei

Bien que les romains lui préfèrent le chien, le chat s’impose petite à petit comme animal domestique et suit les armées romaines disséminant ainsi le long de leurs conquêtes. Les Gallo-romain semblent particulièrement l’apprécier.

Mais le chat égyptien n’est pas le seul à voyager par mer, le chat indien revient vers l’Egypte par voie maritime en passant par la mer rouge.

Ce serait également au grès des commerces que le chat gagne la Chine puis le Japon.

Le chat dans le Moyen-Age européen

Au début du Moyen-Age, le chat garde l’image positive laissé par la mythologie égyptienne. Mais le clergé voit d’un mauvais œil son goût pour la sieste et sa fécondité (qui s’accompagne d’un comportement sexuel vraiment pas catholique !). Il est dès lors associé aux péchés de paraisse, gourmandise et luxure et se voit peu à peu associé au diable. Il devient l’animal de compagnie des sorcières, surtout le chat noir. Et les inquisiteurs l’associent au sabbat. On nous parle même de ailouranthropie, spécialité féminine. Il n’y a que les femmes qui peuvent prendre la forme d’un chat, les hommes eux deviennent de loup ou même des lièvres.

Comment soigner l’ailouranthropie ? Par le feu pardi ! Au bûcher les sorcières ! Et les chats. Les chats domestiques des prétendues sorcières sont lynché comme leur maîtresse mais le bûcher n’est pas réservé aux chat ayant appartenu aux sorcières. On brûle aussi des chat à la Saint Jean pour se protéger du malin.

Malgré ces superstitions et sa mauvaise réputations, le chat continue de partager le gite avec les hommes. Les souris sont toujours à craindre et leur utilité et bien plus importante que leur mauvaise réputation.

A la fin du Moyen-Âge et au début de Temps Modernes, le chat retrouve des air de noblesse en devenant la coqueluche des nobles qui qui le réhabilitent comme animal de compagnie. On fait venir des chats syrien et persans, considéré comme beau et nobles, que l’on préserve afin qu’il ne se mêlent pas aux vulgaire chat européen.  C’est le début de l’élevage de chat en Europe.

Le cardinal Richelieu et ses chats par Charles Edouard Delort

Le chat moderne

On peu se demander pourquoi il existe plus de races de chiens que de races de chat. Si la sélections des chiens commence dès sa domestication, le chat domestique est très longtemps resté très proche du chat sauvage.

Si l’élevage de chat comme animal de compagnie commence à le fin du Moyen-Âge, c’est au XIX siècle que commence réellement la création de races et leur standardisation, avec la création de club et fédération félines garantes de la standardisation.

Le site du LOOF reconnais actuellement 52 races (plus 2 récemment reconnue et n’ayant pas encore leur petites fiche).

De nos jours le chat a supplanté le chien comme animal de compagnie, plus petit et indépendant, il s’adapte sans doute plus facilement à la vie moderne, aux appartements en ville et à la solitude qu’impose souvent le travail de leur maître serviteur humain.

Héraclès, mon superbe chat de gouttière type européen

Pour aller plus loin :

Le numéro de décembre 2017 du magazine Historia propose un dossier dédié à l’histoire du chat : De la préhistoire à nos jours Le Chat Comment il a conquis le monde.

Un très chouette dossier du quel je me suis inspirée pour cet article.

Dommage que cela reste très cintré sur la bassin méditerranéen et qu’on ne nous dise pas plus sur la conquête de l’extrême orient par la gente féline.

Il se peut que j’aie commis des erreurs ou que j’ai fait de trop gros raccourci. Si le sujet vous intéresse je ne peux que vous conseiller la lecture de ce dossier. Et si vous avez des informations complémentaires n’hésitez pas à les laisser en commentaire 😉

 

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Horror Humanum Est

Aujourd’hui je vais vous parler d’une chaîne youtube que j’ai découvert très récemment : Horror Humanum Est. Et j’avais envie de le faire pendant le challenge Halloween, parce que si vous avez envie d’horreur, là vous serez servi. Mais pas de sorcières, le zombi ou autres créatures maléfique. Ici l’horreur est authentique. 100% made in être humain.

Voici un aperçu :

La chaîne youtube est complétée par un site où l’on trouve des info complémentaires pour enrichir chaque vidéo.

Si vous aimé le sang et les histoires glauques vous trouverez votre bonheur 😉

Merci à mon petit frère pour m’avoir fait découvrir.


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