Archives du mot-clé je (re)lis des classiques

SF so british – quelques nouvelles

Contrebande sidérale – Kem Bennett

Résumé : poste de douane interplanétaire. L’officier Albert Pedigree sait que les deux Albéniens font passer des diamants en douce, mais il a rarement réussi à les coincer. Arrivera-t-il a découvrir où ont-il caché leur marchandise de contrebande ?

Qu’en ai-je pensé ? La nouvelle est assez courte et sans surprise. L’ambiance est plus celle d’un policier si ce n’est que les contrebandiers sont des sortes d’insectes géants venus d’une autre planète. Le mystère est… comme dire… pas très mystérieux. Je n’ai pas du tout été surprise par le dénuement, mais l’auteur arrive à bien retranscrire la tension ressentie par l’agent des douanes. Ce que j’ai trouvé amusant c’est le décalage entre le commerce intersidéral et les détails technologiques. Pedigree, par exemple, tape ses rapports à la machine à écrire, un instrument d’une autre époque, un détail qui m’a beaucoup fait rire parce que je le trouve très anachronique, tout comme le prix des diamants, dérisoire, pour un lecteur des années 2010.

Kem Bennett : né en Angleterre en 1919 et mort en 1986, cet auteur est peu traduit en français. En dehors de cette nouvelle, une seule autre est parue en français. J’ai trouvé très peu d’information sur lui, si ce n’est que cette nouvelle a été écrite en 1953 et traduite en français en 1963.

Étranges visiteurs (D')(collectif)Cette nouvelle est extraite du recueil D’étranges visiteurs – Histoires de science-fiction, collection classique, l’école des loisirs.

Le recueil regroupe 9 nouvelles d’auteurs différents et ayant en commun la thématique des extraterrestres. Le recueil a été publié une première fois en 1991, toujours à l’école des loisirs dans la collection Médium.

sur le site de l’éditeur

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La machine à désintégrer – Conan Doyle

Résumé : Malone, un jeune journaliste, vient rendre visite à son ami, le professeur Challenger, un brillant scientifique manquant cruellement de modestie (ça vous rappelle quelqu’un ?), pour l’inviter à aller rendre visite à un scientifique qui prétend avoir découvert la machine à désintégrer.

Qu’en ai-je pensé ? J’étais très surprise par la ressemblance du couple formé par Malon-Challenger avec Watson-Holmes. Le professeur ressemble beaucoup au fameux détective, non pas physiquement, mais à la fois par son incommensurable intelligence et son manque absolu de modestie. Un trait de caractère particulièrement agaçant. Je me demande si Doyle a écrit des histoires avec des personnages un peu moins intelligent et un peu plus humain ou si ses héros partagent tous ces traits de caractère tant Challenger et Holmes sont semblables. On retrouve aussi la même dynamique dans les échanges des brillants héros et de leur faire-valoir. Du coup pas tellement de surprises. Tout était étrangement familier. La chute encore une fois n’avait rien de surprenant. Je l’attendais et elle est arrivée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsConan Doyle : J’ignorais que le père de Sherlock Holmes avait aussi écrit de la science-fiction ! Avec cette nouvelle, j’ai découvert une facette de l’auteur que je ne connaissais pas. Le professeur Challenger, au centre de l’intrigue, est d’ailleurs un personnage récurant, qu’il a fait vivre dans plusieurs nouvelles et romans.

Conan Doyle est né en Ecosse en 1859 et mort en Angleterre en 1930. Médecin de formation, il commence à écrire en attendant que des patients se présentent à son cabinet qu’il ouvre à Portmouth. En 1887 il publie Une étude en rouge qui débute les aventures du célébrissime Sherlock Holmes à qui il dédie 4 romans et 56 nouvelles.

Le professeur Challengeur, quant à lui, voit le jour en 1912.

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L’étoile – H.G. Wells

Résumé : un astre a traversé l’immensité de l’espace et se précipite inexorablement dans le soleil. La terre se trouve sur son passage.

Qu’en ai-je pensé ? J’aime le style de H.G. Wells. Très lyrique. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle et sa morale. Ici, il n’y a pas de personnage principal, si ce n’est cette étoile qui chaque jour se rapproche un peu plus de la terre. On la regarde des divers continents. D’abord indifférent, puis étonné et enfin effrayé. Le fait qu’il n’y ait pas de personnages la rend plus froide, plus réaliste aussi. On nous relate des faits. Des constats. Il y a peu d’émotions, si ce n’est la description de quelques réactions suscitées par les événements ici et là. Ce regard froid et distant donne une ambiance assez dérangeante, troublante.

Des trois nouvelles citées ici. C’est celle que j’ai préférée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsH.G. Wells : né en 1886 et mort en 1946, H.G. Wells est un écrivain britannique très célèbre pour ses romans de science-fiction. On le considère d’ailleurs comme l’un des pères de la science-fiction moderne.

Il a écrit de nombreux roman et nouvelle. L’étoile, que j’ai présentée ici, a été écrite en 1897.

Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma.

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Robots et chaosCes deux nouvelles sont tirées d’un autre recueil de nouvelles : Robots et Chaos, également publié par les éditions l’école des loisirs dans la collection Classiques (2018). Ce recueil regroupe 13 nouvelles auteurs différentes.

sur le site de l’éditeur

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Je vous reparlerais plus en détail de ces deux recueils. Aujourd’hui je n’ai choisi que les nouvelles d’auteurs anglais pour le rendez-vous sf du Mois Anglais.


 je (re)lis des classiques

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Challenges 2018 – bilan du 1er trimestre

Le premier trimestre 2018 s’achève, le temps est venu de voir où j’en suis des divers challenges dans lesquels je me suis lancée. Et cette année j’ai été encore plus gourmande en challenge que d’habitude !

(cliquez sur les logo pour voir les articles de présentation)


Les challenges annuels

challenge petit BAC 2018

On joue au petit bac avec les titres de livres, 10 catégories plus un bonus :

Il ne me manque plus que un titre à mot unique et le bonus pour finir la première ligne. La deuxième est déjà bien commencée 3 mots trouvés 🙂


challenge Amérique Latine

Partir à la découverte de la culture latino-américaine  avec le challenge Amérique du Sud/Amérique latine :

Musique :
Cuisine :

BD :

 


Des livres en cuisine

Allier la littérature et les plaisir de bouche :


  je (re)lis des classiques


challenge albums 2018

Lire et chroniquer au moins 20 albums illustrés avant le 31 décembre

en janvier :
en février :
en mars :


Challenge un max de BD en 2018

50 catégories, un livre pour chacune d’entre elle

  1. Où il pleut
  2. Avec des animaux qui parlent : Alvin
  3. En couleur
  4. En noir et blanc + une couleur
  5. Avec des personnages LGBTQ+ : Les Cent Nuits de Héro
  6. Qu’une connaissance a adoré
  7. Qui a (eu) mauvaise presse
  8. Où on ignore le genre d’un des personnages
  9. Dont le scénariste et le dessinateur sont de deux nationalités différentes
  10. Fantastique
  11. De science-fiction
  12. Explicative/documentaire
  13. Dont on possède un objet dérivé
  14. Adapté d’une autre œuvre (film, peinture, roman, etc) : Baker Street
  15. Qui parle de fantômes
  16. De sorcières
  17. De vampires
  18. Qu’on a reçu en cadeau
  19. Dont la couverture est majoritairement verte : Vies volées Buenos Aires Place de Mai
  20. Loué à la bibliothèque : L’Ultime Défi de Sherlock Holmes
  21. Emprunté (mais pas à la bibliothèque)
  22. Dans une autre langue que le français
  23. Auto-éditée
  24. Qui demande une interaction autre que la lecture
  25. Dévorée d’une traite
  26. Qu’on a mis plus de trois jours à finir
  27. Avec des héros enfants (- de 12 ans) : Les Quatre de Baker Street
  28. Sans texte
  29. Au contenu adulte
  30. Qui aborde le handicap
  31. Qu’une connaissance n’a pas aimé du tout
  32. Qu’on a acheté/loué après la lecture d’une critique sur un blog
  33. Qu’on voulait lire depuis très longtemps (plus de 2 ans) : L’homme montagne
  34. Sortie depuis moins d’un mois : Darnand le bourreau français 1/3
  35. Adaptée d’un blog
  36. Éditée grâce à un crowdfunding
  37. Historique
  38. Achetée lors d’un salon
  39. Dont on a rencontré l’auteur
  40. Un one-shot : Je suis un autre
  41. Qui est la première BD de l’auteur
  42. Qu’on aimerait faire lire au monde entier
  43. Qui nous a fait pleurer
  44. Qui nous a déçu
  45. Qui aborde une cause importante à nos yeux
  46. Qui a été éditée avant notre naissance
  47. Choisie au pif
  48. Sélectionnée par son libraire
  49. Le dernier tome d’une série
  50. Au contenu scientifique

British mysteries 2016_2.jpg

Atmosphère thriller et/ou fantastique so british

roman
BD/manga
Musique

challenge WWI

Projecteurs sur la première guerre mondiale :


voisins voisines 2018

Je me suis inscrite un peu en retard mais j’avais déjà quelques billet à proposer 🙂

Norvège : Le bonhomme de Niege

Irlande : Mon père est parti à la guerre

Suède : On se revoit quand ?


Les mois à thème

Février

explorer l’histoire Afro-américaine au mois de février

Cuisine
Art

BD

Mars

L’image contient peut-être : 1 personne, plein air

(re)découvrir les contes d’ici de d’ailleurs

J’ai déjà posté un récap de toutes les participations dans ce billet de clôture. voici les billet que j’ai proposé moi-même :

 

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Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

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Cette année, je relis des classiques – 2018

je (re)lis des classiques

Blandine et Nathalie se sont lancé dans un nouveau challenge : (re)lire des classiques. C’était trop tentant pour ne pas les suivres, d’autant plus que la plupart des titres que je souhaite relire dans le cadre des challenge des RE (également proposé par Blandine) sont des classiques.

Le challenge : lire et chroniquer un ou plusieurs classiques entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018.

Par classique, elles entendent quoi ?

C’est un roman qui ne se démode pas. Non seulement, il passe l’épreuve du temps mais trouve encore des résonances actuelles malgré les décennies qui séparent l’écriture de la lecture. Tout en évoquant une certaine nostalgie.

Avec pour limite de première publication 1970, après cela c’est trop récent pour qu’on puisse encore parler de classique.

Tout les support et les adapation d’oeuvres classiques sont acceptées : roman, théâtre, bd, livres audio… et pourquoi pas des films (à mettre en relation avec l’oeuvre dont ils s’inspirent)

3 Niveaux :

  • pourquoi pas ? :1 lecture
  • J’aime l’idée : 4 lectures
  • Je deviens accro : 6 lectures
  • On ne m’arrête plus : 2 lectures de chaque thème, soit 12 lectures

Thèmes facultatifs :

  • L’amour à la page
  • Lire l’Histoire
  • De métal et de Papier : les romans industriels
  • Ces romans qui nous racontent
  • Les classiques c’est fantastiques, la science-fiction c’est canon
  • Des aventures tout sauf classiques

Pour vous inscrire  rendez-vous chez Blandine et chez Nathalie, vous y trouverais aussi pas mal d’idées lecture

Dans ma PAL :

J’ai fait le tour de ma bibliothèque pour voir ce que je pourrais (re)lire dans le cadre de ce challenge et j’ai trouvé pas mal de chose. Je n’ai pas vraiment tout noté, seulement les lectures qui me font le plus envie. Les autres je les gardes pour 2019 😉

Pour la thématique Les classiques c’est fantastiques, la science-fiction c’est canon j’ai quelques lectures sous le coude : Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde ;  1984 et La ferme des animaux de George Orwell.

Résultat de recherche d'images pour "le portrait de dorian gray non censuré"  Animal Farm

Pour la thématique Des aventures tout sauf classiques, j’ai pensé à L’île au trésor de Stevenson, Croc-Blanc et autres récit de Jack London et Sa majesté des Mouches de William Goldig.

Couverture L'île au trésor Couverture Croc-Blanc / Croc Blanc Couverture Sa majesté des mouches

Il y a aussi Vipère au poing (que je suis en train de lire) et Le petit Chose d’Alphonse Daudet, mais je ne sais pas sans quelle thématique il pourraient être casé.

Couverture Vipère au poing Couverture Le Petit Chose : Histoire d'un enfant / Le Petit Chose

ça en fait des lectures ! Mais j’ai les yeux beaucoup plus gros que le ventre, je ne pense pas que je vais lire tout ça. D’ailleurs je me suis inscrite pour le niveau 1. Je monterais de niveau si je trouve le temps de tout lire 🙂

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