Archives par mot-clé : je (re)lis des classiques

Edmond [film]

20 heures. Nous arrivons au cinéma. On nous indique la salle, la plus petite tout au bout. On pousse la porte. Un petit détail me fait sourire : il n’y a que des têtes aux cheveux blancs dans la salle ! Mimiko s’avance, on prend place et j’ai l’impression de jour à « chercher l’intrus ». Mais pourquoi diable n’y a-t-il aucun enfant dans cette salle ? Si la question je me la posais en entrant, je me la poserais avec encore plus de conviction en sortant. Nous sommes allés voir Edmond et nous avons adoré.

Nous venons juste de lire l version abrégée de Cyrano de Bergerac, publiée récemment par  l’école des loisirs et Mimiko avait bien aimé.

Le hasard faisant parfois bien les choses, cela coïncide avec la sortie au cinéma d’Edmond qui met en scène les circonstances dans lesquelles Edmond Rostand  a écrit Cyrano de Bergerac, l’un des plus grands succès du théâtre français.

La bande-annonce promettait un film drôle et accessible, nous y sommes allés en famille.

Et nous sommes ressortis tous les trois ravis. Nous avons beaucoup ri, et nous avons aussi appris des choses. Si j’ai déjà lu deux fois Cyrano, je ne savais rien de son auteur ni des circonstances qui l’avaient amené à écrire cette pièce.

Si le film suit Edmond Rostant dans la création de cette pièce, qu’il doit écrire et mettre en scène en seulement 3 semaines, on y découvre, aux détours de répétitions ou d’exercices d’écritures, des passages choisis de la pièce.

Edmond : Photo Thomas Solivérès
Thomas Solivérès dans le rôle d’Edmond

Mimiko était conquise dès les premières minutes du film. Elle a eu un coup de cœur pour le personnage d’Edmond et pour l’acteur qui l’interprète : Thomas Soliveres, ainsi que pour la mode masculine de l’époque.

Tout comme nous elle a beaucoup ri. Et, une fois le film fini, elle a déclaré, des étoiles plein les yeux, « je veux aller voir Cyrano au théâtre ! ».

Un film qui donne envie à une gamine d’aller au théâtre, moi je dis chapeau. Je m’attendais à ce qu’elle passe un bon moment, mais pas à ce que ce soit un tel coup de coeur.

Alors je le répète : pourquoi diable n’y avait-il pas d’enfants dans cette salle ?!

Edmond Rostand en 1900

fiche technique

Réalisateur : Alix Michalik

Casting : Thomas Solivérès (dans le rôle d’Edmond), Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb, Lucie Boujenah, Alice de Lencquesaing, Clémentine Célarié, Igor Gotesman…

date de sortie : 9 janvier 2019


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Cyrano de Bergerac [classique abrégé]

Je me souviens d’avoir lu Cyrano de Bergerac, sans doute à l’école, peut-être en seconde, peut-être avant, je ne sais plus. Mais ce dont je suis sûre, c’est que j’avais beaucoup aimé, ce qui pour une lecture obligatoire était généralement très rare.

Depuis j’ai vu le film avec Depardieu dans le rôle de Cyrano il y a très longtemps, mais je n’ai jamais relu la pièce de théâtre. Je ne l’ai d’ailleurs jamais vue jouée.

Quand les éditions de l’école des loisirs ont sorti une nouvelle édition dans leur collection classiques abrégés, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de le relire et de le faire connaître à la petite dernière. Avant j’vais beaucoup d’à priori sur les versions abrégées, je n’en comprenais pas vraiment l’intérêt, mais… c’était bien bête de ma part, combien de classique j’ai essayé de lire et laissé tomber avant la fin. Les versions abrégées ce n’est finalement pas si mal, cela permet de découvrir les classiques sans s’attaquer à de trop gros pavé au style souvent lourd pour un jeune lecteur de notre époque.

Le Cyrano de Bergerac des éditions de l’école des loisirs est une version abrégée au sens propre du temps. Le texte n’a pas été réécrit, mais les scènes ont été choisies et les passages absents sont simplement résumés en quelques lignes.

Nous l’avons lu à voix haute, Mimiko et moi-même, en nous partageant les rôles. Moi je fais un bien piètre Cyrano, l’éloquence et moi, on est pas très copines. Mais c’était plutôt amusant de le lire en se donnant la réplique.

Mimiko a bien aimé aussi, elle a trouvé cette pièce bien drôle même si elle ne comprenait pas toujours le sens des tournures de phrases (surtout lu par moi…) quelques pauses pour reformuler ce que l’on venait de lire ont été nécessaire, mais le plus important c’est que maintenant elle sait qui est Cyrano et que ce nom est associé à un bon souvenir de lecture. Elle pourra toujours le relire, plus tard, toute seule.

En tout cas, moi ça bien donné envie de revoir le film !

Et aussi le film qui vient tout juste de sortir sur la création de cette pièce par Edmond Rostand

  

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Raiponce [album jeunesse]

C’est la couverture qui m’a attiré mon attention, et l’intuition était bonne. Si Paul O. Zelinsky nous offre le conte de Raiponce dans sa forme la plus classique, les illustrations, qui me font penser à la peinture de Raphaël, donnent une allure très élégante à cet album.

Une belle version pour redécouvrir le conte de Raiponce.

Ce conte, publié par Le Genevrier fait partie de la collection Caldecott qui regroupe une sélection d’albums ayant reçu le prix Caldecott qui récompense chaque année des albums jeunesse aux États Unis. Cette collection respecte le format d’origine.

sur le site de l’éditeur

⇒ Paul O. Zelinsky

Ce conte allemand très connu, que l’on retrouve dans les contes des frères Grimm, me fait penser à un conte italien qui commence de la même façon : une femme enceinte et un potager de sorcière à piller. Je vous en ai parlé, vous vous en souvenez ? Je parle bien sûr de Prezzemolina.

Le coin des curieux

Paul O. Zelinsky vs Raphaël

Image associée Image associée

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Raiponce

Si dans le conte italien la mère a une envie de persil, c’est de raiponce qu’il est question ici. Mais je n’ai jamais vu de raiponce dans un potager, alors j’ai voulu en savoir plus sur cette plante, que de toute évidence on trouve dans les potagers allemands.

Les raiponces sont des campanules comestibles. On mange toutes les parties : feuilles, fleurs et racines, en salade.

Il semblerait que sa culture soit facile et qu’elle se resème facilement toute seule. J’ai très envie de tester. Pas vous ? Juste à côté du persil pour un potager de conte de fées.

plants de raiponce de la Ferme de Sainte Marthe


 

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challenge cette année je (re)lis des classiques

Cette année encore je me relance dans le challenge que nous proposent Nathalie et Blandine. Un très joli challenge qui nous pousse à (re)lire des classiques de la littérature. Sous leur forme originale, mais aussi sous des formes adaptées (bd, manga, versions abrégées voir même cinéma).

Les classiques de la littérature doivent avoir été publiés pour la première fois avant 1970.

Nathalie et Blandine nous proposent plusieurs paliers. Pour ma part je commence petit. J’aime ce challenge, mais je ne sais pas du tout combien de livres je pourrais lire alors je préfère m’engager pour une seule lecture et avoir une bonne surprise en lisant plus que prévu ^^

Vous avez envie de participer ou d’en savoir plus ? Faites un tour ici ou

Les classiques lus l’année dernière :

Une BD, trois nouvelles et un roman.

Couverture Vipère au poing

Vipère au point, un roman qui a marqué mon adolescence et que j’avais envie de relire depuis longtemps. J’ai reaimé.

Robots et chaosÉtranges visiteurs (D')(collectif)

Trois nouvelles  sf  et fantastique pour le Mois Anglais : Contrebande sidérale de Kem Bennett, La machine à désintégrer de Connan Doyle, L’étoile  H.G. Wells.

Fantôme des Canterville

Le challenge Halloween a été l’occasion pour moi l’occasion de découvrir une nouvelle fantastique d’Oscar Wilde adapté en BD : le fantôme de canterville, une adaptation qui ne m’a pas franchement séduite.

Ma PAL classique (enfin… un bout de ma PAL)

Celui-ci est déjà en cours de lecture. Une version abrégée de l’école des loisirs que je lis à voix haute avec Mimiko. Nous nous répartissons les rôles, on s’amuse bien.

Couverture Persée Vainqueur de la Gorgone Couverture Sa majesté des mouches Couverture L'île au trésor

Couverture Cuentos fantásticos de América Couverture Le guépard Couverture Le portrait de Dorian Gray, non censuré

Couverture Croc-Blanc / Croc Blanc Couverture C'est Mozart qu'on assassine Couverture La tombe des lucioles

Couverture Le Pendule de Foucault Couverture Aux portes de l'enfer

Est-ce que les contes, ça compte ?

Couverture Le grand livre des contes populaires de France 

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Le fantôme des Canterville [BD jeunesse]

Je n’ai emprunté cette BD que parce qu’elle collait parfaitement au rendez-vous BD de cette première semaine du challenge Halloween dédié aux fantômes (le rendez-vous c’était hier, mais je n’ai pas eu le temps de publier mon article à temps 😅 ).

Fantôme des Canterville

En effet, visuellement je n’étais pas vraiment attirée par sa couverture. Mais puisqu’il s’agit d’une adaptation d’une Oeuvre d’Oscar Wilde, je me suis dit que ça pouvait être intéressant.

En réalité, d’Oscar Wild je n’ai lu qu’un roman, le portrait de Dorian Gray. Mais ce roman m’a fait une très forte impression. Il y a deux ans j’ai d’ailleurs craqué pour la version non censurée, mais… je n’ai pas encore trouvé le temps de m’y plonger.

Mais, revenons au fantôme des Canterville. La nouvelle originale a été publiée en 1887. Cette adaptation en BD jeunesse on la doit à Jean-Luc Cornette (scénario) et Christophe Hanze (dessin) et est sorti chez Delcourt jeunesse en 2003.

Je ne suis pas vraiment fan du dessin, je le trouve trop caricatural. Quant à l’histoire, ne connaissant pas la version originale, je ne peux que parler de l’adaptation qu’en fait Jean-Luc Cornette. Le fantôme est plus ridicule qu’effrayant. Il essaye de faire peur à la famille d’Américains qui a acheté le château qu’il hante depuis 300 ans, mais rien n’y fait. Ces Américains n’ont peur de rien !

Désespéré, il finit par demander à la fille aînée de l’aider à obtenir le repos éternel. Pour cela elle devra faire face à de terribles monstres, du moins c’est ce qu’il lui dit, puisque la scène ou elle l’aide ne dure qu’une case et n’est vraiment pas effrayante.

On joue ici plus avec le burlesque qu’avec la peur, la lecture n’en reste pas moins agréable. Bien que je l’aurais vite oublié.

En revanche cette adaptation m’a donné envie de découvrir la version originale. La connaissez-vous ? Est-elle drôle ou effrayante ?

sur le site de Delcourt

 sur Amazon ou Decitre

→ à lire aussi l’avis de Hilde


 je (re)lis des classiques British mysteries 2016_2.jpg

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SF so british – quelques nouvelles

Contrebande sidérale – Kem Bennett

Résumé : poste de douane interplanétaire. L’officier Albert Pedigree sait que les deux Albéniens font passer des diamants en douce, mais il a rarement réussi à les coincer. Arrivera-t-il a découvrir où ont-il caché leur marchandise de contrebande ?

Qu’en ai-je pensé ? La nouvelle est assez courte et sans surprise. L’ambiance est plus celle d’un policier si ce n’est que les contrebandiers sont des sortes d’insectes géants venus d’une autre planète. Le mystère est… comme dire… pas très mystérieux. Je n’ai pas du tout été surprise par le dénuement, mais l’auteur arrive à bien retranscrire la tension ressentie par l’agent des douanes. Ce que j’ai trouvé amusant c’est le décalage entre le commerce intersidéral et les détails technologiques. Pedigree, par exemple, tape ses rapports à la machine à écrire, un instrument d’une autre époque, un détail qui m’a beaucoup fait rire parce que je le trouve très anachronique, tout comme le prix des diamants, dérisoire, pour un lecteur des années 2010.

Kem Bennett : né en Angleterre en 1919 et mort en 1986, cet auteur est peu traduit en français. En dehors de cette nouvelle, une seule autre est parue en français. J’ai trouvé très peu d’information sur lui, si ce n’est que cette nouvelle a été écrite en 1953 et traduite en français en 1963.

Étranges visiteurs (D')(collectif)Cette nouvelle est extraite du recueil D’étranges visiteurs – Histoires de science-fiction, collection classique, l’école des loisirs.

Le recueil regroupe 9 nouvelles d’auteurs différents et ayant en commun la thématique des extraterrestres. Le recueil a été publié une première fois en 1991, toujours à l’école des loisirs dans la collection Médium.

sur le site de l’éditeur

⇒ acheter sur Amazon ou Decitre

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La machine à désintégrer – Conan Doyle

Résumé : Malone, un jeune journaliste, vient rendre visite à son ami, le professeur Challenger, un brillant scientifique manquant cruellement de modestie (ça vous rappelle quelqu’un ?), pour l’inviter à aller rendre visite à un scientifique qui prétend avoir découvert la machine à désintégrer.

Qu’en ai-je pensé ? J’étais très surprise par la ressemblance du couple formé par Malon-Challenger avec Watson-Holmes. Le professeur ressemble beaucoup au fameux détective, non pas physiquement, mais à la fois par son incommensurable intelligence et son manque absolu de modestie. Un trait de caractère particulièrement agaçant. Je me demande si Doyle a écrit des histoires avec des personnages un peu moins intelligent et un peu plus humain ou si ses héros partagent tous ces traits de caractère tant Challenger et Holmes sont semblables. On retrouve aussi la même dynamique dans les échanges des brillants héros et de leur faire-valoir. Du coup pas tellement de surprises. Tout était étrangement familier. La chute encore une fois n’avait rien de surprenant. Je l’attendais et elle est arrivée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsConan Doyle : J’ignorais que le père de Sherlock Holmes avait aussi écrit de la science-fiction ! Avec cette nouvelle, j’ai découvert une facette de l’auteur que je ne connaissais pas. Le professeur Challenger, au centre de l’intrigue, est d’ailleurs un personnage récurant, qu’il a fait vivre dans plusieurs nouvelles et romans.

Conan Doyle est né en Ecosse en 1859 et mort en Angleterre en 1930. Médecin de formation, il commence à écrire en attendant que des patients se présentent à son cabinet qu’il ouvre à Portmouth. En 1887 il publie Une étude en rouge qui débute les aventures du célébrissime Sherlock Holmes à qui il dédie 4 romans et 56 nouvelles.

Le professeur Challengeur, quant à lui, voit le jour en 1912.

-_-_-_-

L’étoile – H.G. Wells

Résumé : un astre a traversé l’immensité de l’espace et se précipite inexorablement dans le soleil. La terre se trouve sur son passage.

Qu’en ai-je pensé ? J’aime le style de H.G. Wells. Très lyrique. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle et sa morale. Ici, il n’y a pas de personnage principal, si ce n’est cette étoile qui chaque jour se rapproche un peu plus de la terre. On la regarde des divers continents. D’abord indifférent, puis étonné et enfin effrayé. Le fait qu’il n’y ait pas de personnages la rend plus froide, plus réaliste aussi. On nous relate des faits. Des constats. Il y a peu d’émotions, si ce n’est la description de quelques réactions suscitées par les événements ici et là. Ce regard froid et distant donne une ambiance assez dérangeante, troublante.

Des trois nouvelles citées ici. C’est celle que j’ai préférée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsH.G. Wells : né en 1886 et mort en 1946, H.G. Wells est un écrivain britannique très célèbre pour ses romans de science-fiction. On le considère d’ailleurs comme l’un des pères de la science-fiction moderne.

Il a écrit de nombreux roman et nouvelle. L’étoile, que j’ai présentée ici, a été écrite en 1897.

Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma.

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Robots et chaosCes deux nouvelles sont tirées d’un autre recueil de nouvelles : Robots et Chaos, également publié par les éditions l’école des loisirs dans la collection Classiques (2018). Ce recueil regroupe 13 nouvelles auteurs différentes.

sur le site de l’éditeur

⇒ acheter sur Amazon ou Decitre

Je vous reparlerais plus en détail de ces deux recueils. Aujourd’hui je n’ai choisi que les nouvelles d’auteurs anglais pour le rendez-vous sf du Mois Anglais.


 je (re)lis des classiques

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Challenges 2018 – bilan du 1er trimestre

Le premier trimestre 2018 s’achève, le temps est venu de voir où j’en suis des divers challenges dans lesquels je me suis lancée. Et cette année j’ai été encore plus gourmande en challenge que d’habitude !

(cliquez sur les logo pour voir les articles de présentation)


Les challenges annuels

challenge petit BAC 2018

On joue au petit bac avec les titres de livres, 10 catégories plus un bonus :

Il ne me manque plus que un titre à mot unique et le bonus pour finir la première ligne. La deuxième est déjà bien commencée 3 mots trouvés 🙂


challenge Amérique Latine

Partir à la découverte de la culture latino-américaine  avec le challenge Amérique du Sud/Amérique latine :

Musique :
Cuisine :

BD :

 


Des livres en cuisine

Allier la littérature et les plaisir de bouche :


  je (re)lis des classiques


challenge albums 2018

Lire et chroniquer au moins 20 albums illustrés avant le 31 décembre

en janvier :
en février :
en mars :


Challenge un max de BD en 2018

50 catégories, un livre pour chacune d’entre elle

  1. Où il pleut
  2. Avec des animaux qui parlent : Alvin
  3. En couleur
  4. En noir et blanc + une couleur
  5. Avec des personnages LGBTQ+ : Les Cent Nuits de Héro
  6. Qu’une connaissance a adoré
  7. Qui a (eu) mauvaise presse
  8. Où on ignore le genre d’un des personnages
  9. Dont le scénariste et le dessinateur sont de deux nationalités différentes
  10. Fantastique
  11. De science-fiction
  12. Explicative/documentaire
  13. Dont on possède un objet dérivé
  14. Adapté d’une autre œuvre (film, peinture, roman, etc) : Baker Street
  15. Qui parle de fantômes
  16. De sorcières
  17. De vampires
  18. Qu’on a reçu en cadeau
  19. Dont la couverture est majoritairement verte : Vies volées Buenos Aires Place de Mai
  20. Loué à la bibliothèque : L’Ultime Défi de Sherlock Holmes
  21. Emprunté (mais pas à la bibliothèque)
  22. Dans une autre langue que le français
  23. Auto-éditée
  24. Qui demande une interaction autre que la lecture
  25. Dévorée d’une traite
  26. Qu’on a mis plus de trois jours à finir
  27. Avec des héros enfants (- de 12 ans) : Les Quatre de Baker Street
  28. Sans texte
  29. Au contenu adulte
  30. Qui aborde le handicap
  31. Qu’une connaissance n’a pas aimé du tout
  32. Qu’on a acheté/loué après la lecture d’une critique sur un blog
  33. Qu’on voulait lire depuis très longtemps (plus de 2 ans) : L’homme montagne
  34. Sortie depuis moins d’un mois : Darnand le bourreau français 1/3
  35. Adaptée d’un blog
  36. Éditée grâce à un crowdfunding
  37. Historique
  38. Achetée lors d’un salon
  39. Dont on a rencontré l’auteur
  40. Un one-shot : Je suis un autre
  41. Qui est la première BD de l’auteur
  42. Qu’on aimerait faire lire au monde entier
  43. Qui nous a fait pleurer
  44. Qui nous a déçu
  45. Qui aborde une cause importante à nos yeux
  46. Qui a été éditée avant notre naissance
  47. Choisie au pif
  48. Sélectionnée par son libraire
  49. Le dernier tome d’une série
  50. Au contenu scientifique

British mysteries 2016_2.jpg

Atmosphère thriller et/ou fantastique so british

roman
BD/manga
Musique

challenge WWI

Projecteurs sur la première guerre mondiale :


voisins voisines 2018

Je me suis inscrite un peu en retard mais j’avais déjà quelques billet à proposer 🙂

Norvège : Le bonhomme de Niege

Irlande : Mon père est parti à la guerre

Suède : On se revoit quand ?


Les mois à thème

Février

explorer l’histoire Afro-américaine au mois de février

Cuisine
Art

BD

Mars

L’image contient peut-être : 1 personne, plein air

(re)découvrir les contes d’ici de d’ailleurs

J’ai déjà posté un récap de toutes les participations dans ce billet de clôture. voici les billet que j’ai proposé moi-même :

 

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Vipère au poing

Aimer, c’est s’abdiquer. Haïr, c’est s’affirmer. Je suis, je vis, j’attaque, je détruit. Je pense, donc je contredis.

Je me souviens maintenant pourquoi j’avais tant aimé ce livre quand j’avais 15 ans. L’état d’esprit de Jean était alors le mien. Et si mon dictateur n’avais ni la cruauté ni la constance du sien, j’étais une révoltée. Et la résistance, qui depuis longtemps n’était plus passive, était mon mode de vie. En Jean Rezeau je reconnaissait un maître à penser. Dans ce livre je trouvais des beaux mots pour dire ces sentiments.

La haine, beaucoup plus que l’amour ça occupe.

Et j’étais très occupée à haïr le monde.

Couverture Vipère au poing

Jean, dit Brasse-bouillon, est né dans la campagne craonnaise, dans une vieille famille de la haute bourgeoisie, qui de haut n’a plus que l’estime d’elle-même. Un père effacé, Jacques, une mère cruelle et tyrannique, surnommé par fils Folcoche, deux frère, un aîné, Chiffe, et un cadet, Cropette, des percepteurs qui ne cessent de se suivre et la cuisinière muette, Fine, forment le tableau de son enfance. Plus prompte à la révolte que ses frères, il en devient le chef de bande, celui qui n’a pas peur d’affronter la rage maternelle. C’est dans la vielle propriété familiale, à l’ombre de la gloire passé et étouffé par une fois chrétienne qui n’a gardé que le pire que Jean grandi brandissant l’étendard de la révolte et de la haine. Car sa mère le haie (qui ne haie-t-elle pas ?) et Jean le lui rend bien.

J’avais aimé Vipère au poing parce que j’étais Jean (en plus modeste). Je l’ai aimé à nouveau parce Hervé Bazin a les bons mots et l’art de raconter cette révolte, qu’il rend si vivante, si remarquable. Alors même qu’il ne se passe pas grand chose dans cette campagne, ses mots savent me tenir en haleine.

Si les sentiments qui habitent Jean à la fin du roman ne sont plus les miens, j’ai relu ce livre avec la même excitation étrange que lors de notre première rencontre. Vipère au poing a ravivé en moi le souvenir d’anciennes résistances, et c’est avec amusement et détachement que j’ai vu se superposer mes souvenirs et ceux de Jean, avec tout ce que ces deux histoires ont de différente et d’étrangement semblable. J’y ai reconnu le sentiment de révolte, mais aussi ce mélange de haute estime de soi-même, d’autocritique et de cynisme dont Jean fait preuve vis-à-vis de sa famille.

Le regard impitoyable et lucide que Jean jette sur sa famille et sur la vielle bourgeoisie qu’elle représente m’a beaucoup amusé, surtout qu’il avoue en avoir hérité des traits, et pas forcement les meilleurs.

Un coup de cœur à 15 ans. Un coup de cœur aujourd’hui. Un vrai classique qui, malgré le temps qui passe, garde toute son mordant.


challenge petit bac 

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Cette année, je relis des classiques – 2018

je (re)lis des classiques

Blandine et Nathalie se sont lancé dans un nouveau challenge : (re)lire des classiques. C’était trop tentant pour ne pas les suivres, d’autant plus que la plupart des titres que je souhaite relire dans le cadre des challenge des RE (également proposé par Blandine) sont des classiques.

Le challenge : lire et chroniquer un ou plusieurs classiques entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018.

Par classique, elles entendent quoi ?

C’est un roman qui ne se démode pas. Non seulement, il passe l’épreuve du temps mais trouve encore des résonances actuelles malgré les décennies qui séparent l’écriture de la lecture. Tout en évoquant une certaine nostalgie.

Avec pour limite de première publication 1970, après cela c’est trop récent pour qu’on puisse encore parler de classique.

Tout les support et les adapation d’oeuvres classiques sont acceptées : roman, théâtre, bd, livres audio… et pourquoi pas des films (à mettre en relation avec l’oeuvre dont ils s’inspirent)

3 Niveaux :

  • pourquoi pas ? :1 lecture
  • J’aime l’idée : 4 lectures
  • Je deviens accro : 6 lectures
  • On ne m’arrête plus : 2 lectures de chaque thème, soit 12 lectures

Thèmes facultatifs :

  • L’amour à la page
  • Lire l’Histoire
  • De métal et de Papier : les romans industriels
  • Ces romans qui nous racontent
  • Les classiques c’est fantastiques, la science-fiction c’est canon
  • Des aventures tout sauf classiques

Pour vous inscrire  rendez-vous chez Blandine et chez Nathalie, vous y trouverais aussi pas mal d’idées lecture

Dans ma PAL :

J’ai fait le tour de ma bibliothèque pour voir ce que je pourrais (re)lire dans le cadre de ce challenge et j’ai trouvé pas mal de chose. Je n’ai pas vraiment tout noté, seulement les lectures qui me font le plus envie. Les autres je les gardes pour 2019 😉

Pour la thématique Les classiques c’est fantastiques, la science-fiction c’est canon j’ai quelques lectures sous le coude : Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde ;  1984 et La ferme des animaux de George Orwell.

Résultat de recherche d'images pour "le portrait de dorian gray non censuré"  Animal Farm

Pour la thématique Des aventures tout sauf classiques, j’ai pensé à L’île au trésor de Stevenson, Croc-Blanc et autres récit de Jack London et Sa majesté des Mouches de William Goldig.

Couverture L'île au trésor Couverture Croc-Blanc / Croc Blanc Couverture Sa majesté des mouches

Il y a aussi Vipère au poing (que je suis en train de lire) et Le petit Chose d’Alphonse Daudet, mais je ne sais pas sans quelle thématique il pourraient être casé.

Couverture Vipère au poing Couverture Le Petit Chose : Histoire d'un enfant / Le Petit Chose

ça en fait des lectures ! Mais j’ai les yeux beaucoup plus gros que le ventre, je ne pense pas que je vais lire tout ça. D’ailleurs je me suis inscrite pour le niveau 1. Je monterais de niveau si je trouve le temps de tout lire 🙂

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