Archives par mot-clé : Le Genévrier éditions

Saint George et le dragon [album jeunesse]

Je vous avais parlé de la collection Caldecott en janvier avec un conte classique mis en image par Paul O. Zelinsky qui nous avait amené dans une ambiance Renaissance italienne. Aujourd’hui c’est une légende dorée à l’ambiance médiévale que je vous propose.

Couverture Saint Georges et le Dragon

De Saint George je ne savais pas grand chose et j’ignorais qu’il était le Saint patron de l’Angleterre.

J’étais ravie de découvrir cette légende grâce à cet album, mais je dois avouer que le texte de Margaret Hodges m’a laissé assez indifférente. Est-ce le texte original où sa traduction qui est en cause, je ne serait le dire. Mais alors qu’on nous annonce  » une adaptation très libre et non dénoué d’humour » moi je n’ai vu qu’un texte assez fade et très classique.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Saint George et le dragon par Trina Schart Hyman

Une publication partagée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Cet album s’inspire de l’un des récit de La légende dorée, recueils de légendes chrétiennes sur la vie des Saint écrit au XIII siècle par Jacques de Voragine.

L’ambiance moyenâgeuse est très bien rendue par les illustration de Trina Schart Hyman.

J’ai beaucoup aimé ses dessins mais aussi la mise en page avec ses bordures illustrées qui font un penser au enluminures. ces bordures, parfois simplement décoratives, viennent enrichir de nouveaux détails les illustrations principales et font de ce livre un très bel objet. En tout cas, c’est pour moi l’illustration qui fait l’intérêt principal de ce livre.

Mais je ne vous ai même pas raconté la légende de Saint Georges !

Bon, elle n’a rien de très original et le titre suffit à la résumer, un preux chevalier, un mauvais dragon, une belle princesse pure et courageuse. Et voilà vous tenez votre recette.


 

Share

Raiponce [album jeunesse]

C’est la couverture qui m’a attiré mon attention, et l’intuition était bonne. Si Paul O. Zelinsky nous offre le conte de Raiponce dans sa forme la plus classique, les illustrations, qui me font penser à la peinture de Raphaël, donnent une allure très élégante à cet album.

Une belle version pour redécouvrir le conte de Raiponce.

Ce conte, publié par Le Genevrier fait partie de la collection Caldecott qui regroupe une sélection d’albums ayant reçu le prix Caldecott qui récompense chaque année des albums jeunesse aux États Unis. Cette collection respecte le format d’origine.

sur le site de l’éditeur

⇒ Paul O. Zelinsky

Ce conte allemand très connu, que l’on retrouve dans les contes des frères Grimm, me fait penser à un conte italien qui commence de la même façon : une femme enceinte et un potager de sorcière à piller. Je vous en ai parlé, vous vous en souvenez ? Je parle bien sûr de Prezzemolina.

Le coin des curieux

Paul O. Zelinsky vs Raphaël

Image associée Image associée

Résultat de recherche d'images pour "raphaël peinture"

Raiponce

Si dans le conte italien la mère a une envie de persil, c’est de raiponce qu’il est question ici. Mais je n’ai jamais vu de raiponce dans un potager, alors j’ai voulu en savoir plus sur cette plante, que de toute évidence on trouve dans les potagers allemands.

Les raiponces sont des campanules comestibles. On mange toutes les parties : feuilles, fleurs et racines, en salade.

Il semblerait que sa culture soit facile et qu’elle se resème facilement toute seule. J’ai très envie de tester. Pas vous ? Juste à côté du persil pour un potager de conte de fées.

plants de raiponce de la Ferme de Sainte Marthe


 

Share

Le conte du Genévrier – Gilles Rapaport

J’avais déjà entendu parler de ce conte des frères Grimm et je savais qu’il était assez morbide, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le lire. C’est l’album illustré par Gilles Rapaport trouvé au rayon contes de la bibliothèque qui me donnait enfin l’occasion de le découvrir. Et… je ne résiste pas à l’envie de le partager dans le cadre du Challenge Halloween tant il est morbide et effrayant. Les illustrations de Rapaport, avec leurs couleurs rouges, noires et orangées, rendent ce conte encore plus angoissant.

Un homme reste veuf le jour même où né son fils. Il pleure beaucoup, mais le chagrin finit par se tarir et quelques années plus tard il reprend une femme. Avac celle-ci il a une fille. Mais son épouse déteste son fils. Elle le déteste tellement que, non contente de le maltraiter, elle finit un jour par le tuer. Honteuse, elle cache son méfait et fait croire à sa fille que c’est elle la responsable de la mort de son frère.

Pour cacher le corps, elle décide de le cuisiner et de le servir le soir même au diner. Le père qui ignore tout mange son fils jusqu’à la dernière bouchée. La soeur désespérée ramasse les os et va le déposer sous le genévrier. Là, les os se transforment en oiseau. L’oiseau part chanter et il revient avec une chaine en or, des souliers rouges et une meule.

Vous vous doutez bien de la suite. La meule est pour la méchante marâtre qui meut écrabouillée sous son poids. Le père et la soeur, qui ont reçu la chaine et les souliers, sont heureux. L’oiseau reprend forme humaine, et tout est bien qui fini bien.

Résultat de recherche d'images pour "Le conte du Genévrier - Gilles Rapaport"

Je ne peux pas dire que j’ai aimé cet album. Le dessin n’est pas vraiment à mon goût surtout pour les personnages. Mais je dois bien avouer que les dessins de Gilles Rapaport se marient très bien avec l’ambiance particulièrement glauque de ce conte. Mais du coup, l’album qui en ressort est particulièrement sombre et la fin heureuse n’y changera pas grand-chose.

J’y ai trouvé quelque chose de beau et inquiétant, faisant de ce conte une bonne lecture d’Halloween, mais je ne sais pas si je lirais cet album aux plus petits avant de se coucher.

Avez-vous lu cet album ? Connaissez-vous d’autres versions de ce conte ?

sur le site des éditions Le Genévrier

⇒ sur Amazon et Decitre

Gilles Rapaport. Les éditions du Genévrier. Le Conte du Genévrier des frères Grimm. from gilles Rapaport on Vimeo.


 

Share