Archives du mot-clé le mois italien

Ginevra Di Marco

Après avoir écouté cette version de Belle Ciao, j’ai eu envie d’en savoir plus sur Ginevra di Marco que je ne connaissais pas avant.

J’ai découvert quelques chanson très sympa que j’ai eu envie de partager à l’occasion du mois italien 🙂

la première chanson ci-dessus me semblait tout désignée pour aujourd’hui. Les italophones aurons compris qu’il s’agit de … ne pas vouloir travailler !! 😀 Le lundi c’est parce que la tête lui tourne et pour chaque jour une nouvelle excuse pour ne pas aller travailler. Il y a même un jeudi férié qui l’oblige à ne pas travailler ! Bref c’est une chanson parfaite pour cette semaine 😉

Dans cette seconde chanson il est question d’un homme qui pie Jésus Christ et se plaint de son patron qui le maltraite. Jésus lui répond « qui veut la justice se la fasse ».

Tu ti lamenti, ma che ti lamenti? Pigghia nu bastune e tira fora li denti…

Tu te plains, de quoi te plains-tu ? Prends le bâton et sort les dents

Et pour finir une chanson qui parlera à tous les expatrié, à tous les immigré : Amara terra mia. J’ai trouvé plusieurs enregistrement de cette chanson mais je j’ai choisi celui-ci plutôt que les autres c’est parce que la vidéo commence par la voix de Margherita Hack astrophysicienne italienne qui parle avec l’accent de chez moi. J’ai été très émue en l’écoutant.

J’espère que ça vous a donné envie de découvrir cette chanteuse.  A très bientôt pour de nouvelles escapades italiennes.


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Bella Ciao Versione Mondina

Pour le mois italien de l’année dernière j’avais présenté la version originale de Bella ciao, une version qui parle des femmes qui travaillent dans les rizières. Rien à voir avec le chant partisan crée par la suite.

Cette année je remet ça puisque, en faisant des recherches sur Faraulla,  je suis tombé sur cette belle vidéo de Bella Ciao versione Mondine avec Lucilla Galeazzi, Elena Ledda et Ginevra Di Marco au chant.

Que pensez-vous de cette version ?


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Faraualla

Faraualla est un groupe de 4 chanteuses que nous avons découvert à la médiathèque. Depuis Mimiko n’arrête pas de le passer et repasser en boucle. Elle adore ! Et comme c’est le mois italien en ce moment je ne pouvais pas passer à côté de cette occasion pour vous en parler 🙂

Les chanteuses, de formation musicale différentes, se sont retrouvé autour d’un projet commun où la voie joue le rôle d’instrument à travers les polyphonies d’ethnie et périodes historiques diverses ainsi que des compositions originales.  Le groupe est originaires des Pouilles, dans le sud de l’Italie.

Discographie :

  

  

 

Elle ont un projet commun avec une autres chanteuse italienne dont j’ai déjà parlé ici : Lucilla Galeazzicorrete sorelle. Mais je n’ai pas trouvé de vidéo de bonne qualité de ce projet commun.


site du groupe

page facebook


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Le gâteau du nonno Vallino

C’est pour le réveillon de la saint Sylvestre que j’ai découvert cette recette familiale qui nous vient de l’Italie du XIX, appelé gâteau du nonno Vallino parce que c’était justement le gâteau de l’arrière-arrière-arrière grand père Vallino (j’ai peut-être oublié un arrière ou deux). Et je l’ai moi aussi beaucoup aimé. Du coup j’ai demandé à Tenger de me noter la recette. Et puisque les gâteaux c’est meilleurs à plusieurs, je vais partager avec vous.

  • 150 gr de farine de blé
  • 150 gr de farine de maïs
  • 100 gr de sucre
  • 50 gr de beurre
  • raisins secs
  • pignons de pin
  • 1 œuf
  • 6 c-à-s de lait
  • 1 sachet de levure
  • zeste de citron
  • sel

Faire fondre le beurre avec le lait. Ajouter le jaune d’œuf battu avec le sucre. Ajouter les farine, la levure, le zeste, le sel et les fruits secs. Ajouter les blancs d’œuf monté en neige. Cuire 30 minutes au four.

Envie de tenter cette recette ?


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Pasta de Gianpaolo Pagni

Album ou livre de recette ? La pasta de Gianpaolo Pagni est un peu les deux. Un livre tout calibré pour cette journée spécial de mariage entre le mois italien et le challenge des livres en cuisine.

couverture La Pasta - HD

L’originalité de ce livre c’est le contraste entre des recette présenté de façon très classique (liste d’ingrédients, méthode point par point) et les illustrations très minimalistes et plus proche de la peinture que de la photo culinaire.

Comme le titre l’indique, ce livre met à l’honneur les pâtes. On commence avec l’incontournable sugo di pomodoro (sauce tomate) en version concentré de tomate, et tomates fraîches, suivi de la recette pour faire ses propres pâtes fraîches (pasta fresca all’uovo, pasta fresca di semola), avant d’attaquer des recettes savoureuses : spaghetti, lasagne, penne, cannelloni, trenette… il y a même la recette pour préparer ses propres gnocchi ! après ça, le premier qui dit je veux des nouilles je le met au petit coin ! 😉

Pas de panique, si les titres des recettes sont bien en italien, le texte lui est en français. Rien que de lire les titre de chaque recette j’en salive, ça me rappelle plein de souvenir.

Un joli livre que je conseille à tous les amoureux de l’Italie et de sa cuisine, simple mais tellement savoureuse. ♥

Publié chez l’ampoule.

Retrouvez Gianpaolo sur son site , sa page facebook et instagram.


 

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La volière Dorée

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Voici le dernier venu de la collection Animax 2016/2017 de l’école de loisir que Mimiko reçoit à l’école. A peine est-il arrivé à la maison que nous l’avons lu. Autant Mimiko que moi-même étions subjuguées par la couverture. Ne la trouvez-vous pas magnifique ?

Si la couverture laisse à penser à une histoire naturaliste, c’est en fait un conte très cruel qui nous est raconté. La petite princesse, que vous pouvez apercevoir sur la couverture, est extrêmement gâté et capricieuse. elle possède cent et une volières dans lesquelles elle collectionne les plus beaux oiseaux du monde. Mais c’est demande sont de plus en plus difficiles à contenter, réclamant des oiseaux sortis tout droit de son imagination, la princesse tranche la tête de tous les serviteurs qui n’arrivent pas à la contenter. Quelqu’un arrivera-t-il à calmer cette furie ? On commence vraiment à en douter. Mais un conte trouve toujours un moyen et ici, comme dans tout les conte, une solution viendra. Sauf que, surprise ! La fin est ouverte et multiple. Il n’y a pas de véritable chute. On nous donne plusieurs possibilités en nous laissant entendre que peut-être la véritable fin est toute autres.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Tout d’abord pour ses illustrations qui sont simplement superbes. Puis pour le jeu de mise en page très dynamique et ludique. Les typographies changeantes rendent le texte d’autant plus vivant. Quand à l’histoire elle est terrible mais c’est une belle histoire. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre avec Mimiko, qui était vraiment choqué par le comportement de cette princesse gâtée.

En savoir un peu plus sur cet album :

Carll Cneut est un auteur illustrateur belge dont de nombreux livres ont déjà été publié en France. Pour ma part je le découvre avec La volière Dorée et je suis vraiment sous charme de ses illustrations.

Pour suivre son actualité abonnez-vous à sa page facebook et instagram

Carll Cneu sur le site de l’école des loisirs

La volière dorée est accompagné d’un livre de coloriage. Je trouve cette idée très sympa.

Anna Castagnoli, née en France de parents italiens, est aussi auteur illustrateur. Ici elle signe le texte.

Dans son enfance elle a beaucoup voyagé et ses livres en font autant puisqu’elle publie aussi bien en France qu’en Belgique, Italie et Espagne où elle vit maintenant.

Retrouvez Anna Castagnoli sur le site de l’école des loisir ou suivez-là directement sur son site et sa page facebook

Le texte original, La voliera d’oro, date de 2014. La version française est proposé une première fois par l’école des loisir en 2015 (nous nous possédons la réédition en couverture souple de la collection Animax de 2017). Le livre est également publié en flamand par De Eenhoorn (toute première édition de l’album en 2014), mais aussi en espagnol et en polonais.


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Le mois italien

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Après le mois du Japon en Avril, on continue avec les mois thématique, mai sera italien ou ne sera pas ! Enfin… on va essayer ^^

Dans le cadre du challenge il viaggio, Martine nous propose un mois d’intenses pérégrination en Italie : lecture, cinéma, cuisine… tout est permis. Suivre le programme à la lettre ou improviser ? A chacun son style. Le plus important reste, comme toujours, le partage.

Voici le programme :
  • Lundi 1er mai : Billet de présentation/lancement du mois italien
  • Mercredi 3 mai : Zoom sur Erri de Luca
  • Vendredi 5 mai : film/cinéma/DVD
  • Lundi 8 mai : En lien avec la commémoration de l’Armistice du 8 mai 1945, billet lecture d’un roman sur la Seconde Guerre mondiale, côté italien.
  • Jeudi 11 mai : Billet cuisine : recette à partager ou lecture d’un roman où la cuisine occupe une belle place. En lien avec le challenge « Des livres en cuisine »
  • Dimanche 14 mai : Place au théâtre et/ou à l’Opéra
  • Mercredi 17 mai : sur les îles : Sardaigne, Sicile
  • Samedi 20 et dimanche 21 mai : en lien avec le Festival du Premier roman de Chambéry : lecture d’un premier roman (soit d’un premier roman d’un auteur italien traduit et publié en France en 2017, soit lecture du premier roman d’un auteur italien déjà connu)
  • Jeudi 25 mai : Place à la littérature jeunesse
  • Dimanche 28 mai : en lien avec le challenge de « Leggere in italiano » Florence Le livre d’après : une lecture en VO (titre retenu « Il Nuovo Venuto » roman policier de Marco Vichi) ou un roman policier italien
  • Mardi 30 mai : Zoom sur Umberto Eco
  • Mercredi 31 mai : On termine ce mois italien en chansons, musique, gastronomie… en toute convivialité et l’esprit festif !
Lectures Communes :
  • Samedi 6 mai : un roman écrit par une auteurE italienne
  • Samedi 13 mai : Luigi Natoli « Le bâtard de Palerme »
  • Mardi 16 mai : Elena Ferrante (saga « L’Amie prodigieuse » ou autre)
L’Italie sur Ma petite Médiathèque

J’avoue que je n’ai rien prévu. Je vais improviser. Je ne suis pas très inspiré par le programme, pour pouvoir y participer, j’aurais dû le connaitre 2 mois à l’avance ! Avec le temps qu’il me faut pour lire des romans, je ne pourrais pas en présenter plus d’un. J’ai choisi une lecture en VO, un roman policier et jeunesse, vais-j’ le chronique pour le rendez-vous du 25 ou du 28 ?

Le 5 c’est cinéma. J’ai quelques vieux films en stock, l’occasion de les revoir 🙂

Le 11 je serais de la partie ! Il faut que je trouve quelques lectures gourmandes à présenter, pour le moment rien ne me vient à l’esprit.

Le 14 c’est opéra, une piste que j’ai envie de creuser

Pour les lectures communes se sera sans moi

Mais pour la fête du 31 je serais là ! Peux-tu être l’occasion de donner quelques recette gourmande.

Pour le hors programme comptez sur moi ! Il y aura des recettes, de la musique, des photos et plein d’autres choses.

 

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A livella – Totò

A l’occasion du mois italien j’avais envie de partager sur le blog une poésie de Totò. Acteur surtout connu pour ses comédie burlesques, les films noir et blanc de Totò ont bercé mon enfance. Ce n’est qu’il y a quelques années que j’ai appris qu’il était également poète. voici l’un de ses poème déclamé par Totò lui-même, Antonio De Curtis de son vrai nom.21

A livella

Ogn’anno, il due novembre, c’é l’usanza
per i defunti andare al Cimitero.
Ognuno ll’adda fà chesta crianza;
ognuno adda tené chistu penziero.

Ogn’anno, puntualmente,in questo giorno,
di questa triste e mesta ricorrenza,
anch’io ci vado, e con dei fiori adorno
il loculo marmoreo ‘e zi’ Vicenza.

St’anno m’é capitato ‘navventura…
dopo di aver compiuto il triste omaggio.
Madonna! si ce penzo, e che paura!,
ma po’ facette un’anema e curaggio.

‘O fatto è chisto, statemi a sentire:
s’avvicinava ll’ora d’à chiusura:
io,tomo tomo, stavo per uscire
buttando un occhio a qualche sepoltura.

« Qui dorme in pace il nobile marchese
signore di Rovigo e di Belluno
ardimentoso eroe di mille imprese
morto l’11 maggio del 31 »

‘O stemma cu ‘a curona ‘ncoppa a tutto…
…sotto ‘na croce fatta ‘e lampadine;
tre mazze ‘e rose cu ‘na lista ‘e lutto:
cannele,cannelotte e sei lumine.

Proprio azzeccata ‘a tomba ‘e stu signore
nce stava ‘n ‘ata tomba piccerella,
abbandunata,senza manco un fiore;
pe’ segno, sulamente ‘na crucella.

E ncoppa ‘a croce appena se liggeva:
« Esposito Gennaro – netturbino »:
guardannola,che ppena me faceva
stu muorto senza manco nu lumino!

Questa è la vita! ‘ncapo a me penzavo…
chi ha avuto tanto e chi nun ave niente!
Stu povero maronna s’aspettava
ca pur all’atu munno era pezzente?

Mentre fantasticavo stu penziero,
s’era ggià fatta quase mezanotte,
e i’rimanette ‘nchiuso priggiuniero,
muorto ‘e paura…nnanze ‘e cannelotte.

Tutto a ‘nu tratto,che veco ‘a luntano?
Ddoje ombre avvicenarse ‘a parte mia…
Penzaje: stu fatto a me mme pare strano…
Stongo scetato…dormo, o è fantasia?

Ate che fantasia;era ‘o Marchese:
c’o’ tubbo,’a caramella e c’o’ pastrano;
chill’ato apriesso a isso un brutto arnese;
tutto fetente e cu ‘nascopa mmano.

E chillo certamente è don Gennaro…
‘omuorto puveriello…’o scupatore.
‘Int ‘a stu fatto i’ nun ce veco chiaro:
so’ muorte e se ritirano a chest’ora?

Putevano sta’ ‘a me quase ‘nu palmo,
quanno ‘o Marchese se fermaje ‘e botto,
s’avota e tomo tomo…calmo calmo,
dicette a don Gennaro: « Giovanotto!

Da Voi vorrei saper, vile carogna,
con quale ardire e come avete osato
di farvi seppellir, per mia vergogna,
accanto a me che sono blasonato!

La casta è casta e va, si, rispettata,
ma Voi perdeste il senso e la misura;
la Vostra salma andava,si,inumata;
ma seppellita nella spazzatura!

Ancora oltre sopportar non posso
la Vostra vicinanza puzzolente,
fa d’uopo, quindi, che cerchiate un fosso
tra i vostri pari,tra la vostra gente »

« Signor Marchese,nun è colpa mia,
i’nun v’avesse fatto chistu tuorto;
mia moglie è stata a ffa’ sta fesseria,
i’ che putevo fa’ si ero muorto?

Si fosse vivo ve farrei cuntento,
pigliasse ‘a casciulella cu ‘e qquatt’osse
e proprio mo, obbj’…’nd’a stu mumento
mme ne trasesse dinto a n’ata fossa ».

« E cosa aspetti, oh turpe malcreato,
che l’ira mia raggiunga l’eccedenza?
Se io non fossi stato un titolato
avrei già dato piglio alla violenza! »

« Famme vedé… piglia sta violenza…
‘A verità, Marché, mme so’ scucciato
‘e te senti;e si perdo ‘a pacienza,
mme scordo ca so’ muorto e so mazzate!…

Ma chi te cride d’essere…nu ddio?
Ccà dinto,’o vvuo capi, ca simmo eguale?…
…Muorto si’tu e muorto so’ pur’io;
ognuno comme a ‘na’ato é tale e quale ».

« Lurido porco!…Come ti permetti
paragonarti a me ch’ebbi natali
illustri, nobilissimi e perfetti,
da fare invidia a Principi Reali? ».

« Tu qua’ Natale… Pasca e Ppifania!!!
T »o vvuo’ mettere ‘ncapo…’int’a cervella
che staje malato ancora e’ fantasia?…
‘A morte ‘o ssaje ched »e?…è una livella.

‘Nu rre, ‘nu maggistrato,’nu grand’ommo,
trasenno stu canciello ha fatt’o punto
c’ha perzo tutto, ‘a vita e pure ‘o nomme:
tu nu t’hè fatto ancora chistu cunto?

Perciò, stamme a ssenti…nun fa »o restivo,
suppuorteme vicino che te ‘mporta?
Sti ppagliacciate ‘e ffanno sulo ‘e vive:
nuje simmo serie … appartenimmo à morte! »


Né à Naple en 1898 et mort à Rome en 1967, Totò, est un acteur comique très connu en Italie.

Fils illégitime d’un aristocrate, Totò qui porte déjà ce sournom avant de devenir artiste, grandi dans un milieu défavorisé. En 1920 il est reconnu par son père et hérite de son nom De Curtis. Il commence sa carrière d’acteur au théâtre à Naple avant de partir en 1922 pour Rome. Alors qu’il est déjà un acteur reconnu il est légalement adopté par un autre aristocrate et c’est ainsi qu’entre son père biologique et son père adoptif il gagne un nom à rallonge et une impressionnante liste de titres de noblesse. Il devient  Antonio Griffo Focas Flavio Angelo Ducas Comneno Porfirogenito Gagliardi De Curtis di Bisanzio, mais restera Totò sur les planches.

Il fait sa première apparition au cinéma en 1937 avec Fermo con le mani ! Ses premiers film ne remportent guère de succès. C’est 10 ans plus tard, avec I due orfanelli de Mario Mattoli il rencontre du succès et se met à travailler sérieusement au cinéma. Il a tourné plus 100 films.

Le recueille de poésie A livella est paru en 1964, seulement quelques années avant sa mort.


poésie
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Forget-me-not, un manga à Venise

C’est dans ma PAL, que j’ai laissé livraddict piocher un livre au hasard à lire la semaine dernière. Parfois j’achète des livres puis je les oublie et de cette façon je voulais faire ressortir des bouquins auxquels je ne pensais plus. Et ça a très bien marché puisque le titre qui est ressorti est un manga que j’ai acheté il y a un bail, un jour où je suis tombé sur un lot de vieux titres sorti chez Sakka d’occasion. Puis je les ai rangés dans mes étagères et… vous connaissez la suite. Avant que la semaine ne s’achève j’ai prix le temps de découvrir Forget-me-not de Kenji Tsuruta. Et franchement, je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plutôt !

C’est sa jolie couverture bleu qui m’avait attiré à l’époque et je l’ai acheter sans savoir ce que ça raconte.

La jeune femme que l’on voit sur la couverture c’est Mariel Imari, une jeune détective tire au flan qui travaille à Venise. Forget-me-not est le titre d’un tableau qui a été dérobé à son grand-père 20 ans plus tôt et qu’elle a pour mission de retrouver. Son grand-père était un très grand détective mais n’a jamais réussi à retrouver le tableau de son vivant. A sa mort il lègue  toute sa fortune (et c’est un homme riche) à celui de ses descendants qui lui succédera comme détective. Et c’est sa petite fille Mariel qui s’y colle. Sauf que le grand-père impose une autre condition à cet héritage. La nouvelle génération de détective doit retrouver le tableau Forget-me-not avant de pouvoir jouir de l’héritage, en attendant Cornélius, le majordome du grand-père ayant la gérance des biens, doit aider la jeune Mariel dans sa quête pour retrouver le tableau.

La tableau a sans doute été volé par un voleur légendaire, Vecchio, ancien rival du grand-père qui depuis 40 ans nargue la polisse en volant des œuvres d’art après avoir averti les autorités ou le propriétaire. Mariel semble comprendre qui est Vecchio, faut-il encore arriver à le piéger.

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C’est avec nonchalance que l’on suit Mariel dans les petites rues de Venise. Si la jeune femme se révèle une détective assez rusée, nous n’avons pas ici un manga d’action. L’ambiance est plutôt celle d’un manga tranche de vie. On voit Mariel dormir plus que de raison, traîner et fuir le travail, se chamailler avec Cornélius, flirter avec le jeune apprenti d’un antiquaire douteux, attraper des chat, tomber dans le canal, sortir de sa douche… Se qui ne l’empêche pas de mener à bien quelques enquêtes et découvrir quelques mystères.

J’ai beaucoup aimé ce manga tout d’abord pour le trait de son auteur : Kenji Tsuruta. J’aime beaucoup son dessin au trait fin et simple. Les visages sont claires et expressifs, les jolies formes de Mariel sont mises en avant mais avec beaucoup de naturel. Loin du style manga kawaii/moe tellement en vogue ses dernières années. Le dessin de Tsuruta est mature, sans en faire des tonnes. Les vieux sont ridés, les filles jolies mais nous ne somme pas dans la caricature. Bref, je kiffe ce genre de dessin !

Au de-là du dessin, j’ai aimé l’ambiance du manga et le vagabondage à travers les ruelles de Venise qu’il propose. Loins du carnet touristique, on a l’impression d’être dans un Venise intime. L’auteur bien qu’il est choisit une ville mythique comme décor la montre avec une certaine pudeur, ce qui la rend encore plus belle.

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Quand aux personnages, je les ai trouvés très attachants et sympathiques. Ils sont classiques : le détective tire au flan, le majordome sévère et dévoué, le beau gosse mystérieux, le commissaire un peu grotesque. On reste dans un registre déjà vu mais ils sont bien fait, équilibrés et sympathiques. On ne tombe jamais dans l’excès. Les voir évoluer est toujours agréable et quand le tome se termine on regrette que ce ne soit qu’un one-shot. J’aurais bien aimé passer encore quelques temps avec Mariel et sa clique.

Un joli manga, plaisant et bien dessiné qui vaut vraiment la peine si avez l’occasion de le lire.


un manga se déroulant en Italie
un manga se déroulant en Italie

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Bella ciao, la vraie

Tout le monde à déjà entendu au mois une fois la chanson italienne Bella Ciao (ici une reprise par la chanteuse corse Battista Acquaviva à la voix très particulière, j’aime beaucoup son interprétation)

Mais saviez-vous que ce n’est pas la version originale ? Ce chant partisan de la deuxième guerre mondiale reprends la musique du chant des mondine, ces femmes qui travaillaient dans les rizières dans la plaine du Pô au XIX/début XX.

C’est du chant des mondine que je voulais vous parler aujourd’hui. Voici Bella ciao dans sa version originale chanté par Milva :

paroles : 

Alla mattina appena alzata
O bella ciao bella ciao bella ciao, ciao, ciao
Alla mattina appena alzata
In risaia mi tocca andar

 

E fra gli insetti e le zanzare
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
E fra gli insetti e le zanzare
Duro lavoro mi tocca far
Il capo in piedi col suo bastone
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Il capo in piedi col suo bastone
E noi curve a lavorar (bis)
O mamma mia o che tormento
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
O mamma mia o che tormento
Io t’invoco ogni doman
Ed ogni ora che qui passiamo
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ed ogni ora che qui passiamo
Noi perdiam la gioventù
Ma verrà un giorno che tutte quante
O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao
Ma verrà un giorno che tutte quante
Lavoreremo in libertà. (bis)

 

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