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Persée vainqueur de la Gorgone – Yvan Pommaux [album jeunesse]

Un dimanche après-midi pluvieux, le temps idéal pour la mythologie ! Et nous avions justement un album de mythologie grecque qui nous attendait : Persée vainqueur de la gorgone de Yvan Pommaux, sorti chez l’école des loisir en octobre dernier.

Couverture Persée Vainqueur de la Gorgone

Persée est le fils d’une princesse et de Zeus. Une prophétie annonce au roi que son petit fils le tuera, il veut alors empêcher sa fille d’avoir un enfant en l’enfermant dans une tour, mais Zeus, touché par la beauté de la belle, trouve une ruse pour s’unir à elle. Zeus étant le père, le roi ne peut pas tuer l’enfant, il décide alors de les jeter à la mer, enfant et mère, et de laisser les dieux décider de lors sort. Recueilli par des pécheurs, les deux survivront et Persée devient un fort et beau jeune homme. Mais un autre roi veut sa mère. Comme Persée est toujours là pour la protéger, pour s’en débarrasser le roi l’envoie tuer Méduse, l’une des trois gorgones.

Persée reviendra vainqueur. En chemin, il aura croisé le chemin de plusieurs dieux et nymphes qui lui viennent en aide. Il trouvera même l’amour. Avant de, sans le vouloir, tuer son grand-père dont il ignore tout.

 

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Persée @yvanpommaux @ecoledesloisirs #contesetlegendes #mythologie #challengecontesetlegendes

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C’est un très joli album, qui nous a permis de découvrir ce mythe dont je n’avais qu’une très vague connaissance.

Le texte et les dessins sont très agréables, une carte et un petit lexique complètent l’histoire pour mieux s’y retrouver.

Mimiko s’est amusée à faire le lien avec le film de Percy Jackson que nous avons vu récemment, tout en me questionnant sur les différences, notamment sur l’apparence de Méduse. Et que dire des origines divines du jeune homme ?

Dans la même collection :

sur le site de l’éditeur

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TBTL 2019 #2 – émotions : joie

Le rendez-vous Throwback Thurday Livresque de BettieRose prend une nouvelle tournure cette année. Chaque mois nous explorerons un thème avec 4 livres différents. Le principe reste le même : (re)parler d’un livre lu il y a quelque temps pour le remettre sur le devant de la scène.

La semaine dernière peur et dégoût était à l’honneur. Aujourd’hui il sera question de joie.

Quel livre m’a procuré de la joie ? La question est moins évidente qu’il n’y parait. Lire me procure généralement de la joie, ou du moins un sentiment de satisfaction, que l’histoire soit drôle ou triste.

Devrais-je citer un livre particulièrement drôle ? Une BD qui m’a fait rire ? En associant la joie au rire, j’ai d’abord pensé au bd de Olivier Tallec, mais si le rire est assuré je ne dirais pas que ses BD collent au concept de joie tellement elles sont cyniques.

Mais alors quel livre procure de la joie ? Je dois avouer que je ne suis pas adepte des lectures feel good. Pour moi un bon livre est un livre qui me fait vivre tout un panel d’émotions, qui me fait passer de la joie à la tristesse, des larmes au rire, et comble du bonheur : qui me fait rire et pleurer simultanément.

Du coup j’ai beaucoup de mal à trouver un livre que je pourrais associer à la joie.

Après avoir longuement réfléchi, penché très fortement la balance en faveur Sauveur et Fils, j’ai fini par me dire que les livres qui m’ont le plus procuré de joie instantanée ce sont les livres pour enfant lu avec mes filles et parmi ceux-ci il y en a un qui nous a valu un grand nombre de soirées amusées. Un des préférés de Mimiko, elle me le redemandait sans cesse, et le rire était au rendez-vous à chaque fois.

Je mangerais bien un enfant de Sylvaine Donmio et Dorothée de Monfreid, publié par l’école des loisirs. Un tout petit album simple, mais très efficace qui nous a servi d’histoire du soir très longtemps. Le connaissez-vous ?

Voilà un TBTL qui remplit pleinement sa fonction ! Je n’avais pas reparlé de ce livre depuis 2013. Et il est toujours dans notre bibliothèque, celui-ci, on ne le donne pas, même si on a plus l’âge depuis longtemps.

Au mot joie, quel est le premier livre auquel vous pensez ?

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Cyrano de Bergerac [classique abrégé]

Je me souviens d’avoir lu Cyrano de Bergerac, sans doute à l’école, peut-être en seconde, peut-être avant, je ne sais plus. Mais ce dont je suis sûre, c’est que j’avais beaucoup aimé, ce qui pour une lecture obligatoire était généralement très rare.

Depuis j’ai vu le film avec Depardieu dans le rôle de Cyrano il y a très longtemps, mais je n’ai jamais relu la pièce de théâtre. Je ne l’ai d’ailleurs jamais vue jouée.

Quand les éditions de l’école des loisirs ont sorti une nouvelle édition dans leur collection classiques abrégés, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée de le relire et de le faire connaître à la petite dernière. Avant j’vais beaucoup d’à priori sur les versions abrégées, je n’en comprenais pas vraiment l’intérêt, mais… c’était bien bête de ma part, combien de classique j’ai essayé de lire et laissé tomber avant la fin. Les versions abrégées ce n’est finalement pas si mal, cela permet de découvrir les classiques sans s’attaquer à de trop gros pavé au style souvent lourd pour un jeune lecteur de notre époque.

Le Cyrano de Bergerac des éditions de l’école des loisirs est une version abrégée au sens propre du temps. Le texte n’a pas été réécrit, mais les scènes ont été choisies et les passages absents sont simplement résumés en quelques lignes.

Nous l’avons lu à voix haute, Mimiko et moi-même, en nous partageant les rôles. Moi je fais un bien piètre Cyrano, l’éloquence et moi, on est pas très copines. Mais c’était plutôt amusant de le lire en se donnant la réplique.

Mimiko a bien aimé aussi, elle a trouvé cette pièce bien drôle même si elle ne comprenait pas toujours le sens des tournures de phrases (surtout lu par moi…) quelques pauses pour reformuler ce que l’on venait de lire ont été nécessaire, mais le plus important c’est que maintenant elle sait qui est Cyrano et que ce nom est associé à un bon souvenir de lecture. Elle pourra toujours le relire, plus tard, toute seule.

En tout cas, moi ça bien donné envie de revoir le film !

Et aussi le film qui vient tout juste de sortir sur la création de cette pièce par Edmond Rostand

  

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Jusqu’au bout de la peur – Moka [roman jeunesse]

Moka est une auteure de jeunesse dont j’ai pas mal entendu parler, mais que je n’avais encore jamais lu. Quand l’école des loisirs a réédité Jusqu’au bout de la peur pour la rentrée 2018 je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir. Jusqu’au bout de la peur a été publiée pour la première fois en 2004.

Jusqu'au bout de la peur

J’avoue être assez mitigée sur ce roman à suspens. Le niveau de langage est tel que le livre s’adresse à de jeunes lecteurs de 8 à 11 ans (c’est d’ailleurs l’âge indiqué sur le site de l’éditeur), mais l’histoire en revanche, je ne la trouve pas très adaptée à un enfant de 8 ans, sauf si on a envie qu’il fasse des cauchemars.

Deux enfants, Quentin et Garance, sont en vacances chez leur père dans le marais poitevin. Il fait déjà nuit et le père n’est toujours pas rentré. Il ne répond pas sur son portable et les enfants s’inquiètent. Ils décident de partir à sa recherche malgré la pluie et la nuit. Sur leur vélo. Mais ils ne trouvent pas leur père, seulement le vélo et son portefeuille.Et ils ne remarquent pas quelque chose qui les aurait vraiment effrayés cachée entre les herbes juste à côté du vélo.

Ils reviennent effrayés chez eux, mais un homme s’est introduit dans la maison. Il les a repérés et prends les enfants en chasse. Ceux-ci s’enfuient, d’abord en vélo, puis sur une plate (bateau typique du marais). Ils en sont persuadés cet homme a tué leur père ! Et le lecteur en est persuadé aussi puisqu’on sait que la chose effrayant à côté du vélo est un cadavre.

Si l’adulte que je suis se doute qu’il ne s’agit certainement pas du père, après tout on est dans un roman jeunesse. Les protagonistes eux essayent désespérément d’échapper à un tueur, qu’ils soupçonnent d’avoir tué leur père, et qui sème derrière lui quelques autres cadavres.

Pendant ce temps-là, une terrible tempête s’acharne sur le marais, une inondation jamais vue. Et les gosses seuls dans le marais…

La mère entre dans l’histoire. Sans nouvelles de son ex et des enfants, sachant la zone touchée par une terrible tempête, elle décide d’aller sur place où elle trouve la police qui soupçonne l’ex-mari d’être un assassin.

Le roman a beau avoir un happy end, un enfant de 8 ne va pas lire 212 pages d’une seule traite ! Il aura des jours et des nuits à s’angoisser en croyant que le père est mort. Et le tueur qui poursuit les enfants malgré la tempête pour les tuer… Quel enfant n’en ferait pas des cauchemars !

Bon, ça dépend sans doute des enfants, il y en a de plus sensibles que d’autres. Mais en lisant ce roman, je me suis dit que je ne le ferais surement pas lire à Mimiko qui est pourtant pile-poil dans l’âge cible. Elle est beaucoup trop sensible, elle n’en dormirait pas et aurait trop peur qu’un homme horrible s’en prenne à son père. Et à la question : « mais ça existe pas pour de vrai » je ne pourrais pas répondre « bien sûr que non ». Parce que si, ça existe.

Ceci mis à part, j’ai pris plaisir à lire ce roman. Les enfants sont attachants, d’un courage exemplaire. L’écriture est très agréable, fluide, avec un bon équilibre entre action et description. Et comme ça se passe juste à côté de chez moi j’ai trouvé ça très amusant de lire un livre dont je connais chaque lieu cité.

Pour conclure, je dirais que j’ai trouvé ce livre agréable et bien écrit, mais que son histoire est beaucoup trop anxiogène pour des enfants hypersensibles comme ceux qui m’entourent. En revanche cela peut-être un bon livre pour les enfants un peu plus vieux, sixième-cinquième, qui n’ont pas l’habitude de lire et qui trouveront ici un livre avec ce qu’il faut de suspens, mais une facilité de lecture due aux choix du langage adapté à un jeune public.

retrouvez Jusqu’au bout de la peur sur le site de l’école des loisirs

⇒ disponible sur amazon et dans votre librairie préférée

Avez-vous lu Jusqu’au bout de la peur ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissez-vous cet auteur ? Quel autre de ses romans me conseilleriez-vous ?


chut les enfants lisent

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Le renard et le lutin

Voici un album que je gardais de côté pour décembre. Le renard et le Lutin nous vient du nord. L’autrice comme l’illustratrice sont suédoises. Astrid Lingren (la maman de Fifi Brindacier) en a écrit le texte en 1965, Eva Eriksson l’a mis en image en 2017. La traduction française est toute fraîche, puisque c’est au mois de novembre qu’elle est sortie dans la collection Pastel de l’école des loisirs.

Renard et le lutin (Le)

C’est l’histoire d’un petit renard affamé. Tandis que les enfants découvrent leur cadeau sous le sapin, le renard s’approche. Il veut s’introduire dans le poulailler pour piquer quelques poules.

Mais la ferme est sous bonne garde. Le vieux lutin veille. Personne ne touche aux poules ! “Mais le vieux lutin sait bien qu’un renard peut avoir faim.” Alors il lui donne à manger, il lui donne de la bonne bouillie que tous les soirs les enfants laissent dans l’étable pour le lutin.

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Une histoire toute mignonne servie par des dessins tout en douceur. Une lecture idéale pour les soirs d’hiver. Des bons sentiments et du partage, l’esprit de Noël, quoi !

sur le site de l’école des loisir

⇒ sur Amazon (ou chez votre libraire préféré)


  

 

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TBTL 2018-48 – Nature paisible

Rendez-vous initié par Bettierose Books, le Throwback Thursday Livresque nous invite à évoquer de vieilles lectures autour d’un thème commun chaque jeudi.

Cette semaine le thème est :

Le premier titre qui m’est venu à l’esprit est un album (comme la semaine dernière).

Couverture Mon arbre

Mon arbre est un album très classique, que ce soit dans la narration ou son graphisme, classique, mais très efficace. Nous l’avons beaucoup apprécié à la maison et il correspond parfaitement au thème, puisque nous plongeons au cœur de la forêt ou les enfants leur un arbre préféré. Un vieux chêne que l’on suit au fil des saisons.

ma chronique

Mais je ne pouvais pas laisser filer ce thème sans parler d’un autre titre : Petite Forêt, un manga de Daisuke Igarashi. Dans cette courte série de deux tomes, on suit le quotidien d’une jeune femme qui revient vivre dans son village natal, un tout petit village perché sur la montagne où l’on vit encore à l’ancienne, chauffé au bois, mangeant le produit de ses cultures ou les fruits offerts par la nature sauvage. Un très joli manga tranche de vie qui donne envie de partir se ressourcer à la campagne.

Couverture Petite forêt, tome 1Couverture Petite forêt, tome 2

Quelle lecture vous inspire le thème de cette semaine ?

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Le géant, la fillette et le dictionnaire

Une fillette bien coriace se fait enlever par un géant curieux qui veut la cuisiner avec des légumes. Ce n’est pas un mangeur d’enfant, mais un vendeur de dictionnaires l’a traité d’ogre et comme le dictionnaire dit que les ogres mangent des enfants… Mais ce n’est pas un ogre ! ce n’est qu’un simple géant. Il renonce bien vite à manger la petite fille, et s’il préparait plutôt un goûter ensemble.

Un joli album pour jouer à se faire peur avec cet imposant géant qui part en chasse. Mais il en faut bien plus pour impressionner la fillette. Un grand format qui rend le géant encore plus impressionnant. C’est vrai qu’il est grand, très grand ce géant. Mais il ne fait peur que quand on ne voit que ses pieds. Il n’a vraiment pas une tête de méchant.

Dans les images se cachent plein de détails amusant, comme des moutons disséminés un peu partout, des animaux cachés dans la forêt, mais mon détail préféré c’est le clin d’œil pour des mangeurs d’enfants de conte célèbres.

Le géant, la fillette et le dictionnaire est écrit par Jean Leroy et illustré par Stéphane Poulin, publié dans la collection Pastel de l’école des loisirs.

sur le site de l’école de loisir

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Orphée et la morsure du serpent – Yvan Pommaux

Le mois dernier, je vous présentais le petit album Thésée comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, nous continuons notre exploration de la mythologie grecque en compagnie de l’auteur avec un second album : Orphée et la morsure du serpent. Je trouve que cet album colle très bien à la thématique des contes et légendes d’octobre avec son voyage aux enfers (même si nous sommes loin du folklore d’Halloween).

Orphée et la morsure du serpent

Orphée et la morsure du serpent est paru à l’école de loisir pour la première fois en 2009 dans la collection albums. En ce mois d’octobre 2018, c’est une version de poche qui remet le titre sur le devant de la scène. C’est cette dernière édition que j’ai lue.

Tout comme dans l’album dédié à la légende de Thésée, ici l’histoire commence à notre époque. Nous sommes à un mariage et un jeune homme amoureux entraine l’épouse à l’écart. Elle se fait mordre par une vipère et le jeune homme affolé s’en veut énormément. Une jeune femme le console : « tu ne t’appelles pas Aristée, et la mariée ne s’appelle pas Eurydice ! ». Nous sommes aux XXI siècle et les morsures de serpent se soignent facilement. Mais le jeune homme est perplexe, Aristée et Eurydice ? La jeune femme lui raconte alors la légende d’Orphée, fils d’un roi et de la muse Calliope.

Orphée a hérité du don de sa mère et il devient un poète hors norme que tous admirent. Même les animaux, les arbres et les pierres cèdent devant la beauté de son chant. Toutes les femmes l’aiment, mais lui n’en aime qu’une : Eurydice. Ils se marient. Mais le jour même du mariage, Aristée, qui était secrètement amoureux d’Eurydice, entraîne celle-ci à l’écart. Cherchant à s’enfuir, Eurydice se fait mordre par une vipère, et meurt.

Orphée, inconsolable, ira la chercher jusqu’en enfer. Séduit par la beauté de son chant, Hadès, le dieu des enfers, lui accorde une chance de ramener Eurydice à la vie, mais à une condition : il ne doit pas se retourner ni parler à son épouse jusqu’à ce que celle-ci ne soit baignée par la lumière du soleil.

Sur le chemin du retour, Orphée se tourmente, est-elle bien derrière lui ? Quand enfin il sent le soleil sur sa peau, impatient, il se retourne. Mais, hélas, Eurydice, 10 pas derrière lui, est encore dans le noir. Elle disparait à jamais, laissant Orphée seul, inconsolable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, les femmes, ne supportant plus le deuil d’Orphée. Folles de rage et de jalousie, elles le mettent en pièces.

Je connaissais la légende d’Orphée dans ses grandes lignes, mais je n’avais rien lu à son propos depuis fort longtemps. J’ai abordé, donc, cet album sans aucune autre lecture en tête et je dois dire qu’il m’a plus plus que Thésée, comment naissent les légendes.

Ici l’épisode à conter est plus court, Yvan Pommaux peut donc prendre plus de temps pour nous le raconter en détail. Dans l’album consacré à Thésée il fallait dire plus de choses en autant de pages, il fallait donc résumer au maximum. Ici on prend le temps de découvrir Orphée et sa personnalité. J’ai trouvé cela plus agréable à lire.

Si l’album sur Thésée me donnait l’impression d’être une introduction qui demandait à être approfondie, Orphée et la morsure du serpent se suffit à lui-même et n’a pas besoin de lectures complémentaires. Ceci dit, au détour du Tartare, Yvan Pommaux prend soin de titiller notre curiosité en lâchant quelques noms qui donnent envie de lire davantage de légendes.

Tout comme dans le précédent album, celui-ci se termine par un petit lexique permettant d’aller plus loin.

Un album richement illustré qui ravira les jeunes amateurs de mythologie grecque (et les moins jeunes aussi). J’y ai pris, moi, beaucoup de plaisir.

sur le site de l’école des loisirs

et sa fiche pédagogique

 Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux »

⇒ sur Amazon ou Decitre

mon avis sur Thésée comment naissent les légendes


  

challenge petit BAC 2018

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Cache-cache surprise ! un album pour jouer

Cache-cache surprise ! est un album cartonné, sorti en septembre aux éditions l’école des loisirs  (collection Loulou & Cie) que l’on doit à Ramadier et Burgeau.

Cache-cache surprise !

Je ne suis pas fan du graphisme, mais j’ai trouvé cet album très amusant parce qu’il demande une réelle interaction avec les petits lecteurs. Il ne s’agit pas seulement de lire l’album, mais aussi d’y chercher les images.

Des petits animaux jouent à cache-cache et à chaque page il saut trouver de nouveaux joueurs : 6 petits cochons, 6 moutons, 4 chèvres, 10 lapins… Mais ce n’est pas tout. Non seulement il faut trouver les animaux qui se cachent dans le paysage en double page, qui derrière une porte, qui derrière un arbre, il faut également retourner le livre et voir dans les formes et les couleurs de l’image si l’on distingue le loup. J’ai trouvé l’idée de la double cache-cache et du retournement du livre très original et ludique. De quoi passer un très bon moment avec les tout petits lecteurs. Son format cartonné permettant de multiples manipulations mêmes par des petites mains inexpérimentées.

sur le site de l’école des loisirs

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 chut les enfants lisent 

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Deux livres pour découvrir la légende du roi Thésée

Le mois des contes et légendes et l’occasion pour moi de vous parler de deux livres dont je voulais parler depuis un moment et qui ont un point commun : Thésée en est le héros.

Pour les plus pressés commençons par un petit livre d’une soixantaine de pages richement illustré : Thésée, comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, aux éditions l’école des loisirs (2 formats disponibles : album ou poche, j’ai pour ma part lu la version poche à la couverture souple).

Thésée, comment naissent les légendes

L’histoire commence avec des plongeurs qui en 1966 découvrent dans une épave une céramique où l’on voit Thésée aux prises avec le Minautore. Sur le bateau, le vieux professeur va raconter aux deux jeunes plongeurs l’histoire, la légende qui se cache derrière cette image. Nous voici projetés dans la Grèce antique, du temps où les dieux règnent sur l’Olympe. Aïthra, la fille du gouverneur de Trézène, est aimé par Poséidon et par Égée le roi d’Athènes en si peut de temps qu’elle ne peut savoir lequel des deux est le père de l’enfant qu’elle met au monde. Elle décide qu’il sera le fils des deux. Thésée est né. Il grandit et devient très fort. Sa mère lui révèle alors qu’il est le fils d’Égée le roi d’Athènes et que ce dernier laissé une épée pour lui.

Armé de cette épée le jeune Thésée décide de se rendre à Athènes en empruntant le chemin le plus long et le plus difficile. Son périple lui prend plusieurs années. En chemin, il se bat contre de nombreux bandits et monstres, ce qui lui vaut une solide réputation de héros. Quand il arrive à Athènes, sa réputation le précède. Médée, épouse d’Égée, voit en lui une menace et influence le roi pour qu’il empoisonne le jeune homme.

Mais avant que Thésée n’ait eu le temps de boire la coupe empoisonnée, Égée reconnaît son épée et son fils. Médée disparait et Thésée est acclamé. Mais la joie est de courte durée. À cause d’une mauvaise ruse du roi d’Athènes, le fils du roi Minos s’est fait tuer. Fou de rave, le roi Minos réclame chaque année 7 jeunes hommes et 7 jeunes femmes de 20 ans qu’il envoie dans le labyrinthe où ils se font dévorer par le Minotaure. Malgré l’opposition du roi, Thésée insiste pour participer au voyage et promet de revenir vainqueur.

Une fois à Crète, Thésée fait la connaissance du roi Minos et de ses filles. L’ainée, Ariane, tombe immédiatement amoureuse de lui et décide de l’aider à sortir du labyrinthe, à condition qu’une fois sorti il accepte de l’épouser. C’est ainsi qu’Ariane donne au jeune prince le fameux fil d’Ariane.

Dans le labyrinthe Thésée vainc le Minotaure et, grâce au fil, il retrouve la sortie avec tous ses compagnons. Ils embarquent en amenant Ariane, mais Thésée n’est pas amoureux et revenant sur sa parole il abandonne Ariane sur une île (ou elle sera consolée par Dionysos).

Il revient à Athènes comme promis, mais oublie de changer les voiles du navire comme convenu, noir pour le deuil, blanches s’il revint en vie, le roi Égée se suicide de désespoir. Thésée devient roi.

Plus tard il épousera la soeur d’Ariane qui tombera amoureuse du fils que Thésée a eu avec la reine des amazones et c’est une tragique histoire qui ne nous sera pas contée ici.

Ce petit album résume les grandes lignes de la légende de Thésée ainsi que des éléments qui l’entourent : le Minotaure, la mort Androgée, fils de Minos. Mais l’album est court et on passe assez vite sur les différents événements marquants de la jeunesse de Thésée. Quant à Thésée le roi, cela est à peine suggéré. Difficile d’en faire plus en si peu pages. Mais l’essentiel est là et c’est une bonne entrée en matière. Très richement illustré, l’album permet de se familiariser avec le personnage, et connaitre les grandes lignes de son histoire. Une petite annexe revient avec quelques explications sur les noms cités dans l’album, histoire d’aller un peu plus loin.

J’ai beau connaitre les légendes de la Grèce antique, en lisant cet album j’ai tout de même été frappé par la violence de celles-ci. Une violence que l’on retrouve même dans cet album, bien qu’on ne s’attarde pas sur cet aspect.

sur le site de l’école des loisirs

le dossier pédagogique

⇒ sur Amazone ou Decitre 

Dans la même série, on trouve également les légendes d’Orphée, de la guerre de Troie et Ulysse.

(merci aux éditions l’école des loisir de nous avoir proposé cette lecture)

Θησεύς  Θησεύς

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, lire plus longtemps et suivre Thésée dans toutes ses aventures, je vous propose un deuxième livre : Le Feuilleton de de Thésée de Murielle Szac illustré par Rémi Saillard publié par Bayard jeunesse.

Couverture Le feuilleton de Thésée

En cent épisodes on découvre la palpitante vie de Thésée et d’autres éminents personnages de la mythologie grecque qui croisent son chemin : Héraclès, Œdipe, la reine des Amazones et bien sûr le Minotaure, Ariane, Dédale Minos…

Avant d’en arriver à la fameuse histoire du Minotaure, Thésée va suivre son cousin Héraclès dans quelques aventures. Puis, après son retour victorieux de Crète (et sans Ariane qu’il abandonne lâchement sur une plage), on découvre Thésée devenu le roi d’Athènes. Il accueille dans sa cité Œdipe et sa fille  Antigone. On prend le temps de découvrir leur histoire. Il est également question des mariages de Thésée, de son fil Hippolyte (une histoire bien triste). Dans ce livre, on suit Thésée jusqu’à la fin de sa vie.

 

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La fin du feuilleton de Thésée est pour ce soir ! #lecturedusoir #leslecturesdemimiko

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Nous avons tous beaucoup aimé ce livre à la maison. C’est très bien écrit. C’est intéressant et palpitant. On a envie de découvrir la suite des aventures du héros. Chaque épisode fait deux trois pages et est accompagné d’une illustration, ce qui en fait une très bonne lecture du soir (les chapitres ont la bonne longueur pour cet exercice à haute voix). Ce livre nous aura tenu compagnie un moment, avec un épisode avant le coucher. J’ai sauté quelques chapitres puisque nous nous sommes alternée à la lecture avec Chéri qui (pour une fois) à aimé faire la lecture du soir. Mimiko avait découvert ce livre en classe. Le maître leur lisait un chapitre chaque jour et elle a tant aimé qu’elle a voulu partager cette lecture avec nous et j’ai fini par lui acheter (moi refuser des livres, jamais !). Nouvelle lecture à la maison, Mimiko toujours aussi attentive. Depuis elle s’intéresse à la mythologie grecque et a ajouté quelques livres à sa bibliothèque. Mais le feuilleton de Thésée occupe une place privilégie dans notre collection mythologie grecque puis que c’est celui qui nous a donné envie, à elle de découvrir, à moi de me replonger dans se sujet qui me passionnait quand j’étais au collège. Et puis c’est après avoir lu ce livre que nous avons baptisé notre chat Héraclès. 😺

les premières lignes

sur le site de bayard jeunesse

la mythologie grecque en cent épisodes (et sa page facebook)

Rémi Saillard

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Dans la même collection sont disponibles deux autres feuilletons : Le feuilleton d’Ulysse et Le feuilleton d’Hermès. Nous sommes en pleine lecture de ce dernier. Un épisode chaque soir. Ces livres portent bien leur nom. 😉

 

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#lecturedusoir #mythologie #litteraturejeunesse #bookgram

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Μινώταυρος  Μινώταυρος

Et puisqu’il est question de Thésée et du Minotaure, j’en profite pour vous reparler d’un jeu de société que nous avons testé et aimé : le labyrinthe du Minotaure également sortit aux éditions l’école des loisirs

 

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Découverte à venir @ecoledesloisirs

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La première partie du labyrinthe du Minotaure est lancée ! @ecoledesloisirs

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