Archives par mot-clé : l’école des loisirs

Le géant, la fillette et le dictionnaire

Une fillette bien coriace se fait enlever par un géant curieux qui veut la cuisiner avec des légumes. Ce n’est pas un mangeur d’enfant, mais un vendeur de dictionnaires l’a traité d’ogre et comme le dictionnaire dit que les ogres mangent des enfants… Mais ce n’est pas un ogre ! ce n’est qu’un simple géant. Il renonce bien vite à manger la petite fille, et s’il préparait plutôt un goûter ensemble.

Un joli album pour jouer à se faire peur avec cet imposant géant qui part en chasse. Mais il en faut bien plus pour impressionner la fillette. Un grand format qui rend le géant encore plus impressionnant. C’est vrai qu’il est grand, très grand ce géant. Mais il ne fait peur que quand on ne voit que ses pieds. Il n’a vraiment pas une tête de méchant.

Dans les images se cachent plein de détails amusant, comme des moutons disséminés un peu partout, des animaux cachés dans la forêt, mais mon détail préféré c’est le clin d’œil pour des mangeurs d’enfants de conte célèbres.

Le géant, la fillette et le dictionnaire est écrit par Jean Leroy et illustré par Stéphane Poulin, publié dans la collection Pastel de l’école des loisirs.

sur le site de l’école de loisir

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Orphée et la morsure du serpent – Yvan Pommaux

Le mois dernier, je vous présentais le petit album Thésée comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, nous continuons notre exploration de la mythologie grecque en compagnie de l’auteur avec un second album : Orphée et la morsure du serpent. Je trouve que cet album colle très bien à la thématique des contes et légendes d’octobre avec son voyage aux enfers (même si nous sommes loin du folklore d’Halloween).

Orphée et la morsure du serpent

Orphée et la morsure du serpent est paru à l’école de loisir pour la première fois en 2009 dans la collection albums. En ce mois d’octobre 2018, c’est une version de poche qui remet le titre sur le devant de la scène. C’est cette dernière édition que j’ai lue.

Tout comme dans l’album dédié à la légende de Thésée, ici l’histoire commence à notre époque. Nous sommes à un mariage et un jeune homme amoureux entraine l’épouse à l’écart. Elle se fait mordre par une vipère et le jeune homme affolé s’en veut énormément. Une jeune femme le console : « tu ne t’appelles pas Aristée, et la mariée ne s’appelle pas Eurydice ! ». Nous sommes aux XXI siècle et les morsures de serpent se soignent facilement. Mais le jeune homme est perplexe, Aristée et Eurydice ? La jeune femme lui raconte alors la légende d’Orphée, fils d’un roi et de la muse Calliope.

Orphée a hérité du don de sa mère et il devient un poète hors norme que tous admirent. Même les animaux, les arbres et les pierres cèdent devant la beauté de son chant. Toutes les femmes l’aiment, mais lui n’en aime qu’une : Eurydice. Ils se marient. Mais le jour même du mariage, Aristée, qui était secrètement amoureux d’Eurydice, entraîne celle-ci à l’écart. Cherchant à s’enfuir, Eurydice se fait mordre par une vipère, et meurt.

Orphée, inconsolable, ira la chercher jusqu’en enfer. Séduit par la beauté de son chant, Hadès, le dieu des enfers, lui accorde une chance de ramener Eurydice à la vie, mais à une condition : il ne doit pas se retourner ni parler à son épouse jusqu’à ce que celle-ci ne soit baignée par la lumière du soleil.

Sur le chemin du retour, Orphée se tourmente, est-elle bien derrière lui ? Quand enfin il sent le soleil sur sa peau, impatient, il se retourne. Mais, hélas, Eurydice, 10 pas derrière lui, est encore dans le noir. Elle disparait à jamais, laissant Orphée seul, inconsolable.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là, les femmes, ne supportant plus le deuil d’Orphée. Folles de rage et de jalousie, elles le mettent en pièces.

Je connaissais la légende d’Orphée dans ses grandes lignes, mais je n’avais rien lu à son propos depuis fort longtemps. J’ai abordé, donc, cet album sans aucune autre lecture en tête et je dois dire qu’il m’a plus plus que Thésée, comment naissent les légendes.

Ici l’épisode à conter est plus court, Yvan Pommaux peut donc prendre plus de temps pour nous le raconter en détail. Dans l’album consacré à Thésée il fallait dire plus de choses en autant de pages, il fallait donc résumer au maximum. Ici on prend le temps de découvrir Orphée et sa personnalité. J’ai trouvé cela plus agréable à lire.

Si l’album sur Thésée me donnait l’impression d’être une introduction qui demandait à être approfondie, Orphée et la morsure du serpent se suffit à lui-même et n’a pas besoin de lectures complémentaires. Ceci dit, au détour du Tartare, Yvan Pommaux prend soin de titiller notre curiosité en lâchant quelques noms qui donnent envie de lire davantage de légendes.

Tout comme dans le précédent album, celui-ci se termine par un petit lexique permettant d’aller plus loin.

Un album richement illustré qui ravira les jeunes amateurs de mythologie grecque (et les moins jeunes aussi). J’y ai pris, moi, beaucoup de plaisir.

sur le site de l’école des loisirs

et sa fiche pédagogique

 Yvan Pommaux sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi Mon écrivain préféré « Yavn Pommaux »

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mon avis sur Thésée comment naissent les légendes


  

challenge petit BAC 2018

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Cache-cache surprise ! un album pour jouer

Cache-cache surprise ! est un album cartonné, sorti en septembre aux éditions l’école des loisirs  (collection Loulou & Cie) que l’on doit à Ramadier et Burgeau.

Cache-cache surprise !

Je ne suis pas fan du graphisme, mais j’ai trouvé cet album très amusant parce qu’il demande une réelle interaction avec les petits lecteurs. Il ne s’agit pas seulement de lire l’album, mais aussi d’y chercher les images.

Des petits animaux jouent à cache-cache et à chaque page il saut trouver de nouveaux joueurs : 6 petits cochons, 6 moutons, 4 chèvres, 10 lapins… Mais ce n’est pas tout. Non seulement il faut trouver les animaux qui se cachent dans le paysage en double page, qui derrière une porte, qui derrière un arbre, il faut également retourner le livre et voir dans les formes et les couleurs de l’image si l’on distingue le loup. J’ai trouvé l’idée de la double cache-cache et du retournement du livre très original et ludique. De quoi passer un très bon moment avec les tout petits lecteurs. Son format cartonné permettant de multiples manipulations mêmes par des petites mains inexpérimentées.

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Deux livres pour découvrir la légende du roi Thésée

Le mois des contes et légendes et l’occasion pour moi de vous parler de deux livres dont je voulais parler depuis un moment et qui ont un point commun : Thésée en est le héros.

Pour les plus pressés commençons par un petit livre d’une soixantaine de pages richement illustré : Thésée, comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, aux éditions l’école des loisirs (2 formats disponibles : album ou poche, j’ai pour ma part lu la version poche à la couverture souple).

Thésée, comment naissent les légendes

L’histoire commence avec des plongeurs qui en 1966 découvrent dans une épave une céramique où l’on voit Thésée aux prises avec le Minautore. Sur le bateau, le vieux professeur va raconter aux deux jeunes plongeurs l’histoire, la légende qui se cache derrière cette image. Nous voici projetés dans la Grèce antique, du temps où les dieux règnent sur l’Olympe. Aïthra, la fille du gouverneur de Trézène, est aimé par Poséidon et par Égée le roi d’Athènes en si peut de temps qu’elle ne peut savoir lequel des deux est le père de l’enfant qu’elle met au monde. Elle décide qu’il sera le fils des deux. Thésée est né. Il grandit et devient très fort. Sa mère lui révèle alors qu’il est le fils d’Égée le roi d’Athènes et que ce dernier laissé une épée pour lui.

Armé de cette épée le jeune Thésée décide de se rendre à Athènes en empruntant le chemin le plus long et le plus difficile. Son périple lui prend plusieurs années. En chemin, il se bat contre de nombreux bandits et monstres, ce qui lui vaut une solide réputation de héros. Quand il arrive à Athènes, sa réputation le précède. Médée, épouse d’Égée, voit en lui une menace et influence le roi pour qu’il empoisonne le jeune homme.

Mais avant que Thésée n’ait eu le temps de boire la coupe empoisonnée, Égée reconnaît son épée et son fils. Médée disparait et Thésée est acclamé. Mais la joie est de courte durée. À cause d’une mauvaise ruse du roi d’Athènes, le fils du roi Minos s’est fait tuer. Fou de rave, le roi Minos réclame chaque année 7 jeunes hommes et 7 jeunes femmes de 20 ans qu’il envoie dans le labyrinthe où ils se font dévorer par le Minotaure. Malgré l’opposition du roi, Thésée insiste pour participer au voyage et promet de revenir vainqueur.

Une fois à Crète, Thésée fait la connaissance du roi Minos et de ses filles. L’ainée, Ariane, tombe immédiatement amoureuse de lui et décide de l’aider à sortir du labyrinthe, à condition qu’une fois sorti il accepte de l’épouser. C’est ainsi qu’Ariane donne au jeune prince le fameux fil d’Ariane.

Dans le labyrinthe Thésée vainc le Minotaure et, grâce au fil, il retrouve la sortie avec tous ses compagnons. Ils embarquent en amenant Ariane, mais Thésée n’est pas amoureux et revenant sur sa parole il abandonne Ariane sur une île (ou elle sera consolée par Dionysos).

Il revient à Athènes comme promis, mais oublie de changer les voiles du navire comme convenu, noir pour le deuil, blanches s’il revint en vie, le roi Égée se suicide de désespoir. Thésée devient roi.

Plus tard il épousera la soeur d’Ariane qui tombera amoureuse du fils que Thésée a eu avec la reine des amazones et c’est une tragique histoire qui ne nous sera pas contée ici.

Ce petit album résume les grandes lignes de la légende de Thésée ainsi que des éléments qui l’entourent : le Minotaure, la mort Androgée, fils de Minos. Mais l’album est court et on passe assez vite sur les différents événements marquants de la jeunesse de Thésée. Quant à Thésée le roi, cela est à peine suggéré. Difficile d’en faire plus en si peu pages. Mais l’essentiel est là et c’est une bonne entrée en matière. Très richement illustré, l’album permet de se familiariser avec le personnage, et connaitre les grandes lignes de son histoire. Une petite annexe revient avec quelques explications sur les noms cités dans l’album, histoire d’aller un peu plus loin.

J’ai beau connaitre les légendes de la Grèce antique, en lisant cet album j’ai tout de même été frappé par la violence de celles-ci. Une violence que l’on retrouve même dans cet album, bien qu’on ne s’attarde pas sur cet aspect.

sur le site de l’école des loisirs

le dossier pédagogique

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Dans la même série, on trouve également les légendes d’Orphée, de la guerre de Troie et Ulysse.

(merci aux éditions l’école des loisir de nous avoir proposé cette lecture)

Θησεύς  Θησεύς

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, lire plus longtemps et suivre Thésée dans toutes ses aventures, je vous propose un deuxième livre : Le Feuilleton de de Thésée de Murielle Szac illustré par Rémi Saillard publié par Bayard jeunesse.

Couverture Le feuilleton de Thésée

En cent épisodes on découvre la palpitante vie de Thésée et d’autres éminents personnages de la mythologie grecque qui croisent son chemin : Héraclès, Œdipe, la reine des Amazones et bien sûr le Minotaure, Ariane, Dédale Minos…

Avant d’en arriver à la fameuse histoire du Minotaure, Thésée va suivre son cousin Héraclès dans quelques aventures. Puis, après son retour victorieux de Crète (et sans Ariane qu’il abandonne lâchement sur une plage), on découvre Thésée devenu le roi d’Athènes. Il accueille dans sa cité Œdipe et sa fille  Antigone. On prend le temps de découvrir leur histoire. Il est également question des mariages de Thésée, de son fil Hippolyte (une histoire bien triste). Dans ce livre, on suit Thésée jusqu’à la fin de sa vie.

 

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La fin du feuilleton de Thésée est pour ce soir ! #lecturedusoir #leslecturesdemimiko

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Nous avons tous beaucoup aimé ce livre à la maison. C’est très bien écrit. C’est intéressant et palpitant. On a envie de découvrir la suite des aventures du héros. Chaque épisode fait deux trois pages et est accompagné d’une illustration, ce qui en fait une très bonne lecture du soir (les chapitres ont la bonne longueur pour cet exercice à haute voix). Ce livre nous aura tenu compagnie un moment, avec un épisode avant le coucher. J’ai sauté quelques chapitres puisque nous nous sommes alternée à la lecture avec Chéri qui (pour une fois) à aimé faire la lecture du soir. Mimiko avait découvert ce livre en classe. Le maître leur lisait un chapitre chaque jour et elle a tant aimé qu’elle a voulu partager cette lecture avec nous et j’ai fini par lui acheter (moi refuser des livres, jamais !). Nouvelle lecture à la maison, Mimiko toujours aussi attentive. Depuis elle s’intéresse à la mythologie grecque et a ajouté quelques livres à sa bibliothèque. Mais le feuilleton de Thésée occupe une place privilégie dans notre collection mythologie grecque puis que c’est celui qui nous a donné envie, à elle de découvrir, à moi de me replonger dans se sujet qui me passionnait quand j’étais au collège. Et puis c’est après avoir lu ce livre que nous avons baptisé notre chat Héraclès. 😺

les premières lignes

sur le site de bayard jeunesse

la mythologie grecque en cent épisodes (et sa page facebook)

Rémi Saillard

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Dans la même collection sont disponibles deux autres feuilletons : Le feuilleton d’Ulysse et Le feuilleton d’Hermès. Nous sommes en pleine lecture de ce dernier. Un épisode chaque soir. Ces livres portent bien leur nom. 😉

 

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#lecturedusoir #mythologie #litteraturejeunesse #bookgram

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Μινώταυρος  Μινώταυρος

Et puisqu’il est question de Thésée et du Minotaure, j’en profite pour vous reparler d’un jeu de société que nous avons testé et aimé : le labyrinthe du Minotaure également sortit aux éditions l’école des loisirs

 

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Découverte à venir @ecoledesloisirs

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La première partie du labyrinthe du Minotaure est lancée ! @ecoledesloisirs

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Sauveur & fils – saison 1 – Marie-Aude Murail

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman à sa sortie. Tout le monde semblait enthousiaste et les nombreuses critiques élogieuses m’avaient donné envie de le lire. Mais, comme à chaque fois que je lis trop de bonnes critiques, j’ai peur. Peur d’être déçue, de m’être fait une mauvaise idée du roman ou d’attendre autre chose. Bref, j’avais gardé le titre dans un coin de ma tête, mais je n’avais pas donné suite. Quand l’école des loisirs m’a proposé de découvrir le roman, qui venait de sortir en format poche, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin me faire mon propre avis. Et les critiques que j’avais lues étaient loin derrière moi, je ne me souvenais que d’une chose, ce livre avait remporté un franc succès. Je me suis donc élancé dans cette lecture juste après La Combe aux loups (qui m’avait un peu déçu) sans trop d’à priori, sans rien attendre de particulier. ET surprise : J’ai A-DO-RE !! Bon ok, ça ne sera pas une surprise pour tous ceux qui connaissent le roman, comment ne pas l’aimer ? Il est excellent. Mais moi j’ai été vraiment surprise, parce que même si le livre me faisait envie, je ne m’attendais vraiment pas à le lire si vite et l’aimer autant.

Couverture Sauveur et fils, tome 1

Sauveur est psy. Il travaille dans un cabinet installé au rez-de-chaussée de sa jolie maison à Orléans, où il reçoit beaucoup d’enfants qui souffrent. Son fils, Lazarre, a pris l’habitude, en rentrant de l’école, de se glisser près de la porte qui donne sur le cabinet. Il écoute les histoires des patients et s’interroge sur leur malêtre, faisant à l’occasion d’étranges recherches sur internet pour un enfant de huit ans. Scarification, phobie scolaire… il vaut comprendre mais ne peux pas poser de question à son père. Après tout il n’a pas le droit de s’approcher du cabinet. Sauveur vit seul avec son fils, orphelin de mère. Bon psychologue et père affectueux, il n’en ai pas moins trop occupé pour voir ce qui se passe dans la petite tête de son fils si sage.

Sauveur et Lazarre sont tous deux très attachants. On les aime dès les premières pages. Et ils sont entouré de très nombreux personnages : les patients de Sauveur que l’on suit séance après séance, au fil des semaines, Paul le meilleur ami de Lazarre et sa famille, la maîtresse, la nounou, Gabin l’un des patients de sauveur qui s’installe chez lui le temps de l’hospitalisation de sa mère… Ce roman est vraiment très riche en personnages.

Des sujets très graves y sont abordés, après tout si on va voir un psy c’est qu’on a des problèmes, et parmi les patients de Sauveur il y a des gamins avec de gros problèmes. Mais tous ces sujets sont abordés avec finesse et humour.

J’ai adoré ce roman parce qu’il aborde avec intelligence de sujet grave et très divers tel que le racisme, l’homophobie, la pédophilie, la phobie scolaire tout en proposant des personnages drôles et attachants et offrant un récit très prenant. J’ai lu avec une étonnante rapidité ce roman (étonnante pour moi hein, parce qu’une personne normale mettra 3 fois moins de temps), mais à chaque fois j’étais étonnée de lire si vite. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, le tout avec une facilité de lecture très agréable. Le style est fluide et l’histoire captivante. On a envie de savoir, savoir ce qui va arriver aux patients, savoir si Sauveur va enfin se rendre compte que Lazarre espionne les séances, savoir qui est ce mystérieux personnage qui semble menacer la famille Saint-Yves. Bref il y a plein de pistes, plein d’histoire dans l’histoire, plein de personnages et on ne s’ennuie jamais.

J’ai très envie de découvrir la suite !

pour aller plus loin :

premières lignes

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⇒ à lire aussi les avis de Moka, Jérôme, Za, Mo

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Minusculette en automne

Minusculette est une petite fée des jardins. En cette froide journée d’automne, elle rencontre une étrange souris. C’est Maurice le muscardin. Il s’est perdu et ne retrouve plus ses frères et sœurs. Minusculette décide de l’aider à retrouver sa famille avec l’aide de Gustave l’écureuil.

Couverture Minusculette en automne

Un petit album tout mignon, avec une histoire simple, écrit par Chhristine Davenier et illustré par Kimiko, sorti la semaine dernière aux éditions l’école des loisirs.

J’ai beaucoup aimé les illustrations tendres aux chaudes de l’automne. L’album, au format carré, a un autre avantage : la qualité du papier qui est très épais et résistera aux assauts répétés des petites mains.

À la maison il n’y a plus d’enfants en âge de lire et relire ce type d’album, mais ça ne nous a pas empêchés de profiter de ce joli livre. Les belles illustrations font toujours plaisir, même si on a passé l’âge. 🙂

Une lecture de saison qui fleure bon les feuilles mortes, les noisettes et les bons sentiments.

À la fin de cet album, l’auteur fait un petit clin d’œil à une autre aventure vécue par la petite fée en hiver. De quoi donner envie aux enfants de retrouver la petite fée et ses amis du jardin. Et ça tombe bien, trois autres albums sont disponibles dans la série :

Minusculette, la fée du jardinMinusculette en hiverMinusculette en été

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Christine Davenier

Kimiko


 chut les enfants lisentchallenge petit BAC 2018 Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018

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La Combe aux Loups – Lauren Wolk

Il m’aura fallu du temps pour venir à bout de ce roman jeunesse !

Couverture La combe aux loups

La Combe aux Loups de Lauren Wolk est sorti au printemps dernier aux éditions l’école des loisirs. C’est la couverture et le titre qui ont attiré mon attention. Le résumé me semblait prometteur et me voilà embarqué dans la lecture de ce roman jeunesse venu des USA.

La première page m’avait beaucoup plu et j’avais hâte de trouver le temps de m’y mettre cet été. Finalement, passé la première page mon enthousiasme est un peu retombé. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou que ce soit mal écrit. Loin de là. Mais, je ne sais pas, j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages. J’ai trouvé le récit un peu trop manichéen, ça sent un peu trop la bonne morale chrétienne à mon goût. J’ai toujours du mal avec ce genre de morales, quand elles sont trop ostentatoires. Encore une fois, ce n’est pas parce que je ne partage pas le message, au contraire, mais c’est la façon de le faire passer qui manque, à mon goût, de subtilité. Laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai eu ce ressenti, qui m’a beaucoup ralenti dans ma lecture.

L’histoire se déroule dans la campagne américaine en 1943. La Deuxième Guerre mondiale bat son plein, et si nous sommes loin des champs de bataille, la guerre est quand même très présente dans l’esprit des gens. Annabelle va sur ses douze ans. Elle est une gentille fille, obéissante, éduquée,bien sur tout rapport, elle n’a même jamais menti. Mais l’arrivée d’une méchante fille dans son école va changer la donne. La garce s’en prend à elle et en fait son souffre-douleur. Betty est aussi méchante qu’Annabelle est bonne, violente, égoïste, prête aux coups les plus bas. Face à Betty Annabelle ne sait pas comment elle doit agir, aller voir les parents et tout leur dire ou essayer de se débrouiller seule et garder pour elle ses tourments. Mais peut-elle se taire quand sa meilleure amie est gravement blessée et que Betty accuse le pauvre Toby, un soldat de la Grande Guerre devenu vagabond ?

L’opposition Annabelle-Betty m’a, dans un premier temps, beaucoup irrité, l’une est trop bonne, l’autre trop méchante. Cet antagonisme manque de subtilité. Annabelle a 12 ans et elle n’aurait jamais menti ? Tous les enfants mentent de temps à autre ! Son côté petit fille modèle m’a vraiment beaucoup agacé dans la première partie du roman. L’auteur en fait des tonnes sur son bon caractère et loin de me la rendre agréable cette insistance a fini par la rendre exaspérante. Je n’aime pas les petites filles modèles. Heureusement, cela ne dure pas, dans la seconde partie du roman, là où l’histoire démarre vraiment, Annabelle se relève plus intéressante que ce que nous font percevoir d’elle les premiers chapitres. Certes, elle est très (trop?) bonne, mais elle est aussi intelligente et réfléchie. L’ingéniosité et l’acharnement qu’elle met à vouloir disculper Toby la rendent attachante (enfin !).

Dans cette insistance à montrer les vertus de l’une et les vices de l’autre, j’y ai vu une moralisation digne d’un cours de religion et ça, ça me hérisse les poils. Peut-être que j’exagère, mais c’est vraiment le sentiment que j’ai eu en lisant ce livre, j’ai l’impression qu’on me fait la leçon et je n’aime pas ça. D’ailleurs j’en suis venue à me demander si ce n’était pas un livre d’une autre époque, mais non, la version originale date de 2016.

Mais il y a quand même des aspects que j’ai beaucoup aimés dans le roman. Le personnage de la mère m’a beaucoup plus, une femme de son époque, qui ne se pose pas vraiment de questions sur son rôle dans la famille, mais qui a une très forte personnalité et un très bon cœur. Elle fait preuve d’une grande charité et d’une grande modestie dans ses actes. Elle a toujours une part de tard pour le pauvre Toby, mais elle ne ressent jamais de fierté mal placée pour ses comportements altruistes. J’ai aimé ce personnage même si, à l’instar de sa fille Annabelle, elle est un peu trop vertueuse.

La morale en elle-même est très bonne aussi, Annabelle se bat contre les préjugés et son combat est louable.

Malgré tout il y a des longueurs et la première moitié du roman ne m’a vraiment pas convaincue, je l’aurais abandonné si je ne m’étais pas engagé à en faire une critique. Je ne regrette pas pour autant d’avoir persévéré parce que j’ai beaucoup aimé le dernier tiers du livre que j’ai lu avec plaisir.

Un bilan mi-figue mi-raisin de mon côté. L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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premières lignes #8 – Sauveur et Fils

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine j’ai choisit de partager les première ligne de ma nouvelle lecture. Enfin je prends le temps de commencer la série Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail (école des loisirs). ça fait un petit moment qu’elle m’attend tout en haut de mal pal, mais mes dernières lectures m’ont pris plus de temps que prévu. A l’heure ou je partage ses ligne, je ne connais de ce roman que ces quelques ligne et la très bonne réputation qui le précède. J’espère qu’il sera à la hauteur de sa réputation. Ce premières lignes en tout cas me donnent envie de poursuivre la lecture.

semaine du 19 au 25 janvier 2015

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un moment de surprise en l’apercevant.

-Madame Dutilleux ?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

-Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici.

Il désigna son cabinet de consultation de l’autre côté du couloir puis s’efaça. En passant devant lui, madame Dutilleux, la quarantaine, menue dans son jean slim, resserra la ceinture de sa veste en cuir. Margaux, 14 ans, s’enrobant ou se dérobant dans sa doudoune, laissa flotter son écharpe de laine et ses long cheveux.

Sauveur captait tous les signaux qu’envoient les corps, surtout à ce moment très intense de la première fois. Les quelques pas de Margaux et de sa mère pénétrant sur son territoires lui firent sentir l’hostilité de l’une et la méfiance de l’autre.

-Où on se met ? dit Margaux, la voix rogue.

-Vous choisissez… Mais vous me laissez mon fauteuil.

Sauveur avait la voix caressante de Nat King Cole chantant : « Unforgettable, that’s what you are… » Madame Dutilleux piqua des fesses sur un bord de canapé et se tint assise, de dos raide et les main à plat sur ses cuisses serrées. Margaux lâcha son sac à dos et s’affala à l’autre extrémité du canapé, un bras dans le vide et son écharpe balayant le parquet. Ni l’une ni l’autre ne s’étaient attendue à un interlocuteur noir de 1.90 mètre, plutôt décontracté dans son costume sans cravate.

-Vous êtes docteur ? s’étonna naïvement madame Dutilleux

Couverture Sauveur et fils, tome 1

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Calpurnia : Apprentie vétérinaire – tome 2

J’avais beaucoup aimé le premier tome de l’adaptation en bande dessinée de Calpurnia. C’est donc avec curiosité que j’ai découvert le tome 2 de la série Calpurnia apprentie vétérinaire de Jacqueline Kelly. Une série de court roman jeunesse illustré par Daphné Collignon à qui l’on doit également l’adaptation en BD.

Cette série reprend les personnages du roman Calpurnia et se focalise, comme l’indique le titre sur l’intérêt que la jeune fille porte aux animaux et au métier de vétérinaire.

Je n’ai pas lu le tome 1 (Attention, mouffette!) mais ce n’est pas nécessaire pour la compréhension de l’intrigue. Comme dans la bande dessinée, nous sommes dans le « tranche de vie » et il n’y a pas de véritable aventure. Ce sont des petites aventures, des événements marquants dans le quotidien de la jeune fille. Dans ce tome Calpurnia va tenter de sauver un papillon qui s’est cassé une aile puis elle va devoir aider une brebis à mettre bas.

Petit format, beaucoup d’illustrations, grande typographie, ce livre s’adapte très bien aux plus jeunes lecteurs. Du haut de mon grand âge, je l’ai trouvé très agréable à lire, le style est fluide, les personnages sont touchants. Une lecture plaisir pour les enfants amoureux de la nature.

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Couverture Calpurnia : Apprentie vétérinaire, tome 2 : A saute-mouton

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premières lignes #7 – la combe aux Loups

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Ma dernière participation remonte à pratiquement un mois. Je suis pas très régulière, mais c’est un rendez-vous que j’aime bien parce que ça permet de donner un aperçu des roman plus concret qu’un simple résumé. Ce sont souvent les premières lignes qui nous donnent envie de lire un roman une fois passé l’étape de la couverture et la quatrième de couverture.

Pour cette semaine j’ai choisi un livre que je commence à peine mais qui a de très bonne premières ligne. Le genre de première page qui te donne vraiment envie de lire la suite.

L’année de mes douze ans, j’ai appris à mentir.

Je ne parle pas ici de petites histoires que les enfants inventent. Je parle de vrais mensonges, nourris par de vraies peurs, je parle de choses que j’ai dites et faites et qui m’ont arrachée à la vie que j’avais toujours connues pour me précipiter dans une nouvelle vie.

C’est à l’automne 1943 que mon existence, jusque-là paisible, s’est mise à tourbillonner, non seulement à cause de la guerre qui avait entraîné le monde entier dans la violence et les hurlements, mais à cause de la fille au cœur noir qui arriva dans nos collines et changea tout.

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