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Deux livres pour découvrir la légende du roi Thésée

Le mois des contes et légendes et l’occasion pour moi de vous parler de deux livres dont je voulais parler depuis un moment et qui ont un point commun : Thésée en est le héros.

Pour les plus pressés commençons par un petit livre d’une soixantaine de pages richement illustré : Thésée, comment naissent les légendes de Yvan Pommaux, aux éditions l’école des loisirs (2 formats disponibles : album ou poche, j’ai pour ma part lu la version poche à la couverture souple).

Thésée, comment naissent les légendes

L’histoire commence avec des plongeurs qui en 1966 découvrent dans une épave une céramique où l’on voit Thésée aux prises avec le Minautore. Sur le bateau, le vieux professeur va raconter aux deux jeunes plongeurs l’histoire, la légende qui se cache derrière cette image. Nous voici projetés dans la Grèce antique, du temps où les dieux règnent sur l’Olympe. Aïthra, la fille du gouverneur de Trézène, est aimé par Poséidon et par Égée le roi d’Athènes en si peut de temps qu’elle ne peut savoir lequel des deux est le père de l’enfant qu’elle met au monde. Elle décide qu’il sera le fils des deux. Thésée est né. Il grandit et devient très fort. Sa mère lui révèle alors qu’il est le fils d’Égée le roi d’Athènes et que ce dernier laissé une épée pour lui.

Armé de cette épée le jeune Thésée décide de se rendre à Athènes en empruntant le chemin le plus long et le plus difficile. Son périple lui prend plusieurs années. En chemin, il se bat contre de nombreux bandits et monstres, ce qui lui vaut une solide réputation de héros. Quand il arrive à Athènes, sa réputation le précède. Médée, épouse d’Égée, voit en lui une menace et influence le roi pour qu’il empoisonne le jeune homme.

Mais avant que Thésée n’ait eu le temps de boire la coupe empoisonnée, Égée reconnaît son épée et son fils. Médée disparait et Thésée est acclamé. Mais la joie est de courte durée. À cause d’une mauvaise ruse du roi d’Athènes, le fils du roi Minos s’est fait tuer. Fou de rave, le roi Minos réclame chaque année 7 jeunes hommes et 7 jeunes femmes de 20 ans qu’il envoie dans le labyrinthe où ils se font dévorer par le Minotaure. Malgré l’opposition du roi, Thésée insiste pour participer au voyage et promet de revenir vainqueur.

Une fois à Crète, Thésée fait la connaissance du roi Minos et de ses filles. L’ainée, Ariane, tombe immédiatement amoureuse de lui et décide de l’aider à sortir du labyrinthe, à condition qu’une fois sorti il accepte de l’épouser. C’est ainsi qu’Ariane donne au jeune prince le fameux fil d’Ariane.

Dans le labyrinthe Thésée vainc le Minotaure et, grâce au fil, il retrouve la sortie avec tous ses compagnons. Ils embarquent en amenant Ariane, mais Thésée n’est pas amoureux et revenant sur sa parole il abandonne Ariane sur une île (ou elle sera consolée par Dionysos).

Il revient à Athènes comme promis, mais oublie de changer les voiles du navire comme convenu, noir pour le deuil, blanches s’il revint en vie, le roi Égée se suicide de désespoir. Thésée devient roi.

Plus tard il épousera la soeur d’Ariane qui tombera amoureuse du fils que Thésée a eu avec la reine des amazones et c’est une tragique histoire qui ne nous sera pas contée ici.

Ce petit album résume les grandes lignes de la légende de Thésée ainsi que des éléments qui l’entourent : le Minotaure, la mort Androgée, fils de Minos. Mais l’album est court et on passe assez vite sur les différents événements marquants de la jeunesse de Thésée. Quant à Thésée le roi, cela est à peine suggéré. Difficile d’en faire plus en si peu pages. Mais l’essentiel est là et c’est une bonne entrée en matière. Très richement illustré, l’album permet de se familiariser avec le personnage, et connaitre les grandes lignes de son histoire. Une petite annexe revient avec quelques explications sur les noms cités dans l’album, histoire d’aller un peu plus loin.

J’ai beau connaitre les légendes de la Grèce antique, en lisant cet album j’ai tout de même été frappé par la violence de celles-ci. Une violence que l’on retrouve même dans cet album, bien qu’on ne s’attarde pas sur cet aspect.

sur le site de l’école des loisirs

le dossier pédagogique

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Dans la même série, on trouve également les légendes d’Orphée, de la guerre de Troie et Ulysse.

(merci aux éditions l’école des loisir de nous avoir proposé cette lecture)

Θησεύς  Θησεύς

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, lire plus longtemps et suivre Thésée dans toutes ses aventures, je vous propose un deuxième livre : Le Feuilleton de de Thésée de Murielle Szac illustré par Rémi Saillard publié par Bayard jeunesse.

Couverture Le feuilleton de Thésée

En cent épisodes on découvre la palpitante vie de Thésée et d’autres éminents personnages de la mythologie grecque qui croisent son chemin : Héraclès, Œdipe, la reine des Amazones et bien sûr le Minotaure, Ariane, Dédale Minos…

Avant d’en arriver à la fameuse histoire du Minotaure, Thésée va suivre son cousin Héraclès dans quelques aventures. Puis, après son retour victorieux de Crète (et sans Ariane qu’il abandonne lâchement sur une plage), on découvre Thésée devenu le roi d’Athènes. Il accueille dans sa cité Œdipe et sa fille  Antigone. On prend le temps de découvrir leur histoire. Il est également question des mariages de Thésée, de son fil Hippolyte (une histoire bien triste). Dans ce livre, on suit Thésée jusqu’à la fin de sa vie.

 

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La fin du feuilleton de Thésée est pour ce soir ! #lecturedusoir #leslecturesdemimiko

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Nous avons tous beaucoup aimé ce livre à la maison. C’est très bien écrit. C’est intéressant et palpitant. On a envie de découvrir la suite des aventures du héros. Chaque épisode fait deux trois pages et est accompagné d’une illustration, ce qui en fait une très bonne lecture du soir (les chapitres ont la bonne longueur pour cet exercice à haute voix). Ce livre nous aura tenu compagnie un moment, avec un épisode avant le coucher. J’ai sauté quelques chapitres puisque nous nous sommes alternée à la lecture avec Chéri qui (pour une fois) à aimé faire la lecture du soir. Mimiko avait découvert ce livre en classe. Le maître leur lisait un chapitre chaque jour et elle a tant aimé qu’elle a voulu partager cette lecture avec nous et j’ai fini par lui acheter (moi refuser des livres, jamais !). Nouvelle lecture à la maison, Mimiko toujours aussi attentive. Depuis elle s’intéresse à la mythologie grecque et a ajouté quelques livres à sa bibliothèque. Mais le feuilleton de Thésée occupe une place privilégie dans notre collection mythologie grecque puis que c’est celui qui nous a donné envie, à elle de découvrir, à moi de me replonger dans se sujet qui me passionnait quand j’étais au collège. Et puis c’est après avoir lu ce livre que nous avons baptisé notre chat Héraclès. 😺

les premières lignes

sur le site de bayard jeunesse

la mythologie grecque en cent épisodes (et sa page facebook)

Rémi Saillard

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Dans la même collection sont disponibles deux autres feuilletons : Le feuilleton d’Ulysse et Le feuilleton d’Hermès. Nous sommes en pleine lecture de ce dernier. Un épisode chaque soir. Ces livres portent bien leur nom. 😉

 

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#lecturedusoir #mythologie #litteraturejeunesse #bookgram

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Μινώταυρος  Μινώταυρος

Et puisqu’il est question de Thésée et du Minotaure, j’en profite pour vous reparler d’un jeu de société que nous avons testé et aimé : le labyrinthe du Minotaure également sortit aux éditions l’école des loisirs

 

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Découverte à venir @ecoledesloisirs

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La première partie du labyrinthe du Minotaure est lancée ! @ecoledesloisirs

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Sauveur & fils – saison 1 – Marie-Aude Murail

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman à sa sortie. Tout le monde semblait enthousiaste et les nombreuses critiques élogieuses m’avaient donné envie de le lire. Mais, comme à chaque fois que je lis trop de bonnes critiques, j’ai peur. Peur d’être déçue, de m’être fait une mauvaise idée du roman ou d’attendre autre chose. Bref, j’avais gardé le titre dans un coin de ma tête, mais je n’avais pas donné suite. Quand l’école des loisirs m’a proposé de découvrir le roman, qui venait de sortir en format poche, je me suis dit que c’était l’occasion d’enfin me faire mon propre avis. Et les critiques que j’avais lues étaient loin derrière moi, je ne me souvenais que d’une chose, ce livre avait remporté un franc succès. Je me suis donc élancé dans cette lecture juste après La Combe aux loups (qui m’avait un peu déçu) sans trop d’à priori, sans rien attendre de particulier. ET surprise : J’ai A-DO-RE !! Bon ok, ça ne sera pas une surprise pour tous ceux qui connaissent le roman, comment ne pas l’aimer ? Il est excellent. Mais moi j’ai été vraiment surprise, parce que même si le livre me faisait envie, je ne m’attendais vraiment pas à le lire si vite et l’aimer autant.

Couverture Sauveur et fils, tome 1

Sauveur est psy. Il travaille dans un cabinet installé au rez-de-chaussée de sa jolie maison à Orléans, où il reçoit beaucoup d’enfants qui souffrent. Son fils, Lazarre, a pris l’habitude, en rentrant de l’école, de se glisser près de la porte qui donne sur le cabinet. Il écoute les histoires des patients et s’interroge sur leur malêtre, faisant à l’occasion d’étranges recherches sur internet pour un enfant de huit ans. Scarification, phobie scolaire… il vaut comprendre mais ne peux pas poser de question à son père. Après tout il n’a pas le droit de s’approcher du cabinet. Sauveur vit seul avec son fils, orphelin de mère. Bon psychologue et père affectueux, il n’en ai pas moins trop occupé pour voir ce qui se passe dans la petite tête de son fils si sage.

Sauveur et Lazarre sont tous deux très attachants. On les aime dès les premières pages. Et ils sont entouré de très nombreux personnages : les patients de Sauveur que l’on suit séance après séance, au fil des semaines, Paul le meilleur ami de Lazarre et sa famille, la maîtresse, la nounou, Gabin l’un des patients de sauveur qui s’installe chez lui le temps de l’hospitalisation de sa mère… Ce roman est vraiment très riche en personnages.

Des sujets très graves y sont abordés, après tout si on va voir un psy c’est qu’on a des problèmes, et parmi les patients de Sauveur il y a des gamins avec de gros problèmes. Mais tous ces sujets sont abordés avec finesse et humour.

J’ai adoré ce roman parce qu’il aborde avec intelligence de sujet grave et très divers tel que le racisme, l’homophobie, la pédophilie, la phobie scolaire tout en proposant des personnages drôles et attachants et offrant un récit très prenant. J’ai lu avec une étonnante rapidité ce roman (étonnante pour moi hein, parce qu’une personne normale mettra 3 fois moins de temps), mais à chaque fois j’étais étonnée de lire si vite. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, le tout avec une facilité de lecture très agréable. Le style est fluide et l’histoire captivante. On a envie de savoir, savoir ce qui va arriver aux patients, savoir si Sauveur va enfin se rendre compte que Lazarre espionne les séances, savoir qui est ce mystérieux personnage qui semble menacer la famille Saint-Yves. Bref il y a plein de pistes, plein d’histoire dans l’histoire, plein de personnages et on ne s’ennuie jamais.

J’ai très envie de découvrir la suite !

pour aller plus loin :

premières lignes

sur le site de l’école des loisirs

⇒ à lire aussi les avis de Moka, Jérôme, Za, Mo

⇒ sur Amazon ou Decitre

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Minusculette en automne

Minusculette est une petite fée des jardins. En cette froide journée d’automne, elle rencontre une étrange souris. C’est Maurice le muscardin. Il s’est perdu et ne retrouve plus ses frères et sœurs. Minusculette décide de l’aider à retrouver sa famille avec l’aide de Gustave l’écureuil.

Couverture Minusculette en automne

Un petit album tout mignon, avec une histoire simple, écrit par Chhristine Davenier et illustré par Kimiko, sorti la semaine dernière aux éditions l’école des loisirs.

J’ai beaucoup aimé les illustrations tendres aux chaudes de l’automne. L’album, au format carré, a un autre avantage : la qualité du papier qui est très épais et résistera aux assauts répétés des petites mains.

À la maison il n’y a plus d’enfants en âge de lire et relire ce type d’album, mais ça ne nous a pas empêchés de profiter de ce joli livre. Les belles illustrations font toujours plaisir, même si on a passé l’âge. 🙂

Une lecture de saison qui fleure bon les feuilles mortes, les noisettes et les bons sentiments.

À la fin de cet album, l’auteur fait un petit clin d’œil à une autre aventure vécue par la petite fée en hiver. De quoi donner envie aux enfants de retrouver la petite fée et ses amis du jardin. Et ça tombe bien, trois autres albums sont disponibles dans la série :

Minusculette, la fée du jardinMinusculette en hiverMinusculette en été

sur le site de l’école des loisirs

⇒ sur Amazon ou Decitre 

Christine Davenier

Kimiko


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La Combe aux Loups – Lauren Wolk

Il m’aura fallu du temps pour venir à bout de ce roman jeunesse !

Couverture La combe aux loups

La Combe aux Loups de Lauren Wolk est sorti au printemps dernier aux éditions l’école des loisirs. C’est la couverture et le titre qui ont attiré mon attention. Le résumé me semblait prometteur et me voilà embarqué dans la lecture de ce roman jeunesse venu des USA.

La première page m’avait beaucoup plu et j’avais hâte de trouver le temps de m’y mettre cet été. Finalement, passé la première page mon enthousiasme est un peu retombé. Non pas que l’histoire soit inintéressante, ou que ce soit mal écrit. Loin de là. Mais, je ne sais pas, j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages. J’ai trouvé le récit un peu trop manichéen, ça sent un peu trop la bonne morale chrétienne à mon goût. J’ai toujours du mal avec ce genre de morales, quand elles sont trop ostentatoires. Encore une fois, ce n’est pas parce que je ne partage pas le message, au contraire, mais c’est la façon de le faire passer qui manque, à mon goût, de subtilité. Laissez-moi vous expliquer pourquoi j’ai eu ce ressenti, qui m’a beaucoup ralenti dans ma lecture.

L’histoire se déroule dans la campagne américaine en 1943. La Deuxième Guerre mondiale bat son plein, et si nous sommes loin des champs de bataille, la guerre est quand même très présente dans l’esprit des gens. Annabelle va sur ses douze ans. Elle est une gentille fille, obéissante, éduquée,bien sur tout rapport, elle n’a même jamais menti. Mais l’arrivée d’une méchante fille dans son école va changer la donne. La garce s’en prend à elle et en fait son souffre-douleur. Betty est aussi méchante qu’Annabelle est bonne, violente, égoïste, prête aux coups les plus bas. Face à Betty Annabelle ne sait pas comment elle doit agir, aller voir les parents et tout leur dire ou essayer de se débrouiller seule et garder pour elle ses tourments. Mais peut-elle se taire quand sa meilleure amie est gravement blessée et que Betty accuse le pauvre Toby, un soldat de la Grande Guerre devenu vagabond ?

L’opposition Annabelle-Betty m’a, dans un premier temps, beaucoup irrité, l’une est trop bonne, l’autre trop méchante. Cet antagonisme manque de subtilité. Annabelle a 12 ans et elle n’aurait jamais menti ? Tous les enfants mentent de temps à autre ! Son côté petit fille modèle m’a vraiment beaucoup agacé dans la première partie du roman. L’auteur en fait des tonnes sur son bon caractère et loin de me la rendre agréable cette insistance a fini par la rendre exaspérante. Je n’aime pas les petites filles modèles. Heureusement, cela ne dure pas, dans la seconde partie du roman, là où l’histoire démarre vraiment, Annabelle se relève plus intéressante que ce que nous font percevoir d’elle les premiers chapitres. Certes, elle est très (trop?) bonne, mais elle est aussi intelligente et réfléchie. L’ingéniosité et l’acharnement qu’elle met à vouloir disculper Toby la rendent attachante (enfin !).

Dans cette insistance à montrer les vertus de l’une et les vices de l’autre, j’y ai vu une moralisation digne d’un cours de religion et ça, ça me hérisse les poils. Peut-être que j’exagère, mais c’est vraiment le sentiment que j’ai eu en lisant ce livre, j’ai l’impression qu’on me fait la leçon et je n’aime pas ça. D’ailleurs j’en suis venue à me demander si ce n’était pas un livre d’une autre époque, mais non, la version originale date de 2016.

Mais il y a quand même des aspects que j’ai beaucoup aimés dans le roman. Le personnage de la mère m’a beaucoup plus, une femme de son époque, qui ne se pose pas vraiment de questions sur son rôle dans la famille, mais qui a une très forte personnalité et un très bon cœur. Elle fait preuve d’une grande charité et d’une grande modestie dans ses actes. Elle a toujours une part de tard pour le pauvre Toby, mais elle ne ressent jamais de fierté mal placée pour ses comportements altruistes. J’ai aimé ce personnage même si, à l’instar de sa fille Annabelle, elle est un peu trop vertueuse.

La morale en elle-même est très bonne aussi, Annabelle se bat contre les préjugés et son combat est louable.

Malgré tout il y a des longueurs et la première moitié du roman ne m’a vraiment pas convaincue, je l’aurais abandonné si je ne m’étais pas engagé à en faire une critique. Je ne regrette pas pour autant d’avoir persévéré parce que j’ai beaucoup aimé le dernier tiers du livre que j’ai lu avec plaisir.

Un bilan mi-figue mi-raisin de mon côté. L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

sur le site de l’école des loisirs

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premières lignes #8 – Sauveur et Fils

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Cette semaine j’ai choisit de partager les première ligne de ma nouvelle lecture. Enfin je prends le temps de commencer la série Sauveur et Fils de Marie-Aude Murail (école des loisirs). ça fait un petit moment qu’elle m’attend tout en haut de mal pal, mais mes dernières lectures m’ont pris plus de temps que prévu. A l’heure ou je partage ses ligne, je ne connais de ce roman que ces quelques ligne et la très bonne réputation qui le précède. J’espère qu’il sera à la hauteur de sa réputation. Ce premières lignes en tout cas me donnent envie de poursuivre la lecture.

semaine du 19 au 25 janvier 2015

Sauveur ouvrit la porte de la salle d’attente en douceur. Si les gens n’étaient pas prévenus, ils avaient un moment de surprise en l’apercevant.

-Madame Dutilleux ?

Madame Dutilleux arrondit les yeux et Margaux baissa les siens.

-Nous avons rendez-vous. Je suis Sauveur Saint-Yves. C’est par ici.

Il désigna son cabinet de consultation de l’autre côté du couloir puis s’efaça. En passant devant lui, madame Dutilleux, la quarantaine, menue dans son jean slim, resserra la ceinture de sa veste en cuir. Margaux, 14 ans, s’enrobant ou se dérobant dans sa doudoune, laissa flotter son écharpe de laine et ses long cheveux.

Sauveur captait tous les signaux qu’envoient les corps, surtout à ce moment très intense de la première fois. Les quelques pas de Margaux et de sa mère pénétrant sur son territoires lui firent sentir l’hostilité de l’une et la méfiance de l’autre.

-Où on se met ? dit Margaux, la voix rogue.

-Vous choisissez… Mais vous me laissez mon fauteuil.

Sauveur avait la voix caressante de Nat King Cole chantant : « Unforgettable, that’s what you are… » Madame Dutilleux piqua des fesses sur un bord de canapé et se tint assise, de dos raide et les main à plat sur ses cuisses serrées. Margaux lâcha son sac à dos et s’affala à l’autre extrémité du canapé, un bras dans le vide et son écharpe balayant le parquet. Ni l’une ni l’autre ne s’étaient attendue à un interlocuteur noir de 1.90 mètre, plutôt décontracté dans son costume sans cravate.

-Vous êtes docteur ? s’étonna naïvement madame Dutilleux

Couverture Sauveur et fils, tome 1

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Calpurnia : Apprentie vétérinaire – tome 2

J’avais beaucoup aimé le premier tome de l’adaptation en bande dessinée de Calpurnia. C’est donc avec curiosité que j’ai découvert le tome 2 de la série Calpurnia apprentie vétérinaire de Jacqueline Kelly. Une série de court roman jeunesse illustré par Daphné Collignon à qui l’on doit également l’adaptation en BD.

Cette série reprend les personnages du roman Calpurnia et se focalise, comme l’indique le titre sur l’intérêt que la jeune fille porte aux animaux et au métier de vétérinaire.

Je n’ai pas lu le tome 1 (Attention, mouffette!) mais ce n’est pas nécessaire pour la compréhension de l’intrigue. Comme dans la bande dessinée, nous sommes dans le « tranche de vie » et il n’y a pas de véritable aventure. Ce sont des petites aventures, des événements marquants dans le quotidien de la jeune fille. Dans ce tome Calpurnia va tenter de sauver un papillon qui s’est cassé une aile puis elle va devoir aider une brebis à mettre bas.

Petit format, beaucoup d’illustrations, grande typographie, ce livre s’adapte très bien aux plus jeunes lecteurs. Du haut de mon grand âge, je l’ai trouvé très agréable à lire, le style est fluide, les personnages sont touchants. Une lecture plaisir pour les enfants amoureux de la nature.

sur le site de l’école des loisir

⇒ achetez sur Amazon ou Decitre

Couverture Calpurnia : Apprentie vétérinaire, tome 2 : A saute-mouton

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premières lignes #7 – la combe aux Loups

Chaque semaine, Ma lecturothèque nous invite à partager les premières lignes de nos lectures.

Ma dernière participation remonte à pratiquement un mois. Je suis pas très régulière, mais c’est un rendez-vous que j’aime bien parce que ça permet de donner un aperçu des roman plus concret qu’un simple résumé. Ce sont souvent les premières lignes qui nous donnent envie de lire un roman une fois passé l’étape de la couverture et la quatrième de couverture.

Pour cette semaine j’ai choisi un livre que je commence à peine mais qui a de très bonne premières ligne. Le genre de première page qui te donne vraiment envie de lire la suite.

L’année de mes douze ans, j’ai appris à mentir.

Je ne parle pas ici de petites histoires que les enfants inventent. Je parle de vrais mensonges, nourris par de vraies peurs, je parle de choses que j’ai dites et faites et qui m’ont arrachée à la vie que j’avais toujours connues pour me précipiter dans une nouvelle vie.

C’est à l’automne 1943 que mon existence, jusque-là paisible, s’est mise à tourbillonner, non seulement à cause de la guerre qui avait entraîné le monde entier dans la violence et les hurlements, mais à cause de la fille au cœur noir qui arriva dans nos collines et changea tout.

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Les bijoux du Maharadjah

Comme son père avant lui et le père de son père, et le père du père de son père avant lui, le héros est Mharadjah. Mais ce n’est pas drôle de siéger sur le trône quand on n’a que 8 ans ! Alors que les ministres s’inquiètent des disparitions de jeunes filles, le jeune maharadjah ne songe qu’à rendre visite à une panthère énigmatique  qui depuis des jour se faufile dans ses appartements. Et ce soir elle lui vole tous ses bijoux.

En cherchant la panthère, c’est sont les jeunes disparu que le maharadjah va retrouver.

Bijoux du Maharadjah (Les)

Une petite histoire mignonne avec un trop jeune maharadjah qui, bien malgré lui, va sauver les jeunes filles des griffes des pirates.

L’histoire est mignonne, les dessins sont agréables, mais je n’ai pas été particulièrement emballé par cet album. Une jolie lecture qui ne me marquera pas dans le temps.

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Riquette à la coque

Il était une fois une princesse moche, mais intelligente et un prince aussi beau que stupide. La bonne fée leur prédit un beau mariage, et chacun donnera son don à l’autre. Tout est prévu, mais… sans compter sur la princesse et le prince qui n’en feront qu’à leur tête.

Riquette à la coque

Je n’ai pas tout de suite fait le rapprochement avec le conte Riquet à la houppette, faut dire que la dernière fois que j’ai entendu ce conte, je ne devais pas avoir 10 ans ! Mais il y a une scène qui m’a de suite ramené au conte classique. Quand la terre s’ouvre pour montrer un magnifique banquet.

Ici, Daniel Hénon s’amuse à détourner le conte de Charles Perrault avec simplicité et beaucoup d’humour. Les dessins sont pétillants et pleins de vie.

Riquette n’est pas moche, dès le début elle nous parait comme une gamine pas jolie, mais pas laide non plus. Une jeune fille ordinaire, pleine d’esprit et de vie. Mimiko ne la trouvait pas moche du tout. « Mais pourquoi ils disent tous qu’elle est moche ? » N’arrêtait-elle pas de me demander. C’est vrai que le gros plan de la princesse devenue ado n’est vraiment pas flatteur, mais ce gros plan est le seul moment où on la trouve laide (il n’y a qu’à regarder la couverture, franchement elle n’est pas mignonne cette petite gamine ?). Quant au prince, est-il si stupide qu’il en a l’air ? Il ne dit jamais rien, difficile de savoir.

La morale de l’histoire c’est que vous n’êtes pas ce que les gens disent de vous, vous êtes vous-même et si vous acceptez cela alors vous pouvez être heureux.

Un très joli album, qu’on a pris plaisir à lire ensemble. Un conte moderne, plein de vie et d’humour. Avec un dessin agréable dont j’ai tout particulièrement aimé les couleurs.

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SF so british – quelques nouvelles

Contrebande sidérale – Kem Bennett

Résumé : poste de douane interplanétaire. L’officier Albert Pedigree sait que les deux Albéniens font passer des diamants en douce, mais il a rarement réussi à les coincer. Arrivera-t-il a découvrir où ont-il caché leur marchandise de contrebande ?

Qu’en ai-je pensé ? La nouvelle est assez courte et sans surprise. L’ambiance est plus celle d’un policier si ce n’est que les contrebandiers sont des sortes d’insectes géants venus d’une autre planète. Le mystère est… comme dire… pas très mystérieux. Je n’ai pas du tout été surprise par le dénuement, mais l’auteur arrive à bien retranscrire la tension ressentie par l’agent des douanes. Ce que j’ai trouvé amusant c’est le décalage entre le commerce intersidéral et les détails technologiques. Pedigree, par exemple, tape ses rapports à la machine à écrire, un instrument d’une autre époque, un détail qui m’a beaucoup fait rire parce que je le trouve très anachronique, tout comme le prix des diamants, dérisoire, pour un lecteur des années 2010.

Kem Bennett : né en Angleterre en 1919 et mort en 1986, cet auteur est peu traduit en français. En dehors de cette nouvelle, une seule autre est parue en français. J’ai trouvé très peu d’information sur lui, si ce n’est que cette nouvelle a été écrite en 1953 et traduite en français en 1963.

Étranges visiteurs (D')(collectif)Cette nouvelle est extraite du recueil D’étranges visiteurs – Histoires de science-fiction, collection classique, l’école des loisirs.

Le recueil regroupe 9 nouvelles d’auteurs différents et ayant en commun la thématique des extraterrestres. Le recueil a été publié une première fois en 1991, toujours à l’école des loisirs dans la collection Médium.

sur le site de l’éditeur

⇒ acheter sur Amazon ou Decitre

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La machine à désintégrer – Conan Doyle

Résumé : Malone, un jeune journaliste, vient rendre visite à son ami, le professeur Challenger, un brillant scientifique manquant cruellement de modestie (ça vous rappelle quelqu’un ?), pour l’inviter à aller rendre visite à un scientifique qui prétend avoir découvert la machine à désintégrer.

Qu’en ai-je pensé ? J’étais très surprise par la ressemblance du couple formé par Malon-Challenger avec Watson-Holmes. Le professeur ressemble beaucoup au fameux détective, non pas physiquement, mais à la fois par son incommensurable intelligence et son manque absolu de modestie. Un trait de caractère particulièrement agaçant. Je me demande si Doyle a écrit des histoires avec des personnages un peu moins intelligent et un peu plus humain ou si ses héros partagent tous ces traits de caractère tant Challenger et Holmes sont semblables. On retrouve aussi la même dynamique dans les échanges des brillants héros et de leur faire-valoir. Du coup pas tellement de surprises. Tout était étrangement familier. La chute encore une fois n’avait rien de surprenant. Je l’attendais et elle est arrivée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsConan Doyle : J’ignorais que le père de Sherlock Holmes avait aussi écrit de la science-fiction ! Avec cette nouvelle, j’ai découvert une facette de l’auteur que je ne connaissais pas. Le professeur Challenger, au centre de l’intrigue, est d’ailleurs un personnage récurant, qu’il a fait vivre dans plusieurs nouvelles et romans.

Conan Doyle est né en Ecosse en 1859 et mort en Angleterre en 1930. Médecin de formation, il commence à écrire en attendant que des patients se présentent à son cabinet qu’il ouvre à Portmouth. En 1887 il publie Une étude en rouge qui débute les aventures du célébrissime Sherlock Holmes à qui il dédie 4 romans et 56 nouvelles.

Le professeur Challengeur, quant à lui, voit le jour en 1912.

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L’étoile – H.G. Wells

Résumé : un astre a traversé l’immensité de l’espace et se précipite inexorablement dans le soleil. La terre se trouve sur son passage.

Qu’en ai-je pensé ? J’aime le style de H.G. Wells. Très lyrique. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle et sa morale. Ici, il n’y a pas de personnage principal, si ce n’est cette étoile qui chaque jour se rapproche un peu plus de la terre. On la regarde des divers continents. D’abord indifférent, puis étonné et enfin effrayé. Le fait qu’il n’y ait pas de personnages la rend plus froide, plus réaliste aussi. On nous relate des faits. Des constats. Il y a peu d’émotions, si ce n’est la description de quelques réactions suscitées par les événements ici et là. Ce regard froid et distant donne une ambiance assez dérangeante, troublante.

Des trois nouvelles citées ici. C’est celle que j’ai préférée.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsH.G. Wells : né en 1886 et mort en 1946, H.G. Wells est un écrivain britannique très célèbre pour ses romans de science-fiction. On le considère d’ailleurs comme l’un des pères de la science-fiction moderne.

Il a écrit de nombreux roman et nouvelle. L’étoile, que j’ai présentée ici, a été écrite en 1897.

Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma.

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Robots et chaosCes deux nouvelles sont tirées d’un autre recueil de nouvelles : Robots et Chaos, également publié par les éditions l’école des loisirs dans la collection Classiques (2018). Ce recueil regroupe 13 nouvelles auteurs différentes.

sur le site de l’éditeur

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Je vous reparlerais plus en détail de ces deux recueils. Aujourd’hui je n’ai choisi que les nouvelles d’auteurs anglais pour le rendez-vous sf du Mois Anglais.


 je (re)lis des classiques

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