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Le réseau Corneille [livre audio]

Couverture Le réseau Corneille

C’est dans sa version audio, disponible sur audible et lue par Caroline Klaus, que j’ai découvert ce roman historique écrit par Ken Follet. Et c’est aussi avec cet audio livre que je découvre l’auteur. Son nom ne m’était pas inconnu, mais je n’avais encore jamais lu l’un de ses romans.

Le Réseau Conrneille raconte l’histoire d’un groupe d’agent secret britannique exclusivement féminin qui, à quelques jours du débarquement à s’infiltrer en France pour saboter le réseau téléphonique allemand.

Le groupe est dirigé par une jeune Anglaise au caractère bien trempé, marié à un français membre de la résistance. Elle va monter une mission qui requiert une équipe féminine, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais sa détermination et son intelligence lui voudront quelques appuis.

En France, un redoutable ennemi l’attend, elle et son équipe. Un agent de renseignement allemand particulièrement doué pour les interrogatoires est bien décidé à mettre la main sur elle pour pouvoir démanteler une bonne partie des réseaux de la résistance du nord de la France.

Ken Follet, auteur britannique est spécialiste des romans historiques et ça se sent. Le roman semble bien documenté et de nombreuses descriptions nous permettent de vraiment s’immerger dans l’ambiance de l’époque. Tout y est mis en image, les tenues, la façon de se comporter, de manger, de travailler. C’est très cinématographique, je trouve.

Et c’est aussi une histoire intéressante qui met en lumière à la fois le rôle de la résistance et celui des femmes au sein de celle-ci (comme au sein des services de renseignement).

Les personnages sont tous très romanesques, trop peut-être. Il y a des moments où je trouve que l’auteur en fait un peu trop, notamment dans le romantisme. Je trouvais ça parfois incongru vis-à-vis du contexte historique.

J’ai trouvé le roman intéressant et agréable, mais un peu trop long à mon goût. J’avais hâte d’arriver au bout, d’autant que si les rebondissements ne manquent pas, le récit n’offre aucune véritable surprise.

Un petit mot sur la performance : Caroline Klaus rend le récit vivant en changeant d’intonation d’un personnage à l’autre, sa voix est très agréable.

sur Audible

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?  Connaissez-vous Ken Follet ? Quel autre roman me conseillerez-vous ?


 

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Les enfants d’Icare

Les-enfants-d-Icare.jpg

Chidhood’s end

Arthur C. Clarke

1954

Traduction de Michel Deutsch

Éditions J’ai lu, 1978

C’est après avoir lu cet article que j’ai eu envie de lire ce roman de Science-Fiction. Bien que l’article disait que le style n’est pas excellent l’histoire me semblait intéressante et j’ai voulu en savoir plus.

Ah! au fait, pour ceux qui auraient cliqué sur le lien, il s’agit d’un article en italien (beaucoup trop long pour que je vous le traduise, désolé).

Alors, ce bouquin, ça parle de quoi ? 

Les hommes sont sur le point d’envoyer leur première fusée sur la lune. Mais, avant que celle-ci n’ai pu prendre son envole, une ombre obscurci le ciel des plus grandes villes du monde.
D’immenses astronefs planent sur touts les principaux centres urbains. Vous pensez tout de suite à Independence Day ? Oui, c’est un peu près ça à la différence aucune attaque ne va émaner de ses puissant vaisseaux. Ils restent là, immobiles, imposant, intouchables et silencieux. Ce n’est qu’après plusieurs mois que les habitants de ces nefs vont se manifester. Ils donnerons des instructions sur la direction que doivent prendre les politiques humaines. Conscients de leur immense infériorité technologique, les hommes n’aurons d’autre choix que d’obéir. C’est d’en haut de leurs nefs, passant par l’intermédiaire du secrétaire général des nations unies que les Suzerains vont donner leur ordres, sans se montrer, et conduire l’humanité vers une ère de paix bien malgré elle. Quel est donc le but de ses extraterrestres ? Pourquoi interviennent-il dans la politique humaine? qu’ont-il a cacher ? C’est sur plus d’un siècle que l’on va suivre l’évolution de l’humanité au contacte des Suzerains.

Au début j’ai trouvé que Tapiroulant (auteur de l’article suscité) était dur avec Arthur C. Clarke. Il n’écris pas si mal, me disais-je. J’avais même noté quelques phrases amusantes…
Oui, c’était au début du roman. L’histoire est intéressante, on a vraiment envie de savoir se qui va se passer. Mais le style est lourd, surtout lors des longs intermèdes explicatifs où Clarke nous donne d’amples détails sur la nouvelle société qui se développe sur terre. Non seulement j’ai trouvé ces passages assommants mais aussi absolument intéressants. Cela n’apporte pas grand chose à l’ensemble du récit.

Autre reproche que je ferais à ce roman, c’est la façon décousue dont avance le récit. Bien sûr, l’histoire se déroulant sur plus de cents ans, les personnages sur lequel on se focalise changent, mais on va parler d’un homme et de son projet à un moment puis, plus rien. On parle de toute à fait autre chose pendants plusieurs chapitres, pour revenir sur lui plus tard, c’est un peu déstabilisant. Car on a envie de le suivre encore un peu et on n’arrive pas à s’intéresser aux nouveaux personnages, on n’accroche pas aux nouveau événements parce qu’on reste sur notre faim concernant les événements précédents.

Malgré ses défauts littéraires, ce livre renferme quelques idées intéressantes. Toutefois j’ai été déçue par l’aspect physique des Suzerains. On en fait tout un mystère et quand enfin on les découvre, ben… j’ai pas trouvé ça très marrant comme hypothèse. Enfin… ce n’est qu’un détail. Des bonnes idées oui, cependant, j’avoue, je me suis forcée à le terminer, tentée que j’ai été plusieurs fois d’abandonner.

Là où je m’interroge, c’est sur la traduction du titre. Oui, encore la traduction ! Que voulez-vous, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement. Je disais donc, la traduction du titre en français me laisse perplexe. Le titre n’ai plus rien à voir avec la version originale (Childhood’s end) et surtout j’ai du mal à voir ce que titre  a à voir avec l’ensemble de l’histoire.
Les enfants d’Icare… Qu’est-ce qu’Icare vient faire là-dedans, je me le demande.

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