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DanMachi La légende des Familias -tome 1

Je reviens avec un nouveau light-novel, premier de la nouvelle collection LN des éditions Ofelbes. J’étais curieuse de découvrir la nouvelle collection au format plus petit et au tome simple (contrairement au titres des éditions Ofelbes que nous avons déjà présenté qui sont en tome double : SAO, Log Horizon, Spice and Wolf).

Je vais être honnète avec vous, je n’ai pas vraiment accroché avec DanMachi. Non pas qu’il soit mal écrit, il est plutôt pas mal dans son genre. Mais c’est justement avec le genre que j’ai eu du mal. Je ne me suis pas sentie concernée par l’univers proposé

résumé de l’éditeur : 

Bienvenue à Orario, la Cité-Labyrinthe où cohabitent dieux et humains. Sous cette ville, les aventuriers, bénis des dieux, partent en quête de gloire et de fortune dans le Donjon ; un dédale mystérieux infesté de monstres.

C’est là que nous rencontrons Bell Cranel, un jeune provincial de 14 ans, qui malgré son manque d’expérience part à la conquête du Donjon sous la protection d’Hestia, une déesse impopulaire. Le hasard faisant mal les choses, il tombe sur un terrible Minotaure. Il est alors sauvé par Aiz Wallenstein, une belle épéiste, dont il tombe immédiatement amoureux. Galvanisé par ce nouveau sentiment, il repart à l’assaut du mystérieux labyrinthe.

Était-ce une erreur de vouloir suivre les pas de cette fille ? Le chemin qui mènera notre jeune héros vers son âme sœur risque en tout cas d’être semé d’embûches…

Faut dire que le pitch de départ de DanMachi me laissait prévoir notre probable incompatibilité de caractère… mais je misais sur l’humour. Or ça n’a pas fait mouche, je pense que le côté humoristique s’adresse à ceux qui adhèrent déjà au concept du harem. Comprendre un héros un peu loser qui se retrouve entouré de femmes plus belles les unes que les autres et qui pour des raisons inexplicables craquent toutes pour lui. Un grand classique du shonen (on retrouve l’inverse dans le shôjo), dont on a ici la version roman. Que ce soit côté shonen (un jeune homme et son harem de jolies prétendantes) ou sa version shôjo (une fille et son troupeau de beaux gosses) le concept du harem à toujours eu tendance à m’agacer. Je m’attendais à de la dérision avec ce titre dont le côté humoristique est mis en avant mais j’ai trouvé ça très premier degré.

Du coup j’ai pas profité de cette lecture qui par ailleurs ne partage pas les défauts du titre précédemment cité. On reprochait beaucoup à Log Horizon des longueurs et trop d’explications. Fujino Omori, l’auteur de DanMachi, a une écriture beaucoup plus fluide, les explications y sont distillées tout au long du récit. La lecture est donc plus rapide, plus plaisante aussi. Il y a du rythme, ça ne retombe pas. Son écriture et très cinématographique, si j’ose dire, en lisant on visualise parfaitement la scène et les personnages sans qu’il y ai de longues description, il arrive en quelques mots à planter son décor et a le rendre réel.

Je trouve ça mieux écrit (ou mieux traduit) que LH mais je ne me reconnais pas dans le public ciblé. Je me suis sentie beaucoup trop vieille tout au long de la lecture. Je ne suis pas entrée dans le délire. J’ai pas réussi à accrocher malgré un rythme bien maîtrisé. J’ai cependant apprécié la narration dont le point de vue change d’un chapitre à l’autre. Si celui du héros, qui parle à la première personne, prédomine on a aussi le point de vue de sa déesse, d’autres personnages secondaire voir même d’un narrateur omniscient. Cela donne un bonne dynamique à l’ensemble.

Si techniquement j’ai trouvé ça bien maîtrisé, c’est avec l’histoire et les personnages eux même que j’ai eu du mal. Comme je disais, je n’ai pas adhéré au concept, je ne suis pas entrée dans l’univers, il y avait donc une trop grande distance entre moi et le héros pour que j’éprouve une quelconque empathie pour ses aventures. C’est sans doute un peu trop premier degré à mon goût.

SAO et Log Horizon proposent également des personnages très caricaturés mais l’univers et construit de façon a proposer une première lecture “action” et une deuxième “réflexion”. Par ailleurs ces deux univers en relation avec le monde du jeu vidéo (et plus précisément MMO fantasy avec combat épiques contre créatures magiques) fonctionne bien dans la mesure où les personnages viennent du même monde que nous mais sont projeté dans une autre réalité (virtuelle, parallèle ou que sais-je) du coup il est plus facile de s’identifier aux personnages et d’accepter que le monde décrit soit régit par des règles de jeu vidéo. Dans Dan Machi nous somme dans un autre univers n’ayant aucun lien avec le notre. Un univers où l’on croise des monstres et des aventuriers qui les combattent, jusque là pourquoi pas, pas difficile de s’y projeter avec un peu imagination. Là où moi j’ai décroché et que j’ai pas réussi à me laisser imprégner par l’ambiance c’est en découvrant que les aventuriers y sont soumis à un système d’évolution proche de celui des personnages d’un jeu vidéo (statut qui s’affiche et progresse au fur et à mesure des combat). Pour moi des vrais gens s’améliorent (ou pas) mais que vient faire là un statut avec point d’action, de défense etc. puisque ce n’est pas un jeu. Je suis resté très perplexe devant cet univers hybride.

C’est donc un étrange sentiment que m’a laissé ce premier tome de Dan Machi. D’un côté il y a une narration parfaitement maîtrisée qui sait varier les points de vue, alterner moments d’action et de pauses permettant de créer une plus grande intimité avec les personnages. De l’autre un univers hybride trop inspiré du jeu vidéo et à la fois trop éloigné de celui-ci, des personnages et une intrigue un peu trop puérile à mon goût.

Pour ma part j’en resterai là sur cette série, mais je vais passer ce premier tome à mon neveu de 12 ans qui, je pense, pourra y trouver un bon moment de détente. L’humour y étant plus adapté au jeune public qu’aux vieilles biques comme moi.

Quand à cette nouvelle collection que je découvre avec DanMachi, elle est pas mal, les tomes plus petits se glissent facilement dans un sac. Plus grand qu’un format poche, il a une jolie couverture coloré et beaucoup d’illustrations (couleurs au début et à la fin, noir et blanc à l’intérieur), les rabats de la jaquette font un excellent marque page. Bref une jolie édition.

Je ne vous ai rien dit sur les illustrations de Suzuhito Yasuda. C’est parce que elle sont à l’instar du contenu du livre : je ne suis de toute évidence pas la cible 😀

Avez-vous lu ce roman ? qu’en avez-vous pensé ?

Envie d’aller voir de plus près ? Rendez-vous sur le site de l’éditeur. Vous pouvez aussi lire un extrait ICI

Le tome 2 est disponible depuis le 15 septembre

Danmachi

Log Horizon ~ Le couronnement du roi Gobelin

J’ai déjà parlé de Log Horizon à plusieurs reprises : pour vous présenter le premier tome et pour faire une comparaison avec un autre roman de l’éditeur, SAO. Aujourd’hui je reviens sur ce light-novel (type de roman jeunesse japonais, lire cet article pour en savoir plus sur le genre) de Mamare Touno publié par Ofelbe, jeune maison d’édition spécialisée dans le genre.

Dans le premier tome on faisait la connaissance de Shiroe, jeune homme autour duquel évoluaient d’autres personnages. Shiroe et ses compagnons de jeu se voient projetés physiquement dans l’univers de leur jeu vidéo qui, tout en respectant les règles du MMO, prend une toute autre dimension en devenant une nouvelle réalité à la quelle nos héros doivent se frotter en chair et en os. La première partie prenait le temps de bien expliquer le contexte avant de se lancer, avec la deuxième partie, dans une drôle d’aventure où l’on joue plus avec la stratégie et la manipulation des masses qu’avec des épées et de la magie. Quête dont le but était d’établir un nouvel ordre parmi les joueurs. Avant de pouvoir sortir du jeu, faut-il encore pouvoir y survivre.

Les aventures qui se déroulent dans ce deuxième tome commencent quelques mois après la fin du précédent livre. La vie des aventuriers s’organise dans la ville Akiba. Les joueurs vivent dans une certaines tranquillité, plus inquiet de l’organisation de leur quotidien que des quêtes épiques que le jeu proposait avant  la Catastrophe, nom que les joueurs donnent au jour où ils se retrouvent coincés à Elder Tale. C’est dans ce contexte qu’un groupe de jeunes joueurs inexpérimentés part en camp d’entrainement au bord de la mer, sous la tutelle de Marielle, chef de la guilde de l’Union du Croissant de Lune ; tandis que Shiroe, Crusty et Michitaka accompagnés de quelques autres camarades partent représenter les joueurs auprès des nobles continentaux (PNJ = personnages non joueurs).

On se prépare à d’intenses négociations économico-politiques quand des armées de gobelins viennent troubler l’apparente tranquillité de ces derniers mois. Les aventuriers vont devoir renouer avec leur rôle dans le jeu et partir pour d’épiques combats.

couverture du tome 4 japonais

Cela fait plus de 6 mois que j’ai lu le premier tome. J’avais encore les grandes lignes du récit et de l’univers en tête, mais j’avoue que pendant les 100 premières pages de ce deuxième tome je n’ai pas pu m’empêcher de sourire sarcastiquement à chaque fois qu’un personnage était décrit, tant on est dans la caricature et le cliché du personnage type anime/manga. Ce style de personnages très caricaturaux, autant dans leur aspect physique que dans leur caractère et attitudes souvent exagérées, ne me dérangent pas trop dans un anime, cela fait partie du jeu. En revanche mes habitudes de lecture font que j’ai tendance à espérer plus de subtilité d’un roman. Or ici point de subtilité ! On y va avec des gros sabots : des filles à gros seins, des beaux ténébreux à lunettes et j’en passe. Aucun personnage ne fait preuve d’un tant soit peu de subtilité et de réalisme. Au début c’est un peu déstabilisant et j’estime que le lecteur non initié se doit d’être averti au risque de tomber dans la déception en découvrant ce style. On lit Log Horizon comme on lirait un shonen (manga pour ado) sans images. Finalement une fois qu’on est habitué à l’ambiance, ce n’est plus dérangeant. ça me fait sourire mais ça va avec l’ambiance générale et dans ma tête les dessins de Kazuhiro Hara (jolis mais extrêmement classiques dans le genre) s’animent aux mots de Mamare et je regarde ce livre plus que je ne le lit. Je le regarde oui, parce que je me prends au jeu et je vois devant moi défiler ces personnages de dessin animé qui agissent comme un dessin animé et non comme de vrais personnes.

J’ai déjà longuement parlé de cet aspect de Log Horizon dans mon précédent article. Ici on garde le même ton, le même style. Pas de surprise de ce côté là.

Mon cœur d’enfant s’est pourtant réjouit à cette lecture qui l’espace de quelques heures nous amène loin de notre quotidien et de nos soucis bien terrestres pour nous faire vivre dans un monde de dessin animé japonais à la sauce héroic-fantasy.

Il y a de l’action et un bon rythme dans ce deuxième volume. L’intrigue se déroule sur 2 fronts qu’on suit simultanément passant de l’un à l’autre, d’un chapitre à l’autre. On ne s’ennui jamais. Les personnages font sourire dans leur forme mais n’en sont pas moins attachant. On trépigne en se demandant quand Minori va enfin casser sa coquille de timidité et tirer son groupe d’une impasse, on s’amuse de voir Crusty jouer avec la belle et nonchalante  Leynessia, on se demande ce que nous mijote Shiroe… On passe un bon moment, on se détend, pas de prise de tête et ça fait du bien.

J’ai trouvé ce deuxième tome beaucoup plus rythmé que le précèdent, j’ai d’ailleurs mis beaucoup moins de temps à le lire.

Si la série de Mamare n’est pas remarquable pour le son style littéraire (soyons honnêtes il y a quelques tournures de phrase qui font grincer des dents) il sait néanmoins nous amuser et garder la tension nécessaire tout au long du récit pour qu’on ai envie de continuer ce gros volume qui se termine même un peu trop vite.

Shiroe passe ici un peu au second plan. Il en est de même pour les autres personnages qui jouaient sur le haut de la scène dans le premier volume. Ils sont toujours présent mais se sont de nouveaux personnages et d’autres à peine rencontrés dans le précédent tome qui leur volent la vedette. Ce qui rends ce deuxième tome d’autant plus réussi : en découvrant de nouveaux personnages on évite la lassitude mais en même temps il y a une petite pointe de frustration à ne pas avoir plus profité de ceux que l’on connaissait déjà. Cela ne peut que donner envie de lire la suite.

Bref ce deuxième tome renforce ma sympathie pour cette série. J’ai passé un agréable moment à Elder Tale et attends avec impatience d’y faire un nouveau voyage.

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Log Horizon sur le site de l’éditeur

Extrait du tome 2

Blood the last vampire ~ la nuit des prédateurs

Préambule :

Une fois n’est pas coutume, je vais me permettre un petit préambule avant de me lancer dans le vif du sujet. Un petit coup de gueule suite à une récente mésaventure.

Aujourd’hui je vais récidiver et parler light-novel. Mais attention, je vous préviens : cet article ne s’adresse en aucun cas aux fans hystériques du genre. Pour eux il existe tout un tas de sites très bien fait où ils trouveront ce qu’ils cherchent. Non, moi je suis pas une fan et encore moins une lectrice hystérique. J’aime lire un peu de tout et ma curiosité incurable fait que je me suis intéressé au phénomène du light-novel. Loin de me prétendre une exporte en la matière, je lis ça avec mon bagage culturel et ma façon de voir les choses. J’aime en discuter et j’accepte de bon cœur qu’on ne soit pas d’accord avec moi. Si j’écris dans un blog c’est avant tout que j’aime écrire (même si je n’écris pas très bien) et aussi pour le plaisir d’échanger autour de lecture communes. Mais où est-ce que je veux en venir avec ce préambule ? Je veux juste dire que si vous trouvez mon blog à chier et ma façon de parler du light-novel inadapté, ben vous n’avez qu’à pas lire mes articles, le monde de la blogosphère est assez vaste pour qu’il y est un espace pour chacun. De plus je demanderais aux plus hystériques des fans de s’abstenir de m’insulter à travers les filtres de la toile. Ce n’est pas parce que nous sommes chacun dernière un ordinateur que les mots en sont moins vexant.

Pourquoi je dit tout ça ? Tout simplement parce que mon dernier article sur le light-novel m’a valu quelques remarques désobligeante, voir instantes (sur facebook bien sûr, ces charmantes personnes n’ayant pas pris la peine de m’exposer leur point de vu directement) alors que j’ai juste écris sur 2 bouquins que j’ai lu et que j’ai donné mon humble avis sur la question. Mon avis n’est pas plus stupide qu’un autre, c’est le mien, c’est tout. Que vous le partagiez ou pas, je vous invite à laisser de gentils commentaires expliquant votre point de vue.

Voilà c’est dit, il fallait que ça sorte ! Pour ceux qui sont encore là, bonne lecture 😉

Un light-novel et des vampires :

Il y a fort longtemps j’avais regardé un anime pas mal du tout : Blood + où une jeune lycéenne nommée Saya se bat contre des créatures vampiriques. Je ne pourrais pas vous en dire d’avantage sur cette série, je ne me souviens pas de grand chose si ce n’est que j’avais bien aimé. Quand je suis tombée sur le roman Blood the last vampire de Mamoru Oshii j’ai cru, à tort, qu’il s’agissait du light-novel à l’origine de la série. J’ai été bien surprise de ne retrouver que Saya, la jeune lycéenne au sabre, de ce que je gardait en mémoire de l’anime. J’ai donc fait quelques recherches et l’historique de la saga Blood the last vampire est bien différent de ce que je croyais.

A l’origine (si j’ai bien compris) de la saga il y a un film : Blood : The Last Vampire, réalisé par Hiroyuki Kitakubo (studios Production I.G.) en 2000.

Le concept aurait ensuite été décliné en light-novel (3 romans écrits par 3 auteurs différents dont La Nuit des prédateurs écrit en 2000 par Mamoru Oshii et publié en France par Panini Books), un manga dessiné par Tamaoki Benkyo (disponible en français chez Panini manga), plusieurs séries TV dont Blood +, mais aussi Blood-C, OVA, film live et même jeux vidéo. Bref, le concept de Blood The Last Vempire a été cuisiné à toutes les sauces !

Moi ce dont je vais parler aujourd’hui c’est du light-novel de Mamoru Oshii, auteurs aux multiples casquettes : écrivain, scénariste, réalisateur, producteur…

La nuit des Prédateurs

Nous somme en avril 1969 et le Japon est secoué par les manifestations étudiantes. Rei un jeune lycéen engagé dans les mouvements de protestation se retrouve par un fâcheux hasard témoins d’une véritable scène d’horreur. Alors qu’il tente de fuir les forces de l’ordre qui répriment la manifestation à laquelle il a assisté, le jeune Rei se retrouve dans une ruelle sombre devant une jeune lycéenne armée d’un sabre et d’un regard de prédateur. derrière elle une mare de sang et un cadavre que l’on emballe. Assommé puis incarcéré comme témoin douteux avant d’être relâché et assigné à résidence par ses parents, Rei a du mal a oublier ce qu’il a vu, à croire ce qu’il a vu. Il tente en vain d’oublier quand un homme prétendant être un inspecteur de police menant secrètement une enquête sur la disparition récente de plusieurs lycéens appartenant tous au même groupuscule d’activistes se pointe chez lui. Habile manipulateur, l’inspecteur Gotoba, arrive à convaincre Rei et ses camarades activistes de collaborer avec lui pour enquêter sur ces disparitions et morts suspectes qui menaceraient un de leur camarades et qui impliqueraient une nouvelle étudiante de leur lycée répondant au nom de Saya qui n’est autre que la fille aperçue cette nuit là par Rei. Mais Rei n’a pas tout dit sur ce qu’il a vu. Qui est vraiment cette fille ? Quelle menace pèse sur leur camarade ? Quel est le mobile ? Voilà des questions auxquelles tentes de répondre les étudiant au tours de plusieurs bières plus en palabrant qu’en agissant.

illustration de couverture Katsuya Terada

Bon, quand on lit un roman sur les vampires, on s’attends à du sang, de l’action, voir du sexe. Bref e la chaire et de la passion ! On veut vibrer et avoir peur. On veux… STOP ! On arrête tout ! Pas de vampire super sexy si ce n’est un jeune femme au charme inquiétant qu’on entre-aperçoit à peine. Pas tellement de sang non plus et pour l’action… d’abord une bonne bière.

Et oui, si vous aimez que ça bouge, que ça saute et sa découpe de tout les côté. Si vous rêvé d’héros beaux et ténébreux, d’héroïnes sexy ou de je ne sais quel autre cliché que l’on peut associer aux vampires, ce roman n’est pas pour vous !

Comme quoi c’est pas parce qu’on écris du light-novel qu’on fait forcement dans le cliché et le fan service. Ici le héro est attachant mais pas particulièrement charismatique. Rei est un lycéen ordinaire avec des idées révolutionnaires, mais plutôt pacifiste. Il n’est ni particulièrement brillant, ni particulièrement beau, pas spécialement fort. Bref c’est un lycéen tout ce qu’il y a de plus normal. Et c’est justement ce qui le rend attachant. Il a conscience de ce qu’il est, mais il n’a de cesse de se battre contre lui-même pour tenter d’avoir un comportement à la hauteur de ses idées. Il fait preuve de beaucoup de courage même si cela ne sert pas à grand chose. Ces camarades sont comme lui, des lycéens lambda embarqués dans une drôle d’histoire. Quand à la belle et ténébreuse Saya, je l’ai dit, on la voit à peine et on ne l’entends jamais. Les scènes d’horreurs sont rares et brèves. Ce n’est pas pour elle qu’il faut lire ce roman au risque de s’ennuyer grave.

Mais alors s’il n’y a pas d’action, il y a quoi dans ce roman ? C’est quand même une histoire de vampires non ? Oui, il y a bien des vampires, enfin des créatures vampiriques qui s’apparentes à l’être humain et appartiennent à la famille des primates mais qui n’ont rien à voir avec la version romantique du vampire façon Dracula. Ici les « vampires » n’ont jamais été humain, il s’agit de deux espèces différentes qui cohabitent depuis la nuit des temps et tout ça on nous l’explique à grand coup de théories évolutionnistes. Et oui on nous cite Darwin mais aussi tout un tas d’autres naturalistes et philosophes, certains très connu d’autres… jamais entendu parler avant. Faut dire que je suis pas vraiment calé en la matière. Toutes ces longues discussions sur l’origine de l’homme (et par la même du vampire) mais aussi sur le carnivorisme de l’homme ou sa peur de la mort occupent bien 70% du livre. Faut lire ce bouquin comme on assisterais à une soirée philo ou la réalité et le fantastique seraient mêlé.

J’ai beaucoup aimé le début du livre qui décrit les mouvement étudiants du Japon de la fin des années 60. Un Japon que finalement j’ai vu assez peu que ce soit dans les manga ou dans les rares romans japonais que j’ai lu jusqu’à présent. Cette première partie est assez dynamique. On suit Rei dans la manif puis dans son face à face avec Saya et là on se dit que l’aventure va démarrer. Mais c’est bien le contraire qui se passe. Avec l’arrivé de Gotoba et le début de l’enquête dans laquelle il entraîne une bande de lycéens, on commence avec les discussions interminables. D’abord celle qui oppose Gotoba aux groupe e lycéens dans un resto autour d’une bière (enfin plusieurs bières). Au lieux de simplement énoncer les fait et déterminer une stratégie à adopter, le groupe se lance dans un débat sur le carnivorisme de l’humain et de ses conséquences morales, sur la mort et la peur qu’elle a toujours inspiré à l’homme, le tout en s’empiffrant de viande pas chère.

Plus tard Gotoba et Rei se retrouvent dans une autre situation propice à la parlotte. Et là, les interminables discussions qui ont eu lieu au restaurant font office d’une légère mise en bouche. Installez-vous confortablement et prenez un peu de café si vous ne voulez pas décrocher. On revient sur l’évolution, l’origine de l’homme, la visions que les philosophes des divers époques ont eu de l’homme et de sa nature profonde. Les lumières, les romantiques… même l’église catholique y passe. ça papote et ça papote. On enchaîne cigarettes et verres de vins. Et pendant ce temps la les vampires vivent leur vie car il est même pas question de trouver une stratégie face à eux. Non, tout ce blabla c’est pour nous expliquer ce que sont réellement ces créatures (et peut-être nous faire réviser au passages les cours de philo).

En lisant ce roman j’ai beaucoup repensé aux critiques qui ont été faites aux light-novel récemment sorti chez Ofelbe : Spice & Wolf et Log Horizon. Moi-même j’ai trouvais qu’il y avait dans ces 2 romans de long intermèdes explicatifs, si je n’ai pas été trop génée par cette façon d’écrire, j’ai lu beaucoup de critiques négatives où justement on reprochait à ces deux romans d’expliquer trop au détriment de l’action. Dans la nuit des prédateurs on observe exactement le même processus, l’histoire semble plus servir de prétexte à l’envie de parler de certaines choses plutôt que d’être le but même du roman. Là ou La nuit des prédateur se sert de vampires pour nous faire réfléchir sur l’évolution de l’espèce humaine, Spice & Wolf profite d’un décor médiévale-fantastique pour nous parler commerce et Log Horizon utilise le jeux vidéo pour parler de sociologie. Les trois romans n’ont pas le même style ni la même profondeur dans leur argumentation (je ne sais pas si c’est le terme « profondeur » est le plus approprié) mais ils ont ce point commun. Et je me demande si ce n’est pas une caractéristique récurrente de ce genre de roman. Bien sûr toute histoire de science-fiction a pour but plus ou moins caché de critiquer la société, mais disons que dans le style américain il y a beaucoup d’action et qu’il faut lire la critique entre les lignes (certains n’y verrons que du feu et se contenteront du premier niveau de lecture) alors que dans La nuit des prédateurs et Spice & Wolf (moins dans Log Horizon) on nous explique plus qu’on ne montre. Cette approche peut étonner certains lecteurs habitués à moins de blabla et plus d’action. Nombreux sont ceux qui ont trouvé Spice & Wolf assez ennuyeux à cause de ses longues explications qui cassent le rythme du récit. Le roman de Mamoru Oshii est construit de la même façon et risque donc d’ennuyer un certains nombre de lecteurs. A la différences près que La nuit des prédateur est un one-shot de 252 pages seulement alors que Spice & Wolf est une longue série. Autre différences, Mamoru Oshii argument ses explications à grand coup de citations et semble maîtriser son sujet (je dis « semble » car moi je ne le maîtrise pas du tout et je ne peux donc pas en juger). Je ne veux pas dire par la que Isuna Hasekura, l’auteur de Spice & Wolf ne maîtrise pas le sien, mais il ne cite aucun économiste pour asseoir ses explications.

Ces longues pauses philosophiques donnent au roman un rythme assez particulier mais bien maîtrisé ce qui fait que même si parfois j’avais l’impression de décrocher, je ne me suis jamais ennuyée. J’ai été surprise car je m’attendais à autre chose, mais j’ai aimé le style de Mamoru Oshii.

Pour le coup j’ai trouvé que Isuna Hasekura maîtrise moins bien le rythme et que même si ces explications sont intéressant, je ressentais parfois un besoin d’accélérer le processus. Certains trouverons qu’il est incongru de comparer deux romans qui n’ont rien d’autre en commun que d’être des light-novel, mais j’ai trouve la similitude des procédés d’écriture était assez frappante. J’aurais tout aussi bien pu le comparer au Gardien de l’esprit sacré qui aussi incorpore à son récit de longs épisodes explicatifs. C’est quelques chose que je n’ai pas remarqué dans les romans jeunesse français ou américains que j’ai lu.

Avez-vous lu la Nuit des prédateurs ? Je serais curieuse de connaitre votre ressenti sur ce roman.

Sword Art Online vs Log Horizon

Parmi les 3 premières licences des éditions Ofelbe, 2 explorent un même univers, celui du MMORPG. Nous nous sommes partagées la lecture. Yomu-chan a prix Sword Art Online (qu’on appellera ici par son petit nom SAO) dont elle connaissait vaguement la version animée, moi j’ai pris Log Horizon (LH pour les intimes) et sa jolie couverture verte. En nous faisant l’une à l’autre un résumé rapide des bouquins que nous avions lu, nous avons eu l’impression que c’était un peu la même chose. Faut dire que les pitchs de départ se ressemblent beaucoup. Que se soit dans SAO ou dans Log Horizon, les personnages sont pris au piège dans un jeu en ligne, le fameux MMO.

couverture du premier tome de SAO chez Ofelbe

Un peu de vocabulaire pour se comprendre :

Bon je commence par faire un petit aparté sur le MMO. Parce que il y en a peut-être parmi vous qui n’ont jamais entendu parler de ce truc, ou qui n’ont que vaguement écouté les explications passionnées d’un petit frère (mea culpa !). Du coup je me dois de prendre 2 minutes pour expliquer (enfin…. m’expliquer à moi-même avant tout) ce que c’est exactement les MMO parce que bon, que ce soit dans SAO ou dans LH, les sigles barbares fusent dans tout les sens et moi j’y comprends rien.

Le sigle MMORPG vient de l’anglais massively multiplayer online role-playing game autrement dit jeu de rôle en ligne massivement multijoueur. Ah… tout devient plus clair… heu… non, pas vraiment. Recommence ! 

Alors, j’ai lu les explications de wikipédia avec la même attention précédemment attribué aux explications fraternelles, ce que j’en retiens (qui parait évident dès la lectures des premiers chapitres des romans suscités) c’est qu’il s’agit de jeu en ligne où plusieurs centaines de millier de joueurs se connectent simultanément et interagissent à la fois avec le système et entre eux. Chaque joueur se crée un avatar qui va vivre plusieurs aventures/quêtes en vue d’évoluer, gagner des niveaux de compétence. Dans ce type de jeu la communication entre joueurs joue un rôle très important et de nombreux joueurs créent des communauté virtuelles : les guildes.

Les MMO proposent le plus souvent des univers médiévaux-fantastiques ou sf.

Les XP font les points d’expérience que le joueur accumule en accomplissant les quêtes donné par des PNJ ou en tuant des monstres. Les PNJ sont des personnages non joueurs (autrement dit ils font parti du programme du jeu). Autre sigle barbare utilisé dans les romans : le PKplayer killer, c’est un joueur qui s’amuse à tuer les avatars des autres joueurs (des gens sympa quoi).

Voilà en gros. C’est suffisant pour comprendre dans quel univers évoluent les deux romans que je vais ici comparer.

couverture du premier tome de Log Horizon chez Ofelbe

Piégé dans un univers virtuel :

Un jeu qui devient plus vrai que nature, voilà le commencement de ces deux aventures épiques modernes. Pourtant dès le départ les deux romans proposent des univers très différents. Les héros des deux sagas se retrouvent piégés dans des jeux de rôle en ligne avec de nombreux autres joueurs, mais la façon dont le piège se met en place est très différente.

Dans SAO l’aspect technique est longuement expliqué, donnant un aspect presque vraisemblablement au commencement. J’ai même été étonnée du foisonnement de détails techniques. On sent que l’auteur cherche à donner le plus de réalisme possible. Les joueurs ont été piégé après s’être branchés sur une nouvelle sorte de console de réalité virtuelle qui détourne les ondes cérébrales pour faire mouvoir l’avatar dans un décor 3D, alors que le corps reste allongé sur le lit, inerte. Pour se connecter au jeu on enfile un casque qui recouvre entièrement le crane. Les échanges électriques entre le casque et le cerveaux permettent au joueur d’avoir des sensations très réelles, sentir des odeurs, des goûts, la chaleur, le froid, la fatigue…

Le créateur du jeu, un fou qui de toute évidence a pété un câble, a manipulé le jeu pour piéger les 10 000 joueurs connectés dès le lancement du MMO. Une fois entrés dans le jeu il leur est impossible de se débrancher, toute tentative extérieure pour leur enlever le casque mène à la mort. Les joueurs piégés n’ont qu’une solution pour pouvoir revenir dans le monde réel, finir le jeu et tuer le boss final en franchissant les 100 étages que composent la forteresse de Aincrad, le terrain de jeu de SAO.

SAO tome 1, illustration de abec

Et c’est précisément sur cet aspect que les deux romans différent le plus. Comme nous venons de voir, dans SAO les joueurs piégé savent dès le début de l’aventure comment ils sont arrivés dans le jeu, ce qui arrive à leur corps, et surtout comment sortir du jeu. Ils ont la solution, dès que le piège se referme sur eux. Tout ce qu’ils leur reste à faire c’est se battre, devenir plus fort et gagner le jeu (plus facile à dire qu’à faire !).

Dans Log Horizon c’est très différent. Dès le départ les joueurs sont dans l’incompréhension complète. Personne ne sait ce qui se passe, ni pourquoi, ni comment et encore moins comment sortir.

Alors que SAO utilise de nouvelles technologies pour créer un univers virtuel en 3D très réaliste, les héros de LH n’ont aucune idée de comment ils ont pu atterrir dans l’univers du jeu. Le transfert de la réalité à Elder Tale est bien différent de ce que propose Kawahara dans SAO. D’ailleurs, sont-ils vraiment dans le jeu ?

Dans LH les joueurs jouent en ligne de façon ordinaire, en utilisant un ordinateur connecté à internet. La plupart d’entre eux connaissent le jeu depuis un bon moment. Les guildes existent déjà, les personnages ont déjà acquis des points d’expérience et ont des niveaux enlevé au moment où leur réalité change. Les joueurs ne sont pas dans une réalité virtuelle mais dans une nouvelle réalité fortement inspirée du jeu en ligne. Bien que tout soit “vrai”, des vrais corps qui ont besoin de manger, dormir et se soigner, le monde est régit par les même règles que celle de Elder Tale, leur jeu. Leur propres corps ont changé pour former un étrange mélange entre véritable apparence et avatar.

Nous avons donc deux monde qui trouvent leur source dans le MMO, celui de SAO est un décor virtuel en 3D très sophistiqué à l’intérieur du quel est projeté la conscience du joueur. Celui de LH est une sorte de réalité parallèle dont on ne sait pas si elle est virtuelle ou réelle. Les deux univers ont en commun de fonctionner comme un jeu vidéo.

illustration du premier tome de Log Horizon – Kazuhiro Hara

Des combats pas très sportifs :

Comme nous venons de le voir, les mondes dans lesquels évoluent les personnages des deux sagas sont régis par les règles du MMO, les combats s’y déroulent donc comme dans le jeu : on doit préalablement choisir la technique de combat à appliquer dans un menu. Les dégâts infligés par les divers techniques dépendent du niveau d’expérience du joueur. Pour faire monter son niveau on doit faire des quêtes, tuer des monstres… Dans les 2 univers nos héros passent leur temps dans un menu virtuel qui s’affiche pour leur indiquer les techniques, les objets, le points de vie, communications avec les amis et je ne sais quoi d’autre caractéristique du fonctionnement d’un MMO. Une approche qui plaira aux adeptes de jeux qui s’identifierons très vite aux personnages et visualiserons rapidement les déroulement d’un combat. Pour moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux, les combats dégagent une drôle d’ambiance. Je trouve que ça ne fait pas assez vrai et que ça manque d’adrénaline. Les joueurs m’affirmerons qu’en jouant l’adrénaline coule à flot, mais cela reste trop abstrait pour moi. Je visualise les combats à l’épée comme dans un film chanbara, non comme dans un jeu du coup il y a un petit décalage entre mon image mentale et les mots que je lis 🙂

Ça devient serieux XD #loghorizon #lightnovel #ofelbe

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

La mort vs l’immortalité :

Si les deux univers sont régis par les règles du jeu et par son fonctionnement (menu, techniques, niveau…) il y a une différence fondamentale entre les deux univers : la signification de la mort. SAO propose un univers purement virtuel pourtant la mort d’un avatar est définitive et entraîne la mort du corps resté dans la réalité. LH au contraire propose un univers qui semble plus réelle, où les corps ne semblent pas être de simples avatar numériques pourtant les joueurs ne connaissent pas la mort. Ou plutôt ils en connaissent plusieurs puisqu’ils sont instantanément ressuscités dans le temple de la ville la plus proche. Alors que les uns se battent pour ne pas mourir, les autres composent avec cette nouvelle immortalité. Dans un cas comme dans l’autre cela affecte profondément les personnalités des joueurs et entraîne certains d’entre eux à la dérive. Des PK se multiplient d’un côté comme de l’autre, même si cela n’implique pas la même gravité dans les deux cas.

scène de combat dans le tome 1 du manga SAO, dispo chez Ototo

Magie vs combat à l’épée

Autre différence, qui peut sembler anecdotique, mais qui aura son importance surtout dans le cas de LH, c’est la magie. Dans les MMO il existe divers type de personnages, ceux qui utilisent les armes et ceux qui utilisent la magie. Kawahara prends le parti d’éliminer toute magie de Aincrad, seules les techniques de maniement des diverses armes font la force des personnages de SAO, aucune magie ne peu leur venir en aide si ce n’est l’utilisation de potions de régénération et de cristaux permettant de se téléporter. Objets que chacun peut acheter ou trouver. Personne ne peut lancer de sort, ou utiliser des pouvoirs étranges.

Non seulement dans LH la magie existe toujours mais elle est même au centre de l’histoire puisque le héro, Shiroe, est un enchanteur. Il ne maîtrise pas de techniques armée. Sa force ne réside pas dans ses bras mais dans son cerveau. Certes il est d’un niveau élevé ce qui rend ses sortilèges puissant mais il n’en reste pas moins un joueur aux attaques faibles et à la défense fragile. Sa force c’est son sens de la stratégie. Alors que dans SAO c’est surtout le courage, voir la témérité, la technicité, la vitesse et la capacité de concertation en combat de Kirihito qui font le lui le héros. Shiroe de LH arrive à ses fins en élaborant de complexes stratagèmes et en déployant des stratégies réfléchies (ce qui ne l’empêche pas d’être aussi rapide et concentré lors des combats armés). L’un est en première ligne, l’autre reste légèrement en recul derrière ses compagnons pour les diriger et soutenir afin de garantir la victoire par une parfaite synchronisation. Attention ce n’est pas parce que Kirihito se démarque par son niveau d’épéiste que cela veut dire qu’il n’a rien dans le ciboulot, il possède également d’excellentes capacités d’observation et de déduction. Ben ouai, on est quand même dans un univers fantasy au premier degré, les héros y sont trop fort ! Dans SAO encore plus que dans LH, Kirihito n’est pas seulement fort et intelligent mais aussi beau et charismatique, le chevalier servant parfait, clichés et stéréotypes en veux-tu en voilà 😉 Shiroe il a au moins le mérite d’être un binoclard pas doué pour parler aux filles et… ah ! mais ça aussi c’est cliché et stéréotypé à mort XD Je vous l’ai dit, on est dans du premier degré : du stéréotype, du fan service et tout les ingrédients de la recette mainstream nippone qu’il faut.

Shiroe – tome 1 de Log Horizon

Stéréotypes et clichés, une recette qui fonctionne :

Et puisque on parle clichés, penchons nous sur la question deux minutes. Ce qui fait la réussite des deux titres ce n’est pas l’originalité de leur intrigue, encore moins l’originalité des personnages, c’est juste le talent de l’auteur à rendre son récit captivant et agréable, malgré l’utilisation de clichés et stéréotypes éprouvés.

J’avais déjà souligné l’aspect particulièrement caricatural des personnages de LH dans mon précédent article (on a le binoclard intelligent, le grand costaud marrant et un peu pervers, la jeunes filles menue mais impitoyable, la chaleureuse belle fille à forte poitrine, la sérieuse secrétaire à lunette… plus cliché tu meurs). SAO n’a rien à envier à son camarade ! Les personnages y sont tout aussi stéréotypés même si leur style est un peu différent. Je dirais que SAO cherche à séduire un public féminin par un fan service bien chiadé sur Kirihito qui en plus d’être beau et intelligent est charismatique, sensible, généreux, un peu ingénu… Bref c’est le héros d’anime parfait quoi. Un peu petit peut-être mais bon comme il est trop classe on lui pardonne facilement sa petite taille XD Les filles de SAO sont aussi toutes plus cliché les unes que les autres. Et là encore on sent les persos déjà vu dans je ne sais pas combien d’anime et de manga. Faut croire que la recette marche. Du coup on en abuse allègrement. Mais est-ce pour autant désagréable ?

Moi je n’ai pas été dérangé par l’excès de cliché parce que j’ai pris ces deux light novel pour ce qu’ils sont : un simple divertissement, pas de la littérature. Et de ce point de vue  Mamare Toumo (LH) et Reki Kawahara (SAO) se débrouillent très bien. Ils savent construire leur univers et nous distraire le temps de la lecture.

Le commencement vs la fin :

Autre différence importante : la temporalité du récit. L’un commence par le commencement. Le premier chapitre de LH nous jete dans le vif de l’action mais très vite nous revenons au début et tout nous est expliqué dès le commencement. On voit comment ce nouvel univers et les joueurs s’organisent du choc initial à une sorte d’équilibre ouvrant enfin la voie à la recherche de réponses possibles. SAO au contraire place le récit deux ans après que le “jeu” aie commencé. Nous avons des explications quant à ce qui les a conduits ici, des flashbacks qui nous racontent le début et quelques épisodes intermédiaires mais l’aventure elle se déroule à la fin de la quête. On ne cherche pas des réponses, on cherche la solution finale.

Et alors ? Ben je trouve que cette distinction donne un aspect très différent aux deux quêtes, les héros n’ont pas le même but, n’ont pas la même expérience, le même recul, la même organisation, etc.

Sword Art Online vs Log Horizon, qui remporte la palme du meilleur light novel ?

Nous l’avons vu, ces deux titres partagent de nombreux points communs à commencer par leur thématique et le support qui sert de point de départ aux deux aventures : le MMORPG. Clichés et fan service garnissent les deux romans. Cependant la façon d’exploiter ces points communs diffère entre les deux auteurs tant dans leur style d’écriture (je n’en ai pas trop parlé ici, mais… je suis nulle en la matière, je ne pourrais pas expliquer grand chose) que dans l’aventure qu’ils racontent. Les héros font face à des problématiques différentes, ces univers dans lesquels ils ont été projetés malgré eux sont régis pas des différences fondamentales comme la vie et l’immortalité. Préférer l’un à l’autre dépendra surtout, je pense, de la sensibilité du lecteur et de l’aventure qui rentre le plus en résonance avec ses propres rêveries. Je l’ai dit, nous avons à faire à du divertissement, pas de la littérature. Il ne s’agit pas de savoir lequel est mieux écrit mais lequel nous amuse le plus.

De ce point de vue là moi j’ai une préférence pour Log Horizon, le monde fantasy avec magie et quêtes épiques qu’il propose me correspond plus que le MMO sophistiqué proposé par SAO. J’ai surtout apprécié la seconde partie du livre qui après une longue introduction nous lance dans la conquête de ce nouveau monde. En revanche j’ai trouvé la première partie de SAO bien plus fluide et vivante. On est très vite pris par l’intrigue et j’étais surprise de lire sans pouvoir m’arrêter alors que cet univers est moins familier pour moi. SAO a un meilleur rythme. Et la première partie est très plaisante à lire. J’y ai trouvé plein de rebondissement intéressants et de surprises. C’est très bien mené. En revanche je trouve que cette partie se suffit à elle-même. Je le conseillerais volontiers à tous les lecteurs désireux de plonger le temps d’une lecture dans un univers fantastique riche en émotions, combats, romance et surprises. Mais je ne ressens aucune envie de lire la suite. Ce premier récit m’a comblé.

A contrario la fin de Log Horizon ma donné envie de lire la suite. Tandis que sa première partie est un peu longue et redondante.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à lire les deux pour les départager 🙂 Et venez me donner votre avis sur la question 😉

Merci aux éditions Ofelbe pour m’avoir fait découvrir ces deux romans


Le petit plus :

Encore un mot avant de vous quitter. Puisque on parle divertissement sachez que ces deux licences sont déclinées en divers support. Je me suis uniquement intéressé à leur version en roman (soit l’originale) mais on peut aussi en profiter en manga et/ou en anime et SAO est même disponible en jeu vidéo (logique !)

Le light novel SAO se décline au Japon et 15 tomes. Les éditions Ofelbe proposent une version française en volume double. Le troisième tome sort aujourd’hui même. La série sera complète en 6 volumes.

Retrouvez SAO sur le site de l’éditeur, vous pouvez également lire un extrait du premier tome.

La licence se décline aussi en manga. Les différents arcs du roman sont adapté dans différentes séries manga. 4 sont disponibles aux éditions Ototo : Arc Aincrad (terminé en 2 tomes), Arc Fairy Dance (terminé en 3 tomes), Arc Phantome Bullet (en cours, 1 tome dispo), Progressive (en cours, 3 tomes dispo). Chaque Arc est dessiné par un mangaka  différent.

 

Si vous préféré, vous pouvez aussi regarder l’anime, elle aussi est licencié en France chez  Wakanim

Log Horizon n’est pas en reste côté média-mix. Le light novel qui au Japon est toujours en cours et compte 9 tomes et proposé en français par les éditions Ofelbe en double volume (le second est prévu pour le mois de mai).

Retrouvez le sur le site de l’éditeur, ici un extrait du premier tome

Tout comme la précédente, cette licence se décline aussi en manga et en anime.

Le premier tome du manga Log Horizon est disponible chez Kana, la série ne compte qu’un seul tome pour le moment, même au Japon. Un spin off en manga, Log Horizon – La brigade du vent de l’Ouest est également en cours chez Kana (3 tomes dispo).

 

L’anime quand à elle est licencié chez adn

Cette fois c’est fini. sore jaa mata !

Log Horizon, entrez dans la partie !

Aujourd’hui je vous amène dans un univers parallèle avec le dernier light novel des éditions Ofelbe : Log Horizon.

Je vous avais parlé de Spice & Wolf et de son univers moyenâgeux, Yomu-chan vous a parlé de Sword Art Online et son univers jeux vidéo, avec Log Horizon on fait un mix des deux et on part vers de nouvelles aventures chevaleresques.

Couverture Log Horizon (roman), tome 1

Tout commence avec une bataille mené par un enchanteur, un gardien et un assassin contre d’étranges créatures : plantes carnivores, fouines sournoises et autres mousses vénéneuses. Où sommes nous ? Que se passe-t-il ?

Nous sommes à Elder Tale, un MMO. Enfin ça c’était avant ! Depuis le jour de la Catastrophe de nombreux joueurs se retrouvent piégé à l’intérieur du jeu. Comment sont-ils arrivés là ? Personne ne le sait. Lors de la dernière mise à jour du jeu les joueurs qui étaient connectés se sont réveillé dans le décor de leur jeu préféré. Est-ce juste un décor ? Une mauvaise plaisanterie ? Une illusion ? Leur corps est-il resté dans la réalité ? Comment sortir du jeu ? Tout le monde se pose beaucoup de questions, mais les réponses ne viennent pas. Pour combien de temps seront-ils ainsi piégés ? Peu importe, le fait est que depuis la Catastrophe ils sont bien là. Et si leur corps est un mix de leur avatar et de leur véritable apparence, fort est de constater qu’il sentent vraiment le vent souffler, la faim les tourmenter, la peur les glacer… Ce nouveau corps est bien réel, tout comme ce décor tout droit sorti de Elder Tale et les monstres qui les attaquent. Tout cela est bien réel mais ce n’est pas pour autant la réalité. Du moins pas la réalité qu’ils ont connu jusque là. Ce nouveau monde semble être régi par les mêmes règles que celles du jeu. Un aventurier peu combattre tel que l’aurait fait son avatar (tant est qu’il ne se laisse pas paraliser par la peur), il peut consulter son menu, visualiser l’état de ses PV, de ses PM ou encore contacter mentalement ses camarades comme ils l’auraient fait avant via la chat-box. S’il se fait tuer il se ré-matérialise dans la cathédrale et c’est reparti pour un tour. Ils sont piégé dans un jeu plus vrai que nature et ils n’ont aucune idée du moyen d’en sortir.

Shiroe

C’est dans cet étrange univers que Shiroe s’est révéillé. Jeune étudiant et joueur vétéran d’Elder Tale, il est de nature solitaire. Il n’appartient à aucune guilde mais ses étonnantes capacités de stratège en ont fait un compagnon de jeu apprécié et recherché. Le binoclard surnois, comme le surnomment certains, a des amis et certains sont pris au piège ici avec lui. Faut dire que l’annonce de la dernière mise à jour avait attiré beaucoup de monde sur les serveurs du jeu ce jour là. Même Naotsugu qui pourtant ne jouait plus depuis un moment. C’est justement vers Naotsugu que Shiroe s’est tourné pour ne pas complètement perdre la tête le jour de la Catastrophe. Ensemble ils vont se soutenir et chercher a comprendre ce qui leur arrive. Très vite il comprennent que dans cette univers étrange ils peuvent utiliser les capacités de leur avatar et décident de se concentrer sur l’entrainement. Leur chemin les mène à rencontrer Akatsuki, un assassin (ou plutôt une assassine) qui va se joindre à eux pour former un petit groupe informel.

Naotsugu

Dans la première partie du tome, intitulée Premiers pas dans un autre monde, l’univers se met en place. On fait la connaissance de Shiroe, personnage principal, et avec lui on découvre cet étrange monde. Puis à travers lui, on rencontre d’autres personnages : ses 2 compagnons d’infortune mais aussi Marielle et sa guilde de l’Union du croissant de lune, avant de partir pour une première quête de sauvetage qui menera Shiroe et ses deux compagnons d’Akiba, leur port d’attache, à Susukino, une plus petite ville à plusieurs semaines de là.

Cette première quête va ouvrir l’esprit de Shiroe, qui jusque là s’était contenté de rester en retrait. Il n’a pas réussi à comprendre leur présence dans ce monde mais les réponses qu’il trouve en chemin vont le convaincre qu’il est temps pour lui de prendre les choses en main. Effrayés et apathiques les joueurs piégés se sont laissés renfermer dans une ambiance de plus en plus pesante et les abus de pouvoir sont fréquents. Shiroe veut changer les choses. Sa décision est prise. En grand stratège il place ses pions pour amorcer la métamorphose d’Akiba. C’est cette partie d’échec qui va se jouer dans la deuxième partie du tome intitulée Les chevaliers de Camelot.

Tout comme c’était le cas de Spice & Wolf et SAO, l’édition française proposé par Ofelbe réuni en un seul volume deux tomes japonais. Chaque partie correspond donc à un volume distinct au Japon.

couverture du deuxième tome japonais : Les chevalier de Camelot

Un autre monde

Avec Log Horizon on plonge dans un MMO. Ou RPG, ou MMORPG ou RGPOMENFN… hein ? ce dernier n’existe pas ? Faut dire que moi en matière de MMO j’y connais rien du tout ! J’avais d’ailleurs un peu peur de me sentir perdue, moi qui n’ai jamais joué à ce genre de jeux vidéos (et presque pas aux jeux vidéo en général) allais-je trouver un intérêt à lire ce roman ?

Si les amateurs de RPG seront vire plongé dans une ambiance qui leur est familière, l’auteur à pensé à ceux qui n’y conaissent rien comme moi. Dans la première partie il prends vraiment le temps de nous présenter son univers. Le décor d’Elder Tale nous est très bien décrit, mais également la façon dont les personnages peuvent faire telle ou telle action. L’auteur insiste également sur les différences parfois énorme et parfois subtiles qu’il y a entre le jeu Elder Tale tel qu’il était joué dans notre réalité et ce nouveau monde qui semble s’en être inspiré. Tout cela est un peu long et dure une bonne moitié de la première partie. A un moment je me suis bien demandé s’il allait se passer quelque chose mais finalement je me dit que toute cette mise en place était nécessaire pour que je m’imprègne bien de l’ambiance et que je comprenne en quoi consiste ce type de jeu. J’en avais déjà vu puisque mon petit frère est un grand amateur de ce genre de jeux, mais mon expérience se limitait à l’écouter poliment durant ses longues explications obscures et passionnées et à décliner moins poliment toutes ses tentatives d’embrigadement. Entre les explications détaillées de Touno Mamare, les illustrations de Hara Kazuhiro (chaque chapitre s’ouvre sur une présentation illustrée d’un personnage avec détails d’item et diverses info typiques des RPG), et les souvenir de mes discussions avec le frérot, je ne me suis finalement pas sentie perdue comme je le craignais. Au contraire, cela me donnerais presque envie de jouer. Je dis presque ! Parce que moi les combats… c’est pas mon truc.

Et puis, l’univers dans lequel évoluent les personnages étant sorti d’un jeu vidéo, cela permet une plus grande liberté à l’auteur puisque cela n’a pas à être particulièrement vraisemblable ou cohérent. L’ambiance qu’il crée tient la route et on s’y sent très vite chez soi.

En quête de stéréotype :

 Si l’univers créé par Touno est agréable et bien présenté, il n’est pas pour autant une révolution dans l’univers fantasy. Je dirais même qu’on y trouve une ambiance typique de l’univers anime fantastique. Oui, n’ayant jamais joué à un RPG je n’ai aucune base de comparaison, mais j’ai suffisamment vu d’anime pour y voir tout de suite une affiliation directe. L’ambiance est là et tous ces stéréotypes aussi.

Les personnages que nous propose l’auteur sont fort sympathiques mais sorti d’un moule déjà éprouvé. On a le binoclard sournois, le costaud à l’humour douteux, la petites fille mignonne et féroce comme un tigre, la belle et plantureuse chef de guilde, la secrétaire sérieuse à lunette… Bref ils sont tous là, nos personnages habituels. Pour chacun d’entre eux j’ai pu trouver des équivalents dans divers animes. Ce côté très, trop peut-être, typique du manga/anime (et maintenant light novel) mainstream m’a parfois fait sourire. Disons que cela rends leurs diverses réactions attendues. Nous ne somme pas vraiment surpris mais cela n’est pas réellement un problème.

Tout comme j’aime aussi lire et voir des manga/ anime mainstream, lire ce genre de roman c’est aussi sympa. C’est drôle, léger et pas prise de tête. On s’amuse. Je pense que l’autreur ne se prends pas trop au sérieux et malgré le côté entendu de certaines situations, il arrive à créer un univers qui tient la route, des personnages sympas et une histoire qui, petit à petit à su me séduire, voir me captiver. Bref c’est une recette connue, un plat traditionnel mais qui ne manque pas de saveur.

Je pourrais dire la même chose des illustrations de Kazuhiro Hara qui bien que classiques ne manquent pas de charme. J’ai aimé surtout la couverture et sa couleur verte. Le livre est richement illustré ce qui rends la lecture d’autant plus agréable et légère. Un plus non négligeable pour les amateurs de ce style d’illustrations, ils ne devraient pas être frustrés.

Henrietta

Partons à l’aventure !

 Le début peut paraître assez long. Comme je le disais plus haut, l’auteur prends son temps pour poser le décor. Mais une fois lancé dans l’action le rythme s’accélère ! Alors que la lecture de la première partie m’a pris un certains temps, j’ai dévoré la seconde partie que j’ai trouvé beaucoup plus passionnante.

Après avoir bien pris soin d’explorer les possibilités de cet univers, Shiroe et sa bande vont partir à Susukino délivrer une donzelle en détresse (et oui, je vous avez dit qu’il y avait du stéréotype…) cette quête est assez rapide et devient surtout intéressante avec l’arrivée de Nyanta, un nouveau compagnon d’aventure dont j’ai apprécié la présence (peut-être parce que c’est un vieux comme moi XD). A partir de là, Shiroe change. Ou plutôt il se révèle. Et ce n’est pas du tout un personnage inintéressant (abstraction faite de quelques clichés). Pas sûr de lui, se considérant comme un solitaire, il se révèle non seulement être un stratège mais aussi un véritable  leader. Il a un cœur pur mais n’hésite pas à se salir les main pour arriver à ses fins. Il ferait presque peur.  Le combat que mène Shiroe dans cette deuxième partie est d’autant plus fascinant qu’il le mène sans armes. Tout est dans la psychologie et la manipulation d’information. J’ai trouvé ça très marrant à lire et je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai hâte de voir ce que nous réserve la suite des aventures, seront-elle aussi subtile que Les Chevaliers de Camlot ?

Nyanta

Log Horizon en cuisine

Le mois dernier j’ai organisé un événement interblog intitulé Des livres en cuisine, il s’agissait de présenter des livres où la cuisine joue une rôle central. C’est amusant de voir que j’aurais pu y présenter Log Horizon. En effet ici la nourriture joue un rôle très important. Dans ce nouveau monde la nourriture est abondante et pourtant tout semble avoir le même goût : celui d’un crackers mouillé ! Imaginez, vous qui avait l’habitude d’avoir une alimentation riche et varié, vous qui aimez les steak saignants, les crèmes au soja ou les baigné aux pommes, non seulement on vous projette dans un univers parallèle carrément flippant mais en plus vous n’avez plus que du crackers mouillé à vous mettre sous la dent ! Il y a vraiment de quoi céder au désespoir ! Et si justement la clé était dans l’assiette ? Je ne vous en dis pas plus 😉

Et c’est pas fini !

Presque ! Juste encore quelques mots pour vous dire que Log Horizon est adapté en anime et en manga. Les deux sont disponibles chez nous. L’anime est distribué en streaming légal chez ADN tandis que le manga est disponible chez Kana.

Pour en savoir plus sur le roman, allez faire un tour sur le site de l’éditeur où vous pourrez lire un extrait.

A lire aussi les avis de Mei-Amadis et Shao

le manga
l’anime

Merci aux éditions Ofelbe pour cette nouvelle collaboration.

Spice & Wolf ~ le light novel

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous présenter un nouveau light-novel. Nous avons déjà parlé plusieurs fois de ce genre de littérature nippone sur ces pages. Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est un light novel je vous invite à lire cet article que j’ai écris il y a déjà un petit moment. Depuis j’ai lu quelques uns des rares light novel paru en France et aujourd’hui j’ajoute un titre à cette petite collection : celui de Spice & Wolf de Isuna Hasekura (illustré par Jyuu Ayakura) paru au printemps dernier chez Ofelbe, éditeur qui se spécialise dans le light-novel, avec pour le moment 2 séries à son actif et bientôt une troisième.

Mais revenons au roman qui nous intéresse aujourd’hui : Spice & Wolf. Cette saga met en scène 2 personnages Holo, louve déesse des moissons, et Lawrence, un jeune marchant ambulant, dans un univers fantastique à l’ambiance médiévale. La série compte au Japon 17 tomes écris entre 2006 et 2011. Pour mieux s’adapter au marché français, les éditions Ofelbe ont opté pour un double volume ce qui devrait donc faire 8/9 tomes chez nous. Le deuxième tome sortira d’ici quelques jours. Aujourd’hui je ne vous parlerais que de mes impressions sur le premier volume.

L’histoire se met en place :

Lawrence, marchand itinérant, se rend dans un petit village pour échanger ses marchandises. Il arrive au moment où les villageois s’apprêtent à célébrer des festivité en l’honneur d’Holo, la déesse-louve protectrice des moissons. A cause de ses fêtes païennes tenues plus ou moins secrètes, Lawrence doit quitter rapidement le village. Quel étonnement quand il découvre une jeune femme nue étendue sur sa cargaison de fourrures !

Elle est belle, elle est douce… mais que diable fait-elle là ?! Non mais, il suffit pas d’avoir un joli minois pour émouvoir un marchand itinérant chevronné comme Lawrence. Il n’a peut-être que 25 ans mais cela fait déjà 7 ans qu’il travaille à son compte et traverse régions et pays en quête de bonnes affaires.

Il remarque alors la queue et les oreilles canines de la belle. Fille démon ? Non, déesse des moisson. La fameuse Holo, la déesse du village qu’il vient à peine de quitter, s’est fait la malle déçue par les villageois qui ne croient plus assez en elle. Elle veut regagner les terres du nord d’où elle est partie il y a bien longtemps déjà.

Attendri par la solitude de la louve (qui fait écho à la sienne) Lawrence accepte de la prendre comme compagne de voyage. En échange elle mettra sa sagesse au service des affaires. Car le marchandage, c’est à celui qui sera le plus malin !

C’est ainsi que nos deux compagnons commencent leur voyage à travers diverses contrées pour faire du commerce.

couverture du tome 2 japonais

J’ai aimé dans ce roman l’ambiance inspirée du Bas Moyen-Age/Renaissance européenne. J’ai grandi en Italie, berceau de la Renaissance, et  cette période me fascine depuis que je suis petite. Ce que j’ai aimé ici c’est que les éléments fantastiques restent marginaux dans un décor hautement réaliste. Il n’y a pas de dragon, d’elfes et de trolls à tout bout de champs. On a des vrais gens, avec des vrais métiers, on suit un commerçant itinérant, on apprends avec lui le fonctionnement du commerce de l’époque, l’importance des comptoirs commerciaux et des guildes, on entre dans des tavernes, on croise des artisans, des bergers, on se promène au marché… bref la vraie vie, plausible, dans laquelle on peut se projeter sans peine. Et là un élément fantastique, la présence d’Holo fille-louve, ajoute un soupçon de magie pour rendre le décor plus attrayant et mystérieux. On y crois, du moins on peut y croire tout dépend du degré de rêverie du lecteur 😀 Moi qui ai passé mon enfance à chercher des fées, je n’ai pas de mal à me projeter dans un monde où Holo existe. Ici on fait un voyage dans le temps, un temps où la magie était possible. Quand des êtres magiques apparaissent partout on fait un voyage dans une autre dimension, une autre réalité qui n’est pas la notre. J’ai aimé le décor proposé par Isuna Hasekura parce qu’il est très proche de la réalité.

Le réalisme est poussé au point d’avoir des leçons sur la spéculation sur taux de change ou autres manipulation commerciales auxquelles Lawrence s’adonne. Certains trouverons peut-être ces passages ennuyeux, personnellement je n’ai pas été dérangée dans ma lecture par les explications techniques qui sont plutôt intéressante et que l’on peut aussi reporter à notre monde mercantile actuel, même si j’avoue n’avoir pas tout retenu des longues explications et avoir parfois décroché au profit de l’intrigue moins complexe que les transactions commerciales qui occupe nos héros.

En revanche j’aurais aimé que les auteurs donnent un peu plus de consistance à cet univers en nous fournissant une carte qui permette au lecteur de se repérer dans l’espace, les personnages étant perpétuellement en voyage, cela aurait été sympa de visualiser leur déplacement sur une carte. Peut-être y aurons nous droit dans une prochain volume.

L’ambiance et le décors sont agréables, qu’en est-il des personnages ? 

Lawrence est toujours pragmatique, il ne perds jamais de vue son objectif : faire du bénéfice. Mais cela ne l’empêche pas d’être un homme droit et honnête : manipuler ses partenaires commerciaux pour augmenter son bénéfice oui, les escroquer non ! Homme d’affaire chevronné, il n’en reste pas moins un jeune homme rêveur et naïf en ce qui concerne la gente féminine. Sa vie de marchand ambulant et sa timidité face aux jolies filles ne lui ont pas donnée l’occasion de gagner autant d’expérience en séduction qu’en négociation mercantile. Et ce pour le plus grand plaisir de sa compagne de voyage qui ne cesse de le taquiner.

Lawrence est un personnage sympathique et attachant. La façon dont il prends conscience de son attachement pour Holo ou encore tous les effort qu’il fait pour ne rien laisser paraître de ses sentiments le rendent attendrissant.

Lawrence – image tirée de l’adaptation animé

J’ai moins aimé le personnage d’Holo qui souffre d’une image trop stéréotypé. Jolie, pleine d’entrain et de malice, sa façon de taquiner Lawrence la rend sympathique. Le problème c’est que l’auteur a voulu trop en faire ! A force de souligner certains trait de son caractère il l’a rendue caricaturale et moins vraie. Si l’on croit facilement à la maladresse de Lawrence, il devient difficile de croire à l’intelligence d’Holo quand on ne cesse de la clamer sans pour autant nous la montrer. Certes elle fait preuve de lucidité et perce à jour divers pièges tendus, elle est capable de manipuler ses interlocuteurs à son avantage, mais à vraie dire aucune de ses réplique ne m’a surpris par sa grande intelligence. Elle arrive au même conclusions que le lecteur. Il ne suffit pas de répéter qu’un personnage est intelligent pour qu’il en ai l’air. L’auteur aurait peut-être dû moins se répéter et mieux travailler l’attitude de son personnage et ainsi que les dialogues.

Par ailleurs Isuna Hasekura a voulu rendre son personnage plus attrayant en lui donnant un attitude extrêmement puérile, ce qui est censé la rendre plus séduisante. Et je dis bien censé puisque à mes yeux cette caractéristique la rend surtout caricaturale et toute calibré pour un certain public amateur de lolita au quel je n’appartiens pas. Je trouve déjà que lui donner une apparence de jeune fille de 16 ans n’est pas très pertinent pour une « louve sage » âgé de plusieurs siècles, si en plus elle se comporte comme un gamine… Elle joue de cette apparence et se montre souvent moins puérile qu’elle ne le laisse paraître, mais je me répète l’auteur en fait un peu trop en ce qui la concerne. Du coup le personnage manque de profondeur. C’est dommage car il y a du potentiel. Il reste à espérer que l’auteur saura lui donner plus de caractère et de maturité dans les tomes suivant.

Ceci dit elle a tout de même des aspect touchant. Elle est drôle et agréable.

Holo lors de sa première rencontre avec Lawrence (Jyuu Ayakura)

Parlons du livre !

Tout d’abord quelques mots sur le style. Si l’histoire est agréable et charmante, le style n’est pas excellent. J’ai lu une bonne centaines de pages avant de vraiment entrer dans l’histoire, ça démarre assez lentement. L’écriture n’est pas assez vive et intrigante pour tout de suite accrocher le lecteur et, bien que passant un bon moment, quand l’heure arrivait de fermer le livre (je lis dans le train, faut bien fermer le bouquin quand j’arrive au terminus) je n’ai éprouvé aucune frustration à l’idée de ne pas poursuivre de suite ma lecture. Au contraire, j’étais heureuse de ces pauses imposées qui m’empêchaient de tomber dans l’ennui. Passées les 100 premières pages, le rythme s’accélère, on s’est attaché aux personnages et ils commencent à se retrouver dans des situations critiques. On veux savoir comment ils vont s’en sortir et on commence à ressentir un peu d’addiction pour le roman. Cette addiction ne dure guère longtemps car ce que je croyait être une caractéristique du premier volume , se répète à l’identique dans la deuxième partie (qui est l’équivalent du tome 2 japonais). J’ai comme l’impression que chaque nouvelle aventure va suivre le même schéma narratif : lente mise en place avent une précipitation des événement et mise en danger des personnages avec rapide solution du problème. Ce qui n’est pas pas très équilibré comme structure narrative.

Autre reproche que je ferais à Isuna Hasekura c’est de remplir par des dialogues inutiles. Car il y a des passages où les échanges entre Holo et Lawrence sont d’une grande banalité et n’apportent rien ni à l’intrigue ni à la construction des personnages. Heureusement pour nous ces passages ne sont pas rares mais très brefs. La grande présence de dialogues étant, rappelons-le, une des principales caractéristique du light-novel qui doit se livre vite et facilement. Vite n’est pas un mot que j’utiliserais puisque finalement j’ai pris pas mal de temps pour finir le volumineux tome des éditions Ofelbe. Mais en la matière je ne suis guère une référence, je lis toujours très lentement. Ce qui est sur c’est que le niveau de langage est très simple et à la portée de tous (sauf peut-être pour les parties techniques qui si elle n’utilisent pas de termes particulièrement compliqué peuvent faire décrocher le lecteur non intéressé par l’économie). C’est donc une lecture facile qui séduira plus par l’histoire et les personnages que par son style, assez neutre.

Un point très intéressant des light-novel proposé par Ofelbe (Spice  & Wolf et SAO) c’est qu’ils sont accompagnés par les illustrations d’origine. Car l’autre caractéristique essentielle du light-novel c’est le fait être illustré ! Toutes les éditions de light-novel que j’ai lu jusqu’à présent avaient fait l’impasse sur les illustrations, changeant même les couverture sans doute de peur de faire fuir le lectorat habituel de roman jeunesse. En effet les illustrations sont de type manga. Or fort est de constater que l’on oppose souvent le public manga au public roman. Que je sache on peut aimer les deux ! Je ne pense pas qu’une illustration manga nuise à la qualité d’un roman. Je pense notamment au roman Le gardien de l’esprit qui est excellent et dont les couverture japonaises est très belle. Ofelbe affiche clairement sa volonté de réconciliation des deux publics en offrant aux fans de manga connaissant déjà les adaptations sur d’autres support (manga et anime) des light-novel dans leur jus (illustration d’origine) tout en adaptant le format du livre aux habitudes de lectures des amateurs de fantasy et sf (tome double, grand format). Je ne peux que saluer cette initiative (surtout que je n’avais pas hésité à reprocher à d’autre éditeurs d’avoir supprimé les illustrations originales). Et puis, j’aime bien faire des petites poses en image…

Spice & Wolf par Jyuu Ayakura :

Le roman comporte plusieurs planches couleur en début et fin tome, auxquels s’ajoutent plusieurs planches en noir et blanc disposé tout au long du roman.

En toute franchise, si j’étais heureuse de découvrir le chara-design initial de Spice & Wolf (qui a inspiré par la suite le manga et l’anime) je ne suis guère sensible à ce type de dessin. Non pas qu’il soit mal dessiné. Au contraire, il est plutôt joli. Disons que c’est le style qui ne me touche pas. Le dessin de Jyuu Ayakura est assez classique et fait un peu trop shonen à mon goût. J’aurais préféré quelques chose de plus adulte. Cependant je trouve qu’il se marie très bien au texte de Isuna Hasekura auquel je pourrais faire le même reproche. (Sig ! :'( Je vieilli) Le côté enfantin des personnages on le retrouve dans les illustrations de Ayakura qui a su capter leur côté ingénu donné par le romancier. Surtout dans les planches en noir et blanc.

Holo et Lawrence par Ayakura
Holo et Lawrence par Ayakura

Alors ? Faut-il lire Spice & Wolf ?

ça c’est à vous de voir ! Pour ma part, j’ai trouvé que ce roman avait un certain nombre de défauts mais aucun n’a gâché mon plaisir de lecture. Je me suis laisser prendre au jeu et j’ai aimé l’ambiance moyenâgeuse. Malgré un côté un peu puéril des personnages je me suis attachée à eux et j’ai envie de les suivre, de les voir évoluer, grandir dans leur relation et leur rapport au monde. Et aussi j’ai envie de voir si l’auteur améliore son style au fur et a mesure qu’il avance dans cette aventure. Je lirais surement le tome 2 qui sont dans quelques jours. Et si vous aimez les histoires fantastiques et réaliste à la fois et les ambiances moyenâgeuses je ne serais que vous conseiller de donner sa chance à ce roman qui saura peut-être vous séduire. Je ne promet pas le coup de cœur 😉

Si vous voulez un avant goût vous trouvez un extrait sur le site de l’éditeur

Media-mix :

Les japonais sur champion en matière de media-mix ! Dès qu’un titre remporte du succès il se voit mixé à toutes les sauces !

Spice & Wolf n’échappe pas à cette mode. Le roman publié entre 2006 et 2011 connait une adaptation en manga dès 2007, suivie en 2008 par une adaptation en série animée.

Le manga, dessiné par Keito Koume, est disponible depuis 2012 en France aux édition Ototo Manga. La série est toujours en cours au Japon et compte déjà 11 tomes.

Je n’ai lu que le premier tome qui, à l’époque, ne m’avait vraiment pas convaincue. Je n’aimais pas le traintement des personnages et le fan service trop pesant et en décalage avec l’histoire. Finalement, après avoir lu l’originale, je me dit que l’adaptation est assez proche du roman, mais que ses défauts en sont accentués par un dessin mettant en avant les mauvais argument (si vous voyez ce que je veux dire…). Je ne l’ai pas relu depuis, peut-être le relirais-je maintenant avec un œil nouveau (mais pas forcement plus convaincu).

Vous pouvez découvrir un extrait du manga ICI

La série anime est aussi disponible en France en coffret dvd chez Black Box. Le coffret comporte la saison 1 et 2 plus 2 OAV.

La série est réalisé par Takeo Takahashi et  le studio Imagin.

J’ai le vague souvenir avoir vu quelques épisodes il y a fort longtemps. Dans ce vague souvenir, j’ai aimé. Mais je ne me souviens pas si j’ai vu seulement le début ou toute la série, c’est dire si ça m’a marqué XD

En voyant le visuel, je dirais que le réalisateur accentue encore un peu le côté juvénile des personnages ! Décidément rien ne va dans le bon sens !

Et le media-mix ne s’arrête pas là puisque il y a aussi un art book également disponible chez Ototo Manga

Continuer la lecture de Spice & Wolf ~ le light novel 

Sword Art Online ~ by Yomu-chan

Une belle surprise. Je ne m’attendais pas à apprécier autant… m’enfin prenons les choses dans l’ordre. D’abord, un petit descriptif de ce light novel qu’est SAO (comprenez Sword Art Online) :

Il s’agit d’un livre écrit par Reki Kawahara et illustré par Abec.

Dans un futur pas très lointain l’industrie du jeu vidéo à tout fait péter pour un tout nouveau type de jeu en ligne. En effet à l’aide d’un super système les joueurs se retrouvent totalement plongés dans le jeu, ils peuvent s’y mouvoir, y ressentir des sensations physiques tel que la faim ou la fatigue, ils peuvent toucher, sentir et voir. C’est tout naturellement que ce système révolutionnaire attire énormément de monde le jour de sa mise en route. Seulement voilà, les milliers de personnes qui s’y sont connectés ne pourront plus en ressortir, le créateur fou de SAO à piégé tout les joueurs dans ce monde virtuel, le seul moyen d’en sortir c’est de mourir. Mais voilà, un game over dans SAO et c’est la vraie mort qui vous attend. Ah mais il y a peut-être de l’espoir, si le jeu est fini tout le monde pourra rentrer dans le monde réel. C’est alors que commence une quête militaire afin de terrasser un à un les boss des 100 étages de l’Aincard, cette forteresse où sont prisonniers les joueurs.

Le premiers livre proposé par les éditions Ofelbe est en fait un double tome. Dans la première partie on découvre l’univers et on fait la rencontre de nos personnages principaux : Kirito, le joueur solo et la belle Asuna, sous-chef de la guilde la plus puissante du jeu. On les suit dans leur quête à travers les étages pour zigouiller les boss et sortir du jeu. Puis, la seconde partie (beaucoup moins alléchante) revient en arrière et on y suit plusieurs histoires courtes mettant en scène Kirito et à chaque fois un nouveau personnage féminin.

Alors du coup, moi j’en ai pensé quoi ? Et bien comme je le disais plus haut j’ai été agréablement surprise. D’abord parce que, même si le scénario de base me semblait sympa, j’avais peur d’avoir à faire à de la littérature médiocre et peu soignée. Mais au fait SAO s’est révélé plutôt cohérent (en effet le seul faux raccord qui m’ai marqué c’est quand dans l’un des tout premiers chapitres Kirito se fait interpeller par une fille et qu’il nous dis « Il n’y a pas beaucoup de joueuses qui connaissent mon prénom, en fait il n’y en a qu’une seule, et c’est Asuna » et que dans la deuxième partie Kirito à pleeiinnn de copines, bref passons). Le scénario tient bien la route et c’est donc agréable de se perdre dans cet univers virtuel que l’on sent bien travaillé. Et puis l’autre bonne surprise c’est que finalement les personnages se sont révélés attachants ! Et ça je ne m’y attendais pas, je pensais plutôt avoir à faire des héros lambda de shonen cons comme leurs pieds, mais (même si ils ne sont pas spécialement originaux) ils ont ce petit plus de personnalité qui me les a rendu agréables.

Enfin, c’est du moins le sentiment qu’il me reste à la fin de la première partie. La deuxième, bien qu’elle nous permettent de plonger plus profondément dans le monde de SAO, je l’ai trouvé (à regret) tellement plus naïve. Déjà la présence de toutes ces minettes fascinées par Kirito devient très vite agaçante. Même si l’auteur se démène pour offrir une palette de sentiments divers, ça devient lassant. Mais bon si certaines des histoires m’ont laissée de marbre voir m’ont fait tiquer, la plupart m’ont permis d’en apprendre plus et sur SAO et sur Kirito et ça c’est agréable.

Autre petit bémol qui viendra s’ajouter à ma critique, c’est le choix des illustrations. Oui car pour ceux qui ne le saurait pas le light novel, qui est donc un type de roman japonais destiné à un public d’ados et de jeunes adultes, doit être illustré. Moi qui me faisait une joie de découvrir ce nouveau type d’objet,  là c’est très décevant, voir totalement inutile en fait. Je me retrouve avec un livre sympa agrémenté de quelques illustrations de piètre qualités qui ressemble trait pour trait à ceux que l’on voit dans le manga et l’anime. Enfin je devrait plutôt dire que le manga et l’anime ressemble trait pour trait aux dessins d’Abec. Car ce sont les illustrations du roman qui ont inspiré les deux adaptation suivantes. J’aurais voulu découvrir un autre graphisme. Le fait que l’oeuvre soit sortie sous plein de formes différentes aurait dû permettre une certaine diversité, au lieu de quoi on voit la même chose sous tout les angles. Et puis, je suis déçue parce qu’elles sont en noir et blanc (mauvaise langue que je suis, au débuts et à la fin on en a une série en couleurs). De plus, même si le dessin en lui-même n’est pas hideux (non, il est même sympa bien que très impersonnel, je trouve) il ne s’accorde, à mon sens, PAS DU TOUT avec l’histoire. Cet aspect un peu KAWAIIII détonne carrément avec le côté un peu mature que l’auteur avez réussit à donner à son histoire. Donc, c’est ici, très décevant. J’aurais voulu un dessin, en couleur et pas pixelisé en noir et blanc, avec plus de caractère et puis simplement différent de celui que l’on trouve dans le manga et dans l’anime, afin de pouvoir voir différentes choses. Et en plus (oui j’en rajoute une couche XD ) si je peux me permettre je trouve les quelques illustrations n’étaient pas très bien choisie, pas très bien placées…

Mais assez dit du mal de Sword Art Online, parce que finalement j’ai beaucoup aimé, et j’ai hâte de pouvoir lire la suite des aventures de Kirito !!

Merci aux éditions Ofelbe qui nous ont fait le plaisir de soumettre leur light-novel à notre jugement. Très bientôt un article sur Spice & Wolf !

Ikebukuro west gate park II

Il y a des livres dont vous tombez amoureux, sans trop savoir pourquoi. C’est ce qui m’est arrivé avec le deuxième tome de Ikebukuro west gate park. Le coup de foudre dès les premières pages. Pourtant, j’ai pas lu le premier tome, j’aurais pu m’arrêter page 5, attendre de m’être acheté le premier volume et recommencer. Impossible ! Je ne pouvais pas m’arrêter et attendre. J’étais plongé dans l’ambiance de ce Tokyo populaire, j’étais embarquée avec Makoto dans une embrouille, il fallait que j’aille jusqu’au bout. Ce que j’ai fait en quelques jours. En refermant la dernière page cette sensation de vide et de solitude que nous laissent ces livres qu’on a aimé. En en veut encore. Et ça tombe bien j’ai encore deux tomes à découvrir !

Le fait d’avoir commence par le deuxième volume n’a pas été un problème, les histoires sont indépendantes les unes des autres et si les personnages réapparaissent de l’une à l’autre, on se familiarise assez vite avec eux. Il y a dans leur description une certaines redondance qui permet d’être plongé immédiatement dans l’ambiance même si on ouvre le livre en son milieu. Pourtant je n’ai éprouvé aucune lassitude à relire mainte fois les caractéristique de tel ou tel personnage tant les descriptions sont brèves et habillement amené. Ce n’est pas comme une répétition mais plutôt comme un trait de caractère que le narrateur (Makoto, le personnage principal) aime à souligner.

Makoto est un jeune homme d’une vingtaine d’année. Sans le sous il travaille dans la boutique de fruits et légumes de sa mère, tout en écrivant à l’occasion des chronique dans une revue de mode. Qui est Makoto ? Un loser comme tant d’autre dans les bas quartiers de Tokyo ? Pas du tout ! Makoto a un talent bien particulier, celui de se retrouver toujours mêlé aux embrouilles du quartier : un gamin qui disparaît, une pute qui se fait harceler pas des yakuza… Il y a toujours quelqu’un pour lui demander son aide. Payé ou pas quand il s’agit de venir en aide aux habitant de Ikebukuro, Makoto est toujours près à enquêter et à démêler les sacs de nœuds dans lequel il se trouve fourré. Plus que les enquêtes c’est l’ambiance de ce livre qui est excellente. On vit au rythme des réflexions de Makoto, on respire avec lui, on en arrive même à entendre les bruit de sa ville, sentir les odeurs de fruit dans la boutique de sa mère. On l’accompagne comme on suit un ami. C’est d’ailleurs un grand vide que j’ai ressenti en refermant le livre comme quand on quitte un ami proche sans savoir quand sera notre prochaine rencontre. Heureusement pour moi deux autres tomes sont disponibles et je vais pouvoir revoir Makoto bientôt, et avec lui arpenter les rue d’Ikebukuro.

5/5 ! Yatta !!

La vie d’un idiot de Akutagawa

Décidément ce mois-ci je n’ai pas de chance. Je ne tombe que sur des livres qui ne me parlent pas (je pense au dernier roman chroniqué).

Si je suis extrêmement sensible, facilement émue jusqu’au larmes, en lisant des histoires de guerre, fictives ou réelles, de lutte pour la survie, de lutte contre l’oppression… Je reste absolument hermétique, froide comme le marbre face aux délires d’un dépressif suicidaire. En lisant Engrenage, la première nouvelle de ce mini recueil posthume, de Ryûnosuke Akutagawa, je n’ai éprouvé aucune empathie pour l’auteur, tout au plus de l’agacement.

Non seulement j’étais agacé par ce qu’il avait à dire, c’est à dire rien, mais je n’ai pas trouvé ça particulièrement beau. Je n’apprécie guerre les esthètes qui misent tout sur la beauté de leur phrases et non sur le contenu de leur histoire mais disons qu’il y a au moins la beauté des mots… Dans Engrenage j’ai rien trouvé. Tout au plus une ou deux tournures remarquables.

C’est tout à fait le genre de livre qui me font sentir idiote. J’ai passé tout la première nouvelle à me dire que, décidément, je suis vraiment pas une intélo et que là je comprends pas. Non pas que je ne comprenne pas les mots, je ne comprends pas quel est l’intérêt d’écrire (et de lire) de telle chose. J’ai le sentiment d’être complètement à côté de la plaque. J’ai du franchement me forcer.

Avec La vie d’un idiot, je n’ai pas eu le même ressenti. Les chapitres très courts sont plus percutant et directe. Il rendent l’ensemble, fluide et facile à lire. Je veux dire pas là que je ne me suis pas ennuyé, contrairement à la lecture d’Engrenage. Cependant je ne ai pas trouvé cet nouvelle spécialement intéressante. Il y a une esthétique dans ce deuxième récit à laquelle je n’ai pas été complètement insensible.

Dans la vie d’un idiot on peu lire :

Il savait pertinemment que chacun n’était pas ému de la même façon par une oeuvre artistique. Ceux que ses œuvres touchaient ne pouvaient qu’être des gens qui lui ressemblaient et qui avaient vécu une vie semblable à la sienne.

C’est sans doute pour cela que je ne suis pas émue. A moins que ce ne soit le contraire. C’est parce que je me sent capable de sombrer que je me refuse à éprouver la moindre empathie pour ceux qui coulent. Je n’éprouve que de la rage.

Voilà, je dit tout cela et je n’ai même pas présenté le livre. C’est vous dire dans l’état que cette lecture m’a mise ! Ces deux nouvelles ont été publié posthume. Dans Engrenage, on suit l’auteur, qui parle de lui même à la première personne, qui chemine vers la folie dans un quotidien morne et plein de souffrance. Avec la vie d’un idiot Akutagawa fait une brève autobiographie en quelques instantanés, dès scènes éparses et sans suite, des réflexions sur ce qu’il est et ce qu’il est devenu. Il l’écrit avec l’intention d’une publication posthume (ce qui rend le récit d’autant plus macabre). C’est son testament littéraire pourrait-on dire.

Je ne pourrais guerre en dire plus car en réalité je ne connais pas cet auteur et commencer par la fin n’était peut-être pas une bonne idée.

Connaissez-vous Akutagawa ? Que pensez-vous de cet auteur ? Lequel de ses livres conseillerez-vous ?

Colorful ~ le light-novel

« Colorfull » – l’édition espagnole

Flipando en colores

Eto Mori – 2007

traduction de Macarena Salas – 2011

Noguer – 2012

Eres el alma muerta de un horrible pecador y, en circunstancias normales, no podria seguir avanzando. Te habrían eliminado del ciclo de reencarnación que determina la transmigración de las almas y nunca más volvería a nacer. Sin embargo, hoy, el de ahí arriba ha decidido hacer un sorteo y conceder una segunda oportunidad a una alma, cosa que hace de vez en cuando para acallar las voces que dicen que no tenemos corazón. Y seguro que te alegra oír que… ¡tú eres esa alma afortunada !

“Tu es l’âme morte d’un horrible pêcheur, et, dans des circonstances normales, tu ne pourrais pas continuer. Tu aurais été éliminé du cycle des réincarnations qui détermine la transmigration des âmes, et plus jamais tu ne pourrais renaître. Mais aujourd’hui il y a eu un tirage au sort pour accorder une deuxième chance à une âme, chose qui arrive de temps à autre pour faire taire ces voix qui disent que nous n’avons pas de cœur. Tu te réjouira surement d’apprendre que tu es l’âme qui a été choisie”

C’est ainsi que commence la nouvelle vie de Makoto, ou plutôt de l’âme ayant gagné une deuxième chance et qui prend possession du corps de Makoto, quelques minutes après sa mort. La nouvelle âme doit découvrir quel a été son crime dans la précédente vie afin de pouvoir à nouveau entrer dans le cycle des réincarnations. Mais il doit aussi, et avant tout, s’habituer à la vie de Makoto sans éveiller les soupçons de l’entourage. Pour l’aider, il est assisté d’un guide facétieux : Purapura, un ange bien étrange.

 Petit à petit, il va découvrir la famille de Makoto, son entourage, sa vie et les raison qui on conduit le précédent Makoto au suicide. Mais lui, il n’a pas l’intension de vivre cette vie. Il est bien décidé à changer les choses pour que sa vie en tant que Makoto ne soit pas si mal. Le nouveau Makoto va s’ouvrir aux autres et se faire des amis. Mais il ne doit pas oublier pourquoi il est là !

Mon avis :

J’ai adoré ce livre !

J’ai eu envie de le lire après avoir vu l’adaptation animé de Keiichi Hara : Colorfull sorti en 2011. En cherchant quelques info sur le film j’ai appris qu’il avait été adapté d’après un light-novel de Eto Mori, j’ai tout de suite eu envie de le lire. Problème : il n’est pas disponible en français !! Qu’à cela ne tienne, faut bien que ça me serve à quelques chose d’avoir étudié autant de langues ! J’ai cherché et j’ai trouvé une version en espagnol. J’avoue ne pas avoir l’habitude de lire en espagnol et j’avais peur d’avoir un peu de mal à suivre. Mais j’ai été très agréablement surprise. La traduction est super (du moins de mon point de vue). Les phrases sont courtes, le vocabulaire est simple sans être pour autant simpliste. Du coup, c’est facile de suivre. Et le rythme des phrases rends le livre très vivant. Il se lit facilement et avec plaisir. Rien que pour ce-là je le conseille à tous les amateur de light-novel/culture japonaise qui étudient l’espagnol. Lire en s’amusant, c’est bien mieux que les cours et aussi plus efficace ^_^

Pour revenir au livre, l’histoire, je la connaissez déjà et ça enlève un peu de piment à la lecture, aucune surprise ne nous attend. Malgré cela j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, non tant parce que j’ai pu retrouver un personnage qui m’a plu mais parce que le livre est bon et qu’on se laisse très vite prendre au jeu sans se soucier du fait qu’on connaisse déjà la fin. Sans doute l’aurais trouvé encore meilleur si je n’avais pas vu le film…

J’ai beaucoup aimé le personnage principal : le nouveau Makoto, sa personnalité est intéressante et ses remarques souvent justes. Le seul moment où j’ai eu un peu de mal avec la vision de Makoto, c’est au moment de la révélation des raisons qui ont conduit l’ancien Makoto au suicide. Toutes les raisons données sont certes pas agréables, mais on les présentes comme si c’était la pire chose qui puisse arriver. Or moi, j’ai eu l’impression en lisant toute la liste d’événement “tragiques” qu’il ne lui était pas arrivé grand chose. Ceci dit je n’ai pas été surprise, c’est quelques chose que j’éprouve souvent en lisant des histoires d’adolescents… Sans doute j’oublie qu’à cet âge là moi aussi je faisais une montagne de pas grand chose ^^

Le personnage de Purapura est également intéressant il apporte une touche d’humour grinçant que j’ai beaucoup apprécié.

C’est vraiment dommage qu’il ne soit pas traduit en français car, bien au-delà des amateurs de light-novel, ce livre pourrait toucher un grand nombre de lecteur que ce soit par son style vivant, plein d’humour, que par son thème universel : le mal de vivre et la difficulté à s’intégrer quand on est ado.

Un coup de cœur que je conseille à tous les hispanophones. A quand la version française ?