Archives du mot-clé littérature jeunesse

Yoshka

Yoshka est un enfant du vent, un enfant de la route. Un enfant de la liberté.

Ce jour-là, pour le faire tenir tranquille, sa maman déroule le fil de son extraordinaire histoire…

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C’est sa sublime couverture qui m’a attiré dans un premier lieu. Je trouve les illustrations vraiment très belles. Les couleurs sont très agréables.

L’histoire, que j’ai découverte en lisant avec Mimiko, est aussi très sympa. On suit les diverses étapes « initiatiques » de la vie de ce jeune garçon du voyage. Sa naissance dans la forêt, son passage dans les vaste pairies, la ville, le cirque, la musique… A chaque étape son animal initiateur. Le texte emprunte au style des contes classiques avec ses petites phrases de répétitions qui me rappellent les histoires qu’on me racontais petite pour que je me tienne tranquille. Ces petites phrases qui donnes à la fois le rythme et structure à l’histoire.

Tu as encore grandi mon Yoshka […] Avec notre roulotte, nous avons roulé, roulé longtemps, sur les routes et les chemins cabossées

La structure c’est voyage (comme dans de nombreux contes), à chaque nouvelle étape, une nouvelle rencontre et un nouvel apprentissage.

Un très joli album qui a su nous séduire autant par son texte que par ses illustrations. Une belle lecture du soir pour, comme dit la quatrième de couverture, sublimer « la fierté de devenir grand ». Je vous le recommande 🙂


Publié par les éditions Seuil jeunesse en 2013, écrit par Sabine du Faÿ et illustré par Gwen Karaval.


 chut les enfants lisent

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Bonne nuit ?

zoom

ADORABLE ! Voici le mot qui, pour moi, qualifie le mieux cet album doux et tendre de Coralie Saudo et Kris Di Giacomo, paru aux éditions frimoüsse.

J’adore les illustration de Kris Di Giacomo, que je connaissais par L’Histoire de la petite fourmi qui voulais déplacer des montagnesSon dessin est étonnamment expressif tout en étant très simple et assez épurée. Malgré un décor plutôt dépouillé, on peut y observer de nombreux détails et suivre l’histoire parallèle d’une petite sourie.

Le récit est, quant à lui, aussi tendre qu’amusant. Le petit éléphanteau ne veut pas dormir seul. Il veut se glisser dans le lit de ses parents. Alors, il guette le moment où ceux-ci endormis ne l’entendrons pas se glisser dans le lit. Mais les parents dorment si bien qu’il l’assourdissent de leur ronflement, l’écrasent, prennent toutes les couverture et même toute la place dans le lit. A bout, l’éléphanteau décide de retourner dans son lit mais c’est déjà trop tard, le matin est déjà là !

Bonjour, mon petit ! Alors ? Bonne nuit ?

demande, innocent, le parent.

Ici le parent comme éléphanteau n’a pas de genre déterminé, petites filles et petits garçons, mamans où papas, tout le monde peut s’identifier au personnages qui bien qu’étant un par catégorie d’âge sont désigné par un pluriel :

Parfois les petits éléphants aimeraient bien dormir avec les grands.

J’ai bien aimé cette indétermination qui laisse le chant ouvert à toutes formes familiale.

La grande place faite à l’humour dans cette petite histoire très simple en fait un très joli album que Mimiko, du haut de ses 9 ans, a eu beaucoup de plaisir à me raconter (me faisant remarquer au passage la petite souries dont le texte ne parle pas).

Merci aux éditions frimoüsse pour cette découverte.


 chut, les enfants lisent

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L’Auberge d’entre les mondes – Péril en cuisine !

Sorti en mai 2017 ce roman jeunesse m’a de suite tapé dans l’œil avec sa jolie couverture et son titre : Péril en cuisine. Comment, moi la créatrice du challenge des livres en cuisine, aurais-je pu passer à côté de ce titre qui semble tout destiné au challenge ? 😉

Résultat de recherche d'images pour "L'Auberge d'entre les mondes - Péril en cuisine"

Nathan et Felix quittent leur lycée hôtelier pour un stage d’été dans une magnifique auberge dans les montagnes auvergnates. Il y ont été invité par l’un de leur professeur, qui en est le directeur. Alors que Felix s’extasie devant la beauté du paysage, Nathan, qui n’a encore jamais quitté le ville, s’inquiète face à tant de nature. Il ne sera pas au bout de ses peines et de ses surprises ! Parce que là où ils se rendent, ce n’est pas qu’une simple auberge de montagne luxueuse. C’est l’auberge entre les mondes. Un lieu à la croisée des multivères, où toutes les dimensions s’ouvrent et se rencontrent.

Les murs qui se déplient, des créatures plus étranges les unes que les autres, ne doivent pas faire oublier aux héros leur mission première : satisfaire les clients ! Qu’ils aient des antennes, des tentacules ou qu’il soient humain, à l’Auberge des Montagnes on est au petits soin de tous les clients. A peine découverte la vraie nature de l’auberge, Nathan, accompagné de Felix son meilleur amis et de Fan la stricte chef de brigade, se voit confié une mission périlleuse de plus haute importance.

Ce qui est amusant ici c’est ce mélange entre fantastique et routine d’un grand hôtel. On retrouve l’agitation des cuisines, la discipline des serveurs… sauf que les chefs ont des tentacules et que les plats sont… très exotiques !!

– Ne sous-estime pas le pouvoir de la table, Nathan, ni celui de l’hôtellerie… Tu devrais le savoir : la cuisine est quelques chose de magique. Un convive comblé est un convive heureux, à qui l’on remet en mémoire, quelques soient sa race et son origine, son bonheur d’être en vie, les plaisirs de l’existence, tout ce dont une guerre ou la violence peuvent les priver… Nous leur rappelons que la vie est belle, remplie de choses délicieuses, et qu’elle n’a pas de prix…

Mais la relation entre ce livre et gastronomie ne se limite pas au décor de l’aventure ! Le livre se termine par une jolie annexe : les bonne recette de Tonton Kolkrabbi et Tonton Bleksprutt !!

Dans cette partie on retrouve trois recette sous une forme classique (ingrédients + mode opératoire) mais noyé dans un savoureux dialogue entre les deux frères jumeaux qui ne ratent pas une occasion de se disputer. Là encore l’auteur s’en donne à cœur joie. En voici un extrait :

J’ai trouvé ce roman assez plaisant, mais il s’adresse vraiment a un public jeune. J’ai parfois ressenti un peu de lassitude et une certaine naïveté dans le propos. J’avais hâte d’en venir au bout. Les personnages sont sympa. Avec ce premier tome on pose le décor, on découvre l’auberge et son secret, on découvre qui sont Nathan et Felix. Il y a de l’action et de l’humour, une petite dose de romantisme aussi, beaucoup de mystère mais un quelques chose dans le rythme qui pèche, ça manque un peu d’entrain. Je pense qu’avec le tomes suivant on trouvera un bon équilibre. En tout cas, moi ça m’a donné envie de lire la suite et même de relire ce tome-ci avec Mimiko. A moins qu’elle ne préfère le lire toute seule.

Ce week-end je teste une des recettes des tontons K. et B (les chefs aux noms imprononçables!)


 chut les enfants lisent

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Un mistero per cinque ragazzi

Pour le mois italien Martine proposait une lecture commune en italien. Je ne connaissais pas le titre proposé et ma PAL menace de s’écrouler si j’ajoute encore un livre ! Mais j’avais quand même envie de participer au rendez-vous et de lire au moins un livre en VO. J’ai alors ressorti mon tout premier roman. Mon précieux. Ce n’est pas seulement un livre, c’est un précieux souvenir. C’est l’une de mes professeurs de cinquième que me l’a offert. A l’époque je passais par une période très difficile et on ne peut pas dire que j’étais très sociable. Elle en a du en avoir assez de me voir assise à regarder les autres jouer au foot à toutes les récrée. Un jour elle m’a apporté ce livre et… j’ai adoré !! Depuis il m’a suivi dans tous mes déménagements. Le premier de ma collection 🙂

Après cette brève introduction, parlons de cette aventure pour 5 collégiens.

quatrième de couverture :

Un delitto, una vittima, l’investigatore, un aiutante, una presenza oscura, un colpevole…Gli ingredienti sono quelli di un giallo classico, ma piuttosto inconsueti: il delitto è un inquinamento, la vittima un piccolo lago morenico, l’investigatore un gruppo di ragazzi di una scuola media di un paesino di collina, l’aiutante un corvo, l’oscura presenza… Basta così, la suspence ha i suoi diritti.

Ma il libro è qualcosa di più di un avvincente romanzo giallo: sulle ali dell’avventura, il mondo dei ragazzi viene alla ribalta in tutta la sua complessità e contraddittorietà e ci porta con immediatezza dentro i loro pensieri, amori, amicizie, problemi, paure e slanci ideali.

E quando alla fine si trova il colpevole, la vicenda si chiarisce e la curiosità si placa, rimane il rimpianto di doversi separare dai cinque amici del « gruppo ecologia ».

« Un délit, une victime, l’enquêteur, un assistant, une présence obscure, un coupable… Les ingrédients sont ceux du polar classique, mais plutôt inhabituels : le délit c’est une pollution, la victime un petit lac de glacier, l’enquêteur un groupe de jeunes d’un collège d’un petit village de colline, l’assistant un corbeau, l’obscure présence… Assez, le suspens a aussi ses droits.

Mais le livre est quelques chose de plus qu’un passionnant polar : sur les ailes de l’aventure, le monde de l’adolescence occupe le devant de la scène avec toute sa complexité et ses contradictions et nous amène immédiatement dans leurs pensées, leurs amours, leurs amitiés, leurs problèmes, leurs peurs et leurs idéaux.

Et quand enfin on trouve le coupable, les faits s’éclairent et la curiosité est rassasié, il reste le regret de devoir se séparer des cinq  amis du « groupe d’écologie ». »

Je ne me souvenais pas du tout de l’enquête en elle m’aime mais je gardais le souvenir d’avoir aimé cette lecture, d’avoir été prise par le suspens, par la tension du récit. Le relire 20 ans plus tard c’est intéressant. Malgré le temps qui a laissé sur moi d’indéniables traces, j’ai retrouvé mon âme d’enfant en lisant ce roman une deuxième fois. Tout comme lors de ma première lecture, je me suis prise au jeu de l’enquête. Mais ce qui frappe surtout dans ce roman c’est la justesse avec laquelle les auteurs, Mariella Ottino et  Silvio Conte, ont su rendre l’univers de l’adolescence.

Un très bon roman jeunesse avec tout les ingrédients : l’aventure, l’amour, l’amitié, le suspens et même des problèmes de famille. Dommage qu’il ne soit pas disponible en français.

Le livre est complété par un petit dossier d’info venant approfondir l’aspect écologique du roman.


 L’image contient peut-être : ciel, plein air, eau et texte

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SAO – Alicization beginning (tome 5)

Me revoilà avec du light-novel ! J’espérais avoir le temps de présenter ce roman pour le mois japonais mais j’ai une petite semaine de retard ^^’ moi et ma lenteur de lecture T_T Allez, c’est pas grave, comme on dit : « mieux vaut tard que jamais 😉

Aujourd’hui je vous présente un nouveau tome de la séries Sword Art Online, publié chez Ofelbe. Une de leur première licences, publié en gros volumes regroupant chacun 2 tomes japonais. Nous vous avons déjà présenté le premier tome 1 ici et ici.

Résultat de recherche d'images pour "sword art online roman"Pour ceux qui auraient la flemme de lire ces 2 article je plate vite fait le décor de la série : dans le premier tome de nombreux joueurs se retrouvent pris au piège dans un jeu vidéo, une nouvelle technologie de réalité virtuelle étonnamment réaliste où le joueur est littéralement plongé, laissant son corps inerte dans son lit. Alors que de nombreux joueur se jettent sur cette nouveauté, un cauchemar les attend ! Le créateur du jeu vient de le piéger. Il ne pourront se déconnecter qu’une fois la partie terminée. Il y a alors ceux qui paniquent, ceux qui s’organisent, ceux qui perdent toute notion de réalité n’hésitant pas à tuer leur camarades pour qui la mort virtuelle signifie aussi mort réelle. Au milieu de tout cela, Kirito, l’épéiste noir, beau et ténébreux, quoi que plutôt gringalet, solitaire et joueur vétéran particulièrement doué, qui a tout du stéréotype du personnage shonen. Mais l’écriture de Reki Kawahara est plaisante et dynamique, on lui pardonne très vite l’excès de stéréotype dans la construction de ses personnages.

J’avais trouvé la lecture de la première partie du tome 1 très agréable et pas prise de tête. En revanche, une fois l’aventure conclue je n’éprouvais aucun besoin de prolonger la lecture, ni de retrouver l’univers et les personnages de SAO. La deuxième partie du premier tome comporte d’ailleurs des incohérences avec la première et je m’en lassais assez vite.

Intrigée par cette inégalité entre la première et la seconde partie du premier volumes, j’ai voulu retenter l’expérience avec le tome 5 qui débute un nouvel arc (comprendre une nouvelle aventure avec un nouvel univers pour le même héro).

Mais alors qu’en est-il des tomes 2 à 4 ? Ben… je ne les ai pas lu ^^’

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L’avantage avec ce genre de roman, c’est que les light-novel sont pré-publié sous forme de feuilleton dans des magazine (voir sur des site internet) ce qui fait que les auteurs écrivent de façon a rester compréhensibles par celui qui découvre la série déjà en cour de publication. Si la lecture de toute la série ouvre des portes de compréhension supplémentaires (on connait bien tout les personnages et les clins d’œils aux épisodes précédents sont nombreux) le fait d’avoir loupé un pan de la vie de Kirito ne nous empêche pas de suivre cette nouvelle aventure.

L’auteur nous fait même des petits rappel pour que l’on puisse si retrouver, quand les personnages apparaissent, une breve présentation permet de les resituer ou de comprendre dans quel contexte le héro les a rencontré. J’ai donc compris qu’après avoir réussi à sortir du premier piège, Kirito a continué à explorer d’autres univers visuels dans lesquels ils a encore vécu de dangereuses aventure, déjoué de machiavéliques machinations et rencontré d’autres joueurs. Cela suffit pour commencer ce nouvel arc.

Avec Alicization Beginning, la réalité virtuelle va encore plus loin et devient plus vraie que réalité. Ce n’est plus un univers numérique dans lequel la conscience du joueur est projeté, mais une véritable réalité alternative dans laquelle l’âme du joueur évolue. L’âme ? Oui, une très complexe explication pseudo-scientifique nous est donné pour nous expliquer comment l’âme d’une personne peut être envoyé dans cet univers. Je ne suis pas sûre d’avoir bien suivi toutes les explications mais j’ai trouvé ça très intéressant comme passage car il pousse à se poser des questions sur ce qu’est la réalité. Ne vous êtes-vous jamais demandé si votre vie n’était en fait que le rêve de quelqu’un d’autre ? Gamine je m’imaginais souvent n’être que la fiction crée par un autre. J’aimais m’effrayent en me disant que tout ce qui pour moi était réel n’était finalement qu’une illusion. Avec Alicization beginning on est en plein dans ce délire.

Kirito se retrouve piégé (encore une fois, il a vraiment pas de bol) dans l’Underworld, mais il est le seul a être conscient qu’il s’agit d’une réalité virtuelle crée par une obscure entreprise de la réalité. Pour les gens qu’il y croise, l’Underworld est la réalité. Une situation finalement très différence de celle du premier tome où tous les joueurs savent qu’ils sont dans un univers virtuel et où les pnj (personnages non joueur) sont limité et se distinguent des vrais humains.

Dans l’Underworld tous semblent posséder une âme humaine. En cela je trouve que ce nouvel univers de SAO se rapproche d’avantage de l’univers de Log Horizon.

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illustration de Abec

Mais revenons un peu sur ce cinquième tome. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est changement de points de vue qui s’alternent d’un chapitre à l’autre. Deux univers évoluent parallèlement : la réalité et l’Underworld. Mais aussi le focus du narrateur, parfois Kirito s’exprime à la première personne, parfois c’est un narrateur extérieur mais qui se place du point de vue de tel ou tel autre personnages, nous faisant découvrir les choses tel qu’il les voie, nous faisant entendre leur voix intérieur. Ce va-et-vient d’un univers à l’autres, d’un point de vue à un autre offre une bonne dynamique, un rythme de lecture particulier et plaisant. Ce qui est assez extraordinaire c’est que les ambiances entre réalité et monde virtuelles sont vraiment différente, dans le premier cas on est dans un univers proche du notre mais futuriste, dans le deuxième c’est plutôt une ambiance héroïc-fantasy aux costumes moyenâgeux. Et les deux fonctionnent bien. Passer de l’un à l’autre donne aussi un peu de fraîcheur. Quand le décor moyenâgeux commence à vous ennuyer vous êtes propulsé en 2026. Et dès que les explications pseudo-scientifiques commencent à vous ennuyer vous voilà de retour au pays des dragons, trolls et autres féeries. On oscille vraiment entre sf et héroïc-fantasy.

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illustration de abec

Les personnages restent assez stéréotypé mais ont peut-être gagné en maturité par rapport au premier tome, cela se ressent moins. Sauf peut-être dans leur sexualisation. J’entend par là la façon dont sont traité les personnages féminins et masculins, répondant à des critères plutôt archaïques. Des petites phrases tel que « Tizée et Léonie laissèrent échapper des petits cris d’excitation, typiques chez les adolescentes de leur âge » se glissent ici et là, hérissant tous mes poils. Je les entends pousser des « kyaa! » typiques certes, mais non des adolescentes de cet âge, mais plutôt de l’image que les manga/anime japonais donnent des adolescentes de cet âge. J’ai jamais poussé des petit cris typiques pour une tartelette, perso. L’ensemble est vraiment très type anime, même sans l’aide des illustrations qui accompagnent le texte il serait impossible d’imaginer les personnages du roman comme de vraies personnes, on les visualise tel que des héros de dessin animé. Ce qui doit d’ailleurs faciliter l’adaptation en manga et en amine de la série.

manga, publié chez Ototo

Dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture, il y a plein de rebondissements, de nombreux personnages. Comme j’ai dis plus haut, j’ai apprécié le changement de décor et de point de vue permanent. C’est agréable et léger, avec une pointe de réflexion non désagréable (même si le chapitre avec les explications mériterais peut-être d’être un peu raccourcis). Une bonne lecture détente qui m’implique pas forcement d’avoir lu le reste de la série, tout en apportant aux fans de l’univers de nombreux clins d’œils.

Si cette redondance due la à la sérialisation permet de raccrocher au récit en cours de route, il a tout de même un désavantage au cours de la lecture d’un seul et même tome. Par exemple, ici, on nous explique l’origine de l’épée de Kirito à chaque fois qu’elle apparaît dans le récit, or nous avons lu le chapitre où il se procure cette épée puisque elle est dans ce même tome, inutile de nous le rappeler toutes les 50 pages. Une redondance qui en font un gros volume dont je pense une bonne centaines de pages pourrait être supprimé afin d’alléger l’ensemble. Ceci dit, l’écritures  de Reki Kawahara est suffisamment dynamique pour que cela ne soit pas trop encombrant comme répétitions.

Envie d’embarque dans ce nouvel univers virtuel ?

Sword Art Onlin – Alicization beginning

tome 5

auteur : Reki Kawhara

illustrations : abec

Ofelbe

fiche sur le site de l’éditeur

lire un extrait


Merci aux éditions Ofelbe pour cette lecture


Pour finir je partage ce fan-art que je trouve trop mignon

くすぐり攻撃/トフ
SAO fan-art de トフ
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Mon petit frère est un monstre

J’ai à peine eu le temps d’ouvrir le paquet que Mimiko s’est jeté sur les derniers albums des éditions Frimoüsse. « Je peux les lire ? » Ni une ni deux, Mon petit frère est un monstre est passé entre ses mains, elle ne m’a même pas laissé le temps de le feuilleter. Ça lui a tellement plus qu’après l’avoir lu seule, elle m’a demandé si elle pouvait me le lire. Les rôles étaient donc inversés, la voici conteur et moi le spectateur.

Cet album est vraiment très drôle. Simple mais très efficace.

Une petite fille, assise sur un banc dans le parc parle à une vielle dame. « Mon petit frère est un monstre » ne cesse-t-elle de se lamenter. La vielle dame la rassure, tu dis ça parce que c’est ton frère. La conversation se poursuit ainsi entre les 2 personnages, dans un décor plus que minimaliste puisque du parc, on ne voit que le banc et quelques pigeons. Tandis que la petite fille se lamente la vielle dame tente de s’imaginer la scène. Alors que la conversation se fait sur fond blanc, les scènes imaginées par la vielle dame se déroulent dans une bulle sur fond gris. Le dessin et simple, coloré et tendre. J’adore la tête de la petite fille avec son air espiègle. La chute est excellente.

Ce que j’aime avec les albums des éditions Frimoûsse c’est qu’ils s’adressent à une tranche d’âge assez large. Si je prends le cas de cet album, comme Plus gros que le ventre, les dessins stylisés, les décors aérés et les textes très court, en font des albums facilement accessible aux plus petits, mais leur humour marche aussi avec les plus grands qui liront ça comme une petite pause blague. En tout cas, Mimiko prend souvent un plaisir décomplexé à le lire malgré un design faisant penser à des albums pour les petits. Sans doute aussi parce que je l’incite aussi à lire des albums sans se soucier de l’âge cible. Bref des albums pour les petits, mais qui amusent aussi les moins petits (et les parents !)

Encore une fois, c’est une belle découverte. Merci aux édition Frimoüsse 🙂


Mon petit frère est un monstre

Isabelle Wlodarczyk, Nicolas Rouget et Thierry Manes

Frimoüsse éditions

2017


chut les enfants lisent  

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L’ogre Georges et les bonbons roses

L’ogre Georges a perdu toutes ses dents ! Comment va-t-il faire pour pouvoir manger des enfants maintenant ? Après quelques veines (mais drôles) expériences pour se reconstituer une belle dentition, Georges doit se rendre à l’évidence : il ne pourra plus manger d’enfant. Il se résigne donc à descendre de sa montagne pour aller cherche quelque chose de mou à manger dans un supermarché. Oui mais voilà ! Il y a plein d’enfants au supermarché ! Georges réussira-t-il à résister à la tentation ? Le grand méchant ogre va vite se retrouver désarmé face à la gentillesse d’un enfant qui lui offre des paquets de guimauves  roses.

Avec Mimiko nous avons trouvé cet album très drôle. Les moments où Georges tente de se refaire des dents en sucre et en arrête de poissons, avec des illustrations en mode caricature, ce sont sans doute les pages les plus drôles. La suite, dans le supermarché je l’ai trouvé un peu moins rigolote mais ça marche bien.

J’ai beaucoup aimé les illustrations Benoît Dahan. L’ogre y est plus drôle qu’effrayant et a un quelque chose de plouc assez marrant. La couleur bleu de l’ensemble est agréable. La mise en page du texte est aussi dynamique, jouant sur la taille de la police. Le texte de Arnaud Tiercelin fonctionne bien, jouant sur la répétition un peu à la façon d’une comptine.

Dans une forêt,
il y avait un ogre.

Dans cette forêt,
l’ogre s’appelait Georges
et il se trouva fort malheureux.

Dans la forêt,
Georges se trouva malheureux
car il venait de perdre
sa dernière dent.

On aurait presque envie de le chanter 🙂

Merci aux éditions Frimoüsse pour cette découverte.


Avec cette lecture je me suis interrogée sur cette mode actuelle de détourner les contes classique en les prenant à contre pieds et faisons du traditionnel méchant le héros, qui souvent, comme ici, n’est pas vraiment méchant ou se laisse attendrir par la gentillesse des enfants. Je m’interroge car une des fonctions du contes était justement de mettre en garde les enfants contre les danger qui peuvent les menacer et qui prennent la forme métaphorique d’un ogre ou d’un méchant loup. Ces derniers devenus gentils, ou du moins réhabilité, comment mettre alors en garde l’enfant contre les dangers qui guettent ? Est-ce que ce n’est pas véhiculer une vision trop naïve du monde que de faire de tous des gentils ?

A cette interrogation j’oppose cependant un message positif que ce genre d’album véhiculent : la tolérance. Ne pas s’arrêter à l’apparence. Ne pas avoir peur de ce qu’on ne connais pas, c’est à dire de l’autre, de l’étranger, du différent.

Je suis donc tiraillé entre ces deux aspects, d’un côté j’aime le message de tolérance, de l’autre je pense qu’il faut tout de même apprendre aux enfants à se méfier.


 

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Urashima

Alors que le mois au Japon était déjà commencé je suis tombée par hasard sur ce petit album pour trois fois rien, j’ai pas réfléchi longtemps avant de l’embarquer. Justement je manquais de titre jeunesse à présenter !

Avec Mimiko nous connaissions déjà l’histoire d’Urashima pour en avoir lu la version de Tomonori Taniguchi dans l’album bilingue 7 contes japonais (super album, je vous le conseille). La version que nous offrent Margaret Mayo et Jane Ray est un peu différente, mais c’était amusant de retrouver la même histoire et de voir Mimiko faire le lien entre les deux version.

Les illustration sont très jolie et le texte est agréable à lire. Nous avons partagé un beau moment de lecture partagé.

Urashima, un jeune pécheur, trouve un jour une tortue sur le dos abandonnée sur la place. Tout de suite il s’empresse de sauver l’animal et le remet à la mer. Le lendemain, alors qu’il part avec son bateau pécher, une voix l’appelle. C’est la tortue qui est venu le chercher. Pour le remercier elle veut l’amener dans le palais de son père, le dragon de sous la mer. Là la tortue se transforme en magnifique princesse et les deux jeunes gens se marient. Après 3 jours, Urashima a la nostalgie de chez lui, il veut revoir ses parents, les rassurer pour qu’il ne pense pas qu’il s’est noyé en mer. Mais voilà 3 jours au pays de l’éternelle jeunesse et déjà 300 ans ont filé au pays des hommes ! Le choc est trop grand pour Urashima qui, sous le coup de l’émotion, trahi la promesse faite à sa femme. Les amoureux seront séparé à jamais.

Un beau conte avec une fin triste.


 

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L’élu de Shiva

L’élu de Shiva, conte indien repris par Philippe Barbeau (texte) et Isabelle Manoukian (illustrations), est un très joli conte indien publié aux éditions du Jasmin que je découvre grâce à la masse critique Babelio.

Mani est très pieux. chaque jour il prie avec ferveur. Avec tant de ferveur qui mérite bien une visite de Shiva, le dieu de la destruction et de la création du monde. Le dieu lui parait en rêve et lui annonce sa venue le lendemain. Très excité Mani prépare le meilleur des accueil pour Shiva. Mais alors qu’il l’attend, c’est un jeune garçon qui veut une des gâteau, un mendiant qui lui demande quelques chose à manger et un pèlerin qui veut un bout de banc pour se reposer qui viennent l’importuner. Mani entre dans une grande colère, comment osent-il prétendre à ce qu’il a préparé pour le grand Shiva. Plus il attends, plus il s’agite, la colère et la frustration l’habitent. Le dieu ne vient pas. On peut donc faire confiance à personne ? Pas même au dieu ?

Après une nuit de cauchemars, Mani découvre à son réveil une vache sacrée qui l’amène après de Shiva. Celui-ci lui demande « pourquoi ne m’a-tu pas reçu ? » Stupéfait Mani ne comprends pas. Shiva lui explique, « je suis venu par trois fois et par trois fois tu m’a chassé ». Honteux Mani abandonne tous ses biens pour se faire sadhû, mendiant qui parcourt le pays en quête de spiritualité.

Ce conte, très classique, et très bien mené. La tension monte et les détails du dessins viennent appuyer le texte. Au fur à mesure que la colère monte chez Mani, le dessin qui décore son entrée se déforme et s’enlaidi. Mimiko, qui au départ boudait car elle avait envie de lire autre chose, s’est très vite laissé prendre au jeu et observait attentivement les modifications du dessin. Et bien qu’elle ne l’ai avoué qu’a demi mots je pense qu’elle a apprécié cette histoire. Quand à moi j’ai beaucoup apprécié la morale : rester humble et ouvert aux autres, un trésor peut se cacher en chacun d’eux.

Pour tous les amateurs de contes


 

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